Témoignages : le livre électronique, une innovation qui se démocratise

Nicolas Furno |
Comme la musique, la photo ou encore la vidéo, la littérature n'a pas échappé à la dématérialisation de notre quotidien. Depuis quelques années, le livre électronique prend de l'importance, comme en témoigne le succès des liseuses ou encore l'intérêt pour ce secteur d'une entreprise comme Apple qui a même ouvert sa propre librairie virtuelle.



Pour les livres comme pour les albums et les films, le débat fait rage entre les partisans de la dématérialisation et ceux qui refusent d'abandonner l'objet, « l'odeur et le toucher du papier » (gibet_b). C'est le sens de cet appel à témoins : dans quel camp vous situez-vous ? Le livre numérique vous a-t-il convaincu, ou en restez-vous au bon vieux livre papier ?

Cette question vous a manifestement motivé. Le sujet sur nos forums contient plus de 140 réponses et vous avez été près de 120 à répondre. Au total, on trouve une majorité de partisans et quelques opposants radicaux, mais aussi de nombreux cas intermédiaires…



Le livre électronique, "une évolution naturelle de l'objet livre" (Nephou)



Ce n'était pas vraiment une surprise, vous êtes majoritaires en faveur du livre électronique et à l'utiliser régulièrement, dans un rapport de un à trois environ. Nephou voit dans le livre électronique l'« évolution naturelle de l'objet livre » et vous êtes nombreux à privilégier désormais les formes numériques pour lire.

Les avantages cités sont nombreux et assez variés, mais certains reviennent dans pratiquement tous les témoignages. Le plus évident est certainement l'encombrement : il est incontestable qu'une liseuse numérique prendra toujours moins de place que la bibliothèque de livres qu'il peut contenir.


Étant un bon lecteur, je consommais jusque-là un à deux livres par mois, ceux-ci s'accumulant sur mes étagères et dans les moindres espaces possibles de rangements. Prenant la poussière une fois dévorés.

Ce qui m'a principalement attiré vers le numérique est donc cette faculté de pouvoir se déplacer avec une bibliothèque complète dans quelques dizaines de grammes, sans avoir à se soucier des problèmes de rangements ou de poids. (Lemmings)


Que vous n'ayez pas de place dans un trop petit appartement pour ranger une bibliothèque, ou que vous voyagiez souvent, les appareils de lecture numérique sont une bonne solution au manque de place.


J'ai franchi le pas du numérique uniquement par soucis pratique : ma bibliothèque est pleine et des bouquins. Plus un centimètre de place. Et il faut bien avouer qu'en voyage, il est plus facile d'avoir l'iPhone/iPad avec soi que plusieurs livres. (vache folle)




Une infime partie de la bibliothèque du Trinity College à Dublin (Wikimedia)


La lecture électronique met aussi à disposition des utilisateurs un catalogue immense, bien plus gros que ce que n'importe quel libraire dans la rue pourrait fournir. Les marchands en ligne proposent eux aussi un très large choix, certes, mais il faut toujours attendre la livraison et souvent ajouter des frais de port au prix du livre.


Ça ne prend pas plus de deux minutes pour acheter un livre en ligne et le recevoir ensuite sur son Kindle (mononokehime)


À l'inverse, les livres électroniques sont disponibles presque instantanément depuis n'importe quel point du globe, à la seule condition de disposer d'une connexion Internet. NicoMac le dit sans détour : « Je voyage énormément et le livre électronique est une délivrance » alors que Alf38 n'a pas eu d'autres choix que de passer au numérique, comme il l'explique :


Quand on habite loin de tout comme c'est mon cas, l'accès à la lecture n'est pas très aisé. Je pense que sans ça nous n'aurions pas eu l'idée de franchir le pas, d'ailleurs. Amazon livre ses bouquins sur notre petite île, mais il faut compter 4 à 5 semaines de délai et j'ai 2 enfants qui dévorent les livres plus vite que leurs ombres. Il y a bien une bibliothèque, mais le choix est très limité.


Exemple similaire avec le témoignage de Catherine Vaillant, une « inconditionnelle de l'ebook » qui est expatriée à l'étranger et qui peut trouver beaucoup plus facilement ses livres grâce à son iPad :


Ayant été expatriée pendant de nombreuses années, j'ai éprouvé beaucoup de difficultés à trouver des livres papier en français ou en anglais dans certains pays. Je faisais une provision à chaque passage en France ou au Canada. Aujourd'hui je peux voyager ou pas avec mon support favori et télécharger ce que je veux, où je veux.


Dans ce contexte, le choix d'Amazon de vendre le Kindle 3G est plutôt malin, comme le note Lemmings : « De même, énorme qualité du Kindle, la navigation en 3G gratuite pour acheter des livres au sein de la boutique d'Amazon est très rapide, simple, et fonctionne quasiment dans le monde entier. » La puce 3G est alors utilisable gratuitement et dans la plupart des pays pour acheter et télécharger des livres, de quoi ne jamais être en panne sans un livre à lire.



Le Kindle 3G fonctionne vraiment partout, même pour acheter des livres… – images de publicité Amazon


Le catalogue numérique présente un autre avantage : l'absence de coûts de production permet à certains auteurs de publier leurs ouvrages alors qu'ils n'auraient jamais pu les faire imprimer par un éditeur. jeromedeuf le résume très bien : « le format électronique permet à beaucoup d'auteurs qui n'ont pas eu la chance de trouver un éditeur de publier leurs livres directement. »

Sans aller jusqu'au refus des éditeurs traditionnels, le numérique est utile pour enrichir certains livres et Apple l'a bien compris avec ses manuels et iBooks Author (Gratuit). Les éditeurs peuvent maintenant mettre des images de meilleure qualité que sur le papier ou même des vidéos et autres graphiques interactifs, autant d'éléments que le papier ne permettait pas. Nous avions déjà consacré un appel à témoins sur le sujet si vous souhaitez en savoir plus : Témoignages : iBooks Author, un outil prometteur.


Un manuel créé avec iBooks Author sur un iPad


Certaines fonctions sont réservées aux manuels d'Apple et donc à ses tablettes, mais les livres numériques proposent par définition plus de fonctions que ceux sur papier. Le texte étant sous une forme numérique, les liseuses proposent quelques fonctions supplémentaires comme la recherche de texte, une table de matière interactive ou encore un dictionnaire intégré. Hello. évoque quelques avantages de la lecture numérique :


D'abord, on peut surligner des passages, prendre des notes, chercher un mot directement sur le web ou au dictionnaire intégré si le livre est en anglais (dans ce cas, je serais même prêt à payer plus cher que la version papier tellement c'est pratique !). Bref, pour une lecture qui présente des difficultés, qui prête à réfléchir ou sur laquelle je serai interrogé, le livre électronique est tout simplement bien plus pratique et agréable que sur papier.


La table des matières offre un moyen beaucoup plus rapide de se rendre à un point précis du livre : « La table des matières, c'est l'immense classe, d'un touché nous sommes au chapitre voulu, de deux à la page qui nous intéresse, de deux autres aux mots que l'on cherchait. » (Nesus) De son côté, MacBooker utilise un Kindle 3G et il peut ainsi accéder très facilement à une fiche Wikipedia : « Toujours avec le Kindle Touch 3G. Voyageant régulièrement, l'accès à Wikipedia partout dans le monde est super utile ! Vous visitez un endroit : hop Wikipedia en 3G : vous pouvez avoir des infos dessus et éviter les surcharges de forfait. »


L'index de la Bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris (Wikmedia)


Certains apprécient simplement le fait de n'avoir jamais besoin d'un marque-page, d'autres lisent plus facilement dans une langue étrangère grâce à un dictionnaire : « je lis beaucoup les livres en VO, donc anglais principalement, et que les dictionnaires intégrés rendent la lecture bien plus pratique… » (Fil de Brume). Les notes de lecture ou la possibilité de surligner du texte est un plus pour plusieurs lecteurs, fif « utilise abondamment le surligneur » et sucellus évoque lui aussi cet avantage :


J'ai pu ainsi annoter des livres, sélectionner des passages sans problème, un fonctionnement très proche de la réalité les post-its disparaissent, plus de pages cornées.


Comme ce lecteur, Mirage Breton est passée au numérique pour mieux conserver les livres papier qu'elle aime tant :


Aussi étonnant cela puisse paraître, j'adore les livres, leur texture, leur format, le fait de tourner les pages… J'en prends grand soin, ne les abime pas et ne les corne pas. Et c'est pour cela que je suis passé aux eBooks. Je suis en permanence en déplacement professionnel, environ 15 jours par mois, et l'idée d'abîmer un livre dans mes bagages m'insupporte.


Le confort de lecture est un sujet qui divise les partisans et les opposants au livre numérique. Si certains trouvent la lecture sur papier incomparable, on y reviendra, d'autres préfèrent au contraire la version numérisée. gibet_b trouve le confort de lecture des eBooks « supérieur au livre papier », de même que Putko007 :


Je trouve le confort de lecture bien supérieur à un livre. Pas besoin de chercher la lumière ou de se battre avec les pages qui glissent : confortablement posé contre un oreiller, dans le noir le plus total, l'iPad est le meilleur compagnon d'une nuit de lecture. L'été surtout, la plus faible niveau de luminosité de l'app iBooks permet de lire la fenêtre ouverte, sans attirer moustiques ou autre petit insecte.


La lecture possible dans le noir en a séduit une dizaine environ, à l'image d'ischiros qui explique : « on peut lire en éteignant la lumière. Pratique pour ne pas réveiller son conjoint. » La lecture numérique est aussi plus discrète parce que l'on peut tourner les pages en silence, ainsi que le note jandb : « Depuis l'iPad je découvre le plaisir de la lecture sans contrainte. Annotation rapide, signets (sans dégrader un livre) reprise rapide de la lecture au bon endroit, adaptabilité de la taille des caractères et de la présentation et curieusement tourner les pages sans faire de bruit. »


© Civu (FlickR)


Sur le plan du confort, la possibilité de modifier la taille des caractères est très souvent citée : « Il est possible d'adapter la taille des caractères et la mise en page ce qui permet de ne pas s'esquinter les yeux sur cette petite "liseuse de poche". » (Maghanni) et Nathalie Fradet explique pouvoir se passer de lunettes en agrandissant la taille des lettres.

Vous fustigez aussi parfois la qualité des livres imprimés, jugée souvent trop faible par rapport aux versions numériques, en particulier pour les livres de poche. Nephou et Fil de Brume résument parfaitement la situation :


Je ne peux m’empêcher de sourire devant les discours sur la beauté de l’objet livre « traditionnel ». C’est à croire que tous les livres sont composés avec de belles marges, un soin typographique particulier, disposent d’une couverture en cuir et voient leurs cahiers reliés par une couture soigneuse ! Dans un univers parallèle au nôtre peut-être, mais la réalité est pour moi très éloignée de ça — et pas uniquement pour les livres de poche. ( Nephou)

Je comprends ceux qui aiment les beaux livres, c'est chouette, mais c'est cher. Moi je ne lisais que des livres de poche, et un livre de poche, c'est quoi ? Du papier quelconque, une couverture quelconque, l'intérêt n'étant que dans le contenu. Un livre électronique c'est ça, rien que le contenu. Ça ne remplace pas un beau livre de collection, mais ça remplace avantageusement une collection de livres de poche. (Fil de Brume)


Le dernier argument que l'on soulèvera ici est la synchronisation des données. Si, comme John McClane, vous utilisez plusieurs terminaux, retrouver les livres au même état partout est un avantage indéniable : « comme iBooks se synchronise aussi avec mon iPhone, où que je sois je peux reprendre ma lecture, sans avoir à penser à emporter un bouquin. »

Amazon fait mieux encore puisque la synchronisation se fait entre ses différentes liseuses, mais aussi entre les liseuses et les applications de lecture disponible sur tous les terminaux mobiles. « Autre fonction du Kindle qui manque un peu ailleurs, la synchronisation des points de lecture, pour ceux qui lisent sur différents appareils (iPad, ordinateur, eReader...), on reprend le texte exactement où on l'a laissé sur l'autre appareil. » (Lemmings)


iCloud synchronise les positions de lecture dans iBooks (image Apple)




"J'aime l'odeur des livres…" (Piopio 35)



La majorité des témoignages est favorable au livre numérique, mais vous êtes une bonne vingtaine à préférer le livre objet, voire à être totalement hostile aux versions dématérialisées. Il faut aussi compter sur une autre vingtaine de lecteurs mitigés, ou qui alternent entre papier et écran pour lire.


Un livre imprimé au XIXe siècle (Wikimedia)


L'argument le plus subjectif est l'intérêt pour l'objet lui-même. Certains aiment le papier, ils aiment le toucher, le sentir même : certains assument totalement ce qui s'apparente à du fétichisme, à l'image de Hoooti, 21 ans :


Quoi de plus agréable que de retrouver un vieux livre dans votre grenier ou votre cave, ayant appartenu à vos parents, ou mieux, à vos grand-parents ! Il y a un charme indescriptible à feuilleter ces bouquins, à les sentir […] et à découvrir au fil des pages, des petites notes à droite et à gauche, des feuilles cornées, des passages soulignés... bref un livre est vivant !


Le docteur est du même avis, l'expérience de lecture sur un écran n'est pas l'expérience de lecture d'un livre et il préfère cette dernière : « Le livre, c'est avant tout un rapport physique à un objet très particulier. […] J'ai l'impression que l'expérience singulière de telle ou telle lecture manque sur ordinateur ou sur une liseuse quelconque. On est dans l'équivalent, le formaté, l'uniforme… » Marco_la_frite va même jusqu'à évoquer une « approche sensuelle ».

Le plaisir du livre rejoint celui de la bibliothèque : pouvoir emmener avec soi une bibliothèque entière était un argument des partisans du livre numérique, mais c'est aussi un argument en faveur du papier pour certains. Plusieurs témoins évoquent ainsi le plaisir de ranger ses livres, de les admirer les uns à côté des autres :


Une chose est sûre, quand j'achète un livre, je veux le voir dans ma bibliothèque, sur une étagère, une vraie, pas au travers d'un écran dans une galerie virtuelle. (spiderben25)



Une bibliothèque personnelle (Wikimedia)


Au-delà du plaisir que l'on peut ressentir face à l'objet, le livre papier a d'autres arguments incontestables qu'évoque ness_Du_frat à propos des manuels techniques :


OK, les manuels sont gros, OK, ils sont lourds, OK, ils sont chers, OK, on tue des arbres. Mais franchement… Qu'y a-t-il de plus génial que de pouvoir feuilleter, de pouvoir surligner des passages au fluo, de pouvoir annoter son bouquin… ? […] On ne peut pas avoir quatre ou cinq liseuses autour de soi pour faire des comparaisons de schémas ou pour bosser sur plusieurs trucs en même temps


L'objet donne des informations que les livres numériques peinent à rendre, comme la position de lecture. Le lecteur peut ainsi savoir, simplement en tenant le livre en main, qu'il en est à la moitié du livre et cette information manque à esv^^ : « Qui n'a jamais regardé la tranche de son livre pour savoir à peu près où il en était de sa lecture ? Impossible sur une tablette. »

Dans le même ordre d'idée, il est incontestable que passer de la première à la dernière page est plus rapide avec du papier, qu'avec toutes les solutions numériques. Ces dernières, aussi ergonomiques et rapides soient-elles, impliquent nécessairement plusieurs opérations alors qu'il suffit d'un geste simple sur un livre. Cette possibilité manque notamment à CBi :


Las, j'ai découvert qu'on perd avec le livre numérique une fonction essentielle pour un livre de formation : la capacité de retrouver rapidement un point précis dont on se rappelle vaguement qu'il a été traité dix pages plus tôt.



iBooks sur l'iPad ne permet pas de savoir visuellement que l'on est au tout début du livre, les tranches représentées de part et d'autre de la page ne changent jamais.


Les partisans du papier rappellent également à juste titre qu'un livre n'a pas besoin d'une batterie pour fonctionner et qu'il reste plus solide qu'un appareil électronique. Alf38 fait partie des partisans du livre numérique, mais il concède malgré tout que les pannes de batterie peuvent être gênantes :


Seul bémol : il n'y a rien de plus pénible que de tomber en panne de batterie quand on lit un bouquin à l'extérieur. La batterie ayant une forte autonomie, on ne fait pas gaffe et vlan… plus de piles ! Au moins un vrai livre ne tombe pas en panne !


Le papier est également fragile, mais il est compatible avec la lecture sur plage que Sly54 apprécie particulièrement. Au pire, un livre de poche coûte moins cher qu'une liseuse ou qu'une tablette et l'objet peut facilement être sacrifié.


Quelques vieux livres (Wikimedia)


Le livre papier est par certains aspects plus pratique, mais ce sont deux autres arguments qui font pencher la balance en sa faveur : l'interopérabilité et le catalogue numérique.

La question du format se pose pour les livres électroniques comme pour tous les autres médias dématérialisés. Il existe un standard ouvert, l'ePub, mais ce n'est pas le seul format sur le marché et il peut surtout être verrouillé par des DRM. Au total, si vous achetez un livre numérique, vous n'êtes pas sûr de pouvoir le lire sur n'importe quelle liseuse sur le marché, comme le résume bien jbendayan :


Le reproche majeur que je ferais à l'écosystème des livres électroniques est qu'il faut jongler avec une multitude d'applications de lecture compte tenu de l'absence d'interopérabilité des formats, surtout ceux qui ont des DRM, ou des boutiques en ligne. Sur mon iPad, j'ai installé les applications suivantes : FnacBook, iBooks, eReader, Kindle, txtr, Kobo by Fnac, ePagine et Bluefire Reader.


À ce petit jeu, le Kindle d'Amazon fait figure de mauvais élève puisqu'il n'est compatible qu'avec son propre format et qu'il ne sait pas ouvrir l'ePub, du moins pas par défaut. Les outils existent pour passer outre ces limitations, mais ils compliquent l'utilisation des livres numériques. Résultat, vous êtes nombreux à avouer télécharger illégalement des livres, l'opération étant finalement plus simple…


Le Kindle lit son format propriétaire, les PDF tant bien que mal […] , mais c'est à peu près tout… Impossible par exemple de lire un ePub tel quel, il faut absolument le convertir avec un outil comme Calibre pour en profiter. (Lemmings)

Le point sensible : les prix en numérique et leurs histoires de formats propriétaires (merci Amazon), comme si on ne pouvait pas faire sauter un DRM en moins de deux minutes et que Calibre ne convertissait pas les livres a la volée… (iPadOne)



Calibre, un outil de conversion des livres numériques


Ces protections rendent par ailleurs le prêt difficile, voire impossible. Alors qu'un livre papier peut-être lu par des dizaines de personnes sans problème, ou revendu suite à la lecture, sa version numérique est limitée à une personne, il ne peut être revendu ni même prêté.


Le dernier point que je voudrais aborder est le prêt. Avec un livre papier, pas de soucis, mais actuellement avec un eBook c'est plutôt compliqué (voir pas franchement possible). […] Dans les faits, j'utilise l'iPod touch de ma femme quand elle me conseille de lire un titre qu'elle a acquis sur l'iBookstore. (Xar)


La pérennité des livres numériques est aussi un frein à leur adoption pour plusieurs lecteurs. Alors qu'un livre papier bien conservé peut tenir de nombreuses années, il est probable que son équivalent numérique acheté aujourd'hui puisse encore être lu dans 20 ou 30 ans.


Le seul vrai inconvénient que je vois aux publications électroniques, c'est au niveau de la pérennité. Tant que le format est ouvert, ça va, il n'y a que des avantages, mais ce qui contient des DRM est un vrai problème. (rom54)

Dans ma bibliothèque, je lis des livres achetés en 1980 (voire plus anciens pour certains vieux livres achetés par mes parents) sans souci, sans me préoccuper d'un format quelconque. Je prends le livre, je le lis. (Sly54)



La Bibliothèque Nationale de France conserve des livres pendant des années (Wikimedia)


Le catalogue numérique est aussi jugé trop cher par rapport au catalogue papier. La différence entre l'objet et l'équivalent dématérialisé est souvent assez faible, ce que la majorité des témoins ont du mal à accepter. Thief parle même d'arnaque à ce sujet : « Pour le moment, le prix des livres électroniques est tout simplement une arnaque. Certains livres qu'on paye plein pot existent au format imprimé en poche à moitié prix. »

De son côté, DrFatalis évoque la « politique délirante des éditeurs français qui vendent des fichiers au prix du papier. » Autre exemple, donné cette fois par zoncou :


Le principal problème vient du prix. […] On ne peut qu'être révolté par certaines pratiques ahurissantes. Exemple avec la saga Le trône de fer […] Le prix des livres numériques est d'un peu plus de 10 € par volume, soit environ 140 € pour l'intégralité, alors que la version anglaise intégrale et sur papier vaut environ 22 €…



Les livres papier ont droit à une seconde vie… (Flickr)


Le catalogue numérique est également jugé beaucoup plus pauvre que sur papier. Vous êtes une vingtaine à regretter l'absence de certains titres, à tel point que certains ont renoncé tout simplement à la lecture numérique :


 Lire des livres électroniques était la première raison qui m'a poussé à acheter l'iPad. Cependant, je n'ai trouvé aucun des livres que je devais lire sur l'iBookstore. À cause de ce manque d'approvisionnement, je ne suis pas encore passé aux livres électroniques. (Piips)


Le problème est plus sensible encore en France et avec le catalogue français. Les livres en anglais sont au contraire très présents : « en France, ça n'est pas encore assez développé, les choix des éditeurs étant toujours erratiques et parfois frileux. En clair, l'essentiel de ce que j'aime lire en langue française n'est pas disponible. » (bompi). NicoMac juge même le catalogue français d'Amazon « nullissime », de même que Putko007 regrette un choix trop limité et trop cher sur l'iBookstore suisse :


J'habite en Suisse et le choix reste très pauvre en livres francophones, les rares disponibles étant de plus proposés à un prix très élevé (29 CHF pour la biographie de Steve Job, soit 24 € contre 16 € sur le magasin français).


"J'ai redécouvert le plaisir de lire avec un Kindle" (diegue)




La pipe n'est pas incompatible avec la lecture sur tablette… (500px)



Le livre électronique est parvenu à me redonner le goût de la lecture et j'achète maintenant constamment de nouveaux livres. (Pihrra)

Pour ma part, j'ai toujours été une grosse consommatrice de livres, mais c'est devenu bien pire depuis que je n'ai plus à aller dans les magasins choisir mes livres : maintenant, en un clic, j'ai un bon bouquin pour passer une bonne soirée ! (priscille)


Terminons ce témoignage sur les livres électroniques par une note plus positive. Partisans du papier ou de la dématérialisation se retrouvent tous sur le plaisir de la lecture et vous êtes quelques-uns à avoir (re)découvert ce plaisir grâce à un appareil électronique de lecture. Dès lors, comme le résume belcikowski, « Qu'importe le flacon ! »

Sur le même sujet :
- Tous les témoignages de cet appel à témoins
- Les autres témoignages des lecteurs de MacGeneration

avatar YARK | 
Ah mais non... C'est magnifique. 9a n'a que des avantages ! Juste que ça fout en l'air le boulot des imprimeurs et des libraires. Comme la musique en son temps. Bon, pas grave. On remplira des formulaires de demande d'emploi sur iPad. Ce que je trouve génial à notre époque est qu'on invente des objets qui enlèvent toute utilité à l'être humain. Y'a qu'un truc qui va pas : comment tu vis, comment tu bouffes, comment tu te loges si on t'en enlève les moyens ? J'vas vous faire peur : à force de vous mettre tout sous le nez et vous transformer en êtres passifs... Etes-vous encore EVEILLÉS ? Fin de ban. Rendormez-vpus.
avatar ziggyspider | 
Le truc vraiment sympa, si tu veux prêter un ebook, il faut prêter l'iPad ou le Kindle avec …
avatar lmouillart | 
@ziggyspider sur Kindle c'est assez restrictif : un seul prêt de 10-15j, mais le prêt est possible. C'est plus un problème de législateur, qu'une contrainte technique.
avatar Aughta | 
Cher Yark, ce que je trouve génial, et je le trouve chez toi, c'est qu'il y ait des gens pour penser l'être humain en terme d'utilité. Yark, possèdes-tu une voiture ? Moi pas, mais là n'est pas la question, je te demande surtout ça pour tous ces pauvres gens, maréchaux ferrants, qui s'occupaient des chevaux, eux qui allaient servir aux diligences et aux badauds. Franchement, l'industrie automobile leur a vraiment enlever leur utilité… Bon sang, nous n'y avons point pensé. Penses-tu à eux de temps à autre, en es-tu conscient ? L'homme n'est ni taillable ni corvéable, ou, cher Yark, cesse d'écumer le web et retourne faire un bond dans le passé. Tu devrais peut-être songer à te convertir mormon, non ? L'outil, depuis perpet', sert — justement ! — à délivrer l'homme de ses labeurs ! Sinon mon cher, retourne chasser le gibier, pieds nus dans les prés ! Alors oui, je suis ce quelqu'un qui te dit « comment tu vis, comment tu bouffes, comment tu te loges… », car excuse-moi, je ne m'en sens pas concerné, et je suis bien réveillé. La oisiveté mon cher n'est pas un vilain défaut, la oisiveté mon cher donne littérature, poésie, et Rimbaud ! La oisiveté mon cher donne les merveilles de la civilisation grecque, la oisiveté donne la musique, la peinture, et la philo ! O.K., nous irons pointer au pôle emploi, mais nous irons aussi rêver, danser, et profiter de la vie ! Je préfère l'amour aux usines, je préfère les rapports sexuels à me courber l'échine ! Et pour terminer sur une note plus productiviste, sache que le travail ça s'invente, et quand des emplois disparaissent, d'autres naissent !
avatar uiop | 
@aughta : sans exagérer on peut aussi admettre que les cycles de destruction créatrice à la Schumpeter ne se compensent pas, et qu'il y a dans les services des pertes d'emploi et de main d'oeuvre qu'aucune industrie nouvelle ne vient remplacer. Les tablettes et les gadgets électroniques rendent caducs un certains nombres de métiers (ici par exemple les imprimeurs) sans fournir de compensation suffisantes : combien de postes d'ingénieurs créés pour l'iPad pour combien d'emplois menacés par les services que ça représente (guidage par sattelite, lecture de bouquins, météo, pages jaunes et j'en passe) ? Je ne dis pas que Yark a raison, mais on peut légitimement s'interroger sur ces sujets sans dramatiser dans un sens ou dans l'autre.
avatar Jiminy Panoz | 
@ YARK Allons-y pour le sempiternel topo sur l'économie du livre vu que peu ont foutue idée de la réalité de la chose. Le livre numérique n'est que la goutte d'eau qui fait déborder… Si on s'intéresse à la réalité de la situation, on peut qualifier l'économie du livre de malsaine, et le problème est largement plus profond et complexe. - C'est le commerce où la marge nette est la plus basse au monde. De l'ordre de 1 à 3%. Aussi, une hausse trop conséquente du loyer (commercial), et certains doivent mettre la clé sous la porte. - les grandes surfaces de la culture (Fnac, Virgin, etc.) ont déjà mis à mal les libraires indés. - les grandes surfaces alimentaires sont venues s'y ajouter. Or, les bouquins que tu trouves chez Leclerc ou Carrefour, ils font la majorité du CA des éditeurs et donc des ventes… - les éditeurs ne vendent pas aux lecteurs mais aux libraires. Au bout de six mois, ils reprennent le stock et le tout part au pilon (ça veut dire qu'on produit une grande partie des livres pour les détruire soit dit en passant). La trésorerie des éditeurs fonctionne donc sur un mécanisme d'avance payée par les libraires, qui se font rembourser ensuite. On est pas dans un système où l'argent rentre à chaque livre vendu quoi. Or les rabais consentis aux libraires indés sont merdiques par rapports aux "grandes surfaces". Pas mal de libraires le disent au lieu de gueuler sur le livre num. En gros, tu attribues au numérique des maux qui sont nés il y a des décennies. Et je peux t'assurer que l'économie du livre, elle est pas belle à voir. C'est juste que le système explose aujourd'hui, mais ça couve depuis des années. Quant aux imprimeurs, les syndicats font tellement chier en France que beaucoup de nouveaux projets partent en Italie pour les magazines, et en Chine pour les livres pas chers que les gens achètent davantage que les livres à 20 euros… Une chose est sûre : vu ton com, tu viens de te réveiller y'a un quart d'heure…
avatar Jiminy Panoz | 
Tiens, d'ailleurs, le numérique ne représente même pas 2% de l'économie du livre en France. Tu ne trouves pas qu'il y a un gros problème si ces 2% suffisent à foutre les libraires dans la m**** ? Non ? Bon bah je ne peux plus rien pour toi.
avatar madaniso | 
Le kindle est génial par contre lire un livre sur Ipad c'est l'horreur, l'écran n'est pas du tout fait pour ça.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
J'ai essayé mais je ne suis pas convaincu par l'eBook. J'avoue que d'avoir, a seulement 22 ans, une belle bibliothèque avec les livres que j'ai acheté c'est beau et que même en tant que "geek", je ne passerai pas aux liseuses. Comme dit dans certains témoignages, un livre ça se sent et ça se touche. Pouvoir aborder un livre en le feuilletant, ce n'est pas le même feeling. Aussi et surtout, comme dit plus haut, c'est le fait de pouvoir annoter, surligner, ajouter des marques-pages et finalement se retrouver avec plusieurs autres bouquins, les avoir simultanément devant soi pour travailler. Peut-être une vieille habitude d'un jeune étudiant... PS: Quand on achète un livre en papier, souvent on le "trimballe" pour le finir et l'inverse peut amener à se construire une bibliothèque virtuelle énorme (due à la légèreté du format) sans aller au bout de ses lectures.
avatar lmouillart | 
@Mr. Kandi "Aussi et surtout, comme dit plus haut, c'est le fait de pouvoir annoter, surligner, ajouter des marques-pages et finalement se retrouver avec plusieurs autres bouquins, les avoir simultanément devant soi pour travailler." Avec les livres électroniques c'est pareil (au taf on à safari book) en gros c'est un accès à une énorme bibliothèque de livres techniques. Tu peux en avoir plusieurs d'ouverts sur ton écran, mettre des signets partout. Le seul truc chiant c'est que notre offre n'est pas compatible liseuse. Sinon pour l'odeur, cela joue pas mal, tu met une jolie pochette en cuire autour et ça ne sent plus le plastique.
avatar Lemmings | 
Très bonne synthèse, bravo ! Juste un petit détail qui a son importance à mes yeux, le fait que les livres en domaine public soient disponibles gratuitement pour tous est à mon sens un véritable plus pour un étudiant ou pour n'importe quel lecteur voulant découvrir les classiques. Comme je le disais : "A noter toutefois, un des avantages du numérique c'est de pouvoir accéder gratuitement à toutes les oeuvres tombées dans le domaine public (70 ans après la mort de l'auteur), ainsi un étudiant a de nos jours tout intérêt à utiliser ce biais pour accéder aux livres nécessaires aux études, de Platon à Racine, de Molière à Flaubert, de Zola à Balzac, tout est gratuit légalement !"
avatar Ambobo25000 | 
@madaniso [quote]Le kindle est génial par contre lire un livre sur Ipad c'est l'horreur, l'écran n'est pas du tout fait pour ça.[/quote] Ça dépend quel iPad, je suis en train de dévorer la trilogie du Seigneur des anneaux sur mon iPad 3. Et bien c'est le pied ! Et bien en parlant du Seigneur des anneaux, et à propos du téléchargement illégal des livres numériques. Il est marrant de voir que les pirates agissent comme de vrais conservateurs de la culture en proposant un même titre dans tous les formats possibles (PDF, EPUB, MOBI, TXT). À LIRE : Marin Dacos, [i]Read/Write Book[/i], OpenEdition Press, Marseille, 2010 Un excellent recueil d'articles sur le livre numérique, son impact sociétal, économique et politique.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
C'est une pub pour le kindle cette synthèse ? On ne parle que trop peu du Kobo by FNAC qui accepte tous les types de fichiers...
avatar YARK | 
Mais le sujet est bien plus large que le numérique. Seulement, force est de constater que la mondialisation, la communication se sont démultipliées avec l'informa-tisa-tion. Il y a encore 3 ans il suffisait de cliquer pour avoir accès à n'importe quelle info, on en est à toucher un écran (trop fatiguant le click...). Si encore vous me disiez qu'il n'y a pas de crise, pas de chômage, plus de faim dans le monde et que le ciel est bleu, wouaille note. Mais manque de bol, j'habite dans le nord et ça fait 6 mois qu'il fait un temps de merde, que l'état général de la planète continue de se dégrader et que le chômage, non seulement n'a pas été éradiqué, mais qu'il s'est sérieusement gravement amplifié. Ah bon, les"vitres magiques" n'ont rien résolu ? Bon, pour Aughta, c'est pas grave : il vit d'amour et d'eau fraîche, tout le monde est beau et il fait la bise aux Bisounours avant d'aller se coucher. L'industrie du livre est en panne, j'en conviens. L'industrie de la musique est en panne, j'en conviens. L'industrie automobile est en panne, j'en conviens. L'industrie tout court est en panne. Vous pouvez dire que l'industrie est un vieux modèle, que maintenant et à l'avenir ce sont les labeurs de service, de SS2I, bref de matière grise qui vont prendre le relai, OK. Simplement, et à preuve du contraire, c'est pas 4 panneaux solaires, 3 éoliennes et des millions d'ordinateurs interconnectés qui vont laver plus bleu. Les millions d'ordinateurs interconnectés ont plutôt servi à remplacer les traders par du speed trading : la notion de travail = argent a disparu remplacée par la notion stats/prog/casino. Et dans ce monde, il n'y a que 2 rôles : filer du pognon ou l'emmagasiner. Filer du pognon : acheter des gadgets, payer ses dettes : mobile, EDF, Vinci. Accessoirement bouffer. Emmagasiner : vendre des gadgets, du téléphone, de l'énergie, avoir un paquet d'actions. Déguster. Manger
avatar YARK | 
Mangez.
avatar YARK | 
Goinfrez-vous.
avatar diegue | 
Commençant à avoir une petite habitude des ebooks, je pense que chaque support à son avantage. - pour un livre - livre je pense que le Kindle de base est le mieux (avec le Touch on appuie souvent malencontreusement sur l'écran, dans les transports en commun l'iPhone avec son Retina est bien et facile à lire - pour une revue d'art par exemple (somme Flash art) l'iPad Retina est une merveille - pour les comics, toujours l'iPad, ou éventuellement une GalaxyTab 8.9 Il y a l'écran avec sa se finition et sa taille mais aussi son POiDS : là le Kindle est excellent L'avantage de Kindle est que l'on peut lire sur plusieurs supports vu la synchro centrale. En ce qui me concerne c'est surtout pour son très grand choix en livres en anglais
avatar zoncou | 
@ Yark : ce n'est pas sur cette news que ton discours (fantaisiste) a sa place! Va sur un forum, "on refait le monde" et fou nous la paix ! Pour en revenir à la news, très bon article. Ravis d'avoir été cité. Merci. ;-)
avatar tof19 | 
Et n'oublie pas de mettre un disque dans ton mange disque en faisant tes comptes avec ton boulier chinois pendant que ta femme tape le linge sur le bord d'un évier en ciment.
avatar jbeul | 
Pour ma part je ne vois pas comment on peut correctement lire sur ipad...meme le 3 que j'ai testé, ça fait mal aux yeux. Kindle DX avec écran large c'est la liseuse parfaite, surtout pour les mangas !! Moi qui peut lire environ 3 ou 4 mangas par jour, sur l'ipad je serais déjà myope, sur la kindle ç'est un bonheur...
avatar Almux | 
Personnellement, je crois que la mutation est une constante dans l'histoire de l'humanité et, dans une certaine mesure, qu'elle est plutôt inévitable et indispensable (voire positive). Je suis éditeurs et ai, moi-même, écrit quelques livres. Ce sont, jusqu'ici, des impressions papier. Mais, au vu des évolutions étonnantes de la technique, je vais en rééditer certains en e-books. Par contre, il est exclu que mes e-books soient des fac-similés électroniques des livres existants! Je considère qu'une simple numérisation PDF est indigne de ce qu'offre les possibilités actuelles. Par conséquent, il est fort probable que je continue à produire des écrits sous les deux formes, selon le contenu, mais, aussi en tirant parti des avantages du numérique (la possibilité d'agrandir le texte étant déjà, pour les malvoyants, un plus appréciable).
avatar ThurstonMoore | 
Mouahaha apparemment ça existe encore des gens qui croient que les améliorations technologiques créent du chômage, et que donc le travail serait une denrée limitée... Comment c'est possible d'avoir encore des raisonnements pareils de nos jours. Hey que je t'explique un truc mec, l'informatisation & tutti quanti on permis de rendre la vie moins chère à pas mal de gens , libérant une grosse partie de pouvoir d'achat et du temps pour faire bien d'autres choses et donc de subventionner d'autres activités... Il y à des problèmes de chômage?? Ah bah faut pas se plaindre quand on soutient des systèmes esclavagistes comme le RSA, Pôle Emplois, la retraite par répartition , la secu, l'education nationale...quand on tape à l'aveugle sur les patrons, les proprios, et qu'on entretient le corporatisme à coup d'agents régulateurs. Bref il y à des problèmes mais faut pas se tromper et utiliser un peu son cerveau.
avatar jbeul | 
@ThurstonMoore 100% d'accord avec toi, ça fait plaisir de constater que tous les français ne sont pas des gros raleurs fainéants...
avatar Florian Innocente | 
@cedoch : 'C'est une pub pour le kindle cette synthèse ? On ne parle que trop peu du Kobo by FNAC qui accepte tous les types de fichiers...' Cet article étant une synthèse de réactions de lecteurs et donc de clients des liseuses, tu en déduira aisément le succès commercial du Kobo.
avatar iAnn | 
@ zoncou Personnellement le discours de Yark me rassure et bien sûr qu'il a sa place ici. Marre du séparatisme, des clans, des oeillères pour croire que tout va bien, que tout le monde partage le même avis... Aujourd'hui on s'aperçoit que la terre est bien petite, que le pet d'un ouvrier mal nourri à l'autre bout du monde nous revient en pleine face... Que les choix que l'on fait ici, le sont en fait pour tous. Marre de vivre sur un système économique basé sur la production/consommation, maintenu globalement par la maladie, la guerre (destruction/reconstruction), l'oppression et le conditionnement social permanent. Et sa "réaction" est bien en rapport avec le thème de la news, les livres peuvent ouvrir la pensée, la conscience, ou alors simplement nous permettre de rêver et même de s'endormir...
avatar Keysertom | 
Je suis très étonné que personne n'ait parlé de l'écologie.. Certes, la liseuse possède une batterie et il faut la recharger donc consommateurs d'énérgie mais c'est à mon sens bien moindre que la destruction d'arbre même si maintenant on a des actions pour replanter.. Penser à numériser ses documents est devenu pour moi quelque chose d'essentiel pour éviter de consommer et de gacher du papier..
avatar Lemmings | 
@Keysertom : vrai et faux à la fois malheureusement. La filière papier est globalement bien gérée et de mieux en mieux. De nos jours une majorité du papier est recyclé...
avatar bratak67 | 
J'en ai offert un à une personne avec des problèmes visuels, la possibilité de zoomer les caractères lui permet de relire donc, c'est une invention utile pour certains. Les points négatifs : bibliothèque française limitée et ebook beaucoup plus onéreux que leurs homologues papiers tellement plus agréables à lire ...je parle du côté tactile du papier. Confort de lecteur bien supérieur à un ipad du fait de la technologie iLink.
avatar papyboomer | 
En France la récupération du papier est assez mal gérée. Il n'y qu'à voir les tonne de papier mis au rebu dans les bacs près des photocieuses installées sur les campûs universitaires français, et les boutiques à photocopies. Mais il est vrai que le numérique lui-même économise en soi de plus en plus de papier, en France et ailleurs. @ Keysertom; "Numériser son papier à conserver n'a pa pas permis de conserver les forêts, celles-ci devenues papier c'est déjà trop tard. En fait en numérisant ses papiers (livres, archives, articles, lettres, etc. On sauvent de la place, on peut mettre en sécurité (iCloud ou galette) et on peut s'y retrouver plus facilement (recherche). @ Zoucon & Yarc; Vos discours ont une place ici. Plus précisément votre refus de la médiocrité a une place ici. Mais il n'est pas constructif et il ne l'est certainement pas dans le contexte de ce forum. Je m'explique : Pourquoi ne pas avoir plutôt placer la numérisation éditoriale (livres, périodiques, recherches) comme un formidable instrument de diffusion intellectuelle pour les lecteurs les plus démunis de la planète où même les plus isolés par la censure ou la médiocrité de leur environnement immédiat (les prisonniers, les malades, les handicapés, etc.) Pourquoi ne pas parler de la diffusion numérique du livre en langue française (et autres) dans des pays francophones d'Afrique où il n'y a pas vraiment de bibliothèques publiques ou universitaires et de trop rares librairies? Pourquoi ne pas parler de la politique de prix des livres qui pourraient être plus raisonnable pour les pays pauvres? Pourquoi ne pas parler de la politique de distribution des éditeurs français qui bloquent la diffusion numériques des livres hexagonaux sous les mêmes prétextes que le furent (et le sont toujours...) la distributions de DVD en zones exclusives. (Incidemme, la mondialisation n'est pas l'abolition des frontières, mais l'érection de nouvelles frontières où les états-nations n'ont plus de place. )
avatar Aughta | 
Alala, mon bon Yark, sache mon ami que je ne vis pas d'amour et d'eau fraiche, c'est quoi, le fait que j'ai parlé de rêver qui t'a mis cette mauvaise puce à l'oreille ? Je voulais simplement, par mon message, te faire comprendre que l'humain ne se résume pas à du rendement, de la production, de l'utilitaire, etc., que ce n'est pas ce qui me définit en tant qu'être humain. Excuse mon cher si je ne considère pas le travail comme une valeur. Vois-tu, j'ai toujours réussi dans la vie à trouver des parades, des chemins déviés pour travailler, pourtant si tu savais quel métier j'exerce tu me traiterais certainement de requin, donc, tu vois, on fait partie du même monde, cowboy ! Et si tu veux savoir, je suis de pensée libérale, donc, vois-tu, je suis vraiment un gros vilain pois(s)on. Tracasse, j'ai mon avis sur le monde, mon grand, et ne t'en fais pas pour moi, ma vision n'est pas rose, j'en ai juste marre des imbéciles dans ton genre qui diabolise le progrès technologique, qui crie « ô ! chômage ! » dès qu'une nouvelle industrie se crée et entraîne le soi-disant déclin d'une autre. Retourne camper, retourne te groinfer. Ou mieux, vas étudier les sciences sociales, voire l'histoire, et tu apprendras que la vie n'est qu'une succession de paradigme qui s'affronte, et oui, certains, archaïques, perdent bataille. L'objet-livre a fait son temps — ce qui ne veut pas dire qu'il va disparaitre, mon voisin est fan de vinyles. Et pour ta généralité haineuse à la fin, je te dirai qu'une chose, je suis p'être de droite, mais je ne consomme pas comme la droite, j'ai p'être beaucoup d'argent, mais je le dépense consciemment, je n'achète pas le premier gadget venu, je n'ai aucune dette, ni voiture, alors tes stéréotypes tu te les gardes pour toi, l'ami !
avatar Akiro | 
Ce qui me retiens d'acheter un Kindle c'est la fréquence de rafraichissement de l'écran, je trouve ça vraiment lent et pas très beau (clignotement noir). Il n'y aurait pas ce problème je n'hésiterais pas une seule seconde. Mais bon je crois qu'il ne peuvent pas y faire grand chose, ça vient du e ink.
avatar izoong | 
@Akiro : toute les liseuse ne se valent pas à ce niveau/ Les Sony et les kobo par exemple on un rafraîchissement de l'écran sans clignotement. Les Kindle sont du bas de gamme question qualité d'écran e-ink.
avatar iGadz | 
Intéressante synthèse !
avatar Mr Deckard | 
Avec un livre en papier, je peux faire du feu et même m'essuyer les fesses. Avec un livre électronique...
avatar Keysertom | 
@papyboomer:La numétrisitation n'est pas que un gain de place, elle permet aussi de distribuer une version numerique a un grand nombre de personne sans leur donner du papier donc oui cela peut avoir un impacte en terme d'écologie. Je prends l'exemple de la fac, ou la diffusion des documents se fait de facon numerique depuis plusieurs années pour un osucis d'écologie.. Et c'est très bien!!
avatar drkiriko | 
Perso, je suis expatrié et comme je lis énormément, les livres (en) français me coûtent un bras chaque année (et je n'en ai que deux, comme tout un chacun…). J'achète un peu chez un petit libraire du S.O., beaucoup d'occases (par qui vous savez - mais je refuse son ebook bloqué - et bien parce que j'y suis obligé! mais le renvoi de France au Japon est à ajouter. Quand un livre sort à la fois en papier et en ebook, je choisis le second, si l'epub existe. Donc, la solution dématérialisée ne peut que me sourire, même si "contact-odeur-etc” du papier continue de me plaire. Enfin, disons que ma moitié se réjouit de me voir lire sur mon écran, c'est autant de moins de bouquins dans la maison… voilà, c'est tout dans mon cas qui est un peu particulier, je le reconnais (mais nous sommes un certain nombre à habiter l'étranger - et quand je dis l'étranger, ce n'est pas l'UE ou le voisinage. J'ajouterai que quand telle ou telle œuvre est en audio, gratuite surtout (mais aussi payante), je saute dessus! Grâce en soit rendue à ces quasi bénévoles!
avatar iBook 68 (non vérifié) | 
@izoong Le dernier kobo a un clignotement noir au changement de la page (j'en ai acheté un y'a pas longtemps). Sauf qu'on peut le régler pour ne l'avoir que toutes les 1 à 6 pages, suivant ce qu'on accepte de voir des pages précédentes. Mais même réglé à chaque page l'effacement n'est jamais parfait à 100% et toutes les 6 pages ça fait quand meme pas joli.
avatar iljang | 
ça ne me convainc pas assez pour en prendre 1, les produits sont peut être encore trop jeunes, mais d'ici 2-3 ans, ça se bonifiera, reste aussi le catalogue . . .
avatar denmakesmusic | 
Quelle est la durée de vie opérationnelle d'une bibliothèque numérique ? Tous les formats numériques apportent leur avantages ("c'est pratique") mais aussi une certaine obsolescence programmée. Un livre peut durer très longtemps. Quelle pérennité ont les livres DRM ? J'ai moi même un Cybook mais qui me sert pour le moment à lire principalement des livres gratuits. Comment se convaincre de mettre son argent dans des fichiers verrouillés ?

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