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OpenAI : une « super-app » pour mettre fin à la dispersion

Christophe Laporte

vendredi 20 mars à 08:28

Intelligence artificielle

OpenAI donne parfois l’impression de naviguer à vue. Lancée dans une course effrénée à l’innovation, la société de Sam Altman multiplie les projets, quitte à donner le sentiment d’un certain désordre. Puis lance une énième alerte rouge dès que la situation se dégrade. Cette agitation ne doit rien au hasard : la pression monte. Gemini a réalisé des progrès spectaculaires ces derniers mois, tandis qu'Anthropic, avec Claude, exploite avec une précision chirurgicale les failles de communication et les lourdeurs de son concurrent.

Face à Anthropic, OpenAI veut se recentrer sur le code et les entreprises

Face à Anthropic, OpenAI veut se recentrer sur le code et les entreprises

Unifier pour mieux régner

Pour retrouver de la cohérence et sans doute de l'efficacité OpenAI s'apprête à siffler la fin de la récréation. Selon le Wall Street Journal, la start-up prévoit de fusionner ses forces vives : ChatGPT, la plateforme de code Codex et son navigateur maison seront bientôt réunis au sein d’une même super-app.

L'objectif est limpide : simplifier l’expérience utilisateur pour mieux séduire le monde de l’entreprise et les ingénieurs, tout en rationalisant une offre jusqu'ici trop fragmentée. L'époque où OpenAI lançait des produits autonomes dans toutes les directions semble révolue. Ce virage stratégique marque une rupture avec l'année dernière, où la multiplication d'outils disparates peinait parfois à trouver son public, faute de vision globale.

C’est Fidji Simo qui hérite du dossier. La Chief of Applications va devoir mettre de l'ordre dans la boutique et s'assurer que les équipes commerciales disposent d'un produit clair à proposer aux clients. Elle pourra compter sur l'appui de Greg Brockman, cofondateur et président d'OpenAI, qui revient aux affaires pour superviser la partie technique de cette refonte organisationnelle.

Dans une note interne consultée par le quotidien économique, Fidji Simo ne mâche pas ses mots :

« Nous avons réalisé que nous éparpillions nos efforts sur un trop grand nombre d'applications et de couches techniques. Cette fragmentation nous a ralentis et a rendu plus difficile l'atteinte du niveau de qualité que nous visons. »

Cap sur les agents intelligents

Derrière cette simplification de façade se cache une ambition technique majeure : l'IA « agentique ». Cette nouvelle super-app ne se contenterait pas de répondre à vos questions ; elle deviendrait un véritable agent capable d'exécuter des tâches de manière autonome sur votre ordinateur, comme écrire du code ou analyser des données complexes sans intervention humaine constante.

Image : Anthony Quintano / CC BY 2.0

Pour Fidji Simo, ce recentrage est une étape naturelle du cycle de vie d'une entreprise de cette envergure. Sur X, elle a rappelé que les phases d'exploration et de recentrage sont toutes deux critiques. Mais quand certains paris commencent à payer — à l'image de Codex — il devient impératif de « doubler la mise » et d'éliminer les distractions superflues. Reste à voir si ce guichet unique suffira à reprendre une longueur d'avance sur une concurrence qui, elle, ne ralentit pas.

Google préparerait une app Gemini pour Mac pour rivaliser avec ChatGPT et Claude

Nicolas Furno

vendredi 20 mars à 08:11

Intelligence artificielle

Google corrigerait l’un des principaux défauts de Gemini pour les utilisateurs de Mac : une app dédiée à macOS. Jusque-là, il faut se contenter de la version web de l’intelligence artificielle générative créée par le géant de la recherche, alors que ses deux principaux concurrents, ChatGPT et Claude, disposent depuis un moment d’une app mieux intégrée au système d’exploitation d’Apple. D’après Mark Gurman de Bloomberg, l’entreprise aurait conscience de ce désavantage et travaillerait sur une app qui pourrait rapidement être lancée.

Gemini dans une fenêtre Safari. Image MacGeneration.
Gemini dans une fenêtre Safari. Image MacGeneration.

Le journaliste a appris que l’app existait à travers un test privé mené auprès de quelques utilisateurs de Gemini. Google leur aurait proposé d’essayer une version préliminaire pour recueillir leurs retours sur l’interface et les fonctionnalités proposées. Le message associé à la bêta indiquerait que toutes les fonctions prévues ne sont pas encore intégrées, ce qui suggère que le développement ne serait pas encore terminé. Néanmoins, Mark Gurman souligne que le test auprès d’utilisateurs externes, même sous la forme d’une bêta privée, est le signe d’un lancement imminent.

Peut-être que Google proposera une première version de l’app assez limitée en termes de possibilités, avant d’ajouter ce qui manque au fil du temps. Après tout, une telle app n’a pas besoin d’être complexe pour être utile : reprendre l’interface de la version web en ajoutant des liens avec l’ordinateur peut largement suffire à en faire une app macOS compétente, au moins pour commencer. Claude et ChatGPT proposent en gros la même chose, avec des fonctionnalités supplémentaires pour récupérer des captures d’écran, voire des données fournies directement par les apps. D’après l’article, l’interface serait ici assez similaire à celle des versions pour iPhone et iPad, qui ont probablement servi de base technique.

Google testerait même un équivalent à Claude Cowork avec un mode nommé « Desktop Intelligence ». L’idée serait similaire, à savoir dépasser la simple génération de textes (ou images) pour réaliser des tâches sur l’ordinateur, par le biais d’un grand modèle de langage. Gemini pourrait ainsi avoir accès aux données de certaines apps — Bloomberg donne le calendrier comme exemple — tout en lisant le contenu de l’écran pour obtenir le contexte. Après tout, c’est un point fort de l’IA intégrée à Android, ce serait logique de retrouver également ces capacités sur le Mac.

Cowork étend les capacités de Claude Code au-delà du développement

Cowork étend les capacités de Claude Code au-delà du développement

Si Gemini est plébiscité par de nombreux utilisateurs sur mobile, il doit encore convaincre plus largement et notamment dans le monde professionnel. Si l’on en croit les statistiques compilées par Ramp AI (via), les entreprises américaines s’intéresseraient surtout à ChatGPT et à Claude, les autres IA seraient loin derrière. En offrant une app similaire, Google convaincra peut-être davantage de clients. À titre personnel, je sais que c’est le principal frein qui m’empêche de tester Gemini à l’heure actuelle, je dépends trop d’une (bonne) app macOS au quotidien.

M5 Pro et M5 Max : Apple introduit des cœurs intermédiaires très performants, qui dépassent les puces M2

Pierre Dandumont

jeudi 19 mars à 20:30

Matériel

Avec les M5 Pro et M5 Max, Apple a modifié en profondeur la structure de ses systèmes sur puces. Les nouveaux cœurs intermédiaires (cœurs M, ce qu'Apple nomme des cœurs « performants ») offrent d'excellentes performances, même si c'est assez compliqué de le mettre en avant.

De nouveaux cœurs intermédiaires

Reprenons les bases, avec un peu de vocabulaire. Depuis les puces M1, Apple intègre des cœurs basse consommation (notés E) et des cœurs performants (notés P) dans ses puces. Le nombre de cœurs a varié selon les puces, mais il y a une constante : les cœurs E consomment peu, ont une fréquence plus faible et offrent des performances largement moins élevées que les cœurs P.

Les puces M5 Pro et M5 Max inaugurent de nouveaux cœurs. Image Apple.

Avec la gamme M5, Apple a modifié un peu les choses, de deux façons. La première, c'est que les cœurs performants (P) ont été renommés « super cœurs », même si les outils de bas niveau continuent à les appeler P (ce que nous ferons par la suite). La seconde, c'est que si la puce M5 combine toujours cœurs P et cœur E (4+6), les puces M5 Pro et M5 Max remplacent les cœurs E par des cœurs M (les outils de bas niveau affichent ce nom). Apple tend à amener de la confusion en les appelant « cœurs performants » et le M signifie probablement middle ou medium.

Les différentes organisations.

Dans une puce M5 Pro, on a donc cinq cœurs P et dix cœurs M dans la version de base ou six cœurs P et douze cœurs M dans la version améliorée. La puce M5 Max, elle, est toujours dans la configuration 6+12. Nous détaillerons le tout dans le test des MacBook Pro, mais il faut noter une chose : les cœurs M se placent entre les cœurs E et les cœurs P, tant dans le domaine des performances que celui de la consommation. Mais comment a-t-on fait pour le vérifier ?

50 ans d’Apple : notre livre est (enfin) arrivé à la rédaction

Christophe Laporte

jeudi 19 mars à 18:55

MacGeneration

La semaine ne pouvait pas mieux commencer avec cette livraison qu’on attendait depuis des jours. Et pour une fois, point de MacBook Pro, de MacBook Neo, d’iPhone 17e ou encore de Studio Display. Non, cette fois, le livreur nous a laissé de jolies palettes.

Du papier et beaucoup d’histoire

Point de produits électroniques cette fois-ci, mais un certain nombre d’exemplaires de notre livre consacré aux 50 ans d’Apple. L'ouvrage est là, il est beau, et il n’attend plus que vous (ou presque).

Le livre n'arrivera pas seul pour ceux qui ont craqué pour les packs complets. Nous réglons actuellement les derniers détails logistiques pour les accessoires : les mugs ont été commandés et les pin’s sont attendus entre la fin mars et le début du mois d’avril.

La genèse de notre livre des 50 ans d’Apple

La genèse de notre livre des 50 ans d’Apple

Bref, nous serons fin prêts pour lancer les expéditions dès le début du mois d’avril. Notez que c’est également à cette date que nous activerons les abonnements pour les contributeurs ayant opté pour une contrepartie incluant le Club iGen. On a hâte que vous ayez tout cela entre les mains !

Alors, si vous n’avez pas encore commandé votre exemplaire de notre livre sur les 50 ans d’Apple, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

👉 Je précommande le livre des 50 ans d’Apple

Accessibilité : l’arrivée de Liquid Glass et des bugs persistants font reculer la note d’Apple

Félix Cattafesta

jeudi 19 mars à 17:04

macOS

AppleVis, un site spécialisé dans l'actualité et l'analyse des solutions d'Apple pour les aveugles et malvoyants, a récemment publié son bilan sur l’accessibilité des différents OS lancés en 2025. Le site a interrogé plusieurs personnes concernées à propos de la cuvée annuelle des systèmes de Cupertino et de leurs fonctions d’accessibilité. Les notes ont globalement baissé : la moyenne globale a reculé de 0,2 point pour s’établir à 3,7/5.

AppleVis explique que dans la plupart des catégories étudiées, les utilisateurs interrogés jugent l’expérience moins convaincante qu’en 2024. Les notes baissent presque partout, de nombreuses catégories atteignant leur plus faible niveau depuis le lancement de ce baromètre. D’un côté, les utilisateurs de VoiceOver et du braille dénoncent des bugs d’accessibilité présents depuis longtemps. De l’autre, les personnes malvoyantes pointent l’effet négatif de la nouvelle interface Liquid Glass sur le confort au quotidien.

Le véritable point noir du cru 2025 concerne la capacité d’Apple à corriger les bugs existants. La gestion des bugs liés à VoiceOver, au braille et aux fonctions pour malvoyants n’obtient que 3,0 sur 5, soit l’une des plus faibles notes du document. Beaucoup de participants ne demandent pas plus de nouveautés, mais plutôt une base plus stable et plus fiable. Bref, s’il n’y a pas de véritable rupture, cela reste un pas dans le mauvais sens. Apple ayant visiblement prévu une année « Snow Leopard » pour faire la chasse aux bugs l’année prochaine, on peut espérer que l’accessibilité sera un chantier principal.

Kernel Panic : comment utiliser son iPhone ou son Mac en étant aveugle ?

Kernel Panic : comment utiliser son iPhone ou son Mac en étant aveugle ?

Tout n’est pas noir pour autant. L’iPhone reste le bastion le plus solide de l’écosystème : les fonctions VoiceOver sur iOS obtiennent 4,2 sur 5, tout comme les fonctions braille, tandis que l’expérience VoiceOver atteint 4,0. Trois catégories ont enregistré une légère hausse de satisfaction de 0,1 point : l’expérience utilisateur du braille sur iPadOS, l’expérience utilisateur basse vision sur tvOS et l’expérience utilisateur du braille sur macOS. AppleVis relaie aussi plusieurs témoignages élogieux, certains décrivant VoiceOver comme une fonction de premier rang sur chaque appareil Apple, voire comme le meilleur lecteur d’écran qu’ils aient utilisé.