Ouvrir le menu principal

MacGeneration

Recherche

Actualités

Dell lance un très imposant moniteur 52" incurvé 6K et un 32" OLED 4K

Stéphane Moussie

mardi 06 janvier à 21:39

Matériel

Dell a dû réserver un grand stand au CES 2026 pour pouvoir exposer ses deux nouveaux moniteurs. L’un fait en effet 32" et l’autre carrément 52".

Dell UltraSharp 52 Thunderbolt Hub Monitor (U5226KW)

Commençons par le monstre de 52" (132 centimètres), une diagonale habituellement réservée aux téléviseurs. Le Dell UltraSharp 52 Thunderbolt Hub Monitor est unique en son genre : outre sa grande diagonale, il a un ratio ultra large 21/9 et il est légèrement incurvé pour peut-être éviter de trop tourner la tête. Sa définition 6K lui confère une résolution de 129 ppp. La dalle LCD IPS Black est classique, si ce n’est qu’elle gère une fréquence de rafraîchissement jusqu’à 120 Hz.

Dell U5226KW

Le fabricant destine cet écran hors norme aux professionnels qui doivent gérer d’énormes volumes d’informations simultanément, comme les traders ou les data scientists. Dans ce cadre, il est possible de brancher quatre ordinateurs en même temps : chaque section de l’écran est gérée comme un moniteur indépendant grâce à une nouvelle fonctionnalité interne de transport multi‑flux alliée au mode Picture By Picture. Les fonctions KVM intégrées permettent de contrôler tous les ordinateurs connectés avec un seul clavier et une seule souris.

Une connexion Thunderbolt 4 fournit jusqu’à 140  W pour recharger un MacBook ou un PC portable. Une myriade d’autres ports est présente pour relier d’autres ordinateurs ou brancher des périphériques. L’écran peut être incliné, pivoté et surélevé grâce à son pied.

Le Dell U5226KW est en vente dès aujourd’hui autour de 2 500 € HT, soit près de 2 900 € TTC.

Dell UltraSharp 32 4K QD-OLED Monitor (U3226Q)

Plus raisonnable au niveau de la taille, puisqu’il a une diagonale de 32" « seulement », le Dell UltraSharp 32 4K QD-OLED Monitor se démarque par l’utilisation d’une dalle QD-OLED qui doit offrir des noirs profonds et un contraste infini. Certifié DisplayHDR True Black 500, il vise en particulier les professionnels de l’image avec la promesse d’un grand respect des couleurs (Delta E

Dell U3226Q

Il dispose en plus d’une finition Anti‑Glare à faible réflectance, une première sur une dalle QD-OLED selon Dell. Sa définition uniquement 4K risque néanmoins de lui faire un peu de tort, à l’heure où les écrans 5K (principalement LCD) se démocratisent.

Niveau connectivité, il peut compter notamment sur un port Thunderbolt 4 avec alimentation jusqu’à 140 W, des ports escamotables USB-C 27 W et USB-A 10 W ainsi qu’un port Ethernet 2,5 Gbit/s. Il sera disponible dans le monde entier à partir du 24 février. Son tarif n’est pas encore connu.

macOS Tahoe : les nouvelles icônes dans les menus sont-elles de trop ?

Stéphane Moussie

mardi 06 janvier à 20:30

macOS

Si le Liquid Glass a fait couler beaucoup d’encre, il n’est pas le seul changement esthétique de macOS 26 à faire débat. Dans Tahoe, Apple a ajouté des icônes pour les fonctions présentes dans les menus, ceux qui s’ouvrent depuis la barre des menus, comme les menus contextuels qui apparaissent d’un clic secondaire.

macOS Sequoia / macOS Tahoe. Image MacGeneration.

Pour ne citer qu’une poignée d’exemples courants, les fonctions Enregistrer, Couper, Nouveau dossier, Placer dans la corbeille et Imprimer sont maintenant accompagnées de pictogrammes. Ceux-ci peuvent aider à identifier plus rapidement les fonctions, voire à comprendre leur sens. Mais ces nouvelles icônes ont aussi leurs détracteurs, comme Nikita Prokopov, qui, dans un long billet de blog, explique pourquoi il n’apprécie pas cet ajout.

Ce développeur pointe plusieurs problèmes. Premièrement, il estime qu’en ajoutant des icônes à la plupart des éléments, Apple réduit finalement à néant l’objectif qui est de distinguer les fonctions les unes des autres. Nikita Prokopov propose ainsi une version du menu Fichier dans lequel seules les fonctions les plus utilisées ont droit à leur icône.

À gauche, le menu original de macOS Tahoe. À droite, la version allégée proposée par le développeur. Image Nikita Prokopov.

Deuxième problème : la cohérence entre les applications. La fonction Ouvrir, par exemple, n’a pas toujours la même icône à travers les applications. Dans Pages c’est une flèche, dans le Finder une flèche dans un carré, dans Livres un livre… On peut arguer que la fonction Ouvrir ne fait pas tout à fait la même chose selon les logiciels et que cela peut donc justifier des icônes différentes, mais à la fin, on ne peut pas s’appuyer sur la mémoire visuelle d’une icône pour identifier à coup sûr cette action n’importe où dans macOS.

La Freebox HD a été hackée grâce à Doom et un système de fichiers Apple, pour regarder TF1

Pierre Dandumont

mardi 06 janvier à 18:25

Ailleurs

Vous vous souvenez de la Freebox HD (la v5 de 2006, qui a été recyclée sous le nom Crystal ensuite) ? Lors de la 39e édition du congrès du CCC (Chaos Computer Club), un groupe de hackers allemand, une des conférences était consacrée à cette Freebox.

La Freebox HD. Image CCC.

Frédéric Hoguin explique qu'à l'époque, vers 2012, il utilisait la Freebox HD (le boîtier TV) pour enregistrer les émissions de TV et qu'ensuite il passait par le serveur FTP intégré pour récupérer les enregistrements et les regarder sur un ordinateur. Jusqu'au jour où TF1 et M6 ont demandé à Free d'empêcher la récupération des enregistrements. Il a donc décidé de hacker la Freebox pour y accéder.

Elle exécute Doom. Image CCC.

Après avoir ouvert le boîtier et fait une image du disque dur du boîtier, il a tenté de comprendre comment fonctionnait l'appareil. On apprend notamment que l'utilisateur principal s'appelle 42421. Pendant un temps, il a choisi cette voie pour récupérer les enregistrements : ils n'étaient pas chiffrés, juste inaccessibles en FTP. Il l'explique à la fin, mais c'est plus simple pour la compréhension, un fichier placé sur une partition chiffrée permet d'indiquer si un enregistrement est public ou privé (et donc inaccessible).

Ensuite, il explique l'analyse de la Freebox, qui avait un système sur puce MIPS, 128 Mo de RAM, et 32 Mo de mémoire flash. Il ne voulait pas faire de modifications matérielles, car la Freebox appartenait (et appartient encore pour les versions actuelles) à Free. Après avoir découvert le projet OpenFreebox, qui n'avait pas réussi à pirater la Freebox v5, il décide de se lancer et a donc tenté de trouver une solution. Elle a un nom : Doom. Plus exactement, PrBoom, une version open source et portable du célèbre jeu installée sur la Freebox HD.

Une attaque réussie implique l'absence de l'arme (à droite). Image CCC.

Il a découvert qu'il était possible d'envoyer des fichiers WAD (les données du jeu lui-même) par FTP. En modifiant les fichiers en question, il est possible de modifier Doom (comme pour l'excellent CHex Quest). Passons les détails sur la partie technique (vous pouvez aller voir la vidéo si ça vous intéresse) mais l'idée est de créer un fichier WAD contenant le code nécessaire pour l'attaque, chargé dans la mémoire vive. En employant ensuite une sauvegarde volontairement corrompue avec du code assembleur MIPS, il a pu accéder au système d'exploitation grâce à une erreur dans le code du jeu.

Apple à la rescousse

Il a ensuite pu exécuter son propre code dans le système GNU/Linux de la Freebox, et afficher des messages sur l'écran alphanumérique de la Freebox. Pour pouvoir passer en root, il explique qu'il est passé par une technologie Apple. En effet, la Freebox a des ports USB qui permettent de brancher une clé USB ou un disque dur. Hoguin a modifié la structure du système de fichiers HFS+ pour passer en root grâce à un bug dans l'implémentation du système de fichiers. Une attaque démarrée depuis Doom, donc.

Une clé USB formatée en HFS+ a permis l'attaque. Image CCC.
Hello World. Image CCC.

On peut noter une belle petite blague2 des développeurs de Free : le mot de passe root est find_this_openfreebox (😅). La connexion en SSH a aussi été un peu compliquée, car il a fallu intercepter le démarrage de la Freebox HD pour qu'elle récupère une adresse IP sur un ordinateur de l'attaquant plutôt que sur le boîtier serveur de Free. À ce moment, il a pu obtenir ce qu'il cherchait : la possibilité de modifier l'état d'un enregistrement, pour pouvoir le récupérer en FTP depuis son ordinateur (oui, tout ça pour ça).

Le mot de passe est une blague. Image CCC.

De nombreuses possibilités qui n'ont pas été exploitées

Il explique aussi ce qu'il n'a pas fait, comme envoyer des messages sur les Freebox d'autres personnes ou accéder à des chaînes de télévision qui n'étaient pas incluses dans son abonnement. Les failles employées ont été corrigées quelques mois après, et il précise bien que la Freebox n'a pas été hackée pour installer Doom… mais que Doom était installé et a permis de hacker la Freebox.


  1. Si vous connaissez bien Free, vous connaissez la raison. Sinon, la réponse est 42.  ↩︎

  2. Ce n'est pas le vrai mot de passe.  ↩︎

Le bureau d’enfance de Steve Jobs et le chèque n°1 d’Apple aux enchères

Félix Cattafesta

mardi 06 janvier à 16:59

AAPL

Si vous avez toujours rêvé de posséder chez vous le bureau d’enfance de Steve Jobs, c’est le moment ou jamais. RR Auction mène actuellement une vente aux enchères avec divers articles ayant appartenu au créateur d’Apple. Les lots sont variés, allant de prototypes d’appareils à des objets personnels conservés par sa famille.

Image RR Auction

Au sommet du catalogue, on trouve le tout premier chèque d’Apple Computer datant de 1976. Signé par Steve Jobs et Steve Wozniak, il a été émis à l’ordre de Howard Cantin, présenté comme le designer du circuit imprimé de l’Apple-1. RR Auction en attend 500 000 $ ou plus, avec une mise de départ à 25 000 $.

La vente met aussi en avant une carte mère d’Apple-1 un peu spéciale : le prototype « Celebration », décrit comme le plus ancien Apple-1 en fibre de verre connu. Il s'agit d'une carte de préproduction utilisée pour valider le design avant la commercialisation, qualifiée de « board number zero ». L’estimation grimpe là aussi à plus de 500 000 $.

On notera également la présence du bureau de Steve Jobs situé dans sa chambre de la résidence familiale à Los Altos, en Californie. Il contient tout un tas de documents d’archives retraçant ses débuts. On y trouve des documents Atari, un bloc-notes du Reed College, des notes sur la programmation et les circuits électroniques… L’enchère de départ est de 5 000 $ avec une estimation à 25 000 $ ou plus.

Image RR Auction

Le catalogue joue également la carte de l’intime : RR Auction met en avant la collection de John Chovanec, le demi-frère de Jobs, avec des objets conservés dans la famille pendant des décennies. On y trouve des nœuds papillon, des collections de cassettes ou encore une collection de magazines du père de Jobs dont les couvertures évoquent son fils. L’ensemble démarre le 6 janvier et se conclut le 29 janvier 2026, avec 191 lots au total.

Dell arrête de copier Apple et ressuscite la marque XPS

Félix Cattafesta

mardi 06 janvier à 15:14

Ailleurs

Dell fait machine arrière. Il y a pile un an, la marque de PC annonçait abandonner ses gammes historiques comme Inspiron, Latitude et XPS pour la remplacer par trois familles : Dell, Dell Pro et Dell Pro Max. Cet élan de créativité n’a visiblement pas été payant, l’entreprise ayant profité du CES pour présenter deux ordinateurs XPS.

Image Dell

Les XPS 14 et 16 seront donc lancés dans certaines configurations dès aujourd’hui aux États-Unis et au Canada, tandis que d’autres, plus ou moins musclées, suivront le mois prochain. La machine a été revue avec un design plus fin, une autonomie en hausse et les derniers processeurs Panther Lake Core Ultra Series 3 d’Intel.

Les deux machines peuvent embarquer un écran tandem OLED et jusqu’à un Core Ultra X9 388H. Dell insiste surtout sur l’autonomie, améliorée grâce à des dalles capables de tomber à 1 Hz lorsque l’image est fixe. La rangée de touches de fonction physiques est de retour, tout comme un trackpad haptique. Le retour de la marque XPS ne s’est pas fait à moitié, le logo s’affichant en grand sur le capot.

The Verge a pu assister à une présentation de la marque, où le COO Jeff Clarke est revenu sur cette tentative de changement de noms. « Nous avons quelque peu dévié de notre trajectoire dans le domaine des PC », a-t-il déclaré avant de promettre que Dell allait « se remettre sur les rails » et « revenir à ses racines ».

Pro, Pro Max : Dell s’inspire d’Apple pour les nouveaux noms de sa gamme de PC

Pro, Pro Max : Dell s’inspire d’Apple pour les nouveaux noms de sa gamme de PC

Jeff Clarke présentant la nouvelle machine. Image Dell

L’entreprise ne fait pas complètement machine arrière. Ces ordinateurs XPS seront tout de même accompagnés de simples modèles « Dell » suivant la nouvelle nomenclature. La marque va également abandonner ses modèles « Pro Max » qui vont visiblement devenir des PC « Pro Precision ». Notons qu’une version 13" du XPS sera lancée dans l’année, tout comme une déclinaison sous Ubuntu 24.04 du modèle 14". Les fiches et les tarifs sont disponibles sur le site de Dell.