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Pourquoi le M5 Pro manque à l'appel dans iOS 26.3 RC

Christophe Laporte

samedi 07 février à 08:30

Mac

iOS 26.3 RC a levé certaines interrogations concernant les nouveaux MacBook Pro M5. On sait désormais que leur sortie est liée à celle de macOS 26.3. Mais cette version a également soulevé une nouvelle question…

M5 Max et M5 Ultra : iOS 26.3 lève un coin du voile sur les futures puces d

M5 Max et M5 Ultra : iOS 26.3 lève un coin du voile sur les futures puces d'Apple

En effet, dans les entrailles du code d'iOS 26.3 RC, on trouve des traces explicites des puces « M5 Max » et « M5 Ultra », mais le « M5 Pro » brille par son absence. Plusieurs hypothèses circulent déjà : changement de stratégie radical pour Cupertino ou, plus brutalement, abandon pur et simple de cette déclinaison.

La réalité pourrait pourtant être bien plus triviale, et surtout liée au nouveau procédé de fabrication utilisé par Apple pour sa future génération de silicium. Et si le M5 Pro n’était, techniquement, qu’un M5 Max qui ne dit pas son nom ?

Le passage à la technologie 2.5D de TSMC

Plutôt que d'imaginer un oubli dans le code, Vadim Yuryev de la chaîne Max Tech avance une explication technique séduisante. On le sait, pour cette génération, Apple délaisserait la technologie de packaging InFO (Integrated Fan-Out) au profit du design 2.5D de TSMC.

La technologie « 3D » de TSMC pourrait trouver sa place dans les Apple M5

La technologie « 3D » de TSMC pourrait trouver sa place dans les Apple M5

L'intérêt ? Il est avant tout financier. Concevoir, tester et produire des masques différents pour chaque variante de puce (Pro, Max, Ultra) coûte une fortune, même pour une entreprise qui pèse des milliards. En adoptant un design unifié, Apple pourrait utiliser un seul et même die pour plusieurs versions de processeurs.

Une puce unique pour les gouverner toutes

Dans ce scénario, Apple n'aurait plus à s'embêter à produire une puce « Pro » spécifique. Elle fabriquerait des puces M5 Max à la chaîne :

  • Pour le M5 Max : tous les cœurs (CPU et GPU) sont activés.
  • Pour le M5 Pro : une partie des blocs est logiciellement (ou physiquement) désactivée.

Cette approche de « binning » poussée à l'extrême permettrait d'optimiser les rendements de production. Si un processeur sort de l'usine avec un léger défaut sur un cœur GPU, on ne le jette pas : on en fait un M5 Pro. Selon cette logique, le code d'iOS ne mentionnerait pas le M5 Pro simplement parce que, d'un point de vue matériel, il est identique au Max.

Ce changement d'architecture ne ferait pas que les affaires du comptable d'Apple. Ce design modulaire, séparant plus distinctement les blocs CPU et GPU, offrirait une meilleure dissipation thermique en réduisant la résistance interne.

Quand on sait que le M5 de base a tendance à flirter avec les 99°C dès qu’on le bouscule un peu, cette optimisation sur les modèles « Pro » et « Max » ne serait pas du luxe pour nos genoux. De plus, ces économies arrivent au meilleur moment pour Apple, dans un contexte de hausse généralisée du prix de nombreux composants, à commencer par la mémoire vive et le stockage.

Sortie de veille : les MacBook Pro M5 Pro/Max en approche, quelles nouveautés attendre ?

Stéphane Moussie

samedi 07 février à 08:00

Podcast

Toutes les semaines, écoutez Sortie de veille, le podcast hebdomadaire de MacGeneration ! On débat de l'actualité Apple et tech des derniers jours en une quinzaine de minutes.

Les indices s’accumulent. Les MacBook Pro M5 Pro et M5 Max pourraient sortir dans les prochaines semaines, voire les prochains jours. On s’attend à des machines essentiellement plus puissantes, mais des surprises ne sont pas à exclure. Alors simple speed bump ou grosse évolution ? On en discute dans cette émission.

Au programme également, iOS 26 fait ami-ami avec les montres tierces, un sérieux incident provoqué par une Apple Watch et Xcode qui se met pleinement à l’IA.

Pour écouter Sortie de veille, c'est simple :

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Bonne écoute !

Promo : l’UltraFine 6K de LG à 1 599,99 €, le Kuycon G32X 6K à 1 529 €

Félix Cattafesta

vendredi 06 février à 23:16

Matériel

Longtemps inabordables, le prix des écrans 6K n’a cessé de chuter ces dernières années. Si la référence du genre pour les utilisateurs Apple reste le Pro Display XDR, Asus a lancé l’année dernière un modèle à 1 400 € et Kuycon un autre à 1 529 €. LG a de son côté dévoilé un UltraFine 6K inspiré de l’esthétique Apple, qui est désormais disponible chez Amazon. On le trouve d’ailleurs à un tarif avantageux : 1 599,99 €, soit 200 € de moins que chez la concurrence.

Ce modèle 32U990A se base sur une dalle LCD Nano IPS Black affichant une définition de 6 144 x 3 456 pixels. La fréquence de rafraîchissement est de 60 Hz, et LG promet une restitution à 98 % du DCI-P3. Côté connectique, on y retrouve un HDMI 2.1, un DisplayPort 2.1 deux ports Thunderbolt 5 (USB-C), ainsi que des ports USB-C pour le hub. Un port PowerDelivery permet de charger un Mac jusqu’à 96 W, et le chaînage en guirlande est possible.

Au niveau du design, LG joue la sobriété avec un moniteur aux bordures ultra-fines. Le pied est ajustable et a une base arrondie plutôt jolie. On peut passer l’écran en mode portrait si besoin, et lever la dalle sur 60 mm. Aucune webcam n’est intégrée, mais LG propose tout de même des haut-parleurs.

On notera également qu’Amazon a mis en place un coupon sur le G32X de Kuycon, un autre moniteur 6K. Il est possible de l’obtenir pour 1 529,10 € au lieu de 1 699 € en temps normal. Il affiche la même définition que le Pro Display XDR (6 016 x 3 384 pixels) et une luminosité 500 nits pour un rafraîchissement 60 Hz. Le modèle à dalle mate avec pied est facturé 1 619,10 €, soit 180 € de moins qu’en temps normal.

Le G32X de Kuycon. Image Kuycon

Le fabricant a également un autre modèle 6K en promo : le G32P. Il s’agit d’une dalle 32”, 60 Hz, 500 nits brillante, ce qui sera moins pratique si vous travaillez près d’une fenêtre. Le moniteur a un dos perforé rappelant le Pro Display XDR et une définition un peu plus poussée (6144 × 3456). Un coupon permet d’obtenir la version sans pied à 1 772 € (-197 €), et la version avec pied pour 1 862 € (-207 €).

CarPlay pourrait rapidement s’ouvrir à d’autres chatbots que Siri

Greg Onizuka

vendredi 06 février à 21:30

Mobilités

Alors que la prochaine évolution de Siri est attendue pour le printemps avec iOS 26.4, et un chatbot aussi évolué que ses concurrents pour iOS 27, voilà qu’Apple aurait décidé d’ouvrir les vannes concernant CarPlay, selon Mark Gurman.

CarPlay Ultra, encore très rare dans le monde réel. Image Apple.

Cupertino préparerait CarPlay à accepter des commandes vocales directement adressées à un chatbot concurrent, que ce soit celui d’OpenAI, Anthropic, Alphabet ou autres. Ainsi, le conducteur pourrait interagir avec son intelligence artificielle favorite directement par la voix, plutôt que d’avoir à lâcher le volant pour fouiller dans l’interface de CarPlay ou pire, de son téléphone.

CarPlay Ultra : Hyundai et Kia enfin prêtes à sauter le pas ?

CarPlay Ultra : Hyundai et Kia enfin prêtes à sauter le pas ?

Bien entendu, il restera des limites : le bouton Siri présent sur nombre de véhicules équipés de CarPlay ne pourra pas être reconfiguré pour être utilisé avec une autre IA : l’app du chatbot voulu devra être ouverte avant de pouvoir interagir avec elle. Il appartiendra aux développeurs tiers de faire en sorte que le mode de contrôle par la voix soit le mode par défaut quand l’app est ouverte par l’utilisateur.

CarPlay : Volvo ne fera pas la même erreur que General Motors

CarPlay : Volvo ne fera pas la même erreur que General Motors

Si elle vient à être implantée dans une prochaine version d’iOS, cette ouverture de la part d’Apple est assez rare pour être signalée : il faut habituellement lui tordre le bras à coups de DMA ou DSA pour obtenir une compatibilité étendue des concurrents avec ses systèmes. Cependant, le retard accumulé par Cupertino concernant les chatbots est criant, et limiter les commandes vocales au seul Siri dans les voitures des utilisateurs est devenu une contrainte bien trop forte dans un environnement où la sécurité commande de ne pas quitter la route des yeux, ni le volant des mains. La voiture existait certes avant l’IA, mais justifier l’accès au seul Siri très limité quand des concurrents proposent des IA avec lesquelles la conversation est de plus en plus naturelle menait à une frustration de plus en plus difficile à contenir, et Apple semble l’avoir compris.

Après les sites pornos et les réseaux sociaux, Emmanuel Macron veut s’attaquer aux jeux vidéo

Greg Onizuka

vendredi 06 février à 20:45

Ailleurs

Le gouvernement français a décidé de faire de cette année une grande offensive sur la protection des plus jeunes dans tous les domaines du numérique. Après les sites pornographiques, les réseaux sociaux en cours de traitement et les VPN annoncés comme prochaine cible par la ministre déléguée au numérique, Emmanuel Macron a indiqué sa prochaine cible : les jeux vidéo violents, comme annoncé lors d’une interview sur le média Brut.

L’Assemblée nationale valide l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

L’Assemblée nationale valide l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans

Si le Président de la République attend une étude certifiant le lien entre jeux vidéo et violence, il risque d’attendre longtemps... Image Wikipedia/Kremlin.ru, CC BY 4.0.

Dans cette courte vidéo, le Président de la République répond aux inquiétudes d’une citoyenne, reprenant la croyance populaire selon laquelle les jeux vidéo rendraient violent, et indique vouloir mener une nouvelle étude concernant cette corrélation, avant de prendre les mesures nécessaires :

Il est clair qu'on a des jeux vidéo violents, qui conditionnent à la violence, qui créent une excitation, une dépendance, où on a des jeunes et des ados qui vont passer des heures et des heures, qui parfois ne vont pas dormir, donc on a des troubles du sommeil et autres. Ça, je dis aux familles : votre rôle c'est de faire attention à vos enfants et vos ados, ne les laissez pas passer autant de temps. Maintenant on va se poser la question avec des gens indépendants, des scientifiques qui vont nous dire quelle est la réalité des choses, quel impact ça a sur les enfants, et peut-être qu'il faudra interdire. Ce qui m'importe, c'est quoi ? C'est protéger nos enfants et nos ados. Quand vous passez 5-6 heures par jour à tuer des gens, à être dans cette logique-là de prédation, c'est clair qu'à un moment donné ça conditionne des jeunes. Et donc quand ils se retrouvent dehors, quand ils se retrouvent en place, quand ils ont à un moment la rage contre quelque chose, une situation, ça va les désinhiber complètement et parfois leur faire commettre le pire.

Le gros souci de cette déclaration du chef de l’État, c’est que nombre d’études ont déjà été faites sur le sujet, et viennent contredire toute relation solide entre la violence et les jeux vidéo. S’il existe bien un lien statistique, il est trop faible pour pouvoir affirmer avec certitude que les jeux vidéo rendent violent. Suite à cette interview d’Emmanuel Macron, Lévan Sardjevéladzé du Syndicat national du jeu vidéo est monté au créneau :

C'est grotesque. L'idée, c'est quoi ? C'est que le président de la République, sous couvert d'appels à la science, un appel qui est toujours salutaire, nous dit que toutes les études scientifiques qui s'accumulent depuis 20 ans et qui montrent qu'il n'y a aucune corrélation entre jeux vidéo et violence, aucune corrélation, ces études, elles ne me plaisent pas, et moi, Emmanuel Macron, je veux en commander une nouvelle. Et il demande à un comité Théodule une étude prétendument scientifique en deux mois, deux mois seulement. Cela n'a aucun sens. Encore une fois, aujourd'hui, le consensus scientifique, c'est qu'il n'y a pas de lien entre jeux vidéo et violence.

D’autant que les réglementations concernant ce secteur ne sont pas inexistantes : depuis plus de 20 ans, les étiquetages des jeux vidéo intègrent la signalétique PEGI dans l’Hexagone. Cette année, c’est même le dixième anniversaire de l’utilisation exclusive et obligatoire de celle-ci.

Les jeux vidéo sont donc classés avec des limites conseillées de 3, 7, 12, 16 et 18 ans. Call of Duty, par exemple, est classé PEGI 18 pour ses scènes de violence explicites et réalistes.

Il faut se rendre à l’évidence, la volonté affichée par le chef de l’État semble bien peu réaliste : dans un premier temps, vouloir commander une nième étude sur la relation entre violence et jeux vidéo, quand les études précédentes n’ont, au mieux, mis en évidence qu’une petite association statistique, insuffisante pour affirmer avec sérieux que « les jeux vidéo rendent violent » (y compris lorsque certaines ont été commandées par des détracteurs du secteur) ressemble à de l’acharnement. Ensuite, si interdire l’accès des réseaux sociaux aux moins de 15 ans semble déjà complexe à mettre en place (sans parler d’interdire l’accès aux sites pornographiques, tellement nombreux sur Internet que l’idée semble irréalisable), comment s’assurer qu’un jeu vidéo jugé « violent » ne sera pas mis entre les mains d’un mineur ? À part mettre une vérification faciale à chaque démarrage du logiciel, voire durant son utilisation, la tâche semble difficile à accomplir.

Les VPN, prochaine cible du gouvernement pour protéger les mineurs

Les VPN, prochaine cible du gouvernement pour protéger les mineurs

Si les premières étapes semblaient frappées au coin du bon sens, en compliquant l’accès aux sites pornographiques et aux réseaux sociaux pour les plus jeunes, il s’agirait de ne pas tomber dans l’excès à vouloir tout verrouiller, au risque sinon d’exaspérer la population pour de maigres résultats en retour...