Durant sa participation au World Economic Forum de Davos, Elon Musk a indiqué dans une interview qu’Optimus devrait être mis à disposition du public d’ici la fin 2027, comme rapporté par Bloomberg.
Non, heureusement la version grand public ne devrait pas ressembler à ce Cylon exposé chez SpaceX pour le troll... Image Steve Jurvetson/Wikipedia, CC BY 2.0.
Afin d’appuyer cette affirmation, le patron de Tesla a indiqué que l’entreprise utilisait déjà plusieurs de ces robots dans son usine du Texas, cantonnés pour le moment à des tâches simples. Cependant, l’année 2026 devrait permettre de faire évoluer les prérogatives d’Optimus, lui laissant des charges de plus en plus complexes au fil des mois.
Voilà qui permet à Elon Musk d’affirmer que les machines humanoïdes devraient représenter une part de plus en plus importante dans les recettes de Tesla, une fois que le robot sera mis sur le marché grand public. Il ne faut cependant pas s’attendre à un raz-de-marée : le même Elon Musk indique que la production et la mise au point finale d’Optimus et du robotaxi « Cybercab » seraient « atrocement lentes », d’autant que selon le CEO, les ventes publiques ne démarreront pas tant que Tesla ne sera pas « confiante sur une versatilité, une fiabilité et une sécurité les plus hautes possibles ».
Reste qu’avec le temps, le public a pris la saine habitude de prendre les plannings annoncés par Elon Musk avec d’énormes pincettes : entre le FSD des voitures annoncé pour 2020 puis glissant d’année en année, l’homme sur Mars pour 2024 ou 2025, ou encore la fiabilisation de Starship pour 2023-2024, le « Elon-Time » est bien plus optimiste que ne l’est la réalité...
Alors que depuis plusieurs semaines, voire mois, les rumeurs d’un prochain départ de Tim Cook du poste de CEO d’Apple se font entendre, John Ternus semble prendre encore un peu plus ses marques avec l’ajout d’une nouvelle corde à son arc, comme le rapporte Mark Gurman.
Le futur Calife à la place du Calife ? Il semble que ce soit de plus en plus sûr. Image Apple.
Le patron de l’ingénierie matérielle vient en effet de récupérer un rôle clé et symbolique pour Cupertino : il devient responsable du design matériel et logiciel de l’entreprise. Pour quiconque connaît Apple, cette place est historiquement l’une des plus fortes, si ce n’est la plus forte pour la pomme.
Avant lui, c’est en effet Jony Ive qui a très longtemps tenu le rôle de Chief Design Officer, en lien direct avec Steve Jobs. Même après le décès de ce dernier, ce n’est qu’en 2015 que la position a été cédée à nul autre que Tim Cook, alors CEO de l’entreprise, quand Jony Ive a pris ses distances.
Et encore, même à cette époque le rôle restait « officiellement » tenu par Jony Ive. À son départ définitif en 2019 et la suppression du poste de Chief Design Officer, le duo Hankey et Dye se partage la position anciennement tenue par Jony Ive, mais sont placés sous la coupe de Jeff Williams, alors COO (Chief Operational Officer).
Jeff Williams ayant quitté toutes ses fonctions fin 2025, son rôle décisionnaire en matière de design devait donc revenir à quelqu’un d’autre. La logique aurait voulu que le nouveau COO récupère les rênes, mais Tim Cook en a décidé autrement, plaçant le département design de l’entreprise sous la coupe de John Ternus.
Une prise de poste discrète pour ne pas précipiter les choses
Cependant, cette nouvelle nomination a été faite semble-t-il « derrière les rideaux ». En effet, Tim Cook reste officiellement décisionnaire concernant le design dans l’organigramme, depuis le départ de Jeff Williams. Une telle discrétion peut s’entendre, pour deux raisons : la première, Tim Cook n’ayant repris le rôle que depuis six mois, le lâcher aussi rapidement pourrait être vu comme un aveu de faiblesse. La seconde, ne pas dévoiler trop tôt les plans de changements à la tête de l’entreprise, afin d’éviter une perte de légitimité à Tim Cook alors qu’il lui reste encore un an au minimum à la tête d’Apple.
Si Tim Cook quittait son poste de CEO, ce serait très probablement pour prendre celui de Chairman. Celui-ci est cependant encore occupé par Art Levinson, qui y restera vraisemblablement encore jusqu’en février 2027. Hors de question de diminuer publiquement les décisions de Tim Cook sur une période aussi longue en dévoilant son successeur trop tôt...
Reste que discrètement mais sûrement, John Ternus affirme de plus en plus son statut de Calife à la place du Calife : entre les rôles qu’il accumule (Senior Vice President Hardware Engineering, reponsable de l’équipe dédiée à la robotique, et maintenant « Executive Sponsor » de l’équipe design) et sa mise en lumière publique durant différents événements, il faudrait être aveugle pour ne pas y voir un message. Plutôt qu’une question de « qui » à laquelle la réponse est déjà presque trouvée, c’est maintenant une question de « quand » qui se pose.
Depuis la mise en retrait de John Giannandrea, l’intelligence artificielle d’Apple est passée sous le giron de Craig Federighi. Le patron de l’ingénierie logicielle est-il en mesure de remettre cette activité sur de bons rails ? C’est la question que soulève The Information, non sans une certaine dose de scepticisme.
Craig Federighi à la WWDC 2025. Image Apple/MacGeneration.
Selon les sources du site, Craig Federighi a été le principal artisan du choix d’Apple de s’appuyer sur des modèles concurrents, jugés plus performants que ceux développés en interne. Une décision officialisée la semaine dernière avec l’annonce du partenariat pluriannuel avec Google. Grâce aux modèles de Gemini, Apple va enfin pouvoir proposer dans les semaines à venir son Siri plus personnel attendu de longue date, avant peut-être un véritable agent conversationnel à la ChatGPT.
Si cette décision portée par Craig Federighi est donc un moyen de débloquer la situation à court terme, tous les doutes ne sont pas levés. Il faut préciser que Craig Federighi ne dirige pas directement les équipes d’IA, cette mission revient désormais à Amar Subramanya, débauché chez Microsoft. Ce dernier opère néanmoins sous la supervision étroite du responsable de l’ingénierie logicielle, décrit comme longtemps sceptique à l’égard de l’IA, jusqu’au déclic provoqué par ChatGPT.
Or Craig Federighi serait réputé pour sa rigueur budgétaire. D’après plusieurs anciens collaborateurs, il contrôle strictement les salaires et se montre réticent à investir dans des projets risqués dont le retour sur investissement n’est pas clairement établi. Il aurait même tendance à examiner dans le détail les dépenses de ses équipes, jusqu’aux budgets consacrés aux bananes et autres collations. Une approche qui tranche nettement avec OpenAI, Google ou Meta, qui dépensent sans compter dans l’IA.
Apple continue de chercher de nouveaux responsables pour renforcer son groupe dédié. Mais la division IA étant maintenant chapeautée par Craig Federighi, il n’est pas certain que l’entreprise consente aux dépenses nécessaires pour attirer des chercheurs et ingénieurs de tout premier plan, alors même que les départs dans ses rangs se multiplient.
Craig Federighi lors de l’annonce d’Apple Intelligence à la WWDC 2024. Image Apple/MacGeneration
Toujours d’après les sources de The Information, tandis que Mark Zuckerberg fait des ponts d’or pour attirer des pointures, Craig Federighi voit d’un mauvais œil l’idée de devoir rémunérer certains profils davantage que les dirigeants actuels d’Apple. Plusieurs demandes d’augmentations au sein des équipes d’IA auraient ainsi été refusées. Des inquiétudes circulent également quant à une possible réduction des déplacements professionnels, qui limiterait la participation aux grandes conférences du secteur.
La feuille de route d’Apple
The Information fait également le point sur la feuille de route d’Apple après l’accord conclu avec Google. Malgré ce partenariat, l’équipe en charge des modèles fondamentaux poursuivrait le développement de solutions maison, en particulier pour les usages exécutés directement sur les appareils.
Dans l’intervalle, Apple prévoirait de miniaturiser des modèles de Google afin de faire fonctionner davantage de traitements en local. Pour y parvenir, elle envisagerait l’acquisition de petites sociétés spécialisées dans la réduction de la taille des modèles d’IA.
Apple serait par ailleurs en discussion pour utiliser l’infrastructure cloud de Google et ses puces dédiées à l’IA, les Tensor Processing Units (TPU), pour une future version de Siri. Ce choix serait motivé, au moins en partie, par des difficultés à sécuriser suffisamment de puces mémoire pour ses propres centres de données.
Recourir au cloud de Google marquerait un infléchissement notable de la stratégie d’Apple, qui privilégiait jusqu’ici l’exécution locale ou le recours à son Private Compute Cloud, son infrastructure sécurisée reposant sur des puces maison. Une telle évolution renforcerait aussi sa dépendance à Google.
1Password affûte ses armes contre les arnaques à l’hameçonnage et renforce une protection déjà en place. Jusqu’ici, le gestionnaire refusait de remplir automatiquement les identifiants lorsque le site visité ne correspondait pas à l’URL enregistrée. Un nouvel avertissement plus explicite a été ajouté, incitant l’utilisateur à marquer une pause. Il pourra ainsi mieux repérer une attaque classique, comme une URL volontairement très proche mais légèrement mal orthographiée.
Image 1Password
L’entreprise prend l’exemple du site https://faceboook.com avec 3 lettres « o » : une subtilité qui pourrait tromper la vigilance de nombreux utilisateurs. Dans de tels cas, l’extension de navigateur 1Password va afficher un message d'avertissement invitant à faire une pause et à rester sur ses gardes avant de continuer. Même les utilisateurs tête en l’air devraient donc être plus alertes face à un message indiquant que l’URL du site web actuel « n’est pas associée à un compte dans 1Password ».
L’avertissement est malheureusement un peu léger : 1Password aurait pu être plus explicite en conseillant clairement de passer au crible l’URL ou en redirigeant vers une page avec des conseils. En attendant, ce pop-up devrait tout de même permettre à quelques utilisateurs de marquer une pause et de reprendre leurs esprits.
Le déploiement de cette nouveauté débute aujourd’hui, mais il pourra s’étaler sur plusieurs semaines avant d’être mis en place chez tous les utilisateurs. Pour les abonnements individuels et familiaux, 1Password activera automatiquement cette protection dès qu’elle sera disponible. En entreprise, elle devra en revanche être activée manuellement par les administrateurs 1Password.
Atlas, le navigateur d’OpenAI, continue son petit bonhomme de chemin. L’application a récemment été mise à jour et s’enrichit d’un système de groupes d’onglets et des améliorations pour la recherche. Atlas est disponible gratuitement, mais ne prend en charge que les Mac Apple Silicon. Un compte OpenAI est obligatoire pour l'utiliser.
Pour rappel, Atlas est un navigateur basé sur Chromium qui a comme principal intérêt son intégration avec ChatGPT. Une barre permet de lui poser des questions en lien avec ce que l’on a à l’écran. Le chatbot peut également résumer ou écrire du texte. L’application facilite aussi la transition depuis Chrome ou Safari en important vos données (favoris, réglages, etc.) histoire de ne pas repartir de zéro.
Cette version met l’accent sur les onglets : les groupes d’onglets sont désormais de la partie pour rassembler des sessions par thème (travail, voyage, veille, lecture…). Plusieurs ajustements rendent les onglets verticaux plus confortables, avec des menus contextuels simplifiés au clic droit.
La mise à jour corrige aussi le « mini mode » des onglets verticaux. Quand la barre latérale devient très étroite, Atlas passe en version compacte pour gagner de la place. Cette MAJ apporte des correctifs pour que ce mode reste stable et agréable, là où il pouvait parfois être capricieux.
La recherche progresse avec un mode Auto qui bascule entre ChatGPT et Google selon la requête, et une interface de liens de résultats plus lisible en disposition verticale. On note également des améliorations d’import pour Safari et iCloud, des simplifications dans la barre d’adresse, des corrections de crash et même le support des remplacements de texte macOS sur les pages web.