Test de l’écran Asus ProArt PA34VC à ports Thunderbolt 3

Anthony Nelzin-Santos |

Vous cherchez un écran ? Vous avez le choix parmi quelques milliers de références. Vous cherchez un écran de bonne qualité ? La sélection se réduit à quelques centaines de propositions. Vous cherchez un écran de bonne qualité doté d’une interface Thunderbolt ? Coupez-vous la main gauche1, et vous aurez assez de doigts pour compter les modèles qui répondent à vos critères.

Depuis le retrait du Thunderbolt Display, et en attendant le retour probable d’Apple sur le marché, le choix se résume à quelques écrans LG et Samsung. Voilà pourquoi l’écran Asus ProArt PA34VC a piqué notre intérêt. Outre une dalle incurvée de 34 pouces d’une définition de 3 440 x 1 440 pixels, conçue pour les professionnels de l’image, il possède deux ports Thunderbolt 3 capables de délivrer jusqu’à 60 W.

L’écran Asus ProArt PA34VC aux côtés d’un MacBook Pro 15".

Un écran flexible

Comme tous les écrans, ou presque, le PA34VC est fourni en kit. La dalle d’un côté, le pied de l’autre, l’assemblage prend… vingt secondes. Vous passerez plus de temps à ranger votre bureau pour dégager l’espace nécessaire au socle, qui mérite l’appellation de piédestal avec sa soixantaine de centimètres en largeur et sa vingtaine en profondeur. Nous sommes loin des tripodes des écrans de la gamme « Republic of Gamers », qui projettent des motifs lumineux sur le bureau, mais nous avons vu des pieds plus compacts.

Au moins Asus a-t-elle clairement fait un effort sur la présentation, sans sacrifier l’ergonomie pour autant. La dalle du PA34VC peut être plus ou moins inclinée (-5 à +23°), abaissée ou surélevée (entre 42 et 54 cm au point le plus haut), et tournée sur la colonne du pied (-30 à +30°). Enfin, le pied peut être retiré pour dévoiler la monture VESA 100x100. Inconvénient de l’avantage : toutes ces articulations empêchent la parfaite rigidité de l’écran.

Flexible, le PA34VC l’est aussi en matière de connectique. Il possède un port HDMI (2.0b), un port DisplayPort, deux ports Thunderbolt 3 donc, ainsi que trois ports USB-A. Asus fournit un câble DisplayPort, un câble USB-C vers USB-A, un câble Thunderbolt 3, et enfin… un câble d’alimentation. Un câble tout bête, pas un transformateur d’une demi-douzaine de kilos, c’est encore suffisamment rare pour être signalé. Le PA34VC prend de la place sur le bureau, mais pas en dessous, c’est déjà ça.

Les deux ports Thunderbolt 3 et les trois ports USB-A de l’écran. Remarquez le plastique brossé, la finition traditionnelle d’Asus, assez salissante mais pas désagréable.

La colonne du pied intègre un passe-câble, et les connexions peuvent être cachées derrière un clapet, pour une finition d’autant plus soignée que les ports USB-A pourront remplacer quelques chargeurs. Les deux premiers pourront recharger un smartphone (4,5 W à 0,9 A), le troisième une tablette (10 W à 2 A). Grâce aux deux ports Thunderbolt, le PA34VC peut prendre place au milieu d’une chaine d’appareils.

Le Mac branché d’un côté, les accessoires de l’autre, il n’est pas loin de jouer le rôle d’une station d’accueil. Deux bémols toutefois. Le port Thunderbolt principal fournit tout juste ce qu’il faut pour alimenter un MacBook Pro 13", soit 60 W à 3 A, mais pas assez pour recharger un MacBook Pro 15" qui tourne à plein régime. Et l’écran d’Asus ne remplacera pas vos adaptateurs Ethernet et lecteurs de cartes.

Flexible, le PA34VC l’est enfin dans ses réglages, et pas uniquement parce qu’on les convoque avec un joystick. Oubliez les profils colorimétriques, tous plus caricaturaux les uns que les autres. Regardez plutôt le réglage individuel des couleurs sur six axes (R, G, B, C, M, Y), qui permet d’affiner la colorimétrie, ou les quatre filtres de réduction de la lumière bleue, qui réduit la fatigue oculaire.

Le joystick et les boutons permettant d’appeler le menu de l’écran. Le bouton de mise en veille, en bas, est doublé d’un véritable interrupteur physique.

Quitte à modifier les réglages, on en profitera pour désactiver la mise en veille profonde, qui empêche la réactivation automatique de l’écran à la sortie de veille du Mac (un problème qui n’est pas un problème spécifique au PA34VC). Ce n’est pas un drame : l’écran d’Asus consomme moins de 0,5 W en veille, et surtout peut être complètement éteint depuis son interrupteur physique « à l’ancienne ».

Un écran très incurvé

Mais parlons donc de l’affichage, assez impressionnant sur cette dalle qui s’étend sur 81,5 cm, avec son format 21:9 « ultra large ». De la même manière que l’on ne discute pas des gouts et des couleurs, on ne discutera pas du bien-fondé des écrans ultra-wide. Discutons plutôt du bien-fondé des écrans incurvés, puisque comme la plupart des grands écrans larges, le PA34VC est aussi un écran incurvé.

Vous savez sans doute qu’en absence d’une courbe pour rectifier la perspective, les extrémités de l’écran semblent légèrement plus petites que le centre, et les mouvements de la tête et des yeux sont plus fréquents et plus longs. Mais vous ne savez peut-être pas que les écrans incurvés ne le sont pas tous de la même manière. Depuis quelques mois, les fabricants utilisent un indice pour décrire le rayon de courbure des dalles, expliqué dans l’illustration ci-dessous.

La zone orangée représente le champ de vision binoculaire théorique d’un être humain (environ 60°). Tracez un cercle d’un rayon de 1000 millimètres : le segment qui coupe le champ de vision définit l’indice 1000R, la « courbe du champ de vision » idéal, vers laquelle tous les écrans doivent tendre. Un écran 1800R pourrait être placé sur un cercle d’un rayon de 1800 millimètres, comme un écran 4000R pourrait être placé sur un cercle d’un rayon de 4000 millimètres.

Un écran 4000R est moins incurvé qu’un écran 1800R, lui-même moins incurvé qu’un écran 1000R qui se conformerait parfaitement aux caractéristiques de l’œil humain. Comme il prend le champ visuel en référence, ce chiffre donne aussi la distance maximale de visionnement. On perd les bénéfices d’un écran 2300R à plus de 2 300 millimètres de distance, et les écrans 1800R ne sont pas encore suffisamment cintrés — en théorie — pour une utilisation bureautique.

Alors que les premiers écrans incurvés affichaient une courbe de 4000R, certains fabricants comme Samsung commercialisent maintenant des dalles 1500R, grâce aux progrès de la recherche sur les écrans flexibles. Pour le PA34VC, Asus a fait le choix d’une dalle 1900R, à la courbe beaucoup plus prononcée que les écrans 3500R et 4000R dont nous avons l’habitude. Au déballage, l’affichage semble incroyablement déformé, une impression qui s’estompe après quelques jours.

Un écran professionnel

Mais elle ne disparait vraiment jamais. C’est un fait, cette courbe limite les mouvements de la tête et des yeux, il suffit de repasser sur un écran traditionnel pour sentir la différence. Mais en sur-corrigeant la distorsion en barillet perçue lors de l’utilisation d’un écran plat ultra-large, elle introduit une distorsion en coussinet, qui déforme jusqu’à la partie centrale de l’affichage. Or le PA34VC appartient à la gamme « ProArt » de moniteurs professionnels d’Asus.

Le PA34VC est très courbé.

Retoucher la perspective d’une image, sur cet écran qui joue avec la perspective, est un exercice assez acrobatique. Soyons francs : tout est affaire d’habitude. Après quelques semaines d’utilisation, et après avoir reculé l’écran d’une vingtaine de centimètres, la courbure est beaucoup moins gênante dans les opérations « critiques » et toujours plus plaisante au quotidien. Si nous avions pu garder cet écran quelques semaines supplémentaires, nous aurions probablement oublié qu’il était incurvé.

Dans le même temps, le PA34VC remplit parfaitement sa mission. Étalonnée à l’usine, sa dalle 10 bits obtient de bons résultats sous notre sonde, avec un excellent ∆E moyen de 1,16. À 250 cd/m2, le rétro-éclairage brille moins par sa puissance que par son uniformité parfaite. Mais à vrai dire, il ne devrait pas être beaucoup plus intense, puisqu’il ne doit pas combattre les reflets, Asus ayant opté pour une finition mate.

Conséquence : en mode standard avec la luminosité à fond, le PA34VC consomme moins de 55 W, et n’est jamais brulant. Ajoutez des noirs qui ne dépassent pas 0,34 cd/m2, et vous obtenez un contraste de 735:1. Les angles de vision, importants sur cet écran ultra-large, sont aussi bons que sur n’importe quelle autre dalle IPS de qualité, 178° sur les deux axes. Enfin, notons que le PA34VC couvre 100 % de l’espace colorimétrique sRGB et 88 % de l’espace DCI-P3.

À la fin de la journée, le PA34VC pourra (presque) faire office de moniteur de gaming. Sa fréquence de rafraichissement de 100 Hz et son temps de réponse de 5 ms ne sont pas les plus rapides du marché, mais sont largement suffisants pour une utilisation occasionnelle, d’autant que l’« Adaptive V-Sync » réduit les artéfacts provoqués par la fluctuation du rafraichissement. Enfin, il prend en charge la norme HDR10 utilisée par quelques services de streaming et un nombre grandissant de jeux.

Pour conclure

Au final, le plus gros défaut du PA34VC est… de n’être pas encore tout à fait disponible à l’heure de la rédaction de cet article. Nous en avons obtenu la primeur, quelques semaines avant sa commercialisation effective, car il s’adresse tout particulièrement aux utilisateurs de Mac. Reste la question du prix : les premiers distributeurs l’annoncent à 1 299 €. Ce n’est clairement pas un achat que vous ferez sur un coup de tête, surtout si vous n’avez jamais utilisé un écran incurvé.

L’écran 5K UltraFine de LG ne vaut que 100 € de plus, et peut se targuer de posséder l’une des toutes meilleures dalles du marché. Mais il ne possède qu’un port Thunderbolt, sa webcam ne peut pas être vue comme un avantage, et n’est pas toujours très fiable. Avec sa définition de « seulement » 3 440 x 1 440 pixels, le PA34VC est moins exigeant pour les machines portables sans pour autant être moins capable ; avec sa dalle de 34" au format 21:9 et ses deux ports Thunderbolt 3, l’écran d’Asus offre des prestations de première classe.


  1. Notre avocat nous demande de vous déconseiller formellement de vous couper la main gauche. Faites ce que vous voulez de votre main droite. ↩︎

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avatar samsung succs | 

Pas mal la petite icône à la fin de l’article !

avatar Bounty23 | 

C’est fou que ce genre d’écran ne soit pas en standard à 100w

En gros tous les utilisateurs de 15 pouces s’assoient dessus à chaque fois c’est naze

avatar Ralph_ | 

Au final quel intérêt par rapport au C34J791WTU de Samsung qui charge jusqu'à 85W? les ports sont ils USB 3 (point faible du Samsung selon moi)?

avatar Marco787 | 

Il existe un point négatif clé qui me semble manquant : la densité de pixels.

A environ 110, c'est deux fois moins que les près de 220 des différents écrans Apple / LG, tous Retina.

Le texte, les images, les icones etc. sont donc pixélisés...

avatar pocketalex | 

@Marco

Normal, ce n'est pas un écran haute definition/retina ....

Les textes et images sont donc "pixélisés", maintenant, faut voir ce qu'on entend par pixelisés. Certes, une dalle 4K ou 5K (ou 6 bientot) c'est ultra confortable, pas de "pixélisation", mais cela nécessite une bonne CG, et c'est plus cher

Bon, l'argument du prix est un peu foireux si l'on considère ce modèle, mais c'est tout de même généralement le cas.

Je viens justement de m'équiper d'un écran USB-C (thunderbolt ? il faut que je vérifie) de chez Lenovo, un Thinkvision 27" non retina, en 2560x1440, pixelisé donc, mais c'est un écran desktop, il est bien plus éloigné de mes yeux que, par exemple, l'écran 13" non retina de mon ancien MBP 13" où là, je voyais grave les pixels

Avec ce Lenovo, j'ai du 27" 2560x1440 non retina à la maison, et au boulot, un iMac 5K 27" calé sur un espace de travail de 2560x1440, de quoi comparer donc. Bien évidemment je vois la différence, mais elle reste moindre, quand je suis sur le Lenovo je me dit pas "putain c'est super pixelisé"

Donc acheter un écran non retina aujourd'hui n'est pas forcément un mauvais achat, il est largement préférable d'avoir un écran confortable (27" en 2560x1440 par exemple) avec une dalle de qualité et précise en couleur, VA ou IPS, plutot qu'un 4K low-cost en dalle TN

ça n'est que mon avis, c'est discutable

Pour en revenir à cet écran, bon déja la gamme ProArt de chez Asus, c'est de la balle bébé. La dalle est d'excellente qualité, la fidélité des couleurs au top, c'est ce que j'avais en 24" 1920x1080 ces 5 dernières années, avant de passer à l'iMac Pro
Mais le prix.... il flirte avec celui du LG 5K, du coup la question se pose, elle se pose d'autant plus que le LG est vraiment de haut niveau sur tous les curseurs (sauf celui du design)

avatar bitonio | 

@pocketalex

Pour la carte graphique en usage bureautique et un peu de photos, mon vieux mbp15 de 2015 avance très bien avec du 4k (resolution externe max), zero souci. Je pensais comme toi qu’il allait prendre cher, puis non en fait!

avatar pocketalex | 

@bitonio

C'est un MBP15, moi j'ai un MB12" avec GPU intégré pas forcément folichon.

Du coup, j'ai préféré un bon 27" non Retina m'offrant le même espace de travail que mon iMac Pro, en toute fluidité, plutôt que de tenter, à grand prix (car j'ai besoin d'une dalle de qualité pour travailler), un écran 4K et jouer du scaling pour avoir le même espace de travail en lissé, mais qui pourrait laguer.

Après mes doutes sur la 4K et le MB12" ne sont fondés sur rien, si ce n'est les remontées des utilisateurs de premiers iMac 27" 5K, à l'époque la CG dédiée était un peu light pour gérer une telle dalle et beaucoup on trouvé qu'il y avait des lags.

Bon ça se trouve, un écran 4k sur mon MB ça marche super bien, et c'est fluide, mais je n'ai pas l'impression d'avoir fait un mauvais achat avec mon non-retina. Il est USB-C, je n'ai qu'une prise à brancher, il a une dalle d'excellente qualité, et il m'a couté 300€. A ce prix, les écrans 4K du marché sont en TN, dalle de merde, et pas USB-C.

avatar Marco787 | 

@ pocketalex

"Normal, ce n'est pas un écran haute definition/retina ...."

C'est un écran HD (3 440 x 1 440 pixels), mais pas Retina.

Et il s'agit surtout d'un élément important à signaler pour toute revue d'écran pour Mac, macOS étant très Retina et (quasiment) tous les ordi Apple étant Retina.

J'ai MBP 13" qui gère très bien un écran 4K (LG UltraFine), sans avoir de CG dédiée... Les autres ordi Apple 2018 et 2019 gèrent aussi le 4K sans aucun souci pour toutes les tâches courantes.

Concernant le MB, Apple le liste comme capable de gérer du 4K @ 60 Hz sur un écran externe, en plus de l'écran interne. Avec un seul écran (externe) actif, cela devrait donc être très fluide. (Je n'ai pas fait le test.)

L'absence de Retina sur ce grand écran réduit quand même le confort et le plaisir d'utilisation... Et ne permet pas il me semble d'affirmer qu'il "offre des prestations de première classe".

avatar pocketalex | 

HD ça veut dire, bêtement, 1920x1080

Avant l'iMac Pro, je bossais sur un hackintosh avec 2 écrans HD, 2 écrans de 1920x1080 non retina.

"Haute définition" c'est un terme que j'ai utilisé.... j'aurais peut-être du dire "haute résolution", il y a toujours un souci avec les termes résolution et définition qui ont chacun leur signification précise mais qui sont pourtant utilisés pour dire l'un et l'autre, bref, c'est un terme que j'ai utilise pour dire "dalle avec plein de tout petit pixels dédiée au scaling/retina", donc une dalle 4 ou 5K quoi

La, on a ni affaire à un écran HD (il fait 3440x1440 et non 1920x1080), ni un écran à haute résolution/définition, mais tout simplement à un écran "non retina" qui affichera un espace de travail de 3440x1440 en utilisant 3440 pixels par 1440 pixels

Contrairement à tes dires, je pense que ce n'est pas un drame.

Le retina, c'est indispensable sur un petit écran (Watch, smartphone, tablette), indispensable sur un moyen écran (12" à 15"), mais sur un "grand" écran, donc de 24 à 31", c'est un plus indéniable, mais si on l'a pas, c'est pas la fin du monde

Le retina c'est le scaling, le scaling c'est afficher un espace de travail "type" (1920x1080, etc) dans un écran "haute résolution" qui dispose de plus de pixels, donc on a un espace de travail lissé, donc plus confortable

Mais c'est UN paramètre, et pas LE paramètre concernant un écran, je préfère le répéter. Un écran haute résolution, 4K par exemple, avec une dalle TN, c'est catastrophique. Aucun intérêt
Un écran haute résolution mais avec une dalle qui a des couleurs pourries, un Delta-E foireux ... pas mieux

Bref, j'ai un écran 27" NON RETINA, mais de haute qualité, et je te jure que la différence avec mon iMac Pro est certes visible, mais pas plus gênante que ça. Je peux faire montage vidéo, retouche photo et autres boulots "pro" sans me dire que je n'ai pas une "prestation de première classe"

Et pas trop cher (300€)

avatar Marco787 | 

@ pocketalex

("HD ça veut dire, bêtement, 1920x1080"
- >
Et pour être plus précis, 1920x1080 est la définition de Full HD. HD fait référence à plusieurs résolutions, dont Full HD.)

"Contrairement à tes dires, je pense que ce n'est pas un drame."

Où ai-je dit que c'était un drame ?

A nouveau, il me semble pas qu'il faille aller aux extrêmes. Une chose peut être gênante sans être dramatique.

"le Retina est indispensable sur un petit écran ou un moyen écran (12" à 15"), mais sur un "grand" écran, donc de 24 à 31""

Pourquoi le Retina serait indispensable sur un écran petit ou moyen ? J'ai utilisé pendant longtemps un MacBook Air 13" non Retina, et l'absence de Retina n'était pas un drame, même si le passage au Retina procure un confort indéniable... J'ai un iPod Nano, au tout petit écran clairement pas Retina, est l'interface se gère très bien. Le Retina serait toutefois un grand plus, permettant d'avoir du texte bien propre et net.

Par ailleurs, si l'on considère le Retina indispensable sur du 15" (et plus petit), pourquoi cela ne serait plus le cas sur du 24" ou plus ? Commet cela peut-il être cohérent ?

J'ai un MacBook Pro 13" et un LG UltraFine 22", et le Retina est indéniablement appréciable dans les deux cas. Sur mon ancien iMac 27" 2011 (non Retina), utiliser Safari à partir de Sierra est assez pénible (texte trop petit / fin). Sous Snow Leopard, pas de souci de lecture.

J'ai utilisé un Dell 4K 24", non Retina, et le résultat était décevant. Si Apple fournit des 27" en 5K, et non en 4K comme presque tout le monde, c'est bien pour atteindre la densité de pixels Retina.

"Le retina c'est le scaling,"
Ce 'est pas l'objectif er la définition du Retina. Le concept du Retina est d'offrir à l'utilisateur du texte, des images etc. non pixélisés (= tout lisse), à la distance prévue d'utilisation. Si un écran apparaît comme non pixélisé, il est Retina. Sinon, il est non-Retina ; mais dans ce cas, la pixélisation peut être plus ou moins marquée et gênante.

Il est possible d'avoir du scaling sans Retina (heureusement d'ailleurs), comme sur le moniteur dont il est question dans l'article, ou le Dell 24" 4K dont je parlais avant.

"je te jure que la différence avec mon iMac Pro est certes visible, mais pas plus gênante que ça"
Je n'en doute pas, mais cela n'est peut être pas l'avis de toux ceux qui considèrent qu'un écran Retina est bien mieux qu'un non-Retina, et cela dépend de leur usage...

avatar pocketalex | 

@marco

J'ai utilisé de longues années le MBP 13" de 2012 (et bien d'autres laptops depuis 1998) et sa résolution non retina de 1280x800, horrible, limite inutilisable. en tout cas pas avec mes logiciels. Je l'utilisais couplé à un écran externe, mais voila, c'est un laptop, on le balade, et des fois on l'utilise en déplacement et on a que le pauvre écran riquiqui à disposition, et là, c'est le drame.

Là, j'ai un MB 12" en retina, donc assez de pixels pour avoir de magnifiques espaces de travail lissés qui vont de 1280x800 (toujours inutilisable), 1440x900 (ma résolution par défaut) et plus si besoin, ponctuellement bien sur car c'est vraiment petit : 1920x1080, 2048x1152, 2560x1440 quand je pilote mon iMac, etc)

On peut changer, et switcher du confort de lecture à moins de confort mais plus d'espace, mais on a le choix !

Je persiste, c'est indispensable, un laptop 13" figé dans une résolution ça peut être très limitant, pire si l'on parle des MBP 2012 encore pas mal utilisés et dont la résolution 1280x800 empêche presque de bosser si l'on a pas un écran externe

Un écran de bureau, ça peut arriver, mais c'est devenu rare : on ne change plus trop la résolution, et souvent, c'est de grandes dalles, elle convient très bien pour l'usage

Edit : du scaling sur un écran non retina, c'est pas possible. Je parle pas techniquement, techniquement c'est possible, juste le résultat... c'est pas possible. Ce sont des pixels carrés et visibles, ils sont prévus pour 1 pixel = 1 pixel. Quand on change ce paradigme, le résultat est juste ... mochissime. Soit on baisse en résolution, et c'est dégueu, mais dégueu ...soit on monte en résolution (j'ai déja affiché du 1920x1080 sur mon MBP en 1280x800) et il manque des pixels, donc ... je préfère pas en parler 😂

avatar bonnepoire | 

L'écran Incurvé est pour moi le plus gros soucis de cet écran.

avatar Marco787 | 

@ bonnepoire

"L'écran Incurvé est pour moi le plus gros soucis de cet écran."

Avez-vous fait le test ?

avatar bonnepoire | 

J’ai testé des écrans incurvés et j’en ai horreur, oui.
C’est le principe que je ne supporte pas.

avatar Marco787 | 

Ah ok. Personnellement jamais testé. Et aucune idée si cela pourrait me plaire...

Pour les jeux video, certains aiment bien.

avatar fousfous | 

Résolution digne s'il y a 10 ans et contraste à la ramasse, je vois vraiment pas l'intérêt, surtout avec le prix.

avatar jean512 | 

résolution pas terrible...

avatar thierry37 | 

Il faudrait mettre le prix en début d'article....
Ça donnerait tout de suite une bonne idée de la bête

avatar bitonio | 

Il aurait été bien de parler de la garantie pixel mort et garantie tout court. Certains constructeurs font 3 voire 5 ans. Sinon, je rejoins ceux ici qui font la tête par rapport à la densité. Pour ma part un Z27 de chez HP, plutôt content, ça vaut pas le LG mais on en est pas si loin (hormis les 1k pixels bien sûr). Je l’ai touché $500 US.

avatar Kinky | 

"Réglages ergonomiques sur 3 axes"

Rien que pour ce point, cet écran dépasse les vitres brillantes empalées sur des pelles à tartes qu'Apple proposait en guise d'écran. L'iMac dernier héritier de cette conception cheap et anti ergonomique est une honte.

Si Apple nous sort un écran non ajustable en hauteur, ça servira à faire joli dans les Apple Store, mais les professionnels qui passent 8H par jour devant l'écran se détourneront de ce genre de gadget Apple destiné avant tout à quelques fans qui font joujou.
Apple utilise de bons composants pour ses dalles (qu'ils se fournissent chez les concurrents), mais ils sont incapables de concevoir un design ergonomique et fiable pour une utilisation professionnelle de qualité.
Les iMac qui sont achetés par les studios sur mac, le sont pour une seule raison, leur prix. Quant à l'iMac dit "pro", c'est une arnaque de ne pas avoir le minimum de confort à ce prix. D'ailleurs ça se vend au compte goutte.

avatar pocketalex | 

@linky

"Les iMac qui sont achetés par les studios sur mac, le sont pour une seule raison, leur prix. "

ou pas

"Quant à l'iMac dit "pro", c'est une arnaque de ne pas avoir le minimum de confort à ce prix. "

ou pas

"D'ailleurs ça se vend au compte goutte."

ou pas

Je vois pas quoi répondre d'autre à ton commentaire aigri. Je travaille sur iMac Pro, ce n'est ni une arnaque, ni inconfortable. L'écran est inclinable pour se caler parfaitement à ton regard. Je n'ai rien contre les écrans ajustables, j'en avait un avant, j'en ai plus maintenant, ça ne me change pas mon quotidien. Une mauvaise dalle... si.

avatar bonnepoire | 

@exactement
Tout est bon pour descendre l’imac Mais les commentaires n’évoquent, comme par hasard, jamais la dalle. Quand j’achète un écran, l’image est mon premier critère. Je me fous de savoir qu’il fait grille pain pendant la pause ou qu’on peut poser un paquet de clope sur le pied. On en est quasi à ce point sur ce site...

avatar oomu | 

"Si Apple nous sort un écran non ajustable en hauteur, ça servira à faire joli dans les Apple Store, mais les professionnels qui passent 8H par jour devant l'écran se détourneront de ce genre de gadget Apple destiné avant tout à quelques fans qui font joujou."

??

Vous exagérez.

"Apple utilise de bons composants pour ses dalles (qu'ils se fournissent chez les concurrents), "

ben ils se fournissent chez les fabriquant d'écrans... tout comme apple se fournit chez les fournisseurs d'aluminium.

Que voulez vous dire par votre remarque entre () subtiles :que c'est juste qu'un vulgaire refourgueur de matériel pourri d'usines bas de gamme ?
Comme bien d'autres constructeurs, Apple donne ses exigences à un prestataire, voir parfois des machines outils spécifiquement développées en interne, et ses propres puces ou algos. Ce n'est pas à sens unique.

"mais ils sont incapables de concevoir un design ergonomique et fiable pour une utilisation professionnelle de qualité."

mais matin, que le Apple Cinema Display 30" avait une chouette image. Et il était fiable.

Les iMac qui sont achetés par les studios sur mac, le sont pour une seule raison, leur prix. Quant à l'iMac dit "pro", c'est une arnaque de ne pas avoir le minimum de confort à ce prix. D'ailleurs ça se vend au compte goutte.

-
Je pense qu'un mac vous a mordu quand vous étiez petit et que vous en tenez rigueur à tous les produits apple depuis.

après, à quoi bon s'énerver, Apple ne vend plus rien en écran actuellement et sa gamme pro, à mon sens, est au point mort.

Je conserve ma bile au frais (au frigo) pour quand le fameux écran 6K sera présenté.

avatar Marco787 | 

Asus positonne ce moniteur pour les "CAD engineers, video editors, and photographers".

Or la gamme de couleur n'est pas tout à fait en ligne avec cette allégation, du fait d'une couverture limitée des espaces colorimétriques Adobe RGB et DCI-P3.

avatar ispeed | 

Ben moi j'ai commandé un iMac 27 uniquement pour sa dalle (Je suis photographe)

avatar pocketalex | 

@iSpeed

👍🏻

CONNEXION UTILISATEUR