Spotify sur Mac se réduit dans un miniplayer

Florian Innocente |

Spotify sur Mac (et Windows) a droit à son Miniplayer, une petite palette de commandes de la lecture des contenus audio et vidéo. C'est une fonction qui aurait pu être proposée depuis longtemps, mais, c'est fait, Spotify a lui aussi un miniplayer. Il n'est offert néanmoins qu'aux abonnés à la formule Premium.

Cette petite fenêtre que l'on placera n'importe où à l'écran propose les commandes de lecture du morceau en cours ainsi qu'un bouton d'ajout du titre à sa bibliothèque et le réglage du volume. La palette est redimensionnable dans tous les sens avec un contenu qui s'adapte. On pourra avoir plus ou moins de boutons de contrôles affichés. En leur absence on survolera le visuel de la jaquette avec la souris pour les faire apparaître.

Plus besoin de garder ouverte la fenêtre principale. Ce miniplayer complète ainsi le menu de contrôle de macOS dans le Finder, disponible chaque fois qu'un contenu audio est en lecture. Ce qui vaut pour la musique et les podcasts audio vaut pour les podcasts vidéo. On pourra suivre du coin de l'œil la conversation en mettant la petite palette dans un coin de l'écran.

Le bouton pour faire surgir le miniplayer est logé tout en bas à droite de la fenêtre principale de Spotify, après la barre de volume.

L'avant-dernier bouton à droite.

Si vous ne le voyez pas, mettez l'application de Spotify à jour (via À-propos de Spotify dans le menu Spotify). Après l'installation de la dernière version, il peut être nécessaire de relancer une deuxième fois Spotify pour voir le bouton du miniplayer.

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Pour la justice américaine, CarPlay prouve les pratiques anticoncurrentielles d’Apple

Félix Cattafesta |

Ça chauffe pour Apple, attaquée en justice pour pratiques anticoncurrentielles par le gouvernement américain. Dans le document détaillant l’action en justice, différents exemples sont évoqués pour appuyer les accusations : Apple bloque le jeu en streaming sur l’App Store, complique l’utilisation d’une montre connectée tierce, se réserve la puce NFC de l’iPhone… Au milieu de tout cela se trouvent deux accusations liées au domaine de l’automobile. Elles concernent CarPlay ainsi que la fonction « Clé de voiture », qui permet d’ouvrir son véhicule via l’app Cartes.

Pour le département de la Justice des États-Unis, les systèmes de divertissement des véhicules sont un nouveau terrain où Apple étend ses comportements anticoncurrentiels. Le document cite l’arrivée du CarPlay nouvelle génération annoncé en 2022 et qui pourra notamment gérer la climatisation, la position des sièges ou encore les ouvertures du véhicule. Or, il semblerait que le régulateur ne saisisse pas tous les tenants et aboutissants de la technologie d’Apple. Extrait :

Après avoir tiré parti de sa position dominante sur le marché des smartphones pour l'appliquer aux systèmes d'infodivertissement des voitures, Apple a annoncé aux constructeurs automobiles que la prochaine génération d'Apple CarPlay prendra en charge tous les écrans, capteurs et jauges d'une voiture, obligeant ainsi les utilisateurs à vivre une conduite comme une expérience centrée sur l'iPhone s'ils veulent utiliser l'une des fonctions fournies par CarPlay.

Ici aussi, Apple s'appuie sur sa base d'utilisateurs d'iPhone pour exercer un pouvoir accru sur ses partenaires commerciaux, y compris les constructeurs automobiles américains, en matière d'innovation future. En appliquant les mêmes restrictions à CarPlay, Apple verrouille encore davantage le pouvoir de l'iPhone en empêchant le développement d'autres technologies de désintermédiation qui interagissent avec le téléphone, mais qui résident en dehors de l'appareil.

La déclaration est surprenante : jamais un utilisateur n’est obligé d’utiliser CarPlay. The Verge a interrogé Sam Abuelsamid, un expert en logiciels de véhicule qui estime l’argument « trompeur ». En effet, les fabricants ne sont pas obligés de laisser la main à Apple sur chaque écran de leurs autos : ils peuvent limiter l’interface aux écrans qu’ils souhaitent. L’expert rappelle qu’une voiture doit avoir un système standard pour les conducteurs sans smartphone, et qu’il est possible de passer à tout moment sur Android Auto (et vice versa).

Nilay Patel de The Verge estime que l’argument du régulateur est différent. La théorie serait qu’Apple pourrait menacer les fabricants de ne plus proposer CarPlay s’ils n’acceptent pas la version « complète », laissant la main sur les différents aspects du véhicule. L’argument pourrait se valoir, mais encore faudrait-il que le gouvernement américain puisse prouver ce qu’il avance. Récemment, le géant américain GM a décidé d'abandonner CarPlay pour se concentrer sur ses propres services, ce qui met du plomb dans l'aile à la théorie.

GM prétend abandonner CarPlay pour la sécurité de ses clients

GM prétend abandonner CarPlay pour la sécurité de ses clients

Le département de la Justice des États-Unis mentionne également la fonction « Clé de voiture », en développement depuis des années et qui est compatible avec un faible nombre de véhicules. Elle se base sur la puce NFC de l’iPhone et sur la technologie UWB en option. Le régulateur y voit une tentative d'emprisonner l’utilisateur :

Apple a également tenté de saper les technologies multiplateformes, telles que les clés de voiture numériques, d'une manière qui profite à Apple mais qui nuit aux consommateurs. Par exemple, Apple a exigé des développeurs d'ajouter les clés numériques développées pour leurs propres applications à Apple Cartes. Le statut par défaut d'Apple Cartes dirige les utilisateurs vers Apple Cartes plutôt que de permettre à des tiers de présenter des clés de voiture numériques uniquement dans leurs propres applications multiplateformes, ce qui accroît la dépendance à l'égard d'Apple et de l'iPhone chaque fois qu'ils utilisent leur voiture.

La technologie d’Apple repose sur un standard qui n'est pas propriétaire établi par un consortium de fabricants et d’entreprises de la tech. Les marques ont le choix de refuser cette technologie, et l’utilisateur n’a pas le couteau sous la gorge. Il est en revanche vrai que le client doit passer par l’app Cartes, ce qui est peut-être dû à des questions d’infrastructure logicielle (la puce NFC est réservée à Cartes). Les constructeurs automobiles n'ont pas la possibilité d'activer la fonction dans leur propre application en refusant l'app d'Apple. L’argument est plutôt valable tant cette obligation force la main des fabricants tout comme des clients, contraints d’avoir une clé dans Cartes.

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Devolo ferme sa filiale française et gère ses ventes depuis l'Allemagne

Florian Innocente |

Devolo va continuer de vendre ses produits en France, mais l'activité commerciale de ce fabricant spécialisé dans le CPL va se recentrer au sein du siège en Allemagne.

Il y a bien une évolution d'ampleur en cours chez Devolo, ce spécialiste allemand des boitiers réseau utilisant la technologie CPL. À la suite de notre précédent article décrivant de possibles changements dans la commercialisation de ses produits en France, Devolo a répondu à nos questions.

Le siège de Devolo en Allemagne. Crédit : Devolo.

Marcel Schüll, responsable de la communication de l'entreprise, explique que celle-ci va fermer sa filiale en France. Devolo France va disparaître et son activité commerciale pour l'Hexagone sera rapatriée au siège de Devolo à Aachen (Aix-la-Chapelle) en Allemagne. C'est de là désormais que seront gérées à l'avenir les ventes auprès des réseaux de distribution comme la Fnac, Boulanger, Amazon, etc.

Devolo étant aussi implanté en Belgique, en Suisse, en Autriche, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, il en ira de même pour ces autres filiales. L'objectif est de faire du siège allemand le centre névralgique pour les ventes globales.

Ce recentrage s'inscrit dans un programme de restructuration interne afin de réduire les coûts. Les produits Devolo vont continuer d'être commercialisés en boutiques et s'adresser aussi bien au grand public qu'aux professionnels, mais la marque veut augmenter son chiffre d'affaires sur le web, conclut Marcel Schüll :

En se concentrant sur le commerce de détail en ligne, Devolo GmbH (Allemagne) peut utiliser ses ressources internes de manière plus efficace. L'optimisation de la structure commerciale de Devolo GmbH contribuera au succès commercial à long terme.

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Promo : le Mac mini M2 à 549,84 € sur Amazon Italie

Félix Cattafesta |

Le Mac mini M2 est actuellement en promo sur Amazon Italie : la machine d’entrée de gamme tombe à 549,84 €, soit 149 € de remise par rapport à son tarif français. Il faudra ajouter à ce prix 7,44 € de frais de port pour une livraison vers la France dans le courant de la semaine prochaine. Le produit est vendu et expédié par Amazon Italie.

À ce prix là, il s’agit du modèle d’entrée de gamme embarquant 8 Go de RAM et 256 Go de stockage. La même machine est à 589 € sur le refurb, ce qui en fait donc une bonne affaire.

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Surface Pro 10 et Laptop 6 : Microsoft dévoile ses premiers PC « boostés à l’IA »

Félix Cattafesta |

Microsoft continue sa démonstration de force dans le domaine de l’IA et vient de présenter deux nouveaux ordinateurs pour professionnels : la Surface Pro 10 et la Surface Laptop 6, tous deux accolés de l’extension « for business ». Ces machines seront expédiées à partir du mois d’avril et ne seront pas disponibles à la vente aux particuliers, mais permettent d’avoir un avant-goût de ce que nous réserve Redmond. Sans surprise, l’intelligence artificielle est au cœur des arguments marketing de cette nouvelle fournée : le communiqué les présente comment les « premiers PC Surface boostés à l’IA ».

Les deux machines embarquent la nouvelle touche Copilot ainsi que les derniers processeurs Intel Core Ultra. Ceux-ci intègrent un NPU, une puce dédiée à l’intelligence artificielle qui promet de meilleures performances dans les expériences liées à l’IA. Dans son communiqué, Microsoft explique qu’elle permet par exemple d'économiser la batterie tout en profitant aux webcams des machines. Les deux appareils sont livrés de base avec 8 Go de RAM / 256 Go de SSD pour un prix de 1 399 €, mais on pourra évidemment faire grimper la fiche technique en mettant la main au porte-monnaie.

Ne dites plus Core i5, Core i3 ou Core i7, mais Core 5, Core 3 ou même Core Ultra 7

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Surface Pro 10. Image : Microsoft.

Mis à part cela, le design n’évolue pas. La Surface Pro 10 arrive toujours avec un écran LCD de 13 pouces, qui a été amélioré avec un meilleur revêtement antireflet. La caméra a été revue avec un angle de vue à 114° pour des enregistrements en 1440p. Un lecteur de cartes NFC va permettre d’utiliser certaines clefs de sécurité comme les YubiKeys. Le clavier est désormais mieux rétroéclairé, et une déclinaison avec option 5G arrivera dans l’année.

Surface Pro 6. Image : Microsoft.

De son côté, la Surface Laptop 6 dispose pour la première fois d’un duo de ports Thunderbolt sur sa version 15 pouces. La machine a eu droit à une révision de sa caméra (qui passe au 1080p) en plus du revêtement antireflet. On nous promet des performances « deux fois plus rapides » que sur la génération précédente grâce au nouveau processeur embarqué. Si Microsoft n’a pas dévoilé de nouvelles fonctions exclusives côté IA, on en saura sans doute plus le 20 mai prochain : l’entreprise a prévu un événement spécial Windows où Satya Nadella devrait présenter ses plans pour la suite dans le domaine.

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La sortie de Swift 6 avec Swift Concurrency se rapproche

Florent Morin |

Il y a 3 ans, Apple nous présentait Swift Concurrency, une évolution forte de Swift 5 qui annonçait le début d’un long chemin vers Swift 6. En parallèle, le langage s’est doucement, mais sûrement ouvert à d’autres plateformes, notamment embarquées. Et nous y sommes aujourd’hui : toute les conditions sont désormais réunies afin de passer à une nouvelle version majeure du langage.

Swift Concurrency : gestion optimale des tâches parallèles

Nous en avions déjà parlé à sa sortie : Swift Concurrency améliore l’efficacité des tâches exécutées en parallèle. Cela passe d’abord par une meilleure orchestration au niveau du code de ces tâches qui avanceront en parallèle.

Imaginons une application qui permet de télécharger des images afin de les afficher à l’écran. Lorsque l’utilisateur appuie sur un bouton « Télécharger », plusieurs actions vont être enclenchées en parallèle. Une tâche va se charger de récupérer l’image, mais une autre va afficher un indicateur de chargement. Cela donne une réponse immédiate à l’utilisateur et évite de bloquer l’app pendant le chargement.

Vision (pro) schématique du procédé.

Sur le plan technique, l’action de l’utilisateur sur l’interface est placée dans le fil d’action qui a la plus haute priorité, nommé « Main Actor ». En parallèle, la tâche de gestion d’accès aux données va réaliser plusieurs opérations successives : elle va d’abord vérifier si l’image demandée existe déjà sur le stockage local. À défaut, elle ira la télécharger sur le web, via une autre tâche. Sans entrer dans les détails trop techniques, on peut utiliser les « acteurs » pour faire en sorte qu’un téléchargement ne soit initié qu’une seule fois et que son résultat soit retourné aux différents appelants.

N10 vous rappelle régulièrement que vous devez réaliser une tâche sur votre Mac

Nicolas Furno |

N10 (14,99 €) est une nouvelle app pour le Mac qui ambitionne de vous aider à vous concentrer sur une tâche à la fois. Il ne s’agit pas d’un gestionnaire de tâches complet, son objectif est de définir des sessions d’une durée limitée sur un seul sujet et de vous aider à rester sur cet élément avec des rappels réguliers. Pendant toute la session, l’app garde une petite fenêtre discrète à l’écran, superposée à toutes les fenêtres des autres apps, et surtout, elle affiche régulièrement un cercle coloré qui attire votre attention et vous rappelle la tâche en cours.

N10 en action : les réglages sur la gauche, le menu associé à son icône en haut et l’interface qui s’affiche pendant une session, avec ici le cercle coloré qui apparaît brièvement à intervalles réguliers. Notez qu’il est ici particulièrement visible, c’est moins le cas en calant la fenêtre sur le côté de l’écran. Image MacGeneration.

Une session peut durer entre 10 minutes et deux heures, avec quelques paliers intermédiaires, mais sans possibilité de définir une durée personnalisée dans la première version. Vous devrez lui donner un nom et pourrez alors lancer la session. Par défaut, le cercle coloré s’affichera toutes les minutes avec un son, vous pouvez ajuster ces deux paramètres dans les réglages de l’app. Le cercle de rappel peut être entièrement désactivé, s’afficher toutes les cinq minutes seulement ou encore uniquement à la fin d’une session.

Ce cercle coloré émane de la fenêtre principale de N10, alors son placement est essentiel pour que le rappel soit efficace sans être trop perturbant. Pendant mes essais, j’ai trouvé qu’il était gênant quand il s’affichait toutes les minutes. C’est nettement mieux toutes les 5 minutes, même si un réglage plus fin n’aurait pas été de trop, par exemple pour l’afficher uniquement toutes les 10 minutes. Vous pourrez ajuster sa couleur dans les réglages de l’app ou le désactiver entièrement si vous n’en voulez pas.

Le cercle coloré qui rappelle régulièrement la tâche en cours en action, ici pendant l’écriture de cet article. Image MacGeneration.

Une session peut être mise en pause, voire stoppée à tout moment, même avant la fin du minuteur. Ce dernier est par ailleurs rappelé dans la fenêtre principale, sous la forme d’un cercle coloré plus petit qui se vide au fil du temps. N10 conserve par ailleurs un historique de toutes les sessions précédentes. L’ensemble est très bien pensé et même assez agréable pour garder la tête sur un objectif précis.

N10 est vendue exclusivement sur le Mac App Store pour 14,99 €, un achat unique d’entrée de jeu, sans abonnement par la suite. Ce modèle à l’ancienne est intéressant, même si une version de démonstration serait bien utile pour vérifier si le concept vous convient ou non. Si vous êtes curieux, Apple rembourse sans trop de difficulté les achats récents si vous constatez que l’app ne vous donne pas entière satisfaction.

L’interface n’est pas traduite en français et N10 nécessite macOS 13 (Ventura) au minimum.

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