Avec Neuralink, Elon Musk veut aussi soigner les maladies cérébrales

Nicolas Furno |

Après les voitures électriques avec Tesla, la conquête spatiale avec SpaceX ou encore les tunnels avec The Boring Company, Elon Musk s’intéresse aussi au cerveau. En 2016, il a participé à la création de Neuralink, une start-up dont l’existence n’a été révélée qu’un an après et qui restait jusque-là largement secrète. Pour la première fois, l’entreprise a donné une conférence de presse mardi soir pour expliquer ce qu’elle faisait, et surtout pour recruter des talents, comme l’a expliqué son cofondateur.

Neuralink travaille sur les implants cérébraux et plus particulièrement sur les interfaces neuronales directes, une méthode pour relier le cerveau et un appareil informatique. Ce domaine n’est pas nouveau et la start-up californienne est loin d’être la seule à travailler sur le sujet. Le premier implant cérébral de ce type remonte à 2006, mais si la technologie a évolué depuis, elle reste invasive et limitée. Elon Musk et ses collègues de Neuralink espèrent simplifier considérablement l’installation des implants, améliorer le confort des patients au quotidien et surtout augmenter la quantité de données transmises.

Le boîtier derrière l’oreille récupère les informations transmises par le cerveau et les transmet à un ordinateur. Ce pourrait être le premier produit commercial de Neuralink.

Dans un premier temps, Neuralink espère fournir des solutions pour les patients qui souffrent de paralysies cérébrales, ou d’autres handicaps liés au cerveau (déficiences visuelles ou auditives, notamment). Par rapport à ce qui existe aujourd’hui, l’entreprise innove sur la forme et le fonctionnement. Côté forme, la liaison cérébrale est permise par des fils souples et extrêmement fins : entre 4 et 6 μm, soit bien plus fin qu’un cheveu humain (entre 15 et 180 μm selon les cas). Ces fils très fins seront injectés dans le cerveau à l’aide d’un robot qui fera tout le travail automatiquement, et sans anesthésie générale.

Neuralink développe autant ces fils que le robot qui devra les installer. L’entreprise espère que ce robot pourra installer six fils par minute, en évitant automatiquement les vaisseaux sanguins pour réduire les irritations. Les trous nécessaires pour faire passer les fils se feront avec un laser, pour limiter encore une fois la gêne et rendre l’opération aussi indolore que possible.

Prototype de la tête du robot développé par Neuralink pour insérer les fils.

Les prototypes actuels sont loin encore de l’idéal, où les fils seront reliés à un minuscule boîtier placé sous le cerveau, qui enverra ses données sans fil à un petit boîtier placé derrière l’oreille, qui lui-même transmettra les informations sans fil à un smartphone. Pour le moment, Neuralink travaille sur des rats de laboratoire, avec une interface encombrante et un lien en USB-C pour récupérer les données. Mais le travail de la firme est prometteur, puisque les scientifiques ont réussi à obtenir dix fois plus d’informations qu’avec les interfaces neuronales actuellement disponibles.

Neuralink est encore loin du compte, comme l’a indiqué l’un de ses co-fondateurs dans une interview au New York Times. La firme, qui compte 90 employés actuellement, espère recruter pour accélérer ses recherches, détaillées dans cet article scientifique qui décrit aussi ses idées pour l’avenir.

Voici à quoi pourrait ressembler le boîtier relié aux fils. Il est pensé pour fonctionner dans le corps humain et transmettre des données sans fil.

Fidèle à sa réputation, Elon Musk en a un petit peu trop dit pendant la conférence, indiquant que l’entreprise avait réussi à faire contrôler un ordinateur par un singe, ce qui ne devait pas être communiqué. Il a aussi indiqué qu’il espérait débuter les tests sur des humains dès 2020, mais on sait que les promesses du milliardaire ne sont pas toujours fiables… Sans compter que les premiers tests sur les humains ne fonctionneront peut-être pas aussi bien que sur les animaux.

Les ambitions de Neuralink sont malgré tout bien plus grandes que simplement les applications médicales. L’objectif ultime est d’augmenter la capacité du cerveau avec des ordinateurs et de l’intelligence artificielle. On en est encore très loin, mais sachez que si le sujet vous intéresse et que vous travaillez dans ce domaine, que l’entreprise va recruter des spécialistes à tour de bras.

avatar Elkaar | 

Vous avez pas mis la photo du rat avec la clef usb ? Elle est parlante je trouve

avatar SyMich | 

Bof... une souris usb c'est pas ce qu'il y a de plus innovant ! 😌

avatar Elkaar | 

@SyMich

🤣

avatar Julkien | 

@SyMich

😂

avatar armandgz123 | 

@SyMich

😂😂

avatar YAZombie | 

👍️👍️👍️

avatar xDave | 

@SyMich

Ça dépend comment on la recharge

avatar Ielvin | 

@xDave
Sur le dos XD

avatar Tchobilout23 | 

Ça fait légèrement flipper!!

avatar NEWIPHONE76 | 

@Tchobilout23

Oui franchement !!

avatar Moumou92 | 

@Tchobilout23

Ça fait plutôt rêver!!!

avatar shaba | 

@Moumou92

Pas vraiment non. On ne farfouille pas dans le cerveau des gens comme ça. On atteint le moment où ces technologies vont dégénérer.

avatar IceWizard | 

@shaba

« Pas vraiment non. On ne farfouille pas dans le cerveau des gens comme ça. On atteint le moment où ces technologies vont dégénérer. »

Bah c’est rien ça. Les nanotechnologies ont un potentiel de foirage bien plus étendu. Tu verras ça le jour où une colonie de nanotech industrielle bugée détruiras un continent entier, pour créer un porte-savon de 12.000 km de long.

avatar shaba | 

@IceWizard

Crichton en avait fait un livre il me semble

avatar IceWizard | 

@shaba

C’est possible, il faudra regarder la liste de ses ouvrages. Le thème de la nanotechnologie détruisant la terre n’a rien de nouveau, dans la littérature de SF et les mangas japonais.

Il me semble aussi que le terroriste Una Bomber, qui envoyait des bombes postales aux gens aidant la recherche scientifique, l’avait mentionné dans ces écrits comme l’une des causes possibles de la future destruction de l’humanité (a égalité avec le risque de créer un trou noir dans un accélérateur de particules).

Édit : après vérification tu as raison. Crichton a écrit un ouvrage sur le sujet - La Proie (2002).

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/La_Proie_(Crichton)

avatar YAZombie | 

@Shabe: a priori il ne s'agit pas de farfouiller dans le cerveau des gens sans leur consentement. Après on peut avoir une vision dystopique de l'avenir, c'est sûr. Mais là ce n'est pas ce dont il s'agit…

avatar Akwarel | 

Sinon cela semble gêner personne les expériences sur animaux. Dans un État dit progressiste comme la Californie. Je trouve cela ignoble tout ce que l’on inflige aux animaux au nom du soit disant progrès, etres innocents à qui l’on a pas demander leurs avis et qui subissent les pires sévices.
Très déçu du type.

avatar spezzic | 

@Akwarel

👍🏼👍🏼 moi ca me gene beaucoup !

avatar shaba | 

@Akwarel

Si c’est extrêmement gênant je suis d’accord.
Par contre être déçu de Musk... ce type est une ordure comme les autres à ce niveau, faut pas être déçu !

avatar Paquito06 | 

@Akwarel

“Sinon cela semble gêner personne les expériences sur animaux. Dans un État dit progressiste comme la Californie. Je trouve cela ignoble tout ce que l’on inflige aux animaux au nom du soit disant progrès, etres innocents à qui l’on a pas demander leurs avis et qui subissent les pires sévices.
Très déçu du type.”

Certainement. Mais sur quoi ou qui pourrait on tester? Parce que c’est pas le “type” qui a un probleme la, mais tous les scientifiques, chercheurs, pour des labos prives ou publiques, a leur compte, qui travaillent depuis des millenaires et font avancer la medecine, du simple doliprane aux traitements anti VIH en passant par le sirop pour la toux ou les cremes en tout genre.

avatar IceWizard | 

@Paquito06

« Certainement. Mais sur quoi ou qui pourrait on tester? Parce que c’est pas le “type” qui a un probleme la, mais tous les scientifiques, chercheurs, pour des labos prives ou publiques, a leur compte, qui travaillent depuis des millenaires et font avancer la medecine, du simple doliprane aux traitements anti VIH en passant par le sirop pour la toux ou les cremes en tout genre. »

Il existe au moins une espèce parfaitement adaptée à ces tests, une sorte de chaînon manquant entre l’homme et le singe : le Troll. Pour une fois ils seront utiles ..

avatar UraniumB | 

@IceWizard

Oh oui, je peux t’en faire une belle liste à partir de la communauté iGen 🤗

avatar sshawn | 

@Paquito06

+1

avatar ancampolo | 

musk sera bien plus puissant que les gafam dans une dizaine d’année

avatar IceWizard | 

@ancampolo

Sachant que Calico (Google) travaille sur le sujet de la connexion neurale et d’autres choses encore (genre le rajeunissement cellulaire et l’immortalité biologique), j’en doute fortement..

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