En route vers Mac OS XI ?

La redaction |
Steve Jobs a précautionneusement choisi ses termes : en signifiant que le devenir de l'informatique était mobile et que le rôle de l'ordinateur, s'il ne devait pas disparaître, allait tout du moins s'amoindrir, l'inventeur de « l'informatique pour le reste d'entre nous » a tracé un sillon limpide. Mac OS ne dispose plus de sa complète attention. La société californienne, toujours précise dans l'allocation de ses ressources, va-t-elle poursuivre les efforts de développements entrepris voilà près de 25 ans, à la fondation de NeXT, la seconde société de Jobs ? Rien n'est moins sûr, mais on peut imaginer quelques scénarios pour l'avenir de Mac OS.

Quatre freins à la redéfinition de Mac OS
skitchedLes arguments en défaveur de Mac OS sont multiples. Le premier est stratégique : Jobs et son équipe ont compris quels étaient les ingrédients d'une recette réussie depuis l'iPod et le raz-de-marée de son succès. Ils sont divers, et chacun d'entre eux nécessite une concentration sans relâche : les problèmes de réception du dernier iPhone montrent combien cette attention doit être prenante. Dans la culture d'entreprise d'Apple, cela signifie donc que l'ensemble des troupes se doit d'être en ordre de bataille. Et si Jobs envisage une transformation rapide du secteur de l'informatique vers un monde numérique nomade et des fonctions informatiques « masquées », il devra redéployer ses troupes, ne laissant que quelques employés continuer à vanter les mérites des Mac. Après tout, l'iPod touch, l'iPhone et l'iPad représentent déjà plus des deux tiers du chiffre d'affaires d'Apple, et la croissance de la part de marché des Mac pourrait ne pas y changer grand-chose. Jobs préférera brûler ses vaisseaux, plutôt que de laisser un seul risque le faire dévier de son objectif : atteindre sa vision de l'avenir de l'informatique, conjuguant mobilité et connectivité. C'est la raison pour laquelle iPhone OS est devenu iOS et que Mac OS est désormais considéré par les observateurs comme une « iOS Development Platform », même si ce n'est pas le point de vue d'Apple. Ringardisé, le système d'exploitation de feu Apple Computer ?


Le deuxième argument provient du marché, et du grand public d'abord, qui se rue sur les solutions nomades d'Apple depuis l'iPod et la disponibilité de contenus au travers d'iTunes. L'App Store n'a fait qu'amplifier la tendance. Au-delà, les marchés institutionnels s'intéressent de plus en plus aux solutions d'Apple : depuis maintenant quelques années, des grands clients d'Apple, comme certaines entreprises ou des administrations demandent des outils plus légers. Empêtrés dans un véritable mille-feuille de technologies, ces grands comptes se sont rapprochées des commerciaux de la firme, à l'affût d'une solution, surtout depuis la présentation de l'iPhone, et plus encore depuis l'arrivée de l'iPad. La théorie selon laquelle les entreprises et les institutions viennent peu à peu à Apple sous la pression de leurs propres employés se vérifie un peu plus chaque jour. C'est déjà le cas avec l'iPhone, qui a fait son trou dans l'entreprise, et c'est là qu'il faudra attendre les effets de l'iPad, qui peut parfois remplacer un ordinateur. Face à cette demande, le Mac est chaque jour un peu plus obsolète.

Le troisième argument est logiciel, et a trait à la programmation de Mac OS, qui se fait dans des langages informatiques dérivés du langage C, et auxquels il manque une composante de programmation moderne : la gestion automatique de la mémoire. Apple a bien intégré une « astuce » qui joue le rôle de gestionnaire automatique, la fonction de ramasse-miettes ou « garbage collection ». Disponible depuis Mac OS X 10.5, l'implémentation de cette fonction a deux effets pervers. D'abord, elle coupe le parc de Mac en deux, car les machines fonctionnant sur une version antérieure de Mac OS X ne peuvent faire tourner les programmes utilisant la fonction. Mais ce n'est pas le plus grave : cette fonction a surtout tendance à utiliser plus de mémoire qu'un programme à gestion de mémoire manuelle. Elle est donc adaptée à Mac OS, qui n'a besoin que d'une réactivité « faible » (tout est relatif), et facilite le travail des développeurs. Mais elle n'est pas adaptée à iOS, d'abord parce qu'il a besoin d'une réactivité « forte », que seule une gestion manuelle de la mémoire permet, mais aussi et surtout parce que la mémoire vive est rare sur les iPhone, iPad et autres iPod touch (256 à 512 Mo), et on ne peut donc s'encombrer d'un ramasse-miettes moins économe en mémoire.

L'augmentation de la mémoire dans de futures versions d'iPhone ne changera pas le problème : en ajoutant un ramasse-miettes à iOS, Apple prendra le risque de faire de l'iPhone un appareil moins rapide et moins réactif. Il s'agit donc bien d'un problème structurel : changer de langage de programmation ou ajouter à Objective-C un API destiné à la gestion automatique de la mémoire. Relevée par John Siracusa d'Ars Technica, l'absence de cette fonction pose la question d'une mise à niveau du langage Objective-C et donc de Mac OS. Mais elle implique aussi de séparer technologiquement iOS de Mac OS, et de diluer la capacité de travail apportée par les développeurs aux systèmes d'exploitation d'Apple. Pour disposer d'un point de vue plus technique sur la question, lisez également le blog de Robert Love, et l'analyse de David Quintana.

Enfin, le quatrième argument est commercial : si l'iPhone, l'iPad et iOS sont amenés à servir de fer de lance à la conquête d'un avenir nomade, Apple doit leur laisser le champ libre, et séparer plus drastiquement appareils iOS et Mac. L'augmentation du prix du Mac mini n'est peut-être pas autre chose, et il y a fort à parier qu'Apple appliquera une augmentation similaire à ses autres Mac dans les mois à venir, pour laisser plus de place aux différents modèles d'iPad. L'iMac pourrait être le prochain sur la liste.

La croisée des chemins
skitchedAu lancement de Mac OS X en février 2001, Steve Jobs avait insisté sur le fait que Mac OS X représentait les fondations d'Apple pour les 10 ans à venir. Ces dix ans sont désormais écoulés, et Apple se trouve face à plusieurs scénarios antagonistes. La question principale qui se pose dérange : faut-il vraiment poursuivre le développement de Mac OS ? Si la part de l'ordinateur doit peu à peu se réduire à peau de chagrin, la réponse est évidente. Mais si les ventes de Mac continuent de progresser, ne faut-il pas qu'Apple continue d'en profiter et soutienne ce nouvel engouement ? Le choix, forcément cornélien, trouve sans doute sa réponse dans une solution intermédiaire, à l'instar de ce que la société avait su faire au lancement du premier Mac, continuant en parallèle la commercialisation des différentes versions de l'Apple II.

Première voie : la firme poursuit sur sa lancée sans mettre à jour ou sans remplacer le langage Objective-C de programmation de Mac OS… car « le Mac est mort ». La croissance de l'iPad semble accréditer cette thèse : dans 2 ans, les ventes d'iPad pourraient avoir cannibalisé celles des ordinateurs conventionnels, à condition qu'Apple maintienne voire augmente la cadence de production. Selon les analystes, les netbooks pourraient bien être les premières victimes (lire : L'iPad et les tablettes : plus fort que les netbooks ? et : Les tablettes font vraiment mal aux netbooks).

Deuxième voie, la firme met à jour Mac OS et divise ses ressources en termes de développements. Apple entraînerait alors ses développeurs à faire un choix : soit sa plate-forme mobile iOS, soit une nouvelle plate-forme Mac OS. De quoi perdre les synergies patiemment construites qui permettent à Apple depuis 2008 d'attirer de plus en plus de développeurs, de bénéficier du lancement ou du portage de plus en plus d'applications (même sur Mac) et de l'attention de plus en plus de clients.

La firme de Cupertino peut-elle s'engager sur une troisième voie ? Les rumeurs d'une nouvelle dénomination de Mac OS qui deviendrait iOS Desktop et iOS Server peuvent le faire croire (lire : Mac OS renommé iOS Desktop ?). Elles parient sur une transition du système d'exploitation de bureau vers une interface tactile introduite sur le système d'exploitation mobile. Il s'agirait d'une solution intermédiaire, qui aboutirait au « recyclage » de Mac OS par la révision de son interface graphique, le transformant en un système de nouvelle génération se débarrassant des traditionnels périphériques d'entrée et des dispositifs de pointage en les remplaçant par d'autres technologies.

Vers un iOS Desktop en guise de Mac OS XI ?
Écartons les deux premiers scénarios pour retenir le troisième, celui d'un hypothétique iOS. Quel paradigme celui-ci est-il susceptible de représenter, s'il ne fait pas évoluer Mac OS dans les profondeurs de son langage de programmation ?

On pense immédiatement à l'interface homme-machine. Trois innovations pourraient alors intervenir : la première concernant le Finder, métaphore du bureau qui n'a pas réellement changé depuis le premier Macintosh en 1984. S'il s'agit de modifier les périphériques d'entrée et de pointage, une transformation de l'interface de Mac OS impose un nouveau Finder, adapté à ces nouvelles méthodes d’entrées.

La deuxième innovation concerne donc l'entrée d'informations et le pointage : le passage à l'écran tactile paraît alors évident. Il a l'avantage de régler le problème de l'ergonomie des claviers, une difficulté récurrente qui avait été à l'origine du rachat par Apple de la société Fingerworks, et qui a permis l'introduction des écrans tactiles multipoints dans les produits d'Apple. Sur un Mac, l'utilisation d'un écran tactile conjointement avec un Finder et une interface revisitée est susceptible d'être adoptée facilement par un public plus large : la courbe d'apprentissage de l'utilisation des Mac en serait raccourcie.

La troisième innovation pourrait aller chercher du côté de la commande vocale et de l'utilisation de l'intelligence artificielle. Face à un ordinateur sans clavier ni souris, l'utilisation de la voix pour demander à la machine d'accélérer certaines tâches semble évidente. Cela tombe bien, Apple a justement racheté Siri, une start-up spécialisée dans l'intelligence artificielle il y a quelques mois (Apple rachète l'application de recherche Siri). Il y a fort à parier que cette acquisition n'est pas uniquement destinée à fournir de l'intelligence au seul iOS mobile. Les avancées de Siri trouveraient parfaitement leur place dans un iOS Desktop.

La quasi-absence de sessions Mac OS à la WWDC indique qu'Apple travaille d'arrache-pied sur son nouveau système, et n'a rien à montrer pour le moment. Les rumeurs du lancement d'un iMac tactile dès cet été semblent trop précoces : Apple n'a certainement pas eu le temps d'intégrer autant d'innovations, et d'aussi profondes, dans un Mac OS revisité. Il faudra vraisemblablement patienter encore de longs mois avant de voir un hypothétique iOS Desktop. Mais face à l'iPhone et surtout l'iPad, qui passera à l'iOS 4 cet automne, cela en vaudra-t-il encore vraiment la peine ?
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avatar gazobu | 
@Pmphilipps je te cite: … je bosse depuis 20 ans sur Mac … ta gentille branlette c'est de synchroniser ton iPhone … je fais partie des pauvres cons 1/ j'ai acheté mon premier Mac128 le 10/04/84 (et je l'ai toujours) 2/ je n'ai pas de iPhone 3/ ça n'engage que toi globalement ce fil est de très bonne tenue, dommage de le polluer.
avatar hellhasnofury | 
Quel splendide article!!!! Encore une fois!!! Merci :-)))
avatar kheops1982 | 
je viens de temps à autre sur ce site car je m'intéresse au news sur les nouvelles technologies, mais je n'arrive pas à comprendre comment on peut "mouiller" sur un simple os informatique, le défendre comme si qu'on a investi son propre argent. je pense que les gens comme ca devrait consulter un psychologue.
avatar BeePotato | 
Hum… une fois de plus, cet auteur montre qu’il est loin de maîtriser le domaine sur lequel il s’exprime (les passages sur Objective C et la gestion de la mémoire étant particulièrement révélateur). Une fois de plus, il aurait mieux fait de s’abstenir d’écrire un article.
avatar DrFatalis | 
Excellent article, sauf pour ceux qui sont encore aveuglés par la lumière d'un soleil désormais déclinant. Le mac ne va pas mourir: il a cesser de vivre, comme ont auparavant disparu Lisa, et les Apple II Quelques rappels pour les ravis de la crèche: -les ibidules n'ont pas besoin d'un mac: 95% des ibidules sont synchro avec un itune qui tourne sous...windows dans un bête PC tout moche - Le mac n'a pas devant lui 95% de pdm à conquérir: il a derrière lui 95% de pdm perdues depuis 1984. Comme le dit Jobs Himself "nous n'avons jamais vu la lutte contre MS comme une guerre de plate forme - c'est peut être pour cela que NOUS AVONS PERDU". - Le mac va se vendre, et rapporter encore 1/3 des bénef, puis 1/4, puis 1/5... Il finira par devenir un "hobby", et nous utiliserons des machines marqués d'une pomme dont nous n'avons pas idée, qui seront aussi éloignées du mac actuel que ce dernier l'est de l'apple II.
avatar gazobu | 
@kheops1982 lorsque dans ton entreprise tu as investi pas mal d'argent dans une plateforme informatique je pense qu'il est normal que tu te soucies de la pérennité de ton investissement. après le coté passionnel, ça c'est tout autre chose qui n'a rien à y voir.
avatar LaurentR | 
Je n'y connais rien en programmation, mais je vois mal pour tout de suite les ipad remplacer les ordinateurs de bureau ne serait-ce que pour les cartes graphiques utilisées dans certains jeux ou pour les logiciels 3d, graphiques, multimédias, .... Ça me parait être deux marchés totalement différents, non ?
avatar _io_ | 
C'est un “festival” de spéculations ce texte ! À trop jouer les “futurologues” on en oubli la réalité ! Trop d'hypothèses, trop de rumeurs, trop d'analyses hâtives !
avatar kubernan | 
@Leehalt : "[i]Toutes ces imprécisions rendent un peu bancales les hypothèses avancées dans cet article...[/i]" Permettez tout de même de [b]vous[/b] dire que vous faite une [b]énoooorme[b] "imprécision" en confondant l'autorelease et le garbage collector. Le reste n'en parlons pas non plus.
avatar divoli | 
Cet article intéressant ne fait que confirmer mes craintes, à savoir que sur le terme on risque d'assister à une "iPadisation" de l'informatique Apple. Il me semble évident que l'iPad actuel n'est qu'un "premier jet", et qu'il est appelé à énormément évoluer et se décliner en plusieurs modèles, les Mac et Mac OS X étant eux condamnés à terme à disparaitre pour laisser la place à de nouvelles générations de produits. Je n'ai rien contre l'évolution technologique, bien au contraire, mais la politique commerciale actuellement appliquée par Apple à sa plateforme mobile (et la très grande dépendance induite pour le consommateur vis-à-vis d'Apple) n'inaugure rien de bon. Alors bien sûr, ce n'est pas pour dans 7 ou 8 mois. Mais dans 7 ou 8 ans, qui sait...
avatar iPadOne | 
[quote] Mr.20 [05/07/2010 21:56] Au lieu de penser à un imac tactile ou un ordinateur avec un clavier physique plus un trackpad géant qui remplacerait la souris, on pourrait imaginer un trackpad retroeclairé qui servirait aussi de clavier à la manière du clavier virtuel de l'iPhone/iPod Touch... On basculerait le trackpad en mode texte ou en mode souris à la demande en appuyant sur un bouton. Et integrer des ports USB à ce peripherique. [quote] Bien vu ça serais une solution mais pas une révolution, c’est un peu l’idée du Courier de MS … on aura du mal a sortir du duo clavier souris … combien one des MacBook avec une souris a coté ( moi le premier) . Le format tablette n’est pas assez pratique pour un usage de 8 H/Jours … Apple prépare quelque chose c’est clair ( cf: les Pc sont des camions) maintenant quoi … dieu seul le sait (je dit pas que SJ est dieu, mais juste un visionnaire )
avatar oomu | 
Je ne suis absolument pas content du blougiboulga fait sur le "ramasse miette" dans l'article et les commentaires. Il y a une bonne part de fantasmes. J'apprécie ceux qui rappellent la différence avec auto-release. Rien n'enpeche cocoa d'intégrer de nouvelles fonctionalités dynamiques dans son "runtime" Il est même probable via le projet llvm qu'à terme Apple puisse proposer une version dite "managée". Enfin bref, il n'y a pas besoin (comme quasi toujours en 40 ans d'industrie informatique) de grands plans sur la comète. Un ramasse-miette est moins populaire sur cocoa que ailleurs parce que son besoin se faisait moins pressant. Une grande partie des besoins d'allocations et libérations passant par les classes cocoa. Parler de objective c n'a guère d'intérêt. Parlez plutôt du cadre le "framework" : cocoa. - Il y a 25 ans les gens sérieux avec des cravates savaient que la souris était un jouet et que jamais on cesserait avec. MacPaint était risible. Il n'y a aucun doute dans mon esprit que les gens à cravate de maintenant sont encore des imbéciles et que dans 10 ans on créera avec des interfaces tactiles d'une redoutable richesse et maturité. Les ingénieurs et créatifs se fichent des visions étriquées des gens sérieux à cravate. Ils voient bien au dela de l'actuel iPad. Perso, je travaille avec un ipad. Rien m'étonne.
avatar oomu | 
@divoli [06/07/2010 02:23] Comment avez vous fait pour survivre à la macisation de l'informatique après 84 ? Vous vous êtes accroché à votre Apple 2e ? Moi j'avais un Doudou en forme de oric atmos... Croyez moi, vous survivrez et vous abandonnerez le bon vieux Mac que pour mieux. Peut être tactile, peut-être hybride ou autre mais uniquement mieux.
avatar kubernan | 
Bon, suis pas inquiet sur la mort du Mac, à la limite m'en fous un peu ; il sera remplacé par autre chose. Il y a quelque chose que vous ne mettez pas assez en évidence à mon sens ; certes vous parlez du Garbage Collector, mais vous ne parlez pas des ajouts [b]progressifs[/b] d'autres fonctions dans iOS, fonctions héritées de Mac OS X : Coredata, GCD, les fonctions béziers etc. Pour le coup, le garbage collector est anecdotique. C'est curieux car dès la sortie d'iOS 4 me suis dit que c'était la dernière fonction manquante tirée d'OS X. On peut donc attendre de Cupertino qu'ils optimisent et l'intègre aisément dans iOS (faut pas charier non plus : GC n'est pas un monstre. Comme il a été dit dans un précédent commentaire, GC optimise considérablement l'allocation mémoire). [b]GC pourrait même devenir un atout pour l'iPhone et l'iPad !![/b] Toutefois ça n'empêche pas de se poser des questions sur l'environnement de programmation. Je ne serai pas étonné qu'Apple propose une solution intégrée basée exclusivement sur les langages du web (HTML5, CSS, JavaScript). C'est peut-être ce qui va suivre après l'arrivée d'XCode 4.
avatar divoli | 
@ Oomu; Non, je n'ai aucun plaisir à me livrer pieds et mains liés à une multinationale qui déciderait ce que je peux installer ou non, de ce que je peux consulter ou non, en s'ingérant d'une manière particulièrement intrusive dans les rapports que je peux avoir avec les éditeurs et développeurs, en s'imposant à eux et à moi comme intermédiaire obligatoire selon ses propres critères et intérêts économiques à elle, qui consistent notamment à récupérer son énorme pourcif au passage, et rejetant tout ce qui ne correspond à son diktat (et de facto en obligeant les éditeurs et les développeurs à se soumettre à son diktat) et quitte à ce que rien ne vienne mettre à mal ses propres solutions maison. Il faut un minimum essayer de voir quels peuvent être les dangers en tant que client et consommateur, plutôt que de s'extasier devant une évolution technologique. Je n'ai pas d'iPhone, je n'aurais pas d'iPad pour ces raisons là, et à terme si Apple continue dans cette voie je devrais aller voir ailleurs. Je suis foncièrement MacUser, mais je ne serais pas iOSUser, vu ce que cela implique. Et ça c'est clair. A moins qu'Apple assouplisse à terme son modèle économique, mais pour le moment j'en doute. J'aime bien les Mac, mais j'aime de moins en moins la politique d'Apple, comme il y a de nombreuses années je n'ai pas aimé la politique de Microsoft au point de m'en éloigner. Microsoft a réussi à s'imposer avec tous les travers que l'on connait, je vois d'un mauvais oeil que l'on puisse recommencer à tomber dans des travers tout aussi dangereux avec Apple. Ceux qui ont conspué à juste titre les méthodes de MS devraient se montrer un peu plus critique envers Apple.
avatar kubernan | 
Ne pas oublier non plus les évolutions insérées dans l'Objective-C : la V2, les blocks...(dispo aussi dans iOS) Ce langage devient une vraie Ferrari, ça serait étrange de mettre tout ce travail à la poubelle.
avatar Liam128 | 
[quote]La deuxième innovation concerne donc l'entrée d'informations et le pointage : le passage à l'écran tactile paraît alors évident.[/quote] En gros, un Mac, mais avec iOS, et un écran tactile à la place du clavier/souris ? Heu, c'est pas pour dire, mais ça existe déjà, et ça s'appelle un iPad, hein...
avatar kubernan | 
@divoli : Heuu tu es soumis à aucun "diktat" (c'est fou les termes utilisés ici). Tu as heureusement le choix, les développeurs aussi. Tiens il parait que l'année prochaine sera (encore) l'année du Linux Desktop ! :-) (ouaa c une boutade).
avatar Elcos | 
c'est bien simple, si Apple augmente le prix des MAC pour ne pas faire de l'ombre à leur ime*de et si Mac OS disparait, pour moi, c'est go go Windows sans hésiter. je sais c'est expéditif, mais que voulez vous.
avatar kubernan | 
@ Elcos : Pourquoi attendre ?
avatar max intosh | 
Mon nouveau macbook pro 13 est fantastique, sans doute le meilleur portable Mac que j'ai eu jusqu'à présent (c'est mon septième). Mon Ipad 64 est fantastique. Montée en puissance des processeurs, des capacités mémoires et mémoire de stockage devraient nous promettre un hybride, du style un Macbook Air au clavier toujours présent (physique ou virtuel transformable) mais à l'écran détachable autonome devenant un Ipad. J'ai le clavier pour Ipad, ça en fait une machine très pratique, ça pourrait être approchant. Et je voudrais les 2 OS sur la même bécane, ou un qui allie les deux: l'OS normale pour les grosses applis (je veux qu'il fasse tourner Logic, Protools et Finalcut) et l'IOS pour la facilité et le fun de l'Ipad (et le prix des applis). Oui, je veux les deux en un, et d'un poids intermédiaire entre le Air et l'Ipad, soit 1kg environ. Jobs a en lui cette volonté d'être novateur, d'inventer des trucs, Ipod par exemple, qui n'existaient pas avant lui, ou alors très mal fichus. Non, je ne pense pas qu'il abandonnera le Mac, il doit chercher tout simplement à inventer LE prochain ordinateur, celui qui relèguera les actuels au rang d'antiquités, du style Remington. Allez Steve, tes équipes et toi, au boulot!
avatar kubernan | 
Permettez d'en ajouter une couche (insomnie quand tu nous tiens) : vous écriviez en 2008 : "[i]Certains ont noté déjà l’absence de Core Data sur l’iPhone, ce qui n’est pas une mauvaise chose selon eux, car c’est une API relativement lourde." (https://www.macg.co/news/voir/129201/sdk-les-reactions-des-developpeurs)[/i] Ben finalement on l'a eu le Core Data et c'est une bonne chose. Comme quoi... tout arrive. Allez... bonne nuit... heuu bon réveil plutôt.
avatar Elcos | 
@ kubernan parce qu'on en ai pas sur pour le moment.
avatar kubernan | 
@ Elcos : Ah mais tu ne le seras jamais avec Apple ! Par contre avec Windows et les PC qui vont biens pour pas cher... Fonce dès maintenant !
avatar max intosh | 
Suite du message précédent: la machine idéale (à mes yeux) que je viens de décrire, ça fait des années que j'y pense, et en fait ce n'est pas de la SF, elle pourrait être réalisable très facilement par Apple et sortir rapidement: il suffirait de prendre une base de Macbook Air sans son écran, et d'y implanter comme sur le clavier pour Ipad actuel un connecteur pour y enficher un Ipad devenu plus grand (écran 12 pouces par exemple), à l'horizontale bien sûr, qui basculerait à volonté en mode écran uniquement, comme le Imac 27 qui peut servir d'écran externe à un macbook. Un disque SSD 256 dans le socle macbook, une mémoire de 128 dans le IPad-écran, et hop. Et d'un simple bouton, pouvoir basculer en mode Mac ou Ipad pour avoir les 2 OS, et dès qu'on retire l'écran, hop, on a un (gros) Ipad, qui progrès aidant, ne sera plus lourd que l'actuel. Hélas, y déjà plein de types à Cupertino qui doivent défiler chez le boss pour montrer le même truc, m'étonnerait qu'ils aient besoin de moi pour y penser...

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