Dix enseignements à retenir de la WWDC 2018

Christophe Laporte |

Pour chaque WWDC, c'est toujours la même chose : il y a la déflagration des nouveautés présentées durant le keynote, puis la lente montée en charge consécutive à leur intégration dans les systèmes d'exploitation et les applications tierces.

Pas de nouveautés matérielles en 2018, mais beaucoup de changements, grands et petits, pour les systèmes d'exploitation d'Apple. macOS, iOS, watchOS, tvOS, chacun bénéficie d'ajouts appréciables que nous sommes encore loin d'avoir exploré de fond en comble — et, plus que jamais, Apple s'appuie sur sa communauté de développeurs pour donner encore plus de chair à ses OS.

Lors du keynote, macOS s’est fait désirer. Il a fallu attendre la toute fin de la grande messe d’Apple pour avoir des nouvelles de son système d’exploitation légendaire. Alors, Tim Cook a-t-il souhaité garder le meilleur pour la fin ou est-ce que cela donne une idée du niveau de priorité de macOS au sein des équipes d’Apple ?

Ceux qui préfèrent voir le verre à moitié vide ne manqueront pas de souligner qu’après avoir (difficilement) gravi les montagnes de la Sierra Nevada voilà qu’il se lance dans une (longue) traversée du désert. Tout un programme !

macOS entame sa traversée du désert

On ne pourra pas reprocher à Craig Federighi d’avoir esquivé la question sur l’avenir de son système d’exploitation pour Mac. Sa réponse est sans équivoque : non. macOS ne sera pas annexé par iOS. Mais en même temps, il présente un framework qui sera disponible l’année prochaine et qui permettra de faire des applications de deuxième classe à partir d’apps existantes sur iOS. C’est la quatrième roue du carrosse en quelque sorte.

Sa présentation de macOS est d’ailleurs assez intéressante. C’est en quelque sorte un super iOS, plus polyvalent et plus flexible. Alors, macOS ne va pas être mangé par son petit frère, mais les frontières sous le capot ne cessent d’être plus floues. Nombre de décisions et d’annonces faites par Apple peuvent par exemple faciliter l’adaptation de macOS sur architecture ARM.

macOS Mojave : un digne successeur de Leopard

On pourra longtemps bavarder sur l’évolution de macOS, mais nombre de nouveautés présentées la semaine dernière sont intéressantes et pourront ravir aussi bien les débutants que les utilisateurs plus expérimentés (lire : Visite guidée : les principales nouveautés de macOS Mojave) . On a l’impression d’être revenu au temps des premières versions de Mac OS X où Apple multipliait les fonctionnalités facilitant la vie de l’utilisateur.

Est-ce un clin d’œil assumé, mais certaines nouveautés introduites sont des remises à plat de fonctionnalités qui avaient fait le bonheur des utilisateurs Mac sous Leopard, notamment :

  • Les piles que l’on connaissait dans le Dock, sont intégrées au niveau du Finder ;
  • Quick Look et ses fonctions d’édition qui vont faire gagner beaucoup de temps à bien des utilisateurs ;
  • Cover Flow qui fait son grand retour alors qu’on l’avait (presque) oublié.

macOS continue plus que jamais de s’inspirer des fonctionnalités issues d’iOS. On pense notamment au nouveau système de captures d’écran et aux applications portées grâce au rapprochement entre macOS et iOS (lire : « Marzipan » : Apple veut-elle fusionner iOS et macOS ?) . Seule surprise finalement : l’apparition d’un mode nuit, que l’on aurait imaginé atterrir en priorité sur iOS… à moins qu'Apple en ait gardé sous la pédale pour iOS 12.1 ! Reste à savoir si toutes ces nouveautés permettront à Apple de se réconcilier avec les utilisateurs échaudés par High Sierra.

Mac App Store : le grand renouveau

Décembre 2015 : Phil Schiller reprenait sous sa coupe la direction des App Store (lire : App Store : Apple fait sa petite révolution). En l’espace de deux ans et demi, la situation a radicalement changé pour les plateformes de distribution d’Apple. Cela fait une éternité qu’on n’a pas entendu parler de problèmes de délai de validation. Peu avant la WWDC, les développeurs d’Ulysses étaient surpris de voir leur application validée en moins de 8 heures.

Après avoir longtemps fait la course aux chiffres, l’App Store cherche davantage à faire dans la qualité. Le nouvel App Store, introduit avec iOS 11, en est l’illustration même. Il y a un travail éditorial remarquable pour inciter les possesseurs de terminaux iOS à découvrir de nouvelles apps. Résultat, la boutique enchaîne les records : l’App Store accueille chaque semaine plus de 500 millions de visiteurs (peu de services peuvent se targuer de telles statistiques) et a reversé depuis sa création voilà dix ans plus de 100 milliards de dollars aux développeurs.

Lors de cette WWDC, Apple a bouclé la boucle : le Mac App Store nouveau arrive et hérite des améliorations arrivées sous iOS 11 : un Mac App Store plus graphique, plus éditorial, mais aussi qui répond à bon nombre de doléances des éditeurs, notamment concernant les versions de démonstration.

Avec les App Store d’Apple, il y a toujours deux écoles : ceux qui râlent systématiquement (lire : Le système de démos désormais autorisé par l'App Store est-il si intéressant ?) et ceux qui parviennent toujours à trouver des solutions, et qui avec un peu d’ingéniosité, s’en sortent toujours. Apple s'est tout simplement contentée de valider en partie les recettes imaginées de longue date par The Omni Group (lire : OmniFocus 3 est disponible sur l’App Store).

Apple aura eu le mérite (le courage ?) de reprendre le dialogue avec les éditeurs, de leur montrer ce qu’il était possible ou non d'accomplir… et de faire éventuellement quelques concessions. Résultat, la liste des programmes qui s’apprêtent à débarquer ou à faire leur retour est assez impressionnante : Transmit, BBEdit, Lightroom CC ou encore Office 365… Microsoft et Apple ont peut-être topé-là un échange donnant-donnant : iTunes sur le Microsoft Store, Office sur l'App Store…

iOS est-il devenu ennuyeux ?

Chaque année, la même question revient : faut-il installer la nouvelle version d’iOS sur un « ancien » terminal ? Une fois n’est pas coutume, la réponse devrait être nette et rapide. En effet, pour la première fois de son histoire, une nouvelle version d’iOS est sensiblement plus rapide que son prédécesseur (lire : iOS 12 redonne bien un coup de fouet aux anciens iPhone et iPad).

Mine de rien, cela en dit beaucoup sur l’état de la plateforme. Difficile de soutenir qu’iOS n’est pas mature. Cela se voit aussi à travers les nouveautés présentées. On en est arrivé au point où Apple se retrouve à blinder les contrôles parentaux et à instaurer des garde-fous pour rendre ses utilisateurs moins accrocs (lire : iOS 12 : découverte de "Temps d'écran" la fonction pour se désintoxiquer de l'iPhone) !

En septembre, on va (re)découvrir avec les statistiques compilées par iOS 12 que le smartphone est la cigarette de notre époque. Au passage, le keynote avait un côté burlesque. Quelques minutes après avoir eu le droit au quart d’heure de morale sur le côté addictif du smartphone, on a eu le droit juste après à une formidable démonstration montrant l’étendue des possibilités de watchOS 5 dans le cadre d’un exercice physique. Aura-t-on le droit dans watchOS 6 à des notifications parce que l’on regarde trop souvent l’heure sur sa montre ?

Mais ne boudons pas notre plaisir sur certaines nouveautés et plus particulièrement sur Siri Shortcuts. L’acquisition de Workflow va permettre de donner un peu plus d’épaisseur à Siri. Non seulement l’assistant d’Apple va devenir proactif, mais la suggestion de raccourcis va permettre au grand public de goûter aux joies de l’automatisation. De ce point de vue, Siri Shortcuts va autrement plus loin qu’Automator ou AppleScripts. Avec le recul, on comprend mieux pourquoi Apple délaissait ces technologies…

Une dernière chose concernant iOS 12. Cette mise à jour vient confirmer le théorème récent autour de l’iPad. Apple apporte des nouveautés importantes à son logiciel système pour les tablettes uniquement pendant les années impaires. Rendez-vous l’année prochaine, avec un iOS 13 prometteur sur le plan des nouveautés pour les tablettes !

Siri : Apple enfin pragmatique ?

Avec Siri, Apple a toujours cherché à placer la barre très haut, un peu trop peut-être. L’intelligence artificielle de l’assistant d’Apple a ses limites contingentées par l'exigence de confidentialité des données de l'utilisateur. Demandez lui la même chose avec deux phrases similaires (voire identiques), et Siri selon son humeur est capable de vous donner des réponses bien différentes. Parfois contradictoires ou à côté de la plaque…

La philosophie d’Apple est simple et la plus pratique : c’est à lui de s’adapter, pas à vous, mais entre la théorie et la réalité… Celle d’Alexa qui arrive cette semaine en France est quasiment à l'opposé. Si vous répétez exactement la phrase à laquelle il sait répondre, l’assistante d’Amazon ne vous décevra (quasiment) jamais.

Avec les Siri Shorcuts, que vous définissez vous-même avec vos mots à vous, cette frustration devrait en grande partie s’estomper.

Facebook : le nouvel ennemi d’Apple

Les mauvaises langues diront qu’avec le RGPD, l’Union européenne a surtout contribué à défigurer un peu plus le web. Celui-ci pullulait déjà de messages intrusifs relatifs aux cookies. On est passé depuis quelques semaines à la vitesse supérieure. Mais à ce petit jeu, on peut se demander si Apple n’est pas autrement plus efficace pour protéger ses clients des entreprises qui s’intéressent d’un peu trop près à vos données.

Les annonces de la WWDC ont dû être diversement appréciées chez les Facebook, Twitter & Cie… On rappellera que déjà l’année dernière, les changements apportés par Safari avaient provoqué un manque à gagner important chez Criteo (lire : Le ciblage publicitaire de Criteo mis à mal par les fonctions anti-traçage d'Apple).

Ce keynote cachait une véritable déclaration de guerre à Facebook. La marque à la pomme cherche à vous désintoxiquer des réseaux sociaux : Craig Federighi a ainsi pris comme exemple Instagram, propriété de Facebook, pour illustrer les fonctionnalités du système App Limits.

Mais ce n’est sans doute pas le dispositif qui a dû énerver le plus les responsables de Facebook. Ils ont certainement beaucoup moins apprécié le fait que les boutons "Like" et "Share" ainsi que les modules de commentaires soient automatiquement bloqués par Safari. Ces dispositifs permettaient de remonter des informations très intéressantes à Facebook. À cela, il faut ajouter l’intégration de nouveaux mécanismes pour empêcher les géants de l’internet de tracer les utilisateurs.

Enfin, cerise sur le gâteau, Apple a décidé de retirer l’intégration dans macOS Mojave de Facebook et Twitter, suivant en cela iOS 11 l'an dernier. Il est loin le temps où Apple, certes à reculons, intégrait Facebook au cœur de son système.

Apple toujours moins Open

Les débuts de MacOS X ont longtemps été synonymes d’un support sans faille d’OpenGL, du moins lors des grands discours. Mais entre OpenGL et le système d’exploitation d’Apple, cela a souvent été compliqué : performances en berne, retard dans la prise en charge des spécifications…

Apple a parfois tenté de renverser la tendance, mais en bout de course, à l’heure où la firme de Cupertino cherche plus que jamais à maîtriser le logiciel et le matériel (Apple conçoit depuis peu ses propres GPU avec ses puces Ax), il était plus simple pour elle de concevoir sa propre techno.

Présenté pour la première fois en 2014, Metal n’a eu de cesse de monter en puissance. Son support est d’ailleurs la condition indispensable pour faire tourner macOS Mojave. Il n’y a au final rien d’aberrant à ce qu’Apple déprécie OpenGL et s’apprête à faire sans d'ici quelques années.

La décision est peut-être plus surprenante pour OpenCL, mais il ne faut pas perdre de vue que Metal est capable de remplacer ces deux technologies. À un moment donné, Apple avait beaucoup misé sur OpenCL. Les Mac Pro cylindriques avaient été spécialement conçus dans cette optique… avec le succès très modeste que l'on connait (lire : Les nouveaux Mac Pro pensés pour OpenCL).

OpenCL était très intéressant sur le papier, mais fermait des portes à Apple, notamment celles de Nvidia, qui ne voulait pas en entendre parler. Conséquence de ce choix, Apple n’avait d’autres choix pour ses ordinateurs que de se tourner vers AMD. L’année prochaine, quand elle sortira son nouveau Mac Pro, elle pourra à nouveau faire jouer la concurrence !

ARKit : le jeu de dupes continue

Tim Cook n’a de cesse de répéter que la réalité augmentée, c’est formidable. Pour pousser les développeurs et les utilisateurs à s’y mettre, Apple a redoublé d’efforts en présentant ARKit 2.0, un format de fichiers spécialement conçu pour la réalité augmentée et virtuelle, ainsi que Mesure, une application qui permettra de mesurer, hé oui, tout et n’importe quoi.

Le constat est toujours le même : les démonstrations sont souvent remarquables, mais souvent à l’exception de quelques cas précis, la réalité virtuelle reste encore quelque chose de très théorique.

Alors, oui, la réalité augmentée, c’est quelque chose de formidable, à condition d’avoir un appareil conçu pour celle-ci. Ni l’iPhone, ni l’iPad n’entrent réellement dans cette catégorie, certes on peut profiter des mondes virtuels avec ces terminaux, mais pour de courtes sessions de chasse aux Pokémons. On est encore loin de la révolution.

Si vous êtes à la recherche d'un nouveau projet professionnel, pensez au métier de kiné ! Apple va vous rendre indirectement très riche.

Reste à savoir quand Apple sortira ses lunettes. Peut-être quand les montres seront aussi matures que ses téléphones. En passant, la réalité augmentée sera sans doute très utile dans un système de conduite autonome…

watchOS : le système qui monte, qui monte…

Pendant le keynote, la démonstration la plus convaincante était peut-être celle de watchOS 5. Ce n’est pas forcément le système qui comportait les nouveautés les plus spectaculaires, mais on est très loin du discours très flou des débuts d’Apple sur le potentiel de sa montre.

Avec watchOS 5.0, Apple donne l’impression de savoir très exactement où elle veut aller. Santé et Activité sont les deux maîtres mots (complémentaires) de l’Apple Watch.

L’autre idée derrière l’Apple Watch, c’est de vous simplifier la vie et de vous faire gagner du temps : les suggestions de Siri et les notifications interactives devraient de ce point de vue être de précieuses alliées. Notez au passage que la différence avec les débuts de watchOS, c’est qu’on ne parle quasiment plus d’apps…

Une rentrée très chargée sur le plan matériel

Depuis le début de l’année, Apple a commercialisé seulement deux nouveaux produits : le HomePod et le nouvel iPad entrée de gamme. Ah, on a failli oublier les iPhone 8 RED.

La WWDC n’est pas forcément le théâtre d’annonces matérielles spectaculaires (exception faite du retentissant « Can't innovate anymore, my ass » de Phil Schiller lors de l'aperçu du Mac pro en 2013 !), mais dans les semaines qui précèdent, Apple en profite souvent pour présenter des mises à jour mineures de certains de ses produits.

On est au point mort pour le moment et cela devrait créer des embouteillages dans les mois à venir : les mois de septembre et d'octobre devraient prendre (et coûter…) cher. Comme toujours, Apple devrait présenter sa nouvelle gamme d’iPhone à la rentrée. Il devrait également être accompagné dans la foulée des nouveaux iPad Pro. Enfin, on attend toujours l’arrivée du successeur du MacBook Air. Tous ces produits ainsi qu’une nouvelle génération d’Apple Watch sont attendus entre septembre et décembre. Le programme sera très chargé !

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avatar rolmeyer | 

Moi j’avais l’impression que macOs était délaissé, le fait qu’ils intègrent des nouveautés au finder me redonne confiance dans la pérennité de la plateforme même si désormais le mac est devenu un périphérique des appareils iOs.

avatar C1rc3@0rc | 

@rolmeyer
«Moi j’avais l’impression que macOs était délaissé»

Impression fortement partagée par toute personne un peu factuelle... et encore MacOS beneficiait de mise a jour regulieres, a l'inverse du Mac lui meme dont les modeles pouvaient rester (et restent encore) en friches...

«le fait qu’ils intègrent des nouveautés au Finder me redonne confiance dans la pérennité de la plateforme»

Ce n'est pas la premiere fois que le Finder est amelioré. On a vu durant les dernieres annees des elements repris de l'excellent PathFinder (https://cocoatech.com/#/)

Et puis le Finder c'est une application de MacOS, certes une qui est centrale et emblematique, mais MacOS c'est d'abord un OS et des fonctions d'OS: un Unix qui se voulait etre le plus userfriendly du monde...

Ce qui pourrait donner un peu d'espoir c'est surtout la prise de conscience de la derive de MacOS ces dernieres annees, son inadaptation aux besoins, l'explosion de bug et failles qui atteint un niveau insuportable avec MacOS HighSierra 10.13... et surtout le communication de cette prise de conscience.
On voit aujourd'hui que 10.14 tente de s'inscrire dans la ligne de MaOS Snow Leopard, meme si beaucoup de mchines sont laissees sur le carreau :(
On verra si Apple tient ce cap a long terme ou si c'est juste une passade face a l'urgence de la berezina qu'est 10.13...

«même si désormais le mac est devenu un périphérique des appareils iOs.»
Non, le Mac n'est pas devenu un peripherique des appareils iOS.

Le fait qu'il represente 5% de la production des ordinateurs d'Apple et 7% de PDM du PC lui donne une position et une visibilité moindre que l'iPhone qui fait aujourd'hui plus de 70% de la production d'Apple.

Certes pour les développeurs le marché iOS est bien plus serieux que le micro marché du Mac et espérer gagner sa vie en produisant du soft pour Mac est bien plus incertain que développer pour Windows.
Pour le client c'est le meme probleme: avec 15 a 18 millions de Mac vendus par an dans un marché de pres de 300 millions de PC, l'utilisateur Mac est tres minoritaire et isolé: va-t'il trouver le soft dont il a besoin? s'il le trouve quelles sont les probabilité que son editeur abandonne le soft pour se consacrer a la version Windows ou Android, ou iOS?...

Mais les iDevices restent conceptuellement des périphériques du Mac.

Certes le Mac se voit concurrencé par iCloud, qui tente de devenir le centre de l'ecosysteme a la place du Mac, Cook et Ive ne semblant pas vouloir utiliser l'effet halo et poursuivre le concept d'ecosysteme collaboratif de Jobs...

Toujours est il que malgré cette [ancienne?] volonté, le Mac reste nécessaire pour administrer les iDevice dans plusieurs situations ou iCloud est inadapté...

A la vue de la communication de crise d'Apple, des excuses d'avoir commis des Mac inadaptés depuis 2012, les excuses d'avoir laissé MacOS devenir aussi pourri avec la version 10.13, les promesses du retour du Mac (le fameux back to the Mac... qui a fait long feu et helas produit MacOS HS), les tentatives de rassurer sur l'avenir du Mac,... on peut tout de meme accorder une confiance relative a Apple, au moins le benefice du doute.

Maintenant de la a prevoir d'investir sur du Mac, surtout dans un cadre professionnel, ce serait bien hazardeux.
Tant qu'Apple n'a pas pris des engagements forts et reussi a demontrer le retour en grace du Mac, tout cela reste des promesses en l'air... helas.

Le fait que Mac OS 10.14 abandonne autant de machines et qu'aucune mises a jour de Mac n'ait ete annoncé a la WWDC est un tres mauvais signal :(

avatar Yacc | 

@C1rc3@0rc

« A la vue de la communication de crise »

Encore une fois tu prends tes fantasmes pour des réalités, pour qu’il y est communication de crise il faut qu’il y est crise et il n’y en a que dans tes constructions intellectuelle 🙄🤢

Le Mac n’est nullement en crise, il est à un sommet historique de PDM et capte la plus grande part des profits de l’industrie du PC pourtant en difficulté.

Répéter ad-nauseam des connerie ne leur donne pas une once de vérité 🤮

avatar Yacc | 

@C1rc3@0rc

« Le fait qu'il represente 5% de la production des ordinateurs d'Apple»

Chiffres que tu répètes comme un mantra et qui n’a strictement aucune portée économique 🤮

avatar reborn | 

@C1rc3@0rc

Ah toujours sans excès.. 🤷‍♂️

J’attend toujours l’abandon du macbook 12 » que tu as prophétisé..

Certes le Mac se voit concurrencé par iCloud, qui tente de devenir le centre de l'ecosysteme a la place du Mac, Cook et Ive ne semblant pas vouloir utiliser l'effet halo et poursuivre le concept d'ecosysteme collaboratif de Jobs...

Tient quel est donc cet écosystème collaboratif de Jobs ?

avatar Yacc | 

@C1rc3@0rc

« 7% de PDM du PC »

Ce qui est un des sommets historique de PDM pour le Mac.

Et ce malgré :

- Un Mac Book que tu conchis
- Un Mac Book Pro que tu voues aux gemonies
- Une absence de produit attractif sur le segment des stations de travail qui te désole
- Un MacMini en jachère
- Un iMac qui ne correspond pas à tes attentes
- Un APFS qui te donne des boutons
- Un MacOS que tu trouves désolant
...

Bref les faits prouve que tu ne comprends rien au business et tu as l’outrecuidance dans ton égotisme d’essayer à tout prix d’y voir le signe de la mort annoncée du Mac.

avatar Yacc | 

@C1rc3@0rc

Et le restant est l’habituel logorrhée d’inepties sophisantes rances 🤢🤢🤮🤮

avatar Yacc | 

@C1rc3@0rc

Pour ceux qui tomberaient dans les délires post-vérité de Circé !

Sur l’exercice 2017 l’activité Mac d’Apple a généré un CA de 25 850 M$, soit 11,3% du CA de l’entreprise en vendant 19,25 M d’unités soit un CA/Unité de 1 342 $.

En comparaison :

La division Personal System d’HP c-à-d celle vendant des PC et assimilés à un CA de 33 374 M$, en vendant 55,2 M d’unités soit un CA/Unité de 605 $.
o Apple fait 77% du CA de l’activité PC d’HP avec ses Mac.
o Apple réalise un EBIT 5,7 fois supérieur à celui de l’activité PC d’HP avec ses Mac.

La division PCSD de Lenovo c-à-d celle vendant des PC et assimilés à un CA de 32 378 M$, en vendant 54,7 M d’unités soit un CA/Unité de 590 $.
o Apple fait 79% du CA de l’activité PC de Lenovo avec ses Mac.
o Apple réalise un EBIT 13,7 fois supérieur à celui de l’activité PC de Lenovo avec ses Mac. (L'activité est à peine rentable avec un ratio d'EBIT de 1,6%)

La division CSG de Dell c-à-d celle vendant des PC et assimilés à un CA de 36 754 M$, en vendant 39,8 M d’unités soit un CA/Unité de 923 $.
o Apple fait 70% du CA de l’activité PC de Dell avec ses Mac.
o Apple réalise un EBIT 3,7 fois supérieur à celui de l’activité PC de Dell avec ses Mac.

L’EBIT cumulé d’HP, Lenovo et Dell est quasiment deux fois moindre que celui généré par le Mac !

Bref l’activité Mac d’Apple est de loin la plus saine et prospère de l’industrie, la PDM du Mac est à son plus haut historique, le volume de vente en unités est le deuxième plus haut après 2015.

Tous les signes d’une activité chancelante dont une entreprise rêve de se séparer, mais seulement dans les délires de Circé.

Aucun CEO sain d’esprit ne détruirait une telle activité.

Après bien évidement le marché de l’ordinateur individuel n’est plus un eldorado pour aucun de ses acteurs, les croissances y sont faibles et les possibilités de conquête de PDM limité pour Apple.

Donc oui il ne s’agit pas là du segment sur lequel un industriel va faire porter le maximum de ses efforts, mais de là à le laisser mourir comme le clame ad-nauseam Circé il y a un pas que seul ses délires permettent de franchir .

avatar jazz678 | 

@C1rc3@0rc

« Le fait que Mac OS 10.14 abandonne autant de machines... »

Liste des machines compatibles :
MacBook (début 2015 ou plus récent)
MacBook Air (mi-2012 ou plus récent)
MacBook Pro (mi-2012 ou plus récent)
Mac mini (fin 2012 ou plus récent)
iMac Pro (2017)
Mac Pro (fin 2013, modèles mi-2010 et mi-2012 avec GPU compatible Metal)

Ce n’est pas ce que je qualifierais d’abandon massif...sachant que les MàJ hors Mojave se poursuivront sur beaucoup d’autres machines non compatibles. Le fait que le dernier OS ne soit pas rendu disponible sur toutes les machines est un choix marketing assumé et compréhensible qui n’est pas propre à Apple.

« ..qu'aucune mises a jour de Mac n'ait ete annoncé a la WWDC est un tres mauvais signal »

Avant de crier à la crise intergalactique...Cette conférence était exclusivement dédiée aux nouveautés logicielles et aux OS. Généralement les nouveautés matérielles sont annoncées en septembre.

avatar Yacc | 

@jazz678

« Avant de crier à la crise intergalactique »

Crise qui n’existe que dans ses fantasmes, les chiffres que je met en avant plus haut montrent au contraire la remarquable santé de l’activité Mac 🙄

avatar C1rc3@0rc | 

@jazz678

«Ce n’est pas ce que je qualifierais d’abandon massif...sachant que les MàJ hors Mojave se poursuivront sur beaucoup d’autres machines non compatibles. Le fait que le dernier OS ne soit pas rendu disponible sur toutes les machines est un choix marketing assumé et compréhensible qui n’est pas propre à Apple. »

Sachant que 10.14 est une version de rattrapage de la berezina 10.13, il est anormale que les machines prise en charge par 10.13 soient abandonnéees dans 10.14!
De plus Apple doit supporter ses materiels pendant 7 ans apres la fin de la commercialisation. Le fait est que MacOS viole cette obligation.

«Avant de crier à la crise intergalactique...Cette conférence était exclusivement dédiée aux nouveautés logicielles et aux OS. Généralement les nouveautés matérielles sont annoncées en septembre.»

Apple est en crise, et crises multiples, les faits sont incontestables et sont inscrit dans la duree:
- iOS 11 et MacOS 10.13 pourris de failles et bug et n'ayant pas inclus les fonctions annoncées.
- class action contre le batterygate
- class action contre les clavier "papillons" des Macbooks.
- reconnaissance de l'inadaptation des produits aux secteurs professionnels (excuses d'avoir commis le Mac Pro poubelle, attente de 2019 ou 2020 pour un Mac Pro, re-creation de la Workflow team, changement de conception annoncé)
- restructuration de la gamme iPad et fin du message iPad = remplaçant du Mac, reconnaissance d'une conception qui ne releve plus depuis 2012 des volontés et principes de Jobs,...)
- récession des ventes de Mac
- double echec a remplacer le Macbook Air.
- accumulation de problemes sur les Macbook Pro 2016-2017
- fin de la croissance des ventes d'iPhone, voire chute des ventes a confirmer sur l'annee.
- exode des clients professionnels
- disparition du secteur de l'education
...

C'est pour cela que les nouveautés initialement programmées pour MacOS 10.14 et iOS 12 ont ete reporté et qu'Apple a fait sa com sur la sécurisation et optimisation de 10.14 et iOS 12.

En septembre la keynote est consacrée a iOS et appareils iOS, c'est la keynote de presentation des produits grand public pour les ventes de fin d'année.
Les outils de productions, donc les Mac, sont eux presentés soient en fin d'hivers soit en Juin. Exceptionnellement Apple organise une keynote ponctuelle dans l'annee pour presenter une machine specifique. L'iMac Pro a ete une exception qui repondait a une urgence de com.

Avec la reconnaissance du probleme d'inadaptation de l'offre envers les professionnels, et plus specifiquement envers les productifs et creatifs, Apple aurait du renforcer son message avec des annonces matérielles qui étaient attendues et étaient légitimes pour la keynote de la WWDC.
Tout laisse penser que les machines n'etaient simplement pas du tout pretes et que la reorganisation interne d'Apple est plus compliquée que prevu. Mais Apple aurait pu rompre avec sa tradition de non communication et au moins annoncer une feuille de route, ça n'aurait pas eviter les chutes de ventes, mais ça aurait evité un exode de clients...

Par contre si Apple doit affronter des crises multiples, il y en a une qu'elle sait eviter magistralement, c'est la crise financière!

Apple vend moins de machines, des machines qui ont de plus en plus de problemes, mais ces machines rapportent de plus en plus a Apple.
Apple sait aussi faire de plus en plus d'argent avec des vieux produits conçus il y a plus de 10 ans.

Comme disait Buffet, la production d'Apple tient sur une table et malgré ça Apple est en route pour les 1000 milliards de capital. Et Warren Buffet n'est pas un client d'Apple, hormis de ses actions. Ça c'est un fait.

Avec Apple l'actionnaire jubile, mais le client souffre et paye.

avatar Yacc | 

@C1rc3@0rc

« Apple est en crise, et crises multiples »

Répéter une ineptie n’en fait pas une vérité.

Et ne pas seyait à Circé n’est en rien source de crise 😂

avatar jazz678 | 

@C1rc3@0rc

« A la vue de la communication de crise d'Apple, des excuses d'avoir commis des Mac inadaptés depuis 2012, les excuses d'avoir laissé MacOS devenir aussi pourri avec la version 10.13, les promesses...les tentatives de rassurer sur l'avenir du Mac,... »

Au moins la 1ère loi de la théorie de Coué est respectée (« quand la volonté et l'imagination sont en lutte c'est toujours l'imagination qui l'emporte sans exception »)
C’est de l’affabulation (et du radotage). Il n’y a pas eu de comm’ de crise puisque il n’y a pas de crise.

avatar C1rc3@0rc | 

@jazz678
«Il n’y a pas eu de comm’ de crise puisque il n’y a pas de crise.»

Dans ton cas on ne peut pas parler de methode Coué, parce que cette methode implique la reconnaissance du problème, or toi tu es dans la totale double négation des faits.
Tu en es au point d'affirmer que - si Apple se plaçait sous la faillite - ce serait une stratégie pour conquérir encore plus de marchés....

Tu peux certes choisir de regarder uniquement les données financieres et la croissance du capital, et effectivement sur cet aspect financier tu as tout a fait raison: Apple ne connait pas la crise. Mais c'est un point de vue qui concerne uniquement le financier, et plus particulierement le speculateur.
Au niveau de l'utilisateur, de son outils informatique dans son quotidien, les milliards d'Apple a WallStreet et dans son fond de gestion a Reno, sont bien loin, et c'est l'utilisateur qui paye les crises d'Apple au quotidien, sans beneficier de la reussite financiere de la boite, au contraire :(

avatar Yacc | 

@C1rc3@0rc

Un tel commentaire venant d’un mec niants les réalités les plus factuelles 🤢

Sur l’exercice 2017 l’activité Mac d’Apple a généré un CA de 25 850 M$, soit 11,3% du CA de l’entreprise en vendant 19,25 M d’unités soit un CA/Unité de 1 342 $.

En comparaison :

• La division Personal System d’HP c-à-d celle vendant des PC et assimilés à un CA de 33 374 M$, en vendant 55,2 M d’unités soit un CA/Unité de 605 $.
o Apple fait 77% du CA de l’activité PC d’HP avec ses Mac.
o Apple réalise un EBIT 5,7 fois supérieur à celui de l’activité PC d’HP avec ses Mac.

• La division PCSD de Lenovo c-à-d celle vendant des PC et assimilés à un CA de 32 378 M$, en vendant 54,7 M d’unités soit un CA/Unité de 590 $.
o Apple fait 79% du CA de l’activité PC de Lenovo avec ses Mac.
o Apple réalise un EBIT 13,7 fois supérieur à celui de l’activité PC de Lenovo avec ses Mac. (L'activité est à peine rentable avec un ratio d'EBIT de 1,6%)

• La division CSG de Dell c-à-d celle vendant des PC et assimilés à un CA de 36 754 M$, en vendant 39,8 M d’unités soit un CA/Unité de 923 $.
o Apple fait 70% du CA de l’activité PC de Dell avec ses Mac.
o Apple réalise un EBIT 3,7 fois supérieur à celui de l’activité PC de Dell avec ses Mac.

L’EBIT cumulé d’HP, Lenovo et Dell est quasiment deux fois moindre que celui généré par le Mac !

Bref l’activité Mac d’Apple est de loin la plus saine et prospère de l’industrie, la PDM du Mac est à son plus haut historique, le volume de vente en unités est le deuxième plus haut après 2015.

Tous les signes d’une activité chancelante dont une entreprise rêve de se séparer, mais seulement dans les délires de Circé.

Aucun CEO sain d’esprit ne détruirait une telle activité.

Après bien évidement le marché de l’ordinateur individuel n’est plus un eldorado pour aucun de ses acteurs, les croissances y sont faibles et les possibilités de conquête de PDM limité pour Apple.

Donc oui il ne s’agit pas là du segment sur lequel un industriel va faire porter le maximum de ses efforts, mais de là à le laisser mourir comme le clame ad-nauseam Circé il y a un pas que seul ses délires permettent de franchir .

avatar webHAL1 | 

« Facebook : le nouvel ennemi d’Apple »

Le mot-clé ici est "nouvel" ! Il fut un temps où Apple semblait pourtant particulièrement apprécier Facebook... 😁
https://www.macg.co/ailleurs/2018/06/apple-microsoft-samsung-et-dautres-...

avatar pommedor | 

Oui mais FB et les tous autres machins sociaux ont empêcher apple de pouvoir faire récupérer d'elle même toutes les infos que ses clients fournissent.

Maintenant c'est devenu des méchants ennemis qui ruine le business d'apple la dessus. apple va essayer de réduire leur omniprésence pour lancer un ping 2 dans quelques années. Et a elle toutes les infos privées de ses clients pour leur balancer de la pub et/ou manipuler leur opinions comme le font les réseaux de cassos actuels.

Elle vendra ça comme un réseau social éthique, égalitaire, sans fakes news, plein de blablabla marketing de merde comme sait le faire apple. Mais ça sera juste un autre attrape couillons qui servira aux riches à se payer le poste de président d'un pays, à conditionner la façon de penser des gens, avec des news contrôlées par apple et qui vont que dans le sens du "progrès social", etc etc :)

avatar reborn | 

@pommedor

Une autre approche, j’ai l’impression qu’Apple est entrain de faire une sorte de mini réseau social avec l’application Photo sous iOS, basé sur le partage de photo iCloud. Un onglet pour vous, des possibilités pour commenter les photos etc..

Ça n’a clairement pas la puissance de feu d’un facebook ou instagram mais cela permet une meilleure expérience de partage de photo au sein d’un groupe restreint de personne.

Peut-être est-ce cette approche qu’elle compte utiliser si jamais elle désire réellement developper un réseau social 🤷‍♂️

avatar Yacc | 

@pommedor

« Maintenant c'est devenu des méchants ennemis qui ruine le business »

😳Et de quel business parle tu donc ?

Où diable FB ruinerait un des business d’Apple ?

avatar pommedor | 

La régie pub qui fait un flop, le réseau social d'apple qui fait un flop ? Obliger de passer par les gros du secteur pour obtenir ce qu'elle n'arrive pas à avoir avec ses échecs dans le numérique :)

avatar Yacc | 

@pommedor

Donc ce n’est pas ruiner des business puisque ceci n’ont jamais décollés.

Après qu’Apple reste en dehors des business modèle à la Google ou à la FB on ne peut que s’en réjouir même si cela implique des échecs sur de potentiels relais de croissance.

Au final ce n’est en rien dramatique pour les bilans d’Apple de rester sur une vision classique des modèles économiques.

L’offensive d’apple n’a strictement rien à voir avec une « vengeance » c’est là une vision primaire.

Par contre se poser en contre modèle de FB et Google est en terme de marketing et de communication trésorerie efficace.

avatar pommedor | 

Qui a parler de vengeance ?

les phablettes n'était soit disant pas des modèles intéressant de smartphones mais comme ya de la tunes à se faire apple à foncer dedans. Et la c'est pareil, ils vont retenter le coups après avoir affaibli les acteurs actuels. :)

avatar Yacc | 

@pommedor

« Et la c'est pareil, ils vont retenter le coups après avoir affaibli les acteurs actuels. :) »

Tu tiens ça d’où ?

avatar Yacc | 

@pommedor

« les phablettes n'était soit disant pas des modèles intéressant de smartphones mais comme ya de la tunes à se faire apple à foncer dedans. »

Sur une échelle de 0 à 100 où place tu la pertinence de cette comparaison capilotractée ?

avatar pommedor | 

Le plat de patte que constitue la perte des ports sur les pc portables et les adapatateurs qui les remplacés et anticipé dès 2010 sur macg c'est une comparaison capolitractée ?

Pas de ma faute si tu vois rien arriver ^^

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