macOS Golden Gate 27 est un système de transition sur un point : il abandonne la prise en charge directe des puces x86 et c'est aussi le dernier à intégrer Rosetta 2, l'émulateur x86-64. C’est donc le moment de vous intéresser à vos applications qui reposent encore sur le jeu d'instructions d'Intel, pour trouver une éventuelle alternative compatible avec les puces ARM. Pour préparer cette transition supplémentaire, macOS 27 a quelques outils qui permettent d'anticiper les changements de macOS 28.

Rosetta 2 disparaîtra à la sortie de macOS 28
C'est probablement un signe de plus qu'Apple s'intéresse aux jeux vidéo, mais la fin de Rosetta 2 ne signifie pas la fin de toutes les apps qui reposent sur le x86. Apple l'avait annoncé il y a un an, macOS 28 va intégrer une version réduite de Rosetta 2 — ou peut-être un autre émulateur — pour un cas précis, celui des jeux vidéo.
La majorité des apps pensées pour macOS ont pu passer assez facilement du jeu d'instructions x86 à celui d'ARM, car Xcode permet de compiler pour les deux solutions et si les apps reposent sur des API standardisées, il y a généralement peu de travail nécessaire pour les développeurs. Les apps qui n'existent pas encore dans une version Apple Silicon sont rarement de ce type. On trouve plutôt dans ce domaine les extensions pour du matériel (les pilotes), des apps anciennes qui reposent sur des API abandonnées ou atypiques… ou les jeux.
Dans le premier cas, c'est assez logique : Apple a modifié ces dernières années toute l'infrastructure de ses pilotes pour qu'ils ne fonctionnent plus avec les mêmes droits que le noyau de macOS (ce qui posait des soucis de sécurité et de stabilité) et a poussé un nouveau modèle qui n'a pas autant de droits. C'est un travail de grande ampleur dans certains cas, pour du matériel qui n'est parfois plus en vente, ce qui explique l'absence de nombreux pilotes. Le second cas, celui des vieilles apps, est du même ordre. Réécrire du code pour des API modernes n'est pas simple, et les développeurs n'existent parfois tout simplement plus ou ne ressentent plus le besoin de s'intéresser à macOS.

Reste les jeux. De nombreux titres reposent encore sur Metal (l'API graphique d'Apple) et ont été pensés pour les puces x86, généralement après un portage. Le passage du x86-64 à ARM64 n'est pas aussi trivial pour les jeux, car certains reposent sur des optimisations de bas niveau ou sur des moteurs de rendu qui n'ont jamais été adaptés pour les puces Apple Silicon. De plus, les portages sont souvent des commandes one shot, et les développeurs qui ont effectué les portages ne sont pas nécessairement ceux à l'origine du jeu. Enfin, les éditeurs et autres studios n'ont pas toujours l'envie ou les moyens d'effectuer un portage qui amènera peu de revenus directs… en supposant qu'ils existent encore.













