Directives de l'App Store : passage en revue

Arnaud de la Grandière |
Après de nombreux reproches sur le caractère arbitraire, changeant et nébuleux de ses critères de sélection, Apple a fini par publier ses directives d'évaluation pour la validation des applications sur l'App Store. Un geste applaudi et attendu, mais si les directives donnent une liste de choses à ne pas faire, Apple s'est néanmoins conservé plusieurs portes de sortie.

Apple joue la carte de la connivence

L'introduction du document donne le ton avec un résumé général de ce qu'on y trouvera. Il est question de bon sens, et de conscience professionnelle, mais ce qui frappe c'est le ton détendu avec lequel Apple s'adresse aux développeurs. Jugez plutôt :

Nous sommes ravis que vous vouliez investir vos talents et votre temps pour développer des applications pour iOS. L'expérience aura été gratifiante - tant professionnellement que financièrement - pour des dizaines de milliers de développeurs et nous voulons vous aider à rejoindre ce groupe prospère. C'est la première fois que nous publions nos Directives de Validation pour l'App Store. Nous espérons qu'elles vous aideront à éviter les écueils durant le développement de votre app, afin qu'elle puisse passer rapidement à travers le processus d'approbation une fois que vous l'aurez soumise.

Nous considérons que les applications sont différentes des livres ou des chansons, que nous ne régulons pas. Si vous voulez critiquer une religion, écrivez un livre. Si vous voulez décrire l'acte sexuel, écrivez un livre ou une chanson, ou créez une app médicale. Ça peut devenir compliqué, mais nous avons décidé de ne pas permettre certains types de contenus dans l'App Store. Il peut être utile de garder à l'esprit certains thèmes plus larges :

• Il y a beaucoup d'enfants qui téléchargent des apps, et les contrôles parentaux ne fonctionnent pas tant que les parents ne les activent pas (et peu le font). Sachez que nous gardons l'œil ouvert pour les enfants.

• Nous avons 250.000 apps dans l'App Store. Nous n'avons pas besoin de plus d'apps de coussins pêteurs. Si votre app ne fait rien d'utile ou n'offre pas une forme durable de divertissement, elle peut ne pas être acceptée.

• Si votre app donne l'impression d'avoir été torchée en quelques jours, ou si vous essayez de mettre votre première app sur le Store pour épater vos amis, veuillez vous tenir prêt à encaisser un refus. Nous avons beaucoup de développeurs sérieux qui ne veulent pas que leurs apps de qualité soient encerclées par du travail d'amateur.

• Nous rejetterons les App pour tout contenu ou comportement dont nous jugerons qu'ils dépassent les limites. Quelles limites, demanderez-vous ? Et bien, comme un juge de la Cour Suprême l'a dit autrefois "je les reconnaîtrai quand je les verrai". Et nous pensons que vous les reconnaîtrez aussi quand vous les dépasserez. [NDT : Apple fait ici référence à une citation célèbre du juge Potter Stewart au sujet de la pornographie, alors qu'il était en peine d'en donner une définition précise et exacte, dans le cadre d'une procédure judiciaire demandant l'interdiction du film Les Amants de Louis Malle.]

• Si votre app est rejetée, nous avons une Commission d'Evaluation auprès de laquelle vous pouvez faire appel. Si vous courez vous plaindre de nous à la presse, ça n'arrangera pas votre cas.

• Ceci est un document vivant, et les nouvelles applications qui poseront de nouveaux cas de conscience pourraient résulter en de nouvelles règles à tout moment. Votre application est susceptible d'être concernée.

Enfin, nous adorons aussi tout ça, et nous honorons ce que vous faites. Nous faisons réellement de notre mieux pour créer la meilleure plateforme du monde pour vous permettre d'exprimer vos talents ainsi que de gagner votre vie. Si ça donne l'impression que nous sommes des malades de la maîtrise, et bien, c'est peut-être parce que nous sommes complètement dévoués à nos utilisateurs et à nous assurer que leur expérience avec nos produits soit de qualité. Tout comme la plupart d'entre vous.


Comme on le voit, Apple ne fait pas dans la dentelle et s'éloigne des formulations officielles et juridiques pour un discours à cœur ouvert envers ses développeurs, façon "on ne va pas se la raconter". Passée cette introduction, les 22 thèmes développés de manière lapidaire donnent le détail de ce qu'il faut éviter, mais l'introduction a déjà tout dit : il n'y a pas de moyen de graver ces règles dans le marbre, et malgré une observation scrupuleuse de celles-ci, les applications restent et demeurent susceptibles de faire face à l'arbitraire.

Il y aura donc toujours des mécontents, éconduits pour une règle qu'Apple n'a pas encore inventée. Apple souligne qu'une commission d'appel est là pour entendre leurs griefs, en lieu et place de la mauvaise presse à laquelle elle a parfois eu à faire suite à pareilles déconvenues.

Néanmoins, en cas d'épuisement des recours, rien ne pourra plus tenir la langue des développeurs mécontents, et à moins de valider tout ce qui se présente à elle, Apple aura encore affaire à des controverses de cet ordre. Et c'est parfois le battage médiatique qui a fait fléchir la firme et réviser ses règles. Mais ces directives, si elles ne peuvent donner une liste absolue des choses à ne pas faire, donnent au moins le détail des problèmes d'ores et déjà établis qui ne manqueront pas de causer un refus.

Les apps passent sous les fourches caudines d'Apple

On mesure le caractère évolutif de cette liste en constatant que l'App Store est infesté d'applications qui, selon ces directives, n'auraient jamais dû être approuvées. Pèle même :

2.11 Les apps qui reproduisent des apps déjà disponibles sur l'App Store pourront être rejetées, particulièrement s'il y en a déjà beaucoup
2.12 Les applications qui ne sont pas très utiles ou n'offrent pas de forme durable de divertissement seront rejetées

Apple semble avoir resserré la vis sur son contrôle éditorial, elle pousse les développeurs à plus de qualité et d'originalité (voir Une application rejetée… pour cause d'inanité).

2.14 Les applications qui sont conçues pour faire un tour ou offrir de fausses fonctionnalités sans être pour autant clairement indiquées comme telles seront rejetées.

voir les innombrables "détecteurs" de toutes sortes qui n'ont pas la moindre efficacité et qui ne sont pas annoncés comme étant des farces…

3.1 Les apps dont les métadonnées mentionnent le nom de toute autre plateforme mobile seront rejetées.

Où l'on constate qu'Apple ne veut pas partager la vedette avec ses petits camarades, ce qui est somme toute légitime. Néanmoins on peut trouver des applications sur l'App Store dont la description, parfois copiée à la hâte, inclut des marques concurrentes.

14.1 Toute app qui soit diffamatoire, offensante, de mauvais esprits, ou susceptible de mettre l'individu ou le groupe visé en danger sera rejetée.
14.2 Les satiristes politiques professionnels et les humoristes sont exemptés de l'interdiction de faire des commentaires offensants ou de mauvais esprit.

La clause 14.2 reflète l'affaire NewsToons, une application intégrant les caricatures de Mark Fiore, par ailleurs récipiendaire du prix Pullitzer, qui s'était d'abord faite refuser puis accepter suite à la controverse (lire Steve Jobs : si vous voulez du porno, prenez Android)

18.2 les applications offrant l'accès à du contenu généré par les utilisateurs qui est fréquemment pornographique (par exemple les apps "Chat Roulette") seront rejetées.

Pieuse intention qu'il est difficile d'appliquer dans les faits puisque le contenu est généralement créé après la publication de l'application (nombre d'applications dérogent à cette règle en toute impunité d'ailleurs).

Quatre règles promettent en particulier le bannissement pour sanction :

2.20 les développeurs qui "spamment" l'App Store avec de nombreuses versions d'apps similaires seront bannis du programme développeur iOS.

Voir, entre autres, les nombreuses applications dont la seule vocation est de créer un raccourci téléphonique sous forme d'icône personnalisée sur le springboard…

3.10 Les développeurs qui tentent de manipuler ou de tricher avec les avis des utilisateurs ou le classement dans l'App Store avec de fausses critiques des critiques payées, ou toute autre méthode inappropriée, seront bannis du programme développeur iOS.

Un problème récurrent sur l'App Store, sur lequel Apple a déjà eu à réagir par le passé. Espérons que cette règle écrite en toutes lettres freinera les ardeurs de certains.

6.3 Les développeurs qui tentent de remonter la trace, collecter, associer, récolter, ou exploiter de quelque manière que ce soit l'identification des joueurs sur le Game Center, ou toute autre information à leur sujet seront bannis du programme développeur iOS.

Apple ne prend pas à la légère la protection de l'anonymat de ses utilisateurs… un pavé dans la marre des autres réseaux sociaux de jeux ?

Pour la plupart, les règles étaient connues et font sens : pas de détérioration du matériel, les applications instables, trompeuses ou malicieuses seront rejetées, pas d'utilisation des API privées, pas de reproduction des applications livrées en standard, pas de modification du comportement des boutons, pas d'incitation à la haine, etc.

Ces règles valent ce qu'elles valent. Elles ne règlent pas nombre de reproches qui ont été faits à Apple depuis l'ouverture de l'App Store au sujet de sa politique de validation, mais elles ont au moins pour elles de répondre à une vieille demande : donner clairement les critères de sélection d'Apple. Les développeurs pour qui certaines règles peuvent poser un cas de conscience peuvent ainsi éviter de perdre leur temps et tenter leur chance avec les plateformes concurrentes.

Si la publication de ces directives répond enfin à une demande récurrente, et montre la bonne volonté d'Apple, elle ne mettra pas pour autant fin aux polémiques. Tout au plus permettra-t-elle d'en réduire la fréquence, ou la légitimité : exception faite des règles qui restent à inventer, on ne pourra plus dire qu'on n'était pas prévenu.

avatar bikoko | 
"• Si votre app est rejetée, nous avons une Commission d'Evaluation auprès de laquelle vous pouvez faire appel. Si vous courez vous plaindre de nous à la presse, ça n'arrangera pas votre cas." Sympa l'ambiance...
avatar Dr_cube | 
En tant que développeur iOS, ces directives me font un peu peur. Apple serre la vis de manière officielle. En particulier, il est toujours possible de passer six mois à développer une app et de se la voir refuser pour une raison débile (trop de concurrents notamment), ce qui peut conduire à mettre la clé sous la porte. Je pense qu'Apple devrait mettre en place un système de pré-validation optionnelle : avant de développer l'appli on envoie une description détaillée de l'appli à Apple, et après validation on peut commencer à développer. Si notre app correspond à la description, alors elle doit être acceptée. Cela pourrait rassurer les développeurs et encourager les gros projets.
avatar liocec | 
Pour une fois je suis d'accord à 100% avec Apple. Si l'appstore devient un dépotoir, c'est nous les utilisateurs qui seront lésés.
avatar Claude Pelletier | 
[i]Quelles limites, demanderez-vous ? Et bien, comme un juge de la Cour Suprême l'a dit autrefois "je les reconnaîtrai quand je les verrai".[/i] L'exemple du juge est intéressant. Ce dernier faisait l'éloge non seulement de la subjectivité mais aussi celui de la sienne propre. Son regard devenant la mesure, la norme. Et là, ou par là, beaucoup de salive va couler ………
avatar Danuz | 
Waa, Pour publier (et aussi créer) une application pour iOS, il va falloir innover :-). Enfin !!
avatar mroo | 
@ Dr_cube : Et par la même occasion se faire piquer l'idée, non?!!
avatar Bjeko | 
Voila un sujet qui m'intéresse : certains clients me demandent s'il est possible d'avoir une app sur le store pour présenter leurs produits : de simples équivalents de dépliants plus ou moins interactifs pour iPad, par exemple pour illustrer les caractéristiques d'un appareil de traitement de déchet... donc rien de particulièrement divertissant, mais simplement informatif/promotionnel et destinés à une niche très limitée de personnes qui opèrent dans ce secteur. Est-ce que ça serait accepté ??? (il s'agirait bien entendu d'App gratuites)
avatar françois bayrou | 
"Apple ne fait pas dans la dentelle et s'éloigne des formulations officielles et juridiques pour un discours à cœur ouvert envers ses développeurs, façon "on ne va pas se la raconter"." Moi j'aime beaucoup ! ca me rappelle les guidelines de flickr http://www.flickr.com/guidelines.gne : "Don’t be creepy. You know the guy. Don't be that guy." :)
avatar ironseb | 
Tant qu'Apple ne sera pas tenue de respecter le 1er Amendement, la censure et l'arbitraire continueront de régner sur le Store.
avatar sebsto | 
@Bjeko : pour faire cela, il n'est pas besoin d'application, un eBook suffira et le contenu des livres n'est pas soumis à la censure d'Apple. Il existe plusieurs format d'eBook, dont certains permettent de l'interactivité
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Ironseb : le premier amendement de la constitution américaine n'a pour seul objet que de prohiber la création de lois limitant la liberté d'expression et de culte par le congrès américain… aucun rapport avec Apple donc, qui régit sa ligne éditoriale comme bon lui semble (ou alors on peut exiger la publication de livres pornos dans la bibliothèque rose…) @ Bjecko : 2.13 Apps that are primarily marketing materials or advertisements will be rejected
avatar Bjeko | 
merci Nonoche ;) arf, la 2.13 n'était pas listée dans l'article : faux espoir :( @sebasto : merci, je vais voir ce qu'il y a moyen de faire de ce côté ;)
avatar arowbase | 
Enfin!!!!! Honnêtement ils ont raison. Bien que cela fasse grincer quelques dents, cela va permettre a l'app store de devenir plus qualitatif! Depuis un certains temps je n'allais plus sur l'app store: peu de nouveauté, des app qui en copiaient d'autre, ou des milliers d'App inutile (dailleurs les nombres de truc type scanner et coussin peteur... On peur avoir une ou 2 app comme ça mais 10... Ca faisait ressembler l'app store a un énorme bazar "d'App poubelle"). +1 pour la proposition de pré-vérification d'une app. Une société (ou un particulier) qui investi 6 mois de boulot pour se voir refuser son app, c'est un peu lourd... C'est une bonne idée qui pourrait aider certain projet d'App sérieusement réalisé a se concrétiser sans risquer un refus.
avatar Adrienhb | 
Donc Charlie Hebdo va pouvoir développer son application. ;)
avatar ironseb | 
@ Nonoche Par extension, il est considéré que cet amendement doit également s'appliquer aux législations des différents états. Apple, entreprise privée échappe à cet amendement ce qui lui permet de censurer qui bon lui semble. Réelle pornographie, bout de sein dans un dessin humoristique, caricature… etc.
avatar Arnaud de la Grandière | 
@ Ironseb : il est moins question de censure que de choix éditoriaux. Apple a le droit de choisir ce avec quoi elle gagne de l'argent. Si tu veux lancer une plateforme qui offre des contenus pornographiques, tu es libre de le faire, mais il n'y a aucun principe qui pourrait légitimement forcer Apple à publier ce qu'elle ne veut pas publier (à noter qu'Apple autorise la caricature professionnelle). Et encore une fois le premier amendement n'a rien à voir avec ça.
avatar ironseb | 
" il n'y a aucun principe qui pourrait légitimement forcer Apple à publier ce qu'elle ne veut pas publier". Pour le moment non et c'est bien là que se situe le problème. Les états doivent-il laisser une censure du privé s'installer. En somme si Apple était soumise au premier amendement elle ne pourrait pas se comporter comme elle le fait actuellement. "il est moins question de censure que de choix éditoriaux." Les choix éditoriaux doivent rester fait d'un organe de presse et non de son support de diffusion. Sinon demain certains imprimeurs refuseront d'imprimer tel ou tel journal…
avatar MachX | 
Trop d'applications sur l'APPSTORE, c'est possible Cela en devient illisible et dilue la communication Pour certains pas d'autre moyen que d'avoir son site et d'en faire de la pub
avatar NicolasO | 
@Claude C'est d'autant plus etrange de citer un juge supreme, dans le mesure ou celui-ci a une legitimite tres forte aux Etats-Unis. S'arroger implicitement des droits a juger similaire a la plus haute juridiction... Ca risque de faire grincer des dents. Sinon, c'est relativement ridicule toutes ces regles. Une moitie sont legitimes, tant qu'ils n'ont pas un systeme de protection des mineures. (Mais devrait etre desactivable apres controle de l'operateur, par exemple.) L'autre moitie est juste idiote: je n'apprecie pas les coussins peteurs, mais il se trouve que ca marche tres bien et fait de l'argent. Pourquoi empecher des gens d'en faire des meilleurs, et de faire de l'argent en plaisant au public? Dans ces cas la, creer une section premium ou les apps de mauvais gouts sont absentes et laisser les gens qui aiment les trucs nuls trouver leur bonheur. On est dans un contexte ou on peut pas installer une app ailleurs, ca cree des responsabilites.
avatar NicolasO | 
Un dernier mot: Apple remplace par des regles idiotes une incapacite technologique a faire un bon moteur de recherche. On devrait etre capable de trouver une bonne app qui nous interesse parmi des millions. C'est un probleme techno a resoudre (probleme difficile, certes. Meme Google, dont c'est le metier, ne resoud pas encore). L'attaquer par des clauses de contrat semble un peu pueril.
avatar gloupsy | 
Je ne vois vraiment pas où est le problème, ni où la liberté d'expression est contrôlée par Apple : est-ce que vous reprochez à votre boulanger de faire de la censure parce qu'il ne vend pas de porno ? En plus rien ne vous empêche d'en mettre sur votre iphone ou ipad tant que vous voulez. Apple ne veux pas en vendre, c'est tout. Si vous voulez absolument faire une App dont Apple ne veut pas, rien ne vous empêche de la proposer ailleurs. C'est quand même bizarre cette volonté de vouloir obliger les autres à faire ce qu'on veut faire soi-même.
avatar Arnaud de la Grandière | 
[quote=Ironseb]" il n'y a aucun principe qui pourrait légitimement forcer Apple à publier ce qu'elle ne veut pas publier". Pour le moment non et c'est bien là que se situe le problème. Les états doivent-il laisser une censure du privé s'installer. En somme si Apple était soumise au premier amendement elle ne pourrait pas se comporter comme elle le fait actuellement.[/quote] Il n'y a aucune censure du privé puisque chacun est libre de publier ou non ce que bon lui semble. Ce que tu proposes c'est forcer Gallimard à publier des vers de mirliton, ou forcer la bibliothèque rose à inclure les œuvres de Sade. Il n'y a aucune [b]légitimité[/b] à une telle lubie. Ce que la loi peut garantir c'est que [b]l'état[/b] n'empêche aucune forme d'expression (ce qui est le terrain d'application du premier amendement de la constitution américaine). C'est un hors sujet total de vouloir soumettre les individus et les entreprises à une obligation de l'état. Ou alors on peut forcer tous les auteurs à traiter de sujets qui ne les intéressent pas, et tous les éditeurs à publier toutes les œuvres quelle que soit leur qualité. Crier à la censure dans le cas d'un éditeur c'est faire un véritable non-sens. Le boulot d'un éditeur c'est précisément de discriminer les œuvres qu'il juge dignes d'intérêt ou non selon ses propres critères.
avatar Armas | 
OH MY GOD - Je grave ca dans ma mémoire. C'est a se pisser dessus. [• Si votre app donne l'impression d'avoir été torchée en quelques jours, ou si vous essayez de mettre votre première app sur le Store pour épater vos amis, veuillez vous tenir prêt à encaisser un refus. Nous avons beaucoup de développeurs sérieux qui ne veulent pas que leurs apps de qualité soient encerclées par du travail d'amateur.] [• Si votre app est rejetée, nous avons une Commission d'Evaluation auprès de laquelle vous pouvez faire appel. Si vous courez vous plaindre de nous à la presse, ça n'arrangera pas votre cas.] Deux des points pour lesquels je serait prêt à me jeter corps et âme dans la défense d'apple. J'ai jamais pu supporter les mecs qui codaient à la truelle avec deux pieds gauches. Et bien que des fois, utiliser l'opinion publique comme moyen de pression soit utile, j'ai jamais pu supporter les gens qui vont pleurer dans la presse de leurs malheurs. 40 % du temps, ils ont une grosse part de responsabilité dans leurs problèmes quand c'est pas carrément de leur faute, bien qu'ils soient pas capable de se remettre en question. Et sur les 60 % restants, il y en a au moins 30 % qui ont des problèmes que beaucoup d'autres personnes ont .. et ça ne changera pas grand chose de pleurer, a part énerver l'opinion publique.
avatar Armas | 
@ Dr_Cube [Je pense qu'Apple devrait mettre en place un système de pré-validation optionnelle : avant de développer l'appli on envoie une description détaillée de l'appli à Apple, et après validation on peut commencer à développer. Si notre app correspond à la description, alors elle doit être acceptée. Cela pourrait rassurer les développeurs et encourager les gros projets.] C'est une proposition très intéressante, ça permettrait d'intégrer les développeurs dans une politique qualitative et ils s'impliqueraient d'avantage dans la qualité du contenu publié sur l'apple store. Une sorte de cercle vertueux. Et ça permettrait a Apple de mieux guider les developpeurs pour ameliorer la qualité de leurs apps. Un cercle vertueux. Mais ça impliquerai un boulot énorme de la part d'apple car une idée de projet est plus rapide à produire qu'un projet. Ils seraient noyés sous la masse des requêtes. En soi, leurs conditions sur le store sont une pré-selection car elles purgent les développeurs des rêveurs qui s'imagineraient pouvoir développer une app alors qu'ils commencent a peine à utiliser automator ...
avatar Ayufan | 
Superbe idée cette pré-validation ! Les développeurs devraient tous en faire la suggestion ! Ça ne laisserait sûrement pas indifférent. En tant que consommateur, je trouve leurs conditions très légitimes. On voit beaucoup trop d'apps inutiles, ou recopiées maintes fois. Les critiques sont parfois effectivement très douteuses aussi (heureusement qu'ils bannissent les "tricheurs"). Trop d'apps bâclées sont passées entre les mailles du filet, je pense notamment a "les blagues ta mère" par exemple, la pire de toutes celles que j'ai pu voir (il n'y a qu'à voir l'icône pour comprendre...). C'est laid, vide, plus qu'amateur, comment a-t-elle pu être validée ?! Il est temps que leur politique de validation change et je suis 100% d'accord avec leurs règles. Il faut enfin du vrai contenu ! Les amateurs n'ont qu'à se diriger vers Android Market qui n'est qu'une immense déchèterie bourrée d'apps inutiles surcopiées (ce qui m'a poussé à revenir chez Apple). Et bravo pour cette communication qui utilise enfin des mots que tout le monde peut comprendre, claire nette et précise (et sans langue de bois). Ça promet une belle renaissance de l'App Store !

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