Steve Jobs in Exile vient de sortir notamment en France, même si ce livre de Geoffrey Cain n’est pas traduit dans notre langue à ce stade. Publié opportunément autour du cinquantième anniversaire d’Apple, il ne parle pourtant pas vraiment de l’entreprise mythique co-fondée par Steve Jobs. C’est d’ailleurs précisément ce qui le rend intéressant : il se penche au contraire sur les années intermédiaires, après son éviction d’Apple puis la création de NeXT. Entre 1985 et 1997, l’histoire est moins connue et l’auteur a eu accès à un grand nombre de sources de première main pour retracer cette période.
Geoffrey Cain est un journaliste et écrivain américain qui a déjà publié plusieurs livres, dont Samsung Rising qui se centrait sur l’opposition entre Apple et Samsung durant les premières années de l’iPhone. Cette fois, il se penche sur l’ère NeXT, cette entreprise d’ordinateurs fondée par Steve Jobs en 1985 suite à son départ forcé d’Apple. On a tendance à passer vite sur les 12 ans qui séparent son départ de son retour aux affaires en 1997, en les résumant souvent aux fondations qui ont permis à Mac OS X d’exister et quelque part à l’entreprise pommée de toujours être parmi nous.
Même si l’importance de NeXT sur le succès d’Apple à partir des années 2000 est évidente et bien connue, on sait moins que la deuxième entreprise de Steve Jobs n’a pas été un succès. Bien au contraire, c’est un échec sur la majorité des aspects, avec des ventes restées anecdotiques et la firme aurait sûrement disparu à la fin des années 1990 si elle n’avait pas été sauvée par le concepteur du Macintosh. Steve Jobs in Exile explore précisément ces revers et cherche à expliquer comment ces années difficiles ont été formatrices pour son patron, façonnant le CEO que l’on a connu jusqu’en 2011.
Les retours de la presse américaine font preuve d’enthousiasme à l’égard du livre, qui semble remarquablement sourcé grâce à ses multiples témoignages inédits. Geoffrey Cain indique avoir échangé avec pas moins de 111 personnes, dont les cofondateurs de NeXT et de multiples anciens employés. On relève notamment les noms de Jon Rubinstein et Bertrand Serlet, qui ont travaillé chez NeXT avant de rejoindre la direction d’Apple à la fin de leur carrière. Jean-Louis Gassée, un autre dirigeant à Cupertino, fait aussi partie des témoins, tout comme Ed Catmull, cofondateur de Pixar.
Steve Jobs in Exile : un livre promet des coulisses inédites de la période NeXT
Steve Jobs in Exile est vendu actuellement à 30 € sur Amazon, qui gère la vente comme l’expédition. On peut aussi l’acheter en version numérique, pour 10,99 € que ce soit sur Kindle ou dans Apple Books. Si vous maîtrisez l’anglais et que l’histoire de Steve Jobs vous intéresse, cela ressemble à un incontournable.













