Rétro MacG : le premier iPod

Nicolas Furno |
Comme souvent, Apple n’a pas été le premier à sortir un lecteur de musique de poche, mais le constructeur a été le premier à en sortir un populaire. Quand Steve Jobs présente le premier iPod en octobre 2001, Creative vendait son NOMAD Jukebox depuis un an, RIO produisait des lecteurs de musique numérique depuis 1998 et les quelques spectateurs présents n’ont pas bien compris cette annonce.



Pourtant, l’iPod a tout changé et l’appareil vendu pourtant plus cher que ses concurrents et limité dans un premier temps au Mac, s’est rapidement imposé auprès du grand public. En quelques années, "iPod" est devenu un terme générique pour désigner n’importe quel appareil similaire et ce produit vendu par millions a permis à son constructeur de passer du statut de vendeur d’ordinateurs de "niche" à l’une des entreprises les plus riches du monde. Une douzaine d’années après, que reste-t-il de cet iPod de première génération ?



À l’heure où l’on parle beaucoup, et rarement bien, d’obsolescence programmée, ce premier iPod est un beau pied de nez. Le modèle essayé est un iPod de la toute première génération, il a été acheté dès sa sortie et… il fonctionne encore très bien. Certes, son dos en aluminium n’est plus aussi brillant qu’au premier jour et l’appareil a subi quelques coups avec les années, mais il s’allume et il lit toujours aussi bien la musique que vous mettez dessus.



Peut-on vraiment utiliser un iPod de 2001 aujourd’hui ? Tout à fait, même s’il faudra faire quelques concessions et utiliser du matériel pas trop récent pour l’alimenter en musique. Au regard des standards actuels, cet iPod est d’abord épais et lourd. À l’époque, pouvoir emporter 1000 morceaux dans sa poche était un exploit et l’appareil était le plus petit de sa catégorie. Aujourd’hui, cet iPod fait plutôt l’effet d’une brique et la comparaison avec les derniers modèles est cruelle. Un iPod nano de dernière génération est plus fin que la partie en plastique de ce modèle et un iPod touch fait à peu près l’épaisseur du plastique seul.



Cette finesse exceptionnelle qui ne faisait pas de compromis sur la capacité de stockage a été permise par la découverte d’un nouveau produit. Steve Jobs adorait la musique et il voulait créer un lecteur numérique meilleur que ceux disponibles sur le marché, jugés unanimement mauvais, car trop complexes à utiliser et trop limités en espace de stockage (les premiers RIO déjà à mémoire flash ne pouvaient toutefois stocker qu’une dizaine de morceaux). Apple a eu la chance de tomber en premier sur un disque dur conçu par Toshiba. C’est Jon Rubinstein qui le découvre lors d’un déplacement au Japon : son fabricant ne sait quoi faire de ce tout petit disque dur de 1,8 pouce, mais Rubinstein y voit l’élément qui manquait à Apple pour concevoir son lecteur. D’une capacité de 5 Go, il permettait de stocker jusqu’à 1000 morceaux, ce qui a inspiré le fameux slogan publicitaire…



Aujourd’hui, les disques durs s'effacent des appareils mobiles et même des ordinateurs. À l’époque, ils ont permis à Apple d’offrir à son iPod une capacité de stockage suffisante, même si le constructeur prévoit une mémoire cache capable d’éviter au disque dur de tourner en permanence. Deux enjeux à cela : il faut d’une part ménager cette pièce mobile que l’on entend bien tourner quelques secondes au moment de charger un morceau et qui pourrait, en cas de choc, casser. Apple a vu large sur ce point en stockant jusqu’à 20 minutes en cache, évitant les déboires de bon nombre d’autres appareils concurrents d’alors que l’on ne pouvait pas utiliser en courant… D'autre part, c’est l’autonomie évidemment qu'il s'agit de prolonger.



L’autonomie a failli remettre en cause la sortie de l’iPod. Dans la dernière phase de conception de l’appareil, la batterie ne tenait pas plus de trois heures et Apple a mis toute son énergie pour améliorer ce piètre score. Le modèle final annonçait dix heures d’autonomie et les tenait vraiment : c’était une première, une durée exceptionnelle pour un appareil aussi petit. À titre de comparaison, le Jukebox de Creative s’arrêtait au bout de quatre heures seulement et il était épais et plus gros qu'un boîtier CD… Malheureusement, la batterie est l’élément le plus fragile et celle de notre exemplaire a eu du mal à tenir le choc. L’iPod tient vaillamment quelques morceaux, mais il a du mal à fonctionner suffisamment pour écouter un album en entier. Ce qui n’est déjà pas si mal pour une batterie de 2001.





L’iPod a été immédiatement reconnu du grand public pour sa forme si caractéristique. Fruit du travail de Jonathan Ive, le premier lecteur de musique d’Apple reposait déjà sur des principes qui sont toujours appliqués aujourd’hui par le constructeur. Ce qui frappe d’abord, c’est la simplicité de ce design : le grand écran occupe une partie de l’avant, le reste étant consacré aux contrôles. Hormis les indications sur les quatre boutons périphériques, il n’y a rien d’écrit devant et cette forme simple composée d’un rond surmonté d’un carré a marqué durablement les esprits.



L’iPod était totalement blanc, une idée de Ive qui aspirait à plus de pureté. On a du mal à l’imaginer aujourd’hui, mais les écouteurs blancs que l’on voit partout dans la rue étaient à l’époque une nouveauté qui ne s’imposait pas du tout. Chez Apple, certains plaidaient pour des écouteurs noirs, expliquant que des écouteurs ne pouvaient être que noirs, mais Steve Jobs a soutenu son designer. Une idée de génie qui a permis au constructeur de peu à peu effacer son iPod au profit d’une forme générique associée par tout le monde à son produit…



Le choix de la roue, sous l’écran, n’était pas qu’un choix esthétique. En fait, la roue est apparue bien avant la conception du produit final et elle est un élément clé du succès de l’iPod. C’est Phil Schiller cette fois qui a eu l’idée de faire défiler les menus plutôt que de cliquer plusieurs fois sur un même bouton, comme il le fallait le faire sur les autres appareils de l’époque. Une idée très simple finalement, mais encore fallait-il l’avoir et surtout, il a une autre idée encore plus importante : plus on tourne vite, plus le défilement est rapide. Et pour guider l’utilisateur, l’iPod émet un petit "clic" quand on tourne sa roue…



Steve Jobs voulait un produit extrêmement simple et cette roue est vite apparue comme la meilleure solution pour éliminer les boutons. Autour de cette roue, l’iPod utilise un bouton central de confirmation et quatre boutons externes qui permettent de contrôler la lecture (lecture/pause, morceau suivant/précédent) et un dernier pour afficher le menu. Il n’y a pas de bouton pour modifier le volume : c’est la molette qui s’en charge. Il n’y a même pas de bouton pour allumer ou éteindre l’appareil : l’iPod se mettait en veille de lui-même quand il n’était plus utilisé (ou d'une pression prolongée sur Lecture) et il s’activait automatiquement en appuyant sur n’importe quel bouton. Sur le dessus, un dernier bouton permettait de verrouiller tous les boutons et ainsi d’éviter de l’allumer par erreur.



Aujourd’hui, ce système est bien connu et il ne surprend personne, mais sa simplicité était indéniablement la nouveauté la plus importante à l’époque. Le logiciel qui anime l’iPod n’a pas été développé à Cupertino : Apple a gagné du temps en l’achetant à une petite société nommée Pixo. Le constructeur a ensuite épuré l’affichage pour ne présenter que les informations les plus utiles et amélioré le logiciel de la start-up, notamment pour gérer plus de dix morceaux à la fois. Pendant des années, l’interface de l’iPod n’a pas bougé et il a fallu attendre l’arrivée de la couleur et des écrans plus fins pour l’enrichir, sans revenir sur ses principes de base. Une belle preuve de sa réussite…



Même si vous n’avez jamais utilisé d’iPod, ce premier modèle est aussi simple d’accès que tous ses successeurs. La touche menu affiche… le menu, on défile ensuite avec la molette et on sélectionne avec le bouton central. En deux petites minutes, le principe général est connu et on utilise sans plus y penser cet iPod qui, sur ce point, n’a pas pris une ride. Au fil des générations, Apple a ajouté quelques fonctions et simplifié encore l’utilisation de son lecteur : les boutons sur le côté plutôt que fondus à la roue sont moins pratiques, l’iPod ne coupe pas encore automatiquement la lecture quand on débranche les écouteurs et la molette physique sera avantageusement remplacée par un modèle tactile quelques générations plus tard.



Il manquait aussi le connecteur Dock, même si le choix du FireWire était certainement le bon à l’époque : l’USB 2 venait de sortir, mais l’USB 1 était encore la norme et il était très lent. L’iPod peut aussi servir de disque dur externe, une fonction appréciée de ses utilisateurs, mais dangereuse : le premier exemplaire testé par le magazine SVM Mac avant même sa commercialisation en a fait les frais…

Apple avait envoyé au magazine un exemplaire pour l’intégrer à un comparatif, mais sans donner toutes les explications nécessaires sur ce produit encore largement inconnu sur ses détails techniques. On était quelques jours après sa présentation par Jobs et le baladeur n'était pas encore commercialisé. Le premier iPod n’était pas compatible avec les PC et pour cause : voulant tester cette configuration, les journalistes ont connecté l’appareil à un ordinateur sous Windows, l’ont formaté pour l’utiliser et… ont tout perdu. Ils venaient de découvrir que le système de l’iPod était lui-même stocké sur le disque dur… Heureusement pour eux, on pouvait à cette époque contacter Apple et obtenir des réponses. Florian, l'un de nos rédacteurs, se souvient encore être allé en catastrophe chez un chef produit d’Apple un soir de Toussaint (le comparatif devait être bouclé et l'iPod rendu le lundi suivant) pour restaurer l’appareil avec un utilitaire qui n’avait pas encore été rendu public.



Même si l’iPod a évolué, les principes de base étaient déjà là en 2001 et ils n’ont pas varié jusqu’à l’iPod Classic qui est toujours en vente. C’est sans doute ce qui est le plus impressionnant quand on teste un iPod de première génération aujourd’hui : on est en terrain connu. Même s’il est beaucoup plus gros que ses successeurs, un iPod de 2001 fonctionne presque exactement comme un iPod de 2013 et on peut d’ailleurs l’utiliser ainsi. À condition de disposer d’un Mac doté d’un port FireWire 400, le premier iPod est toujours pris en charge par iTunes et on retrouve toujours la même interface (ici, avec iTunes 7 sur un PowerBook 12 pouces de 2004).



Cette synchronisation est d’ailleurs un autre des points forts de l’iPod : on ne fait rien sur l’appareil lui-même, mais tout se prépare sur l’ordinateur avant synchronisation. Cela peut paraître plus contraignant, mais c’est en fait la meilleure solution pour simplifier l’interface de l’iPod et enlever des fonctions trop complexes à l’utilisation. Autre avantage, on pouvait changer d’iPod et garder toute sa musique et tous ses paramètres. Au départ, le constructeur avait pensé à quelque chose de plus complexe : avec l'iPod prêté par Apple à SVM Mac, une version encore en bêta d'iTunes était fournie. On pouvait transférer des fichiers dans les deux sens : du Mac vers l'iPod, mais aussi et surtout de l'iPod vers le Mac. Une fois l'iPod commercialisé, iTunes n'a plus permis d'exporter le contenu d'un iPod, probablement pour simplifier son utilisation, même si l'argument piratage a été indéniablement pris en compte… Un film sur l'écran affichait d'ailleurs un message contre le vol de musique.



Utiliser en 2013 un iPod de 2001, c’est non seulement possible, c’est aussi très facile. Son épaisseur et son poids peuvent surprendre, tandis que son écran fait peine à l’heure du Retina, mais l’ergonomie de cet iPod n’a pas pris une ride et il fonctionne en gros comme tous les iPod qui lui ont succédé. Apple continue de vendre un iPod classic qui ressemble à deux gouttes d’eau à ce premier essai, sorti une dizaine d’années auparavant.



S’il fallait résumer l’iPod à la clé de son succès, on pourrait évoquer la simplicité d’utilisation. Une idée forte qui a permis à Apple de distinguer son appareil de la concurrence, et une idée que l’on a retrouvé en 2007 avec le premier iPhone. Avec, là encore, le succès que l’on connaît…

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avatar Hahajaypeur | 
J'en ai un dont j'ai envie de le séparer :)
avatar machoire | 
Très bon article
avatar Cafeaulait | 
Waah, c'est beau *_*
avatar kaboum | 
J'en ai aussi 1 mais le seul bémol c'est que la batterie ne tient plus du tout, impossible de la recharger. Par contre branché à ma chaîne c'est parfait! :)
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Très bel article ! J'ai hâte de voir la suite dans quelques années avec le premier iPhone =d
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Super article ! C'est amusant de voir comment tout ça a évolué...
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Hahajaypeur ---> j'e recherche un activement : contacte moi : macvolaille@gmail.com
avatar hartgers | 
La première pub est, comment dire... Datée.
avatar rokdun | 
Merci pour cet excellent article.
avatar rhodmac | 
le mien datant de mai 2002, fonctionne très bien
avatar Anonyme (non vérifié) | 
J'utilise encore le mien et je le recharge via un disque dur externe qui a un port firewire 400.
avatar Microbd | 
Le dos n'était pas en aluminium, plutôt en acier inox poli. iPodement vôtre.
avatar Crapuleux2 | 
Deux petites corrections qui s'appuient sur l'utilisation de mon iPod 2 20Go d'octobre 2002, qui fonctionne encore, lui aussi ! : 1 - on pouvait tout à fait faire des transferts manuellement dans le sens Mac -> iPod puis iPod -> Mac. La simple condition pour se faire était la synchro non automatisée. J'ai pu à l'époque récupérer quelques albums chez des potes de la plus simple des façons. Et sans passer par le mode disque dur. 2 - La roue tactile est apparue avec le modèle 2, de l'automne 2002 (en 5, 10 et 20 Go), livré avec télécommande, étui et CD logiciel de iTunes
avatar philiipe | 
J'ai toujours souhaité en acheter un, pour le collectionner. Impossible d'en trouver en bon état (et à prix décent).
avatar Boeuf-fr | 
J'aurais bien aimé que mon Macbook pro dure aussi longtemps. 20 mois et le carte mère a lâchée, sans raison ! Qui parlait d’obsolescence programmée ?
avatar damiendu83600 | 
@Boeuf-fr Personne , c'est juste pas de chance .
avatar béber1 | 
Mon PowerBook Ti 800 de 2002 fonctionne toujours. Vous auriez pu citer Tony Fadell dans l'article.
avatar Yanik | 
Et début de l'effet Halo.
avatar mister zebra | 
A votre avis, les batteries de ces iPod se change-t-elle ? J'en ai deux sous le coude que j'aimerais faire revivre depuis plusieurs semaines et je cale a l allumage !
avatar ddrmysti | 
J'en ai deux de 2002 qui trainent dans le placard (la première génération pour windows). Mais à l'époque itunes n'existait pas sur windows, on utilisait music match juxbox (qui était fournis sur un cd et qui demandait le numéro de série de l'ipod comme cdkey). L'un à bien vécu et la batterie est faiblarde, mais l'autre tien bien encore le coup.
avatar MA8306 | 
Belle présentation mais vive l'obsolescence programmée... Un simple nano 8go payé à l'époque plus de 200€ et malgrès aucune chute, des cycles de batteries respectées le produit est HS au bout de 2 ans... J'adore Apple mais vraiment déçu de l'ipod
avatar Nesus | 
Pour info, la batterie se change très facilement et se trouve tout aussi facilement :-)
avatar Souvaroff | 
Que de souvenirs ! C'était vraiment une excellent nouveauté qui apportait beaucoup de curiosité dans mon entourage ! Il étaient tous intéressé de voir comment fonctionnait l'engin, & de voir la réactivité... Je me souviens en avoir offert un a ma mère.... & Ça m'avait tellement rendu jaloux de la voir avec, que j'ai fini par en acheter un pour moi quelques mois plus tard ! & on était déjà a 10Go de capacité... Très vite on passait a 20... 40... iPod photo couleur etc.... 12 ans déjà... .........
avatar Souvaroff | 
Rappelons nous que ce sont aussi avec ces engins qu'on a commencé a voir des gens vadrouiller dans les magasins pour copier des fichiers musique ou même des Logiciels complets sur des ordinateurs en exposition .... On en a vu quelques uns se faire attraper avec le fil FW qui dépassait simplement de la veste ...
avatar Anonyme (non vérifié) | 
J'ai également l'original. Il n'a été commercialisé que 9 mois à peu d'exemplaires. La molette mécanique (Scroll Wheel) facilitait la découverte de l'existence de la molette. Mais elle était plus fragile et coûteuse. C'est une pièce rare.
avatar aldomoco | 
Excellent article ! .. encore une oeuvre du regretté et grand visionnaire Steve Jobs qui a révolutionné la musique ! Karl (Lagerfeld) en possède 300 et il ne veut même pas m'en donner un, l'égoïste !
avatar damiendu83600 | 
@aldomoco : Il était pas seul , encore une fois ...
avatar Applesoft | 
Vers 2004-2005, j'ai acheté un lecteur MP3. J'hésitais entre l'iPod et un Archos 20go. Les 2 étaient au même prix, on disait bcp de bien d'Archos, j'étais pas insensible au côté PME gauloise d'Archos etc ... J'ai acheté donc un Archos et bien mal m'en a pris : une interface pas du tout pratique (passer d'une chanson à l'autre était déjà une épreuve), un design encombrant. Bref, je l'ai quasiment jamais utilisé ! L'iPod était en fait tellement plus simple à utiliser, tellement mieux pensé :) Mais à l'époque, je dois avouer que j'étais plutôt anti Apple, je comprenais pas ce qu'il y avait de si spécial avec la pomme, je trouvais (à tort) cet euphorie autour des produits pommés surfaites, tout comme j'ai pas compris le succès du premier IPhone :) J'ai basculé fin 2007 avec mon premier IMac : une révélation !
avatar CBi | 
Attention : jusqu'à la Gen 3 ou 4, les batteries des iPods craignaient le gel. C'est ce qui a tué le mien, laissé une nuit d'hiver dans ma voiture... Sans ça je crois qu'il marcherait encore
avatar Mageekmomo | 
Et ça a à peine 10 ans, c'est fou d'y repenser, ça semble si proche et si loin à la fois. Merci pour cet article
avatar iHac | 
tres bon article
avatar Pascal 77 | 
"l’appareil vendu pourtant plus cher que ses concurrents et limité dans un premier temps au Mac, s’est rapidement imposé auprès du grand public." Ben oui, mais l'iPod était au lecteur MP3 ce que le smartphone est au téléphone portable !
avatar Thorent | 
@MA8306 : Facteur malchance, j'ai encore un nano 1ère gen qui fonctionne très bien même si il a depuis un moment adopté la forme d'une poche et s'est pris un paquet de chutes.
avatar telephone | 
J'adore la pub qui en fait dit tout ce qui paraît évident aujourd'hui mais qui ne l'était pas du tout à l'époque et qui devait surtout balayer la concurrence: 1/ Musique numérique gérée par l'interface iTunes. 2/ transfert ultra rapide via FireWire. 3/ interface par roulette ultra simple 4/ le mec se déchaîne et la musique continue: le disque dur ne saute pas si on le malmène. Du grand art! Cest aussi l'embryon des pubs qui ont prévalu pendant 10 années suivantes: es ombres dansantes avec des écouteurs blancs.
avatar la.fouine | 
Je me souviens d'avoir acheté le mien en octobre 2001. Il venait juste d'arriver chez le revendeur Apple rue du Renard à Paris. Je me souviens d'avoir été super excité. Aujourd'hui il est toujours là, à côté d'un bel iPod Classic et d'un iPod Touch actuel bien falot. Ce tout premier iPod fonctionne toujours très bien même si je dois me décider de changer la batterie (qui a une adresse à ce sujet ?). J'aime beaucoup sa roue qui clique sous le doigt et le menu hyper simplifié. Appareil magnifique. Vous vous souvenez, c'était le temps ou Apple était créatif...
avatar joneskind | 
@la.fouine : 'Vous vous souvenez, c'était le temps ou Apple était créatif...' Toujours la même rengaine. Faut vraiment avoir de la merde dans les yeux pour pas voir la créativité d'Apple.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
@joneskind "Faut vraiment avoir de la merde dans les yeux pour pas voir la créativité d'Apple." Le problème c'est quand elle sèche !
avatar aldomoco | 
@damiendu83600 [11/05/2013 00:09] via MacG Mobile @aldomoco : "Il était pas seul , encore une foi" ... Seul Quoi ? : à avoir eu l'idée ou à l'exécuter ? Si c'est pour l'exécuter c'est certain il n'était pas seul ! C'est pas Dieu il ne multiplie pas les pains tout seul ! Maintenant pour moi c'est celui qui a l'idée avant les autres qui est le visionnaire ! NON ?
avatar aldomoco | 
@damiendu83600 [11/05/2013 00:09] via MacG Mobile @aldomoco : "Il était pas seul , encore une foi" ... J'avais oublié qu'il n'était plus là : Seul Quoi ? : à avoir eu l'idée ou à l'exécuter ? Si c'est pour l'exécuter c'est certain il n'était pas seul ! C'ESTAIT pas Dieu il ne multiplieZ pas les pains tout seul ! Maintenant pour moi c'est celui qui a l'idée avant les autres qui est le visionnaire ! NON ?
avatar aldomoco | 
@nogui & @joneskind : ... au royaume des aveugles .... !
avatar Benz Hine | 
En fait Apple a cessé d'être créative, innovante à partir du moment ou SJ est vraiment tombé malade et a laissé les manettes...Ce qui fait grosso modo 1 an, 2 ans avant son décès (soit 2009). A partir de là, les projets déjà en route, eux, n'ont pas été impactés, mais tout ceux qui auraient du émerger à compter de ce moment là.....eux en revanche et bien on voit le non-résultat aujourd'hui.
avatar Orphanis | 
Époque sympathique durant laquelle les possesseurs d'IPod écoutaient Keith Jarrett :-)
avatar jbmg | 
j'ai un 10Go, j'avais trouvé une batterie neuve, malheureusement c'était le disque dur qui était naze et trop onéreux à changer. Il est dans une boite. Dommage que les cordons Firewire ne peuvent pas remplacer ceux en USB tant avec iTunes qu'avec le chargeur. j'ai pas pu les utiliser avec iPod Touche 2éme génération.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
@ cbi et la.fouine http://www.aboutbatteries.com/index.html?Categorie=L&Marque=APPLE&Modele=Ipod%201rst%20Generation#tabs1-conseil Il n'y a même pas besoin de sortir le fer à souder sur cette génération là ;)
avatar Hoshi26 | 
@MA8306 : Le mien achete en 2006 fonctionne encore tres bien. Par contre la batterie tient un tout petit peu moins bien.
avatar rikki finefleur | 
Une vraie reussite..
avatar Laurent S from Nancy | 
A l'époque j'utilisais encore un baladeur avec des K7, le concept du "1.000 titres dans votre poche" me faisait halluciner ! Même encore aujourd'hui avec mon Ipod Classic acheté en 2011, il m'arrive encore d'être surpris d'avoir la possibilité d'emmener l'intégralité de ma collection de CD quand je me ballade ou que je pars en vacances, j'aurai jamais pensé ça à la fin des années 90.
avatar la.fouine | 
Sans fer à souder et pas cher ! Grand merci SirDeck ;)
avatar Azur42 | 
Ah, que de souvenirs ! J'ai encore mon iPod 1ere gen, acheté à sa sortie à la MacExpo de Londres… Quelques anecdotes, en complément de cet excellent article : • l'iPod 1G comporte un fameux Easter Egg, avec un jeux de casse briques se jouant avec la molette… (la molette est issue de la technologie de la souris ADB optique). http://www.geek.com/hwswrev/conel/ipod/easteregg.jpg • Les premières versions d'iTunes ont été écrites par Jeff Robin, débauché par Apple de chez Casady&Greene qui avait créé SoundJam, le précurseur du MP3 sur Mac • Jeff Robin avait également écrit l'excellent ConflictCatcher pour Mac OS 7,8 et 9 (dont j'avais été le traducteur pour la VF, avec une sortie en France mémorable lors d'une AppleExpo). ConflictCatcher avait un EasterEgg, avec un jeu de casse brique… (ou il fallait flinguer les extensions sous CC8) Ah tiens, la boucle est bouclée !! Les deux mêmes EasterEgg… Ah, 10 ans déjà !!
avatar Tnt1701 | 
Excellent article qui correspond au fond de ma pensée sur cet iPod. J'ai utilisé le mien pendant plusieurs années et ce fut un réel bonheur, tellement facile d'utilisation et m'a permis de ranger mes lecteurs CD qui sautaient tout le temps (avec le transport de mes CD en pochettes, une vraie plaie logistique) et je pourrais me souvenir de l'avoir utilisé ce matin alors que je l'ai rangé dans un tiroir depuis des années, c'est gravé dans ma mémoire, la molette, l'écran, le câble, le début d'iTunes... Aujourd'hui, j'ai un iPod nano 6ème génération qui est encore plus pratique de par sa taille et de très bonne qualité. Bref, merci Apple de révolutionner tous les genres en proposant des produits géniaux devant ceux qui crachent sur la marque, et comme on dit, les chiens aboient, la caravane passe ^^

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