Pourquoi les produits Apple sont-ils si chers ?

Mickaël Bazoge |

Au printemps, Apple a augmenté le prix de ses produits en Europe, reflétant ainsi l’évolution à la baisse de l’euro face au dollar. Une pratique somme toute assez normale pour une multinationale américaine, mais à cette occasion il s’est opéré une bascule assez nette parmi les commentateurs de la chose Apple : pour beaucoup, les prix du constructeur sont devenus bien trop élevés.

L’Apple Store de Hangzhou.

Et cette perception ne s’est pas arrangée : à chaque lancement de nouveaux produits, les réactions de rejet liées aux prix pratiqués par Apple sont nombreuses et parfois véhémentes. Et cela concerne aussi bien le matériel que les accessoires (récemment encore, le dock pour Apple Watch a eu droit à une belle bordée de lazzis concernant son prix).

Cette sensibilité aux tarifs d’Apple n’est d’ailleurs pas l’apanage des consommateurs européens : aux États-Unis, on entend de plus en plus râler à ce propos, dans des termes tout aussi énergiques. Cette aigreur envers la politique tarifaire du constructeur s’appuie sur des éléments objectifs (Apple tient mordicus à sa marge grasse, par exemple), mais aussi sur des causes plus subjectives qui tiennent au glissement du positionnement de l’entreprise.

Apple évite la crise, pas ses clients

Il y a des raisons « logiques » qui expliquent cette mauvaise perception des tarifs pratiqués par Apple. La crise financière de 2008 suivie par celle de la monnaie unique, ont frappé tout autant les esprits que les portefeuilles. La situation économique en Europe n’a commencé à se redresser que récemment, et pour ce qui concerne la France, le paysage n’est guère reluisant.

L’argent que l’on gagne et celui que l’on possède ont pris plus d’importance : pas question de le dépenser n’importe comment. Les consommateurs sont à la recherche frénétique des bonnes affaires, encore plus qu’avant. Et les acteurs de certains marchés n’hésitent pas à en jouer : on l’a encore vu ces dernières semaines avec les promotions de Free Mobile et SFR, chacun rivalisant de rabais tous plus alléchants les uns que les autres.

Du côté d’Apple, il n’est pas question de faire des promotions, à l’exception du refurb, mais ce ne sont pas des appareils neufs à proprement parler. Apple a même mis fin au Black Friday l’an dernier, et le constructeur n’est pas prêt de revenir sur cette décision comme il l’a démontré en novembre — à la place, on a eu droit à la mise en ligne du guide d’achat de Noël.

Autre élément conjoncturel qu’Apple n’a pas manqué de prendre en compte : la baisse de l’euro par rapport au dollar. La monnaie unique a littéralement dévissé face à la devise américaine : début 2014, il fallait 1,4 $ pour 1 € ; deux ans plus tard, on est plus près que jamais de la parité entre les deux monnaies.

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Les prix d’Apple reflètent cette variation, d’autant plus visiblement que l’euro a rapidement baissé face au dollar. En mars tout d’abord : les MacBook ont vu leurs tarifs grimper de 100 à 300 €, certains accessoires ont flambé, même la facture du vénérable écran Thunderbolt s’est alourdie de 150 €

Le coup a été rude pour les portefeuilles, mais ce n’était pas terminé. Une deuxième salve est arrivée en mai, qui a concerné les Mac (jusqu’à 600 € d’augmentation pour les Mac Pro !), les options en BTO et de nombreux accessoires.

Comme à son habitude, Apple n’a pas fait dans la dentelle, même s’il faut reconnaitre que si on prend en compte la TVA dans les prix (les prix américains sont présentés hors taxe, ce que l’on omet parfois), les tarifs en euros sont assez proches de ceux en dollars. Et la « taxe Apple » que les Européens ainsi que le reste du monde (hors États-Unis) paient sur les produits du constructeur peut, si l’on est de bonne composition, être interprétée comme la couverture du risque de change…

Toutefois, ces hausses brutales ont renforcé l’impression qu’Apple se « gavait » sur le dos de ces cochons de payeurs européens. C’est d’autant plus vrai que le pouvoir d’achat des consommateurs du vieux continent n’a guère évolué. Il est néanmoins indéniable qu’il coûte beaucoup plus cher de s’équiper en produits Apple aujourd’hui qu’hier.

Une concurrence plus affûtée et moins chère

À ces problèmes sur lesquels Apple a finalement peu de prises (le destin de la monnaie unique ne se décide pas à Cupertino, et la crise n’est pas née au 1, Infinite Loop), s’ajoute une variable sur laquelle la Pomme a plus son mot à dire : le rapport à la concurrence. Il est de plus en plus difficile de justifier l’achat d’un smartphone dont le premier prix — 749 € — sera source de frustrations pour tous ceux qui voudront en utiliser toutes les capacités. 16 Go pour un mobile capable de filmer en 4K, c’est ridicule.

En forçant ainsi la main des utilisateurs à choisir un modèle moins chiche en stockage — les 48 Go supplémentaires sont facturés 110 € de plus —, Apple améliore certes sa marge, mais elle détériore une image patiemment bâtie au fil des ans et des innovations, selon laquelle elle serait aux petits soins pour ses clients. Mais comment l’être quand on bride autant le stockage ?

L’iPhone 6 face au Galaxy S6 Edge.

Apple conserve heureusement quelques arguments pouvant justifier la différence : iOS, l’écosystème applicatif ainsi que celui des accessoires, les services… Le constructeur sait aussi mieux que personne comment faire monter la sauce et maintenir le momentum autour de ses produits. Ça ne rate pas : l’iPhone continue de se vendre par palettes entières.

Mais le fossé qui séparait autrefois iOS d’Android se réduit. L’enregistrement 4K n’est depuis longtemps plus une nouveauté chez Samsung ou LG. Les Live Photos ont été étrennées par HTC dès… 2013. Les appareils photo de certains smartphones chinois sont capables de faire au moins aussi bien que l’iPhone.

Si la concurrence a toujours un train de retard sur des innovations comme 3D Touch ou le processeur A9, toujours aussi véloce, il faut reconnaître que plusieurs smartphones se montrent tout à fait capables en termes de performances, de possibilités, voire d’expérience utilisateur. Les Moto X de Motorola coûtent deux ou trois fois moins chers que l’iPhone, sans sacrifier les performances, la batterie, le stockage, tout en offrant une proposition singulière en personnalisation et design. On « reste » chez Apple pour l’attachement qu’on voue à la marque ou parce qu’on est fidèle à l’écosystème.

Le Nexus 6P de Huawei et Google : un écran plus grand dans un encombrement similaire à celui de l’iPhone 6s Plus — Cliquer pour agrandir

Mais Apple a tendance à fâcher ses fidèles les plus zélés en continuant de gratter trois francs six sous sur le stockage ou la capacité de la batterie, au profit d’une finesse qui n’est pas forcément tout en haut dans la pile des demandes récurrentes des utilisateurs d’iPhone.

Les consommateurs qui ne sont pas spécialement attachés à la marque trouveront des smartphones Android de qualité et performants à des prix plus proches de ce que leurs finances leur permettent en ces temps difficiles. Ils seront malheureusement assez mal aiguillés par ce genre d’article provenant pourtant d’une source respectable, qui présente des smartphones « haut de gamme » à 300 €, dont certains sont incapables de se connecter à un réseau 4G.

L’ensemble du marché tire inexorablement le haut de gamme vers le bas — si on ose dire—, ne laissant plus qu’Apple trôner au sommet. Tout cela renforce une image élitiste… qui n’est d’ailleurs pas sans déplaire au constructeur.

L’élite sied à Apple

Avec une marge qui tourne bon an mal an autour de 40 %, Apple fait deux fois mieux que les principaux leaders mondiaux du secteur du luxe : la marge de LVMH s’affiche à 20 % environ, Kering (ex PPR) est à 16 %. Choisir de comparer les performances financières d’Apple à ces deux géants du luxe n’est pas innocent, Apple multipliant les emprunts aux codes de ce marché. Quitte à s’aliéner des consommateurs qui n’ont pas forcément les moyens de leurs envies.

Angela Ahrendts lors de l’inauguration de l’Apple Store East Side — Cliquer pour agrandir

L’arrivée à la tête de l’Apple Store (le réseau physique et en ligne) d’Angela Ahrendts, transfuge de la marque de prestige Burberry’s, a contribué à transformer les boutiques du constructeur en temples du luxe — un luxe discret certes, mais qui vend des produits premium voire, pour certains d’entre eux, carrément inabordables.

L’Apple Store East Side de New York répond au nouveau cahier des charges de design de Jony Ive et d’Angela Ahrendts. Signe des temps : il est installé dans une banque.
Le nouvel Apple Store "flagship" de Bruxelles.

Des Apple Store de plus en plus luxueux, avec une image qui véhicule celle que veut bien se donner l’entreprise : haut de gamme donc, et aussi éloignée que possible des échoppes pousse-cartons. Cela a d’ailleurs toujours été, mais Ahrendts pousse carrément au prestige.

La Phantom va être vue

L’exemple de l’enceinte Phantom, dont Apple s’est assuré l’exclusivité de la distribution aux États-Unis, est symptomatique. Cette enceinte autonome et sans-fil développée et construite par le français Devialet est exceptionnelle par bien des aspects, mais aussi, et surtout par son prix : elle coûte en effet 2 000 $.

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Angela Ahrendts a découvert ce produit d’exception chez le patron de Salesforce, Marc Benioff. Après avoir rencontré Quentin Sannié, fondateur et directeur général de Devialet, elle est tombée sous le charme du produit. La Phantom sera donc présentée dans les Apple Store les plus prestigieux, ce qui ne manquera pas de contribuer à l’image grand luxe du réseau de boutiques… et par ricochet, sur celle d’Apple.

Angela Ahrendts est responsable non seulement des Apple Store physiques, mais aussi de la vitrine en ligne. Début juin, Apple a fusionné les pages de son site classique avec celui de la boutique. Cette nouvelle présentation flatte l’œil avec ses grands visuels et des espaces qui permettent de respirer (lire : L’Apple Store en ligne ressemble à l'application iOS). On est bien loin des sites d’e-commerce traditionnels, et c’est tant mieux : Apple, ce n’est pas Dell ou Darty.

L’ancienne présentation… — Cliquer pour agrandir
… et la nouvelle — Cliquer pour agrandir

Cette présentation épurée partage des points communs avec les menus des grands restaurants, où il est vulgaire d’afficher le prix en regard des plats. Mais à un moment ou un autre, il faut bien bien payer et la douloureuse peut être salée…

Ne pas afficher tout de suite la couleur des prix, c’est le cas aussi dans les Apple Store physiques depuis le mois de septembre. Les cartons ont disparu des tables, tout comme les iPad « présentoirs » : pour connaître le prix et les caractéristiques des produits, il faut se renseigner en utilisant la nouvelle application Prix (lire : Apple Store : l'application Prix en vidéo).

La pratique qui consiste à ne pas montrer les prix des produits, c’est une constante que l’on retrouve aussi dans les bijouteries et les magasins de fringues les plus luxueux. Ce n’est pas un hasard : Angela Ahrendts était la directrice de Burberry’s, après tout.

Chez Apple, comme dans les enseignes de prestige, parler d’argent, c’est presque vulgaire, on vend d’abord du rêve avant des produits. Cela valorise certainement le consommateur qui a l’impression d’être un privilégié, mais après dissipation de la poudre de perlimpinpin, il découvrira sous les paillettes un trou dans son compte en banque.

Une avalanche de produits

2015 n’a pas été de tout repos pour Apple, qui a multiplié les lancements de produits. En plus des traditionnels rafraîchissements des familles de Mac, nous avons eu l’Apple Watch au printemps, le MacBook Retina en mai, de nouveaux iPhone en septembre, l’Apple TV et l’iMac 21 pouces 4K en octobre, et l’iPad Pro en novembre.

À l’exception notable de l’Apple TV, toutes ces nouveautés sont proposées à des prix assez salés : 399 € minimum pour la montre connectée, 1 449 € pour le MacBook, 749 € pour l’iPhone, 919 € la grande tablette, 1 699 € le tout-en-un 4K. Tous ces produits font, à des degrés divers, la preuve que l’innovation n’a pas disparu chez Apple ; mieux encore : qu’elle conserve sa place centrale dans la dynamique du constructeur.

Pierre-Alexis Dumas, le directeur artistique d’Hermès, avec Jony Ive.

L’écran 3D Touch des iPhone 6s/6s Plus a exigé des « années » de développement. La batterie étagée du MacBook, les capteurs de l’Apple Pencil qui communiquent avec l’écran de l’iPad Pro, le gamut P3 des iMac Retina… Tout cela nécessite du temps, beaucoup d’argent, et un gros effort marketing pour expliquer et rendre ces technologies indispensables.

L’innovation, c’est de l’investissement à long terme qui va demander du temps à être rentabilisé. Et Apple n’étant pas une entreprise caritative, elle repasse évidemment la facture à ses clients. Quoi de plus normal… Le hic, c’est que cet effet d’accumulation de nouveautés contribue à l’impression de cherté.

Rendu d’artiste — Cliquer pour agrandir

2016 devrait être à cet égard un peu plus sage sur le front des nouveaux produits. Nous devrions avoir surtout des rafraîchissements de gamme : Apple Watch 2, iPad Air 3, Apple TV 5e génération, MacBook plus puissants… Du matériel plus performant, mais dont les prix resteront sans doute dans la lignée de leurs prédécesseurs, voire un peu moins chers pour certains (on pense au MacBook).

En dehors de l’iPhone 7, la grosse nouveauté finalement, ce pourrait bien être cet iPhone 6c de 4 pouces dont la particularité pourrait être son prix… plus doux (lire : Apple annoncerait l'Apple Watch 2 et peut-être l'iPhone "6c" en mars). De quoi renverser la vapeur et donner d’Apple une image un peu plus « budget friendly » ?

Un problème haut de gamme sur l’entrée de gamme

L’entrée de gamme, ce n’est pas trop le truc d’Apple. Le constructeur a toujours attaqué un marché par le haut, en déclinant ensuite les innovations sur les produits intermédiaires puis sur les plus abordables. Cela a un peu évolué cette année.

Mac : une entrée de gamme insuffisante

Le constructeur a bien tenté cette année de « lisser » ses nouveautés Mac : l’iMac 21 pouces 4K débute ainsi à 1 699 €, un prix « plancher » si on ose dire, qui peut éventuellement se justifier par ce superbe écran.

Mais la configuration vendue à ce prix est loin d’être un cadeau. Pire, elle ressemble à une mauvaise blague, tant le stockage est cacochyme et ralentit toutes les opérations (un disque dur à plateaux 5 400 tour/minute : il n’y a plus qu’Apple pour proposer un tel composant à ce niveau de prix). Indigne d’une entreprise qui dit placer l’expérience utilisateur avant tout le reste…

La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de s’offrir un disque Fusion Drive 1 To pour la « modique » somme de 120 €… Sauf que là aussi, Apple ajoute l’insulte au ridicule en rognant sur l’espace dévolu à la partie SSD : il n’est plus que de 24 Go au lieu des 128 Go habituels. Il faudra dépenser 360 € pour un Fusion Drive de 2 To comprenant la dotation normale de SSD…

Ces économies bout-de-ficelle ne sont pas très sérieuses et elles renforcent une image de Picsou de l’informatique pas particulièrement glorieuse. Ce qui est encore plus vrai avec des machines dans lesquelles il est impossible de remplacer ou d’améliorer quoi que ce soit.

iOS plus ouvert aux petits budgets

Le raisonnement est un peu différent concernant iOS. Apple a fait des efforts cette année pour abaisser le coût d’entrée dans l’écosystème iOS, avec trois produits différents. L’iPod touch, avec son processeur A8 et un appareil photo de 8 mégapixels, est un produit qui ne manque pas d’intérêt : il est en effet capable de faire fonctionner sans aucun problème les applications et les jeux les plus gourmands, à partir de 239 € (lire : Test de l’iPod touch 2015).

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L’iPad mini 4, avec son design affiné, un processeur A8 et toujours ce superbe écran de 7,9 pouces est également une très bonne affaire à 399 € (lire : Test de l'iPad mini 4). On ne pourra ici que regretter les 16 Go de base du baladeur et de la tablette, qui commencent à être franchement justes alors que des jeux 3D un peu costauds dépassent souvent le giga. La fonction d’App Slicing, qui permet de télécharger le contenu au fur et à mesure de ses besoins est loin d’avoir produit tous ses effets.

Hélas, Apple ne fait pas la promotion de ces deux produits qui présentent pourtant un très bon rapport qualité/prix (mais qui ne collent pas avec l’image de luxe que tente de construire l’entreprise). Cette absence de communication est en phase avec le peu d’attention marketing qu’a consacrée le constructeur à ces appareils. L’iPad mini 4 a eu droit à 15 secondes de présentation lors du keynote de septembre et l’iPod touch s’est contenté d’un communiqué de presse. Bon courage d’ailleurs pour trouver le chemin vers la page du baladeur depuis la page d’accueil du site d’Apple (astuce : un tout petit lien est présent en bas à gauche de chaque page).

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Enfin, il y a le cas de l’Apple TV qui a inauguré cette année une nouvelle interface, une boutique d’applications et une télécommande à tout faire, aussi bien à jouer qu’à commander vocalement son contenu. À 179 €, difficile de ne pas être séduit par ce produit encore très jeune et dont le développement n’est, à bien des égards, pas tout à fait terminé.

Apple sur son nuage

Découvrir aujourd’hui qu’Apple pratique des prix élevés, c’est comme s’inquiéter que l’eau mouille ou que le feu brûle. Les produits du constructeur n’ont jamais été bon marché, mais ces tarifs peuvent généralement s’expliquer par une innovation technologique, un gain en productivité, un design original, ou un concept de rupture. Et si l’on est patient, toutes ces nouveautés excitantes finissent un jour ou l’autre par être intégrées au sein des gammes plus abordables.

La mesquinerie induite par la protection à tout crin des niveaux de marge, le lancement de plusieurs nouveaux produits à des prix d’introduction élevés, la conjonction de la crise économique et de la baisse de l’euro face au dollar, tout cela éloigne évidemment Apple des petits budgets. Sans oublier la nouvelle orientation « luxe » impulsée par la direction du groupe, Angela Ahrendts et Jony Ive en tête, dont l’Apple Watch Edition est sans doute le symbole le plus caricatural.

Marc Newson, Jony Ive et une amie, la bloggueuse fashion Audrey Tritto.

Apple se coupe-t-elle des utilisateurs aux budgets serrés, ou ceux qui ne veulent pas s’endetter sur trois générations pour acheter un nouveau Mac ? Si c’était le cas, le constructeur aurait complètement abandonné des produits comme l’iPod touch ou l’iPad mini. L’Apple TV est un peu à part : il défriche un marché prometteur, mais que personne n’a réellement réussi à moissonner pour le moment.

Il n’empêche : l’iMac, l’iPhone, le MacBook, l’Apple Watch, l’iPad Pro (et ses accessoires indispensables ou presque), tous ces produits sont indéniablement chers pour des prestations qui donnent parfois l’impression de faire du surplace, ou au contraire d’être surdimensionnées par rapport aux besoins réels des utilisateurs.

Image de une : montage MacGeneration, image de fond Nick Ares (CC BY-SA 2.0)


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#prix
avatar hautelfe | 

J'ai un aspirateur, une TV, des cartes mémoires, un Galaxy Spica et des disques durs Samsung pendant de très nombreuses années. (entre autres. Je peux être eu des graveurs aussi, mais je ne suis plus sûr..)
Toujours été très content d'eux. Aussi bien pour la qualité et la durabilité. :)

avatar Noam | 

@hautelfe :
Voila le probleme du Samsung galaxy S6 à la décote il ne vaut plus rien, prix en neuf c'était 700€ il me semble, mais l'ODR dès la sortie et maintenant plus le temps passe plus il baisse de prix parce qu'il semble qu'il ne se vend pas...
1 an après la sortie il aura perdu 60% de son prix voir plus
L'iPhone décote beaucoup moins voila pourquoi finalement certains peuvent se permettre de renouveler chaque année en revendant l'ancien appareil

avatar hautelfe | 

Le mythe de la décôte est en partie vraie et en partie faux.

Samsung vend toujours ses flagships à un prix trop élevé à leur sortie.
(bin oui... Il y a aussi des pigeons dans les fanboys Samsung...)

Déjà, Samsung affiche régulièrement de "faux" prix à la sortie et pendant 6 mois. Il y a toujours une ODR de 100€ à la sortie, et elle décroit à 70€,50€ et 30€.

Après 6 mois, les Samsung ont leur "vrai" prix (en comptant l'ODR): 500€. (600€ à la sortie).
(Avec les subvention mobile des opérateurs, cela revient bien moins cher, même en comptant le forfait d'ailleurs, aussi bien côté Samsung que Apple)
A partir de ce moment, la décote est bien plus lente que Apple.

On voit qu'un Samsung Galaxy S6 32Go est au même prix qu'un iPhone 5s 16Go, soit deux génération de "retard" pour l'iphone (5S,6,6S).
Lesquels vaudra quelque chose le plus longtemps selon toi ?

A la reprise, un iphone 4 vaut moins qu'un Samsung Galaxy S2 et
un iphone 4S moins qu'un Samsung Galaxy S3.
Avec le temps, l'iphone décôte tellement plus vite qu'il pert sa génération de "rab".
(à l'achat, le Samsung Galaxy S2 était moins cher qu'un iphone 3GS, et un Samsung Galaxy S3 moins cher qu'un iphone 4...)

Et c'est encore pire si tu paies pour avoir plus de mémoire sur ton iphone, car cela décôte encore beaucoup plus vite.

avatar XiliX | 

Je suis plutôt d'accord avec l'article.

Néanmoins, le jour où Apple vend ses iPhones par exemple au prix dans Xiaomi, j'en suis sur que Apple va se faire taper sur les doigts pour concurrence déloyale.
Et il y aura beaucoup de boites/marques qui vont disparaitre.
Je pense donc que le prix elevé pratiqué par Apple à certaines de ces boites/marques d'exister encore.

avatar hautelfe | 

Pour l'abus, il faudrait que Apple est le monopole. Ce qui n'arrivera jamais.

avatar BLM | 

Contresens:
«Tout cela renforce une image élitiste… qui n’est d’ailleurs pas sans déplaire au constructeur.»
Vous vouliez dire: "qui n'est d'ailleurs pas POUR déplaire au constructeur"
Vous avez écrit de façon un poil ampoulée: "une image élitiste… qui déplaît au constructeur" (double négation: "n'est pas" suivie de "sans")

avatar Doctomac | 

Rien ne vaut un article avec comme thème aussi usée et presque ancestral sur le prix du produit Apple pour remobiliser les troupes dispersées après les fêtes. À l'époque, c'était un débat qui ne touchait que le prix du Mac, aujourd'hui avec la diversité opérée par Apple avec ses produits, le débat est étendu aux iPhone, iPad, etc.

Ce qui est ennuyeux dans cet article de trois pages est qu'il n'y a rien de nouveau. Traditionnellement, les produits Apple sont "chers", positionnés haut de gamme (et comme d'hab certains ne sont pas d'accord avec cette appellation), et de tout temps Apple a utilisé l'art de la "pingrerie" (ce mot est autant lié à Apple que le Mac, je l'ai toujours entendu et lu) pour pousser à l'achat de modèles supérieurs.

Bref, rien de nouveau sous le soleil. Apple a toujours été produits haut de gamme/luxe (on se souvient du Spartacus) et "chers", c'est le fondement de leur business model depuis plus de 36 ans. Sur MacG, à chaque année, on a un (nouvel) auteur qui découvre ça. Le prochain (nouvel) auteur s'en rendre compte et on aura le même article l'année prochaine.

avatar Jacti | 

En 1978 j'ai acheté un Apple II 32K + extension 16K + 2 lecteurs de disquettes souples 5"1/4 (capacité des disquettes: 160K), un écran zenith (vert) et une imprimante Epson à aiguilles, 80 colonnes, bidirectionnelle. Le tout pour 25 000 Frs de l'époque (soit 3 810 euros sans compter l'inflation depuis 78). Si on effectue le calcul avec l'inflation (274% depuis 1978) on arrive à 14 259 euros d'aujourd'hui. Alors la cherté des produits Apple d'aujourd'hui n'est que toute relative. Au contraire, ça a énormément baissé !! (calculs effectués ici : http://france-inflation.com/calculateur_inflation.php). Les prix de l'époque : http://www.apple-collection.com/htmpasse/prix.appleii.htm

avatar Doctomac | 

Oui tout à fait, c'est pour cela que j'ai utilisé le terme cher à chaque fois entre guillemets.

avatar cv21 | 

Ce n'est pas ma spécialité mais il me semble qu'entre temps l'ordinateur sous toutes ses formes des smartphones aux serveurs sont devenus des produits de masse.

Pour l'évoquer en francs, je me souviens d'un échange durant lequel les machines à moins de 4000Fr allaient arriver à notre grande surprise. Aujourd'hui il existe des modèles à 2000Fr ! (300euros)

avatar Flash | 

@Jacti

Comparaison merdique. L'informatique en 78 était un marché de niche et non pas de masse comme en 2015. Normal que les prix étaient très élevés.

avatar kewellz1983 | 

Vous n'avez pas encore compris la mentalité Apple (je parle de certains sur le forum).

Apple à vocation à changer le monde. Rappeler du spot "Think Différent", ce n'était pas que de la pub.

En gros, le peuple est encore aujourd'hui en 2015 technophobe. Apple ne vend pas que du rêve ou du luxe mais plutôt une vision de la vie. Les Mac et iPhone sont plus chers mais ils incorporent tous la fameuse suite iLife gratuitement. Avez vous iLife sur vos Mororola, Samsung ou LG ?

En gros quand on a une machine Apple, on se doit d'oublier l'appareil. La machine doit seulement servir à s'exprimer soit même, sa propre créativité. Toutes les anciennes barrières due à la technique doivent s'effacer pour laisser juste l'imagination de l'utilisateur s'exprimer.

Ça sert à rien d'avoir une machine pas chère, avec appareil photo de 1 milliards de mega pixels et faisant des vidéos en 16k pour 10€ si au final on n'arrive pas à s'est servir correctement.

Je caricature mais la course au prix et à la performance est obsolète. C'est pour ça qu'Apple ne connaît pas la crise contrairement aux autres marques de Hi-Tech.

avatar elbibou | 

@kewellz1983 :
Quelle daubasse cette suite iLife !

avatar gattuz | 

@kewellz1983 :
Bravo, rien a ajouter.

avatar fxfxfx | 

apres tout est relatif je me souviens avoir acheté le premier ibook blanc dual USB en 2001 (juste apres les palourdes couleurs) avec lecteur graveur de cd que j'avais payé le prix exhorbitant à l'époque de 17000.00francs soit l'équivalent de 2587.52€ le double d'un macbook pro d'aujourdhui!!!
donc non tout les produits apple ne sont pas plus cher aujourd'hui

aujourdhui j'ai meme pas envie de claquer plus de 1200€ pour le meme produit

avatar huexley | 

@kewellz1983

C'est pour cette raison que le pencil est vendu une blinde à part, pour exprimer sa créativité ?

Pour ma part je conçois que Apple se gave et ils ont raison, les gens achètent en masse pourquoi se priver. Pour ma part j'ai abandonné le train iOS depuis un moment et cela ne va plus tarder pour les marques car je n'adhère simplement pas à cette vision élitiste.

avatar Doctomac | 

"ou ceux qui ne veulent pas s’endetter sur trois générations pour acheter un nouveau Mac ?"

Euh, vous ne trouvez pas le propos un tout petit peu exagéré ?

avatar ergu | 

Il parle peut-être de générations de hamsters ou de papillons - ça vit pas longtemps, ces bestioles là.
Une façon de dire qu'acheter un iMac quand on a un hamster c'est enlever la miette de pain de la bouche de cette pauvre bête et ça c'est vraiment dégueulasse !

avatar SugarWater | 

On paye l'image de marque comme pour les Nike

avatar alexccross | 

J'ai une réponse rapide et un peu crue : Pour marger comme des porcs !

avatar alexccross | 

Le problème vient du fait que les prix augmentent mais pas l'innovation et la qualité (ce qui ne veut pas dire que tout est mauvais) en tout cas pas au même rythme.
Apple post Jobs ne vise plus le "geek" ou le "hype" mais le luxe. Et tant que les riches chinois (et les autres) préférerons Apple aux autres marques cela ne changera pas.

avatar kewellz1983 | 

Pour les gens qui se plaignent du prix et des performances du Mac, qu'ils aillent voir chez la concurrence où le prix et les performances sont les seuls critères.

Je pense que les gens de Macg savent que l'OS et le Software est peut-être encore plus important que le Hardware.
Dans les années fin 90 ou début 2000, les PC avait le vent en poupe car les gens s'équipaient (sans savoir pourquoi) en ordinateurs. Le début des années 2010 c'était pareil mais pour les smartphones.
Aujourd'hui les gens ont tous des PC, smartphones ou tablettes.
Si Apple avait joué sur les prix et les performances et absolument pas sur l'expérience clientèle, aujourd'hui ils seraient en crise comme les autres marques.

Pourquoi selon vous monsieur et madame tout le monde irait changer son PC sous XP si celui-ci peut aller sur Facebook et consulter les mails ?
Mais peut-être que ce profil utilisateur achètera un Mac pour faire des super vidéos comme le fait le voisin sur Mac avec iMovie.

avatar cv21 | 

OK Apple ne peut pas concurrencer le marché du PC sur le seul critère du prix. Ca a été le cas durant une période et Apple a failli disparaître (possibilité d'utiliser OS 6, 7, 8 je ne sais plus avec des licences).

Cependant, la marque a franchi un seuil il y a peu de temps. Le taux de change ne semble pas tout expliquer car l'article évoque la même sensation aux Etats-Unis. L'expérience utilisateur reste à mon avis stable ancrée dans son époque, avec ses avantages et quelques contraintes dans le choix des applis et le cap de l'achat.

avatar lmouillart | 

Apple n'est pas en monopole, elle est même très loin de là.
Il existe moult solutions de constructeurs meilleures ou alternatives à chaque produit Apple.
Il est tout à fait possible d'utiliser un appareil Apple en satellite d'un écosystème tiers et de faire donc de cet écosystème ou d'un écosystème hétérogène le centre de sa vie numérique Pro/Perso.
Acheter Apple n'est ni un investissement, ni faire des économies, ça, c'est certain, ceci dit les prix sont libres et tant que les produits se vendent bien, c'est que le positionnement est plus que correct.

À partir de là, uniquement se plaindre que c'est trop cher et continuer à acheter des produits Apple, c'est assez curieux.

avatar polo55 | 

moi jusque la J'ai renouvelé mon iPhone tout les 2 ans et la cette année j'ai passé mon tour !
un petit conseil a ceux qui ont des actions apple ; revendez vite maintenant je pense que début 2016 elle va dévisser sérieusement !!!

avatar Moumou92 (non vérifié) | 

@polo55 :
Et bien moi je suis preneur de celles dont tu veux te débarrasser... Car je suis persuadé du contraire!

avatar JLG47_old | 

Les fluctuations du change Franc Dollars n'ont longtemps pas inquiété Apple. Que le dollars soit à 5 F ou à 10 F (car il a fluctué dans ces propositions), le prix était le même en France. le Dollars Apple (informatique d'ailleurs en général) était toujours à 10 F.
Il semble que depuis quelques temps, Apple soit plus regardant sur ce point.

avatar adixya | 

Si les ventes baissent, les prix baisseront aussi, suffit de voir le cas de l'Inde...
Bon, mais est ce que ça se produira en Europe ? Improbable les gens ont l'argent pour suivre, même si ca les fait grimacer.

avatar oomu | 

"Mais le fossé qui séparait autrefois iOS d’Android se réduit. L’enregistrement 4K n’est depuis longtemps plus une nouveauté chez Samsung ou LG. Les Live Photos ont été étrennées par HTC dès… 2013. Les appareils photo de certains smartphones chinois sont capables de faire au moins aussi bien que l’iPhone.

Si la concurrence a toujours un train de retard sur des innovations comme 3D Touch ou le processeur A9, toujours aussi véloce, il faut reconnaître que plusieurs smartphones se montrent tout à fait capables en termes de performances, de possibilités, voire d’expérience utilisateur.
"

baratin répété chaque année ("l'écart diminue hahahaha") qui ne change rien au fait, voir le confirme, qu'Apple conserve le fait qu'elle fabrique le meilleur appareil du moment, peu importe son prix

et que le public continue du coup d'acheter en masse peu importe son prix (manifestement cela n'a en rien gêné pour vendre une masse d'iphone 6s)

ca sera pareil pour un 7.

-
pour tout le reste, vous décrivez exactement ce que TOUT fabricant devrait faire (du mac à l'iphone) pour vendre autant tout en gagnant autant qu'Apple.

Même le mac, aussi cher soit il en ce moment, est le seul ordinateur grand public en croissance.

avatar lmouillart | 

"baratin répété chaque année ("l'écart diminue hahahaha") qui ne change rien au fait, voir le confirme, qu'Apple conserve le fait qu'elle fabrique le meilleur appareil du moment, peu importe son prix."

C'est faux, ce n'est souvent le cas que de septembre-octobre à mars-avril (période de sortie des nouveaux modèles Apple et période creuse chez la concurrence).

"Même le mac, aussi cher soit il en ce moment, est le seul ordinateur grand public en croissance."
C'est faux, sur Q3 2015 Dell l'est aussi. Concernant le marché des PC ont assiste à une convergence vers quelques gros acteurs (Dell, HP, Lenovo, Acer, peut être Asus) au détriment de la galaxie de plus petits constructeurs/assembleurs. Ces derniers trimestres il arrive que sur ces gros vendeurs et en Y2Y, les ventes sont en croissances, la tendance à long terme confirme d'ailleurs cette concentration et croissance sur quelques gros acteurs.

avatar oomu | 

@lmouillart

"C'est faux, ce n'est souvent le cas que de septembre-octobre à mars-avril (période de sortie des nouveaux modèles Apple et période creuse chez la concurrence)."

détail.

vous pinaillez là où mon point est:

"bouarf, cet article ne fait que répéter des lieux communs sur un Apple qui dépasse les bornes".

Le fait que le marché PC est en convergence est visible par tous. Dernier en date qui jette l'éponge: Toshiba.

avatar jazz678 | 

@alexccross :
Ah? Et quel serait le bon rythme selon toi?
A supposer que ton analyse sur le luxe soit fondée (ce dont je doute) qu'est-ce qui tu fais penser que seuls les riches chinois (et les autres) seraient attirés par ce luxe ? Curieux raisonnement...
Apple (y compris celle "post SJ) a des millions et des millions d'aficionados et je ne croient pas que tous soient aussi riches que tu le penses

avatar diegue | 

Il faut dire qu'Apple n'y met pas du sien ! NFC bloqué ! 1 seul port sur le MacBook ! iOS complètement fermé et iOS une horreur de complexité ! etc ...
Mais, pour voir et j'en avais envie depuis longtemps je voulais ré essayer Windows : j'ai acheté un Yoga Pro 3 à 30 % et, ... Windows, pourtant j'ai 10, ce n'est pas encore ça ! Lenteur, bugs, manque d'optimisation, etc .. Bon, j'ai eu mon "jouet", mais je ne suis pas prêt d'abandonner Apple.

avatar oomu | 

"Mais Apple a tendance à fâcher ses fidèles les plus zélés en continuant de gratter trois francs six sous sur le stockage ou la capacité de la batterie, au profit d’une finesse qui n’est pas forcément tout en haut dans la pile des demandes récurrentes des utilisateurs d’iPhone."

rappelez moi les ventes de iPhone 6 et 6s ?

avatar oomu | 

"Tout cela renforce une image élitiste… qui n’est d’ailleurs pas sans déplaire au constructeur."

non mais sérieusement ?

ça "renforce". Vous en êtes donc encore à l'amnésie en fin 2015 ?

Apple a durci, ajouté, blindé, sur-blindé, sur 30 couches d'acier trempé son "image" élitiste depuis 30 ans.

non mais heu, vous saviez que c'était déjà le propos tenu en 2000 dans les sites de technophiles ?

avatar poco | 

Tres bon Artivle, bravo. Bien développé, factuel, sans parti pris.
Pour ce qui est de dire qu'Apple suit la bonne voie (augmentation des ventes, marges énorme, hausse des prix etc...), je pense qu'il faudra y regarder à deux fois. L'image vraie ou fausse d'une société arrogante, qui se fout de ses clients etc... est sur le long terme une énorme erreur stratégique. Personne n'aime acheter les produits d'une telle Société. C'est se faire doublement passer pour un idiot (vis à vis de soi même et vis à vis des autres). Quand porter une AW ou avoir un iPhone vous fera passer pour un gogo, on verra la courbe des ventes. Surtout qu'une concurrence s'empressera d'occuper la niche et comme tout effet de mode le revers est très dur.

avatar Jacti | 

Vous, vous ne regardez pas les ventes des derniers iPhones sortis. Et ça sera encore plus pour les suivants. Votre raisonnement est contradictoire avec la réalité !

avatar poco | 

@ Jacti : Je ne sais pas si votre commentaire concerne le mien. Mais si c'est le cas, lisez bien. Je parle au futur, sur le long terme. Il est vrai qu'aujourd'hui Apple surfe sur une vague qui lui rapporte mais il ne faut pas oublier que cette dernière a ses origines dans un Apple moins arrogant, plus innovant et surtout construit autour d'une communautés d'afficionados qui étaient fiers de leur appartenance à ce "petit clan".

avatar patrick86 | 

@poco :

"mais il ne faut pas oublier que cette dernière a ses origines dans un Apple moins arrogant, plus innovant et surtout construit autour d'une communautés d'afficionados qui étaient fiers de leur appartenance à ce "petit clan"."

Cette Apple réservée à une "communautés d'aficionados" est un fantasme des aficionados — justement —, qui pour satisfaire leurs envies d'exclusivité et d'élitisme, se sont mis à croire cela à une période ou les produits Apple étaient encore assez "confidentiels" (par rapport à aujourd'hui).

Apple n'a jamais eu pour objectif de se contenter d'un "petit clan" d'utilisateurs éclairés, en tout cas pas l'Apple de Steve Jobs qui, rappelez-vous, avez la prétention de "changer le monde". Ce n'est certainement pas en restreignant vôtre marché à un petit clan d'aficionados que vous allez "changer le monde".

avatar poco | 

Tout à fait d'accord mais çà a été le socle sur lequel Apple a bati sa stratégie de conquête.

Se mettre à dos ses clients, si nombreux soient-ils, est la pire stratégie sur le long terme.

avatar Doctomac | 

Se mettre à dos qui ? Les quelques râleurs intemporels qui pleurnichent car Apple ne leur fait pas cadeaux.

Apple s'en contrefout !

avatar patrick86 | 

"Se mettre à dos ses clients, si nombreux soient-ils, est la pire stratégie sur le long terme."

quels clients ?

Quand on gère un business, il y a des fois des clients dont on est pas mécontent de se débarrasser.

Apple semble simplement ne pas avoir peur de perdre 1 client pour en gagner 10.

avatar feefee | 

@poco

"Il est vrai qu'aujourd'hui Apple surfe sur une vague qui lui rapporte mais il ne faut pas oublier que cette dernière a ses origines dans un Apple moins arrogant, plus innovant et surtout construit autour d'une communautés d'afficionados qui étaient fiers de leur appartenance à ce "petit clan"."

Tu analyses le problème à l'envers.
Certains afficionados (pas tous) l'étaient UNIQUEMENT par que c'était plus confidentiel, et donc pas GRAND PUBLIC, une manière de se démarquer s'en s'attacher précisément au produit.

Ca me fait penser au Cinema, certains refusent d'aller voir un film du moment où il fait un carton au Box Office dès la première semaine , ca dévalorise à leur yeux l’intérêt et la qualité éventuelle du film.

Si tout le monde va le voir c'est qu'il y a un loup quelque part c'est pas normal, la masse c'est MAAAAL

Donc c'est bien DEPUIS qu'Apple vend beaucoup qu'on a eu cette recrudescence de haineux de tous poils dont pas mal d'anciens qui aimaient surtout parce que pas distribué en masse...

avatar oomu | 

"Cette enceinte autonome et sans-fil développée et construite par le français Devialet est exceptionnelle par bien des aspects, mais aussi, et surtout par son prix : elle coûte en effet 2 000 $."

mais elle est exceptionnelle par bien des aspects (dixit vous même)

mais elle coute 2000

mais elle est exceptionnelle et cela par BIEN DES ASPECTS (dixit VOUS MEME)
mais elle coute 2000

oui mais PAR BIEN DES ASPECTS ELLE EST EXCEPTIONNELLEUH !

Bref, vous justifiez son prix

et vous confirmez que ce genre d'entreprise ont raison de foutre CE PRIX.

avatar cv21 | 

Etant possesseur de matériel hifi dont le coût neuf dépasse largement ce produit Devialet...Je souris un peu car le marché de la hifi est porté par le très haut de gamme (beaucoup trop à mon goût).

exemples:
http://www.hificine.com/focal-grande-utopia-iii-em/
http://www.hifilink.fr/categorie-produit/wilson-audio/

Ce genre de truc ne rentre pas chez moi et il y a beaucoup moins cher ! Si Apple veut devenir la première entreprise numérique de Luxe et non rester Premium tant pis.

A la différence d'Apple, il s'agit de produits parfois artisanaux. Certains modèles se vendent à quelques centaines d'exemplaires sur le marché français et c'est déjà une réussite. Soit, il existe des marques plus industrielles. La hifi "pure" a disparu des rayons. Il me semble donc difficile de comparer ces deux marchés. De plus, à part les appareils numériques, amplis et enceintes bien choisis peuvent apporter de la satisfaction durant 15 ou 20 ans voire plus. Pour l'informatique c'est plus dur.

Le seul lien avec Devialet semble être celui de l'innovation car même si je ne suis pas fan de leurs produits il faut reconnaître que leur capacité à inventer est remarquable.

avatar Jacti | 

Et il ne faut pas oublier les platines vinyls de qualité comme celle-ci à 30 000 euros : https://fr-fr.facebook.com/sonvideo/posts/10153137055676714.

avatar cv21 | 

@jacti
Désolé ! :)) A une certaine époque, j'ai commis l'erreur d'abandonner le vinyle pour le CD moins encombrant, moins difficiles d'accès et avec un rapport musicalité prix moins bon que le vinyle...Le casse tête se prolonge aujourd'hui avec la lecture des fichiers. C'est hyper pratique mais au final ca coûte cher pour avoir la musicalité d'une platine anglaise à 300 euros...

Pour revenir sur Devialet, ils font des prouesses techniques en matière d'ingénierie. Ils osent innover dans un monde de la hifi longtemps resté dans les années 70. A part la sortie de l'iphone lors du retour de Steve Jobs, Apple me semble moins innovant et Apple a beau jeu de profiter de l'image de ce constructeur dont j'apprécie la démarche et non les produits écoutés lors de démonstrations.

avatar oomu | 

"Du matériel plus performant, mais dont les prix resteront sans doute dans la lignée de leurs prédécesseurs, voire un peu moins cher pour certains (on pense au MacBook)."

HAHA...

avatar oomu | 

"Apple se coupe-t-elle des utilisateurs aux budgets serrés"

de toute évidence. Elle en a même rien à foutre. Tout dans son positionnement, ses pubs, ses magasins, ses prestations, etc le rappellent.

", ou ceux qui ne veulent pas s’endetter sur trois générations pour acheter un nouveau Mac ?"

vous exagérez. sortez les violons.

Dites le clair et net LA vérité qui vous reste en travers de la GORGE :

vous ne comprenez plus pourquoi foutre autant dans des bidules qui font BIP !

Admettez le: vous n'y voyez pas de raisons.

Ben je vous le dis: si vous n'en voyez pas, c'est ptet qu'il y en a pas !

A chacun ses priorités et attentes.

avatar comboss | 

Ils vont perdre très gros car la concurrence est devenu meilleurs, et les dépasse sur bien des points. Dommage moi qui était pro Apple ils ont réussi à me chasser !
C'est un peu comme la France tout compte fait, on tape sur la classe moyenne, et on fait fuir les entrepreneurs

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