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Chrome divise à son tour ses fenêtres pour afficher deux pages web côte à côte

Nicolas Furno

vendredi 20 février à 08:53

Logiciels

La dernière mise à jour de Chrome contient de vraies nouveautés pour les utilisateurs qui méritent d’être explorées. La première est une fonctionnalité popularisée récemment par Arc, même si on la trouvait avant cela dans d’autres navigateurs : le partage d’un onglet entre deux pages web affichées côte à côte. Google a nommé cette fonction « vue fractionnée » et c’est exactement ce que vous pensez : on peut avoir deux pages qui se partagent une fenêtre, ce qui est bien utile si on veut consulter un site web tout en gardant un autre élément sous les yeux.

Deux pages web ouvertes en parallèle dans la dernière version de Chrome. Image MacGeneration.

L’exemple donné par le blog officiel du géant de la recherche est sans surprise : un site web d’un côté, un document ouvert dans Google Docs de l’autre. Cela fonctionne toutefois avec n’importe quelle URL et chaque vue est indépendante de l’autre, si bien que l’on peut naviguer d’un côté ou de l’autre. On peut même utiliser la barre d’URL et de recherche fusionnée pour changer le site de l’un des deux côtés, sans perturber l’autre. Ces duos de pages web peuvent être créés à la volée ou mémorisés, si bien que les deux URL seront dès lors toujours ouvertes l’une à côté de l’autre.

Google parle de « vue fractionnée » dans Chrome et plusieurs aménagements spécifiques ont été prévus pour mieux gérer la fonctionnalité. On peut en créer de plusieurs manières : un clic secondaire sur un lien affiche le menu contextuel enrichi d’une commande pour créer une nouvelle vue fractionnée (une fois créée, la commande permet de changer la page de l’autre côté). On peut aussi glisser/déposer un lien sur la gauche ou la droite de la page web en cours et l’app permet de basculer en vue fractionnée. Une fois la vue créée, plusieurs contrôles sont ajoutés pour gérer la fonctionnalité : une icône s’affiche juste à gauche de la barre d’URL pour gérer la vue et, par exemple, inverser les deux pages.

L’option pour créer une vue fractionnée dans le menu contextuel associé à un lien. Image MacGeneration.
Le menu contextuel associé à la vue fractionnée dans Chrome. Image MacGeneration.

Pour finir, notons que la vue fractionnée est créée en laissant à chaque site la moitié de la fenêtre, mais vous pouvez redimensionner les deux pages web en utilisant le séparateur au milieu. Google a aussi prévu deux indicateurs dans le coin inférieur droit de chaque côté et affiche le nom de domaine de celui qui n’est pas actif (l’autre présente son URL complète dans la barre en haut), un bon repère visuel. Ces indicateurs activent eux aussi un menu contextuel pour agir sur la fonctionnalité.

Dans la liste de nouveautés, signalons encore la possibilité d’annoter des documents PDF ouverts dans Chrome, ce qui sera surtout utile sur les systèmes d’exploitation qui n’ont pas la chance d’avoir une app aussi complète qu’Aperçu. Enfin, on peut enregistrer directement les PDF dans Google Drive, au lieu de les passer par un ordinateur avant de les remonter sur le service de cloud.

Envoi d’un PDF directement sur Google Drive. Vidéo Google.

Ces nouveautés sont intégrées à Chrome 145 qui devrait être téléchargé automatiquement si vous utilisez le navigateur web. Sinon, vous pouvez récupérer la dernière version sur le site officiel.

Paul Brainerd, le père de PageMaker, s'est éteint

Christophe Laporte

vendredi 20 février à 06:45

Logiciels

C’est une bien triste nouvelle pour l’histoire de l’informatique : Paul Brainerd, le créateur de PageMaker, est décédé dimanche dernier à l’âge de 78 ans. Pour tous ceux qui ont connu les premières heures du Macintosh, ce nom résonne comme une révolution. Si le Mac a trouvé sa place dans les entreprises et les agences de création, c'est en partie grâce à lui.

Paul Brainerd en 1985 - image : David Healy

Le « Big Bang » de la publication assistée par ordinateur

Lancé en 1985, PageMaker n'était pas qu'un simple logiciel de mise en page : c'était l'étincelle d'une révolution. En combinant l'interface graphique du Macintosh, la souplesse de PageMaker et la précision de l'imprimante LaserWriter d'Apple, Paul Brainerd a participé à la démocratisation de la PAO .

Le succès fulgurant du logiciel reposait également sur un choix technique crucial : le support natif du langage de description de page PostScript d'Adobe. Cette alliance scellera d'ailleurs le destin de la société de Brainerd, Aldus, qui sera rachetée par Adobe en 1994 avant que PageMaker ne cède la place, quelques années plus tard, à un certain InDesign.

Une genèse sur les routes de l'Oregon

L’histoire de la création de PageMaker, telle que rapportée par GeekWire, tient presque du road-movie. À l'été 1984, Paul Brainerd et quatre ingénieurs fraîchement licenciés par Kodak (suite au rachat de leur précédent employeur, Atex) s'entassent dans une vieille Saab. Direction le sud, via l'Interstate 5, depuis la région de Seattle.

Leur bagage est mince : six mois d'économies, une idée encore floue de logiciel, et pas l'ombre d'un nom pour leur future entreprise.

Pendant leur périple, ils tentent de convaincre de petits journaux et magazines de l'intérêt d'un outil de mise en page sur ordinateur de bureau. L'accueil est glacial. Les grands groupes de presse mettent des années à prendre la moindre décision d'achat, un luxe qu'une start-up avec six mois d'autonomie ne peut se permettre. Toutefois, son intuition était la bonne. L’association Macintosh, LaserWriter, écran Radius et PageMaker connut un succès fulgurant.

Photo : George Steinmetz - Macworld - 1986

Pourquoi « Aldus » ?

À une semaine de devoir déposer les statuts officiels de l'entreprise, le groupe s'arrête à la bibliothèque de l'Université d'État de l'Oregon. En plongeant dans les ouvrages consacrés à l'histoire de l'imprimerie, Brainerd tombe sur un chapitre dédié à Aldus Manutius.

Cet imprimeur vénitien du XVe siècle est une légende : il a standardisé les polices de caractères, inventé le format de poche et réduit les coûts d'impression au point de rendre les livres accessibles au plus grand nombre. Le parallèle est évident. La société s'appellera Aldus.

Paul Brainerd laisse derrière lui deux héritages majeurs. Le premier est technologique : il a mis la puissance de l'imprimerie entre les mains de millions de personnes qui n'avaient jamais touché une linotype de leur vie.

Le second est plus personnel : durant trois décennies, il s'est engagé avec la même intensité dans la protection de l'environnement et la philanthropie dans le Pacifique Nord-Ouest. Une fin de carrière loin des pixels, mais tout aussi marquante.

50 ans d'Apple : MacGeneration lance un livre et organise une journée spéciale le 18 avril

Christophe Laporte

jeudi 19 février à 23:40

MacGeneration

On s’était donné rendez-vous dans 25 ans. C’était la promesse, un rien bravache, lancée pour fêter les noces d’argent de MacGeneration. On se voyait déjà célébrer notre demi-siècle en 2049… Enfin, peut-être. Si le Web existe encore d’ici là… et nous avec.

Mais nous avons une bien meilleure nouvelle : pas besoin de patienter deux décennies pour sabrer le champagne. Car un cinquantenaire peut en cacher un autre, et c’est Apple qui s’apprête à souffler ses cinquante bougies le 1er avril 2026.

Alors, forcément, on a eu envie de tricher un peu sur le calendrier. Et d’en profiter pour tenir, enfin, une vieille promesse…

Voici notre nouveau projet

Après avoir trituré le format magazine pour nos 25 ans, nous nous sommes mis en tête de concevoir un livre. Un vrai. L'idée ? Revenir sur 50 ans d’une histoire singulière, celle d’Apple. Ce bouquin, nous l’avons voulu à notre image, mais surtout à la vôtre : celle d’une communauté fidèle qui suit les pérégrinations d’une firme qui aura connu tous les états, des sommets les plus vertigineux aux creux les plus sombres.

Sans le savoir d’ailleurs, vous avez peut-être participé à la genèse de ce livre. Pour la réalisation de certaines pages, nous avons puisé notre inspiration dans les souvenirs que vous nous avez confiés en fin d’année dernière.

À l’image de ce que nous avons fait avec le magazine, nous avons soigné l’objet. Ce sera un beau livre, de ceux qu’on prend plaisir à laisser traîner sur une table basse et que l’on feuillette pour le simple plaisir des yeux. Un objet pour remonter le temps, de 10, 20, 30, 40 ou 50 ans… le temps d'une pause café. Notre camarade Jean-Baptiste Leheup, qui hante les colonnes de MacG depuis presque un quart de siècle lui aussi, s’est attelé à la tâche pour rassembler tous ces souvenirs et en tirer un ouvrage de 250 pages, façon madeleines de Proust.

Une livraison en avril, pas en décembre (promis, juré, craché !)

Ce beau projet n'attend plus que vous. Nous sommes conscients que tout n’a pas été parfait pendant la campagne de socio-financement du magazine, alors cette fois, nous avons décidé de procéder autrement. Le projet est quasi achevé et si nous obtenons votre précieuse aide pour le financer, vous aurez le livre entre les mains dès le mois d'avril.

Puisque l’on a beaucoup de choses à fêter, on aimerait beaucoup vous voir « en vrai ». Nous voulons organiser la première journée MacGeneration. Ce serait le 18 avril prochain à l’école Émile Cohl, dans le 3e arrondissement de Lyon. Au programme : des conférences, quelques pépites matérielles sorties de nos placards et des ateliers. On vous en dira plus très vite, mais un conseil : ne traînez pas trop pour réserver, la jauge est limitée à 180 places.

À vous de jouer !

Comme pour le magazine, nous lançons une nouvelle campagne sur Ulule. Sans votre soutien, ces deux projets combinés sont tout simplement irréalisables, surtout dans le contexte actuel.

Vous pouvez nous soutenir en précommandant le livre, ou en prenant votre billet pour la journée du 18 avril. Nous avons aussi concocté des offres combinées avec le Club iGen et quelques goodies qui devraient vous plaire. On ne voulait pas faire trop long, alors on vous présentera très bientôt le pin’s des 50 ans, notre nouveau mug et l’affiche d’Apple Park, que nous avions réalisée pour les débuts du Club iGen.

Pour que tous ces projets voient le jour, nous avons besoin comme toujours de votre soutien :

  • si nous récoltons la somme de 20 000 €, on signe le bon à tirer pour lancer l’impression du livre au plus vite ;
  • si nous dépassons les 40 000 €, alors nous lancerons les préparatifs pour la journée MacGeneration.

Parce qu’on est joueurs, on s’est également lancé quelques défis :

  • si nous collectons plus de 50 000 €, nous fêtons l’autre grand anniversaire de ce printemps : tous les articles de notre future série consacrée aux 25 ans de Mac OS X seront disponibles gratuitement ;
  • si nous collectons plus de 65 020 €, nous envoyons à l’un d’entre vous la réplique d’une carte mère de l’Apple I ;
  • si nous collectons plus de 80 000 €, nous vous laissons choisir le thème d’un atelier ou d’une conférence lors de la journée de MacGeneration ;
  • si nous collectons plus de 100 000 €, nous nous engageons à publier un tome II avant la fin de l’année.

On espère que tout cela vous plaira autant qu'à nous !

👉 Je soutiens MacGeneration et je précommande le livre des 50 ans d’Apple

👉 Je soutiens MacGeneration et je prends mon ticket pour la journée MacGeneration

Pédopornographie : Apple accusée d’être devenue la plus grande plateforme pour les échanges de photos de mineurs

Greg Onizuka

jeudi 19 février à 21:00

AAPL

En 2021, Apple a annoncé la création d’une nouvelle série de fonctions qui seraient incluses dans iCloud, afin de lutter contre les échanges de photos et vidéos à caractère pédopornographique. Peu de temps après, devant la levée de boucliers créée par la nouvelle, Apple a dû faire marche arrière. C’est ce retournement de veste, ainsi que le chiffrement de bout en bout d’iCloud, que le procureur général de Virginie de l’Ouest reproche dans une plainte ouverte contre le constructeur, comme le rapporte MacRumors.

Le procureur général JB McCuskey. Image @McCuskeyForWV.

Ce n’est pas la première plainte déposée à ce sujet : déjà en 2024, un collectif composé de 2 680 victimes d’abus sur mineurs avaient décidé de porter plainte contre Apple concernant sa volte-face sur la possibilité d’implémenter des systèmes contrôlant le contenu partagé sur ses plateformes. Si cette plainte est en cours, elle est de longue haleine : la procédure n’en est qu’à sa phase initiale, la plainte ayant été officiellement enregistrée, mais aucun jugement n’ayant encore été remis pour le moment.

Apple abandonne l

Apple abandonne l'idée de scanner les photos pour détecter des images pédopornographiques

En ce début 2026, c’est une procédure beaucoup plus directe qui s’ouvre, la plainte étant déposée directement par le procureur général d’un État, permettant à ce dernier de directement poursuivre Apple si la cour de justice valide l’affaire, sans passer par la certification de class action très longue habituellement. Et l’Attorney General JB McCuskey ne mâche pas ses mots dans sa plainte :

Préserver la vie privée des prédateurs d’enfants est absolument inexcusable. Et, plus important encore, cela viole la loi de Virginie‑Occidentale. Puisqu’Apple a jusqu’à présent refusé de s’autoréguler et de faire ce qui est moralement juste, j’intente cette action en justice pour exiger qu’Apple respecte la loi, signale ces images et cesse de revictimiser les enfants en permettant que ces images soient conservées et partagées.

Lutte contre la pédopornographie : un utilisateur d

Lutte contre la pédopornographie : un utilisateur d'Android sous le coup d'une enquête policière après un faux positif de l'IA de Google

Pour appuyer ses lourdes accusations, le procureur général s’appuie, malheureusement pour Apple, sur rien moins que la conversation privée entre Eric Friedman, responsable FEAR (Fraud Engineering Algorithms and Risk, Ingénierie de la fraude, algorithmes et risques) et Herve Silbert, Security and Fraud Engineering Manager (Responsable ingénierie sécurité et fraude), révélée dans les documents récupérés durant le procès entre Apple et Epic Games :

[C’est pour ça que] nous sommes la plus grande plateforme de distribution de contenus pédopornographiques [...]

La capture contenant la conversation incriminante. Image The Verge.

Apple a, bien entendu, déjà exprimé sa position sur le sujet dès l’annonce de l’annulation de son système de contrôle des contenus pédopornographiques, indiquant que « les enfants peuvent être protégés sans que les entreprises fouillent dans les données personnelles des utilisateurs », et que Cupertino continuerait « de travailler avec les gouvernements, les avocats pour mineurs et les autres entreprises pour protéger les enfants, leur droit à la vie privée, et pour faire d’Internet un endroit plus sûr pour les enfants », mais il semble que tout le monde n’en avait pas la certitude en interne, au vu de cette conversation.

La procédure lancée par le procureur général pourrait aboutir à un versement de dommages et intérêts, ainsi qu’à une injonction d’implémenter la fonction de contrôle des contenus pédopornographiques dans les serveurs d’iCloud et sur les appareils Apple de millions d’utilisateurs.

Sans connexion, Google Maps n’affiche plus les avis ni d’autres infos communautaires

Stéphane Moussie

jeudi 19 février à 16:30

Ailleurs

Google Maps devient moins bavard pour les utilisateurs non connectés. Depuis quelques jours, des internautes ont constaté l’apparition d’un « affichage limité » lorsqu’ils consultent le service sans être préalablement connectés à leur compte Google. La mention apparaît en bas de la colonne rassemblant les informations sur un lieu, avec la possibilité d’ouvrir un panneau donnant des renseignements sur ce mode.

Google Maps en mode non connecté. Image MacGeneration.

Comme nous avons pu le vérifier (il suffit de se déconnecter ou de passer en navigation privée), tous les contenus liés à la communauté disparaissent des fiches des points d’intérêt : avis, photos et indicateur d’affluence. Les liens vers les billetteries sont également masqués. Il reste toute de même les infos essentielles, notamment les horaires et les coordonnées.

Dans le panneau d’information associé à ce mode limité, Google précise qu’il peut s’activer lorsque certaines extensions interfèrent avec Maps. D’après nos essais, les bloqueurs de publicité n’y changent rien. En pratique, seule la connexion à un compte Google semble réellement lever ces restrictions. L’entreprise invite d’ailleurs explicitement les utilisateurs à se connecter pour bénéficier de l’expérience complète de Maps.

Google Maps avec connexion / sans connexion. Image MacGeneration.

Google n’a pas communiqué sur les raisons exactes de cette limitation. Elle pourrait viser à freiner le scraping de données de Maps par des tiers ou tout simplement à inciter davantage d’utilisateurs à se connecter, et donc à partager plus de données avec le service.