Clauses iOS : Unity satisfait

Anthony Nelzin-Santos |
unity-3DLe rétropédalage d'Apple sur certaines clauses d'iOS et notamment la clause 3.3.1 continue de faire des heureux : dans un billet de blog, David Helgason, PDG et co-fondateur d'Unity, estime qu'Apple a choisi « exactement la bonne approche : il est possible de créer des applications tout à fait mauvaises avec Xcode, tout comme il est possible de créer des applications incroyablement superbes avec un outil comme Unity ».

Unity est un outil de développement et moteur de jeu multiplateforme : il est disponible sur Mac OS X comme sur Windows, et permet de créer des applications pour ces deux plateformes, mais aussi pour le Web, la Wii, la Xbox 360, la Playstation 3, et donc l'iPhone, l'iPod touch et l'iPad. Helgason avait suivi de près l'évolution de la position d'Apple, indiquant qu'il avait même une solution de secours pour contourner la clause 3.3.1 au besoin (lire : Les SDK alternatifs toujours dans l'expectative ).

Il semble qu'Apple et les différents créateurs de SDK alternatifs aient maintenu des discussions ponctuelles ces cinq derniers mois : a priori aucune application créée avec un SDK alternatif n'a été retirée a posteriori de l'App Store, mais l'intransigeance d'Apple n'aurait pas manqué de lui créer du tort auprès des utilisateurs de ces outils.

Le patron d'Unity résume les choses : « Apple apprend de plus en plus vite, et même s'ils font partie des gens parmi les plus intelligents que nous connaissons, savoir comment diriger la boutique en ligne connaissant le plus grand succès dans le monde ne peut pas être chose facile. Nous avons été parfois été déçu par Apple (et nous le leur avons fait savoir en long), mais nous avons préservé toutes les options pour travailler à un résultat positif. Nous estimons aujourd'hui le fait qu'ils soient parvenus à la bonne conclusion et à nos yeux, et il vaut mieux désormais passer l'éponge ».

Sur le même sujet :
- Clauses iOS : Apple redevient raisonnable

avatar laurange | 
Tout le monde est gagnant : Apple, les éditeurs tiers et en premier les utilisateurs.
avatar Goldevil | 
Est-ce le soucis de collaborer avec des partenaires ou les deux enquêtes des autorités de concurrence américaines et européennes qui ont fait changer Apple d'avis? Il faut pas trop rêver. S'il n'y avait pas des autorités supra nationales qui s'occupent de la concurrence, Apple (et tous les autres) ne se gêneraient pas pour fermer encore plus leur plateformes au dépend du consommateur.
avatar béber1 | 
@Goldevil Apple avait notamment developpé OSX iPhone et son SDK sur iPhone pour attirer de nombreux et nouveaux developpeurs. Ils ont essayé la contrainte pour les accorcher à XCode, qui est, faut-il le rappeleler, la plateforme de developpement OSX, et pour la plus que problable des raisons majeures, c'est qu'iOS est le futur d'OS X. Ce n'était fait pour que plateformes de developpements tiers viennent se greffer et détourner tout le travail de developpement d'apps en multitouch au profit d'autres OS et shinter par là-même les outils de devs sur OS X même... Apparemment, ces clauses faites pour protéger le futur du dev sur OS X se sont certainement revelées trop contraignantes et trop rebutantes pour les devs tiers qui auraient pu déserter en masse le dev sur iOS. Ce qui d'une protection au départ aurait pu constituer un frein, voire un repoussoir assez important allant à l'inverse des objectifs du projet de départ. Ils ont essayé, ils savent désormais qu'il leur faudra composer, surtout pour un OS appelé à être prépondérant à l'avenir
avatar joneskind | 
@Béber Excellente analyse, je plussoie.

CONNEXION UTILISATEUR