Kindle : Amazon efface des livres à distance

Florian Innocente |
Deux ouvrages achetés par des propriétaires de Kindle ont été subitement effacés à distance de leurs appareils par Amazon. Ironie de l'histoire, les titres en question sont les deux oeuvres de Georges Orwell, "La ferme des animaux" et l'inestimable "1984" (ndr, rien à signaler pour Fahrenheit 451…).

Amazon a automatiquement effacé ces deux livres du compte en ligne de ces lecteurs, et certains qui les avaient transférés sur leur Kindle disent également les avoir vus disparaître, le tout sans sommations. Pour obtenir du contenu les Kindle se connectent à un ordinateur par une liaison USB ou de façon 100% autonome par une liaison 3G. Amazon a procédé au remboursement de ces livres dans la foulée.

Raison de cette descente surprise d'Amazon dans la bibliothèque de ses clients, l'éditeur de ces livres ne disposait pas de leurs droits d'exploitation. Ce cas s'est déjà présenté à deux reprises par le passé avec d'autres copies illégales. Mais il met en évidence le caractère non définitif de l'acquisition de livres électroniques avec le Kindle.

"Amazon dit que vous vous n'êtes pas propriétaire de ces livres" explique un avocat de l'Electronic Frontier Foundation au vu de la licence d'utilisation du Kindle "mais ils ne disent pas explicitement qu'ils peuvent vous les retirer."

Néanmoins, même s'il s'agit de supprimer des copies illégales, Amazon a reconnu que la manière utilisée n'était pas des plus heureuses "Nous allons modifier notre système afin qu'à l'avenir nous ne supprimions pas les livres des appareils de leurs propriétaires de cette manière."

Un utilisateur donnait à ce sujet un conseil dans les forums du Kindle, si l'on veut être sûr de toujours avoir un exemplaire des livres téléchargés, il faut toujours en faire une sauvegarde sur son ordinateur, ou les acheter via le logiciel de son PC plutôt qu'au travers du Kindle.

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avatar Atlante | 
Et bien, voilà exactement pourquoi je ne veux pas que les entreprises type Apple, Google se lancent sur la voie des Os "serveurs", centralisés via internet, qui dépose tout contrôle entre leurs mains.. Même si juridiquement Amazon n'a pas le choix car absence de droit, retirer des contenus des appareils de leurs clients est une chose qui ne devrait même pas leur être imaginable ou techniquement possible. Merde, si on s'est battu pour confisquer les droits abusif de censure des pouvoirs publics, c'était pas pour aujourd'hui les céder aux pouvoirs privés capitalistes non??? Finalement ce Kindle, je n'en veux plus et je viens de Pre Order un Cybook.
avatar RickDeckard | 
On a pas encore la technologie pour faire un autodafé à distance. Fahrenheit 451 ne craint donc rien. Sinon oui, ceci montre bien les limites grossières (et très ironiques dans ce cas) de la dématérialisation dès lors qu'il y a des DRM et qu'on laisse la main à un tiers sur SON matériel.
avatar Le Vendangeur Masqué | 
@Atlante Merci d'enlever Apple de ta liste, car jamais ils n'ont fait une telle chose. Pas d'amalgame avec ces gens peu recommandables.
avatar bluheim | 
@Le Vendangeur Masqué : Bwahahahah, genre, ils ont pas retiré des applis de l'App Store après que certains les aient acheté, rendant le SAV sur ces applis caduques ? Hmmm ? Les gentils artisans de l'informatique ne seraient donc pas tout blanc ?
avatar akifman | 
@bluheim Il y a une différence entre retirer une application d'un magasin et supprimer à distance une application d'un appareil. Jamais Apple n'a supprimé une application sur un iPhone à distance....
avatar RickDeckard | 
@Le Vendangeur Masqué Non, c'est sûr, Apple ne vend pas de DRM et n'a pas une politique dictatoriale sur l'AppStore, évidemment. Tu as du oublier de te relire.
avatar RickDeckard | 
@akifman En l'occurrence, Atlante regrettait qu'on puisse devoir laisser Google et Apple contrôler en partie le contenu sur sa machine. Apple peut tout à fait être critiquer sur ce point. Entre l'iTS et l'AppStore, il y a déjà de quoi faire.
avatar akifman | 
@RickDeskard Je ne dis pas que Apple et consort ne sont pas tout rose au niveau censure, ils font ce qu'ils veulent dans leurs magasins, sauf que ce que nous dénonçons ici c'est le fait de supprimer à distance un produit acheté légalement, sans avertir au préalable l'utilisateur. Et même s'il y a remboursement.
avatar RickDeckard | 
Mais l'effacement d'Amazon, c'est de la forme. C'est carrément anecdotique et pas très surprenant vu les engagements contractuels. D'ailleurs, il y en a beaucoup ici qui défendent les CLUF d'Apple, même dans ses clauses les plus ridicules. Le fond du problème et ce que l'article dénonce, c'est les DRM plus que l'effacement en lui-même. Et Apple, bien que ne vendant plus que de l'AAC (pas tout à fait) sans DRM (parce que c'était du suicide commercialement), toute la partie vidéo est DRMisés à fond et fait son fond de commerce la dessus. T'achètes un truc qui ne t'appartiens pas, même chez Apple. S'ils veulent t'empêcher d'accéder sur ton Mac ou iPhone à un contenu avec DRM acheté sur l'iTS ou à une app sur l'AppStore, ils le PEUVENT. Le jour où ils devront utiliser la clause en question pour une raison X ou Y (question de droits comme ici), ils n'hésiteront pas, c'est dans le contrat. Et le pire est à venir avec les WebOS. Apple, MS, Amazon, Google, c'est du pareil au même, faut arrêter de défendre l'indéfendable et d'analyser ça à la TF1.
avatar Atlante | 
@Le vendangeur: Apple tente clairement de réunir les moyens techniques de pouvoir commettre ce genre de fantaisie, l'AppStore est un bonne exemple. Ce que je ne supporte pas, c'est l'idée même qu'une entreprise puisse disposer de ce pouvoir. Si on laisse faire ça, le réveil va être très brutal, et potentiellement les plus dangereux en la matière sont ceux qui sont les plus répandu, et pas les acteurs mineurs type Amazon et son Kindle. Attention à la douche froide dans ce domaine là... @akifman "sauf que ce que nous dénonçons ici c'est le fait de supprimer à distance un produit acheté légalement, sans avertir au préalable l'utilisateur" Non ce que je dénonce ici c'est d'avoir le pouvoir de le faire.
avatar Le Vendangeur Masqué | 
@ RickDeckard >"T'achètes un truc qui ne t'appartiens pas, même chez Apple." Normal, c'est un des principes fondateur du droit d'auteur. On achète pas une oeuvre mais un droit à l'utiliser. @ bluheim T'en as pas marre de te faire moucher systématiquement avec tes sous-trolls ? Encore une fois de plus, merci Akifman. :)
avatar arbaot | 
@Le Vendangeur Masqué relis bien le comm' d'atalante il n'y est pas dit que les sociétés citées : SE LANCENT ( présent ) mais qu'il ne veut pas QU'elles SE LANCENT (Subjonctif) "Subjonctif Ce mode est introduit par que. Il exprime la subordination, le doute, l'indécision, le fait possible." ( in B.O.F. http://mapage.noos.fr/mp2/ ) bien lire, réfléchir et commenter plutôt que de RÉAGIR... " http://www.leconjugueur.com/ POUR LES CONJUGAISONS"
avatar Philactere | 
Dans l'article : [i]"Amazon dit que vous vous n'êtes pas propriétaire de ces livres"[/i] et Le Vendangeur Masqué : [i]Normal, c'est un des principes fondateur du droit d'auteur. On achète pas une oeuvre mais un droit à l'utiliser.[/i] Il est bien vrais que je n'achète pas l'oeuvre (dans le cas d'un livre papier) mais sa reproduction, mais cette reproduction je peux en disposer comme bon il me semble. C'est bien là tout le problème des DRM liés à la dématérialisation des supports, aujourd'hui je n'ai plus la moindre liberté en achetant un bien dématérialisé. On pourrait imaginer que je n'ai droit qu'à une seule lecture, ou alors l'impossibilité de transfert vers un autre support et jusqu'à cet exemple de suppression par le vendeur. En fait on va se retrouver avec les mêmes questions et problèmes que ceux de la musique, 10 ans après... Ironie de l'histoire technologique, la possession de biens culturels (écrits, musique...) va être interdite ou limitée à un seul ayant-droit sans possibilité de partage alors même que la "révolution numérique" était sensée favoriser le partage de la connaissance...
avatar Philactere | 
Le patrimoine culturel est en train de glisser tranquillement d'un bien commun de l'humanité à un bien purement marchand détenu par quelque grosses sociétés. Oui je sais, un livre papier est aussi soumis au droit d'auteur et n'importe qui ne peut l'éditer. Par contre la matérialisation même du livre papier permet un échange et un enrichissement culturel extraordinaire que ne permet pas les DRM. Je ne veux pas faire le vieux con pessimiste mais si on continue tranquillement (de manière pernicieuse, pas à pas) sur cette voie je me demande à quoi ressemblera l'accès à la culture dans 2 ou 3 générations.
avatar RickDeckard | 
"Normal, c'est un des principes fondateur du droit d'auteur. On achète pas une oeuvre mais un droit à l'utiliser." Évidemment. Mais le droit d'auteur ne justifie en rien une intrusion et des contraintes aussi élevées que celles des DRM. Lorsqu'on en vient à mettre en place des mesures aussi drastiques, c'est que le concept même de droit d'auteur est complètement dépassé (pour ne pas dire obsolète) par la dématérialisation. Mais au lieu de régler le problème une fois pour toute, le gouvernement préfère prendre le problème à l'envers. Enfin bon, aux dernières nouvelles, si Amazon avait vendu des DVD par voie postal sans droit d'exploitation, je doute qu'une équipe du SWAT pouvant potentiellement regarder dans tes papiers, t'effaçant au passage toutes les VHS enregistrés il y a 20 ans (la copie privée n'existe plus) et t'obligeant à utiliser Windows au lieu de Linux serait venu récupérer le DVD chez toi.
avatar codeX | 
[quote]Les gentils artisans de l'informatique ne seraient donc pas tout blanc ?[/quote] Vous devriez le savoir vous qui êtes concepteur de hardware pour le milieu bancaire. Alors, camembert parce que les leçons de civisme venants de quelqu'un qui collabore avec ces gens là ......
avatar rei_vilo | 
Jamais Georges Orwell n'aurait imaginé que ses sombres présages puissent être réels à ce point ! La prochaine étape : les livres qui sont modifiés au gré de l'Histoire, comme Staline a fait supprimer la tête de Trotsky de tous les clichés officiels !
avatar Atlante | 
@RickDeckard "Enfin bon, aux dernières nouvelles, si Amazon avait vendu des DVD par voie postal sans droit d'exploitation, je doute qu'une équipe du SWAT pouvant potentiellement regarder dans tes papiers, t'effaçant au passage toutes les VHS enregistrés il y a 20 ans (la copie privée n'existe plus) et t'obligeant à utiliser Windows au lieu de Linux serait venu récupérer le DVD chez toi." Excellent, c'est tout à fait ça. La tournure prise par les droits d'auteur ces dernières années n'est pas d'ordre naturel! On tente de nous dire que ce principe existe depuis des siècle, mais c'est faux, ce qu'on fait actuellement correspondrait il y a 20 ans dans l'idée à envoyer chez votre voisin le GIGN et l'armée pare que vous lui auriez montré votre livre ou votre CD, sans en avoir le droit. Certes c'est juste d'un point de vue juridique, mais ce n'était pas souhaitable il y a 20 ans et ça ne l'est toujours pas dorévant! La détention d'un tel pouvoir est inadmissible et Apple comme Google commencent à l'avoir entre leurs mains. On va rire si le numérique et la culture prend la tournure du "tout contrôle donné" aux serveurs, le client ne disposant plus que de récepteurs. Si c'était le gouvernement qui était derrière cette entreprise, on se revolterait, quand la politique chinoise tente de tout contrôler/ censurer, on s'offusque à l'Ouest, mais quand là non! Pendant que nos gouvernements perdent tout pouvoirs parce que nous le voulons, des privés accumulent des pouvoirs inimaginable d'intrusions dans nos quotidiens... Vous pensez que parce que le privé s'appelle Apple plutôt qu'Amazon, ça ne posera pas de problème? Moi je suis catastrophé de voir ce qu'ils ont la possibilité de faire...
avatar Kerala | 
Si j'achète un livre en librairie et que trois jours après on le retire de la vente, est-ce que la police va venir chez moi récupérer le livre ? Non mon livre lui reste chez moi ! Amazon n'a pas les droits des livres et bien qu'ils les retirent de la vente, mais ce qui est vendu est vendu. Cette pratique d'amazon me fait peur, c'est un procès au cul qu'il mériterais. Les ventes en réelles et virtuelle devraient de droit être identique. L'excuse de ne plus avoir les droits pour Amazon est bidon car lorsque Apple a retiré Tris de la vente pour des questions de droit cette dernière est toujours en ma possession car acheté.
avatar drkiriko | 
Même si je trouve à redire aux méthodes cavalières (sans jeu de mot) de ces boîtes telles qu'Amazon qui veulent mettre la bride courte à la culture (avant de s'imposer sur la vie, tout simplement), qu'on me permette de dire Eh bien, c'est bien fait pour la gueule de ces cons de consommateurs primaires !!! Tout simplement parce que, en l'occurrence, il est si facile de se procurer ces œuvres sur papier! je parle principes. Certes, une œuvre introuvable, encore… Amazon (ou X, ou Y) ferait œuvre sociale, en mettant à la disposition du plus grand nombre ce qui lui échappe d'ordinaire (on peut trouver différentes raisons à cela). Mais ce cas précis montre bien que des Am... , Go... Ya... ( et - attention ! car il ne peut qu'être alléché lui aussi ! - Ap...,) sont des pirates sans scrupules fort tentés par l'abordage pour la main mise sur la culture! Que, pour des raisons multiples (“commodité“, invoque-t-on! “économies“ dit-on, “urgence“ etc, etc) on se laisse aller au jeu du futur BIg Brother (je propose de regrouper les initiales des majors américaines - non, multinationales, le fric et le pouvoir n'ayant pas d'odeur- de l'heure - A.G.A. F.Y - liste non fermée) , on se laisse aller à les suivre est proprement scandaleux, et dangereux à terme!!! Quant, par exemple, toute notre bibliothèque nous échappera parce qu'étant entreposée dans les rayons de ces maîtres de l'éther! dr kiriko
avatar ziggyspider | 
@ Kerala [quote]Les ventes en réelles et virtuelle devraient de droit être identique.[/quote] Il ne faut pas rêver, jamais nous ne pourrons prêter un livre électronique comme nous pouvons le faire avec un en papier. C'est là tout l'intérêt de tout numériser : chaque lecteur (auditeur, visionneur, …) doit acheter son exemplaire pour pouvoir le consulter sous peine d'être accusé de piraterie.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
codeX, à propos de blueheim "Vous devriez le savoir vous qui êtes concepteur de hardware pour le milieu bancaire" Entre beaucoup d'autres métiers. T'as dû tomber sur un de ses commentaires sur une news concernant le milieu bancaire mais sur une news web, il est développeur web, sur un sujet hard mac il est assembleur PC, maintenant j'apprend qu'il est concepteur hardware... doit bien y'avoir une news iPhone où il dit qu'il est revendeur téléphonique, ou dans un centre d'activation de téléphones, voir même directeur marketing d'Orange.
avatar Obidjoule | 
@ sunjohn Looooooolllll, et sur un forum qui parle de pq il sera quoi ?
avatar Moulick | 
Sinon, le kindle, avec un nom d'oeuf en chocolat fallait s'attendre à quelques surprises, non?... Heu
avatar Un Vrai Type | 
@ drkiriko : Merci de nous rappeler à tous qu'on a la société que l'on mérite. J'aimerai ajoute : NOUS sommes la société. Ce n'est pas Amazon, Apple ou Google qui le sont. Ils font ce qu'ils veulent UNIQUEMENT parce que nous les laissons faire. Alors cessez de râler et agissez. Merci.
avatar Un Vrai Type | 
Merci de ne pas oublier Microsoft dans la liste, tout de même. Ce n'était pas très très gentil le coup du store compatible... Zune :D
avatar Monsieur Albert | 
C'est n'importe quoi. Ils sont complètement mabouls. Ils ont déjà bien du mal à nous convaincre de l'utilité du numérique en ce qui concerne l'écrit, mais ils enfoncent encore le clou avec les DRM, des fois que. On ne sait jamais. C'est pas passé avec la musique, mais ça va marcher pour les livres, les gars ! Wééé ! Et maintenant cette blague. Quelle belle brochette d'andouilles, autant chez Amazon que chez les éditeurs. Sauf à proposer comme il a été suggéré plus tôt des contenus rares, épuisé etc. et à faire une croix définitive sur ces toutes ces âneries, où est-ce qu'ils croient nous emmener avec leurs histoires ? Tsss… Y'a des coups de pieds aux fesses qui se perdent. Et concernant les contenus rares & co, de toutes façons, je ne pense pas que ça viendra des plus gros acteurs. En tout cas ce n'est pas ce qui s'est passé pour la musique, où eMusic a très vite occupé ce terrain. Amazon propose un peu de tout comme d'hab' et Apple s'en fout, qui préfère courir après les Beatles (et il a bien raison, parce que ça va lui rapporter un paquet de pognon). Bref. On n'a pas à se faire imposer quoi que ce soit, au fait. C'est pas comme si on avait le couteau sous la gorge. Ils peuvent aussi bien aller faire un tour sur Mars, voir ce que pensent les martiens des DRM. En attendant, les bibliothèques ne sont pas prêtes de fermer, et je peux toujours acheter mes bouquins, chez Amazon ou ailleurs. Pour ce qui est du futur accès à la culture et son partage, moi je suis plutôt optimiste : la musique par exemple n'a jamais été à la fois si peu chère et si accessible. C'est impressionnant. Ce qui m'inquiète, moi, c'est l'avenir de la création, financement, revenus des créateurs toussa toussa, parce que là c'est une autre paire de manche. Pas l'accès ni le partage des catalogues numériques déjà constitués.
avatar Obidjoule | 
@ RickDeckard Vous avez vraiment une vision simpliste des choses. Apple vend du hardware notamment des iPod mais aussi du service avec l'ITMS, évidement qu'Apple ne produit pas le contenu qui se trouve sur son store, ce contenu est soumis à contrat avec des maisons de disque, ou des société de production cinématographique. Il est évident que ce sont ces sociétés qui ont demandé l'implantation de DRM quant à l'utilisation des médias diffusés sur l'ITMS, vu que c'est leur business, ce n'est pas en vendant un seul film copié 1 000 fois sur un iPod que ces maisons là font du business, mais bien en demandant à Apple qui est un des rares acteurs du marché des MP3, à fabriquer à la fois le hard et distribuer du contenu pour ce hard, des comptes et notamment l'implantation de DRM dans les médias diffusés. Creative ne distribue pas de contenu, donc évidement il n'est pas tenu responsable de l'utilisation que font les gens de son matériel, donc pas besoin de "brider" ses appareils. La FNAC distribuait du contenu en ligne soumis à DRM, c'est normal, ces services en ligne distribuent du contenu qui est soumis à des droits d'exploitation, normal d'avoir donc des droits de reproduction. C'est la base du businness sur le "culturel". C'est certainement regrettable, mais c'est légal et c'est la procédure, et cela fait vivre les "artistes" enfin surtout ceux qui exploitent commercialement leurs œuvres qui, eux, se retournent vers les acteurs du réseau de distribution, dont Apple fait partie, pour s'assurer de faire de l'argent. Point.
avatar RickDeckard | 
@Obidjoule Je regrette mais ce ne sont absolument pas les éditeurs qui ont demandés à Apple de mettre un watermark dans chaque fichier AAC achet sur l'iTS [u]actuellement[/u]. Vendre à gros renfort de pub de la musique DRM-free mais watermarker en douce, c'est du foutage de gueule. Je me suis fait avoir une fois, pas deux. C'est la seule plateforme à le faire. Ni Amazon MP3 ou pire, FnacMusic et même Universal lorsqu'ils ont vendus des albums directement sur le site de l'artiste n'ont procédés ainsi. Si Apple a bataillé pour supprimer les DRM des contenus audio, c'est pas pour nous faire plaisir hein. C'était juste une logique commerciale (et marketing). Et ce n'est pas dans leur intérêt du tout, comme les majors, que les contenus se propage librement. Apple et Universal, MS, Google, Sony, ne sont pas mieux les uns que les autres. Défendre Apple par rapport à Amazon, c'est défendre les mêmes pratiques de merde mais plus pernicieuses. Quant à l'argument que de telles procédures bien que regrettable fait vivre les artistes, j'aurais pas osé. Faut aller dire ça à NIN et Radiohead, ils ont rien compris. Puis dire ça alors qu'Apple et Apple SEUL se prend 30% sur chaque vente (10 points de plus que la Fnac qui vend un CD et bien plus que les 6% de moyenne des autres plateformes, source: rapport UFC Création & Internet 2009) en profitant des économies de la dématérialisation, c'est encore plus cynique. Apple est aussi responsable que les majors de cette gangrène qui entoure l'industrie de la "création". Mais j'avoue, c'est moi qui ai une vision simpliste de la chose, Apple n'est effectivement qu'un victime qui doit s'adapter au monde cruel des majors.
avatar Atlante | 
Oui Apple a toujours été de tous c'est connu... D'IBM, de microsoft, des majors, c'est une position marketing que la firme semble particulièrement affectionner.
avatar laurange | 
@Atlante : 99.999999983 % de l'humanité se fout de ce que tu veux ou tu ne veux pas que les autres fassent. Et les sociétés dont tu parles feront bien sans ton avis...
avatar Atlante | 
Génial gamin, très constructif. Heureusement pour toi que le ridicule ne tue pas. @Innocente: 99% de l'humanité se fout de ce que tu écris, alors tes articles on s'en passera, toi et Macgé vous n'avez qu'à plier boutique... circulez! ;)
avatar Obidjoule | 
@ RickDeckard Même si j'utilise des Macs depuis 1995, et que j'adore cette marque  je ne peux m'empêcher d'être ému chaque fois que je lis le commentaire de quelqu'un qui confond le monde du business et celui des bisounours en parlant d'Apple société multinationale, après toutes ces années ça reste touchant. Apple n'a jamais prétendu est bienfaiteur de l'humanité, Apple fait du BUSINESS, avec tout ce que ça inclut pour protéger ses intérêts.
avatar RickDeckard | 
Je vais inventer le point "BUSINESS", à l'image du point Godwin. Parce que dans le genre argument qui veut rien dire, il se pose là. Bah ouai, je peux plus rien dire. Apple fait du BUSINESS vous comprenez. Du BUSINESS ! Le business ca autorise tout évidemment. T'es pas d'accord ? Tu fermes ta gueule. T'es d'accord ? Tu consommes comme un petit mouton et t'installes gentillement ton mouchard qui scan ton disque dur pour regarder ta vidéo de l'iTS, tu acceptes sans broncher que ton NOM en clair soit inscrit dans le fichier AAC acheté aujourd'hui sur l'iTS, et tu te réjouis qu'Apple touche 30% et l'artiste 10%. Les atteintes aux libertés individuelles ? Que neni ! C'est le business, on t'a dit ! Quelqu'un critique ta société chérie ? Défends-la quitte à utiliser des arguments ridicules: - "Apple cai pas comme Amazon, rien a voir" - "cai pas gentil Apple qui décide, cai les méchantes majors" - "cela fait vivre les "artistes" (merci d'insulter mon intelligence) - "bon t'as peut-être raison mais toute façon, Apple fait du BUSINESS, cai normal". Imparable. C'est moi le bisounours ? Merci de m'avoir fait rire. Edit: La loi HADOPI et ses dérives est justifiée par le gouvernement même pour la protection des pratiques commerciales de l'industrie musicale (dont Apple fait partie). Mais bon, selon toi, on doit fermer donc notre gueule et subir, c'est le business, c'est comme ça. Défendre nos droits fondamentaux de la Constitution qui vont être bafouées par des entreprises privées (et ceci dans l'interêt d'Apple), c'est être un bisounours. Finalement, je m'en veux pour une chose, c'est d'avoir mordu à un troll aussi gros que le tien. Edit 2: Analyse intéressante de l'affaire Amazon - http://dinersroom.eu/2902/les-droits-dauteurs-sont-ils-lantichambre-de-la-tyrannie/
avatar Kerala | 
La différence en Apple et Amazon pour l'instant (et je dis bien pour l'instant car tout peu changer) c'est que si une application disparaît de l'AppStore il ne disparaît pas de notre Iphone.
avatar etoaldeneig | 
Je vais y aller de mon petit laïus moi aussi... il n'y a pas de raison que je m'abstienne. Ce qu'a fait Amazon n'est à mon avis défendable ni d'un point de vue moral, ni d'un point de vue juridique. Les articles de lois françaises et américaines cités dans le lien donné par RickDeckard 2 posts plus haut sont assez explicites. S'introduire dans l'ordinateur d'un tiers à son insu et en modifier les données et/ou le fonctionnement est pénalement répréhensible (un Kindle est un ordinateur). L'utilisateur final des ouvrages dont il est question ici, peut techniquement être considéré comme "receleur" d'une contrefaçon, mais du fait qu'il ait payé la reproduction, un prix équivalent à celui d'une reproduction légale, il ne peut être inquiété car son achat a été effectué "de bonne foi", d'autant plus si il a un récépissé émanant du vendeur (un truc du genre... mail de confirmation de commande avec le résumé de la vente, valant facture) Donc, à mon sens, amazon devrait être lourdement puni par les tribunaux américains si une class action arrive à son terme... Je souhaite, pour l'exemple que ceci arrive, ce qui donnerait à réfléchir à certaines autres multinationales du secteur informatique. D'un point de vue moral... que penseriez vous si de tels agissements étaient le fait d'un "ministre de l'information", d'un chef des services de renseignements d'une puissance étatique, ou d'un grand inquisiteur religieux ? (des exemples historiques existent : Gœbbels, Beria, Torquemada ont pratiqué et fait pratiquer l'autodafé. ils se sont aussi permis en leur temps de ré-écrire l'histoire ou de faire en sorte que certains savoirs ne parviennent pas à la connaissance du "bon peuple" En fait, pour couvrir ses miches vis à vis des menace qu'ont du faire à amazon les ayants-droits légalement reconnus des ouvrages, cette entreprise s'est rendue coupable ni plus ni moins que de piratage. On peut bien entendu goûter l'ironie qui veut que l'autodafé numérique en question touche "1984"
avatar etoaldeneig | 
Maintenant, dire que des sociétés comme apple, google, microsoft où encore d'autres se comportent de façon aussi déloyale envers leurs clients, il y a un pas que je ne franchirai pas... Car je crois que la chose n'est pas arrivée. Qu'elles aient les moyens de le faire, je n'en doute pas une seule seconde, et je dois avouer que ça me fait un peu frémir. Car on ne sait jamais ce qui peut se passer dans la tête des dirigeant de ces multinationale, dès lors qu'il s'agit de protéger leurs intérêts. Certaines multinationales dans d'autres secteurs industriels ne se sont pas privées de faire des trucs ignobles, et ce sciemment, tout simplement pour faire un peu plus de bénéfices. (secteur pétrolier, pharmaceutique, bio-ingénierie, et bien d'autres) Là, on joue carrément avec la vie des gens. Les acteurs du monde informatique sont des playmobils comparés à ces monstres industriels qui sont capables de soudoyer des gouvernements entiers pour pouvoir - je sais pas moi- faire travailler des esclaves pour extraire du pétrole moins cher, tester des médicaments en grandeur nature ou encore breveter et vendre à prix d'or des produits existant à l'état naturel et faire du lobbying pour interdire l'usage d'une plante naturelle qui serait en concurrence avec leur "création". Là aussi on s'émeut. Mais quand il s'agit d'élire nos représentants, bizarrement, on vote bien souvent en faveur de ceux qui soutiennent tous ces lobbies industriels multinationaux. On élit des politiciens qui sont prêts à fourguer à vil prix le bien commun à de dangereux capitalistes sans scrupules. Par capitalistes sans scrupules, j'entends ce genre de personnes qui auraient été capables, il y a environ 175 ans (c'est pas si vieux), de vous dire qu'abolir l'esclavage reviendrait à ruiner l'économie mondiale. L'esclavage a été aboli et depuis, je n'ai pas vu les riches s'appauvrir, ni l'économie s'écrouler. Comme quoi, quand il y a une volonté politique de faire avancer les choses, bizarrement, elles avancent.
avatar etoaldeneig | 
Je vais conclure ;) Il ne faut pas s'étonner que des multinationales se comportent comme des monstres sans âme, ni même qu'elle essaient de détourner les lois pour éviter d'avoir à payer le fruit de leurs erreurs... C'est dans leur nature même. Comment se serait comporté une petite entreprise ? Je vais donner un exemple vécu dans la petite maison d'édition dans laquelle j'ai travaillé pendant quelques années. Sur un salon, notre directrice d'édition rencontre un auteur qui lui soumet un manuscrit. Il lui plaît, et comme il cadre assez bien avec notre ligne éditoriale, il est décidé de l'éditer (environ 200 pages tout en quadri, reliure brochée. Ceux qui connaissent le milieu de l'édition savent les sommes mises en jeu pour une telle impression). Bien entendu, le contrat d'édition stipule que l'auteur ne s'est pas permis de se livrer à la reproduction de tout ou partie du texte de quelqu'un d'autre sans autorisation, afin d'éviter tout plagiat. L'auteur signe le contrat sans sourciller. On a de la chance, le livre rencontre son public, et après un premier tirage de 1500 exemplaires, il est décidé de faire un reprint de 1500 nouveaux livres, en faisant au passage une amélioration de la première parution. Quelques jours après la diffusion du reprint, nous recevons un courrier recommandé émanant de l'avocat d'une personne qui estime être victime d'un plagiat de notre part, et qui étaie son propos en produisant un ouvrage antérieur, qui ressemble fortement au notre. Le titre n'est bien entendu pas le même, mais il saute aux yeux que certaines illustrations son quasi calquées, et maints passages sont tout juste paraphrasés, quand ils ne sont pas recopiés au mot près. Que s'est-il passé ? Nous avons été obligés de prévenir les libraires et les dépositaires, faire rapatrier les livres à nos frais frais, faire cesser la vente, et payer le vrai auteur. Puis seulement nous nous sommes retournés contre le plagiaire. C'est ainsi qu'aurait dû se comporter amazon.
avatar etoaldeneig | 
J'ai été long, je sais, mais il fallait que ça sorte. Veuillez m'en excuser si cela vous a paru indigeste

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