Le tout soudé, c’est fantastique !

Christophe Laporte |

C’est une tendance de fond, qui déplait à beaucoup d’utilisateurs : Apple soude de plus en plus de composants de ses produits. Il n'était plus possible de changer la batterie de son MacBook Air, il n'est plus possible de changer la RAM du Mac mini, il ne sera bientôt plus possible de rien changer. Le MacBook montre la voie.

Processeur, RAM et SSD sont soudés sur la (petite) carte mère du MacBook.

À première vue, cette évolution pénalise l'utilisateur. Il ne lui est plus possible de donner un second souffle à sa machine, comme c’était le cas auparavant. L’utilisateur peut avoir à juste titre le sentiment d’être lésé, mais les choses sont beaucoup plus compliquées. Si Apple le fait, c’est pour son bien !

Il était une fois le PowerBook G3 Wallstreet

Les moins jeunes d’entre nous se souviennent probablement du PowerBook G3 Wallstreet. Peut-être en ont-ils encore un souvenir ému. C’était incontestablement une bonne machine à une époque où Apple était en grande difficulté.

C’était une vraie machine de geek. Il possédait deux baies, une de chaque côté, où l’on pouvait mettre ce que l’on voulait ou presque : une batterie supplémentaire, un lecteur de disquettes, un graveur CD, un lecteur DVD… Son logement PCMCIA permettait d'ajouter des ports USB, un lecteur Compact Flash, une connexion Wi-Fi, etc.

Crédits : Vectronic's Collections

Mieux encore, à l’intérieur, on pouvait changer la RAM et monter ainsi jusqu’à 512 Mo ! Même chose pour le disque dur, et impensable depuis des années, le processeur aussi. Celui-ci était en effet logé sur une carte fille, une conception qui a fait le bonheur des partenaires d’Apple. Cette machine respirait la solidité, mais c’était également un beau bébé : quasiment 3,4 kg pour un ordinateur équipé d’un écran de 12 pouces.

Avec le temps, le champ des possibles sur les ordinateurs Apple s’est considérablement réduit. La firme de Cupertino a rapidement abandonné l'approche modulaire, lui préférant une intégration toujours plus poussée. Même le Mac mini, autrefois machine de bidouilleurs armés de spatules et de tournevis, a perdu une bonne partie de son intérêt avec sa mémoire soudée. Alors, qu’est-ce qui pousse Apple à faire cela ?

On mettra de côté les intérêts mercantiles : Apple ne se base pas uniquement sur cet aspect pour prendre ce genre de décisions. Ses choix reposent avant tout sur une vision, sur une philosophie, sur son ADN…

Tout d’abord, un constat simple : les ordinateurs que nous achetons sont autrement plus complexes que ceux que nous avions il y a 20 ans. Nous allons vers des appareils toujours plus puissants, toujours plus compacts et moins gourmands en énergie. Aussi fantastique qu’était le PowerBook G3 Wallstreet, aujourd’hui, il apparait face au MacBook comme une machine mal dégrossie.

Le système sur puce de l’iPhone et de l’Apple Watch en est le parfait exemple. L’A10 comprend le processeur, le GPU et même la mémoire vive. Bref, cette puce se substitue à une bonne partie des grosses cartes mères d’antan à elle seule. Le tout dans 125mm2 pour 3,3 milliards de transistors. Ce que vit actuellement le marché de la high-tech, cette miniaturisation continue, c’est le sens de l’histoire.

À tous ceux qui disent qu’Apple n’innove plus, cette miniaturisation est le passage obligé pour voir apparaître sur le marché des appareils de rupture. Imaginez ce que l’on pourra faire le jour où l’on aura l’équivalent d’une carte mère de MacBook Pro dans le système sur puce de l’Apple Watch !

Une vision fermée de l’informatique

Apple s’est toujours présentée comme une entreprise de design. Le reste n’est que secondaire ou presque. C’est toujours le design qui a le dernier mot sur l’opérationnel ou les ingénieurs. Pour le meilleur et pour le pire…

C’est vraiment quelque chose à prendre en compte pour bien comprendre Apple, celle d’hier comme celle d’aujourd’hui. Dans ce domaine, la philosophie d’Apple est exactement la même que celle du temps de Jobs. Ce dernier n’aimait pas que l’on puisse trop bricoler ses produits. En tout cas, depuis son retour chez Apple, il a toujours eu une vision fermée des choses.

Dans les Mac, les machines qui représentent le mieux l’ADN d’Apple, ce sont sans doute l’iMac et le MacBook Pro. Les extensions des ordinateurs sont forcément externes. C’est pour cela que le Californien a toujours misé sur des technologies comme le FireWire ou le Thunderbolt. Cette philosophie est l’exact opposée de celle du PC qui a toujours été plus évolutif, sans que cela ne soit toujours un avantage pour lui.

La vision d'un poste pro chez Apple. A noter que c'est tout aussi valable pour le Mac Pro.
La vision d'un poste pro chez Apple. À noter que c'est tout aussi valable pour le Mac Pro : il ne possède plus de baies SATA, mais a suffisamment de ports Thunderbolt pour accueillir bien plus de stockage que son prédécesseur.

On peut adjoindre jusqu’à 24 appareils aux nouveaux MacBook Pro grâce à leurs quatre ports Thunderbolt 3. Mieux vaut avoir un grand bureau… Cette vision peut même s’avérer être économique pour l’utilisateur. La personne ayant acheté des équipements Thunderbolt 2 pourra continuer à les utiliser sans souci avec un MacBook Pro 2016. Il est plus facile de mettre un adaptateur à l’extérieur qu’à l’intérieur.

Mais alors, qu’est-ce que le design selon Apple ? C’est très difficile à résumer en quelques lignes. L’erreur serait de résumer le design à son simple caractère esthétique. Jony Ive se plait à répéter que ses produits sont aussi beaux à l’intérieur qu’à l’extérieur. Il n’y a qu’à voir les vidéos de présentation, où le designer s’emballe pour des procédés de fabrication, qui montrent des composants s’assembler naturellement.

Apple a toujours estimé que la technologie devait s’effacer au profit de l’utilisateur. Elle doit l’aider et non être une contrainte. Si Apple se bat tant sur la question de la finesse, c’est avant tout pour cela. Il est important de comprendre la philosophie d’Apple (on peut y adhérer ou non), pour comprendre ses choix techniques.

La batterie inaccessible

Le MacBook Air et le MacBook Pro Retina, lorsqu’ils sont sortis, avaient déclenché une levée de boucliers sur un composant bien précis : la batterie. Impossible d’en changer facilement. Il faut impérativement passer par la case SAV ou être bricoleur dans l’âme.

À l’époque, cette décision en avait choqué plus d’un. Les utilisateurs acceptaient que la batterie de leur iPod soit difficilement accessible, mais beaucoup moins celle de leur ordinateur. Quelques années plus tard, cela est semble-t-il entré dans les moeurs. Au passage, il est toujours possible de faire remplacer sa batterie en se rendant dans un Apple Store.

Alors, pourquoi Apple fait cela ? Au lieu d’avoir toute une infrastructure autour d’un composant (coque, connecteur), il n’y a que le composant lui-même. Résultat, on gagne de la place. Autre avantage, en matière d’intégration, Apple peut aller beaucoup plus loin.

L’autonomie est de manière générale le point faible des produits high-tech. Ce qu’Apple a fait notamment sur les MacBook et MacBook Pro pour leur offrir une autonomie satisfaisante est assez exceptionnel. On est loin du petit bloc auquel on a été habitué pendant des années. Si elle rend ses batteries moins accessibles, ce n’est pas pour punir le consommateur, mais pour améliorer son expérience d’utilisation. Cela peut paraitre paradoxal, mais…

RAM et SSD sont toujours moins accessibles

Dans tous ses appareils, Apple cherche à gagner le plus de place possible, parfois pour la batterie, parfois pour rendre ses appareils plus compacts ou légers… Les raisons ne manquent pas.

Mais pourquoi donc ne plus permettre de changer les barrettes de RAM ? En retirant les connecteurs, Apple gagne de la place sur sa carte mère, en hauteur et limite les risques de panne : un connecteur, cela peut casser.

Cupertino améliore aussi la fiabilité et la stabilité de ses machines, car toutes les barrettes RAM ne se valent pas. Vous vous souvenez du Mac qui se met un beau jour à faire kernel panic sur kernel panic sans raison ? D’un point de vue électrique, c’est également mieux.

La mémoire LPDDR3 au coeur des MacBook Air (iFixit)
La mémoire LPDDR3 au coeur des MacBook Air (iFixit)

Autre avantage, la LPDDR3 que l’on retrouve par exemple dans les MacBook Pro est beaucoup plus économique d’un point de vue énergétique que les barrettes traditionnelles. Apple attend sans doute avec impatience Kaby Lake, qui est compatible LPDDR4. Cette évolution consomme encore moins d’énergie et permettra surtout à Apple de proposer en option à ses clients professionnels 32 Go de RAM sur ses portables (lire : MacBook Pro : Intel limite Apple (sur la quantité de RAM)) .

Ce qui est valable pour la RAM l’est également pour AirPort ou le support de stockage. Il ne faut pas perdre de vue qu’un connecteur est un point d’achoppement. Et qu’un connecteur, outre le fait qu’il prend de la place, a ses limites qui lui sont propres. La force d’Apple, c’est d’avoir un contrôle grandissant sur le hardware. Si les SSD des MacBook Pro sont si performants, c’est en grande partie grâce au contrôleur maison d’Apple.

Mis bout à bout, tout cela permet à Apple de proposer des machines plus performantes, moins gourmandes et à terme de minimiser les coûts. Qu’on aime ou non le MacBook, le travail de miniaturisation d’Apple est admirable. Sa carte mère fait davantage penser à celle d’un iPhone que d’un Mac.

image : ifixit
image : ifixit

Quand on évoquait le fait que pour Apple un bon design se juge aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, le MacBook en est la parfaite illustration. C’est une machine très complexe et qui est composée de seulement quelques pièces distinctes. Et pour les techniciens d’Apple, cette machine présente un avantage assez inattendu : la possibilité de changer très facilement la batterie. Il suffit de changer l’une des deux faces de la machine.

Il y a un autre avantage à ne pas pouvoir changer facilement des pièces. Cela semblera tiré par les cheveux pour certains, pourtant au vu de révélations faites au sujet de la NSA ou du FBI, l'argument de la sécurité ne peut être ignoré. Imaginez ce que l’on peut faire par exemple avec une carte AirPort légèrement bidouillée à votre insu…

L’industrie informatique entre enfin dans l’âge adulte

Il est tout à fait possible d’établir un parallèle avec l’automobile. Comparez une voiture à essence à une voiture électrique, le bricoleur du dimanche est autrement plus limité (sauf sur le plan logiciel, mais c’est une autre histoire et c’est d’ailleurs plus que jamais le nouveau terrain de jeu des bidouilleurs).

Quand on a suivi pendant des années l’industrie informatique, on peut trouver cette tendance de fond ennuyante. C’est la mort du geek en quelque sorte. Cette approche n’est pas sans défaut : s’il y a une panne, il faudra dans bien des cas changer la carte mère. Sur les anciennes machines, avec de la chance, un défaut pouvait se limiter à un composant.

Mais aussi sexy fût-il, le PowerBook Wall Street (dont le prix oscillait entre 2299 $ et 7000 $) ne fait pas le poids avec un MacBook Pro 2016 en termes de fiabilité et de longévité. Trois ans après sa sortie, ce modèle faisait déjà pâle figure face au processeur G4 qui avait une fréquence d’horloge deux fois plus importante. Dans cette course à la puissance, qui ressemble de plus en plus à une course d’escargot, le MacBook Pro 2016 sera sans doute loin d’être ridicule dans 5/10 ans.

Le MacBook Pro 2016 en kit - image : iFixit

À l’heure du bilan, il faut bien reconnaitre que les ordinateurs n’ont jamais été aussi stables et fiables qu’aujourd’hui. Et les choix de design d’Apple ne sont pas étrangers à cela.

Le drame de l’informatique, du moins pour les passionnés, c’est que l’ordinateur de 2016 ressemble de plus en plus à une machine à laver ou un four à micro-ondes. On le branche, ça marche et cela fait le travail demandé. Acheter un ordinateur aujourd’hui revient à acheter une voiture. On les remplace uniquement quand ils sont en fin de vie, et plus toutes les deux ou trois révisions comme à la grande époque. Je trouve ces MacBook Pro 2016 très intéressants, mais jamais l’idée de me séparer de mon Retina 2014 ne m’est venue à l’esprit…

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avatar awk | 

@Newland

"Et je vous prierez d'arrêter avec vos smileys qui sont simplement insultant."

????

avatar Nom d'utilisateur | 

?????

Le mec se sent insulté par des emoji ????????

avatar awk | 

@Nom d'utilisateur

En plus c'était un gentil clin d'oeil ?

Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a d'insultant.

avatar awk | 

@Newland

"Vous défendez des choix poussant au rachat pur et simple induit par le décalage évolutif entre sphère logicielle et matérielle. "

Je ne défend rien du tout, j'explique ?

Personnellement je trouve le système global absolument inepte et mortifère, mais c'est un autre sujet ?

avatar Nom d'utilisateur | 

+1 000 !

avatar Un Type Vrai | 

"'objectif fondamental de la marque à la pomme est le profit."

Non, pour la plupart des entreprises (capitalistique ? WTF awk ? :-D ) c'est un MOYEN et non un BUT.
Elle doit faire de l'argent dans le sens qu'elle est obligée d'en faire.

Sinon Apple arrêterai de faire des ordi et placerait son trésor de guerre en bourse.

Donc avec cet éclairage, Apple veut vendre plus de macs ou des macs plus chers.

Et le moyen d'y arriver est de reproduire l'incroyable engouement pour l'iPhone changé tous les ans sans aucune raison valable.

Pour ça, il faut fermer la machine, tout souder et puis faire des MAJ avec un petit plus VISIBLE chaque année.
Apple est à la phase 1 : Fermer la machine et tout souder.
Elle a entamé la phase 2 avec le MacBook et le choix de la couleur.

Dans 4-5 ans, on aura surtout des MAJ de design et des choses bien visibles comme le TouchBar.

avatar awk | 

@Un Type Vrai

Drôle de vision de la chaîne de causalité ?

Le produit est un moyen, le profit le but ?

avatar Nom d'utilisateur | 

+1 000 on est bien en France pour entendre ce genre de...bêtises ! ???

Perso quand je travail mon but est de m'enrichire( financièrement, entre autres...) et ce que je vends aux entre en est le moyen. M'enfin, il me semblait jusqu'à aujourd'hui que j'avais bien été formé ?

avatar Bigdidou | 

@Nom d'utilisateur
"Perso quand je travail mon but est de m'enrichire( financièrement, entre autres...) et ce que je vends aux entre en est le moyen"

Tu es sérieux ?
Si c'est de l'ironie, je comprends, sinon, ton travail n'a aucun sens et ne satisfait aucune valeur autre que l'enrichissement ?

avatar awk | 

@Bigdidou

Où diable aurait-il avancé que c'était son seul but ?

avatar SMDL | 

@awk

Bigdidou est un toubib. Un type qui n'a d'autre choix que réparer. Et dans cette optique, et quels que soient les arguments de l'industrie qui bien entendu œuvre pour notre bien, je comprends son biais.

D'autant que si les raisons profondes de la miniaturisation et de l'intégration qui en découlent aussi naturellement que la migraine après la vision d'un film de BHL sont la promesse faite au public de vivre avec une baguette magique dans la poche ou le sac à dos (dorénavrant aussi utile à chacun pour porter des outils destinés à tuer comme à construire, l'uniforme du porteur de solutions), notre incapacité de savoir ce qu'il y a a l'intérieur, et qui est à la fois la force et ma première peau contre le pré-mâché Apple, n'auront jamais les faveurs d'une certaine catégorie d'utilisateurs.

Et il n'y a pas que Melaure dans le tas.

avatar awk | 

@SMDL

"Bigdidou est un toubib."

Ok je comprends ????????

avatar Bigdidou | 

@SMDL
"Bigdidou est un toubib. Un type qui n'a d'autre choix que réparer"

Oui, enfin, on peut avoir un rapport différent aux choses et aux gens, et, globalement, au vivant.
C'est même assez sain, non ?

"l'industrie qui bien entendu œuvre pour notre bien"

Le "bien entendu" sonne bizarre. Il est ironique ?
Après qui est le "nous" de "notre bien" ? D'occidentaux nantis, même là pas toujours, loin de là.
Pour le bien de qui oeuvre Montsanto, par exemple ? (Un indice : http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/monsanto-un-demi-siecle...).
Et c'est quoi, "notre bien" ?
Si c'est celui que l'industrie définit pour nous, par exemple que notre bien c'est de ne plus réparer les choses, mais de foutre en l'air et racheter, c'est certain, qu'elle oeuvre pour lui.

avatar SMDL | 

@Bigdidou

"Le "bien entendu" sonne bizarre. Il est ironique ?"

Non, vous ne me lisez jamais en fait. Je vous absouts :)

Et oui. Pour appuyer sur le gland au point de faire mal, c'était Ironique. C'est même improbable que vous puissiez imagine se le contraire.
A moins que les smileys soient dorenavrant indispensable.
Auquel cas, je plains l'humanité.

Oui oui, rien que ça.

avatar SMDL | 

@Bigdidou

"Le "bien entendu" sonne bizarre. Il est ironique ?
Après qui est le "nous" de "notre bien" ? D'occidentaux nantis, même là pas toujours, loin de là.
Pour le bien de qui oeuvre Montsanto, par exemple ? (Un indice : http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/02/16/monsanto-un-demi-siecle...).
Et c'est quoi, "notre bien" ?
Si c'est celui que l'industrie définit pour nous, par exemple que notre bien c'est de ne plus réparer les choses, mais de foutre en l'air et racheter, c'est certain, qu'elle oeuvre pour lui."

En fait, tout ce truc qui semble en fait tenter de montrer que vous ne me lisez jamais et n'avez jamais aucun souvenir de moi ( mon Dieu, je suis atrocement déçu - hum, multiples smileys) et je vous comprends, montre à minima que vous ne lisez pas, n'avez aucune mémoire, hormis celle qui vous intéresse, et surtout ne voulez pas vous rappeler de vos propres exactions. Ce n'est pas grave.

Mais pour qu'un qui passe son temps comme redresseur de torts avec double pistolets en argent et une putain de gouaille à faire pâlir Buffalo le Big lui-même, vous êtes assez décérébré pour tout dire, même si j'ai une infime idée comme quoi cela pourrait être volontaire.

Et c'est terrible, Bigdid, mais malgré vos outrances et votre mémoire à géométrie variable, je vous aime bien. Je sais, c'est encore pire. Lorsqu'on vient dans ce genre de cloaque, ce n'est certainement pas pour se faire de amis. Souffrez que je pense autrement.

Sur ce, sans rancune, si vous avez, je le répète, un rien de mémoire, et que vous arrêtez de psychiatriser la sensibilité et la mémoire.

avatar SMDL | 

@Bigdidou

"Le "bien entendu" sonne bizarre. Il est ironique ?"

A merde, à force de faire du mega, je me suis rendu compte que ma réponse pouvait être considérée comme ambiguë.

Je ne sais vos intentions, la première réponse est si elles sont tordues.

Celle-ci est si vous êtes honnête (!), c'est dire ma naïveté : oui, c'était, pfffffouuuuuuu, oui. iRONIQUE.

Hum, la,prochaine fois, je ferai comme ce cher John Maynard, je pisserai des smileys de merde comme le jour où je me suis pour la première fois branlé. Toute l'humanité s'en souviens, ou presque, je parle de chacun chacune hein ;)

avatar awk | 

@SMDL

J'aime bien les smileys ?

avatar Bigdidou | 

@SMDL
Ben désolé, le "bien entendu" n'était pas facile à contextualiser correctement dans votre texte, et comme on se connaît pas, sans le non verbal, les smileys, c'était pas forcément évident.
Dont acte. Je suis pas fan des smileys, non plus, remarquez.

"Je ne sais vos intentions, la première réponse est si elles sont tordues"

"vous êtes assez décérébré pour tout dire, même si j'ai une infime idée comme quoi cela pourrait être volontaire. '
Volontairement décérébré ?

"surtout ne voulez pas vous rappeler de vos propres exactions"
"malgré vos outrances et votre mémoire à géométrie variable"
"Sur ce, sans rancune, si vous avez, je le répète, un rien de mémoire, et que vous arrêtez de psychiatriser la sensibilité et la mémoire."

Je ne comprends absolument pas, effectivement pourquoi vous me tombez dessus comme ça.
Mais je suis allé voir, quand même, parce que vous m'avez sacrément intrigué.
Et là, ok.
Alors peut-être que c'est totalement inconscient (dans le sens idiot, inconséquent, mais aussi non voulu comme objectif) de ma part si je vous est blessé.
J'admets bien volontiers la critique de l'outrance inutile, et bête, complètement démesurée et inadaptée au contexte. Je me souviens très bien du contexte extérieur à vous et à macg quand j'ai écrit ça.
Je me confonds en excuses sincères.

Heu, sinon, mes intentions ne sont pas spécialement tordues, enfin, ici, mais je ne suis pas certain que vous allez le croire, mais encore une fois, désolé, on se prend au jeu du virtuel et on en oublie,que tout n'est pas virtuel derrière.
Par ailleurs, il y a des contextes où on ferait mieux de ne pas poster.

avatar SMDL | 

@Bigdidou

Merci. Enfin :)

Voilà, nous revenons donc à la situation antécédente. Et je peux donc continuer à vous apprécier comme toujours.

Oui, derrière il y a des gens. Vous savez, ces choses de chair de sang et d'illogique dont vous réparez les choses sacrées (vous êtes urologue si je me rappelle bien). Il est parfois facile de l'oublier.

Ca doit être une de mes rares qualités, ce n'est jamais mon cas. Mais je comprends, et les rares critiques que j'émets envers awk, c'est non quand il l'oublie, mais qu'il n'en prend pas en compte toute la complexité, l'âge qui fait semblant de nous rendre intelligent quand c'est presque fini voire inutile, et que nous regardons les autres du haut du calendrier, l'extraction sociale qui n'est qu'une chance parmi d'autres, la Culture, l'intelligence, le goût, ces choses qui existent en quantités variables et qui déterminent nos jugements. Et puis notre histoire. Nos émotions.

Oui, nous sommes sur un forum technologique. Mais il s'agit bien d'Apple. Les artistes y ont leur place, comme ils l'avaient dans le cœur de Jobs. Et puis ces technologies nous concernent dorénavant de si près, tous, que le débat s'étend vers toutes les considérations, tous les enjeux. Le Méta y prend un territoire toujours plus grand.

Et les passions qui n'étaient que des frictions hyperlocales d'ingénieurs du fandom se sont étendues à tous ou presque.
Ce frotte, oui. C'est intéressant. Prenant. Parfois incompréhensible, quelquefois douloureux. Le recul est la chose la moins partagée.

Au plaisir de vous lire.

avatar Nom d'utilisateur | 

"Si c'est de l'ironie, je comprends, sinon, ton travail n'a aucun sens et ne satisfait aucune valeur autre que l'enrichissement ?"

@Bigdidou J'ai bien écris "mon but est de m'enrichire( financièrement, entre autres...)" --'. ENTRE AUTRES mais je comprend bien qu'il y ai 434 commentaires sur cette articles etant données que certains ne comprennent que ce qu'ils veulent.

Et puis tu te permet que traduire mon "BUT" en "sens de mon travail" et en "valeur"... BITCH PLEASE??!!!!

avatar Bigdidou | 

@Nom d'utilisateur

Ben, ok, c'est donc pas *le* but, mais un des buts, comme pour tous. Un des buts parmi beaucoup;d'autre, qui n'est pas forcément le premier dans l'échelle de valeur de certains.
L'entreprise capitaliste, le profit, c'est *le* but, ou s'il y en a d'autres, ils sont loin derrière, non ?

Alors désolé de t'avoir heurté avec mon emploi des mots valeurs, et sens de du travail/de la vie, c'était pas du tout l'objectif.
Pour moi, mes buts sont définis par mes valeurs, aucune malice là dessous.

avatar Nom d'utilisateur | 

"Elle doit faire de l'argent dans le sens qu'elle est obligée d'en faire."

MDR

avatar awk | 

@Nom d'utilisateur

Et cela vient d'un mec qui n'arrête pas de proclamer urbi et orbi que je n'y comprend rien en terme de business, de marché, de marketing, d'économie ... ?

avatar machin44 | 

@Newland

100% agree.
Un article pour excuser la politique d'obsolescence programmée d'Apple très agressive, les yeux bandés.
C'est du sectarisme les gars, la seule raison de la fermeture totale de ces machines : le conseil d'administration.
Le plus drôle est de voir certains invoquer la "vision" de Jobs par certains... Vous êtes pathétiques.

avatar awk | 

@machin44

Sur le dogme de Steve Jobs sur ces considérations il est pourtant indiscutable.

Nul de devrait changer quoi que ce soit à nos machines et y poser ses sales pattes ?

Le visseries exotique des produits Apple c'est une volonté de Jobs et des l'Apple II les possibilités d'extension avaient été arrachées à son corps défendant.

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