Linux est mort, vive OS X ?

Anthony Nelzin-Santos |

Connu pour son franc-parler, Miguel de Icaza livre une critique sans fard du développement des distributions GNU/Linux — une critique d'autant plus cinglante qu'il est le fondateur de l'environnement de bureau Gnome et qu'elle l'a poussé dans les bras d'OS X.



Miguel de Icaza



Le problème de Linux vient selon lui de la stratégie globale de développement. Presque trop perfectionnistes, les développeurs ont provoqué des revirements trop fréquents, et les distributions ne se sont jamais mis d'accord sur un jeu de composants essentiels qu'elles devraient toutes embarquer. Résultat, impossible de développer en toute quiétude pour les systèmes GNU/Linux : leur ouverture s'est transformée en une forme d'anarchie néfaste à l'apparition d'une logithèque de qualité et régulièrement maintenue.



Fatigués de devoir suivre, certains très grands noms du monde Linux se sont tournés vers OS X : Miguel de Icaza donc, mais aussi mandrake (noyau, Gnome, The Gimp, Enlightement), David Heinemeir Hansson (Ruby on Rails), ou encore Armin Ronacher (Pygments, Jinja, Twig). Miguel de Icaza se dit séduit par le compromis que représente OS X : il a su évoluer en un véritable système UNIX de qualité, tout en gardant une interface agréable et ne nécessitant pas de bidouiller tel codec ou tel pilote. Avoir un iPhone dans la poche facilite la transition semble-t-il.



Steven Harms présentait les choses sous l'angle de la concentration : ces développeurs de génie auraient précisément choisi OS X parce qu'il leur permet de mettre les mains sous le capot tout en limitant les points d'accès. Sous une distribution GNU/Linux, ces hyperactifs du code étaient divertis par les problèmes fonctionnels qui se posaient à eux… et essayaient de les régler avant de vaquer à leurs propres occupations. « Il ne reste à Linux que des idéalistes qui veulent concevoir le meilleur système d'exploitation possible sans avoir à s'inquiéter de détails ennuyeux comme l'assistance aux utilisateurs et la rétro-compatibilité. », conclut de Icaza.



Idéalistes contre pragmatiques, cette bataille semble donc se rejouer dans l'écosystème GNU/Linux… à ceci près qu'elle déborde maintenant sur l'écosystème OS X. Pendant ce temps, Haiku, le successeur open-source de feu BeOS, est passé à l'architecture 64-bits.


avatar joneskind | 
@Ziflame C'est pas moi qui aie fait un rapport totalement foireux entre Linux et Android mon lapin. Tu permets que je t'appelle mon lapin? Du haut de mes treize ans je ne devrais pas t'intimider. Le fait est que le noyau UNIX d'OSX vient de NeXt, développé par Steve Jobs sur un noyau Darwin, et qu'effectivement le mec devait bien partir de quelque part vu qu'il s'était fait vidé d'Apple comme une merde. Sauf que Steve Jobs à l'époque de NeXt n'était pas aussi puissant que Google au moment d'Android. Mais je ne vais pas refaire l'histoire avec toi, de toute façon tu n'as que du mépris pour les jeunes comme moi qui ont les abdominaux plats et la vie devant eux pour prouver aux crétins d'hier à quel point ils ont eu tord.
avatar BenUp | 
@expertpack Comme je dissais aux mecs sur Windows il y 18 ans, la majorité n'a pas forcément raison ! OSX aujourd'hui a le vent dans ses voiles, mais ils auront droit aux même problèmes que Windows demain. En attendant Linux lui reste le système le plus fiable, mais n'a pas vocation au le grand public pour le moment. Mais peu à peu il y vient on en reparle dans 10 ans !

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