iAd : Adidas écoeuré par le système de validation d'Apple ?

Christophe Laporte |
Il n'y a pas que les éditeurs qui sont lassés de temps à autre par le système de validation d'Apple, les annonceurs le sont également. Alors qu'Adidas avait prévu de dépenser 10 millions de dollars via la régie d'Apple, la marque aux trois bandes aurait décidé de faire machine arrière. Motif de la rupture : le trop grand contrôle exercé par Apple.



La firme de Cupertino aurait refusé à trois reprises le concept de publicité proposé par les équipes d'Adidas. Ce n'est pas la première fois qu'un annonceur claque la porte. En août dernier, une autre société a semble-t-il fait de même pour des raisons similaires.

L'omniprésence d'Apple dans le processus créatif a également un autre défaut : celui d'allonger de manière significative la durée de conception d'une campagne.

Sur le même sujet :
- iAd : un échec annoncé pour la patronne de Yahoo
- iAd : une partie de billard à trois bandes

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#iAd
avatar sebastiano | 

@ Liam128 :
Expert en droit Américain, je suppose ? Remarque à l'emporte pièce ? Bienvenue au club ! ;)

avatar shughart | 

[url]http://blog.dalloz.fr/2010/07/google-%C2%AB-flashe-%C2%BB-par-l%E2%80%99autorite-de-la-concurrence/[/url]

Le passage qui nous intéresse :
[i]La société Navx était fortement consommatrice de ce moyen de promotion, grâce auquel elle convertissait de nombreux internautes en abonnés à sa base de données de localisation de radars sur le réseau routier français (plus d’un client sur deux acquis par ce canal, pour plus de 700 000 € dépensés en 2008 et 2009 selon les § 63 et 64 de la décision). Un service, argue-t-elle, qui n’est pas interdit par un droit français si équivoque que c’est sur la base d’une réponse ministérielle qu’il est proposé une distinction entre détecteurs de radars illégaux, et « avertisseurs » du type de celui proposé par Navx. Une subtilité toute gauloise que l’on ne retrouvait pas dans les conditions générales du service de publicité AdWords, lesquelles prohibaient « la promotion des dispositifs de contournement des contrôles routiers ».

La régie publicitaire peut-elle ainsi proscrire la publicité d’un certain type d’activités ? Il était déjà acquis en droit français qu’un support publicitaire peut toujours refuser une insertion qui ne correspond pas à sa politique éditoriale, ce que réaffirme l’Autorité de la concurrence : même si Google occupe une position dominante sur le marché de la publicité en ligne, cela ne peut l’amener à « ouvrir son service AdWords à toute activité au seul motif que celle-ci ne serait pas interdite par les lois et règlements du pays dans lequel s’exerce cette activité » (§ 179). Un annonceur qui ne pourrait utiliser Google pour la promotion de ses produits ou services n’est donc pas la victime d’un refus de vente illicite.[/i]

avatar ErGo_404 | 

Je croyais qu'ils n'avaient pas beaucoup d'annonceurs ?
Du coup si Adidas se casse, il en reste encore moins. Ca c'est de la régie de Pub efficace...
Tellement bien intégrée au système qu'au final les éditeurs s'en vont. Après avoir essayé d'empêcher Google de proposer AdMobs sur iOS c'est Apple lui même qui se casse la gueule.

avatar Nicky Larson | 

Quand on regarde les forums Apple, le problème de l'approbation des pubs a un gros impact sur les développeurs. Nombre d'entre eux qui sont passés sur iAd ont perdu beaucoup de revenus parce que pas assez de pubs disponibles ...

avatar iTroll | 

Apple et la Realpolitik : au début, on énonce de grands principes, on fait montre d'inflexibilité, et si ça marche pas ou si des concurrents mois pénibles captent trop d'attention, on devient nettement plus coulant... Apple changera ses conditions au nom de je ne sais quoi pour ne pas perdre la face.

avatar michaelprovence | 

Apple veut devenir google pr rafler le marché de la pub ???

avatar pseudo714 | 

Si les pubs sont chiantes Ca va tuer iad

avatar Flibust007 | 

@ pierreburgi :

Avant de prendre position à décharge, sais-tu au moins de quel type de pub il s'agit ?
Parce qu'il n'y en pas un seul qui intervient ici et qui sait de quoi il retourne en fait.

avatar Flibust007 | 

Ok, Pierre, cela tout le monde - ou presque - le sait.
Mais ce que je voulais dire c'est que personne ne connaît la teneur ( le contenu, la nature ) de cette pub refusée.
On en saurait - peut être - un peu plus sur le motif du refus et alors seulement apprécier s'il est justifié ou non.

avatar 406 | 

adidas… une marque de fringue de jeune de cité, non ? =))

avatar freepda | 

406 --> C'est une Peugeot de bof, non ? Ah ah ah que c'est drôle

Apple devient Big Brother.

avatar parafsuo54000 | 

La 406 est une super voiture!
Ligne encore actuelle, tient la route et fiable!

avatar Flibust007 | 

Bien vu et très complet, Kinky.
En voilà une réaction consistante. Merci.

avatar mrskater | 

@pierreburgi
je crois (sauf si je me trompe et dans quel cas tu me corrigeras je n'en doute pas) que tu te goures complet... iAd c'est une régie publicitaire comme tu l'as rappelé et encore que... c'est plus du contrôle et gestion d'espace pub... Donc en aucun cas les "messages", "qualité" des pubs ne rejailliront sur l'image d'Apple. L'image d'une régie publicitaire n'est pas en adéquation avec celle de ses clients... et là ça le sera encore moins vu qu'iAd/Apple ne créé pas de pub...
iAd est pour moi une simple pompe à fric et je me demande encore pourquoi Apple s'est lancé la dedans... enfin si je sais, pour le fric et par contre je trouve que ça, ça dessert l'image d'Apple.

avatar kertruc | 

N'oubliez pas qu'Apple a un partenariat avec Nike...
Donc, il faut prendre les propos d'Adidas avec prudence, ou imaginer qu'Apple a tout fait pour empêcher Adidas de faire campagne sur iAds...

avatar mroo | 

Apple veut changer le court des choses, créer un nouveau module de pubs, c'est très difficile mais ça reste très interressant, dans le sens où d'autres sont déjà bien implantés mais d'une manière trés désordonnées

avatar curly bear | 

Si cette info est vérifiée (pour l'instant confirmée ni par Apple ni par Adidas), ça voudrait dire qu'Apple peut renoncer à un contrat juteux pour respecter son cahier des charges. Plutôt pas mal, je trouve.

Vous l'avez vu, vous, la création refusée 3 fois ? moi non plus. Apple avait peut-être raison de vouloir préserver nos iPhone de ce truc. Peut-être était-ce lourd (en bytes), lent, long, peu interactif, n'utilisant aucunes des fonctions qui différencient un iPhone d'une télé, etc.
Bref, on ne sait pas. Donc, pas de procès d'intentions.

avatar lukasmars | 

ce que tu appelle désordonné, d'autres apellent ça la liberté .
Apple n'a pas a donner son avis sur la qualité ou pas d'une pub, ils sont annonceurs, ils sont payés, ils ferment leurs gueules !

avatar iSteph | 

Bien vu mrskater, moi aussi je trouve que ça dessert Apple. En plus, je pense qu'il vont perdre face à Google bien mieux armé sur ce plan. La particularité, la classe d'Apple, ce devrait être un système nickel sans pub. C'est plutôt cher à la base (tous le monde ne peut pas se payer un iPhone ou un iPad), on devrait avoir l'assurance de ne être pourri par des pubs. Apple joue bien ce jeu avec mobileMe, je ne comprend pas pourquoi ils ne font pas de même avec iOS !

avatar ichp | 

Je m'étonne des personnes qui cherchent à nier ou à justifier les problèmes rencontrés par Apple avec sa régie.

Moi, au contraire, je souhaite, pour tous les utilisateurs iOS, que iAd soit un échec et coule. Que Apple reste dans son cœur de métier, le consommateur ne s'en portera que mieux.
Nous avons déjà suffisamment de Big Brother sur Internet.

avatar françois bayrou | 

"Recentrons le problème : Qu'Apple souhaite ?
Faire de son image la plus adéquate à sa réalité qu'elle soit."

elle prends trop de temps à valider les pub et est incapable de garantir les dates d'affichage, c'est aberrant et c'est surtout ca le problème !
Soit ils apprennent à valider vite soit ils devront arrêter la régie. On ne lance pas la même campagne pendant le lancement d'un produit que 3 mois après, Apple le sait très bien !

avatar mroo | 

@ lukasmars :
La liberté de nous pourrir la vie?

avatar Ali Baba | 

Je ne comprends pas les gens qui râlent. Si iAd fait la même chose que les autres, quel intérêt de le faire ?

Apple a pour métier de changer le monde : ils ne vont pas sur un marché où ils n'ont rien d'innovant à apporter. Donc iAd sera différent ou ne sera pas. Apple préférera encore se retirer du marché (ou en faire un simple hobby) que de s'aligner sur le bas de gamme. Ils ont largement les moyens de s'offrir ce genre de liberté.

Et puis que je sache, c'est encore son droit de choisir qui passe sur son réseau et selon quelles conditions. C'est l'inverse qui serait inquiétant. Si un annonceur veut absolument faire passer une pub qu'Apple refuse, il a une bonne dizaine de régies concurrentes à sa disposition. De même, je ne crois pas que les développeurs soient liés par des conditions d'exclusivité. À eux de jongler entre iAd, AdMob et les autres.

Qu'Apple soit en mesure de refuser un contrat de plusieurs dizaines de millions de dollars pour des raisons culturelles, je trouve ça très sain. Si seulement les médias avaient la même liberté !

avatar joneskind | 

Allez les trolls, vous vous êtes fait plaisir? Ça vous a fait du bien?

La réalité c'est que ne sont pas validées les Apps (je rappelle que les iAd sont bien des Apps) qui ne respectent pas les critères de qualité exigés par Apple. On ne sait, comme toujours, pas précisément pourquoi la pub d'addidas n'a pas été validée, mais elle rentre dans les 5%. Vous croyez vraiment que c'est Steve Jobs en personne qui a décidé de virer Addidas de iAd, pour le plaisir de les faire chier?

De toute façon, vous verrez bien la pub addidas sur vos Androphones, alors à quoi bon venir troller ici?

avatar Florent Morin | 

Apple est pour le moment trop lente sur la validation, comme pour l'App Store à ses débuts où il fallait des mois.
En même temps, que le contenu publicitaire soit sélectionné tout comme l'est le contenu applicatif me rassure quelques peu.
Les campagnes de publicité classique, avec un lien vers App Store ou autre sont vraiment trop représentative d'une indélicatesse en matière de communication. Un peu comme de l'élevage intensif de consommateur.

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