Linux n’a jamais été autant utilisé sur les ordinateurs (mais...)

Nicolas Furno |

2016 sera-t-elle enfin l’année de Linux sur les ordinateurs ?

Probablement pas, mais les distributions libres n’ont jamais été aussi présentes sur le web si l’on en croit les mesures de NetMarketShare. Et pour la première fois, Linux dépasse les… 2 % de parts de marché, voire de 2,48 % selon les mesures plus optimistes de W3Counter.

Ubuntu, une des premières distributions pensées pour le grand public. (Photo Simon Law CC BY-SA 2.0)
Ubuntu, une des premières distributions pensées pour le grand public. (Photo Simon Law CC BY-SA 2.0)

À dire vrai, ces données ne sont jamais très fiables et si on regarde celles de StatCounter, Linux tombe à 1,46 % de parts de marché. Et même à 1 % environ sur les mesures effectuées par Wikipedia. Le problème, quand on parle de Linux, est de compter correctement toutes les distributions et même les plus spécifiques. Chrome OS, le système de Google, fonctionne grâce à un noyau Linux… comment faut-il le compter ?

Qu’importe le chiffre exact, Linux reste toujours aussi minoritaire sur le web et même si Microsoft a connu quelques difficultés ces dernières années, le poids de Windows reste toujours aussi écrasant. Entre les deux, macOS varie selon les mesures entre 3 et 9 % de parts de marché.

Rappelons que tous ces chiffres concernent les ordinateurs et majoritairement le grand public. Si l’on commence à s’intéresser à la part de marché des serveurs, les conclusions sont bien différentes


avatar cloudy | 

Linux est partout dans les faits.

Même les utilisateurs de Mac et de iBidule sont des utilisateurs de Linux dans leur box adsl, sur les pages web qu'il consulte, ...

avatar dk53 | 

Oulalala, on confond un peu tout ici :)

On va se calmer sur la connerie

avatar cloudy | 

Je confonds que dalle. Linux en tant que noyau est omniprésent.
Discrètement, tapis dans l'ombre.
Chacun d'entre nous l'utilise sans même en avoir conscience.

avatar IceWizard | 

@cloudy
"Je confonds que dalle. Linux en tant que noyau est omniprésent.
Discrètement, tapis dans l'ombre."
Linux c'est pinuts par rapport au taux d'utilisation des portes NAND.

avatar dk53 | 

Unix VS linux, serveur VS client... bref

avatar C1rc3@0rc | 

@cloudy
Tu as raison, Linux equipe de maniere massive la majorité des serveurs et des appareils connectés. Mais la il est question d'ordinateur individuel, donc de PC d'entreprise ou de particuliers. Et la face a l'ultra-domination de Windows, Linux reste sous les 3%.

Mais ce qui est remarquable c'est que l'on observe un tendance a la croissance alors que Windows et maintenant MacOS sont en chute libre.

Le fait qu'il se vende de moins en moins de Mac va profiter a Linux, car les utilisateurs de Mac qui quittent Apple face a la politique de prix aberrante et a la faiblesse des machines voit aussi MacOS devenir plus compliqué et superficiel alors que dans le meme temps, Linux devient de plus en plus user friendly et innovant.

Il y a aussi le mouvement de réaction aux pratiques d'espionnage qui fait migrer sur le libre. Il faut également compter sur les migrations de parcs du secteur public qui deviennent systématiques.

Reste que si Linux se rapproche énormément des qualités d'ergonomie qui étaient la valeur ajoutée d'Apple, Linux souffre d'un manque de visibilité au niveau du marketing: tres peu de constructeurs font la promotion de leurs PC sous Linux... alors que la quasi totalité des PC peut tourner sous Linux en installation de base!

Y a aussi le probleme du secteur de l'education qui est en train de passer massivement sous ChromeOS et Chromebook. Et pourtant tous les outils pour administrer des parcs de machines sous linux sont bien plus nombreux et performants sous Linux, sans meme parler des softs éducatifs qui sont pléthore sous Linux...

Enfin, bon on ne peut que se rejouir de la croissance de Linux dans un marché qui voit ses concurrents en dégringolade.

avatar ipaforalcus | 

@C1rc3@0rc :
En chute libre lol

avatar BeePotato | 

@ C1rc3@0rc : « Reste que si Linux se rapproche énormément des qualités d'ergonomie qui étaient la valeur ajoutée d’Apple »

N’exagérons rien, tout de même : s’en rapprocher, oui ; énormément, non. On en est encore très, très loin.

avatar C1rc3@0rc | 

Je t'accorde qu'il y a encore de la marge de progression, mais les fondamentaux qui faisaient la qualité de MacOS ont été intégré depuis un moment.
Il y a encore des discontinuités, c'est vrai, mais dans un usage courant, il est aussi simple d'utiliser disons Ubuntu que MacOS.

Pour la majorité des utilisateurs, l'installation se limite a répondre aux questions de l'installateur, soit un clickdrome similaire, voire plus simple, que celui de MacOS. Après l'installation d'applications passe par un click dans le centre des logiciels, dont le MacApp Store est une mauvaise copie (les fonctions de recherche et sélection sont meilleures sur Ubuntu).

La ou cela devient compliqué c'est d'installer des applications ou des services exotiques. Mais on retrouve la meme complexité, voire pire, sur MacOS des qu'on veut des soft qui nécessitent de passer par un gestionnaire de paquet comme Homebrew ou MacPort.

avatar BeePotato | 

@ C1rc3@0rc : « Je t'accorde qu'il y a encore de la marge de progression, mais les fondamentaux qui faisaient la qualité de MacOS ont été intégré depuis un moment. »

Vraiment les fondamentaux, alors. La base de la base.
Parce que pour le reste, il y a encore un énorme retard (qui ne semble pas si énorme au premier coup d’œil, quand on le compare à cette fameuse base, mais qui l’est en fait bien, car
constitué d’un paquet de détails qui, mis ensemble, font une nette différence à l’utilisation).
Et il y a un point qui n’est pas intégré, ni intégrable, dans les Linux : le souci de cohérence de l’interface utilisateur d’une application à l’autre. Un point régulièrement malmené sur Mac OS, qui reste malgré ça à des années-lumière des Linux sur ce sujet.

« Il y a encore des discontinuités, c'est vrai, mais dans un usage courant, il est aussi simple d'utiliser disons Ubuntu que MacOS. »

Pas d’accord.

« Pour la majorité des utilisateurs, l'installation se limite a répondre aux questions de l'installateur, soit un clickdrome similaire, voire plus simple, que celui de MacOS. »

Je ne parlais pas de l’installation (qui n’a pas une bien grande importance, vu qu’on ne se la frappe pas bien souvent), mais de l’utilisation ensuite.

« Après l'installation d'applications passe par un click dans le centre des logiciels, dont le MacApp Store est une mauvaise copie (les fonctions de recherche et sélection sont meilleures sur Ubuntu). »

Je ne vois pas bien en quoi l’App Store serait une copie de ce truc, mais le fait qu’en dehors de ce machin, l’installation d’applications est une horreur, est un gros point négatif pour moi.

« La ou cela devient compliqué c'est d'installer des applications ou des services exotiques. Mais on retrouve la meme complexité, voire pire, sur MacOS des qu'on veut des soft qui nécessitent de passer par un gestionnaire de paquet comme Homebrew ou MacPort. »

Tu ne compares pas le même niveau d’exotisme, là.

avatar C1rc3@0rc | 

Ben pour les applications y a celles écrites pour Gnome (inspiration Mac), celles ecrite pour KDE(inspiration Windows) et celles "indépendantes", en Java ou en Qt. Ubuntu c'est Gnome, si on reste sur Gnome y a une bonne cohérence.

Apres on a le probleme avec MacOS, si on reste sur des app natives ça reste encore assez cohérents (quoique depuis Yosemite ça part dans tous les sens). Mais si on a besoin de faire tourner des app Java ou Unix avec XQuartz, ou encore des app Windows en virtualisations, on retrouve le meme problème. Au moins sous Linux on a des performances nettement supérieures.

Apres, j'utilise Linux et l'interface Ubuntu depuis des années avec en parallèle celle de mes Mac. Mon expérience c'est que tant que l'on reste sur des usages classiques il n'y a plus de différences entre Ubuntu et MacOS en terme d'ergonomie. Ubuntu est juste beaucoup plus reactif que MacOS et aussi plus stable.

Mais c'est certain que si on doit utiliser Photoshop, faut oublier Ubuntu et passer a Windows.

avatar BeePotato | 

@ C1rc3@0rc : « Ben pour les applications y a celles écrites pour Gnome (inspiration Mac), celles ecrite pour KDE(inspiration Windows) et celles "indépendantes", en Java ou en Qt. Ubuntu c'est Gnome, si on reste sur Gnome y a une bonne cohérence. »

Si on se limite à Gnome, ce n’est plus Linux, c’est juste un sous-ensemble.
Et franchement, même au sein des applis Gnome ou des applis KDE, la cohérence d’interface, ce n’est pas vraiment ça.

« Mais si on a besoin de faire tourner des app Java ou Unix avec XQuartz, ou encore des app Windows en virtualisations, on retrouve le meme problème. »

Ah ? Si on utilise des applications qui ne sont pas faites pour Mac, on n’a pas de cohérence avec les applis pour Mac ? Quelle surprise ! Et quel argument. :-)
Ça n’a donc rien à voir avec ce dont je parlais.

« Mon expérience c'est que tant que l'on reste sur des usages classiques il n'y a plus de différences entre Ubuntu et MacOS en terme d’ergonomie. »

C’est que tu n’utilises pas pleinement ton Mac, alors. Parce que des différences, il y en a bien.
Mais c’est sûr que si on se limite à utiliser les parties d’interfaces communes à Mac OS / Windows / Gnome / etc., on ne les remarque pas, ces différences. Et on y perd en potentiel de chacun des OS.

« Mais c'est certain que si on doit utiliser Photoshop, faut oublier Ubuntu et passer a Windows. »

Il n’y a pas que Photoshop, dans la vie. :-)

avatar le ratiocineur masqué | 

C'est vrai Cloudy, moi je suis d'accord avec toi. D'ailleurs j'ai déjà plusieurs fois été à la gendarmerie de mon quartier pour faire une plainte comme quoi ce Linux me suivait le soir en rentrant à la maison, tapis dans l'ombre mais que veux-tu, le gendarme quand il a voulu taper ma plainte sur son écran là tout d'un coup ca lui a empêché d'écrire, j'ai vu le bras d'un pingouin sortir de l'écran et le gifler ! Maintenant j'ai tellement peur.... J'ai comme cette impression, ca me prend aux tripes, je suis convaincu que partout où je vais un pingouin me regarde. Alors je me retourne, je regarde partout. Mais je ne vois rien. Je suis sur qu'ils se cachent, ils sont déguisés c'est sur. Cloudy, dis moi, est-ce que tu es un des leurs ?? ... Comment je peux te faire confiance moi ?? Dites moi les mecs est-ce que vous aussi vous.... ?? .... Bon..... Tout va très bien.... Je respire... J'expire.... On se calme.... C'est dans ma tête c'est sur...... Vite vite je marche vers la porte d'un pas pressé tout en regardant ma montre ils vont penser que j'ai un rendez-vous..... Allez... La porte se rapproche... Elle est encore trop loin .... Allllllleeeezzzz...... Aaahhhh j'ai peuuuuur !!! Les pingouins vont me violer !!! Vite la porte !! ...

avatar BigMonster | 

@ le ratiocineur ...

T'as raté un épisode de Batman ?
Le pingouin, il perd à la fin…

avatar harisson | 

Si la pdm de Windows sur le desktop n'avait pas été si importante^Wécrasante, Linux et macOS (et d'autres OS type AmigaOS, BeOS, Solaris,...) feraient de "meilleurs scores".

avatar IceWizard | 

@harisson
"Si la pdm de Windows sur le desktop n'avait pas été si importante^Wécrasante, Linux et macOS (et d'autres OS type AmigaOS, BeOS, Solaris,...) feraient de "meilleurs scores"."
Si les gens ne portaient pas autant de chaussures, ils y aurait plus de sandales dans les rues.

avatar YARK | 

@IceWizard
Si l'on avait interdit le système de vente liée dès le début de Windows, ce dernier ne serait pas omniprésent et Billou ne serait pas - autant - milliardaire.
Très vieux débat où cet Os ne s'est pas répandu pour sa qualité - chose qu'il a depuis acquise - mais pour la manière dont il a été injecté dans les ordis du siècle dernier (toute ressemblance avec la première dose d'héro gratuite n'est que fortuite).

avatar Apollo11 | 

Ce qui maintient Windows, c'est en grande partie les jeux. Plusieurs personnes ont en dual boot Windows et Linux. Malgré Steam, Linux ne perce pas. Et après, y a des logiciels pros qui ne sont disponibles que sur Windows et souvent sur Mac. Même s'il existe des alternatives sur Linux. Les vieilles habitudes ont la vie dure.

avatar xDave | 

C'est surtout l'entreprise qui maintient Windows. Les gens ne connaissent que ça.
Pour eux le Mac est un truc étrange alors Linux n'en parlons pas!

avatar thebarty | 

@xDave :
Désolé mais, même si je ne suis pas fan de Linux, le nombre de VM Linux déployées en entreprise te surprendrait.
A l'occasion, il faudrait voir la part de VM Windows vs les VM Linux.

avatar C1rc3@0rc | 

@xDave

En entreprise il y a 3 cas:
le poste client: equipé de la suite Office de Microsoft, majoritairement sous Windows
le poste client: equipé d'un soft "vertical", majoritairement sous Windows
le serveur sous Linux, Microsoft, IBM

Au niveau particulier il y a 2 cas:
- Windows avec Office et des jeux
- MacOS avec Office et pas de jeux

Linux c'est encore actuellement:
- pour les développeurs
- pour les power-user et geek (mini-PC style raspberry, netbook, ou station ultrapuissante)
- les chercheurs
- les ingénieurs

Ce resultat c'est celui de la politique monopolistique du monstre bicéphale Wintel et de ses pratiques anticoncurrentielles illégales.

Maintenant, utiliser Office sur Mac ou sur Windows c'est pariel.
Utiliser les suites adobe sur Mac ou Windows c'est pareil (enfin non c'est plus efficace sur Windows, mais l'interface est la meme).
Utiliser Chrome sur Mac ou Windows c'est pareil.
Utiliser Skype sur Mac ou Windows c'et pareil.
...

Conclusion il manque MS office sur Linux et Skype, et un peu de bonne volonté commerciale de la part des constructeurs et Linux remplacera Windows et MacOS sans difficulté sur le poste client d'entreprise ou sur la machine du particulier.

avatar BeePotato | 

@C1rc3@0rc : « Au niveau particulier il y a 2 cas:
- Windows avec Office et des jeux
- MacOS avec Office et pas de jeux »

Tu as oublié le cas « Mac OS sans Office et avec tout plein d’autres applications, dont quelques jeux ». C’est un cas qui se rencontre régulièrement.

Pour le reste, je suis à peu près d’accord, sauf sur ce passage :
« Ce resultat c'est celui de la politique monopolistique du monstre bicéphale Wintel et de ses pratiques anticoncurrentielles illégales. »

Il est tentant de dire que « c’est tout la faute aux deux grands méchants qui tapent sur les petits », mais c’est exagéré. L’échec des Linux sur les PC vient aussi des Linux eux-mêmes.
Dans les années 90, au moment où s’est joué l’écrasement du marché par Wintel, les Linux n’avaient rien de valable à proposer en face. En termes de qualité d’interface et de facilité d’utilisation, c’était la misère même par rapport à Windows (c’est pour dire !), et ce n’était pas du tout compensé par un parc d’applications fabuleuses qui aurait fait dire aux constructeurs de PC : « tant pis si je perds ma licence OEM Windows en vendant des PC sous Linux, parce qu’avec de tels logiciels je suis sûr d’attirer tout plein de clients qui ne regretteront jamais ce changement. »
Pour l’interface utilisateur et la facilité d’utilisation, ça s’est peu à peu amélioré dans les années 2000. Mais comme l’habitude d’utiliser Windows était déjà trop répandue (et la notion d’OS, de moins en moins connue), il aurait fallu bien plus que ça pour bouger significativement les choses : une interface dont on aurait pu se dire qu’elle était réellement bien meilleure que celle de Windows, et/ou des logiciels sans équivalent ailleurs. Ça n’est pas arrivé.
Et la fragmentation qui fait qu’on n’a pas un Linux mais des Linux n’a sûrement pas aidé, ruinant la lisibilité du truc pour le quidam curieux qui aurait bien voulu tester.

Pas facile, dans ces conditions, de lutter contre le machin que tout le monde connaît.

avatar byte_order | 

Sans oublier que depuis, bon nombre d'usages de particuliers reposent plus sur Internet ou des applications multi-platefomes que sur un avantage propre au système d'exploitation de son ordinateur.

L'avantage c'est que cela marche autant dans l'inertie qui pousse les gens à garder l'OS qu'ils connaissent déjà que dans l'autre sens qui permet à des gens de rester sur un OS qu'ils connaissaient pas après qu'ils aient remarqué que, au fond, leurs usages sont à peu près les même, à quelques réflexes prêts.

La guerre des OS pour le grand public est finie. La "plateforme" de nos jours n'est plus au niveau de l'OS mais des applications et des services. Qu'on trouve de plus en plus sur Windows, OS X, Android, iOS et même Linux et, bien évidement, le navigateur Web.

avatar SMDL | 

@BeePotato :

Je suis pleinement en accord avec ta position, je ne réagis que là-dessus :

« tant pis si je perds ma licence OEM Windows en vendant des PC sous Linux, parce qu’avec de tels logiciels je suis sûr d’attirer tout plein de clients qui ne regretteront jamais ce changement. »

Ce ne serait pas aussi facile. Wintel a fait de beaucoup de ces constructeurs des vassaux dépendants en tissant une toile faite de prêts, de taupes, de personnages clef dans les conseils d'administration, etc. etc.. Bill est connu comme un des hommes d'affaires les plus retors et "prévoyant" de toute l'histoire du business.
Il a fallu la force de frappe d'un Google pour faire trembler l'édifice et créer des brèches. Et quelles brèches, oui, mais Google ;)

avatar harisson | 

@IceWizard :

Super les analogies a 3,50 (€)…

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