La rentrée s'accompagne d'une remise de 50 % sur Intego ONE Complete, et d'une vraie nouveauté : la protection s'étend désormais à l'iPhone.
En mai dernier, on vous détaillait le programme d'Intego ONE, la suite qui rassemble antivirus, pare-feu, optimisation et VPN dans une interface unique conçue pour macOS. Depuis, l'éditeur a ajouté une brique attendue, une application iPhone, et profite de la rentrée pour casser le prix de sa formule la plus complète. Tour d'horizon des nouveautés.
Un antivirus taillé pour macOS
Le module antivirus assure une surveillance continue, en temps réel. Fichiers, applications, téléchargements : chaque élément est analysé avant de pouvoir interagir avec le système, et les menaces sont mises en quarantaine dès leur détection. Le moteur tourne en arrière-plan avec une empreinte minimale sur les ressources, ce qui préserve la fluidité du Mac au quotidien.
Un pare-feu granulaire et lisible
Le pare-feu surveille le trafic entrant et sortant, avec la possibilité de définir des règles par application ou par réseau pour verrouiller les connexions suspectes sans bloquer les flux légitimes. L'interface reste lisible, sans jargon superflu.
SmartClean : l'optimisation au service des performances
SmartClean traque les fichiers temporaires, les caches obsolètes et les résidus d'applications supprimées, puis les purge pour libérer de l'espace de stockage. Un disque plus aéré, et des performances qui restent constantes dans la durée.
Intego VPN : la confidentialité en un clic
Le VPN chiffre l'ensemble du trafic Internet et masque l'adresse IP de la machine, une couche de protection supplémentaire bienvenue sur un réseau Wi-Fi public ou pour une opération bancaire. Le service est intégré directement dans l'app, sans installation tierce.
La nouveauté : Intego ONE débarque sur iPhone
Apple intègre déjà des protections robustes à chaque iPhone. Intego ONE vient sécuriser ce qui reste du ressort de l'utilisateur : les réseaux Wi-Fi auxquels on se connecte, les réglages qu'on choisit, et la confidentialité de ses échanges. Concrètement, l'app iOS embarque un VPN pour chiffrer sa connexion sur les Wi-Fi publics (café, hôtel, aéroport), un diagnostic réseau qui évalue la sécurité d'un point d'accès avant de s'y fier, et un contrôle de sécurité qui passe en revue les réglages sensibles de l'iPhone : code de verrouillage, Face ID ou Touch ID, permissions de suivi accordées aux applications, mises à jour disponibles, et enregistrement d'écran en arrière-plan.
L'application est incluse sans surcoût dans la formule Complete, celle qui couvre à la fois le Mac et l'iPhone sous un seul et même abonnement.
Et la compatibilité avec macOS 27 Golden Gate ?
Apple s'apprête à sortir macOS 27 Golden Gate, actuellement en bêta publique, avec un déploiement attendu dans le courant du mois de septembre. Rappel utile pour les propriétaires de Mac anciens : cette version abandonne le support des processeurs Intel au profit des seules puces Apple Silicon, macOS Tahoe restant la dernière mouture disponible pour ces machines.
Antivirus + pare-feu : protection en temps réel contre les logiciels malveillants, analyses souples et contrôle des applications autorisées à se connecter à Internet.
SmartClean : libération d'espace de stockage, désinstallation propre des applications et optimisation des processus gourmands en ressources.
Intego VPN : confidentialité sur les réseaux Wi-Fi publics, sur Mac comme sur iPhone.
L'app iPhone : VPN, sécurité du Wi-Fi et du réseau, conseils clairs sur les réglages de sécurité iOS.
La formule existe pour 1, 3 ou 5 appareils, avec un engagement au choix sur 1 ou 2 ans. Elle est disponible en français, anglais, espagnol, allemand et japonais.
-50 % pour la rentrée : le moment de s'équiper
Pour la rentrée, Intego divise par deux le prix de sa formule Complete. Sur l'offre 1 Mac + 1 iPhone, l'abonnement passe de 5,42 €/mois à 2,71 €/mois, remise appliquée automatiquement lors du paiement. L'éditeur revendique plus de 30 millions d'appareils protégés dans le monde et affiche une note de 4,8/5 sur Trustpilot.
Testez sans risque : l'abonnement reste couvert par une garantie satisfait ou remboursé de 30 jours.
On attendait un iPhone Ultra, ou un iPhone Fold, et c'est finalement un iPhone Duo qui a débarqué hier soir. Un petit nom tout mignon, qui rejoint la cohorte des Pro, Neo, Air, tous ces suffixes à trois caractères. Ce terme de « Duo », Apple l’a déjà utilisé à plusieurs reprises, bien avant l’ère des smartphones.
Dès 1984, l’Apple II DuoDisk réunissait deux lecteurs de disquettes de 5,25 pouces dans un même boîtier : littéralement, il s'agissait d'un lecteur « deux en un ». Chaque lecteur acceptait une disquette 5"1/4 simple face offrant une capacité formatée d’environ 140 Ko. Idéal à une époque où les disques durs étaient très coûteux et peu répandus !
Puis, en 1992, Apple a surpris son monde avec les PowerBook Duo, toute une famille de portables particulièrement fins et légers, conçus pour être utilisés seuls en mobilité mais capables de se transformer en véritables ordinateurs de bureau une fois insérés dans un DuoDock : une station d'accueil connectée à un écran externe, un clavier et une souris, à la manière des stations USB-C qui sont devenues la norme de nos jours. Mais à l'époque, c'était une vraie rupture technologique !
la gamme PowerBook Duo a constitué l’une des expériences les plus originales d’Apple en matière d’ultraportable : pendant près de cinq ans, la marque a commercialisé sept modèles — Duo 210, 230, 250, 270c, 280, 280c et 2300c — privilégiant systématiquement la compacité au détriment des équipements intégrés. Épais d’environ 3,6 cm et pesant autour de 1,9 kg, les premiers Duo utilisent des Motorola 68030 à 25 ou 33 MHz, puis des 68LC040 à 33 MHz et même pour finir un PowerPC 603e à 100 MHz.
Leur particularité était surtout ce connecteur PowerLatch à 152 broches qui les reliait au Duo Dock et leur ajoutait notamment lecteur de disquettes, SCSI, ADB, Ethernet, NuBus et sorties vidéo, transformant le petit portable en véritable poste de travail.
On se souviendra sans beaucoup de nostalgie de l'unique génération de Macs équipés du processeur Core Duo de 2006 et des successeurs équipés de Core 2 Duo jusqu'en 2012, et on n'oubliera pas que plus récemment, en 2020, Apple a proposé un MagSafe Duo Charger, ou chargeur double MagSafe dans la langue de Molière. Deux chargeurs à induction réunis pour y poser un iPhone et une Apple Watch, un duo rendu rapidement obsolète par l'évolution des formats et des normes tant du côté du portable que de la montre.
Le DuoDisk associait deux lecteurs, le PowerBook Duo combinait la mobilité d’un portable et les possibilités d’un ordinateur de bureau grâce à son dock, et maintenant, l’iPhone Duo réunit un écran externe et un grand écran pliable dans un appareil capable de changer de format. Souhaitons-lui un avenir plus radieux que celui du DuoFile, un autre lecteur double annoncé par Apple en 1983 mais qui ne fut finalement jamais commercialisé en raison de problèmes de fiabilité et du succès du petit lecteur de microdisquettes 3"1/2 du Macintosh !
Un nouveau patron, un iPhone qui se plie et une bonne dose d’intelligence artificielle : pour son premier keynote aux commandes d’Apple, John Ternus avait de quoi occuper son auditoire.
L’iPhone Duo a naturellement joué les vedettes avec son grand écran intérieur de 7,6 pouces et l’arrivée du multitâche Split View. À 2 339 €, le premier iPhone pliant laisse toutefois le temps de la réflexion. Plus classiques dans leur présentation, les iPhone 18 Pro misent sur la photographie avec une ouverture variable, la puce A20 Pro et une autonomie en hausse.
La Pomme avait également quelques arguments pour les poignets et les oreilles. Les Apple Watch Series 12 et Ultra 4 enrichissent leur suivi physiologique, avec notamment un score de préparation physique, tandis que les AirPods 5 intègrent enfin la réduction de bruit dès l’entrée de gamme. Côté logiciel, l’application Santé prépare sa mue et Siri AI doit apprendre le français en octobre, uniquement sur Mac dans un premier temps.
Au-delà des fiches techniques, cette conférence était aussi celle du passage de témoin. Plus à l’aise pour entrer dans les entrailles de ses produits, John Ternus a pris le temps de défendre sa vision de l’iPhone comme « hub personnel intelligent ». Une première prestation forcément scrutée, après tant d’années à voir Tim Cook distribuer la parole à ses équipes. Ce changement de visage et de ton vous a peut-être davantage marqué que le nouveau coloris bordeaux (enfin presque) des iPhone.
Cette rentrée laisse également quelques sujets de discussion moins réjouissants, à commencer par la hausse des prix et les fonctions qui arriveront plus tard, ou ailleurs avant de débarquer chez nous. De quoi tempérer l’enthousiasme, même lorsque les démonstrations font leur petit effet.
Après avoir lancé AppleCare One l'an dernier aux États-Unis, puis étendu la formule à la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Australie cet été, Apple ajoute un nouvel échelon à son service d'assurance. AppleCare One Family, dévoilé lors du keynote de rentrée, permet de couvrir tous les appareils Apple d'un foyer sous un seul abonnement, là où chaque membre de la famille devait jusqu'ici souscrire son propre contrat.
Image MacRumors
Un forfait fixe pour tout le foyer
Le principe repose sur le groupe de partage familial d'Apple, qui peut réunir jusqu'à six personnes. Une fois l'abonnement souscrit à 49,99 dollars par mois, chaque membre peut y rattacher ses iPhone, iPad et Mac éligibles, à condition qu'ils aient moins de quatre ans et soient en bon état de fonctionnement. Tout nouvel appareil acheté par la suite est automatiquement intégré à la couverture, sans coût supplémentaire ni changement de tarif, quel que soit le nombre final de produits couverts.
Côté garanties, AppleCare One Family reprend les protections classiques d'AppleCare+ : dommages accidentels, remplacement de batterie et accès prioritaire au support Apple. S'y ajoute une protection contre le vol et la perte pour les modèles d'iPhone, iPad et Apple Watch éligibles, avec une limite de six sinistres par an à l'échelle du groupe entier.
Pour l'instant réservé aux États-Unis
Le service sera disponible aux États-Unis à partir du 14 septembre, mais Apple n'a communiqué aucune date pour une arrivée en France. La marque avait suivi le même calendrier avec AppleCare One classique, lancé aux États-Unis en juillet 2025 avant de débarquer dans l'Hexagone un an plus tard. Un délai comparable n'aurait donc rien de surprenant pour cette déclinaison familiale, même si Apple ne s'est engagée sur aucune échéance précise.
Le changement d'ère a officiellement eu lieu. C'est avec un très sobre « Bonjour et bienvenue à l'Apple Park » que John Ternus a ouvert son tout premier keynote enfilant le costume de CEO d'Apple. Dans une transition chorégraphiée avec soin, Tim Cook a élégamment cédé sa place à son successeur. Pour sa première prise de parole à la tête de l'entreprise, le nouveau dirigeant n'a pas dérogé au protocole habituel de Cupertino. Il a d'emblée salué l'excellence de ses équipes et vanté la richesse des produits en préparation. Une entrée en matière très classique pour rassurer les marchés, avant d'aborder des rivages un peu plus techniques.
Crédit image : The Verge
L’iPhone, ce hub qui s'ignorait
Là où Tim Cook excellait dans l'art de distribuer rapidement la parole à ses vice-présidents, John Ternus a choisi d'occuper la scène plus longuement pour détailler sa vision du hub personnel intelligent. Le cahier des charges présenté est précis : l'appareil idéal doit être simple d'accès, connecté en permanence, bardé de capteurs, capable de nous accompagner partout et de tenir une journée entière sur batterie. La conclusion s'impose d'elle-même : cet appareil n'est autre que l'iPhone. Le message adressé à l'industrie est limpide. À l'heure où le secteur cherche de nouveaux facteurs de forme pour l'intelligence artificielle générative, Apple réaffirme que le smartphone demeure le terminal de prédilection, et ce, pour un bon moment encore. Le nouveau patron d'Apple n'hésite pas à s'aventurer sur un terrain plus analytique que son prédécesseur, laissant transparaître son passé de grand patron de l'ingénierie matérielle.
Coup de canif dans le conducteur avec l'iPhone 18 Pro
C'est une entorse au sacro-saint conducteur des keynotes de rentrée. Contrairement à ses habitudes, Apple a ouvert la page matérielle de sa conférence directement avec le plat de résistance. L'iPhone 18 Pro a ainsi fait son apparition dès les premières minutes, dévoilant brièvement un design qui n'évolue qu'à la marge. L'appareil se décline cette année en quatre robes : noir, bleu ciel, argent et un inédit bordeaux du plus bel effet. Sur la face avant, la Dynamic Island s'affine, gagnant en discrétion tout en affichant désormais trois activités en direct simultanément, contre deux sur la génération précédente.
Cette introduction esthétique express cachait une autre ambition. Sitôt les présentations matérielles expédiées, le constructeur a enchaîné sur une longue démonstration consacrée à Siri AI et Apple Intelligence sur ce nouveau terminal. Une bascule assumée pour mieux marteler le concept de hub personnel intelligent. L'iPhone 18 Pro n'est plus seulement présenté comme un téléphone, mais comme le réceptacle indispensable de la stratégie logicielle d'Apple. C'est d'ailleurs au détour de cette séquence que la firme a glissé une annonce très attendue : l'assistant parlera enfin français dès le mois d'octobre, une excellente nouvelle qui profitera uniquement à nos Mac.
A20 Pro : l'architecture Mac s'invite dans la poche
Sous le capot, Apple a particulièrement travaillé la dissipation thermique. L’iPhone 18 Pro intègre une chambre à vapeur dont la surface est trois fois plus grande que celle du 17 Pro, associée à de nouveaux matériaux pour mieux évacuer la chaleur. Avec la puce A20 Pro, cet ensemble permet au constructeur d’annoncer des performances soutenues jusqu’à 40 % supérieures à celles de la génération précédente.
Gravé en 2 nm par TSMC, ce silicium calque sa philosophie sur la famille M6 en doublant purement et simplement son moteur neuronal. Le NPU passe de seize à trente-deux cœurs, largement soutenu par un GPU à sept cœurs taillé pour exécuter à toute vitesse les calculs liés à l'intelligence artificielle. Côté processeur central, l'architecture à six cœurs est reconduite. La véritable révolution interne se situe dans le placement de la mémoire : celle-ci n'est plus empilée sur le processeur, mais placée à ses côtés, héritant là encore des principes de conception des puces M. Apple promet une bande passante en hausse de 50 %, ce qui facilitera grandement le traitement des requêtes génératives en local.
Cette nouvelle architecture thermique et matérielle profite directement à l'autonomie, annoncée en très forte hausse. Le modèle 18 Pro se hisse au niveau de l'endurance du 17 Pro Max de l'an dernier. Le 18 Pro Max, de son côté, s'envole avec quarante-trois heures de lecture vidéo promises.
L’iPhone des photographes (plus que jamais)
Sur le front de la photographie, la marque introduit la première évolution mécanique majeure depuis longtemps : un capteur principal Fusion de 48 mégapixels doté d'une ouverture variable. Six pales découpées au laser ajustent physiquement le diaphragme pour gérer la profondeur de champ et l'exposition. Les professionnels salueront l'arrivée d'une interface de contrôles manuels dans l'application native, offrant un accès direct à la vitesse d'obturation, à l'ouverture et à un histogramme en temps réel.
Apple introduit également Apple Reference Image, un système d’authentification des clichés. En activant ce mode, le capteur produit des données signées que Private Cloud Compute transforme en une image de référence inaltérable. Ce négatif numérique peut être comparé au cliché final pour repérer les retouches. La prise en charge de SynthID, prévue plus tard cette année, contribuera aussi à identifier les images générées ou modifiées par IA. Une réserve importante pour les photographes européens : la capture d’images de référence ne sera pas disponible dans l’Union européenne au lancement, même si leur développement et leur consultation resteront possibles
Côté prix, l'iPhone 18 Pro (256 Go) s'affiche à 1 199 $ outre-Atlantique, tandis que le 18 Pro Max débute à 1 299 $, entérinant la hausse de 100 $ annoncée par les ultimes bruits de couloir de la chaîne de production. En France, comptez désormais 1 479 € pour l'iPhone 18 Pro et 1 629 € pour le 18 Pro Max en entrée de gamme. La hausse est malheureusement plus importante chez nous.
AirPods 5 : l'annulation de bruit pour tous
Du côté de l'audio, il aura fallu attendre cette cinquième itération pour qu'Apple corrige l'une des principales mesquineries de sa gamme. L'absence de réduction active du bruit (ANC) sur le modèle d'entrée de gamme n'est plus qu'un mauvais souvenir. Si l'enveloppe extérieure des AirPods 5 reste familière, le constructeur assure que les oreillettes ont été entièrement repensées de l'intérieur.
L'effort porte particulièrement sur l'isolation active, annoncée comme 50 % plus efficace que celle des AirPods 4. La Pomme n'hésite d'ailleurs pas à les qualifier de meilleurs écouteurs de format ouvert du marché en matière d'annulation de bruit.
Plutôt que de priver l'entrée de gamme de l'ANC, Apple a trouvé de nouveaux leviers matériels pour segmenter son offre. Le ticket d'entrée reste fixé à 149 € chez nous, mais intègre donc désormais la réduction de bruit de série. Avec un peu de chance et le jeu habituel des promotions de distributeurs, ce modèle pourrait même flirter avec la barre des 100 € pour les fêtes de fin d'année. Pour 169 €, le constructeur propose une seconde déclinaison plus complète, justifiant son surcoût par l'ajout d'un boîtier compatible avec la charge sans fil, de très pratiques contrôles tactiles du volume glissés directement sur les tiges, et d'une autonomie qui grimpe à cinq heures sur une seule charge, ce qui n'est pas mal du tout pour ce gabarit.
Apple Watch : des mises à jour sous le signe de l’IA
On ne l'attendait peut-être pas à pareille fête, mais cette cuvée horlogère 2026 s'avère nettement plus consistante que prévu. Avec leur nouvelle puce S11, l'Apple Watch Series 12 et l'Apple Watch Ultra 4 opèrent un bond spectaculaire dans la précision métrique et s'attaquent sans détour aux plateformes spécialisées comme Whoop ou Bevel.
Équipées d'un capteur optique revu aux diodes plus imposantes et moins énergivores, les nouvelles montres d'Apple relèvent désormais la fréquence cardiaque toutes les cinq secondes de manière passive. Mais c'est surtout la variabilité de la fréquence cardiaque (HRV) qui vole la vedette. Mesurée jusqu'à vingt-quatre fois plus souvent (soit environ toutes les cinq minutes), elle s'émancipe de son statut d'indicateur obscur. Cette déferlante de données permet enfin l'apparition d'un score de préparation physique (readiness). Noté de 0 à 10 et ajusté au fil des heures, cet indice conseille sobrement à l'utilisateur de pousser l'effort ou de privilégier le repos.
L'analyse physiologique s'étend même à domicile avec l'intégration d'un protocole d'estimation de la VO2 max.
Cette moisson d'informations s'articule avec une refonte en profondeur de l'application Santé sur iPhone, promise pour la fin de l'année. Propulsée par Apple Intelligence, l'interface s'enrichit d'un volet « Longévité » calculant un âge de santé estimé à partir des constantes de l'utilisateur.
Comme prévu, le céramique fait son retour cette année
La puce S11 permet également de nouvelles fonctions d’écoute intelligente. La montre peut reconnaître certains sons ambiants directement en local pour alerter les personnes sourdes ou malentendantes. Le « retour en arrière vocal », qui affiche sous forme de texte les quinze dernières secondes d’une conversation, est quant à lui attendu en bêta fin 2026, d’abord en anglais et hors Union européenne. Les utilisateurs français devront donc patienter, sans calendrier annoncé à ce stade.
Côté matériaux, la véritable surprise vient du retour de la céramique, qui habille la montre classique en blanc perle et bleu nuit. Sur le terrain de l'autonomie, la Series 12 conserve ses 24 heures d'usage quotidien, mais grimpe à 10 heures en séance extérieure avec GPS. L'Apple Watch Ultra 4 s'adresse plus que jamais aux athlètes au long cours, affichant jusqu'à 50 heures d'autonomie en usage standard. En séance sportive, le mode d'entraînement étendu assure 25 heures de suivi GPS et cardio continu. L'Apple Watch Series 12 s'affiche chez nous à un prix d'attaque calé à 449 €, tandis que l'Apple Watch Ultra 4 est proposée dès 899 €.
iPhone Duo : un clin d’oeil au PowerBook Duo ?
Le clou du spectacle ne s'est pas fait attendre bien longtemps. Pour clore sa soirée, Apple a dégainé un véritable « One more thing » avec l'iPhone Duo.
Les plus anciens y verront un clin d'œil appuyé à l'époque bénie du PowerBook Duo du début des années 1990. John Ternus, qui avait pourtant placé l'iPhone traditionnel au cœur de son concept de hub personnel intelligent en ouverture, a promptement revu sa copie sur scène, désignant cet appareil pliant comme l'incarnation absolue de sa vision.
Symbole par excellence de la fusion entre matériel et logiciel, l'iPhone Duo a été introduit par un tandem fraîchement promu aux plus hautes fonctions : Steve Lemay pour l'interface et Molly Anderson pour le design industriel.
Fermé, son écran externe de 5,4 pouces offre 90 % de la surface d'affichage d'un iPhone 18 Pro dans un encombrement ramassé. Une fois ouvert, il dévoile une dalle intérieure de 7,6 pouces traitée avec une finition nanotexturée. Le système iOS a été largement remanié pour exploiter cet espace : Split View débarque pour afficher deux applications côte à côte, ouvrir deux fenêtres d'un même logiciel comme Safari, ou dialoguer avec Siri AI tout en consultant un document.
Loin d'être un simple exercice de style, l'iPhone Duo embarque le processeur A20 Pro gravé en 2 nm. L'architecture interne sépare l'accumulateur en deux batteries distinctes, permettant à Apple de promettre jusqu'à 31 heures de lecture vidéo sur le grand écran, et 44 heures sur l'écran externe. Le volet des télécommunications marque également un tournant, l'iPhone Duo abandonnant définitivement le tiroir SIM au profit exclusif de l'eSIM à l'échelle mondiale.
Le moteur de Cupertino sous haute surveillance
Décliné en blanc stellaire et ciel étoilé, l'iPhone Duo sera proposé au tarif de 2 339 €, avec des précommandes ouvertes le vendredi 16 octobre pour des livraisons calées au 23 octobre. Un tarif certes corsé, mais compte tenu des hausses de prix intervenues récemment sur les gammes Mac et iPad, on pouvait légitimement craindre le pire.
Apple a visiblement cherché à préserver au maximum son smartphone de la dérive inflationniste. Toutefois, sans surprise, Apple a eu la main plus lourde en Europe qu'aux États-Unis. Une prudence stratégique élémentaire : l'iPhone demeure le véritable moteur financier de Cupertino, et quand l'iPhone va, tout Apple va. C’est sans doute l'un des préceptes cardinaux que Tim Cook a transmis à John Ternus avant de lui céder les rênes, et le nouveau patron semble l'appliquer à la lettre.