Dans le contexte d'un conflit qui ne cesse de s'envenimer, la rhétorique du Corps des Gardiens de la révolution islamique vient de franchir un seuil critique. Par un message diffusé sur Telegram, Téhéran ne se contente plus de désigner Apple et dix-sept autres fleurons américains comme des ennemis idéologiques, mais les traite désormais comme des objectifs militaires dont la destruction physique semble envisagée.
Un périmètre de sécurité d'un kilomètre
La menace, relayée par CBS News, a pris une tournure singulièrement concrète. Les autorités iraniennes ont en effet exhorté les personnels de ces entreprises à « quitter immédiatement leur lieu de travail pour sauver leur vie ». L'avertissement s'étend au-delà des bureaux eux-mêmes, puisque le message enjoint les résidents situés à proximité de ces sociétés « terroristes » dans tous les pays de la région à « évacuer les lieux dans un rayon d'un kilomètre » pour se mettre à l'abri.
Pour Apple, comme pour Microsoft, Google ou Meta, le risque n’a plus rien de virtuel. C’est la sécurité physique des infrastructures et des équipes, notamment au Moyen-Orient, qui est aujourd’hui directement mise en cause par cet appel à l'évacuation.
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Les entreprises technologiques sous l'étiquette d'« espions »
Pour justifier une telle hostilité, le régime iranien assimile ces multinationales à des officines de renseignement. La liste des dix-huit entités visées — qui inclut également Nvidia, Tesla, Boeing ou encore la banque J.P. Morgan — est présentée comme un réseau d'« espions » agissant pour le compte de Washington.
Si Apple reste pour l'heure fidèle à son mutisme habituel en s'abstenant de tout commentaire officiel, il ne fait guère de doute que la firme de Cupertino s'apprête à muscler ses dispositifs de sécurité pour protéger ses collaborateurs les plus exposés dans la région.











