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Samsung répond aux dalles OLED Tandem de LG avec les QD-OLED Penta Tandem

Pierre Dandumont

vendredi 13 février à 16:50

Matériel

Dans le monde des dalles OLED, deux grands fabricants se tiennent la corde : LG et Samsung. Si le premier vend des dalles Tandem OLED depuis un moment maintenant, le second a fini par réagir. La société vient de présente des dalles QD-OLED Penta Tandem.

LG annonce des dalles OLED « Tandem », mais pas le même tandem que les iPad Pro

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Le principe reste le même : pallier la luminosité limitée des dalles OLED et l'usure induite par une luminosité élevée en couplant deux dalles. Il est ainsi possible d'obtenir une luminosité plus élevée tout en réduisant l'usure (les deux dalles montent moins haut qu'une seule dalle).

La nouvelle dalle. Image Samsung.

Le QD vient du fait que Samsung emploie des boîtes quantiques (Quantum Dot) pour générer les couleurs de ses dalles. La technologie permet plus de couleurs et une luminosité plus élevée au départ, en utilisant les boîtes quantiques pour générer le vert et le rouge, avec une structure techniquement composés de sous-pixels bleus au départ. Le Penta, lui, ne vient pas de la structure mais bien du nombre de couches : le préfixe d'origine grec signifie cinq, et c'est le nombre de couches.

Le principe du Tandem, lui, permet d'atteindre une luminosité élevée. Samsung annonce 1 300 nits pour les moniteurs et 4 500 nits pour les téléviseurs, avec un cas assez précis : 3 % d'OPR. De façon très concrète, la valeur n'est atteinte que si 3 % des pixels sont allumés, avec par exemple un soleil brillant sur un fond sombre. Si le nombre de pixels allumés augmente, la luminosité maximale diminue, un problème qui existe aussi avec les écrans LCD, mais qui est moins prégnant et qui va dépendre de la qualité du système de refroidissement de la dalle.

Un écran 27 pouces Ultra HD

Samsung a notamment montré un moniteur de 27 pouces Ukltra HD (3 840 x 2 160), un couple assez rare dans les moniteurs OLED. Un moniteur de 31,5 pouces en Ultra HD a aussi été montré, et il montre les limites des mesures annoncées par Samsung : il est certifié DisplayHDR True Black 500, ce qui implique une luminosité maximale de 500 nits au minimum. La valeur est plus faible que les 1 300 nits annoncés pour une raison simple : la certification impose des mesures avec 10 % d'OPR.

Deux moniteurs. Image Samsung.

Les autres moniteurs annoncés sont un modèle de 34 pouces pour les joueurs en WQHD (habituellement du 3 440 x 1 440) et un modèle 49 pouces en Dual QHD, soit 5 120 x 1 440. Ni la date de sortie ni les caractéristiques exactes ne sont connus, et les prix n'ont pas été annoncés.

Pas pour Apple

Si les dalles QD-OLED Penta Tandem semblent intéressantes, elles ne sont pas encore adaptées aux moniteurs qu'Apple pourrait proposer. En effet, la résolution des dalles OLED dans le cas des moniteurs est un peu plus faible que dans le cas des modèles LCD, et le moniteur 27 pouces le montre bien : Samsung explique que la résolution de 160 ppp atteinte est un exploit. Apple, actuellement, tend à employer une résolution d'environ 218 ppp, avec une dalle 5K (5 120 x 2 880) sur un moniteur 27 pouces.

Source :

AMD montre un système avec un firmware open source, et Apple ferait bien de s'en inspirer

Pierre Dandumont

vendredi 13 février à 15:45

Matériel

Dans les ordinateurs (ou les smartphones), le firmware est généralement un logiciel fermé, ce qui pose parfois de nombreux problèmes. Que ce soit dans les vieux appareils (le BIOS des PC, la ROM des Macintosh) ou dans les plus récents — Open Firmware, UEFI ou iBoot chez Apple —, le côté fermé a de nombreuses contraintes. Mais AMD a une solution avec openSIL, et a montré une version open sourcce pour ses futurs processeurs Zen 6.

Le problème principal, en 2026, vient de la mise à jour du microcode, spécialement dans le cas des processeurs x86. Dans un système classique, le firmware est un UEFI, qui dépend généralement du fabricant de la carte mère. Il est parfois possible d'ajouter ou supprimer certains composants logiciels (par exemple pour ajouter la prise en charge du NVMe dans de vieux systèmes) mais les différentes variantes d'UEFI sont propriétaires. Et c'est un défaut : quand un fabricant de processeurs comme AMD ou Intel déploie une mise à jour de microcode pour ses processeurs, il faut que le fabricant de la carte mère l'intègre dans son UEFI et propose une mise à jour, ce qui n'est pas systématique sur les cartes mères un peu anciennes (ou chez des marques disparues).

Cette carte peut fonctionner avec un firmware open source. Image MSI.

Le microcode, en simplifiant, est un firmware pour le CPU. Il peut régler des bugs ou modifier l'implémentation de certaines fonctions. Chez AMD, le microcode est nommé AGESA et permet notamment l'initialisation du processeur. Typiquement, si AMD sort un nouveau processeur, il est préférable d'avoir une version de l'UEFI qui contient la dernière version en date de l'AGESA. Si ce n'est pas le cas, il est possible que le processeur fonctionne mal ou même pas du tout.

Un firmware open source

C'est ici que la nouveauté d'AMD est intéressante. Premièrement, la société propose une version repensée (et open source) de l'AGESA, nommée openSIL. Elle devrait permettre d'intégrer beaucoup plus facilement les modifications dans le firmware des cartes mères, ce qui est un gage d'évolutivité. Et deuxièmement, une démonstration a été faite sur une carte mère du commerce, une MSI B850-P Pro. Elle combine openSIL avec coreboot, un firmware open source qui peut remplacer dans certains cas un UEFI propriétaire.

Le logo de coreboot.

Disposer d'un firmware open source n'est pas anodin : c'est dans certains cas un gage de sécurité1 et c'est un point important pour certains chantres de l'open source, qui ne veulent absolument pas travailler avec des logiciels fermés2. Et pour l'évolutivité de nos appareils, c'est aussi un point important : de nombreux ordinateurs et smartphones sont bloqués sur des versions obsolètes et abandonnées de systèmes d'exploitation sans possibilités de passer sur des systèmes libres ou à jour car le firmware fermé ne permet pas l'installation d'un système alternatif (oui nous pensons aux iPhone).


  1. Le code peut a minima être contrôlé.  ↩︎

  2. Nos amitiés à Richard Stallman.  ↩︎

Source :

Chrome : des extensions “IA” malveillantes ont piégé plus de 260 000 utilisateurs

Félix Cattafesta

vendredi 13 février à 15:32

Logiciels

On ne le dira jamais assez, faites attention aux extensions que vous installez dans votre navigateur. Une trentaine d’extensions Chrome malveillantes a été repérée par les chercheurs en sécurité de l’entreprise LayerX. Elles ont été installées par au moins 260 000 utilisateurs en se faisant passer pour des services d’IA.

Image LayerX

LayerX a remarqué que ces 30 extensions partagent toutes la même structure interne, la même logique JavaScript, les mêmes autorisations et la même infrastructure. Elles communiquent toutes avec un domaine unique. Promettant des fonctions d’IA, elles fournissent en effet quelques fonctions en affichant une balise HTML (iframe) avec un document web pour charger le contenu à partir d’un serveur distant.

En arrière-plan, elles extraient le contenu des pages des sites web visités par l'utilisateur. Celles-ci peuvent contenir des données sensibles, notamment les pages d'authentification sur des sites. Selon LayerX, 15 d’entre elles visaient spécifiquement les données Gmail à l’aide d’un script dédié pouvant lire les mails et les extraire.

Ces extensions disposent également d'un mécanisme de reconnaissance vocale et de génération de transcriptions pouvant être déclenché à distance à l'aide d’une API. En fonction des autorisations accordées, les extensions peuvent donc même siphonner les conversations provenant de l'environnement de la victime.

Prenez garde si vous utilisez Chrome, car certaines sont encore présentes à l’heure actuelle sur la boutique d’extensions du navigateur selon BleepingComputer, qui a relayé l’information. Le site a listé celles encore présentes et donne également leurs identifiants d’extension, les noms peuvent être modifiés par les pirates :

  • AI Sidebar (gghdfkafnhfpaooiolhncejnlgglhkhe) – 70 000 utilisateurs
  • AI Assistant (nlhpidbjmmffhoogcennoiopekbiglbp) – 60 000 utilisateurs
  • ChatGPT Translate (acaeafediijmccnjlokgcdiojiljfpbe) – 30 000 utilisateurs
  • AI GPT (kblengdlefjpjkekanpoidgoghdngdgl) – 20 000 utilisateurs
  • ChatGPT (llojfncgbabajmdglnkbhmiebiinohek) – 20 000 utilisateurs
  • AI Sidebar (djhjckkfgancelbmgcamjimgphaphjdl) – 10 000 utilisateurs
  • Google Gemini (fdlagfnfaheppaigholhoojabfaapnhb) – 10 000 utilisateurs

Un kit permet d'installer un Mac mini dans un lecteur de disquettes Apple Disk II

Pierre Dandumont

vendredi 13 février à 12:55

Image

Vous aimez les objets Apple vintage ? Bonne nouvelle, il est possible d'installer un Mac mini dans un lecteur de disquettes 5,25 pouces issu d'un vénérable Apple II. Le vendeur italien précise d'ailleurs dans son annonce qu'il préfère que son bricolage soit effectué avec un lecteur de disquettes (l'Apple Disk II) défectueux, pour préserver les modèles fonctionnels.

L'avant du Disk II, qui cache le lecteur optique du Mac mini.
Le bouton, relié à la carte mère.

Le kit, vendu 25 €, comprend le nécessaire pour remplacer l'intérieur du lecteur de disquettes par un Mac mini. Ce dernier est par ailleurs un modèle techniquement vintage, au moins sur les photos : c'est un Mac mini G4, sorti en 2005. Compte tenu du format du Mac mini, il doit probablement être possible d'adapter tous les modèles qui emploient le boîtier d'origine. Apple a employé ce boîtier jusqu'en 2009, avec des modèles à base de Core 2 Duo. Avec ces derniers, la découpe des éléments imprimés en 3D risque tout de même d'empêcher l'accès aux prises jack.

Un Mac mini G4.
La découpe est adaptée au Mac mini G4, mais doit s'adapter aux modèles Intel. Il faudra au pire faire deux trous pour les prises jack.

SpaceX annonce que Starlink a plus de 9 millions de clients et plus de 9 000 satellites

Pierre Dandumont

vendredi 13 février à 12:00

Services

Dans un rapport forcément laudatif, SpaceX (qui a racheté xAI récemment) donne quelques informations sur l'état de son réseau Starlink. On apprend notamment que l'offre de connexion à Internet par satellites a plus de 9 millions de clients et qu'il y a eu 4,6 millions de nouveaux clients actifs en 2025.

Le premier nombre est impressionnant et un peu ridicule à la fois. Plus de neuf millions de clients dans le monde est une prouesse pour un service de ce type, qui cible essentiellement les zones où un accès à Internet classique n'est pas nécessairement accessible, mais il est aussi à mettre à l'aune du nombre de satellites. SpaceX revendique plus de 9 000 satellites actifs (environ 9 700 selon des sources externes), soit un ratio assez faible entre le nombre de clients et celui de satellites. La répartition n'est évidemment pas linéaire sur l'ensemble du globe, mais le nombre de clients par satellites est bas, ce qui explique le nombre de lancements, en hausse, 120 en 2025 (selon la même source, SpaceX a déployé 11 138 satellites depuis le lancement de l'offre).

Starlink dans les endroits isolés. Image SPaceX.
IA dans l’espace, protection de xAI et risques d’amende européenne : SpaceX a racheté xAI pour 250 milliards de dollars

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La société met en avant l'utilité de Starlink dans les zones reculées mais aussi en cas de catastrophe : le déploiement d'antennes permet de garder une connectivité dans des zones touchées par des ouragans ou des tremblements de terre, ce qui permet de mieux organiser les secours et offre aux personnes touchées la possibilité de contacter leurs familles ou les secours. Le monde de l'aviation est aussi mis en avant : les compagnies aériennes s'équipent de plus en plus avec des antennes Starlink, car c'est la solution la plus efficace actuellement pour offrir une connexion à Internet en vol. Le secteur maritime est aussi évoqué, avec plus de 150 000 bateaux équipés selon la société, que ce soit dans le domaine du fret ou dans le secteur des loisirs, avec les croisières.

Image SpaceX.
Air France confirme Starlink sur toute sa flotte fin 2026 : critiquable, mais quel autre choix ?

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La couverture cellulaire augmente

Après un lancement limité aux États-Unis, Starlink a étendu son offre Direct to Cell, qui permet à certains smartphones 4G de se connecter directement aux satellites pour offrir une connexion basique d'appoint. SpaceX annonce des partenariats avec 27 opérateurs dans 22 pays, avec 400 millions de personnes disposant d'un accès. La couverture est plus faible que pour l'offre classique, car tous les satellites ne sont pas adaptés, ils sont 650 selon SpaceX.

Image SpaceX.

Le rapport évite évidemment opportunément les problèmes liés à l'encombrement de l'espace, avec des risques de collisions qui sont en augmentation et qui nécessitent une maintenance importante. De même, l'usage des antennes Starlink dans les conflits en cours n'est pas évoqué. Starlink est en effet employé dans le conflit ukrainien, et tant la Russie — jusqu'il y a peu — que l'Ukraine profitent des antennes et de la connexion. SpaceX, après plusieurs années, a finalement décidé de couper l'accès aux forces russes, ce qui a visiblement provoqué une désorganisation des communications, mais nous ne sommes pas à l'abri d'un mouvement d'humeur d'Elon Musk dans ce domaine.

Starlink joue à Tetris en déplaçant 4 400 satellites d’ici 2026, pour réduire le risque de collisions

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