Labo de SpamSieve

Vincent Absous |
Si le courrier électronique est certainement l'application d'Internet la plus utilisée et la plus appréciée, en revanche, le spam est assurément le revers de la médaille. Certes Mail propose un filtre efficace mais il est le seul et l'on peut vouloir ne pas l'utiliser. C'est alors que SpamSieve s'avère indispensable. Nous avons testé pour vous ce programme.

Lire les commentaires →

SpamSieve 1.3

Vincent Absous |
Sans nul doute aucun, le courrier électronique est ce qui donne, pour la plupart d'entre nous tout son sens à l'Internet et les sondages ne manquent pas qui montrent que pour beaucoup d'utilisateurs, le "réseau des réseaux" se réduit souvent à l'envoi et à la réception de mails. Des sociétés très sérieuses, ayant pignon sur rue, vendant de l'assurance vie, aux escrocs vantant les mérites d'aphrodisiaques ou de méthodes miracles pour retrouver une taille de guêpe, tous ont compris rapidement l'intérêt de cette application d'Internet. Pour repérer ces courriers indésirables dont leurs boîtes de réception sont régulièrement inondées, les utilisateurs francophones ont encore pour eux que la grande majorité de ces messages agaçants sont en anglais. Il est alors assez facile de les repérer. Pour autant, les repérer, ce n'est pas les éviter.

L'application Mail, fournie par Apple avec Mac OS X, propose depuis Jaguar, un outil de détection et de filtrage des spams que d'aucuns jugent particulièrement bien conçu et efficace. Apple en a d'ailleurs fait l'un des points forts de Mac OS X 10.2 lorsqu'il s'agissait, l'an dernier, de convaincre les utilisateurs de passer à la nouvelle version du système. Et, sans nul doute, la fonction "Courrier indésirable" du logiciel est efficace.

Pourtant, il ne faudrait pas que l'arbre "filtre anti-spam" cache le reste de la forêt et Mail reste logiciel non grata aux yeux de nombreux utilisateurs, notamment ceux qui gèrent quotidiennement plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de messages reçus et archivés, et qui reprochent au logiciel d'Apple sa lenteur de traitement. On peut alors imaginer qu'ils se seront tournés vers une autre solution, payante sûrement, mais plus satisfaisante, Entourage, par exemple. Malheureusement, le logiciel de Microsoft a beau proposer lui aussi un filtre dédié à l'éradication du spam, cette fonctionnalité est bien moins opérante que dans Mail. Quant aux autres logiciels, les Mailsmith ou les PowerMail, ils n'offrent rien pour lutter contre ce fléau. C'est alors qu'un logiciel dédié, SpamSieve, peut rendre service et offrir une solution heureuse au dilemme du Mac user, partagé entre la volonté de lutter efficacement contre le pourriel et celle d'utiliser son logiciel préféré.

Découverte de SpamSieve

SpamSieve ne fonctionne que sous Mac OS X. Toutefois, il est possible d'utiliser le logiciel avec les applications concernées dans l'Environnement Classic. Pour notre part, c'est avec Entourage v.X que nous avons testé le programme. On passera rapidement sur l'installation (un glisser-déposer de l'archive décompressée vers le dossier Applications) et sur la laideur, relative certes, de l'icône pour aborder les cas particuliers. Selon que l'on utilise Entourage, Eudora 5.2, Mailsmith ou PowerMail (Emailer de Claris est également reconnu), il faut placer les scripts dédiés à un emplacement particulier.

Selon le programme, la procédure d'installation des scripts diffère en effet quelque peu et l'utilisateur se reportera à la section que le manuel, en anglais, consacre au courrielleur utilisé. Dans le cas qui nous intéresse, celui d'Entourage, les quatre fichiers sont à placer dans le répertoire "Entourage Script Menu Items" (Dossier utilisateur > Documents > Données utilisateurs Microsoft).



Utiliser SpamSieve

D'emblée, on fera à SpamSieve un reproche essentiel : sa prise en main n'est pas évidente. La documentation peut s'avérer confuse et il faut avant tout comprendre le mode de fonctionnement du programme. Les scripts placés au bon endroit, leurs noms apparaissent désormais dans le menu idoine d'Entourage. Au début, l'utilisateur est appelé à fréquemment ouvrir ce menu ou à jouer du raccourci clavier. En effet, SpamSieve ne sera véritablement efficace qu'après un temps d'apprentissage. Dans un premier temps, ce sont donc les deux premiers scripts, "SpamSieve - Add Spam" et "SpamSieve - Add Good", qui seront convoqués.



Le principe est relativement simple et il est similaire à celui mis en oeuvre dans Mail : il repose sur les statistiques. Les courriers sont de deux sortes : désirables ou indésirables. C'est en fonction de ce manichéisme primaire qu'on appliquera le premier script "SpamSieve - Add Spam" aux messages manifestement mal venus et le second, "SpamSieve - Add Good", aux courriers, au contraire, bienvenus. Pour être efficace, SpamSieve a besoin d'être entraîné sur un grand nombre de messages de l'une ou l'autre catégories. L'éditeur recommande d'utiliser au moins six cents messages. Autant dire que cela peut prendre un certain temps mais c'est à ce prix que le filtrage des spams sera réellement efficace. Dans les faits, il s'agit de compléter un corpus.



Ce dernier, auquel on accède par le menu "Filter", comporte plusieurs entrées : "Word", "Spam", "Good", "Total", et "Prob.". La première liste l'ensemble des mots qui composent le corps et l'en-tête des messages reçus. Les deux suivantes indiquent le nombre de messages considérés comme désirables ou au contraire indésirables dans lesquels le mot sélectionné est apparu. La colonne "Total" se passe de commentaire tandis que la dernière, intitulée donc "Prob." indique évidemment la probabilité que tel ou tel terme relève plutôt du spam. En quelques jours, cinquante-cinq messages reçus comportaient à un endroit ou à un autre la chaîne de caractères "yahoo.com". Cinquante-trois messages ont été marqués comme indésirables. La probabilité que les messages à venir soient donc indésirables est calculée comme étant de 0,990.

SpamSieve est une application autonome que l'utilisation de scripts appelle. Aussi marquer comme bon ou mauvais tel ou tel message provoquera le lancement automatique du logiciel. C'est certainement le regret principal qu'on aura. Dans les faits, il faudra donc s'habituer à avoir deux applications lancées au lieu d'une. Mail, sur ce point, fait évidemment mieux. Le temps de lancement de SpamSieve dépendra ainsi de la taille du corpus.

Au fil du temps, évidemment, le corpus gagne en poids et le traitement des messages finit par devenir plus lent. À un certain moment, en fonction de sa configuration, il sera alors peut-être nécessaire d'optimiser cette base de données en lançant la fonction "Prune" du menu Filter. La fonction dégraisse le corpus en supprimant les mots qui sont le moins fréquemment apparus. Problème, dont le logiciel avertit l'utilisateur : le traitement risque alors d'être moins précis.



Pour savoir où l'on en est, SpamSieve propose une fenêtre "Statistics" qui donne le détail du traitement des messages reçus, donne le taux de réussite du logiciel, selon que l'utilisateur a dû modifier la catégorie de tel ou tel courrier, donne enfin le détail du Corpus. Cette fenêtre est un outil essentiel pour savoir quand on peut laisser le logiciel travailler seul et ne plus pêter attention à lui.



Filtrer le courrier les yeux fermés

L'intérêt d'un filtre anti-spam est évidemment de se faire oublier. À un moment ou à un autre, il faudra donc bien laisser SpamSieve travailler seul et lui faire confiance. Pour ce faire, deux solutions sont proposées et peuvent être appliquées successivement. La première consiste à appliquer une couleur particulière aux messages indésirables. La seconde consiste à placer ces mêmes messages dans un dossier particulier, intitulé assez logiquement "Spam". On le voit, comme dans Mail, la première prolonge l'entraînement du programme et permet de vérifier son fonctionnement, la seconde le laisse décidément agir seul. Une remarque importante : dans sa dernière version, numérotée 1.3, SpamSieve propose, dans les Préférences, de préciser que les messages reçus d'expéditeurs présents dans le Carnet d'adresses doivent toujours être acceptés. Cela représente une sécurité essentielle.



Dans les deux cas, il faudra créer des règles de messages et dans les deux cas, la démarche est similaire. Première chose à faire si l'on utilise Entourage, il faut désactiver le filtre Courrier indésirable du logiciel de Microsoft qui ne servira plus à rien et risque plutôt de faire interférence.



Évidemment, on donnera les noms qu'on voudra à l'une et l'autre règles. Comme condition, on précisera que la règle s'applique à "tous les messages". L'action à entreprendre sera d'exécuter un script. Pour colorer de gris (la couleur est définie dans le script même) les messages considérés comme indésirables, on sélectionnera le script "SpamSieve - MarkcmL" tandis que pour les déplacer dans le dossier Spam qui sera créé automatiquement, on sélectionnera le script "SpamSieve - Move SpamcmM". Cela fait, il n'y a plus rien à faire.



Pour aller au-delà

Un problème se posera aux utilisateurs d'Entourage avec les comptes IMAP. En effet, le logiciel de Microsoft ne permet pas de déplacer grâce au script idoine un message reçu vers le dossier prévu. L'aide du logiciel préconise, un peu légèrement peut-être, d'utiliser un serveur POP, tant il est vrai que parfois, à l'exemple du compte .Mac, l'un et l'autre existent. L'autre solution proposée consiste à créer une règle qu'on appliquera manuellement après la réception des messages. C'est artisanal mais efficace. La règle qui consiste à colorer les spams s'appliquera, la seconde précisera de déplacer ces messages dans le répertoire "Spam".

Un autre problème réside dans l'ordre de traitement des règles. En effet, comme le précise là encore l'aide du logiciel, une fois qu'un script a été appliqué à un message, il n'est plus possible d'appliquer une action. Dans les faits, cela ne pose pas vraiment de souci dans la mesure où l'action essentielle à accomplir sur un message non désiré est de le supprimer. Pour autant, on peut souhaiter, pour une raison ou pour une autre, n'appliquer le filtre qu'aux courriers reçus avec un compte particulier et déplacés automatiquement dans un dossier à part. Il faudra alors définir comme condition le compte concerné et comme action, avant l'exécution du script, le déplacement du courrier dans le dossier de destination.

On le voit, SpamSieve est un logiciel complet d'autant qu'il est encore possible de personnaliser les quatre scripts fournis avec le logiciel. La documentation explique ainsi comment faire d'une pierre deux coups : indiquer qu'un message reçu est indésirable (script "Add Spam") et le déplacer aussitôt dans le dossier Spam (script "Move Spam" normalement). On peut d'ailleurs se demander pourquoi un cinquième script ne le propose pas d'emblée.

Un logiciel efficace ?

Oui, SpamSieve est un logiciel efficace. Cela ne fait aucun doute. Une fois la phase d'entraînement passée, le programme se montre redoutable avec le pourriel. Comme le montre la fenêtre de statistiques plus haut, après quelques heures d'utilisation, le taux de réussite est déjà de 84,8 %. Au fil des jours, il est monté jusqu'à plus de 90 %. Certes, l'éditeur demande 20 $ pour une fonction qu'Apple propose gratuitement avec Mail mais, encore une fois, certains sont réfractaires au courrielleur fourni avec Mac OS X et l'application de Michael Tsai leur offre la liberté et la, possibilité de continuer à utiliser sous l'Unix d'Apple un logiciel qu'ils utilisaient déjà sous Mac OS 9. Pour toutes ces raisons, SpamSieve mérite qu'on l'installe sur son Mac.

Lire les commentaires →

iPod, changez la batterie

c-66 |
On le sait, si la batterie de votre iPod commence à montrer des signes de faiblesse, la seule solution est de renvoyer tout votre iPod chez Apple. Et si en plus votre lecteur MP3 n'est plus sous garantie cela vous coûtera le prix d'un nouvel appareil ou $ 255.95 si vous habitez aux Etats-Unis (ce programme de réparation n'étant pas disponible en Europe). C'est à ce moment que la société Laptops for Less pourrait vous être utile. Elle propose en effet une alternative intéressante puisque vous pourrez acheter chez eux, au prix de 49 dollars, une batterie toute neuve. Le tournevis qui vous permet de démonter le lecteur MP3 est même fourni avec. Seul inconvénient majeur, il vous faudra une fois de plus demander à votre ami habitant les Etats-Unis ou le Canada d'effectuer la commande pour vous.

Lire les commentaires →

Le WSJ enfonce le clou

Vincent Absous |
Ce matin, le très sérieux Wall Street Journal enfonce le clou. Pour le quotidien économique, il ne fait plus aucun doute qu'Apple lancera dans quelques jours un service de musique en ligne. L'article (consultable après inscription [39 $]), repris par Macworld UK, confirme que la Pomme a signé avec cinq maisons de disques. Le rédacteur confirme également que le service en question sera accessible depuis iTunes. Le téléchargement d'un titre serait proposé à 99 cents. L'offre ne serait accessible qu'aux seuls Macintosh. il s'agirait pour Apple de proposer à ses utilisateurs une alternative aux services disponibles pour les seuls utilisateurs de Windows. L'article précise également que Steve Jobs aurait mis dans la balance l'image d'Apple, celle de la simplicité et de "l'élégance"

Lire les commentaires →

Le sondage de la semaine

c-66 |
Question assez évidente cette semaine au vu des événements de la semaine dernière. Nous vous demandons en effet ce que vous pensez d'un éventuel rachat de Universal Music par Apple. Alors, optimiste, audacieux, prudent ou visionnaire ? Faites-nous part de votre avis ici.


Pour ce qui est de notre précédent sondage qui a duré 2 semaines et pour lequel nous vous demandions votre avis sur le lancement d'un nouveau produit Apple basé sur le concept du "Tablet PC" vous avez été très partagé. En effet, si la majorité (47 %) pense qu'Apple devrait proposer un tel appareil, vous êtes toutefois 37 % à penser que cela n'est pas nécessaire et 16 % à être encore sans avis.

Lire les commentaires →

P:O : Rendezvous chez Cocoa

Vincent Absous |
Pour les aficionados de la programmation Cocoa, Project:Omega publie aujourd'hui deux articles sur l'intégration de Rendezvous dans une application. Cocoa - Intégrez Rendezvous dans vos applications Cocoa - Partie 1 : Les réseaux basés sur ZeroConf apportent des solutions d'adressage, de nomination et de détection de service qui concourent à rendre les réseaux IP aussi faciles à utiliser que les réseaux AppleTalk. Dans cette première partie, Mike Beam explique comment fonctionne Rendezvous et vous montre son utilisation dans Cocoa. [O'ReillyNet-Fr - Cocoa - Intégrez Rendezvous dans vos applications Cocoa - Partie 1] Cocoa - Intégrez Rendezvous dans vos applications Cocoa - Partie 2 : Dans la première partie de cette série, Mike Beam a expliqué comment les réseaux basés sur ZeroConf apportaient des solutions d'adressage, de nomination et de détection de service. Dans cette deuxième partie, vous retroussez vos manches et construisez en Cocoa votre propre logiciel client de messagerie instantanée de type iChat. [O'ReillyNet-Fr - Cocoa - Intégrez Rendezvous dans vos applications Cocoa - Partie 2]

Lire les commentaires →

Pages