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macOS 26.4 disponible en version finale avec quelques nouveautés

Stéphane Moussie

mardi 24 mars à 18:20

macOS

En même temps qu’iOS 26.4, Apple distribue macOS 26.4 en version finale. Cette mise à jour apporte de petites nouveautés pour les Mac.

Elle réintroduit l'option de barre d'onglets compacte dans Safari pour ceux qui préfèrent une interface serrée.

Dans un autre domaine, elle apporte une nouvelle option de limite de charge pour Mac permettant de définir un niveau de charge maximal entre 80 et 100 %.

macOS 26.4 : la limite de recharge de la batterie arrive enfin sur Mac

macOS 26.4 : la limite de recharge de la batterie arrive enfin sur Mac

Par ailleurs, des avertissements apparaissent pour les applications qui utilisent Rosetta 2, ce composant qui permet de faire tourner des apps Intel sur l’architecture Apple Silicon. Rosetta 2 restera opérationnel sur macOS 27, mais il sera retiré de macOS 28. Enfin, huit nouveaux emojis font leur apparition.

Rosetta 2 : le clap de fin se précise avec macOS 26.4

Rosetta 2 : le clap de fin se précise avec macOS 26.4

Notes de versions fournies par Apple

  • Huit nouveaux emojis, dont une orque, un trombone, un glissement de terrain, une danseuse de ballet et un visage déformé, sont disponibles sur le clavier emoji.
  • L'option de barre d'onglets compacte dans Safari offre plus d'espace pour naviguer et permet d'effectuer des recherches directement depuis l'onglet actif.
  • Freeform bénéficie d'outils avancés de création et d'édition d'images, ainsi que d'une bibliothèque de contenu premium, et rejoint Apple Creator Studio.
  • Marquez les rappels comme urgents à l'aide d'un raccourci clavier et filtrez les rappels urgents dans vos listes intelligentes.
  • Le partage des achats permet aux membres adultes des groupes de partage familial d'utiliser leur propre moyen de paiement lors des achats, sans dépendre de l'organisateur familial.
  • Les paramètres des sous-titres sont plus faciles à trouver lors du visionnage de médias, avec un aperçu en temps réel disponible directement depuis l'icône des sous-titres.

Apple annonce l’arrivée d’Apple Business, un service dédié aux entreprises

Nicolas Furno

mardi 24 mars à 16:10

Services

Apple annonce l’arrivée d’un nouveau service destiné aux entreprises nommé Apple Business. Il ouvrira ses portes le 14 avril 2026 dans plus de 200 pays, dont la France, et offrira une suite de solutions adaptées aux entreprises : gestion des appareils Apple, compte email, stockage sur iCloud, service après-vente dédié. Il comprend aussi des fonctionnalités utiles aux commerces pour améliorer leur présence dans Plans, avec des publicité ou encore la possibilité de mettre en avant des réservations.

Capture d’écran du site Apple Business, image MacGeneration.

Gestion de parc pour les entreprises

Le cœur d’Apple Business est la gestion du parc d’appareils Apple et des utilisateurs qui exploitent le matériel. Ce nouveau service est ainsi un MDM (Mobile Device Management), un outil qui offre divers outils pour gérer les ordinateurs, smartphones et autres tablettes, pour déployer les configurations initiales ou encore faciliter l’installation d’apps. La Pomme proposait déjà une offre assez complète dans ce domaine, mais le nouveau-venu vient tout centraliser et offre une solution complète, sans dépendre d’un service tiers comme c’était forcément le cas jusqu’ici.

Le portail d’Apple Business, ici avec la création de « plans » qui facilitent ensuite le déploiement des appareils. Image Apple.

Si vous ne connaissez pas cet univers, je vous renvoie vers la série « Un parc Apple en entreprise » rédigée par Guillaume Gète et qui présente en détail ces solutions. Comme Apple Business n’existait pas encore, l’auteur avait utilisé un service de MDM tiers dans ses articles, mais tout ce qu’il a décrit pourra se faire avec ce nouveau-venu quand il sera actif. Au programme : gestion des comptes Apple, configuration « Zero-Touch », organisation des employés dans des groupes ou encore distribution d’apps, éventuellement achetées par l’entreprise.

Un parc Apple en entreprise : notre série désormais complète pour le Club iGen

Un parc Apple en entreprise : notre série désormais complète pour le Club iGen

Apple Business est un service gratuit, un gros avantage par rapport aux autres solutions de MDM. En revanche, s’il est possible de payer pour du stockage iCloud supplémentaire, cette option semble limitée aux États-Unis au départ. De même, le service AppleCare+ associé est aussi une exclusivité outre-Atlantique pour l’heure, on ne pourra pas en bénéficier en Europe et dans le reste du monde.

Une nouvelle app « Apple Business » sera associée au service pour gérer toutes les fonctionnalités associées : email, calendrier (avec délégation de tâches) ou encore services de répertoire pour gérer les identités. Les entreprises pourront utiliser leur propre nom de domaine ou en acheter un par le biais d’Apple. À noter pour finir que les OS 26 seront indispensables pour Apple Business.

Meilleure intégration des commerces dans Plans

L’autre volet d’Apple Business concerne plutôt les commerces au sens large, toutes les entreprises qui peuvent recevoir du public et qui veulent se faire connaître grâce aux apps de cartographie et en l’occurrence Plans d’Apple. Il était déjà possible de modifier la configuration de la fiche associée à un point d’intérêt, le nouveau service récupère cet aspect avec l’idée de tout centraliser en un seul lieu. Une fois le lieu associé à l’entreprise, cette dernière pourra changer les illustrations, afficher son logo, mettre à jour les informations comme les horaires ou encore indiquer qu’Apple Pay est bien accepté comme moyen de paiement. Plus intéressant, un commerce pourra afficher des boutons d’action personnalisés, de quoi ajouter un lien vers un service de réservation ou de commande en ligne.

Modification de la fiche d’un lieu dans Plans. Image Apple.

La nouveauté était évoquée de longue date, à défaut d’être attendue par les utilisateurs : la publicité arrive dans Plans ! Précisons d’emblée que cela ne concerne que les États-Unis et le Canada pour le moment et Apple n’indique pas quand cela arrivera dans le reste du monde, voire si c’est prévu. S’il y a fort à parier que cela arrive aussi à terme, ce sont les utilisateurs de Plans nord-américains qui pourront voir les premières publicités à partir de l’été prochain, comme Mark Gurman l’avait divulgâché ce matin.

Apple voudrait ajouter des pubs dans Plans dès cet été

Apple voudrait ajouter des pubs dans Plans dès cet été

Dans son communiqué comme sur la page mise en place pour convaincre les entreprises de venir acheter des publicités pour Plans, Apple insiste sur le respect de la vie privée. Si l’on en croit sa communication, les publicités ne vont rien changer, car il n’y aura aucun lien entre ce que vous faites dans Plans et votre compte Apple. L’entreprise compte utiliser un identifiant temporaire, qui pourra changer plusieurs fois par jour, pour empêcher la création d’un profil trop précis. Quoi qu’il en soit, le résultat sera assez proche de ce que l’on a dans Google Maps, avec des lieux mis en avant par la publicité dans les résultats de recherche.

Voici à quoi ressembleront les publicités dans Plans. Image Apple.

Même s’il n’y a pas de lien direct avec l’utilisateur, ce qui n’est clairement pas le cas avec Google, Plans affichera malgré tout des publicités basées sur vos recherches récentes. Il faudra vérifier ce que cela donne concrètement, réponse cet été pour tous ceux qui nous lisent depuis le Canada ou son pays voisin.

25 ans de Mac OS X : de Classic à NeXTSTEP, le chemin de croix avant le renouveau

Greg Onizuka

mardi 24 mars à 15:22

macOS

Il y a 25 ans jour pour jour, le 24 mars 2001, Apple lançait un tout nouveau système d’exploitation décisif : Mac OS X. Au départ, cette version revue de fond en comble comportait des lacunes : manque de logiciels, options absentes, changements radicaux pour les développeurs… Mais Apple n’avait plus vraiment le choix si elle voulait survivre. Vingt‑cinq ans plus tard, ce système est devenu la norme, et plus personne ne regrette Mac OS 9.

Avant Mac OS X, ou macOS maintenant, c’était Mac OS Classic. Ici Mac OS 9, dans une définition aberrante de 1 920 x 1 080 pixels. Capture MacGeneration.
25 ans de Mac OS X

Cette série d’articles est rendue possible et accessible à tous grâce au succès de notre dernière campagne de financement participatif. Grâce à votre soutien, en plus de célébrer le 50e anniversaire d’Apple avec un livre et une journée spéciale, nous pouvons rendre honneur à Mac OS X. Au même titre que l’iMac ou l’iPod, ce système d’exploitation a joué un rôle clé dans le renouveau d’Apple au tournant des années 2000.

Un système vieillissant

Au début des années 1990, Apple fait tourner tous ses Mac sur le System 7. Celui-ci brillait à la fin des années 1980, quand Apple employait encore des processeurs Motorola 68k, mais plus le temps passe, plus les processeurs PowerPC progressent et plus la marque doit se rendre à l’évidence : le System 7 est daté. Il est temps de passer à autre chose.

En effet, les limitations sont nombreuses dans le System 7 :

  • le multitâche est coopératif : chaque application prend la main à tour de rôle, et décide quand elle rend la main à une autre. Si elle ne le fait pas ou tarde à le faire, elle fait quasi systématiquement planter toute la machine ;
  • pas de gestion fine de la puissance : chaque application peut prendre toute la puissance disponible sur la machine, et ne rien laisser au reste. Aucun arbitre ne gère les demandes entre les applications ;
  • pas de mémoire protégée : toutes les applications partagent la même mémoire, il n’y a aucune séparation entre elles ;
  • gestion de la mémoire vieillissante et limitée : chaque application doit avoir sa taille de mémoire maximale indiquée dans les ressources, et ne peut en déroger. Le système se base sur cette taille indiquée pour savoir combien de mémoire il lui reste, sans prendre en compte l’occupation réelle de celle-ci ;
  • système rafistolé et amélioré par de nombreuses extensions, toutes chargées en même temps au démarrage, et entrant souvent en conflit entre elles ;
  • pas de notion de comptes séparés et de dossiers utilisateurs verrouillés.
Le System 7... tellement désuet maintenant. Capture Auston Stewart.

Le System 7 n’est au final qu’une évolution des origines du Macintosh et il accuse le poids des ans, bien qu’Apple ait apporté des améliorations à chaque itération, comme le MultiFinder. Jusqu’au System 4, il fallait fermer une application pour pouvoir en lancer une autre ! Rustine après rustine, cela restait un système d’exploitation datant du Macintosh 128K.

Déjà vieillissant, il prend une claque à l’arrivée de Windows NT, qui semble futuriste vu de Cupertino tant il corrige tous les défauts de l’OS d’Apple, avec son multitâche préemptif, sa gestion du multi-thread, la séparation nette entre système et utilisateur et les protections empêchant une application de venir empiéter sur une autre. Apple se devait de réagir.

Apple dans une impasse

Dès 1994, Apple travaille sur le successeur au System 7, utilisé sur tous les Mac de l’époque. L’idée est de rénover totalement le système d’exploitation des Mac, mais il n’y a pas vraiment de fil conducteur ni d’équipe dirigeante pour mener la barque : les 500 ingénieurs sont dispatchés en petites équipes séparées, et cette méthode aboutit rapidement à… rien.

C’est la maladie d’Apple à l’époque : partir dans tous les sens, explorer toutes les idées, sans pour autant réussir à en finaliser n’en serait-ce qu’une seule en système viable et fonctionnel. Entre l’idée de refaire complètement Mac OS (équipe « pink »), celle d’améliorer l’actuel (équipe « blue »), de transférer Mac OS sur x86 (le projet « Star Trek », fait pour explorer un terrain où aucun Mac OS n’est jamais allé), chacun avance dans son coin, mais rien ne sort réellement. La firme de Cupertino tente même d’approcher IBM (si si, le grand méchant de la publicité « 1984 ») pour lui proposer Mac OS sur IBM PS/2, mais l’équipe destinée à travailler avec Big Blue se révolte, et l’idée est enterrée fin 1995.

Au bout du compte, c’est une compilation d’échecs, entre des builds jamais terminées, des démos qui ne se lancent pas et des calendriers qui s’étendent à l’infini façon Elon Time.

Le salut doit venir de l’extérieur

En août 1996, Gil Amelio, alors CEO d’Apple, se rend à l’évidence : « Copland [le nom de projet du prochain Mac OS, ndlr] est juste une collection d’éléments séparés, chacun créé par une équipe différente… que nous espérions pouvoir assembler comme par magie ». Ellen Hancock, transfuge d’IBM où elle officiait comme responsable développement matériel et logiciel, a même été mise sur la tâche en dernier espoir. En vain : Apple enterre Copland définitivement.

Que faire ? Apple a tellement pris de retard qu’il n’est pas réaliste de tout reprendre de zéro, au risque d’attendre encore plusieurs années avant d’avoir un successeur viable. Décision est prise de récupérer le maximum d’éléments de Copland et de les intégrer aux forceps dans le System 7, ce qui donnera Mac OS 8, sorti le 26 juillet 1997. Mais pour la suite, il faudra bien acheter une base ailleurs.

Deux systèmes en concurrence

Faire un achat, d’accord. Mais au vu des finances de l’entreprise, il va falloir jouer serré : en 1996, Apple est exsangue et le moindre accroc peut mener directement à la banqueroute. Deux systèmes sont mis en concurrence, pendant quelques semaines de pourparlers : BeOS, de Jean-Louis Gassée, et NeXTSTEP de nul autre que Steve Jobs.

BeOS aurait pu être le prochain Mac OS. Image Tullius, CC BY-SA 3.0.

BeOS, c’est le petit Poucet, le tout dernier des systèmes d’exploitation pleins d’avenir : créé en 1991 par Jean-Louis Gassée, ancien dirigeant d’Apple, il était au départ prévu pour la BeBox, un ordinateur spécifique, avant d’être adapté dans un premier temps sur PowerPC, puis finalement sur x86. Très moderne, avec sa programmation en C++ orientée objet, son système de fichier BFS journalisé et 64 bits (oui, dès 1991 !), il en jette. Mais il est jeune, trop jeune : plusieurs outils manquent, comme une file d’impressions, et le système n’en est encore qu’à des Developer Preview au moment des discussions. De plus, Gassée est gourmand : Apple en propose 125 millions de dollars, quand lui en attend pas moins de 300 millions. Bien trop pour un système qui est encore balbutiant où de nombreux travaux sont encore à terminer.

De l’autre côté, se trouve NeXTSTEP. Basé sur le noyau Mach créé par Avie Tevanian (qui restera longtemps chez Apple pour développer Mac OS X) et Richard Rashid, c’est un système déjà sérieux en 1996 : avec une première version sortie en 1989 sur NeXT Cube, puis porté sur x86, Sun SPARC ou même HP PA-RISC, il était amené à concurrencer des systèmes comme Solaris dans des stations de travail surpuissantes.

Le fameux premier serveur web, qui tournait donc sur NeXTSTEP. Image Coolcaesar, CC BY-SA 3.0.

De plus, il a déjà quelques faits d’armes à son actif : c’est sur un NeXT Cube que Tim Berners-Lee a créé le premier serveur web et le premier navigateur web, et il a servi de plateforme de développement pour des jeux comme Doom et Quake. Petit bonus non négligeable : récupérer NeXT veut dire récupérer ni plus ni moins que Steve Jobs, même si Apple ne l’a jamais mis officiellement dans la balance.

Reste la somme demandée pour racheter NeXT : 430 millions de dollars. Bien plus que ce que propose Apple pour BeOS, et même plus que ce que demande Gassée pour être racheté. Mais la Pomme le justifiera par un système bien plus mature… même si le retour de Jobs a dû peser lui aussi fortement dans la balance.

Le début d’une nouvelle ère

Ainsi, le 20 décembre 1996, Apple annonce le rachat de NeXT pour 429 millions de dollars. L’acquisition ressemble plus à une annonce de fusion entre les deux entreprises à en voir le visuel utilisé à l’époque sur le site NeXT.com. Et finalement, il ne pourrait être plus proche de la réalité, tant les équipes d’Apple ont fusionné avec celles de NeXT, au point de devenir l’Apple que l’on connaît aujourd’hui.

Le jour où Apple annonça l

Le jour où Apple annonça l'acquisition de NeXT

Les premières versions de développement de ce qui deviendra ensuite Mac OS X sont un mélange étrange : l’interface ressemble trait pour trait à Mac OS 8, mais sous le capot, le moteur est NeXTSTEP. Plusieurs briques de l’écosystème Apple sont déjà portées sur le nouveau système comme QuickTime, technologie phare d’Apple à l’époque.

Pour le reste, tout se divise en deux camps : la Blue Box, qui fait tourner les logiciels codés pour Mac OS 8, et qui deviendra plus tard l’environnement Classic. Et la Yellow Box, l’environnement de développement natif de Rhapsody (le nom de code de la Developer Preview du nouveau système), qui plus tard donnera la base de Cocoa, le framework de Mac OS X. Le système était développé pour fonctionner à la fois sous PowerPC et x86, ce qui s’avèrera bien pratique plus tard !

Rhapsody cachait NeXTSTEP sous l’interface de Mac OS 8.

Pour marquer le coup, il fallait moderniser tout le système, interface utilisateur comprise, avant de le présenter au grand public. C’est ainsi que la première beta publique, Mac OS X Public Beta (nom de code Kodiak), a pour la première fois adopté le design Aqua, première interface de Mac OS X tel que nous l’avons connu.

La première interface de Mac OS X, dans la Public Beta. Image AppleWiki.

Beaucoup d’éléments sont déjà en place dans cette version beta sortie le 13 septembre 2000. Et n’allez pas croire qu’elle était gratuite : il fallait débourser 29,95 dollars pour en bénéficier ! La beta avait même une date d’expiration : le 14 mai 2001, elle n’était plus fonctionnelle. Heureusement, l’achat donnait droit à une réduction équivalente sur la version finale, Mac OS X 10.0 Cheetah. La suite dans un prochain article.

Cet article et les suivants sont rendus possibles et accessibles à tous grâce au succès de notre campagne de financement participatif. Si vous n’avez pas encore commandé notre livre consacré au 50e anniversaire d’Apple ou acheté votre billet pour la journée spéciale à Lyon le 18 avril, il n’est pas trop tard pour le faire.

Ugreen lance trois nouveaux docks Thunderbolt 5, dont un au format Mac mini

Stéphane Moussie

mardi 24 mars à 12:15

Matériel

Ugreen accroit sa présence sur le marché des docks Thunderbolt 5 en commercialisant pas moins de trois nouveaux modèles. Ces stations d’accueils permettent d’ajouter une myriade de ports aux Mac compatibles1 et assurent une connexion à très grande vitesse avec les périphériques récents (jusqu’à 80 Gb/s ou même 120 Gb/s dans certains cas).

Le Maxidok 10-en-1 est le plus abordable du lot. Il comprend deux ports Thunderbolt 5 (un câble intégré est dédié au branchement de l’ordinateur), un DisplayPort 2.1, un port Ethernet seulement 1 Gb/s, 3 ports USB-A 10 Gb/s et des lecteurs de carte SD et microSD (jusqu’à 170 Mb/s). C’est une connectique plutôt limitée pour une station d’accueil Thunderbolt. Il contrebalance ceci par son prix : il est affiché à 299 €, mais Ugreen fait une promotion de lancement à 239 € jusqu’au 29 mars.

Ugreen Revodok Maxidok 10-en-1

Plus musclé, et plus cher, le Maxidok 17-en-1 inclut donc des prises supplémentaires, à savoir trois ports USB-C et des entrées/sorties audio. Le port Ethernet est plus rapide (2,5 Gb/s), tout comme le lecteur de carte SD (jusqu’à 312 Mb/s). En outre, il intègre un emplacement pour un SSD NVMe PCIe Gen4 jusqu’à 8 To. Ce gros dock est officiellement vendu 459 €, mais son prix est déjà raboté à 390 € pour ses débuts.

Maxidok 17-en-1

Enfin, Ugreen a pensé aux possesseurs de Mac mini avec un Maxidok 10-en-1 conçu pour être placé sous le petit Mac de bureau. Ce modèle intègre deux ports Thunderbolt 5 (un troisième sert à le connecter à l’ordinateur), un DisplayPort, 3 ports USB-A et des lecteurs de cartes SD et microSD (jusqu’à 312 Mb/s). Il peut aussi accueillir un SSD NVMe M.2 jusqu’à 8 To.

Maxidok 10-en-1 pour Mac mini

Le dock est légèrement creusé à l’arrière afin de laisser un accès au bouton d’allumage du Mac mini si intelligemment placé. Ce produit sera en vente fin avril ou début mai à 359 € — mais une promo de lancement à 305 € est déjà prévue.


  1. MacBook Pro M4 Pro/Max et ultérieur, Mac mini M4 Pro ainsi que Mac Studio M3 Ultra et M4 Max.  ↩︎

La taxe française sur les petits colis n’a que des effets négatifs, tous prévisibles

Nicolas Furno

mardi 24 mars à 12:15

Ailleurs

Depuis le 1er mars 2026, les colis de moins de 150 € en provenance de pays hors Union européenne sont taxés lors de leur entrée sur le territoire français, à hauteur de 2 € par catégorie de produits. Du moins, en théorie. En pratique, les solutions de contournement étaient évidentes et elles ont été mises en œuvre par les plus gros acteurs, comme le rapportent nos confrères de Next. Au lieu de payer la taxe demandée par la France, les vendeurs notamment chinois font atterrir les colis dans un autre pays membre de l’UE, avant de les transférer dans l’Hexagone, le plus souvent par la route.

Image MacGeneration.

Pour rappel, la France a voté en début d’année en faveur d’une loi dont l’objectif était de limiter l’afflux de colis en provenance du reste du monde et surtout de la Chine et de favoriser les vendeurs européens. Si l’intention est louable, la législation laissait des échappatoires si prévisibles que l’on peut se demander pourquoi le législateur n’y a pas pensé. Les 2 € par catégorie de produits ne s’appliquent qu’aux colis en provenance de pays externes à l’UE, si bien qu’il suffit de faire passer les paquets par un pays qui n’applique pas de taxe pour y échapper.

Taxe de 2 € sur les petits colis venus de Chine : ce que ça change pour vos commandes

Taxe de 2 € sur les petits colis venus de Chine : ce que ça change pour vos commandes

Sans surprise, c’est ce qui se passe depuis le début du mois. Les signes pointent tous dans la même direction, comme l’a rapporté le député Philippe Latombe dans une question adressée à l’Assemblée nationale :

La stratégie de contournement de cette taxe par les géants chinois du e-commerce a été immédiate : depuis le début du mois, les marchandises sont acheminées par avion en Belgique ou aux Pays-Bas, où la taxe n'est pas encore en vigueur, puis par camion en France, en profitant ainsi de la libre circulation au sein de l'Union. […] Conséquences de cette riposte, une cinquantaine de vols cargo hebdomadaires en moins et un fonctionnement au ralenti de la zone de fret de Paris-Charles-de-Gaulle. Les déclarations douanières en e-commerce ont chuté de 92 % et certains entrepôts de dédouanement sont vides, avec toutes les conséquences que cela implique pour les entreprises concernées.

La Belgique et les Pays-Bas ont vu une augmentation soudaine du nombre de colis en provenance de Chine : trois fois plus à l’arrivée à l’aéroport de Liège, par exemple. Une hausse qui s’est faite au détriment des aéroports français et notamment du plus grand d’entre eux au nord de Paris, où les douanes ont constaté une baisse de 92 % du trafic. La transition par un autre pays puis l’acheminement du colis en camion ajoute moins de 10 centimes aux frais de port, ce qui la rend bien plus intéressante face aux 2 € que les clients devraient payer si la taxe française était appliquée.

Les conséquences négatives se multiplient : pollution locale aggravée par l’afflux de camions, taxe qui ne rapporte rien alors que le gouvernement promettait 500 millions d’euros de revenus supplémentaires grâce à elle, et des emplois français directement menacés. FranceInfo donne l’exemple de cette entreprise logistique du Val-d’Oise qui a vu son activité passer de 200 000 colis quotidiens à zéro, menaçant son existence. On estime qu’un millier d’emplois pourraient être supprimés suite à cette taxe, même s’il faut rappeler qu’un système similaire doit être mis en place au niveau de l’Union européenne dans le courant de l’année.

Aura-t-il pour autant les effets bénéfiques imaginés ? Les gros acteurs chinois préparent déjà des solutions à long terme, à l’image de Shein qui est en train de créer un immense entrepôt en Pologne pour servir de porte d’entrée vers l’UE. L’idée est d’y importer les produits en grande quantité, puis d’envoyer les petits colis dans toute l’Europe par la route. La Pologne étant un état membre de l’Union, le site devrait échapper à la taxe sur les petits colis. C’est une échappatoire qui semble tout aussi prévisible, même si elle demandera plus d’efforts de la part des vendeurs.