
Il fallut attendre très longtemps pour commencer à avoir des chiffres sur les premiers Windows Phone 7, et encore, ils arrivèrent des partenaires de Microsoft et des analystes. La Surface se retrouvant dans une situation assez similaire, où elle a tout à prouver et débarque sur un marché déjà bien tenu par ses concurrents, le flou entretenu par Steve Ballmer ne surprend guère. Sauf miracle, n'importe quel chiffre fera pâle figure face à l'iPad.
Il lui a été aussi demandé si le modèle économique d'Apple qui repose sur un contrôle étroit de son environnement logiciel et matériel n'était pas enviable après tout.
Le patron de Microsoft a fait une réponse surprenante à certains égards. « Nous aimons bien notre modèle, alors que nous le faisons évoluer. Chacune des catégories où elle est en compétition, Apple est celle qui réalise de faibles volumes, sauf pour les tablettes. Sur le marché des PC, l'avantage de la diversité a été primordial vu que 90% environ des PC qui sont vendus, le sont avec Windows. On verra ce qui va devenir important avec les tablettes. »
L'assertion sur les volumes d'Apple n'est pas complètement fausse, mais il convient de rappeler quelques évidences. Il se vend énormément plus de PC que de Mac, même si certains constructeurs apprécieraient certainement connaître les volumes et les marges d'Apple. Microsoft ensuite n'a jamais fait, ne serait-ce qu'une rayure, sur les ventes d'iPod.
S'agissant des téléphones, on s'en tiendra à une comparaison éloquente. Sur son dernier trimestre fiscal annoncé à la fin octobre, le groupe Microsoft tout entier a annoncé un chiffre d'affaires de 16 milliards de dollars. Sur la même période, la seule activité iPhone d'Apple a représenté un chiffre d'affaires de 16,6 milliards de dollars. Une branche de l'activité d'Apple qui n'existait pas il y a cinq ans.
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