Détails sur la bio de Jonathan Ive aujourd'hui en vente

Florian Innocente |

La biographie sur Jonathan Ive est en vente. Cet ouvrage écrit par Leander Kahney, le fondateur du site Cult of Mac, aujourd'hui chez Wired, s'intéresse au patron du design depuis son enfance jusqu'à ses grands faits d'armes et son influence chez Apple.

Fils d'artisan, pour son père, et de psychothérapeute, pour sa mère, Ive est né en Angleterre en 1967 (46 ans). Lors des fêtes de Noël, alors que l'atelier était vide de tout employé, son père avait pour habitude de lui laisser carte blanche pour y faire ce qu'il voulait. La seule condition était que son fils devait préalablement dessiner l'objet qu'il voulait réaliser. À l'âge de 13 ans, il avait déjà cette envie, plus tard, de « dessiner et fabriquer des choses », sans que cela soit beaucoup plus précis dans son esprit, mais le pli était pris.

Sorti de l'université de Northumbria de Newcastle, dans le nord du pays, avec une formation en design industriel, Ive découvrit le Mac en 1987. Cela eut l'effet d'une révélation, au point qu'il s'intéressa ensuite à l'entreprise Apple, ses valeurs, son fonctionnement, son approche des produits.

Travaillant dans un petit studio de design en Angleterre baptisé Tangerine, Ive fut repéré par le patron du design d'Apple à l'époque : Bob Brunner. On était au tout début des années 90, Jobs était parti depuis longtemps, occupé chez NeXT et Pixar, Sculley dirigeait Apple. Brunner commissionna Tangerine pour travailler sur des idées autour de produits mobiles (projet Juggernault). De fil en aiguille, Ive finit par intégrer Apple et il succédera à Brunner, en 1995, deux ans avant le retour de Steve Jobs. Brunner avait mis en place une philosophie chez Apple où le design avait pris l'ascendant sur l'ingénierie, les designers travaillaient sur le long terme au niveau de l'évolution des produits et les nouvelles directions à prendre.

Le stylo dessiné pour le japonais Zebra en 1986 - crédit Apple Design - Paul Kunkel/Rick Ennglish

Jonathan Ive travailla d'abord sur une nouvelle version du Newton. Il mit au point un nouveau principe de châssis pour les écrans cathodiques d'Apple, permettant d'utiliser la même partie arrière et intermédiaire et de ne changer que la face avant en fonction de la diagonale de l'écran.

L'ouvrage de Leander Kahney détaille cette montée en puissance de Jonathan Ive au sein d'Apple, au travers d'idées apportées par le designer pour la réalisation de produits. Apple évolua aussi dans sa pratique, qui consistait à s'appuyer sur des pointures du design à l'extérieur de l'entreprise pour travailler sur de nouveaux concepts. L'entreprise réalisa qu'elle avait justement quelques talents en interne…

Projet Juggernault, une commande d'Apple pour le studio Tangerine cofondé par Ive
- crédit Apple Design - Paul Kunkel/Rick Ennglish

Le 9 juillet 1997, Jobs fit son véritable retour chez Apple, passant du statut de conseiller spécial du PDG Gil Amelio, à celui de patron par intérim. Amelio venait d'annoncer son départ devant quelques douzaines de hauts responsables de la société. L'ancien patron sorti, Jobs prit la parole et lança « Dites-moi ce qui cloche ici. » et de répondre dans la foulée « Ce sont les produits. Les produits sont nuls. Il n'y a plus de sexe ».

Jonathan Ive se vit démissionner et repartir en Angleterre avec sa famille. Puis Jobs dit quelque chose, à propos du besoin d'Apple de revenir à ses racines « Je me souviens très bien d'avoir entendu Steve annoncer que notre objectif n'était pas de faire de l'argent, mais de faire de super produits. Que les décisions basées sur cette philosophie sont fondamentalement différentes de ce celles qui prévalaient ces dernières années chez Apple ».

Pour autant, Jobs ne réalisa pas immédiatement qu'il avait une équipe prête à répondre à ce challenge en interne. Le studio de design avait été volontairement éloigné du campus par Brunner et cela joua en sa défaveur au départ. Initialement, Jobs envisageait de solliciter des stars du design, des célébrités comme Esslinger (qui avait travaillé pour NeXT), Sapper (le ThinkPad), Giugiaro (incontournable dans l'automobile et déjà sollicité par le passé) ou Sotsass (fameux pour ses produits pour Olivetti). Ive fit alors valoir les compétences de son équipe en rassemblant leur travail dans une brochure, notamment avec l'eMate qui empruntait une toute nouvelle direction de style basé sur la transparence. Jobs, allant dans les bureaux de l'équipe, y découvrit plusieurs ébauches de produits que la précédente direction avait été trop timide pour faire avancer.

Jobs accorda en définitive sa confiance à Ive et le plaça sous la direction de Jon Rubinstein, ce qui évolua ensuite en une complète autonomie du studio design. Jobs y mit toutefois de l'ordre. Car sous la direction encore inexpérimentée d’Ive, les designers travaillaient dans un « joyeux bordel » avec des projets partant dans plusieurs directions différentes.

Jobs insista pour qu'ils se concentrent sur une matrice simplifiée de produits, le fameux carré à quatre cases. Il déclara comme premier objectif de réinventer l'ordinateur personnel « Ma fille va entrer à l'université, j'ai regardé tout ce qui existe et il n'y a que de la merde. Il y a une véritable opportunité. Notre objectif dorénavant est de fabriquer un ordinateur pour Internet ». Ce qui devint le premier iMac.

Le livre fourmille d'anecdotes, alimentées pour bonne partie par un ancien de l'équipe de design, Douglas Satzger (passé par Palm avant Apple et aujourd'hui VP design industriel d'Intel). On suit par exemple les relations conflictuelles entre Ive et Rubinstein. À une occasion, le premier souhaitait que les vis des poignées du Power Mac G4 soient d'une forme et d'une finition particulière, le second n'en voulait pas au vu du coût et des délais que cela impliquerait. Ive s'en remit à Jobs, contournant Rubinstein, et obtint gain de cause.

Ive et Rubinstein

Le groupe de design, avec Ive, sous la direction de Jobs, devint progressivement une force à part entière dans Apple, comme le résume une ancienne salariée « La principale chose que vous devez comprendre à propos de la manière de travailler avec le groupe design, c'est qu'il est inenvisageable de leur dire non. Même si ce qu'ils voulaient faire semblait cher, ridicule ou même impossible, il fallait le faire… quoi que cela implique ».

Le Cube par exemple fut un échec commercial - à peine 150 000 unités vendues - et stoppé au bout de quelque mois, mais il donna l'occasion à Apple d'explorer nombre de terrains. Dans la miniaturisation, l'emploi de matériaux plastiques, métalliques et de techniques de moulage réservées jusque-là à de petites séries, mais qui se retrouveraient plus tard exploitées pour une production de masse avec l'iMac G4 et son châssis en demi-sphère, les iPad, les MacBook…

Leander Kahney, qui n'a pas eu de contact direct avec Jonathan Ive pour l'écriture de ce livre, décrit aussi le studio de design et son ambiance. Avec sa cuisine qui fait office d'espace de brainstorming ; le bureau de Ive de la forme d'un cube de verre de 3 m sur 3 m, dépourvu de tout ornement particulier, seulement une table de son ami designer Marc Newson faite sur mesure et d'une chaise Supporto de Fred Scott.

Quatre larges tables en bois - qui ont servi de modèle aux Apple Store - servent à présenter et discuter des prototypes. Une table pour chaque gamme de produits en cours. Une salle adjacente est équipée en différentes machines à commande numérique pour du prototypage rapide. Les designers travaillent dans un open space « chaotique » baigné de musique. « Dans tous ces espaces ouverts, c'est si calme qu'il est vraiment facile d'entendre ce que se disent les gens. Lorsque Steve Jobs était là, nous montions la musique de manière à ce que sa voix porte uniquement vers son interlocuteur. Vous ne pouviez vraiment pas entendre ce qu'il disait », se souvient Satzger qui décrit longuement les séances de travail et l'organisation du studio.

« Un grand nombre de croquis est réalisé durant ces séances hebdomadaires. À la fin du remue-méninges, Jony va parfois demander à tout le monde autour de la table de faire une photocopie de leurs carnets de croquis et donner les pages au designer responsable du projet en cours. Jony ira ensuite s'asseoir avec lui et passer en revue attentivement chacune des pages. Le responsable et ses deux adjoints feront de même pour voir comment intégrer les nouvelles idées. »

Le livre raconte une autre anecdote, qui fait écho à l'actualité du Mac Pro. Autour de 2004, Tim Cook, alors directeur des opérations d'Apple, avait imposé comme objectif de faire fabriquer aux États-Unis le futur Mac mini. Un fournisseur américain, spécialisé dans le traitement et l'extrusion de l'aluminium, fut sélectionné. Après plusieurs mois, cette entreprise fut toutefois incapable de fournir un seul exemplaire répondant aux critères d'Apple. A défaut d'un plan B et alors que la date de lancement approchait à grands pas, Apple remisa l'idée de son Mac américain se tourna vers la Chine et Foxconn.

Autre petit exemple, la conception du loquet de fermeture des Power Mac G5/Mac Pro. Contrairement à l'anneau des modèles G3/G4 apposé sur la porte latérale, il s'agissait cette fois de dispenser la paroi de la machine de tout mécanisme visible. Satzger suggéra de déporter ce loquet au dos de la machine, s'inspirant ainsi des poignées de certains coffres de voitures que l'on ne voit pas de l'extérieur.

Il est raconté aussi que le multitouch était une notion assez peu connue au départ dans l'équipe de design. C'est à la suite d'une démonstration par des ingénieurs d'Apple que Ive fut époustouflé. Les développeurs avaient utilisé un écran de la taille d'une table de ping-pong, avec un projecteur envoyant l'image d'un Mac et un système pour détecter les mouvements des mains des intervenants.

Jonathan Ive voulut absolument montrer cela à Jobs, mais il le fit en privé, de manière à gagner doucement le patron d'Apple à son point de vue sur cette technique qu'il jugeait révolutionnaire. Au bout d'une semaine, deux ingénieurs de haut vol d'Apple réussirent, sur demande de Jobs, à réduire ce dispositif à la taille d'un gros prototype de tablette, à savoir un écran de MacBook 12" branché à un Power Mac.

Le livre recèle encore de nombreux exemples sur la mécanique du design chez Apple. Certaines histoires sont connues, d'autre peu ou pas, et cela forme un concentré assez intéressant de cette facette d'Apple à la fois connue et empreinte de nombreux mystères.

“Jony Ive - The Genius Behind Apple’s Greatest Products” (288 pages) est en anglais, un éditeur français en a obtenu les droits pour une traduction et une parution début 2014. Il est actuellement en vente chez Amazon : 21€ en papier ou 15€ sur Kindle et à partir de ce lundi 18 novembre sur l'iBookstore : 13€.

avatar Madalvée | 

Ça donne envie de le lire, même si je ne suis pas fan des bios de personnes vivantes car i manque des chapitres. Il est encore jeune, non !
Le design du Newton a mal vieilli.

Je ne savais pas que la prise de contact avec Steve Jobs avait été si difficile, il s'en est fallu de peu pour que l'histoire soit changée.

avatar Bruno de Malaisie | 

C'est la première fois que j'entends parler de ce Brunner.
Ce bonhomme a été très important dans ce que Apple est devenu....

avatar Ipadhenry97 | 

HS. comment s'inscrire au club macgé depuis iPad ?

avatar Bruno de Malaisie | 

http://youtu.be/GqJVHe6LN4E

avatar Henrifou | 

Les hommes de qualité sont-ils devenus si rares pour que l'on s'intéresse maintenant à la biographie d'employés d'entreprises commerciales qui fait certes de belles choses, mais qui ne reste que des produits ?

avatar oomu | 

l'ingénierie, l'industrie, le travail bien fait, les gens qui ont apporté à leur domaine, tout cela est important.

Ce sont des "produits", donc des outils, des appareils vendus massivement, c'est important.

De plus je ne comprends pas votre ton : oui c'est noble. Le travail et l'excellence sont nobles. Je suis ingénieur, ce sont ces gens qui ont constamment travaillé et démontré par leur travail leur valeur qui ont mon respect. L'ingénierie est belle.

Cela ne m'interdit pas de sortir aussi du cadre de l'ingénierie et aller dans l'activisme (Aaron Swartz), politique (Larry Lessig) ou artistique (Hayao Miyazaki).

Globalement je respecte les gens qui lâchent jamais rien.

-
"d'employés d'entreprises commerciales"

- employé: cela est respectable. Le Travail est respectable.
- entreprise: une entreprise est respectable. C'est un groupe de personnes travaillant sur des projets pour en vivre. Nombre de gens sont passionnés par leur domaine et en vivre financièrement permet de continuer.
- commercial: le commerce est respectable. échange de valeurs.

Que vous ne voyez que le dévoiement est malheureux. Je m'intéresse à ceux qui par passion ou intégrité fournissent le meilleur. Tant pis pour les autres.

avatar Henrifou | 

Vous êtes hors sujet. Avez-vous vraiment compris mon commentaire ? Je ne suis pas en train de dénigrer la valeur d’un travail fait honnêtement, quel que soit ce travail. Je ne suis pas non plus en train de juger de la qualité de celui de Jonathan Ive.

Je ne fais que m’interroger sur la pertinence de publier une telle biographie. Si un livre sur le design vu par Jonathan Ive, ou encore sur les techniques de management appliquées à son équipe était sorti, j'aurais pu comprendre. De par l’expérience de l’homme et ses succès, cela aurait pu être pertinent ou utile. Mais là, on parle d’une biographie ! Normalement l’histoire de la vie d’une personne si exceptionnelle qu’elle mérite d’être contée. Jonathan Ive a beau être doué dans son domaine, son apport à l’humanité est-il si incroyable qu’on ait besoin d’écrire son histoire ? Parce qu’il travaille dans une entreprise d’informatique ?

Cela me fait penser à ces personnes qui voulaient ériger une statue à la gloire de Steve Jobs. Arrêtons ! Ces personnes étaient peut-être très douées et même visionnaires, mais oui, je le répète, ce ne sont que des produits. Remettons un peu les choses en perspective. Faudrait-il sortir la biographie de la personne qui a conçu mon aspirateur, même s'il est très beau, et que des milliards de personnes sur la planète se servent d'un aspirateur ? Ces appareils sont certes utiles (quoique pour certains), mais rendent-ils les gens plus heureux  pour autant ? Rendent-ils la société plus juste ? Sont-ils si indispensables que nous ne pourrions vivre sans ?

Je sais bien qu’à notre époque d’hyper consommation, on voudrait nous faire croire que consommer, c’est être heureux. Et ce n’est pas un hasard si des personnes comme Steve Jobs sont adulées. Aux États-Unis, nation de marchands par excellence, l’argent et le commerce ont été érigés en valeurs absolues. Et dans ce contexte, les Steve Jobs, Bill Gates, Mark Zuckerberg et j’en passe sont considérés comme les nouveaux héros de ces temps « modernes ».

Je terminerai en disant ceci, car votre naïveté mélangée de poncifs en tout genre me sidère :

L’ingénierie est-elle belle lorsqu’elle conçoit des produits dont la durée de vie est de plus en plus courte ? L’ingénierie est-elle belle lorsque les produits tombent en panne deux jours après la fin de la garantie ? L’ingénierie est-elle belle lorsqu’elle conçoit les produits de telle manière qu’ils ne puissent être réparés ? L’ingénierie est-elle belle lorsqu’elle conçoit des produits avec des matériaux dangereux non recyclables qui iront se répandre dans les champs, les nappes phréatiques, les océans ?

Les entreprises sont-elles respectables lorsqu’elles ne s’intéressent qu’aux profits au détriment de l’humanité ? Les entreprises sont-elles respectables lorsqu’elles traitent les employés comme du jetable ? Les entreprises sont-elles respectables lorsqu’elles se délocalisent pour exploiter toujours plus les hommes et se faire toujours plus d’argent ? Les entreprises sont-elles respectables lorsqu’elles pillent les ressources limitées de notre planète et la polluent ?

Le commercial est-il respectable lorsqu’il exploite les moins bien lotis de notre planète au profit de certains ? Le commercial est-il respectable lorsqu’il augmente les inégalités ? Le commercial est-il respectable lorsqu’il pousse en avant les lois qui serviront son intérêt au détriment de l’intérêt commun ?

Je suis conscient que tout le monde n'est pas à mettre dans le même panier, mais ce que vous décrivez est bien loin du compte et bien naïf.

avatar macfly16 | 

"Ce ne sont que des produits " Ouais, est on passe la moitié de notre vie devant ! C'est pas comme un aspirateur ! Et puis cela te permet de t'exprimer verbalement via une interface le + neutre et intuitif possible comme le veux Sir JI. Et comme cela tu peux débiter des phrases hautement intellectuelle comme "Je terminerai en disant ceci, car votre naïveté mélangée de poncifs en tout genre me sidère" et je rajouterai prdr !

avatar oomu | 

lu, c'est bien + intéressant

mais il y a trop d'exagération et aigreur.

et non, les appareils n'ont pas une durée de vie de plus en plus courte (j'ai connu la micro informatique des années 80)

par contre, y a une grande diversité des prix et offres maintenant : oui y a des produits fragiles qu'on avait pas avant, mais leur prix est sans comparaison avec les fortunes d'avant.

Et sincèrement, sur l'ensemble, la qualité a augmenté pour un cout nettement plus bas. Les machines sont accessibles de nos jours et fonctionnels pour des années.

Contrairement à il y a 20 ans.

-
Le couplet sur les entreprises, je veux bien croire qu'on vive dans l'Enfer Sur Terre subitement depuis votre naissance (ou prise de conscience)

mais non, ce propos est vieux, il n'est pas forcément faux, mais mon point est: CE N'EST PAS NEUF. La Fin du monde n'est pas maintenant ou plus exactement, elle ne vous a pas attendu.

C'est le discours du "tout va mal maAAAAAaiintenant" que j'oppose, le "maintenant".

"Je terminerai en disant ceci, car votre naïveté mélangée de poncifs en tout genre me sidère :"

La naiveté est la réponse à l'aigreur.
Le poncif est la réponse au troll.

C'est calculé et volontairement outrancier.

avatar Che | 

Bravo Henrifou, je partage ton point de vue, si peu répandu malheureusement...
Notre vision du monde est tellement formatée par ce consumérisme, ce matérialisme, que tes propos semblent révolutionnaires à beaucoup.
Prenons un peu de recul.

avatar patrick86 | 

"Les hommes de qualité sont-ils devenus si rares"

Non.
Il y en a toujours.
Faut les chercher parfois, mais ils sont là.

Pour le reste, je suis d'accord avec ce qu'oomu a déjà répondu.

avatar misc | 

Comme dis oomu.

avatar joneskind | 

@Oomu

Pas mieux.

avatar Tronculaire | 

@ Henrifou:
T es ridicule!!
J ai envie d en lire un résumé car ça me passionne, que penses tu de la bio de Zlatan? Perso je m en fiche royalement!
Cette bio intéressera au minimum ceux qui exerce le même métier et ce serait deja suffisant pour rédiger 300 pages
Si tu préfères lire la bio de Socrate, tant mieux mais j ai plus de mal à en tirer un bénéfice en 2013... Alors que là beaucoup de monde peut tacher de transposer dans son boulot une organisation de travail en équipe qui semble avoir du résultat...
Comment bossait il Socrate?....

avatar ConilL | 

@Tronculaire :
Wow, tu t'es mal réveillé, toi.

avatar oomu | 

non, je comprends parfaitement son énervement.

Je ne nierai pas l'apport de Socrate même après tout ce temps. Mais son énervement est légitime.

avatar CharlieChaplo | 

C'est sur, la vérité te fait très mal.

avatar Henrifou | 

À défaut de proposer des arguments pertinents, vous pourriez au moins être courtois. Le fait que vous pensiez que Jonathan Ive apporte plus que Socrate est saisissant et répond, j’imagine, en partie, à l’interrogation que je soulevais sur la pertinence de cette biographie.

Nous verrons bien si dans 2 500 ans, on parlera encore de Monsieur Ive. En attendant, vous me semblez mûr pour la biographie de Justin Bieber. Ces enseignements vous seront peut-être utiles et transposables dans votre boulot.

avatar Le docteur | 

Lis l'Apologie de Socrate de Platon, tu verras qu'il a plus à nous dire sur notre époque qu'Ive.
Socrate ne "bossait" pas : il passait son temps à emmerder ses concitoyens pour les amener à considérer ce qu'ils faisaient de leur vie. C'est à ce genre de personnage que tient le fait que l'humanité s'en sorte et crée un monde digne de ce nom ou finisse comme un vulgaire parasite de la terre sur lequel elle est née, et comme un parasite d'elle-même dans le même mouvement.
Des gars comme lui, c'est ce qui te redonne confiance dans l'humanité. J'aime bien Ive, mais on ne joue pas dans la même cour.
D'ailleurs, n'est-ce pas Jobs, qui avait dit : "J’échangerais toute ma technologie pour une après-midi avec Socrate".

Les travers que dénonce Socrate, non seulement nous les avons encore, mais nous les avons multipliés, institutionnalisés et potentialisés par la technique et le technicisme.
La même loi qui a permis de condamner Socrate à mort et les citoyens qui l'ont fait valaient pourtant sans doute mieux que nous (la loi Athénienne était pensée pour "casser la gueule" des procéduriers impénitents puisqu'elle leur collait une amende conséquente et les interdisait de procédures du même type pour cinq ans, et les Athéniens ont tout de même fourni de grands bonhommes au monde en un ou deux siècles).

avatar steenux | 

Le résumer de MacG donne vraiment envie de lire le livre. Content de savoir qu'une version française sorte rapidement. J'aime beaucoup connaître les dessous de l'histoire de la création des objets qui ont changé et changent encore notre vie.

avatar ZANTAR2054 | 

"Leander Kahney n'a pas eu de contact direct avec Jonathan Ive pour l'écriture de ce livre"
Ah bon...

avatar oomu | 

ça doit pas aider à être juste.

avatar Orus | 

En bien que le "génie" arrête un peu de dormir et nous sortent une gamme de claviers dignent de nos Mac !
Parce que pour le moment que du vieux et de la misère.

avatar patrick86 | 

"nous sortent une gamme de claviers dignent de nos Mac"

Je n'ai pour le moment, jamais vu de clavier meilleur que celui d'Apple.

"Parce que pour le moment que du vieux et de la misère."

Que nous proposes-tu donc de mieux et neuf ?

avatar mistermicro.fr | 

eh bien on va attendre quelques années pour éviter les mises a jours annuelles de cette bio et attendre la version finale..
prochaine bio, celle de la femme de ménage et du concierge

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