Apple Music veut savoir si l’IA a été utilisée pour la création d’une musique. Selon Music Business Worldwide, Apple a envoyé mercredi une newsletter à ses partenaires de l’industrie afin d'expliquer comment elle allait déployer un ensemble de nouvelles métadonnées. L’idée est de mieux repérer les pistes ayant fait appel à l’intelligence artificielle générative.

Ces nouvelles rubriques sont pour le moment optionnelles. Les labels et artistes peuvent indiquer si de l’IA a été utilisée pour la pochette, les paroles, le clip ou pour la piste audio. En l’absence de déclaration, aucun usage de l’IA n’est signalé. La déclaration reste pour le moment facultative, mais Apple prévient que ces champs devront être renseignés à terme pour les nouvelles livraisons de contenus.
« Un étiquetage approprié du contenu est la première étape pour fournir à l'industrie musicale les données et les outils nécessaires à l'élaboration de politiques réfléchies en matière d'IA », déclare Apple dans son infolettre. « Nous pensons que les labels et les distributeurs doivent jouer un rôle actif en signalant lorsque le contenu qu'ils diffusent est créé à l'aide de l'IA ».
Autrement dit, Apple laisse la responsabilité aux fournisseurs de contenus de déclarer eux-mêmes une utilisation de l’IA. Le tag en question sera traité de la même manière que les genres musicaux ou les crédits. Apple n’a pas précisé à ce stade comment ces tags seront présentés aux auditeurs dans l’app. Le système repose donc pour l’instant sur la base du volontariat : reste à voir si les labels et les artistes vont jouer le jeu.
Cupertino prend une voie différente de celle de certains concurrents comme Deezer. L’entreprise française a investi pour mettre en place sa propre infrastructure de détection de l'IA pouvant identifier les contenus générés grâce à des analyses techniques. Elle n’est pas infaillible, mais est forcément plus sévère qu’un simple formulaire. En janvier, la plateforme annonçait recevoir plus de 60 000 morceaux entièrement générés par l'IA chaque jour, soit 30 000 de plus qu’en septembre. Elle affirmait qu’en 2025, jusqu'à 85 % des streams de musique générée par l'IA étaient liés à des pratiques de gonflement artificiel.
Source :











