Que faire avec un Mac mini Server ?

La redaction |
Dès les premières rumeurs rapportant l'apparition prochaine d'un Mac mini Server, le monde Mac fut en ébullition. Comment un si petit serveur peut générer un intérêt aussi grand ? C'est la question que nous nous sommes posée au travers de ce dossier, qui nous l'espérons, vous aidera à comprendre la nature même du produit et ainsi, évaluer dans quelle situation il est recommandé.

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Pourquoi un Mac mini Server ?
Jusqu'à présent, la seule solution officiellement proposée par Apple pour répondre aux besoins des entreprises se matérialisait par le Xserve. Celui-ci possède de nombreux arguments pour convaincre la clientèle entreprise, mais il a aussi ses "défauts".


Le premier n'est rien d'autre que son format, avec pas loin de 80 cm de profondeur et quasi 45 cm de largeur, il se voit tout d'abord destiné à des armoires informatiques. Il est évident que peu de petites entreprises en possèdent et que très rarement avec des dimensions aussi grandes. Le second problème, toujours lié au premier, reste son bruit. Avec un module de 7 ventilateurs, le Xserve produit en permanence un très fort ronronnement. Il est donc obligatoire de l'installer dans un lieu entièrement isolé pour ne pas souffrir de migraine très rapidement. Ces deux premiers problèmes peuvent être résolus par l'acquisition d'un Mac Pro et d'une licence de Mac OS X Server. Mais avant l'arrivée de Snow Leopard, un Mac OS X Server 10.5 se voyait commercialiser à près de 1000 €, le budget était donc très élevé. Il est évident qu'il était aussi possible d'acquérir un Mac mini ainsi que la licence Server, mais avec quelques contraintes et, à notre goût, pas des moindres.

Le dernier problème du Xserve reste son prix. Avec une tarification de base à près de 3000 €, la pilule est difficile à avaler dans les petites structures, notamment face aux NAS et aux minis serveurs Windows. Apple se devait de trouver une vraie solution, mettant tout le monde d'accord et permettant de relancer le marché des serveurs durant cette période de crise. Ne l'oublions pas, si l'on se fie aux dernières analyses, les ventes des serveurs ont été tout particulièrement touchées par la dégradation du contexte économique. De l'autre côté, les ventes des petites Time Capsule se portent bien, ce qui n'est probablement pas étranger à l'envie de proposer un produit intermédiaire, tout spécialement pour les particuliers et les petites entreprises.

Que sait faire Mac OS X Server ?
L'explication peut s'avérer longue, mais résumons-la en regroupant les principaux services ayant des fonctions plus ou moins similaires, ou plutôt destinées à une utilisation en parallèle. Avant toute chose, il est important de comprendre que Mac OS X Server est en premier lieu destiné à des personnes ayant tout de même une bonne base technique. Car malgré l'amélioration de l'assistant de configuration, un serveur peut s'avérer très vite instable si l'on ne possède pas quelques notions de base, tout particulièrement au niveau des DNS et de l'OpenDirectory. Dans l'ensemble, tout doit se configurer automatiquement dès le premier démarrage, mais il ne sera alors pas facile de comprendre d'où peut venir un problème sans un tant soit peu de maîtrise des services exploités.

DNS et OpenDirectory
Il s'agit de la clef de voûte de Mac OS X Server, sans eux il est désormais impossible de mettre en fonction un serveur Apple en 10.6. Le service DNS permet de résoudre les adresses IP grâce à des noms de domaine. De façon grossière, sur Internet, c'est lui qui transforme www.macg.co en 80.245.40.100 et peut ainsi renvoyer le site sur le bon serveur dans l'immensité de la Toile. Dans un cadre semi-pro ou d'une grande entreprise, il est nécessaire d'utiliser un serveur DNS en interne pour ne pas avoir besoin de se souvenir de toutes les adresses IP du réseau. Il est alors possible de configurer un serveur.macgeneration.lan qui ne sera défini que sur un serveur DNS interne et qui renverra les requêtes sur la bonne adresse IP locale, comme 192.168.1.10 et sans sortir de votre réseau.



Imaginons que nous configurons notre nouveau Mac mini Server avec l'adresse IP 192.168.1.10, il nous demandera alors de définir un nom DNS au serveur. Nous entrerons, pour l'exemple, serveur.macgeneration.lan. Pourquoi ".lan" ? Pour être certain que la différence est bien visible, votre serveur DNS ne fonctionnera qu'en interne, c'est à dire sur le LAN (Local Area Network) de l'entreprise ou de la maison. Libre à vous d'utiliser l'extension que vous voulez, tant que la structure est bonne. Par exemple, serveur.steve.jobs pourrait tout à fait convenir aussi.

Une fois que le serveur DNS est autoconfiguré correctement, le service OpenDirectory s'installe lui aussi tout seul sur les bases des informations que vous avez communiquées en remplissant le champ "Nom DNS principal". L'OpenDirectory représente la colonne vertébrale de votre serveur, sans lui les autres services ne fonctionneront pas. Dans notre cas, il est simplement responsable de la gestion de la base de données des utilisateurs et des groupes du serveur ainsi que de leurs mots de passe. Nous ne rentrerons pas plus dans les détails en ce qui le concerne, mais ses possibilités sont bien plus complexes dans la réalité.

Il est important de comprendre aussi que pour pouvoir atteindre le réseau macgeneration.lan depuis n'importe quel poste, il est nécessaire de définir votre nouveau Mac mini Server comme serveur DNS dans les réglages système de vos ordinateurs. Il faudra soit l'ajouter comme serveur DNS primaire dans votre configuration réseau, soit l'ajouter à la configuration du serveur DHCP de votre routeur pour le distribuer partout.

AFP-SMB et TimeMachine
Ces deux services seront les plus utilités dans la majorité des cas. Il s'agit du partage de fichiers, pour les Mac (AFP) et pour Windows (SMB). Ceux-ci permettent de distribuer des fichiers et dossiers se trouvant sur le serveur à tout le réseau. Il suffit ensuite d'ouvrir le navigateur réseau pour trouver et se connecter au serveur désiré au travers du Finder.



Un même serveur peut contenir de nombreux points de partage. Un point de partage est simplement un dossier désigné à être proposé sur le réseau avec des droits spécifiques. C'est-à-dire que vous pouvez créer un dossier "Administration" qui ne sera accessible qu'à un groupe d'utilisateurs autorisé à accéder aux données "Administration". Ce qui permet de sécuriser ses informations dans un premier temps puis de définir des droits différents selon les groupes d'utilisateurs ou les personnes. Ainsi, avec une configuration correcte, un simple employé n'aura pas accès aux fiches de paye de la direction, malgré le fait que toutes les informations se trouvent sur le même serveur.

Un point de partage défini comme étant visible par Time Machine est simplement une information délivrée par l’AFP pour permettre à vos Macs de sauvegarder vos données directement sur le serveur, comme le fait Time Capsule. En définissant un point de partage Time Machine, les clients Mac OS X seront informés qu’il faut l'afficher dans les réglages du logiciel pour pouvoir le sélectionner comme disque de destination pour les sauvegardes.



Carnet d'adresses et iCal
Les deux services suivants servent de base commune aux petites structures, en offrant un carnet d'adresses et un agenda partagé sur le réseau. Vous pouvez ainsi accéder directement depuis le carnet d'adresses à un annuaire commun entre tous les utilisateurs du serveur. Chacun pourra éditer ou ajouter des contacts, ou au contraire en supprimer. Il s'agit là d'une nouvelle fonction disponible depuis la version 10.6. De nombreux utilisateurs l'attendaient impatiemment, car il s'agissait d'un vrai manque sur les serveurs d'Apple.



Le service iCal offre la possibilité de stocker son agenda sur le serveur et de le partager avec les autres membres du réseau. Il sera alors possible aux autres utilisateurs de savoir où vous vous trouvez, ou alors, si les droits les autorisent, de vous fixer directement de nouveaux rendez-vous dans votre agenda. iCal Server sait aussi gérer les ressources, par exemple pour tenir compte de la disponibilité d'une salle ou d'un véhicule en même temps que son rendez-vous. Malgré de nombreuses améliorations, la version actuelle pose encore certains soucis en ne sachant pas gérer les groupes. Il est alors très compliqué de mettre en place un agenda commun éditable par tous les autres utilisateurs par exemple.

Web, MySQL et Mail
Mac OS X Server dispose d'un puissant service web intégré, il s'agit d'Apache en version 2. Apache est l'un des serveurs web les plus répandus. L'intégration d'Apple permet d'utiliser simplement certaines fonctions avancées comme le SSL ou la gestion des accès par mot de passe. Il inclut une version 5 de PHP. L'interface, très simplifiée, permet de configurer plusieurs sites très facilement. En complément du Web et du PHP, Apple a aussi prévu MySQL Server, une fois de plus, l'intégration est simplifiée au maximum et très rapide à mettre en place.



Le serveur de mail repose sur un ensemble de technologies, comme Dovecot pour l'IMAP et le POP, Postifx pour la réception et l'expédition des mails, ClamAV et Spamassassin comme antivirus et antispam. L'une des améliorations majeures depuis le passage en 10.6, réside dans le remplacement de Cyrus par Dovecot. Ce dernier est référencé comme étant l'un des serveurs les plus sûrs et les plus stables. Il est important de connaître au moins le nom de ces technologies pour résoudre d'éventuels problèmes, même si dans l'ensemble tout se configure au travers d'une interface très simplifiée. Beaucoup de réglages avancés nécessiteront tout de même un passage par le Terminal.



Wiki, Blog et iChat
Encore trois services qui ont une vocation plus ou moins commune : La communication en entreprise ou en équipe. Le serveur Wiki peut être utilisé pour diffuser de la documentation et sera configurable pour tenir compte des groupes et utilisateurs existants sur le serveur. Si vous le désirez, une page de type Blog sera disponible pour chacun des utilisateurs, offrant ainsi la possibilité à vos employés ou élèves par exemple de mieux communiquer.



Le service iChat est lui un serveur interne offrant la possibilité d'établir des chats ou des visioconférences en interne. Ce qui permet d'éviter les problèmes de débit liés à la disponibilité de la bande passante. Le service permet, tout comme MobileMe, de chiffrer les informations y transitant pour garantir un maximum de sécurité.

Coupe-feu, NAT et DHCP
Commençons par affirmer qu'un coupe-feu logiciel, comme celui intégré à Mac OS X Server, ne remplacera jamais une version matérielle comme le proposent de nombreux fabricants type Sonicwall ou ZyWALL, pour ne citer qu'eux. L'avantage principal de celui-ci se trouve dans ses possibilités de routage de ports ou d'adresses, et tout de même d'ajouter un niveau de sécurité supplémentaire à une installation qui nécessite une attention toute particulière.



Les fonctions NAT (Network Address Translation) permettent de partager une connexion Internet à tout un réseau. Comme le fait un simple routeur, ou une borne AirPort par exemple. Encore un service simplifié au maximum où il n'est pas nécessaire de s'attarder. En principe, cette fonction est couplée à l'utilisation du serveur DHCP. Celui-ci permettra aux ordinateurs présents sur le réseau d'obtenir les adresses IP de votre choix, sans avoir à les configurer manuellement. La quasi-totalité des routeurs utilise un serveur DHCP lors de leur installation, c'est lui qui permet à votre ordinateur de se connecter à Internet sans effectuer aucun réglage. L'avantage principal d'utiliser le serveur DHCP sur Mac OS X réside dans sa facilité de configuration et dans les nombreuses options proposées. Il est, par exemple, possible d'attribuer automatiquement une adresse IP fixe à une adresse MAC. Pour rappel, l'adresse MAC est l'identifiant unique de votre carte réseau, celle-ci est représentée sous la forme 00:14:cb:96:da:11 et visible dans les préférences système ou dans les informations systèmes.

RADIUS, VPN et Accès Mobile
Nous avons regroupé ces trois services dans une même rubrique, car leurs fonctions de base résident dans la connexion sécurisée à votre réseau depuis l'extérieur ou depuis une borne d'accès sans fil. Le service RADIUS a pour vocation première d'améliorer la sécurité de votre WiFi en permettant l'utilisation du WPA2-Entreprise comme norme de cryptage des données. Donc, en plus d'offrir les fonctions de chiffrage de base du WPA2-Personnel, le serveur RADIUS oblige l'utilisateur à s'identifier personnellement avec son nom d'utilisateur et son mot de passe. Vous pouvez ainsi facilement savoir qui se trouve sur votre réseau sans fil et lui bloquer son accès si nécessaire.

Le service VPN pourrait nous occuper durant des pages entières. Pour ne pas compliquer l'article, nous expliquerons simplement qu'un VPN permet à n'importe quelle personne de se connecter à votre réseau depuis l'extérieur. Bien évidemment, la connexion est sécurisée et identifiée de manière personnelle. Lorsque vous vous connectez à votre réseau en utilisant le VPN, vous établissez alors un tunnel sécurisé entre le lieu où vous vous trouvez, votre maison par exemple, et votre réseau d'entreprise. Une fois que la connexion est établie, vous pouvez travailler comme si vous vous trouviez physiquement au sein du réseau cible. Vous aurez alors accès aux imprimantes, aux serveurs, aux bases de données, etc. Seul petit bémol à connaître, le protocole Bonjour ne peut pas transiter au travers du VPN. Tout doit être configuré via les adresses IP ou par les DNS.



Avec l'arrivée du 10.6, Apple a introduit le SSL VPN au sein de son serveur, le service est baptisé Accès Mobile et se trouve être un peu plus compliqué à mettre en place qu'un simple VPN. Alors qu'offre de plus un SSL VPN ? Tout simplement la possibilité d'accéder à la plupart des services courants de votre serveur depuis n'importe quel navigateur et depuis n'importe où sur Internet. L'avantage majeur de cette solution est sa souplesse, car aucune configuration n'est nécessaire sur le poste client. Il est donc possible d'accéder à ses mails ou son agenda depuis tout ordinateur relié à Internet au travers de son navigateur web. Il est important de préciser que pour l'instant, il semble obligatoire d'utiliser un serveur uniquement dédié à Accès Mobile pour que celui-ci fonctionne correctement.

QuickTime Streaming Server et Podcast Producer
QuickTime Streaming Server permet de diffuser depuis un serveur Apple des vidéos en streaming de type QuickTime bien évidemment. Couplé au logiciel QuickTime Broadcaster, il est même envisageable de diffuser des images en direct vers une page web ou le lecteur directement.

Dans la même optique, Podcast Producer automatise le processus de publication de votre podcast sur des supports tels que des blogs, iTunes, iTunes U ou Final Cut Server. Ces processus permettent également de créer des versions optimisées de votre podcast, visionnables sur des appareils tels qu'un Mac, un PC, un iPod, un iPhone ou l'Apple TV.

Serveur de mises à jour logiciel
L'un des derniers gros avantages de l'OS X Server, se trouve dans sa possibilité d'héberger toutes les mises à jour proposées par Apple. Ainsi, un poste client pourra être configuré pour tenir compte de votre serveur comme lieu de recherche pour les mises à jour et ainsi vous éviter d'avoir à les télécharger autant de fois que ce que vous avez de postes. L'avantage est multiple, dans un premier temps vous économisez de la bande passante et dans un second temps vous pouvez contrôler les mises à jour qui seront proposées aux postes de votre réseau. Si vous le désirez, certaines versions n'apparaîtront pas du tout sur les postes clients avant d'avoir été contrôlées par vos soins.



Gestion des utilisateurs, groupes, machines
Mac OS X Server offre aussi une gestion avancée des utilisateurs, des groupes et surtout des machines. Vous pouvez ainsi définir des groupes d'ordinateurs qui seront entièrement gérés par le serveur. Vous pouvez par exemple limiter l'utilisation d'Internet, forcer l'utilisation du Finder en mode simplifié ou tout simplement gérer les imprimantes du groupe de machines. Une aubaine pour les administrateurs réseau, et il est certain que les performances du Mac mini seront suffisantes pour gérer déjà un gros parc de Mac.

Comment le configurer ?
Un peu comme un banal logiciel, Mac OS X Server nécessite d'être administré, ou plutôt configuré, pour fonctionner correctement. L'assistant de démarrage établit la première couche nécessaire au bon fonctionnement, puis d'autres logiciels vous permettent de personnaliser votre installation. Pour ce faire, Apple met à disposition des utilisateurs, des outils fonctionnant à deux niveaux bien distincts.

Débutants : les "Préférences du Serveur"
D'un point de vu globale, les "Préférences du serveur" est un logiciel tout d'abord destiné aux personnes n'ayant jamais touché Mac OS X Server, et qui n'ont aucune compétence en la matière. Reprenant le concept des Préférences Système, cet utilitaire offrira un accès à la plupart des réglages de bases, vous permettant ainsi de gérer d'une manière simplifiée votre nouveau Mac mini Server. Préférences du serveur vous aidera à ajouter des utilisateurs et des groupes sans vous soucier des fonctions avancées de Mac OS X. Le logiciel peut configurer la majorité des services de base, comme le partage de fichiers, le Carnet d'adresses, ou le serveur iCal. Il offre aussi une vision simplifiée de l'historique de chacun des services, ainsi qu'une forme de gestionnaire de la charge, vous informant sur le nombre d'utilisateurs connectés et sur l'impact que cela représente pour le processeur et le réseau.



Utilisateurs avancés : Le Gestionnaire de groupe de travail & l'Admin Serveur
Avant l'arrivée de Mac OS X Server en 10.5, l'administration du serveur ne pouvait pas passer autrement que par ces deux outils. Ceux-ci se révéleront indispensables dès que vous atteindrez les limites des Préférences du serveur. Le Gestionnaire de groupe de travail offre un accès à toutes les données se trouvant dans la base LDAP du serveur (un élément de l'OpenDirectory). L'on y trouvera principalement, les utilisateurs, les groupes, les imprimantes, les machines et les groupes de machines. En plus d'offrir des services absents de l'outil de base, le Gestionnaire de groupe de travail apportera de nombreux réglages avancés, permettant par exemple d'établir des conditions particulières liées aux mots de passe des utilisateurs. Pour ne citer que celui-là, il est par exemple possible de demander à ce qu'un mot de passe soit réinitialisé après XX jours et que le nouveau respecte scrupuleusement certaines règles de sécurité (chiffres obligatoires, 10 caractères au minium...).



L'Admin Serveur est quant à lui un utilitaire tout d'abord destiné aux réglages. Il permet de mettre en place tous les services disponibles sur le serveur et il en assure le contrôle et l'accessibilité. Bien plus complet que les Préférences du serveur, il permet d'activer de nombreuses fonctions avancées absentes de celui-ci notamment tout ce qui concerne le réseau (DNS, DHCP, NAT,...). Pour résumer, le premier outil concerne presque dans tous les cas un élément physique ayant une existence autre que logicielle (une personne, du matériel, un groupe) et le second outil permet simplement de configurer et gérer le serveur.



À qui s'adresse le Mac mini Server ?
Revenons maintenant au produit qui nous intéresse tout particulièrement ici, le Mac mini Server. Celui-ci a probablement été d'abord conçu pour proposer une forme d'alternative aux NAS, mais aussi pour combler un trou dans la gamme, comme expliqué plus haut. Avec la description des services, il est clair qu'un Mac mini peut diffuser un seul service à la fois, même dans une grande structure. Pour des questions de redondance des serveurs, il est certain aussi qu'il suffira largement comme serveur de mails ou serveur web dans de nombreuses situations. Celui-ci s'avère donc un parfait bouche-trou dans la limite de ses performances dans les structures existantes.

Dans un second cas, on peut imaginer qu'une petite entreprise stockant de petits fichiers ou n'étant pas à la recherche de performances pures puisse tout à fait se satisfaire d'un Mac mini Server. Il saura combler les attentes de bon nombre de clients potentiels dans de petites entités avec peu d'employés et même déployer plusieurs services sans trop de contraintes.

Dans un dernier cas, on peut tout à fait imaginer disposer d'un serveur de ce type à titre privé en offrant tous ses services dans le cadre de la famille. Sa gestion facile des sauvegardes Time Machine permet de mettre de côté la Time Capsule et toutes les autres fonctions ne sont que bénéfiques. Il est envisageable aussi de le coupler à iTunes avec la fonction Home Sharing pour partager sa bibliothèque musicale avec les autres personnes du foyer ou encore de l'utiliser comme simple serveur de fichiers pour se passer des photos ou tout autres documents. Dans un cadre domestique, le débit n'a pas grande importance, car la majorité des utilisateurs sont en WiFi. Avec quelques connaissances avancées, il est même envisageable de remplacer complètement une Time Capsule ou une borne AirPort, mais toujours dans la limite de la portée du réseau sans fil de celui-ci.

Les avantages de ce tout petit serveur...
Comme le dit le sous-titre, il est tout petit ! Il n'y a pas photo, son design et sa taille permettent de le placer presque n'importe où, et ainsi d'épargner les problèmes de place et de bruits des autres serveurs. Avec un prix d'appel à 949 €, Apple peut difficilement faire mieux. La licence Mac OS X Server est quasi offerte avec le Mac mini et lui-même a été grandement simplifié depuis l'arrivée du 10.6 permettant ainsi de le mettre dans presque toutes les mains.

Son atout majeur reste probablement l'intégration des deux disques internes, qui permettent de faire face à une défaillance matérielle. Même sur un Xserve, le deuxième disque dur est une option payante. La comparaison n'a pas vraiment de sens, certes, mais mérite d'être pointée du doigt, car on peut s'attendre à un mieux du Xserve de base étant donné la différence de tarif.

.. et ses désavantages !
Malgré notre bénédiction tout le long de ces lignes, le Mac mini Server n'est pas sans défauts. Ces limitations sont probablement en place pour éviter de trop le différencier technologiquement d'un Mac mini standard. Mais des disques à 5400 t/min et en 2,5" plombent quelque peu les performances. D'autre part, il est certain que l'on est loin des évolutions possibles sur un Xserve ou un Mac Pro, comme une carte RAID intégrée, ou des ports Ethernet supplémentaires. Le seul moyen de connexion rapide offert est délivré par le FireWire 800, qui se situe loin derrière l'eSATA ou la fibre optique, envisageable sur les serveurs plus haut de gamme. Mais n'oublions pas son tarif de base, car il est certain que d'un point de vue qualité/prix, nous ne pouvons pas lui reprocher grand-chose. Les utilisateurs, professionnels surtout, devront être conscient qu'il ne s'agit pas d'un vrai serveur sur le fond. Le Mac mini n'a réellement de serveur que son OS.

Un autre point important à prendre en compte réside dans l'absence du SuperDrive. Il est ainsi compliqué de le réinstaller. Le passage par le partage CD/DVD ou un SuperDrive externe en USB (+ 89 €) est dès lors obligatoire.



Il est aussi important de préciser que d'origine les disques sont livrés en configuration individuelle, c'est-à-dire que pour passer vos deux disques durs en mode miroir (RAID 1) pour sécuriser vos données, il est obligatoire de démarrer sur le DVD d'installation. Pour des questions de tolérance de panne, il aurait été plus simple si Apple configurait d'office les deux disques en miroir. Mais cette position est compréhensible, car la mise en avant de Time Machine pour les sauvegardes et l'impression d'avoir vraiment 1 To d'espace sont des arguments plutôt vendeurs.

Encore un petit défaut, peu important peut-être pour ce type de produit, mais non pas sans intérêt pour un professionnel de l'informatique, le Mac mini Server ne supporte pas la technologie LOM présente sur le Xserve. Le LOM (Lights-Out Management) permet de visionner à distance l'état matériel d'un Xserve et d'agir rapidement en cas de panne. Ce système permet aussi d'allumer via l'Ethernet un Xserve, même éteint.

N'oublions pas non plus que les besoins serveur sont souvent différents des exigences d'un simple poste client. Quand on choisit son nouvel ordinateur de bureau, il est très rare de se soucier réellement du débit du disque ou des performances réseau, alors qu'il s'agit là du point le plus important sur un ordinateur orienté serveur. Il faut tout simplement que ses besoins soient multipliés par le nombre d'utilisateurs éventuellement connectés à celui-ci.

Les évolutions possibles
Quelques évolutions sont toutefois possibles, car il est tout à fait envisageable d'ajouter des ports Ethernet pour la gestion du NAT ou les services de type web pour augmenter légèrement le débit, tout spécialement si un RAID est connecté en FireWire 800 par exemple. Mais ne l'oublions pas, les adaptateurs USB-Ethernet proposés par Apple seront dans tous les cas limités par le débit de l'USB 2.0, soit à 480 Mb/s c'est à dire plus ou moins 60 Mo/s dans la théorie. Dans la pratique, un port supplémentaire peut s'avérer utile pour le NAT, mais que peu performant pour augmenter le débit du serveur vers le réseau.

Les performances du serveur peuvent être elles aussi améliorées en ajoutant des disques internes de type 7200 t/min, ou SSD pour les plus fortunés. Malheureusement, Apple ne propose pas d'options de ce type par défaut, car il est certain que celles-ci permettent un gain de rapidité plus ou moins évident. D'un autre côté, la seule vraie possibilité d'extension reste le FireWire 800, avec des produits proposés en option par Apple comme le Promise DS4600, cette possibilité s'avère la plus réaliste à moindre coût.



Sécurité des données et sauvegarde des données, ne confondez pas !
Posséder un Mac mini Server avec deux disques en miroir signifie que votre serveur possède une forme de tolérance de panne en cas de défectuosité de l'un des disques durs. En principe, ce type de procédé se nomme la "sécurisation" des données. Mais celle-ci est loin d'être une sauvegarde, car si l'un des utilisateurs efface un fichier par accident, le document sera détruit des deux disques composant le miroir, sans possibilité de le récupérer. C'est pourquoi il est important d'envisager un second système permettant de sauvegarder ses données. Les solutions sont multiples : Atempo Time Navigator, EMC Retrospect 8 (lire notre test), BRU, Time Machine, Intego Backup Manager Pro, Backup et une quantité incroyable de shareware... À vous de faire le bon choix en testant le logiciel qui sied le mieux à vos besoins.



Le mot de la fin
Assurément, le Mac mini Server est un ordinateur qui peut rendre de sacrés services. À vous de bien cibler vos besoins et voir si le petit ordinateur est bien l’objet le plus adapté.

Au prix où il est vendu (949 €), il est relativement bien doté : processeur Intel Core 2 Duo 2,53 GHz, 4 Go de mémoire, deux disques durs de 500 Go, Processeur graphique NVIDIA GeForce 9400M. Rappelons qu'une licence de Snow Leopard Server coûte en temps normal à elle seule 499 €.

Enfin, si Apple a fait beaucoup pour rendre Snow Leopard Server accessible, sachez qu’il vous faudra un peu de temps (et de patience) pour maitriser ce félin des hautes montagnes.
avatar cyberdog | 
Que faire avec un Mac mini Server ? par Florent Bruchez le 25.11.2009 à 15:36 Me l'envoyer chez moi ! :-)
avatar utopiaste | 
Pour ceux qui sont intéressé par OS X Server vous retrouverez également d'autres article de tout niveau sur son installation et sa configuration sur mon blog : http://blog.inig-services.com/ Entre autre un article sur l'installation facile pour un débutant avec explications des choix les plus judicieux au niveau du domaine ainsi qu'un autre portant sur une utilisation simplifier du service mail et adapté à une TPE/PME
avatar kroustibat | 
Article qui vient a point :) En ce moment, je réfléchis a me prendre un mini comme media center pour plex. Je penche pour la version server, pour la faible différence de prix j'ai 1 to + la license server. Est-ce une bonne idée ? est-il préférable d'installer snow leopard desktop ? Quid niveau des performances de sl server vs sl ?
avatar duke_fsc | 
C'est un choix qui me paraît judicieux . Pour ma part, j'ai fait celui du mac mini + NAS (Synology DS509) qui reste un investissement lourd, 1500 euros avec les disques + le prix du mac mini) avec OS X Client. Donc économiquement, on s'y retrouve avec cette configuration (MacMini + DAS + OS X Serveur). Au niveau des perfs, Plex ne gère pas (encore...) le décodage hardware h264. La faute aux API QuickTime encore non disponibles. Donc tout revient à l'utilisation du CPU. Dans tous les cas, aucune différence entre les deux versions du système. Il faut juste que ton CPU ne soit pas trop utilisé. Sur le miens, j'avais préféré mettre un disque 7200 t/min. Mais avec le DAS, ça n'aura que très peu d'intérêt de s'en soucier vu que le goulot sera le FW800 qui sera de toute façon largement suffisant. Pour les besoins, être serveur de fichiers pour d'autres machines, peut en être un. Après tu as des services avec lesquels tu peux t'amuser comme : le mail, le ftp, le web ou encore les profils gérés. Mais il faut savoir comment les configurer. Pour ma part j'ai préféré garder une machine dédiée et simple pour un max de stabilité pour Plex, qui n'attend qu'un rien pour faire péter sa base de données, et il faut être réaliste, OS X Server est un peu démesuré quand même pour faire office de Media Center. (C'est un administrateur certifié MacOS X serveur qui te le dit). :-) A penser lors de l'achat au superdrive, car le Mac mini fait aussi office à ce moment là de platine CD/DVD. Penser aussi à l'adaptateur miniDP - HDMI et à un cordon audio. Si tu n'as pas d'ampli, pense bien à vérifier que ta TVHD soit capable de mixer une entrée HDMI avec une entrée audio analogique. Pour la HD, donc des fichiers MKV, vérifier aussi les données contructeurs de ta TV, pour modifier le rafraichissement de la sortie vidéo du MacMini, pour sortir du 24 hz (23,976 hz pour être précis) et donc être compatible 1080/24p. Sinon, c'est saccades et désynchros vidéo/audio assurées pour les films.
avatar ligouane | 
Très bon article !
avatar supermoquette | 
Vu le tarif, deux mini server relié en IPFailover ça peut quand même le faire.
avatar Almamida | 
Perso pour le partage de fichier AFP + Time Machine + serveur DLNA pour streamer le contenu sur la TV, je viens d'opter pour une configuration faite maison à base d'Atom N270 en mini-ITX + DD 1,5TO. Le tout tourne sous Ubuntu. Je m'en suis tiré pour 255€ pour Boitier + Carte-mère + Ram + DD. Et en plus c'est évolutif :)
avatar kroustibat | 
duke_fsc: Merci pour toutes ces informations et conseils. Mon but est d'avoir une machine uniquement dédiée Plex + Mame. Vus que le lecteur dvd m'intèresse moins que de l'espace disque (J'ai une ps3 pour le bluray et dvd), la version server m'intèresse pour la possibilité de pouvoir mettre 2 hds dedans (et éviter de me prendre un NAS en plus). Mais tu as raison, un SL server me parait démesuré. Donc j'installerai un SL client. Ayant un macbook pro, je testerai la connectique avec la tv avant de faire l'achat du mini. Encore Merci
avatar kertruc | 
Super article. Merci.
avatar Raoul3187 | 
Je me pose une question... Comment cela fonctionne-il pour un particulier ? J'ai 3 mac chez moi, un mini (media center), un iMac pour la famille, et une Macbook Pro pour le boulot. Sur ces ordinateurs, il y a mon compte utilisateur synchronisé par mobile me et d'autres comptes au reste de la famille. Si j'achète ce mac mini server, il faut que je rentres les utilisateurs des différents ordinateurs ? Ces utilisateurs sont juste des accès au serveurs ou bien cela permet depuis n'importe quel machine d'avoir un accès à sa session ? Enfin, dernière question : Windows et Linux ? Comment Mac OSX Server gère des ordinateurs sous Windows ? car pour un particulier comme pour une entreprise, il arrive souvent d'avoir des ordinateurs sous des OS X ou Y. Merci d'avance.
avatar kroustibat | 
Almamida: Je sais qu'il y a moins cher ailleurs. mais la consommation électrique moindre est, pour moi, le gros avantage du mini. En plus de son look et de son fiable encombrement
avatar Anonyme (non vérifié) | 
C'est vrai que le disque dur 5400rpm est le goulet d'étranglement du mac mini, quand on sait que les serveurs sont équipés de disques SAS. Le mien a 4 ans, je le remplace le jour où il est muni d'un disque SSD.
avatar michaelprovence | 
Et OSX version server sur torrent ça le fait ?
avatar justhouz | 
Raoul : Le service de partage de fichiers SMB est celui de Microsoft à la base. Si tu met en place un partage SMB, les clients Windows le verront. Quant aux utilisateurs, pour faire simple, tu crées des utilisateurs avec des droits particuliers qui leur permettent d'accéder à des reccources partagées. Par exemple, tu veux que toute la famille puisse accéder à un dossier "Photos de famille". Tu crée les utilisateurs "Brigitte", "Raoul", "Mathieu" et "Amandine". Tu les met dans le groupe "famille" et tu partage le dossier "Photos de famille" avec les droits lecture et écriture au groupe famille. Chacun de ces utilisateurs peut accéder au dossier via son identifiant et mot de passe. Tu peux par exemple faire de même avec un dossier "Paperasse super importante" mais ne donner l'accès qu'à Brigitte et Raoul. On peut extrapoler pour du partage d'imprimante. L'Epson Laser pour Brigitte et Raoul, l'HP jet d'encre pour Amandine et Mathieu. Ainsi de suite pour toute ressource que tu veux partager.
avatar Raoul3187 | 
Merci Justhouz pour tes réponses. Je crois que ce macmini server va finir sous le sapin :) Il lui manque juste un port eSata et une option 7200tr/min pour être au top !
avatar poco | 
Merci, Merci et encore Merci pour cet article dés plus clair!!!
avatar SeanC | 
Je ne sais si cela peut prolonger ce dossier ou non, ni même si cela peut être utile... À tout hasard, je vous passe quand même ce lien, relatif à un article sur Mac OS X 10.6 Server. Il date de fin août 2009, mais je ne l'ai lu que tout récemment : http://www.lemagit.fr/article/mac-osx-snow-leopard/4072/1/snow-leopard-server-nouveau-gadget-apple/
avatar canaman | 
Il y a longtemps que mes install sont sur firewire, Je boote sur mon DD externe et en avant l'install. Le partage de CD c'est bien pour les petites install mais pour un système entier… Snow Léo est installé en 15 mn de cette façon.
avatar Almamida | 
@kroustibat : C'était juste pour présenter le choix que je venais de faire après avoir hésité pour un mini. Par contre, niveau consommation, ma configuration est en dessous de ce que le mini pourra consommer. Avec l'avantage de pouvoir ajouter des disques durs en interne. Pour la place effectivement, le mini est plus rikiki, mais j'ai opté pour un boitier de la taille et le format d'un lecteur dvd de salon. Il s'intègre sans problème en dessous de la TV dans le meuble :)
avatar xum | 
Les disques sont en raid 0 ou sans raid à la sortie de la boite? parce que les mettre en raid 0, même si cela supprime la tolérance de panne, améliore énormément les performances, et on peut très bien avoir un disque de backup de 1To branché au serveur.
avatar Christophe Laporte | 
De memoire il y a pas de raid par defaut. Tu as deux disques de 500, l'un qui comprend l'os l'autre qui est vide. Je me souviens avoir du tout réinstalle a cause de cela
avatar zekje | 
@kroustibat quel interet d avoir un mini (serveur ou pas) avec plex si tu as une ps3 ? cette derniere ne fait elle pas deja un bon player multimedia reseau ? dans mon cas, j ai une freebox ( deja branchée, hdmi et optique pour le son ) , mes fichiers sont actuellement sur un linux avec serveur upnp , donc pas d interet pour plex ( par contre mame sur le lcd 107 ... je dit pas non :) ) j envisage un mini pour remplacer le linux ( un vieux p4 qui chauffe et fait du bruit ) mais je vais avoir un pb de place disque :( ( 4 hdd 3"1/2 face au mini ... heureusement j ai un time capsule 1,5To , et elle accpete un hdd en usb , le mini pourra prendre la releve en FW .. ) apres un SL serveur , pourquoi pas , mais ce dernier ne vas t il pas faire un peu double usage avec ma time capsule ? le ical serveur, j ai deja mes calendriers sur google en webdav consultable sur plusieurs postes le icontact serveur ? mis a part le groupe famille , quel interet de partager mes contacts avec femme ( lol quand j en aurais une ) et enfants ? la fonction qui aurais eté interessante aurais eté un partage itunes, un vrai partage, pas uniquement un stockage ( par exemple tout les musiques de tout le monde stockée sur le serveur et les machines clientes vu comme des ipod dans lequel on synchronise ce que l on veux dans le cas de portable hors réseau ) bref je me tate, surtout que la version serveur c est le double du prix ( et je perd le lecteur dvd :p ) j ai jusqu a vendredi pour me décider :p
avatar iSisyphe | 
Bah alors là, bravo pour cet article ! J'ai rarement vu un article aussi clair sur des notions qui ne sont pas forcément triviales. Un vrai plaisir à lire. Le type d'article dont MacGénération peut être fier ! Un Must !
avatar Caramel10 | 
Très bon article. Démontre bien les usages possibles et courant pour ce genre de machine.
avatar LeoDaVinci | 
Attention toutefois avec ces petites bêtes, nous avons un modèle moins récent qui tourne OSXServeur. Il donne entière satisfaction, ... mais il ne supporte pas les températures trop élevées: un problème de ventilateur dans la salle des serveurs a fait monter la températeur ambiante à > 45 degrés Celsius. Cela a bloqué le mini, alors que ses voisins XServe ont allumé tous les ventilateurs à fond et s'en sont sortis sans faille.

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