Nous en avons parlé il y a quelques jours, un groupe de malandrins qui se fait appeler ZeroBytes a réussi à voler des données à la DGFiP (Direction Générale des Finances Publiques). 678 000 personnes auraient été touchées et ces dernières ont normalement été prévenues. Mais le groupe qui serait composé de deux personnes ne s'est pas arrêté là : il revendique d'avoir vendu les données et se serait aussi attaqué à l'Éducation nationale.
Après Bloctel, les impôts : des centaines de milliers de données fiscales auraient été dérobées
Selon France Info, donc, les pirates revendiquent d'avoir vendu les données des 678 000 personnes pour quelques milliers d'euros, mais ce n'est pas forcément fini : dans le cas des fuites de données, il est généralement possible de vendre les informations à plusieurs personnes. Les informations perdent leur intérêt pécuniaire quand elles deviennent publiques ou trop vieilles, mais elles sont encore parfaitement vendables dans le cas présent.

Les données contiennent « numéro fiscal, parts fiscales et revenu fiscal de référence. Ces données sont complétées par des informations personnelles, telles que l'adresse postale, le numéro de téléphone, l'adresse e-mail ou encore des informations sur la situation familiale des personnes qui se trouvent dans le fichier. Les données cadastrales que le groupe de pirates dit avoir récupérées relient les parcelles et leurs adresses à leur propriétaire. » Elles ne permettent pas de se connecter sur le site des impôts directement, mais elles sont très utiles pour tenter d'arnaquer les personnes touchées, étant donné qu'elles contiennent des informations personnelles et privées. En clair, si vous avez été touché (et prévenu), il va falloir faire très attention.
Au tour de l'Éducation nationale
Sans que ce soit confirmé pour le moment, les pirates revendiquent aussi une attaque sur l'Éducation nationale et annoncent avoir récupéré 346 millions de lignes dans des bases de données. Les 43 Go de données contiendraient des informations sur 1,22 million d'élèves, 4,35 millions sur les enseignants et 602 000 comptes académiques. Les données contiendraient « identités, dates de naissance, adresses postales et électroniques, numéros de téléphone, informations scolaires ou administratives et, dans certains fichiers, empreintes cryptographiques de mots de passe figureraient parmi les données volées. » selon LeFigaro. Les données couvriraient une période assez large, du début des années 2000 à juillet 2026. Zataz indique que les données proviennent en partie de l'académie de Créteil, et que 2 millions d'enregistrements comportent « des noms et prénoms, ainsi qu’environ 815 000 élèves avec leur identifiant scolaire, leur date de naissance et des informations sur la cantine, les transports ou l’accueil périscolaire. » Un autre bloc de données, sur 491 000 élèves, « contiendrait notamment leur identité, leur adresse, leur niveau scolaire et leur établissement. Des informations permettraient aussi de relier certains élèves à leurs parents ou à des membres du personnel éducatif. »
Comme souvent avec les fuites, il faut prendre les informations avec des pincettes, mais surtout se méfier des messages reçus par SMS ou e-mails, encore plus que d'habitude. Dans le cas de l'Éducation nationale, la présence des empreintes de certains mots de passe peut aussi poser des soucis. Il s'agit du résultat d'un traitement appliqué sur le mot de passe lui-même, qui n'est donc pas le mot de passe lui-même. Mais en fonction des technologies employées — inconnues ici —, il est parfois possible de trouver une correspondance entre l'empreinte et un mot de passe, et il est donc nécessaire de modifier le mot de passe en question.













