Des chercheurs ont récemment révélé que des sociétés publicitaires trompaient les gestionnaires de mots de passe intégrés aux navigateurs afin de suivre à la trace les internautes. Pris la main dans le sac de données personnelles, le français Adthink s’est justifié.

« [Le script] était expérimental et est d’ailleurs déjà désactivé, a assuré Jonathan Métillon, directeur de l’innovation et de la communication d'Adthink, à nos confrères de Next INpact. Il avait été mis en place par des personnes qui ne travaillent plus chez nous ».
Et d’expliquer que ce script qui envoyait l’empreinte de l’adresse email des internautes était mineur dans son système de collecte de données : « Nous faisons surtout de la consolidation de profil sur la base des données que nos clients nous envoient spontanément. »
Adthink se défend aussi d’avoir reccueilli des données personnelles avec ce script : « Nous n’avons pas de données personnelles. Nous ne possédons que des hashs d’adresses email, pas les adresses elles-mêmes. » Or, ainsi que le note Next INpact, la CNIL considère tout identifiant unique, telle une empreinte d’une adresse email, comme une donnée personnelle.
Jonathan Métillon confirme par ailleurs que le script ne subtilisait pas les mots de passe, tout en reconnaissant que cette opération était réalisable et qu’« entre de mauvaises mains, ce genre de technique pourrait faire des dégâts. »













