L'Apple Watch, « première montre connectée moderne » pour Tim Cook

Stéphane Moussie |

À l'approche de la sortie de l'Apple Watch, le battage médiatique mené par les dirigeants de Cupertino continue. Tim Cook a accordé une longue interview à Fast Company dans laquelle il s'exprime notamment sur Steve Jobs, la fameuse montre et l'écosystème Apple.

La plaque de Steve Jobs toujours sur la porte de son bureau

Le bureau de Steve Jobs n'a pas changé depuis sa disparition. « Je voulais conserver son bureau exactement comme il était », témoigne Tim Cook qui s'est installé dans une autre pièce. « C'est une personne irremplaçable et je ne me sentais pas à l'aise d'aller dans ce bureau. Son ordinateur n'a donc pas bougé. » Il y a même toujours des dessins de ses enfants sur un tableau blanc, que sont venus voir Laurene Powell Jobs et Eve, sa fille.

Ce qui reste de Steve Jobs chez Apple, c'est aussi sa philosophie ; faire progresser les choses, ne pas accepter de rester au statu quo, et accorder le plus grand soin aux détails. Un héritage qui est transmis notamment par l'Apple University, une formation interne qui dispense différents cours, et le nouveau campus, estime Tim Cook.

Le grand anneau en cours de construction va permettre de rapprocher des employés actuellement éparpillés et ainsi d'améliorer la collaboration.

L'Apple Watch, « la première montre connectée qui compte »

Au sujet de l'Apple Watch, Tim Cook est — forcément — très optimiste et enthousiaste. Le fait que beaucoup de personnes se demandent à quoi elle peut bien servir ne l'inquiète pas. La sienne affiche toujours ses rendez-vous, l'heure, le jour, la température et le cours de l'action Apple.

Les gens ne savaient pas ce que c'était que d'avoir un iPod, et c'était encore plus le cas avec l'iPhone. L'iPad a été, lui, particulièrement sous le feu des critiques. Les gens se demandaient "Pourquoi aurions-nous besoin de ça ?" [...] Ce n'est que rétrospectivement que les gens ont pu voir leur valeur. L'Apple Watch sera peut-être reçue de la même façon.

Et le CEO d'expliquer que son entreprise ne se lance pas à l’aveuglette sur le marché des montres connectées. Elle a pris le temps d'évaluer le segment et de voir ce qu'elle pouvait y apporter — c'est d'ailleurs une approche héritée de l'ère Jobs.

Nous n'étions pas les premiers sur les lecteurs MP3 ; nous n'étions pas les premiers sur les tablettes ; nous n'étions pas les premiers sur les smartphones. Mais nous avons sans aucun doute sorti le premier smartphone moderne, et nous allons sortir la première montre connectée moderne — la première qui compte.

Ce qui différencie l'Apple Watch des autres montres connectées déjà disponibles, ce sont notamment ses nouveaux modes d'interaction, juge Tim Cook.

Sur un petit écran, vous avez besoin d'apporter une autre dimension à l'interface utilisateur. Il suffit de presser un peu plus fort (technologie Force Touch, ndr) et vous faites apparaître une autre interface qui était cachée. Cela rend l'écran plus grand qu'il ne l'est vraiment en quelque sorte.

La pression plus forte sert par exemple à afficher les différents cadrans disponibles.

Fast Company fait remarquer que le contexte du lancement n'est toutefois pas le même. Il y avait très peu d'attente autour de l'iPod en 2001 et Apple faisait toujours partie des outsiders à la sortie du premier iPhone. Contrairement à l'iPhone qui devait prendre 1 % du marché en un an, aucun objectif n'a été fixé pour l'Apple Watch, assure Tim Cook. « L'Apple Watch nécessite un iPhone 5, 6 ou 6 Plus, ce qui crée un plafond. Mais je pense que ça va bien fonctionner », déclare très prudemment le dirigeant.

Aller de l'avant, sans s'embarrasser du passé

Comment cette montre va-t-elle s'intégrer dans l'écosystème qui comprend déjà l'iPhone, l'iPad, le Mac et tous les services dans le nuage ? L'expérience utilisateur ne va-t-elle pas se fissurer à cause de toutes ces interfaces différentes ? Microsoft a eu le même problème, note Fast Company.

« Je n'accepte pas la comparaison avec Microsoft. Je pense que c'est totalement différent », répond le patron d'Apple.

Microsoft a rencontré un problème en partie parce qu'il ne voulait pas se défaire d'un héritage. Apple a toujours eu la discipline de prendre des décisions audacieuses pour aller de l'avant. Nous avons abandonné la disquette alors qu'elle était encore utilisée par de nombreuses personnes. [...] Certains de ces choix n'ont pas été appréciés pendant un certain temps. Mais vous devez être prêt à perdre de vue le rivage pour avancer. Nous fonctionnons toujours comme cela.

Et le tout nouveau MacBook en est la dernière preuve.


avatar debione | 

Il se trompe complètement le Tim, le gros problème n'est pas qu'on se demande ce qu'elle peut faire, on le sait, sous toutes les coutures... Et c'est bien là la grosse différence avec d'autre produits Apple dont on a pu se demander ce que l'on allait en faire (donc du coup acheter aussi juste pour voir).
La le plus gros problème, c'est justement que l'on sait exactement à quoi on aura affaire, et du coup, j'ai vu beaucoup de gens très intéressé avant de connaitre les caractéristiques et features, se désintéresser de la chose, justement parce ils arrivent parfaitement bien à imaginer ce que cela donnera...

En fait, ils doivent pas être si sûr de leur coup, Apple, quand ils ont un produit killer (je pense par exemple au dernier macpro) ils s'embarrassent pas de déclaration sur leurs produits en dehors des keynotes...

Si le CEO lui-même doit se muer en pute vendeuse, tel un commercial du premier échelon, c'est qu'il y a des doutes, de très gros doutes...

avatar oomu | 

"Si le CEO lui-même doit se muer en pute vendeuse, tel un commercial du premier échelon, c'est qu'il y a des doutes, de très gros doutes..."

hola du calme. Steve Jobs aussi défendait ses produits et leur raisons derrière.

-
par contre, je considère qu'il y a une différence de nature avec l'ipod:

l'ipod était CLAIR et NET : écouter de la musique dans des conditions nettement + cool qu'un baladeur sony ou les tentatives de Creative.

j'ai _immédiatement_ pensé au confort d'usage pour synchroniser via un chouette programme MAC et le fait de stocker beaucoup plus de musique avec une intéressante interface en "colonnes".
(la vue colonne était d'ailleurs un résultat de recherche académique pour bases de données. J'avais vu ça à l'époque dans des prototypes sous Nexstep.)

La montre à mon sens, son problème c'est que je ne vois pas de raison d'existence des montres (hormis comme superbe objet d'ingénierie et artisanat) à notre époque.

Si elle rendait l'iphone obsolète (genre fini, hop, + besoin de mobiles, zouuu) par une approche radicale et audacieuse, elle aurait divisé le public et fait s'arracher les cheveux des geeks, mais j'y aurais vu une pertinence.

avatar béber1 | 

"La montre à mon sens, son problème c'est que je ne vois pas de raison d'existence des montres (hormis comme superbe objet d'ingénierie et artisanat) à notre époque."

le problème des smartwatch actuelles,
c'est qu'elles sont en strapontin geek, et ornement techno le cul entre 2 chaises.

Elles sont toutes dans ce cas-là.
Apple semble profiter de cette phase intermédiaire obligatoire (ils ont décidé d'y aller) pour se positionner sur le futur marché du Luxe via la Montre. Pari osé

avatar béber1 | 

"La le plus gros problème, c'est justement que l'on sait exactement à quoi on aura affaire, et du coup, j'ai vu beaucoup de gens très intéressé avant de connaitre les caractéristiques et features, se désintéresser de la chose, justement parce ils arrivent parfaitement bien à imaginer ce que cela donnera…"

si la motivation d'achat devait réellement se baser sur la surprise d'un objet dont on se demanderait "ce qu'on peut faire avec…",
je ne donnerais pas cher de la viabilité d'un tel produit

Cela peut être un élément d'achat compulsif au début,
celui de la curiosité attisée par les coms et les effets/buzz médiatiques montées en mousse pour amorcer la pompe, mais sans fonctionnalités cela ne tiendrait pas sur la durée, ce qui est pourtant la base pour un produit qui doit représenter un nouveau secteur commercial (le wearcomputing) et une nouvelle gamme pour l'avenir.

Pour le coup, on serait dans les seuls effets marketings, "de modes" etc.

Quant à être sûr de son coup, même Jobs devait croiser les doigts, même s'il y croyait lui-même dur comme fer.
Il avait été assez désappointé quant aux réactions et à l'accueil mitigé autour de "son" iPad (vieux serpent de mer en ce qui le concernait).

Il y a toujours une part d'inconnue à tout lancement de produit à laquelle aucun dirigeant n'échappe.

Quant à là pute vendeuse,
c'est surtout le fait que Tim Cook est un pdg qui communique beaucoup plus que SJ, dans tous les domaines (voir ses déplacements en Allemagne, en Israel, etc)

Là où Jobs et ses chiens de garde cultivaient le trou-noir du secrêt,
Tim Cook essaie sans doute d'être plus en phase avec ce qui doit être, quelqu'un qui cause et qui aime parler de ce que sa boite va proposer de nouveau.

Tout change

avatar roccoyop | 

Je me dis que la communication est différente parce que le produit n'est plus un produit informatique, mais ça fait très mal de se dire que pour le prix de la montre t'as un Mac...

avatar debione | 

Au pire tu pourras toujours refondre l'acier et le revendre... Ah non ça marche qu'avec les modèles en or...

avatar oomu | 

je ne vous comprends pas.

pour le prix de la plus chère des apple watch edition on a plusieurs mac pro, mais quel est votre point ?

Vous vous étonnez qu'une montre puisse être aussi chère ?

ou peut être qu'un mac n'est pas assez cher ^_-

les modèles sports sont moins chers que des macs mais + cher que le + pourri des chromebooks, mais - cher qu'un airbus A380, mais + cher qu'une trottinette.

Il existe des monstres encore + chères. Pourquoi acheter des montres quand on peut acheter un Mac Pro ! :)

avatar debione | 

Absolument pas étonné qu'un produit horloger puissent atteindre ce prix, j'habite quand même en Suisse dans LA ville horlogère par excellence (bien que je ne travaille pas du tout dans ce domaine).
Mais justement, ce qui fait le prix d'une montre à 20k, c'est pas son poids en or... Mais par exemple que les aiguilles ont été posée à la main, par des ouvriers gagnant 5-6k minimum par mois...
La ce qui fait le prix, c'est pas le chinois à 250$ le mois, ni le mineur d'or @100$ le mois... Mais juste... le poids en or du bousin... Car en ce qui concerne la plus value de l'objet en lui même (le travail fait dessus) ben euh... C'est des robots qui chieront 1 millions de pièces par mois...

avatar Vanton | 

@debione :
Oh arrête ce qui fait le prix des montres suisses c'est l'image des montres suisses. Tu payes la marque, tu payes l'image. Ça se saurait si dans le luxe tout passait dans les matériaux et la main d'œuvre !

avatar debione | 

Ah ouais c'est sur entre une montre Suisse à 20k et l'Apple watch à 20K il n'y a pas de différence de main d'oeuvre... Fait un tour en Suisse, va faire un tour en chine, regarde le nombre d'heure de travail, et reviens causer de quelque chose dont tu connaîtra un tout petit peu quelque chose...

avatar Pommeduverger | 

@debione :

Je ne pense pas que l'Apple Watch édition soit produite en Chine honnêtement.

Je suis certain que c'est du made in USA.

avatar debione | 

cela m'étonnerais fortement qu'ils fassent produire leurs composant électroniques en double... Eventuellement l'usinage du boitier (à gros coup de cnc)....

avatar Vanton | 

@debione :
C'est ça on sait tous que Vuitton paye ses couturières 10 000€ par mois pour assembler des toiles plastifiées à 800€...

avatar debione | 

La bonne affaire... On te parle d'horloger suisse qui sont à minima payé 5k le mois, toi tu réponds :"Oui mais Vuitton...."
Vuitton fait dans l'horlogerie maintenant? Ou c'est juste une manière rhétorique de détourner le débat dans lequel tu racontes de la merde?

avatar feefee | 

@debione

Bon, pour les non initiés ca se résume comment au final ?

Les Horlogers Suisses margent à combien ?
C'est ça qui est important pour conclure ...
Plutôt que de vous friter :-)

avatar xx-os | 

Et moi, je suis spécialisé dans les montres suisse de luxe... et je peux te garantir qu'une IWC en acier par exemple à 7000 €, la même en or vaudra le double... c'est sûr qu'une Patek à 400 000 €, le pois l'or ne pèse pas grand chose quand au prix fini... et vue la massivité du boîtier de l'Apple Watch, ça ne m'étonne pas, ce genre de prix... Maintenant, c'est sûr que par rapport au prix du poids de l'or, tout le monde marge comme des gorets... les suisses les premiers...

avatar bigbenshadow | 

@oomu :
:)

avatar roccoyop | 

Je comparais une montre Apple à un Mac (Apple aussi donc).

C'est comme si Ferrari sortait une montre plus cher que la moins cher de ses bagnoles.

avatar Pommeduverger | 

@roccoyop :
C'est stupide comme comparaison ...

Parcequ'il y a en effet des montres qui coûtent plus cher que les plus cher des ordinateur sur la marché. Mais aucune montre ne peut être plus cher qu'une hypercar.

avatar debione | 

Ben si t'as pas les moyen de t'offrir une chopard à 25 millions, tu peux te rabattre sur Patek à 11 millions, à moins que tu ne sois vraiment qu'un petit bourgeois et opte pour le modèle à 5 millions...
Perso, je suis pauvre donc j'opterai pour la vacherin constantin à 1,5 million...

Les montres qui coutent le prix d'une hyper car (en 100 de K), il y en as bien plus que des modèles d'hypercar.
http://www.topito.com/top-10-des-montres-les-plus-cheres-du-monde

avatar béber1 | 

"...parce que le produit n'est plus un produit informatique"

détrompe-toi

avatar izoong | 

ce n'est plus un produit informatique il a raison. Tu pourras toujours essayer de coder sur une watch... Par contre un produit hitech de mode, oui là ok.

avatar béber1 | 

Je croyais que l'Informatique concernait -entr'autres- les ordinateurs, les systèmes embarqués, etc.

Pour moi, le WearComputing reste toujours et encore du domaine de la micro-informatique, mais dans son extension et son adaptation dans de multiples terminaux de tailles, de formes, d'applications utilitaires différentes, se recoupant ou étant complémentaires.

On semble dénier le statut de mini-ordinateur aux Smartwatchs, parce qu'elles sont pour le moment réduites à être des supplétifs de services à d'autres terminaux, mais ce n'est qu'une questions de temps.
Leurs système embarqué, tout autant que leurs applications logicielles vont s'étoffer avec le temps et les progrès techniques qui vont se succéder pour les rendre plus puissantes et performantes.

Leur "dépendance" actuelle devrait s'estomper pour devenir de vrais petits terminaux informatiques autonomes, interactifs (assistant personnel, vocal, mini-capteurs) et de communications.

Je ne sais pas s'il faut que l'on puisse coder dessus pour qu'ils (ou "elles" si on parle de "Smartwatches", terme impropre et ambigu selon moi, auquel je préfère largement celui de Terminaux-bracelets plus net et précis) aient leur statut d'appareil informatique, tout ce que je sais, c'est qu'ils embarquent déjà du code numérique pour les faire fonctionner et communiquer avec des réseaux ou d'autres terminaux.

Il traine des tas d'aprioris, qui tiennent essentiellement à la Mode, au statut d'objet de Luxe et d'apparat que représente la Montre de Luxe auquel Apple a décidé volontairement de couler le modèle commercial de son Apple Watch.

Je comprends les raison sous-jacentes (stratégies de positionnement commerciaux pour l'avenir), mais cela étant, cela crée une confusion regrettable entre les Montres et les Smartwatches qui ne sont pas des montres.

C'est pour cela que j'utilise le terme de Terminal-bracelet qui casse toute reference à la Montre classique, et qui spécifie mieux ce que sont ces nouveaux Wear-appareils.
Mais Apple a décidé de jouer à fond les codes et de brouiller les lectures, ceci afin de faire le pont avec le marché de la Montre de Luxe, et par là avec le monde du Luxe de demain.

Est-ce un bon choix, un pari audacieux et gagnant? c'est pas celui que j'aurais choisi.

avatar Vanton | 

@béber1 :
Je pense que pour revenir sur le poignet des gens l'objet connecté se doit d'être beau et rassurant. Apple répète en boucle que l'Apple watch est l'objet le plus personnel de la marque et je pense que c'est justifié. Le public ne veut pas porter un ordinateur à son poignet : c'est trop geek, pas assez plaisant. Par contre un bijou, personnalisable, c'est le parfait cheval de Troie de nos poignets.

Je ne serais pas surpris que ça évolue vers quelque chose d'un peu plus technique par la suite, quand la montre aura retrouvé sa place. Mais pour le moment le côté bijou me semble être un impératif absolu.

avatar béber1 | 

oui, c'est apparemment la point de vue qu'ils ont adopté, par transition progressive.

Neanmoins, je ne sais pas pourquoi,
mais attendre quelques années de plus pour présenter un bracelet avec écran courbé et tout le toutim du design épuré, galbé cintré, continu etc.
aurait fait son effet sans qu'il y ait répulsion.

avatar Vanton | 

@béber1 :
Mouais... Moi pour le coup je suis pas certain que j'aurais été preneur d'un bracelet trop technique au poignet. Alors que leur montre me tente, moins pour ses fonctions que son design d'ailleurs.

avatar béber1 | 

question de temps, on y viendra tous

avatar bnonyme | 

Le luxe est fait A LA MAIN, pas en série. Visiblement vous n'avez jamais visité l'atelier d'un horloger Suisse de renom (sans aller jusqu'à Patek, ne serait-ce que Zenith, IWC, etc) : rien n'est fait en série, tout est assemblé et peaufiné par des horlogers, cela c'est le luxe. Dans un autre domaine on peut prendre les voiture Morgan, entièrement faites à la main (production de 150 voitures par an...). Ce qui est fait en série pour une masse de clients, désolé ce n'est pas du luxe. Donc Apple essaie de vendre un objet commun (série) au prix d'un objet de luxe, soit, s'il y a des gogos pour acheter, pourquoi s'en priver. On peut aussi faire des marteaux en or et les vendre des fortunes, on peut essayer du moins, mais je serais sceptique sur la réussite d'un tel projet :-)

avatar béber1 | 

Cela dépend évidemment de la définition ou de la notion que l'on a du Luxe.

Pour les uns, ce sont les objets précieux (matières nobles, etc.) et rares (pièce unique ou d'un artisan/artiste unique, etc)

pour d'autres des objets de séries, faits plus ou moins en séries limitées (voir le Musée des Arts Déco), comme des voitures (Porsche, Ferrari,etc.), des bijoux de très hautes valeurs (or diamants, techniques sophistiquées, etc.) qui valent très chers et qui correspondent peu ou prou par leurs achats inconsidérés à l'autre notion attachée au Luxe, le "Superflu"
auquel on pourrait aussi ajouter l'Ostentatoire, cher et quasi inabordable pour le commun.

On peut aussi le lier à la notion de Confort et de Raffinement dans l'aménagement en architecture (marbres, pierre taillée, bassins, sanitaires d'exception, chauffage intégré,etc), en décoration (boiseries nobles, marqueteries, mobilier, vaisselle, cristalleries, etc)
bref, il n'y a pas une seule définition du Luxe mais plusieurs.

Par extension, il y a tout le pan commercial lié à la Beauté (cosmétiques, parfums, vêtements, maroquinerie, bijoux, Montres, etc…) qui s'est rattaché à la notion du Luxe.

Bien sûr, chacun trouvera la sienne et exclura le bien fondé des autres qui prétendent vouloir y accéder, sans en avoir les qualités requises.
Le Luxe s'oppose au trivial, au commun et au vulgaire, à l'inélégance et au sans-style.

Donc tout ce qui pourra toucher de près ou de loin le marché de masse sera exclu de fait pour certains

Mais c'est une définition classique qui volontairement ne semble pas vouloir tenir compte que tout change, les goûts comme les codes sociaux de représentation, et que lui-même a évolué dans le temps, parallèlement aux complexités sociales et à l'arrivée de la société de consommation.

Longtemps le Luxe -très lié avec l'Art d'ailleurs, l'un n'allant que très rarement sans l'autre- était le seul apanage des rois et aristocrates. C'est quand les sociétés se sont complexifiées pendant les empires antiques ou à la fin du moyen-age et au début de la Renaissance en Europe, avec l'arrivée des classes bourgeoises d'abord puis moyennes au 18e et 19e siècles, que le Luxe s'est "répandu" et s'est -si on veut employer un terme péjoratif aristocrate- "démocratisé", diffusé plus amplement en devenant accessible aux classes moyennement argentées ou aux nouveaux riches qui voulaient s'offrir à leur tour des biens d'exception.

La technologie, même si elle participait grandement à la fabrication des objets de Luxe, n'a souvent été perçue que comme un élément composite, supplémentaire dans la valeur Luxe d'un objet, sauf peut-être là où elle se remarquait le plus ou était un élément même de sa raison d'être, comme pour les meubles à cachettes ou développements complexes, l'horlogerie…

Mais avec l'arrivée des nouvelles technologies, la numérisation croissante de la vie quotidienne et les exigences progressives d'un certain fonctionnalisme, on peut remarquer que la Technologie, anciennement annexe, devient un élément de plus en plus important dans la valeur ou dans la notion que l'on se fait du Luxe. Notamment en doublant un objet esthétique de fonctions utiles et interactives, ajoutant ainsi une dimension "intérieure magique" à l'objet.

Les perceptions changent, les nouvelles technologies donnent l'illusion d'abolir le Temps et l'Espace, en obtenant des résultats d'un clic. Le rapport comme la dépendance aux choses matérielles sont en complets bouleversements et tendent à être moins prégnants que par le passé.
Et donc le rapport même aux objets qui durent, comme la maison, les meubles, les bijoux, les habits, etc. devient plus relatif qu'auparavant. La transmission aux générations ne se fait plus sur des biens matériels à amasser en vu d'être légués. On veut plus d'immédiateté, de plaisir sur l'instant, donc d'achat impulsifs (Est-ce un erreur, c'est un autre problème). On veut de l'utile, du pratique autant que de l'agréable et du plaisant.

Bientôt, ce ne seront plus seulement les factures, apparences et compositions nobles qui suffiront à définir un objet luxueux, mais tout un tas d'autres dimensions addictives, du design ergonomique aux fonctionnalités indispensables

Cela peut sembler totalement étranger à l'affaire, voire une hérésie,
un non-sens avec ce qu'est vraiment le vrai Luxe… ou un glissement de valeur vers autre chose comme une perte, ou une confusion des valeurs momentanée vers le fonctionnalisme…

Quoi qu'il en soit, combien d'artistes ou d'esthètes du passé seraient fascinés par de tels appareils, summum de sciences intégrées et accumulées, et combien leur possession leur paraitrait un "Luxe" comparée à celle d'un magnifique bijoux.
Leonard serait fou

avatar bnonyme | 

bla bla bla que tout cela, verbiage pseudo historique pour justifier la barbarie actuelle. J'ai lu sur ce forum certains commentaires qui disaient en gros que les montres mécaniques étaient des trucs de papy, tout comme la musique de Bach ou de Mozart je suppose :-)
Non, l'ignorance de l'histoire humaine et des merveilles qu'elle a engendré règne en maître, d'où l'adoration de la pacotille. Comment savoir que telle ou telle chose à de la valeur si on ignore la majorité des merveilles que l'espèce humaine a créée au cours des siècles ? Mais la jeunesse c'est cela, croire à ses propres certitudes. Il faut attendre de vieillir pour s'apercevoir que la seule chose que l'on sait c'est qu'on ne sait rien.

avatar SIMOMAX1512 | 

Il reprend simplement le rôle que jouait SJ de super vendeur, Apple veut assurer le succès de sa montre et met tous les ingrédients pour, vous voudriez qu'Apple n'en parle pas, la sorte sans pub sans rien ?

avatar bigbenshadow | 

@SIMOMAX1512 :
+1 !!!!! :)

avatar bsquared | 

Je ne suis pas d'accord avec les propos de Cook également.
Lors de la présentation de l'iPhone ma réaction a été de dire : P.tain pais il est énorme ce téléphone! Le produit était tellement excitant que je l'avais fait venir des états-unis à l'époque.

Pour l'iPod c'était pareil : à l'époque le principe de la roulette tactile rendait la recherche de morceaux hyper rapide, c'était réellement enthousiasmant!

Aujourd'hui l'Apple Watch n'éveille en moi aucune excitation, pas même un frémissement. L'interface ne semble rien apporter. Je sais que je ne l'ai pas manipulé encore, mais l'interface de l'iphone et de l'ipod était tellement novatrice que juste en vidéo on savait que ça changerait tout, on en voulait un!

Je parle de moi mais je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas. Et je pense que cela est encore plus vrai à mon avis pour ceux qui suivent apple depuis un certain temps déjà.

Personnellement je n'aime pas la nouvelle tournure que prennent les produits Apple. Les derniers systèmes sont les plus buggés que j'ai eut en 15 ans de produits Apple. Et je parle d'iOS ET de Yosemite. Mon iphone et mon macbook pro sont réellement devenu pénibles à utiliser. Alors je sais que la concurrence est buggée également, mais un téléphone vendu 1000 euros doit juste être parfait à mon sens, pas une ébauche. Et je ne parle pas des nouveaux Macs, c'est juste prendre les utilisateurs pour des cons leur RAM/Disque durs non évolutifs... j'aimais le fait que mon Mac me durait plusieurs années! Et en l'upgradant on le revendait bien...

Bref! C'était mon coup de gueule de l'aprem!

Bonne fin de journée! :)

avatar Ast2001 | 

Oui, j'ai eu aussi vu dans la présentation du premier iPhone une sorte de moment de grâce où une société était arrivé à rendre évident un produit. Evident au sens que tout le monde avait envie de l'acheter. Le tout par la combinaison d'un design, d'une interface, d'une intégration que je n'ai jamais retrouvé aussi fort par la suite. Le tout appuyé par un super vendeur, un formidable raconteur d'histoires.

Bon, j'ose à peine dire que j'ai trouvé un autre produit qui m'a procuré la même envie d'achat compulsif quand je l'ai vu: ma Moto 360 :-D

avatar Vanton | 

@Ast2001 :
Faut arrêter deux minutes... Quand l'iPhone a été présenté il était à des années lumière de la concurrence en termes de performances et de fonctions. L'appareil photo était à chier, il ne recevait pas les mms, il ne comportait aucun jeu, pas de copier coller, pas de 3G, pas de visio, pas moyen de mettre sa musique en sonnerie, etc... Et il était énorme !!! Tout le monde le trouvait bien trop gros, s'en moquait.

Un pote de promo colombien qui passait par NY en avait ramené un en France à la rentrée de septembre, quasi 2 mois avant sa sortie chez nous. On avait joué avec, on en faisait le tour en 10min. Il était extrêmement limité.

Ce qui a fait sa force à l'époque c'est l'intelligence de son interface et le soin apporté à sa présentation. Mais il a fallu attendre l'arrivée de l'app store et de nombreuses fonctions apportées par les mises à jour d'iOS pour en faire un produit vraiment enthousiasmant.

Mais le premier modèle a laissé un monde fou indifférent.

avatar bigbenshadow | 

@bsquared :
Ça dépend pour qui !!!! Moi j'ai l excitation !!!!! Et je dois pas être le seul

avatar taigebu | 

Encore une fois le potentiel de l'Apple Watch reste dépendant de ce que les développeurs en feront ! Tout comme ça a été le cas à la sortie de l'iPad ...

avatar béber1 | 

oui,
ce sont les diverses fonctionnalités qui feront sa vraie utilité, et donc son intérêt commercial.

Si l'iPhone n'avait pas été le terminal mobile qu'il a été, grâce à des fonctionnalités geeks (serveur apache, telecommande drone), des jeux, des apps dingues, etc.
il n'aurait pas connu le succès qu'on lui connait

avatar robertodino | 

Steve Jobs n'avait pas besoin de faire le tour des médias pour nous faire comprendre et aimer les produits Apple.

Ma réaction lors de la Keynote pour l'iPhone: "Oh pu.... de bon Dieu de m.... Je veux ce truc! JE LE VEUX!!!!"

Ma réaction lors de la présentation de l'Apple Watch: "Mhhh, cool, ok, bof, ça va améliorer mon quotidien?....

avatar bigbenshadow | 

@robertodino :
On peut en dire autant des montres connectées de la concurrence non ?? Elle change rien au quotidien ...

avatar oomu | 

La pratique d'Apple de donner des interviews lors de la sortie d'un nouveau produit majeur n'est pas nouvelle

Steve Jobs fit de même avec ipod et iphone.

avatar béber1 | 

sauf que pour l'iPhone, ce fut bouche-cousue jusqu'à la keynote.

C'est semble-t-il une pratique de référence qui assure la qualité d'un produit par la suite

avatar warmac33 | 

"L'iPad a été, lui, particulièrement sous le feu des critiques. Les gens se demandaient "Pourquoi aurions-nous besoin de ça ?" "

Alors ça ça me rassure pas pour l'AW, parce que entre mon iMac (dans mon bureau), mon MacBook pro (pour naviguer dans la maison), mon netbook (sous ubuntu, pour mes voyages perso ou prof) et mon androphone de 5 pouces (pour tout le temps et partout), j'ai toujours pas trouvé de réponse à cette question !

avatar izoong | 

contrairement à d'autres centaines de millions de gens.

avatar warmac33 | 

@ izoong
windows 95 a été utilisé par combien de personnes ?

avatar PiRMeZuR | 

À tous les déçus, vous êtes probablement atteint de la plus triste des maladies : vous avez mûri.

avatar luther16 | 

@PiRMeZuR :
Hahahaha t'as trop raison !

Perso j'attends avec impatience cette montre !

avatar bsquared | 

Oui.... Mais non! Je reste tjs comme un gamin lorsqu'un produit est réellement innovant, excitant sort! A titre d'exemple la huawei Watch m'a beaucoup plus excité que l'Apple Watch... Au moins elle a de la gueule! Mais pour le moment le monde des montres connectées est trop jeune et doit, je pense, encore mûrir lui pour le coup! L'interface n'est pas idéale et je suis de près ce qu'il se passe et sauterais le pas le jour ou un constructeur sortira l'interface qui "WOW!"...

avatar andr3 | 

Mûri peut être ... Perdu son émerveillement d'enfant sûrement ...

Mon processus Apple Watch est inverse ... Au début bof, que faire avec ce bidule ... Le temps a passé et je me dis "Ben pourquoi pas si elle peut m'aider dans mes activités quotidiennes, voir mes notifications, déverrouiller mon Mac comme le fait MacID for iOS, ..." et si en plus elle est belle alors pourquoi pas ...

avatar Orion | 

Pour ma part je vois ça comme ça :

Apple a élargi sa clientèle avec ses "objets de poche" (iPod, iPhone) et cherche à vendre un nouveau truc à ces clients-ci (qui ne sont plus seulement les utilisateurs des glorieux G3, comme moi).

Le but c'est le chiffre pas spécialement de révolutionner un marché. Continuer de vendre à ses "nouveaux" clients et continuer la croisade de l'évangélisation et de la fidélisation.

Autant pour l'iPad j'étais sceptique et je trouve finalement que c'est une excellente idée (ne serait-ce que pour les gens qui n'apprécient pas les ordinateurs).

Autant j'ai aimé l'iPod Classic pour sa capacité de stockage (j'en ai acheté un de remplacement avant sa mort officielle parce que payer des clouds pour la musique non merci), autant l'iPhone m'a laissé (et continue de me laisser) froid - ne serait-ce que pour l'usage que j'en ferais, son prix et son côté fragile tout en verre… bof bof)… alors maintenant une montre… moui.
Déjà il faudrait (dans mon cas) avoir envie d'acheter un iPhone et envie de porter une montre…

Le truc c'est que je ne porte plus de montre depuis un moment et que mon smartphone fait usage de montre, que je suis devant un ordinateur toute la journée vu que je suis graphiste/Web manager, j'ai surtout envie d'objets qui me foutent la paix. Juste les utiliser quand j'en ai vraiment besoin.

Avoir un objet au poignet pour me dire que j'ai reçu un appel sur l'appareil que j'ai 10cm plus loin, dans la poche de mon pantalon (ah oui, j'oubliais, les nouveaux iPhones et les poches faut éviter)… Savoir que mon cœur bât à tant de pulsations ou que j'ai 15 mètres à faire pour aller à la boulangerie…

Bref quand j'ai vu la présentation de la montre j'ai baillé. Je n'étais pas curieux comme pour l'iPad, ni enthousiaste comme pour l'iPod, ou envieux comme l'iMac 27" (produits que j'ai acquis), non j'étais juste en train de me dire (comme Jérôme Bonaldi dans le direct sur 01net) : qu'est-ce qu'on en a à faire d'un objet connecté de plus… se faire surveiller plus ? s'observer plus ? se faire admirer plus ? savoir comment va ma prostate ?

C'est quoi le besoin qu'ils vont inventer cette fois-ci pour vendre ce machin (même pas rond) ?

Non, croyez-moi, j'ai passé l'âge de ces conneries.

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