App Store : la Commission européenne poursuivrait Apple pour pratiques anticoncurrentielles

Stéphane Moussie |

La Commission européenne pourrait annoncer cette semaine des poursuites contre Apple pour pratiques anticoncurrentielles dans sa gestion de l'App Store, indique le Financial Times. Bruxelles avait ouvert une enquête en juin 2020 afin de déterminer si les règles d'Apple faussent la concurrence sur les marchés où l'entreprise commercialise ses propres services, comme Apple Music et Apple Books. Le Financial Times ne précise pas quelles mesures Margrethe Vestager, la commissaire à la concurrence, pourrait prononcer.

Margrethe Vestager. Image Parlement européen (CC BY)

L'enquête faisait suite à des plaintes déposées par Spotify et Rakuten (présent sur le marché du livre numérique), qui s'insurgeaient notamment contre la commission de 30 % d'Apple (un taux récemment baissé pour les petits développeurs), l'interdiction d'informer les utilisateurs des possibilités d'abonnement en dehors de l'app ainsi que l'obligation d'utiliser le système de paiement d'Apple. Depuis, Epic a rejoint la bataille avec fracas en dénonçant également ce qu'il considère comme un abus de position dominante.

La Commission européenne avait ouvert en même temps une enquête sur Apple Pay en matière de concurrence également, mais l'annonce à venir ne concernerait que l'App Store — le dossier est suffisamment épais comme ça.

Apple est aussi dans une situation très délicate aux États-Unis, où sa gestion de l'App Store soulève tout autant de méfiance de la part du pouvoir (lire : App Store : Apple sous pression de la commission antitrust du Sénat US).


avatar mapiolca | 

Ça sent mauvais !

avatar Sindanárië | 

@mapiolca

Ça sent bon !

avatar debione | 

Ça sent le sapin?

avatar bonnepoire | 

Ça sent le pet!

avatar romainB84 | 

@bonnepoire

Ça cent dix mètres haies?

avatar Sindanárië | 

@romainB84

Salsifi !

avatar romainB84 | 

@Sindanárië

Salsi- file dans ta chambre !

avatar Sindanárië | 

@romainB84

Eh ben nan

Nananèreuuuh

avatar fte | 

@mapiolca

Question de point de vue je suppose. Pour ma part, je trouve que ça sent bon. :)

avatar melaure | 

@fte

Surtout que ce n’est vraiment pas ce qui me choque le plus dans ce monde là.

avatar bouh | 

Si ça peut nous ouvrir les portes vers d’autres AppStore et la possibilité d’installer des alternatives comme Vanced, c’est une bonne nouvelle 😄

avatar Aardohan | 

@bouh

Si tu veux des stores alternatifs bourrés de vérole passe sur Android…

avatar Maestrorocco | 

@Aardohan

Je veux juste faire ce que j’ai envie avec mon téléphone, sans l’aval du grand gourou Tim. (En assumant évidemment les risques)

avatar irishboy | 

@Maestrorocco

J’ai envie de dire que tu es en pleine connaissance de l’environnement dans lequel tu vas évoluer avant de l’acheter, ce n’est pas comme si Apple s’en cachait. Donc présentement ta seule solution pour faire autrement c’est de passer sur Android, malheureusement ou heureusement.

avatar ney | 

@irishboy

On peut préférer iOS et espérer en même temps que des stores alternatifs soient dispo 🙃

avatar irishboy | 

@ney

Ça je suis d’accord ! Entre vœux pieux et réalité malheureusement … autant y’a 10 ans j’y voyais un avantage et le jailbreak était là pour le combler ! Autant maintenant … je serais intéressé par une enquête de macg sur le besoin d’un store alternatif !

avatar Clément34000 | 

@irishboy

Ta question est utile, c’est sûr.

Mine de rien, il est juste question de magasin d’application alternatif uniquement parce que certains développeurs sont mécontents des conditions d’entrée dans l’AppStore. Ce n’est qu’une question d’argent. Ils veulent ni plus ni moins forcer la main à Apple pour entrer dans l’univers iOs mais à moindre frais.

Au début, j’étais bien sûr contre cette idée d’AppStore alternatif. Celui d’aujourd’hui suffit amplement, et le mot est faible. Voyant qu’ils ne lâchent rien, je me dis qu’Apple pourrai accepter par lassitude, mais sous de nouvelles conditions. Comme prévenir le possesseur du téléphone que la protection des données, du tracking, des achats frauduleux, du manque d’optimisation de la consommation énergétique... n’est plus sécurisé, vérifié... par Apple à partir du moment qu’il charge une appli non AppStore.

Bon, il faudrait qu’Apple matraque l’utilisateur de notification et d’avertissement pour se décharger de toute responsabilité suite à d’éventuels problèmes.

Je ne sais pas si c’est réalisable pour le système Apple mais comme ça, ceux qui veulent du AppStore sont heureux et rien ne change à leur utilisation et pour les autres, ils font ce qu’ils veulent sans venir accuser Apple qui ne gère pas « ce » magasin d’appli étranger.

avatar pat3 | 

@Clément34000

"Comme prévenir le possesseur du téléphone que la protection des données, du tracking, des achats frauduleux, du manque d’optimisation de la consommation énergétique... n’est plus sécurisé, vérifié... par Apple à partir du moment qu’il charge une appli non AppStore."

J’ai aussi pensé, un temps, à une solution de ce type. Mais elle est vite rattrapée par la réalité : en tant que fournisseur de l’OS, Apple se doit d’en maintenir l’intégrité. Comme pour macOS, il faudrait qu’Apple sécurise iOS , et elle serait tenu responsable dans le cas de l’installation d’une application vérolée qui rendrait le système instable.

avatar byte_order | 

@pat3
> en tant que fournisseur de l’OS, Apple se doit d’en maintenir l’intégrité

Oui.
Et pour cela, la sécurité doit se faire côté de l'OS.

Ce n'est pas en imposant la distribution des médicaments dans une seule et unique enseigne de pharmacie, monopolistique, que l'on sécurise.
C'est en mettant en place un processus de certification et de surveillance indépendant de la distribution.

Les certificats SSL qui sécurisent les communications chiffrés vers des sites Internet n'ont nullement besoin que tous ces sites soient hébergé chez un acteur unique, monopolistique.

Ce lien entre distribution et sécurité est ridicule et, pire, une chimère. Si les monopoles étaient la garantie d'une sécurité, cela se saurait. En pratique, c'est sur surtout ce que l'on appelle la "sécurité par obscurantisme".

Le processus de certification des apps d'Apple n'a nullement besoin d'être attaché à l'AppStore. Tout comme celui de certification MFi, qui n'impose nullement de distribuer l'accessoire via Apple. Tout comme ceux des jeux pour XBox, PlayStation, Switch, qui n'imposent nullement d'être distribuer ensuite forcément via les stores de Microsoft, Sony ou Nintendo (on en trouve dans tous les supermarchés par exemple).

Vérifier un certificat d'une app, macOS sait le faire même sur des apps installés sans passer par le MAS. Aucune raison que iOS ne puisse pas le faire également.

Evidement, cela n'arrange pas les affaires commerciales d'Apple. Elle n'a qu'à faire payer "séparément" la validation des apps, quitte à augmenter le prix annuel de l'accès aux ressources pour les développeurs pour compenser le cas de la validation des apps "gratuites" dont le catalogue iOS ne peut pas se priver sans conséquence grave sur l'attractivité de la plateforme.

avatar Derw | 

@byte_order

« Ce n'est pas en imposant la distribution des médicaments dans une seule et unique enseigne de pharmacie, monopolistique, que l'on sécurise.
[…]
Ce lien entre distribution et sécurité est ridicule et, pire, une chimère. Si les monopoles étaient la garantie d'une sécurité, cela se saurait. En pratique, c'est sur surtout ce que l'on appelle la "sécurité par obscurantisme". »

Ton exemple n’est pas bon :
1. Les médicaments sont distribués par un monopole : les pharmaciens. Une grande surface, un épicier ou un garagiste ne peut pas le faire. Ces pharmaciens sont formés pour le faire, ils ont des méthodologies de travail identiques ou presque et leur responsabilité pénale est engagée en cas de problème. Si un store alternatif ouvre sur iOS, rien de tout ça ne sera assuré d’être vrai…
2. Derrière les pharmaciens, il y a des entreprises pharmaceutiques qui ont pignon sur rue et qui sont aussi responsables pénalement des médicaments qu’elles fabriquent. Ce n’est pas le cas des développeurs…

« Le processus de certification des apps d'Apple n'a nullement besoin d'être attaché à l'AppStore. »

S’il y a plusieurs stores et qu’Apple garde le processus de validation (en le facturant comme tu le suggères ailleurs) qu’elle sera la différence avec ce qui existe aujourd’hui ? Les développeurs seront toujours mécontents de devoir obéir aux contraintes d’Apple et de payer une part de leurs revenus à Apple non ? Et il est fort probable que du coup, pour l’acheteur les prix ne diffèrent pas des masses non ?

« Tout comme ceux des jeux pour XBox, PlayStation, Switch, qui n'imposent nullement d'être distribuer ensuite forcément via les stores de Microsoft, Sony ou Nintendo (on en trouve dans tous les supermarchés par exemple). »

J’ai une PS4 et je ne sais pas où acheter des jeux dématérialisés ailleurs que chez Sony… pour les jeux en boîte, c’est différent mais c’est un tout autre modèle économique, avec ses propres contraintes (prix élevés), ses propres avantages (jeux figés, pas mis à jour ts les 4 matins dans le magasin)… par contre, il est vrai qu’une fois acheté, on peut accéder au store de l’éditeur pour acheter des packs, des mise à jour…

avatar byte_order | 

@Clément34000
> Ils veulent ni plus ni moins forcer la main à Apple pour entrer dans l’univers iOs
> mais à moindre frais.

Les développeurs ne veulent pas entrer dans "l'univers iOS" d'Apple, ils veulent entrer dans l'iOS présent sur le terminal iOS possédé par le client final.

Apple serait propriétaire de l'univers iOS si Apple louait les terminaux iOS plutôt que de les vendre. Là, elle serait légitime de monétiser l'entrée dans *son* univers aux développeurs.

Mais Apple vend les terminaux. "L'univers" qui intéressent les développeurs n'est donc plus le sien.

Apple a juste positionné une douane au coeur de iOS pour taxé toute transaction financière entre le propriétaire d'un terminaux iOS et un founisseur tiers de service ou de contenu.

Pour contourner la douane, en général, on fait jouer la concurrence des pays.
Ici, y'en a que deux, et il n'est pas aisé aux propriétaires de terminaux mobiles d'accepter de changer de pays, car cela coute cher (faut racheter un autre terminaux *et* racheter les services que l'on possédaient avant mais qui ont du resté dans le pays d'avant).

> Bon, il faudrait qu’Apple matraque l’utilisateur de notification et d’avertissement
> pour se décharger de toute responsabilité suite à d’éventuels problèmes.

Bref, faire du FUD quoi.
Marrant comment quand une app fait des notifications qui peuvent faire peur et inciter le client à faire des choix sur la base d'une peur artificiellement crée c'est mal, mais quand c'est Apple, alors là le FUD, le spam toussa serait légitime ?

avatar Derw | 

@byte_order

« Mais Apple vend les terminaux. "L'univers" qui intéressent les développeurs n'est donc plus le sien. »

Je ne suis pas spécialiste du droit, mais il me semble bien que quand on achète un terminal (ordi, téléphone) on devient propriétaire de l’appareil, mais pas de l’OS. Il me semble que c’est écrit dans les conditions d’utilisation qu’on ne lit jamais… si c’est bien le cas, Apple serait toujours propriétaire de l’OS où veulent s’installer les développeurs…

avatar CorbeilleNews | 

@ney

👍🏻👍🏻👍🏻

avatar bibi81 | 

J’ai envie de dire que tu es en pleine connaissance de l’environnement dans lequel tu vas évoluer avant de l’acheter, ce n’est pas comme si Apple s’en cachait.

C'est écrit sur la boîte de l'iPhone ? Non donc Apple cache l'information aux acheteurs.

avatar irishboy | 

@bibi81

Je suis aussi surpris qu’Apple ne mentionne pas que son iPhone ne fait pas le café sur la boite … Bizarre …
Franchement … si tu achètes un iPhone sans rien connaître à l’écosystème c’est que le principe de stores alternatifs (entre autres) ne t’intéressent pas non plus

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