Apple M1 Pro/Max : une gestion subtile des cœurs pour un macOS toujours fluide

Nicolas Furno |

Un des secrets de la fluidité des Mac Apple Silicon n’est pas seulement à chercher du côté des puces conçues par Apple, macOS joue aussi un rôle déterminant. Le système d’exploitation dédié aux Mac a été mis à jour en même temps que le matériel pour exploiter ce dernier au mieux. Les cœurs économes sont utilisés le plus souvent possible et notamment pour toutes les tâches en arrière-plan, laissant les cœurs puissants disponibles pour les interactions de l’utilisateur.

Comment l’iPhone a appris au Mac à mieux utiliser ses cœurs

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Cette répartition des tâches a été revue pour les nouvelles puces plus puissantes présentées le mois dernier par Apple. L’Apple M1 Pro comme l’Apple M1 Max intègrent tous deux un CPU qui peut atteindre dix cœurs avec une organisation différente. Ils ont deux cœurs économes seulement, deux fois moins que l’Apple M1, mais jusqu’à huit cœurs puissants, deux fois plus que la précédente puce.

L’organisation d’une Apple M1 Pro, avec les deux P-Clusters au centre, qui contiennent les huit cœurs performants (image MacGeneration).

Contrairement à la première puce Apple Silicon, ces nouvelles venues ne disposent pas de suffisamment de cœurs économes pour reposer uniquement sur eux pour la plupart des tâches. De ce fait, le développeur Howard Oakley montre sur son blog que l’organisation est différente et que les cœurs performants sont davantage exploités sur les MacBook Pro. Cela dit, la « qualité de service » qui gère la priorité des tâches a été pensée pour conserver au maximum une fluidité parfaite pour l’utilisateur.

Pour y parvenir, les développeurs de Cupertino reposent sur une hiérarchie à trois niveaux pour les tâches en arrière-plan. Les deux cœurs économes sont utilisés le plus souvent possible, comme sur l’Apple M1. S’ils sont assez puissants pour accomplir la tâche rapidement, ce sont les seuls exploités, mais ils seront en général associés à des cœurs performants. Pas les huit à la fois néanmoins, macOS va se limiter au maximum à quatre cœurs performants et laisser les quatre autres libres. Si la tâche nécessite encore plus de puissance, les quatre derniers cœurs performants peuvent être sollicités, mais ils rendront la main dès que possible.

À gauche, une tâche légère qui repose essentiellement sur les deux cœurs économes en haut, et en partie sur quatre cœurs puissants au milieu. À droite, une tâche plus lourde qui sollicite les dix cœurs, mais en priorité les deux économes, puis les quatre premiers puissants.

Le développeur conclut ainsi que macOS essaie de garder quatre cœurs puissants libres sous la main en permanence. Tant qu’ils ne sont pas nécessaires, ils restent inutilisés pour les tâches en arrière-plan et peuvent ainsi servir instantanément dès lors que l’utilisateur effectue une action. C’est la clé de l’impression de fluidité à l’utilisation, les MacBook Pro ont presque toujours de la réserve disponible quand l’utilisateur en a besoin. C’est aussi un point essentiel pour limiter la consommation et offrir d’excellentes autonomies à ces ordinateurs portables.

Naturellement, si vous effectuez une opération qui pèse lourd sur le CPU, tous les cœurs seront exploités, cela n’aurait pas de sens de ne pas le faire. Même alors, macOS essaiera de libérer la moitié des cœurs puissants, comme le montre cet exemple enregistré pendant une tâche exigeante pour le processeur. Les cœurs 7 à 10 sont en moyenne moins utilisés et ce n’est que lorsque les six autres cœurs ne suffisent plus qu’ils entrent en action.

Une tâche lourde exploite tous les cœurs des Apple M1 Pro/Max, mais différemment : les cœurs économes sont quasiment à 100 % sur toute la durée, les quatre premiers cœurs performants sont presque toujours sollicités et les quatre derniers ne le sont que brièvement.

Pourquoi laisser quatre cœurs performants aussi libres que possible ? Ce chiffre n’a pas été choisi au hasard, il se comprend en analysant de plus près la puce conçue par Apple et en notant que les huit cœurs performants sont regroupés en deux blocs de quatre, on parle de « clusters ». C’est pour cette raison que macOS n’en utilise que quatre : sous le capot, le système privilégie un cluster et laisse le deuxième aussi peu exploité que possible.

Test des MacBook Pro 2021 : des Mac Pro portables

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avatar dark juju | 

Ca parait fou que ce fonctionnement en coeurs puissants / coeurs économes n'ait pas été exploité plus tôt par Intel ! Les avantages paraissent tellement évidents aujourd'hui pour améliorer la fluidité des systèmes et économiser en batteries.

avatar mne | 

@dark juju

L'interdépendance de ce système avec l'OS et (dans une moindre mesure) avec les applications est plus long et difficile à mettre en œuvre sur windows (et linux) que sur macos, où une seule entreprise peut fournir la màj ad hoc avec ses puces, et où la pression sur les développeurs pour utiliser les apis d'apple est beaucoup plus forte que chez la concurrence.
Intel mettant cette architecture en œuvre avec sa prochaine génération, elle sera "pleinement" exploitée que d'ici plusieurs années. Donc d'un point de vue business, c'est moins interessant pour intel de dépenser de la R&D pour une innovation qu'ils auront du mal à vendre à leurs clients, car le résultat est une promesse pour le futur plus qu'une amélioration. Sauf à partir du moment où une autre entreprise à déjà démontré que cette promesse était valable ;)

avatar oomu | 

@dark juju

La différence encore et toujours depuis des décennies, c'est qu'Apple tente au maximum de maîtriser le matériel et le logiciel pour aller un peu plus loin que la concurrence. Surtout, pour que de base, le système d'exploitation fasse des choses le plus possible en cohérence avec le matériel en dessous.

avatar Ghaleon111 | 

@dark juju

C’est le fonctionnement dont profite les nouveaux alder lake intel, maintenant a voir si le résultat est aussi bon que ce qu’a fait apple.

avatar cecile_aelita | 

« Contrairement à la première puce Apple Silicon, ces nouvelles venues ne disposent pas de suffisamment de cœurs économes pour reposer uniquement sur eux pour la plupart des tâches. »

Excellent article ! Vraiment très intéressant 😊.
Est ce que cet absence de 2 cœurs économes serait liée au fait qu’à puissance équivalente, la puce M1 consomme presque deux fois moins que la puce M1 pro (si on regarde les graphes d’apple) ?🙂

https://www.apple.com/newsroom/images/product/mac/standard/Apple_M1-Pro-M1-Max_CPU-Performance_10182021_big.jpg.large.jpg

avatar mne | 

@cecile_aelita

Toute proportion gardée dans l'interprétation des graphs assez peu clairs d'Apple, ce qu'il est logique de déduire de cette situation :
- Si une tâche nécessite l'usage de 2 cœurs économes seulement, alors elle consommera autant d'énergie sur m1 que sur max/pro (si le système de cluster est le même sur m1, car si le m1 considère un cluster pour ses 4 cœurs économes, le m1 consommera plus)
- Si une tâche nécessite 4 cœurs économes, elle consommera moins sur le m1 (car le pro/max ira chercher des cœurs performants pour compléter)
- Si une tâche nécessite plus, le m1 consommera moins car il utilisera toute sa puissance, là où le pro/max ira chercher en plus 4 cœurs performants.

Après il est évident qu'on ne peut pas simplifier les choses comme ça en pratique et je suis persuadé qu'il y a plein de situations où le surplus de puissance du pro/max permet de consommer in fine moins d'énergie car la tâche s'exécute plus vite par rapport au m1. La courbe performance/consommation réelle est sans doute beaucoup plus complexe que sur le schéma de la keynote

avatar cecile_aelita | 

@mne

Bonjour mne 🙂,
Oui je le comprends comme toi aussi. La vraie question c’est « dans quelle mesure, Mac OS se contente uniquement de 2 cœurs » économes.
Si c’est très fréquent pour un usage « standard » (mail, vidéo YouTube, écouter de la musique, Netflix, réseaux sociaux …) alors en effet la puce M1 n’aura pas forcément l’avantage.
En revanche si l’usage de 4 cœurs économes est assez courant pour ces mêmes taches, alors la puce M1 pro se retrouve en retrait pour des usages qui sont pourtant assez courant😊.
Après tu vas me dire que acheter un Mac M1 pro pour faire ce genre d’usage c’est clairement dommage en effet, et je te rejoindrai là dessus 🥰🙂.

avatar fte | 

@mne

"et je suis persuadé qu'il y a plein de situations où le surplus de puissance du pro/max permet de consommer in fine moins d'énergie car la tâche s'exécute plus vite par rapport au m1."

La consommation est proportionnelle au temps.

La consommation est proportionnelle au carré de la puissance.

Donc non. Exécuter une tâche très rapidement à pleine puissance consommera toujours plus que de l’exécuter à basse puissance en plus de temps, que ce soit avec les mêmes cœurs ou avec des coeurs puissants / économes.

Les graphiques d’Apple sont exceptionnellement mauvais, du niveau de nullité que ceux d’un certain parti politique suisse condamné en justice pour leur graphiques de merde. Mais si tu consultes les graphiques d’Intel pour Alder Lake, bien moins pourris, tu pourras observer ce que je dis entre leurs paliers 65 / 125 / 240 W.

C’est de la physique. Ce n’est pas une opinion.

avatar YetOneOtherGit | 

@fte

"La consommation est proportionnelle au temps.
La consommation est proportionnelle au carré de la puissance.
Donc non. Exécuter une tâche très rapidement à pleine puissance "

Tu n’irais pas un poil vite en besogne là ?

Puissance électrique et puissance de calcul ne sont pas équivalent.

Très trivialement sur de la logique cablée deux design deux multiplicateurs binaires peuvent donner des temps de calcul optimisés sans pour autant consommer plus d’énergie.😉

avatar fte | 

@YetOneOtherGit

"Puissance électrique et puissance de calcul ne sont pas équivalent."

Non. Enfin oui. Presque. À un carré près.

Pour un processeur donné, si tu veux augmenter la puissance de calcul, tu dois augmenter fréquence, courant, parfois tension, donc puissance électrique, et l’un et l’autre sont dans ce cas de figure approximativement proportionnels avec un carré gênant. Approximativement car c’est une somme de divers facteurs, certains étant linéaires par rapport à la fréquence, mais évidemment ceux variant selon le carré prennent le pas très rapidement.

Alder lake le montre bien entre 65, 125 et 240.

Il n’y a aucun doute que la progression des paliers des M1* suit la même courbe parabolique approximative.

avatar YetOneOtherGit | 

@fte

"Pour un processeur donné"

Yep mais il ne me semble pas que nous étions sur un toutes choses égales par ailleurs sauf erreur.

L’architecture et son implémentation a une grande influence sur ces enjeux comme tu le sais 😎

avatar YetOneOtherGit | 

@fte

"Il n’y a aucun doute que la progression des paliers des M1* suit la même courbe parabolique approximative."

J’ai l’impression qu’il y a un malentendu et qu’on ne parle pas des mêmes choses 🤔

Quand nos désaccords ne sont pas de l’ordre de l’opinion mais de fondamentaux théoriques c’est en général le cas 🤓

avatar fte | 

@YetOneOtherGit

"J’ai l’impression qu’il y a un malentendu et qu’on ne parle pas des mêmes choses 🤔"

Je parle strictement de ce qu’avançait l’auteur du post qui a initié ce fil. Économiser de l’énergie en utilisant plus de puissance moins longtemps. La réponse est non, toujours. Économiser de l’énergie en utilisant des unités spécialisées par contre, oui, fort possible.

De quoi parles-tu ?

avatar YetOneOtherGit | 

@fte

"De quoi parles-tu ?"

Ok j’avais l’impression que tu associais directement puissance de calcul et consommation en faisant abstraction de l’architecture et son implémentation.

Ce qui me surprenait

My bad 😉

avatar Marcos Ickx | 

Une autre belle différence entre M1 et M1 Pro/Max est qu’il y a 2 co-processeurs AMX au lieu d’un seul pour le M1 (un par cluster Haute Performance)

Et ça permet de quasi doubler les chiffres sur certaines opérations matricielles et autres.

Voir
https://twitter.com/danieldekok/status/1453035362591420419?s=21

avatar cecile_aelita | 

@Marcos Ickx

« Et ça permet de quasi doubler les chiffres sur certaines opérations matricielles et autres. »

Bonjour,
J’en profite que vous ailliez l’air bien calé dans le domaine pour vous poser une question 🙂.
Je ne me rends pas compte. Mais sur quel type de taches et d’usage bien précise du quotidien (en pratique) ce type de co processeur est il utilisé? Et du coup sur quel type de taches du quotidien, avoir le double de co processeurs se ressentira vraiment ?😊

avatar Marcos Ickx | 

@cecile_aelita

"J’en profite que vous ailliez l’air bien calé dans le domaine pour vous poser une question"

Je ne suis absolument pas du tout calé dans ce domaine.
Mais j’ai lu pas mal d’articles de personnes qui le sont bien plus que moi.
Dont celui-ci (en anglais) https://medium.com/swlh/apples-m1-secret-coprocessor-6599492fc1e1

Et j’espère que Florent Morin nous écrira un jour un superbe article à ce sujet sur MacG.

Prizmo, un logiciel d’OCR que j’aime particulièrement bien, devrait clairement tirer profit de cela.

Et donc le traitement par lot permis par Prizmo devrait s’en trouver accéléré.

avatar 0MiguelAnge0 | 

@Marcos Ickx

Le co-pro AMX est un composant propre aux architectures ARM et permet des operation de types matricielles d’être faite par les coeurs ARM ou dans le cluster cité plus haut.

Le neuronal engine est basiquement un genre de AMX géant (simplification) mais ils utilisent un code spécifique pour en tirer partie, alors que l’AMX peut-être utilisé par le code natif.

Dans le monde INTEL, le pendant c’est le Neon.

avatar marc_os | 

@ 0MiguelAnge0

Dans l'article que j'ai mis en lien ci-dessous, il est expliqué qu'en fait le co-pross AMX prépare les données pour le Neural Engine...

avatar marc_os | 

@ cecile_aelita

> sur quel type de taches du quotidien, avoir le double de co processeurs se ressentira vraiment ?

Pardon de répondre un peu par une lapalissade et peut-être des évidences : Tout dépend de vos tâches du quotidien, de votre usage personnel.
Les co-processeurs AMX dédiés au traitement matriciel sont particulièrement utiles pour les usages suivants : traitement d'images, apprentissage automatique, écriture manuscrite et reconnaissance vocale, compression, audio et vidéo.
Si vous utilisez des logiciels spécialisés dans ces domaines, alors ces co-processeurs amélioreront les performances, càd temps de calculs, fluidité de l'affichage, etc.
Cf. cette page fort intéressante que je viens de trouver qui explique bien l'utilité de ces co-processeurs :
https://tech-fr.netlify.app/articles/fr541284/index.html

Ceci dit, après lecture plus approfondie de l'article que je viens de citer ci-dessus, je pense que même si on n'utilise pas de logiciels "pro" pointus pour la compression, le traitement d'image, etc, tout le "système" doit profiter de ces co-processeurs, d'autant plus que le "machine learning" entre autres est utilisé plus ou moins "ouvertement" par de plus en plus de logiciels "du quotidien" dans le monde Apple (et pas que)...

La dernière phrase de l'article, et en quelque sorte sa conclusion :
L'essentiel est que le coprocesseur d'Apple est une technologie impressionnante qui donne à Apple ARM un avantage en matière d'apprentissage automatique et de calcul haute performance.

Quant à la question, pourquoi en avoir le double, je dirais naïvement que c'est pour augmenter encore plus les performances dans ces domaines. 😉 Et que Apple compte probablement là dessus pour son OS mais aussi ses logiciels tels Logic Pro ou Final Cut Pro qui sont proposés en option quand on achète ses MacBook Pro.

avatar cecile_aelita | 

@marc_os

@marc_os

"Tout dépend de vos tâches du quotidien, de votre usage personnel."

evidement ^^Pardon... je me suis emmêlée les pinceaux dans mes commentaires, je l'avais précisé mais dans un autre commentaire 😊 :
"pour un usage « standard » (mail, vidéo YouTube, écouter de la musique, Netflix, réseaux sociaux …) même si acheter un Mac M1 pro pour faire ce genre d’usage c’est clairement dommage "

merci pour l'exemple de Prizmo qui est un logiciel que j'utilise beaucoup à l'école 🙂. Il est top pour numériser les productions des élèves ou encore les pages des manuels pour pouvoir les projeter au TNI 🙂.

avatar marc_os | 

@ cecile_aelita

En fait, comme je l'ai dit à la fin de mon commentaire, si certains logiciels en tireront partit plus que d'autres, je pense que tout va en profiter.
Au final au moment du choix à l'achat, je dirais que "qui peut le plus, peut le moins", et que si on n'a pas un besoin impératif dicté par un usage professionnel, alors tout dépend de son budget et du souhait éventuel de se faire plaisir... (Encore des lieux communs, dsl.) Et que quoiqu'il en soit, actuellement AMHA tout Mac M1 fait l'affaire car il "dépote" autant face à la concurrence que face aux anciens Macs, et que les critères de choix sont ailleurs : fixe, portable, taille, espace disque (plus que la quantité de RAM avec les M1), etc.

avatar cecile_aelita | 

@marc_os

"pas un besoin impératif dicté par un usage professionnel DE L'IMAGES"
Je me permets de corriger ta phrase 😊.
Parce que j'utilise mon MacBook touch Bar M1 tous les jours dans un usage professionnel (je travaille avec, c'est mon outil de travail 😊) et déjà la puce M1... je dois à peine la pousser à plus de 15% lol.
Par contre le silence, la portabilité, la légèreté et l'autonomie sont des critères professionnels pour moi beaucoup plus importants que la puissance... et quand on regarde bien mes critères professionnels ... cela désigne totalement le MacBook Air (voir le MacBook Pro M1)... mais absolument pas les MacBook 14 et 16 🙂.
Tout ça pour dire qu'un MacBook Air peut être beaucoup plus professionnel qu'un MacBook Pro 16 pouces...
Pour mes besoins professionnels, cette machine de 16 pouces serait beaucoup moins efficace qu'une machine de 13 pouces (beaucoup trop lourde et grosse à trimbaler pour moi). Du coup, même si je comprends ton points de vue, je ne te rejoins pas vraiment quand tu dis que "qui peut le plus peut le moins". Cette année apple a fait une gamme vraiment cohérente et homogène à condition de savoir déterminer ses besoins 😊 : Chaque machine correspond à un usage, et il n'y a pas/plus la machine "chère mais qui, au pire, va à tout le monde".

A cela s'ajoute le fait que, contrairement aux autres pros, je n'ai pas de notion d'amortissement de ma machine lol😅...
Je me suis payée mon ordinateur parce que dans l'école ou je suis... il n'y en avait pas dans ma classe... donc c'était soit sans ordi... soit avec le mien...🙂 (alors évidement... ce n'est pas normal... mais même en ayant fait remonter la question 3 fois cette année à l'académie... je n'ai toujours pas d'ordinateur dans ma classe... donc j'ai du faire comme j'ai pu 🙂 et sortir 3000€ pour un usage pro... mais de ma poche... c'était pas vraiment possible^^🥰🥰🥰).

avatar marc_os | 

@ cecile_aelita

> "pas un besoin impératif dicté par un usage professionnel DE L'IMAGES"
> Je me permets de corriger ta phrase

Je me suis mal exprimé ou de manière un peu trop concise...
Ce que je voulais dire, c'est que dans un usage professionnel, quelqu'il soit, c'est justement cet usage qui dicte en général le choix du matériel. Pour certains la priorité sera un max de puissance, pour ceux de l'image ou pour certains calculs scientifiques dans le monde de la recherche, et pour d'autres la mobilité ou (non exclusif) le silence seront la priorité...
Quant au fait que tu doives payer avec ton argent personnel ton outil de travail, je suis 100 % d'accord que ce n'est pas normal. Mais figure toi que dans le "privé" également, on peut être amené à le faire. Ça m'est arrivé plusieurs fois, par exemple je jour où la batterie du MBP dont j'étais doté s'est mise à gonfler de manière dangereuse, et que mon "n+1" a joyeusement ignoré mes alertes. J'ai dû acheter un SSD personnellement, y transférer mon système et mes données puis réquisitionner un mac de test (plus ancien) pour continuer à travailler dans des conditions sécuritaires jusqu'au jour où les machines de tous les devs ont été renouvelées. (La batterie avait tellement gonflé qu'on ne pouvait plus utiliser le trackpad pour cliquer, ce qui fut par ailleurs le symptôme qui m'a fait découvrir le problème, vu que au taf mon MBP est utilisé à 99% en fixe (c'était avant les confinements et travail à distance), et que je soulève toujours l'arrière avec une réglette pour l'aérer...)

Et donc pour les autres, les amateurs comme moi en dehors du travail où j'utilise donc ce qu'on me donne, c'est plutôt le budget qu'on est prêt à mettre et les goûts personnels qui dictent les choix...

Je ne voulais donc rien dire d'extraordinaire...

avatar cecile_aelita | 

@marc_os

J’avoue que mon commentaire était un peu long désolé 😊😊!
Ce que je voulais dire, c’est que le besoin principal de la majorité des professionnels ce n’est pas la puissance alors que Apple met clairement ça en avant sur ces nouvelles machines. Pour beaucoup de professionnels, la légèreté, le silence et l’autonomie sont des critères beaucoup plus importants que la puissance dont il n’ont que faire 😊… et ça … c’est la définition du MacBook Air justement 😋😋.

Bref en tout cas je peux faire ma râleuse tant que je veux , Apple appelle ça MacBook Pro donc c’est comme ça 😊.

avatar marc_os | 

@ cecile_aelita

On est d'accord. 😉

avatar cecile_aelita | 

@marc_os

😋😋😘😘

avatar DahuLArthropode | 

@cecile_aelita

"Apple appelle ça MacBook Pro donc c’est comme ça 😊"

Certes. C’est juste un nom. De même que les iPhone Pro, sont choisis par des particuliers, alors que les flottes d’entreprise ne sont justement constituées que d’appareils modestes suffisants pour les besoins Pro.

avatar cecile_aelita | 

@DahuLArthropode

« Cette »
« Certes » je suppose ? 😉😋

avatar cecile_aelita | 

@DahuLArthropode

C’était de l’humour ! Tu n’étais pas obligé d’éditer ton message 😋!!
Je ne pouvais pas passer à côté, tu me comprends ?😘😘.

avatar DahuLArthropode | 

@cecile_aelita
Je ne l’ai pas mal pris (comment aurais-je pu?). C’est juste que la correction me semblait nécessaire à la compréhension du texte. Sans un peu d’exigence dans la qualité des mes commentaires, comment espérer le Goncourt quand la Pléiade publiera la compilation de mes commentaires sur iGen?

avatar cecile_aelita | 

@DahuLArthropode

Pour en revenir au cœur de ton commentaire 🙂.
Évidement que ce n’est qu’un nom, mais Apple étant spécialiste pour créer des noms marketing imaginaires (écran Retina XDR, macsafe, airport, AirDrop, ….) ils auraient pu trouver un nom qui a un sens avec cette machine : « la puissance ».
Cette machine pouvant être aussi « professionnelle » qu’un MacBook Air (en fonction des usages) ou aussi « personnelle » (en opposition avec professionnelle) que le MacBook Air (il y a sûrement des gens, pour un usage perso, qui veulent un écran de 16 pouce ou qui ont besoin de puissance mais qui ne l’utiliseront jamais à des fins professionnelles…)… autant appeler cette machine …. « Powermac » au moins ça a un vrai sens 😊.
Quand ils ont nommé la fonction « FaceID »… ils ne l’ont pas appelée « EyeLock » ou un truc du genre lol… il fallait que le nom ait un minimum de rapport avec la fonction 😋🙂.

Bref c’est un débat un peu stérile vu que de une, c’est rentré dans les moeurs le terme « pro » et de deux c’est Apple qui décide du nom de ses machines quoi qu’il arrive 😛.

avatar DahuLArthropode | 

@cecile_aelita

"Bref c’est un débat un peu stérile vu que de une, c’est rentré dans les moeurs le terme « pro » et de deux c’est Apple qui décide du nom de ses machines quoi qu’il arrive 😛"

Nous sommes d’accord. Je n’aime d’ailleurs pas ce qualificatif Pro non plus, mais je fais confiance à Apple sur le choix d’un nom guidé par des considérations marketing mûries. Par exemple, ils ont peut-être constaté que les imbéciles dans mon genre achètent toujours le modèle « Pro » (qui véhicule une certaine image de l’acquéreur) alors qu’ils ne voudraient pas du même modèle qui s’appellerait « MorePowerThanYouNeed », qui pourtant serait plus juste.

avatar cecile_aelita | 

@DahuLArthropode

Après t’as totalement le droit de te faire plaisir aussi 😊.
Mais c’est surtout dans les discours que ça me gêne quand tu lis un test … du genre « c’est une machine que les pros n’apprécient pas … » « les pros ne pourront pas faire ce qu’ils veulent avec ça… » Etc etc…. Ce genre de discours est totalement stupide je trouve (pardon pour la grossièreté mais bon…)

Et après on lit aussi « le MacBook Pro n’a de Pro que le nom »…😊

avatar Derw | 

@cecile_aelita

Il y a aussi ici une palanquée d’intervenants qui confondent « pro » et « monteur vidéo / infographiste / développeur… ». Il n’y a qu’à voir tout ceux qui disent qu’on ne peut pas se servir d’un iPad pour un usage professionnel !

Après, je ne sais pas s’ils ont cette croyance parce que Apple appelle ses Mac les plus puissants des Pro ou si c’est Apple qui les appelle Pro parce que dans la croyance populaire, les pros ont besoin de puissance… L’œuf, la poule, tout ça tout ça…

avatar YetOneOtherGit | 

@Derw

"Il y a aussi ici une palanquée d’intervenants qui confondent « pro » et « monteur vidéo / infographiste / développeur… »"

Simplement parce que cette catégorie est surreprésentés dans les commentaires 😉

avatar fte | 

@cecile_aelita

"et déjà la puce M1... je dois à peine la pousser à plus de 15% lol."

15%, c’est déjà beaucoup.

La puissance d’un processeur n’est pas utile lors des usages élémentaires. Le M1 est surdimensionné. N’importe quel processeur en vente aujourd’hui est surdimensionné.

La puissance d’un processeur est utile pour les tâches demandeuses, les besoins de crête, les grosses charges de courte ou longue durée qu’importe.

Je te donne un exemple. Dans une autre vie je développais du logiciel.

Ça consiste essentiellement à taper du texte, et pas super rapidement en plus. C’est totalement pas demandeur, et mon téléphone mobile a assez de jus pour assurer un usage absolument parfait.

Mais il faut aussi compiler le code, générer un exécutable, lancer l’application et le debugger, et tester son code. Ça, c’est un peu plus lourd.

Le job consiste à penser, taper quelques lignes, compiler et exécuter. Et recommencer. Toutes les 3 minutes. 20 fois par heure. 160 fois par jour. Quand ça compile et que ça lance, on attend. Imagine que ça prenne 30 secondes. Imagine qu’une machine plus puissante permette de réduire ce temps à 20 secondes.

D’une part, c’est moins d’interruptions dans son flux de pensée et de test, et c’est 1600 secondes économisées par jour. 26 minutes par jour. 2 heures et demi par semaine. Une journée entière par mois. Deux semaines et demi par an.

Voilà à quoi sert la puissance.

avatar DahuLArthropode | 

@cecile_aelita

"Je me suis payée mon ordinateur"
L’ordinateur que tu as payé est ici le COD, « me » ne désignant que la personne à laquelle tu l’as payé, autrefois complément d’attribution , la forme n’étant ici pronominale qu’en apparence.
(C’est mon vice: reprendre les profs :-)

avatar cecile_aelita | 

@DahuLArthropode

Et étant un être humain, je fais des erreurs comme tout le monde 🙂. Donc je te remercie pour la correction! C’était bien vu et assez honteux de ma part je te l’accorde 😊.

avatar DahuLArthropode | 

@cecile_aelita

Aucune honte.. J’ai juste moins d’occasions de briller que YetAnotherGit, alors j’exhibe ma maîtrise de l’accord du participe passé.

avatar cecile_aelita | 

@DahuLArthropode

Du moment que ça te rend heureux 😋😉.
J’essaierai de faire d’autres fautes à l’avenir (vu que je suis tête en l’air, ça arrivera vite lol) pour que tu puisses à nouveau te faire plaisir 😋😋😘.

avatar DahuLArthropode | 

@cecile_aelita

Tu n’atteindras jamais les performances d’autres contributeurs.

avatar cecile_aelita | 

@DahuLArthropode

Disons que vu que je suis prof, il y a un peu moins de tolérance vis à vis de moi 😋😉😘.

avatar Lonesome Boy | 

@marc_os

D’après ce que j’ai compris et retenu, l’AMX et le Neural Engine comportent tous 2 des unités de calcul spécialement dédiées au calcul matriciel. Ce qui les différencie est que le premier est plutôt fait pour les calculs matriciels simples, et le deuxième aux calculs matriciels complexes et « nombreux ».

Et dans beaucoup de cas où l’IA intervient, c’est le neural engine qui est utilisé, pas l’AMX.

Enfin, si j’ai bien retenu…

avatar marc_os | 

@ Lonesome Boy

Je crois que le deux sont vrais mon capitaine :
Dans certains cas, l'AMX pourrait "soutenir" le Neural engine en amont.

avatar YetOneOtherGit | 

@cecile_aelita

"Mais sur quel type de taches et d’usage bien précise du quotidien (en pratique) ce type de co processeur est il utilisé?"

L’algèbre linéaire (https://fr.wikipedia.org/wiki/Alg%C3%A8bre_lin%C3%A9aire) est au cœur de bien des algorithmes fe traitement du signal et de simulation.

C’est un type de calcul extrêmement vorace en ressources et un des challenges des progrès de l’informatique.

A tel point qu’un des benchmark les plusieurs classiques pour mesurer les performances de calcul en virgule flottante (flops) est LINPACK qui fait des calculs d’algèbre linéaire.

Au fur et à mesure que la loi empirique de Moore a donné de plus en plus de transistors à disposition pour créer des unités de traitement une grande part d’entre eux furent utilisés pour câbler dans le matériel des opérations faites précédemment par programme en exécutant de nombreuses instructions pour parvenir au résultat ce qui était long :
- Intégration de FPU : des unités de traitement capable d’effectuer directement des calculs en virgule flottante
- Creation d’unités sachant effectuer des produits de vecteurs et de matrices pour la 3D qui en fait un grand usage (Le début des GPU en fait)
- Créations d’instruction Multiply-Accumulate (MAC, on fait en une seule instruction a = a + b.c) qui sont l’élément de base du calcul matriciel
- Création d’unités vectorielles (SIMD) appliquant en parallèle le même traitement à un lot de données, qui sont aussi un élément d’optimisation du traitement matriciel
- Création d’unités matricielles capable d’effectuer très rapidement des produits matrices.vecteur

C’est type de traitement sont au cœur de bien des traitements d’images (fixe ou video), de processus de ML, de processus de simulation, de processus de reconnaissance de l’écriture ou de la voix, de processus de traitement audio et de synthèse sonore …

avatar cecile_aelita | 

@YetOneOtherGit

« (fixe ou video), de processus de ML, de processus de simulation, de processus de reconnaissance de l’écriture ou de la voix, de processus de traitement audio et de synthèse sonore … »

Merci pour cette réponse détaillée 🙂.
Donc au quotidien, c’est surtout les applications photo et SIRI qui en bénéficieraient le plus (dans mon usage) 😊.

avatar YetOneOtherGit | 

@cecile_aelita

"Merci pour cette réponse détaillée 🙂."

La partie « vulgarisation » t’a semblé clair et compréhensible ?

avatar cecile_aelita | 

@YetOneOtherGit

Oui oui ! C’est surtout la réponse à ma question que je voulais (la fin du message 😋), mais oui c’était intéressant quand même 🙂

avatar Liena1 | 

Elle est là la révolution d’Apple ! Créer un quasi standard dans le monde des cpu, dans leur gestion etc
Et Apple a raison : vive le tout intégré ! Hard et soft ! On voit ici les résultats 😎🤩

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