Le MPEG-LA fourbit ses armes contre WebM

Nonoche |
Le MPEG-LA, groupement d’industriels qui gère notamment le standard H.264, vient de publier un appel à candidatures pour réunir un patent pool autour des brevets pouvant concerner le VP8, c’est à dire le codec vidéo utilisé par le WebM, que Google a rendu libre en mai dernier après avoir racheté On2.

Le même mois, le PDG du MPEG-LA avait indiqué qu’un tel patent pool était à l’édude (lire WebM, vraiment libre de droits ?) : « Au vu des incertitudes du marché concernant les besoins de licence pour de telles technologies, certains ont fait part de leur intérêt et nous pressent de faciliter la formation de licences qui permettraient de répondre au besoin du marché pour une attribution en une fois, plus pratique, au lieu de négocier des licences séparées avec chaque titulaire de brevet, pour bénéficier d'un accès aux brevets essentiels concernant VP8 ainsi que d'autres codecs, et nous sommes actuellement en train d'étudier la chose. »

Le MPEG-LA a publié ce communiqué :

MPEG LA annonce un appel aux brevets essentiels au codec vidéo VP8

MPEG LA, leader mondial des licences alternatives uniques sur les brevets, annonce un appel aux brevets essentiels pour les spécifications du codec vidéo VP8 utilisées pour distribuer des images vidéo. Le codec vidéo VP8 est défini par le projet WebM sur http://www.webmproject.org/.

Afin de participer à la création d’une licence de brevets conjointe, et pour en déterminer les termes, toute partie qui pense posséder des brevets essentiels pour les spécifications du codec vidéo VP8 est invitée à les soumettre afin que les évaluateurs de brevets du MPEG LA puissent déterminer leur caractère essentiel. Au moins un brevet essentiel est nécessaire pour participer au processus, et les soumissions initiales doivent être effectuées d’ici le 18 mars 2011. Bien que seuls les brevets soumis seront inclus dans la licence, afin de participer au processus de développement de la licence, les candidatures accompagnées de revendications que leurs propriétaires jugent essentielles aux spécifications et susceptibles d’apparaître dans un brevet peuvent également être soumises. Vous pourrez trouver de plus amples informations, accompagnées des termes et procédures gouvernant la soumission de brevets, sur http://www.mpegla.com/main/pid/vp8/default.aspx.


Les choses semblent donc prendre un nouveau tour, alors que le MPEG LA n’avait pour l’heure fait qu’affirmer que le WebM était couvert par des brevets sous sa tutelle. Reste à voir si effectivement des ayants-droit répondront à cet appel, et si le MPEG LA finira par agir ou non. D’ici là, cette initiative ne fera rien pour rassurer les doutes concernant le statut de WebM, d’autant moins que Google ne semble pas décidée à voler au secours de ses partenaires en cas de litige judiciaire.
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avatar lolo2b | 

çà c'est clair comme article... ;-(
vous m'en mettrez douze kilos !

notre écrivain de brevets y piperait surement mieux que moi... oup's

avatar edualc | 

En fait et pour faire clair, Google a utilisé un système d'exploitation qu'il considérait comme "libre de droits" sans effectuer la moindre vérification, ni même l'analyse des sources.
La découverte de pans entiers de code litigieux lui vaut une première attaque d'Oracle, mais elle aurait tout aussi bien pu venir d'ailleurs.

Dans la foulée, Google promeut un procédé d'encodage acquis auprès d'une entreprise tierce sans la moindre vérification sur la validité des droits réels détenus par celle-ci.
Donc, nouvelle attaque, cette fois du MPEG-LA.

Goggle qui a "gracieusement" mis ses deux technologies sur le marché à délibérément tendu un piège aux sociétés utilisatrices, puisqu'il se désengage d'assurer leur défense en cas de violation de brevet, les laissant seules face aux poursuites éventuelles exercées par des tiers...

Non, décidément, Google n'est pas le chevalier blanc qu'il prétend être, pas plus que le héraut du "monde libre".

Google est un dealer, qui, tel le junkie présent à la sortie du lycée distille gratuitement le poison dont ses cibles ne pourront bientôt plus se passer, lui assurant des revenus dérivés exponentiels, tant qu'on ne met pas fin à ses pratiques douteuses.

Son slogan devrait être "Don't be evil, be the dealer", cela serait plus conforme à la réalité.

Car peu importe à Google le devenir des entreprises ainsi piégées et de leurs clients.

Je suis fort heureux de constater que Nokia vient de se rallier à Windows 7 mobile.
Avec RIM, iOS et HP-Palm (WebOS) Google ne submergera pas l'univers et une saine concurrence, à l'avantage des consommateurs, pourra perdurer.

Et c'est une chance;

car tout à un prix, la gratuité n'étant qu'illusion.

++

avatar Ali Baba | 

@ edualc :
+1

avatar Nonoche | 

En clair, le MPEG-LA entend créer une licence pour l'exploitation des brevets qui seraient enfreints par WebM, afin de réclamer une dime à ceux qui utilisent le codec de Google, ou à défaut les traîner en justice.

avatar T Ki | 

Le MPEG-LA avait déjà dit que VP8 utilisait sa propriété intellectuelle. Maintenant ils vont proposer aux utilisateurs de VP8 (donc de WebM) de payer pour prendre une licence... Sinon procès pour contrefaçon... Et comme le seul intérêt de WebM sur h264 c'était que WebM était supposé être libre et gratuit... S'il n'est plus ni libre ni gratuit quels producteurs et diffuseurs à part Google auront envie de payer pour utiliser un format techniquement inférieur ?

avatar TixXxu | 

@ edualc

En même temps à part sur Youtube je n'ai jamais vu de vidéo encodées en WebM.
Donc je pense que si Google a effectivement mis quelqu'un dans la merde avec cette histoire c'est bien lui et lui seul.

Et Google a de toute façon une quantité suffisamment indécente de cash pour faire peur à quiconque voudrait se lancer dans une bataille judiciaire...

avatar edualc | 

@ TixXxu

Pourquoi voudrais-tu que quelqu'un attaque directement Google, alors qu'il est si simple de s'adresser individuellement à chacune des entreprises susceptibles d'utiliser les technologies mises en avant par Google ? (ce qui est d'ailleurs déjà le cas...)

Et effectivement, je pense qu'elles ne seront pas nombreuses à utiliser WebM, d'autant plus que le consortium MPEG-LA, dans son propre intérêt, se montrera nécessairement plus souple en ce qui concerne l'utilisation de ses propres solutions.
Solutions dont elles sont, par ailleurs, souvent utilisatrices sur d'autres vecteurs...

Sans même aller au procès, l'éventualité d'une telle alternative est de nature à "calmer le jeu" et par là les dérives hégémoniques, sous-jacentes, de Google.

Et, il en sera de même côté Android à l'issue de la première décision favorable à Oracle... ou Microsoft, ou Apple ou Nokia, ou .....

++

avatar USB09 | 

@ edualc :
Si j'ai bien compris c'est un peu comme ces films de flics. On piège les consommateurs de shit mais on laisse tranquille le gros dealer.

avatar edualc | 

@usb09

LOL

Cela s'appelle tarir un marché.
Mais, tout compte fait, le résultat est le même, une fois le consommateur découragé (plus de demande), le junkie mis en hors d'état de nuire (plus d'offre), le dealer change de quartier pour ne pas s'attirer les foudres de son fournisseur.
Lequel, si la politiques s'avère constante, ne trouve plus son compte faute de débouché, fini par changer de job et passe à autre chose.
La fourniture de services payants en ligne ?
Il faut bien finir par assumer son trip...

++

avatar edmini | 

@edualc:

+1

avatar Raoul99 | 

@ edualc :
Nan mais franchement, des dealers à la sortie d'une école, faut arrêter de fumer la moquette.
Que Google ne soit pas le chevalier blanc, soit. Que les autres soient mieux, cela reste à démontrer.
Apple a toujours eu besoin de son méchant, IBM, puis Microsoft, maintenant Google, pour nous convaincre qu'il nous vendait plus que de l'informatique : de la coolitude et de la liberté. A bien y regarder, son écosystème est-il vraiment plus libre que les autres ?

avatar edualc | 

@ raoul99

Ai-je, à un seul endroit de mon argumentaire, dit que les autres étaient mieux que Google ?
Ai-je écrit, quelque part, que Google était aujourd'hui le "méchant" d'Apple, après qu'aient pu l'être IBM ou Microsoft ?

Je parle ici de Google, de sa politique, de sa nocivité sur l'évolution du monde informatique et des télécommunications au détriment des marques qui les ont initiés et des consommateurs que nous sommes, de son approche commerciale insidieuse et biaisée et de son refus d'admettre qu'elle pratique une forme d'entrisme, par l'entremise de produits artificiellement gratuits, pour imposer le recours à ses services payants.

Puisque tu en parles, IBM, Apple, Microsoft mais également Nokia, RIM ou HP ne se sont jamais caché de faire du business, de chercher à gagner de l'argent.
Elle fournissent des produits commerciaux, payants, dont la vente permet, entre autres, de rétribuer leur personnel.
Elle ne se livrent ni à un dumping, ni à la fourniture gratuite de services ayant généré un coût.
Elles ne s'adonnent pas à la concurrence déloyale, ni à la fourniture de service, à perte.

Non, je ne fume pas la moquette, mais cela ne semble pas être le cas de tout le monde, si tu lis des choses que je n'ai pas encore écrites, mais que dans une vision "psychédélique" tu parviens à anticiper. LOL

"Don't be evil, just be the dealer".

++

avatar Raoul99 | 

@ edualc :
Pour les anticipations, tout dépend de la qualité de la moquette ...
D'un point de vue pratique, h264 ou webm, si c'est pour poster en tant que particulier des vidéo sur YouTube, c'est du pareil au même. Même si le h264 possède une certaine supériorité technique.
Je suis contre les brevets logiciels, tout comme je considère qu'il faut revoir le régime des droits d'auteurs (cf hadopi). De ce point de vue vp8, une fois normalisé, sera préférable à h264.
Ce système des "marques" sonne terriblement 20éme siècle, c'est un système de rentiers assis sur leur tas de brevet. La seule solution est de rendre le code du h264 libre et gratuit, et que seul prime l'intérêt des utilisateurs et les arguments techniques.

avatar edualc | 

@ raoul99

LOL pour la qualité de la moquette...

Pour le reste, c'est une façon de voir les choses.
Je la respecte, mais ne la partage pas.

Le problème étant qu'une telle vision nous a mené dans l'impasse économique qui est actuellement la nôtre.
Tout travail a un coût et doit donc être rétribué.
Qu'il soit intellectuel ou physique.
Le principe de rétribution de l'effort est à la base de tout équilibre et de toute justice sociale.

La R&D est primordiale et seuls les pays qui auront su la sauvegarder conserverons une indépendance technologique à défaut de posséder et maitriser les chaines d'assemblage.

C'est pour cela que je suis partisan des brevets logiciels et de la propriété intellectuelle, seuls moyens de conserver la maitrise d'un transfert de technologie pouvant permettre à nos sociétés de survivre.

Ma vision n'est pas passéiste, elle est au contraire la seule à pouvoir autoriser un équilibre social entre les nations, quel que soit leur niveau actuel de développement.

La qualité de la recherche dans certains pays émergents est telle qu'il faut leur permettre de pouvoir en tirer partie sans courir le risque d'être pillés par plus puissants qu'eux.

De même, la survie de nos sociétés occidentales ne peut être assurée que par la protection de ce champ d'activité humaine puisque, jamais plus, nous ne seront concurrentiels au niveau coûts de production.

La protection du fruit de la recherche, et donc de la propriété intellectuelle, est de nature à satisfaire ces deux exigences.

Mais je ne cherche en rien à te convaincre, juste à exposer ma vision, diamétralement différente de la tienne.

++

avatar Raoul99 | 

@ edualc :
J'accepte tes arguments, et j'aurai plaisir à te contredire de nouveau au détour d'un article de macg

avatar edualc | 

@ raoul9

Moi de même, j'éprouve toujours grand plaisir à échanger positions et points de vue lorsque les échanges demeurent policés et courtois, comme ici.

macg me semble être redevenu ce qu'il était.

Bonne nuit et sans doute à très bientôt.

++

avatar Mithrandir | 

@ raoul99 :
Hmm, le fait que le code soit ouvert n'a pas grand chose à voir avec le fait qu'il y aie un brevet ou non sur les algie utilisés. Et il y a déjà des librairies Open Source qui encodent du G264, cf. x264...

Par ailleurs, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain, et tu vas un peu trop vite. Il y a une grosse différence entre des brevets du type "one click" qui pullulent, et protéger une technologie comme H264, derrière laquelle il y a beaucoup de travail et d'argent dépensé. On ne peut pas logiquement demander à ceux qui l'ont inventée de tout donner sans contrepartie. Ce qui n'enlève rien au fait surcots brevets logiciels posent en général un problème.

Enfin, il y a encore beaucoup de travail pour transformer WebM en une norme. Le document actuel est de très mauvaise qualité, et Google ne semble pas d'ailleurs disposé à l'améliorer.

avatar Stanley Lubrik | 

Et ce sera quoi le second effet KissCool ?

On découvrira au second tour que le MPEG-LA a aussi pillé une partie des codes des premiers codecs TrueMotion de On2 disponibles vers 1993/94 dans ce bon vieux registre de l'arroseur arrosé. ???

Qui le sait parmi nos brillants spécialistes de la compression vidéo qui sévissent dans ces colonnes et dressent avant l'heure le bùcher pour Google ?...

avatar Aurélien3 | 

@edualc

"le poison dont ses cibles ne pourront bientôt plus se passer"

"poison" c'est comme ça que vous appelez la liberté d'expression ?

Si les entreprises capitalistes sont incapables de fournir des technologies tout en respectant la liberté d'expression... alors je pense qu'il est préférable de se débarrasser des entreprises capitalistes plutôt que de la liberté d'expression. En attendant le secteur public, le bénévolat ou même certaines entreprises capitalistes (RedHate) nous on déjà offert internet et de nombreuses autres technologies sur un plateau.

Et n'allez pas me dire que je ne sais combien de million d'euros pour encoder ou décoder une vidéo c'est respecter la liberté d'expression, ni même la pseudo gratuité (offerte de bonne volonté, comme un dealer. Et non de droit, comme le fait Google avec une licence libre) pour la diffusion.

avatar edualc | 

@ Stanley Lubrik

Les situations ne sont pas comparables et les effets seraient totalement différents pour les utilisateurs.
C'est bien là que le bât blesse...

Google n'assume pas la responsabilité de l'utilisation de ses produits par des tiers.(cf Android)
Cela veut dire clairement que si ces derniers étaient attaqués, ils en subiraient seuls les conséquences...

Le consortium MPEG-LA a documenté et déposé ses produits, en assume la pleine responsabilité et pour un usage commercial sous licence, l'utilisateur final n'encourt pas le moindre risque d'être inquiété par l'action d'un tiers.

Et, juridiquement, cela fait une sacrée différence.

avatar edualc | 

@ Aurélien3

Liberté d'expression ?
Où cela ?
Où vois-tu "liberté d'expression" dans les agissements de l'entreprise commerciale Google ?
Là, je ne suis plus du tout...

Google, société commerciale, assoit son business sur la fourniture de produits gratuits (Android, WebM...) afin de capter les utilisateurs et les contraindre (souvent à leur insu) à faire usage des ses services commerciaux.
Où est-il question de Liberté d'expression ?

Quant au bénévolat, nous avons assurément des visions différentes.
Pour respectable qu'il soit, le bénévolat a pour effet pervers de priver des professionnels d'emploi.
Tel retraité, pourvu d'une pension suffisante, s'investit gracieusement dans l'aide à domicile des personnes âgées.
Ce faisant, une aide-soignante spécialisée dans l'aide aux personnes ne trouve pas d'emploi rémunéré et pointe au chômage.
C'est socialement irréaliste et pourtant je parle là de cas objectif dont j'ai eu à connaître en son temps.

Cet exemple est applicable à beaucoup de corps de métiers, et pour peu qu'on y prête attention, on est souvent surpris d'en rencontrer autour de soi.
On se dit alors qu'un tel poste aurait légitimement dû être attribué à un demandeur d'emploi, surtout lorsqu'on a des connaissances, qualifiées, en situation de détresse...

++

avatar Logoman | 

Si Google avait vraiment voulu soutenir un codec vidéo libre, ils auraient misé sur Theora, qui possède déjà son lot d'encodeurs/décodeurs et de matériels compatibles. Mais non, ils ont préféré réinventer la roue avec WebM, créant un véritable écran de fumée devant Theora qui avait déjà peu de visibilité.

Au Final, Google ne chercherait il pas, derrière ses grands airs de défenseur du libre, à imposer le H.264 ?

avatar Aurélien3 | 

"Liberté d'expression ?
Où cela ?"

Webm est sous licence libre, il n'est pas que gratuit, contrairement à ce que vous dites ou laissez penser et contrairement à h.264.
La liberté d'expression réside dans la capacité d'utiliser librement une technologie (la force d'Internet et de ce qui l'entoure -comme le courriel ou le web- c'est d'être libre), centrale dans l'usage de la liberté d'expression comme l'a rappelé notre conseil constitutionnel, sans devoir payer une rente (et variable à souhait), pendant au moins 20 ans. Avec le MPEG-LA si vous voulez diffuser une vidéo sur le net vous devrez passer à la douane, la solution la plus simple étant de passer par une plateforme centrale (la centralisation, la dépendance et la censure, ce sont des choses qu'Apple maitrise très bien).

D'ailleurs cette phrase :
"MPEG-LA, société commerciale, assoit son business sur la fourniture de produits gratuits afin de capter les utilisateurs et les contraindre (souvent à leur insu) à faire usage des ses services commerciaux."

est bien plus vrai pour le MPEG-LA qui, lui, joue le véritable rôle de dealer (IE et GIF illustrent le danger d'une domination d'une technologie non libre, qu'elle soit gratuite ou non). Quand on sait que le MPEG-LA est composé de Microsoft, Apple et Orange, on peut voir que si Google est un dealer alors le MPEG-LA est le cartel de mafieux qui ne supporte pas qu'un dealer incite les gens à produire librement pour utiliser librement leur came.

-> Google n'est pas un ange, loin de là. Mais là je reste dans le cadre du codec vidéo. Si on sort de ce cadre alors les autres (Apple, Microsoft, Orange) sont au moins autant des dealers que lui. Dire que Google est un dealer de codec vidéo, c'est voir la paille dans l'œil du voisin sans voir la poutre dans le sien.

-> Quand au bénévolat :
- ne faites plus à manger gratuitement, allez au resto.
- ne faites plus l'amour gratuitement, allez aux putes.
- ne faites plus le ménage, employez un.e domestique.
- etc.

avatar Benlop | 

@ Aurélien3 :
Quant tu fais des métaphores, explique-les, parce que là elles ne veulent rien dire.

Quant à la fin de ta tirade, elle est juste absurde. Évidemment que les travailleurs gratuits sont une concurrence déloyale aux professionnels. Les musiciens par exemple le savent très bien.

En tout cas merci infiniment edualc pour cette bouffée d'air frais, loin du militantisme/évangélisme libriste déconnecté de la réalité. Cela fait plaisir de voir qu'il y en a encore qui ont les pieds sur Terre, et qui réfléchissent par eux mêmes ! :-)

avatar edualc | 

@ Aurélien3

Afin de ne pas susciter d'erreur d'interprétation, je vais user de la plus grande prudence et choisir judicieusement mes mots, en respectant scrupuleusement leur sens premier et les conventions régissant leur emploi.

A ce sujet, il eut été souhaitable que vous ne donniez pas un sens strictement personnel au concept de liberté d'expression.
Votre définition de cette liberté a de quoi surprendre :

"La liberté d'expression réside dans la capacité d'utiliser librement une technologie/.../sans devoir payer une rente"

Outre le fait que ce ne soit en aucun cas la définition de la liberté d'expression, quant bien même j'accepterais de vous suivre sur ce terrain, rien ne dispose que l'utilisation d'une technologie doive impérativement être gratuite.

Et fort heureusement pour l'ensemble des chercheurs, associés au développement d'une technologie, de sa découverte à sa mise sur le marché.
Hé oui, j'ai écrit "sur le marché", car tout peine mérite salaire et tout a un prix.
C'est ainsi que les humains gagnent leur vie, se nourrissent eux et leur famille, se vêtissent et j'en passe.

Vous faites référence à une décision qu'aurait rendu le Conseil Constitutionnel.
J'ai eu beau consulter les arrêts récents, je n'en trouve aucun reprenant votre définition de la liberté d'expression.

Pour terminer, car il faut bien une fin;
Je suppose que vous travaillez, avez travaillé, ou travaillerez un jour.
Que vous le fassiez pour un employeur ou pour votre propre compte, je doute que vous puissiez considérer que vos efforts n'ont pas à être rémunérés et qu'ils doivent profiter gratuitement à tout à chacun.
Qu'adviendrait-il si votre concurrent fournissait gratuitement les mêmes services ou produits que vous ?
Vous êtes comme nous tous, vous ne pouvez pas vous nourrir de l'air du temps et de bons sentiments.

Quant à votre dernier paragraphe, je le passe sous silence, c'est mieux ainsi, vous en conviendrez.

++

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