Quand Apple a sorti son offre Creator Studio, fin janvier 2026, le Mac App Store est devenu un peu fouillis : il proposait Pages… et Pages, dans une version issue de Creator Studio. Même chose pour Numbers ou Keynote : deux variantes étaient proposées sur le Mac App Store, une historique et une plus récente. C'est maintenant terminé : les anciennes versions ne sont plus en ligne publiquement.
Les anciennes icônes. Image Apple.
La présence de deux versions s'expliquait par une petite astuce : Pages, Numbers et Keynote sont maintenant des apps universelles, qui partagent un identifiant avec les versions pour iPhone ou iPad. Pour ceux qui avaient déjà les anciennes versions, c'était un peu confus (et ça l'est toujours) : le dossier Applications du Mac peut contenir deux applications avec le même nom, et Apple n'a pas forcé la suppression de l'ancienne version. Si vous avez Pages et Pages d'installé, un message vous indique qu'une nouvelle version existe, mais il reste possible de lancer l'ancienne.
Comme l'a remarqué Aaron, les anciennes versions n'existent plus. Sur le papier, ce n'est pas un réel problème : les nouvelles versions proposent les mêmes fonctions que les anciennes, avec quelques nouveautés réservées aux abonnés à l'offre Creator Studio d'Apple. Donc à part si vous n'aimez pas les nouvelles icônes, c'est à peu près la même chose… ou presque.
Les nouvelles icônes. Image Apple.
En effet, si vous avez un Mac qui n'est pas encore sous macOS 15.6 et que vous n'avez jamais récupéré Pages, Numbers ou Keynote avec votre compte Apple, vous ne pourrez tout simplement pas installer les apps. C'est par exemple le cas d'une personne qui achète un Mac Intel d'occasion et n'a jamais eu de Mac auparavant : il devient impossible de récupérer la suite iWork.
Si vous avez déjà téléchargé les apps dans le passé, par contre, le problème ne se pose pas (même si elles ne sont pas installées). Il suffit de vous rendre dans les achats pour pouvoir récupérer les apps sur un vieil appareil.
Le noyau Linux 7.0 est disponible, et… ce n'est pas une grosse nouveauté. Nous en avions parlé, cette version 7.0 n'est pas une avancée majeure comme sa numérotation pourrait le faire penser. En réalité, Linus Torvalds en avait surtout visiblement un peu marre de la version précédente et de ses « grand nombres » (il s'agit de la 6.19).
Un des points intéressants de cette version 7.0, c'est que Linus Torvalds soupçonne que l'IA a pu aider beaucoup sur certains points : elle concentre beaucoup de petits correctifs sur de nombreux composants logiciels. Elle arrive aussi en parallèle d'une mise au point sur l'usage des intelligences artificielles dans le développement du noyau. Elle date de début janvier, mais n'a été mise en avant que le 11 avril, comme l'indique Next. Elle est assez courte, avec quelques prérequis évidents : le code mis en ligne doit être compatible avec la licence GPL 2.0 et doit avoir été relu par un humain mais aussi indiquer les outils employés pour générer le code.
Certains attendaient quelque chose de bien plus tranché, mais Linus Torvalds est très pragmatique dans le cas présent, et rappelle essentiellement qu'une contribution doit être assumée entièrement par la personne qui la met en ligne, notamment sur le respect de la licence… ce qui nécessite donc de relire, éventuellement de corriger et surtout de comprendre le code qu'une IA a pu générer.
La prochaine version abandonne le 486
La version 7.1, elle, amènera au moins un changement important sur le papier : l'abandon des processeurs 486 (et les équivalents chez les constructeurs concurrents d'Intel, d'AMD à NexGen en passant par IBM, Cyrix ou UMC). Le 80486 (son nom complet) est un processeur un peu mythique, dans le sens où il est contemporain de l'explosion de l'usage des PC (il date de 1989). C'est le premier processeur x86 Intel qui intégrait directement la FPU dans le processeur (auparavant elle était dans un coprocesseur dédié), même si Intel a ensuite proposé des 486 sans FPU (les modèles SX). La version à 66 MHz (486 DX2, avec un multiplicateur) a longtemps été le processeur qui servait de référence, que ce soit pour animer Doom, Windows 95 ou de nombreux jeux, et Apple en avait intégré un dans une carte d'extension pour le Power Macintosh 6100.
Un processeur 486 dans sa version OverDrive. Henry Mühlpfordt, CC BY-SA 3.0.
Si cet abandon est important d'un point de vue historique, il ne devrait en réalité embêter à peu près personne. En effet, il y a très peu de 486 encore en circulation, et encore moins de 486 qui font tourner des distributions GNU/Linux récentes, avec un noyau à jour. Même dans les périphériques qui se basent sur un 486 ou un processeur de la même génération — comme la première borne AirPort d'Apple —, il y a peu de chances de trouver un système maintenu. Par ailleurs, de nombreuses applications nécessitent déjà en réalité un processeur de la famille i586 (comme le Pentium). L'abandon du 486 va donc permettre d'effacer quelques milliers de lignes qui servaient uniquement à garder une compatibilité inutile.
Par ailleurs, certains avancent aussi déjà sur le fait que la prise en charge des architectures 32 bits pourrait aussi être abandonnée à un moment ou à une autre. Les derniers processeurs x86 32 bits ont une petite vingtaine d'années (les Core Duo vus dans les premiers Mac Intel, par exemple) et le noyau 32 bits n'est que rarement déployé dans des systèmes modernes. Mais il y a beaucoup de variantes du x86 et la prochaine étape sera probablement l'abandon des processeurs de type 586 (Pentium et consorts) au profit des 686 (dès le Pentium Pro).
Ne soyez pas surpris si les récents emails vous informant d’un remboursement de santé ou d’une connexion à votre compte ameli ne ressemblent plus à ceux d’avant, c’est normal. Depuis le début du mois, l’Assurance Maladie déploie progressivement une nouvelle présentation pour ses courriels.
Pour rendre l’expéditeur plus identifiable, le logo de l’organisme apparaît désormais en haut à gauche du message et non plus au centre. La mise en page a également été revue pour gagner en clarté : des intertitres bleus structurent les informations, tandis qu’un encart de la même couleur, placé après le message, facilite l’accès aux démarches en ligne. En bas de l’email, des liens renvoient vers l’application mobile Compte ameli sur l’App Store et Google Play.
À gauche l’ancienne présentation, à droite la nouvelle. Image Assurance Maladie.
Si vous recevez un message avec cette nouvelle mise en forme, il ne s’agit donc pas d’une arnaque, mais bien du nouveau format adopté par l’Assurance Maladie. Enfin, il faut rester vigilant : les malandrins ne devraient pas mettre longtemps pour s’en inspirer et créer de faux emails très similaires dans le but de récupérer des données personnelles.
Quelques réflexes restent essentiels. Vérifiez notamment que l’adresse email se termine par @app.assurance-maladie.fr, @assurance-maladie.fr, @info.ameli.fr ou @ameli.fr. Il faut aussi savoir que tous les messages sont envoyés au nom de « Votre Assurance maladie » et que l’organisme ne demandera jamais par email vos identifiants, des informations médicales ou bancaires, ni le paiement d’un service.
En cas de doute, il est recommandé de ne pas cliquer sur les liens contenus dans le message et de le signaler sur le site internet-signalement.gouv.fr.
La semaine s’annonce chargée avec la dernière ligne droite avant l’organisation de notre toute première journée MacGeneration, qui se tiendra ce samedi 18 avril. Nous sommes actuellement en plein dans les préparatifs pour vous concocter un événement inoubliable. Pour les retardataires, bonne nouvelle : il reste encore des places. Précisons au passage que l’accès est gratuit pour les mineurs accompagnés et que nous proposons un tarif réduit pour les étudiants.
Si vous avez déjà votre sésame, surveillez votre boîte mail : les billets électroniques seront envoyés à tous les participants en milieu de semaine. Les portes ouvriront à 10 heures tapantes.
La journée aura lieu à l’école Émile Cohl à Lyon. Image Émile Cohl/MacGeneration
Un casting de choix pour parler d'Apple
Tout au long de cette journée, le programme des conférences s'annonce passionnant. Dès 11 heures, Jean-Baptiste Leheup, l’auteur de notre ouvrage L’aventure Apple : 50 ans de souvenirs, ouvrira le bal. Il reviendra sur cet fameux effet « Waouh » au quotidien, ces innovations d'abord accueillies par des cris de surprise, mais qui finissent par se fondre si bien dans nos habitudes qu'on ne les remarque même plus.
À midi, place au code et aux idées avec Clément Sauvage. Ce développeur bien connu détaillera l'évolution du développement mobile sur ces quinze dernières années. Du lancement pionnier de l’App Store aux défis vertigineux posés aujourd'hui par l’intelligence artificielle, il décryptera la mutation profonde de son métier.
Après une pause bien méritée, Bruno Rives prendra le relais à 14 heures pour une démonstration qui s'annonce mémorable. Ce témoin privilégié, auteur d'un ouvrage à paraître sur Steve Jobs (qu'il a côtoyé entre 1981 et 1986), nous fera voyager de l’Apple I au « vibe-coding ». Un grand écart technologique vertigineux. Une heure plus tard, Emmanuel Mathias, ancien d’Apple France (1999-2009), explorera la face B du succès de la Pomme. Car pour atteindre les sommets, le constructeur a aussi dû apprendre de ses plus beaux ratés.
À 16 heures, Guillaume Gète, que l’on ne présente plus, viendra nous parler de ce qui fait l'essence même de la marque : le design. Peut-on vraiment évoquer Apple sans s'attarder sur les courbes d'un iMac ou la finesse d'un iPhone ? Il analysera un demi-siècle de choix esthétiques et ergonomiques qui ont fini par dicter leur loi à l'ensemble de l'industrie. Enfin, à 17 heures, nous vous donnons rendez-vous pour le grand final. Toute la rédaction de MacGeneration sera réunie sur scène pour une heure d'échanges sans filtre, afin de répondre à vos questions, des plus techniques aux plus insolites.
Démonstrations en direct et musée interactif
Entre deux conférences, vous n'aurez pas le temps de vous ennuyer. Vous avez toujours rêvé de voir une Pippin fonctionner en chair et en os ? Pierre se fera une joie de vous en faire la démonstration. Il vous présentera également la réplique de la carte mère de l’Apple I que nous avons réussi à dénicher... et qui sera d'ailleurs mise en jeu ! De son côté, Greg sortira sa mythique boîte de tournevis pour réparer de vieux Mac sous vos yeux, tandis que vous pourrez assister en direct à la personnalisation d’un MacBook Neo.
Ce sera également le moment idéal pour faire dédicacer votre exemplaire de notre livre par Jean-Baptiste Leheup. Et pour couronner le tout, un grand concours vous permettra de repartir avec de beaux lots offerts par nos sponsors, Sihoo et BenQ.
Dans le hall principal, un magnifique musée éphémère vous attendra. Vous y retrouverez sans doute bon nombre de machines qui vous ont fait rêver ou sur lesquelles vous avez fait vos premières armes. Oubliez les vitrines intouchables : ici, vous pourrez non seulement approcher ces vénérables ancêtres, mais aussi les utiliser. Un coin ludique sera même aménagé pour tester vos réflexes sur des jeux d'époque en noir et blanc.
Venez à notre rencontre
Cet événement, c'est avant tout l'occasion d'échanger de vive voix avec toute la famille MacGeneration. Nous avons hâte de vous y retrouver, on compte sur vous !
Quant à ceux qui ont une excuse valable pour manquer à l'appel, la session de rattrapage reste ouverte : il est toujours temps de commander votre exemplaire de notre livre sur Ulule, pour des expéditions prévues d'ici la fin du mois.
Un chargeur Ugreen Nexode de 100 W est actuellement en promotion sur Amazon à 35,99 €, son prix le plus bas à ce jour. La vente flash se terminera le 19 avril. Cet adaptateur secteur est suffisamment puissant pour recharger jusqu’à un MacBook Pro 14" en solo ou bien plusieurs appareils moins gourmands en même temps, puisqu’il possède plusieurs ports USB.
Dans le détail, il comprend quatre ports USB-C (trois pouvant atteindre 100 W et un limité à 45 W) ainsi qu’un port USB-A 22,5 W. Étant donné son petit prix, cet adaptateur secteur ne profite pas d’une allocation dynamique de la puissance quand plusieurs appareils sont branchés : il faut faire un minimum attention aux ports utilisés si on veut éviter qu’un terminal se recharge plus lentement qu’escompté.
Recharge simultanée de quatre appareils.
Dans les faits, les différentes combinaisons ne posent aucun problème si on recharge plusieurs iPhone ou iPad simultanément. La vigilance est surtout de mise si un MacBook entre en jeu. D’ailleurs, si vous utilisez le port USB-C le moins puissant, macOS peut désormais vous avertir clairement en cas de recharge lente.
Les chargeurs tiers gagnent en intérêt depuis qu’Apple ne fournit plus cet accessoire avec aucun MacBook. Face aux adaptateurs officiels, les modèles d’Ugreen, Anker ou encore Belkin ont pour eux un format plus compact, un prix plus accessible et davantage de ports USB-C. Les blocs d’Apple conservent en revanche une qualité de fabrication indiscutable et la possibilité d’y ajouter une rallonge.