Même les Apple Store n’ont pas permis à Apple d’éviter l’échec commercial du Vision Pro. C’est par cette provocation que Wired consacre un article complet à la chaîne de magasins d’Apple, qui est en quelque sorte le poumon de Cupertino.
Tout d’abord, cela illustre sans doute à quel point l’entreprise était à côté de la plaque concernant le Vision Pro. Apple a beaucoup investi dans la formation de ses vendeurs pour qu’ils soient en mesure de présenter sous l’angle le plus favorable possible son casque de réalité virtuelle. Toutefois ne nous méprenons pas, le cœur du problème du Vision Pro n’est pas là. Cela révèle surtout l’importance des boutiques pour les dirigeants d’Apple.
Image : Apple
Un lancement sous cloche
En janvier 2024, Cupertino a convoqué des centaines d’employés pour un entraînement commando. L'objectif : maîtriser les subtilités du Vision Pro. Pour maintenir le secret, Apple n'a pas lésiné sur les moyens : accords de non-divulgation stricts et sacs de Faraday pour bloquer les signaux GPS des smartphones. Sur le campus, le silence était d'or : interdiction formelle de briefer les collègues n'ayant pas encore suivi le cursus pour ne pas gâcher l'effet de surprise.
À leur retour, les formateurs devaient animer des ateliers de quatre heures …
C’est un projet qui nous tenait à cœur depuis longtemps. Après avoir retracé un demi-siècle d'histoire dans notre livre L’aventure Apple : 50 ans de souvenirs, nous avons eu envie de prolonger l’expérience « pour de vrai ». Le samedi 18 avril, MacGeneration quitte ses écrans pour vous retrouver à Lyon lors d'une journée exceptionnelle dans les locaux de l’école Emile Cohl.
L’idée est simple : briser la barrière du virtuel et se réunir, entre passionnés, pour échanger, apprendre et s'amuser autour de cet écosystème qui nous anime quotidiennement.
Un musée où le "ne pas toucher" n'existe pas
Plutôt que d'aligner des machines derrière des vitrines, nous avons concocté un musée interactif. Vous avez toujours rêvé de taper quelques lignes sur une station NeXT ? De lancer un jeu sur un Apple II ? Ou de découvrir enfin à quoi ressemblait la Pippin ?
Nous avons rassemblé des dizaines de pièces d'exception qui n'attendent que vos doigts. Ce sera aussi l'occasion, pour les plus nostalgiques, de retrouver la célèbre « bombe » du Système 7 en conditions réelles. Un grand moment de partage pour montrer aux plus jeunes sur quoi nous avons fait nos premières armes.
Six conférences pour refaire le monde (Apple)
Tout au long de la journée, l’amphithéâtre de l'école Émile Cohl accueillera des intervenants qui ont marqué ou analysé l'histoire de la marque :
11h00 : L'effet "Waouh" au quotidien. Jean-Baptiste Leheup (auteur de notre livre L’aventure Apple) reviendra sur ces innovations qui nous ont émerveillés… avant qu’on finisse par ne même plus les remarquer au quotidien.
12h00 : Du code et des idées. Clément Sauvage nous racontera 15 ans de révolution mobile, de l’App Store aux défis de l’IA.
14h00 : De l’Apple I au "vibe-coding". Bruno Rives nous fera voyager entre les débuts artisanaux de Steve Jobs et le futur du développement.
15h00 : La face B du succès. Emmanuel Mathias (ex-Apple France) nous contera l'histoire de la firme à travers ses plus beaux ratés.
16h00 : Le design comme religion. Guillaume Gète analysera 50 ans de choix esthétiques qui ont fini par s'imposer à toute l'industrie.
17h00 : Le grand final avec l'équipe. Pour clore la journée, toute la rédaction de MacGeneration sera sur scène pour répondre à toutes vos questions, sans filtre.
Infos pratiques et réservations
Parce que nous voulons que cet événement soit un lieu de transmission, l’accès est gratuit pour les mineurs accompagnés. Une belle occasion de faire découvrir votre passion en famille.
Depuis les débuts de Meta dans l’intelligence artificielle, le modèle a toujours été Llama, dans ses différentes évolutions au fil du temps. Cette fois, la firme de Mark Zuckerberg change de modèle en présentant les premiers résultats du Meta Superintelligence Labs : Muse Spark.
Muse Spark devrait comme ses petits camarades tenter de s’attaquer au domaine de la santé. Image Meta.
Comme rapporté par TheVerge, ce nouveau modèle entre dès maintenant en fonction sur l’app et le site de Meta AI, aux USA pour le moment. Ce n’est bien entendu que le début : le LLM devrait intégrer dans les semaines à venir WhatsApp, Instagram, Facebook, Messenger et bien entendu les lunettes connectées de la marque, tout en s’étendant aux autres pays.
Selon Meta, cette nouvelle intelligence artificielle est faite pour s’intégrer le plus parfaitement possible aux produits de la marque, au point que le créateur de Facebook n’hésite pas à indiquer qu’elle a été précisément faite dans ce but. Meta cherche ainsi à concurrencer l’intégration poussée que Google a réussi à atteindre avec Gemini dans ses produits.
Muse Spark ne devrait cependant pas s’arrêter aux produits de Zuckerberg : une API sera distribuée très bientôt à des partenaires triés sur le volet, auxquels l’entreprise a indiqué qu’il sera possible de faire tourner simultanément plusieurs sous-agents afin d’améliorer la rapidité et l’efficacité de la réflexion. Bien entendu, cette nouvelle IA pourra recevoir des données sous forme de texte mais aussi d’images, format indispensable pour fonctionner de paire avec les lunettes connectées. Les utilisateurs devraient avoir la possibilité de choisir entre une réponse rapide, nommée « Instant », et une réponse plus complète et complexe, appelée « Thinking ».
Sur le plan de la complexité, justement, Meta indique que Muse Spark est capable de répondre à des questions complexes en science, mathématiques et santé. Meta devrait donc venir sur le terrain très convoité mais hautement controversé de la santé, où OpenAI et Anthropic se sont déjà lancés depuis janvier.
Bien entendu, les services de Meta devraient profiter de cette IA pour retenir encore plus efficacement le badaud : Facebook, Instagram ou encore Threads utiliseront très rapidement les capacités de Muse Spark pour proposer des contenus les plus précis possibles à leurs utilisateurs.
Cette version n’est bien entendu qu’une première étape, et l’entreprise compte développer des modèles encore plus complexes, et espère pouvoir proposer plus tard des versions open-source. Selon Meta, Muse Spark n’est ainsi qu’une première pierre à l’édifice.
C'est un peu le serpent de mer des cryptomonnaies : qui est vraiment Satoshi Nakamoto ? Une réponse basique est évidente : c'est le créateur du Bitcoin, qui a posé les bases de la plus célèbre des cryptomonnaies en 2008, dans un livre blanc. Il possède a priori une bonne partie des premiers Bitcoins, minés à une époque où les calculs étaient simples, et — surtout — c'est un pseudonyme. Le grand jeu pour les médias est donc de chercher qui est réellement Satoshi Nakamoto, et The New York Times pense, cette fois, avoir trouvé la réponse.
Pour nos confrères, ce serait Adam Back. Ce n'est pas la première fois qu'il est soupçonné d'être Satoshi Nakamoto. Un indice évident est que le livre blanc du Bitcoin fait référence à Hashcash, un procédé inventé par Adam Back en 1997 pour limiter le spam dans les emails. Mais ce n'est qu'un indice.
Le logo du Bitcoin.
Des indices liés à l'écriture
Dans l'absolu, il y a peu de personnes avec le bagage mathématique et technique nécessaire pour créer le Bitcoin, mais il y a tout de même eu plusieurs suspects au fil des années, sans que Satoshi Nakamoto soit démasqué pour autant. John Carreyrou a utilisé des méthodes qui ne se contentent pas de chercher des indices sur la partie technique : il a analysé les quelques textes associés réellement à Satoshi Nakamoto.
Il a trouvé des indices qui tendent à prouver que Satoshi Nakamoto est un Anglais qui tentait de cacher son identité avec de l'argot américain (jusqu'à maintenant, c'était le contraire qui était admis, un Américain se faisant passer pour un Britannique). Il a aussi analysé le compte X d'Adam Back et a découvert que certains termes peu usuels dans les textes et emails de Satoshi Nakamoto se retrouvent chez Back. Plus largement, Adam Back et Satoshi Nakamoto ont des centres d'intérêts communs, des idées proches et arrivent souvent à des conclusions identiques. Nous vous passons les nombreuses explications, que vous pourrez lire dans l'article, mais elles sont convaincantes… ce qui est logique dans un article de ce genre.
C'est la stylométrie qui donne pourtant le plus de poids à l'enquête, couplée à l'analyse de la grammaire et de certains tics de langage. L'article parle notamment des tirets, ce qui est presque ironique en 2026 : l'usage du tiret cadratin (que j'utilise souvent) est par exemple vu comme un signe de texte généré par une IA… Un exemple simple : écrivez-vous email ou e-mail ? En analysant les usages, certaines erreurs et certains tics, les auteurs de l'article retombent dans tous les cas sur Adam Back.
Adam Back nie évidemment
Adam Back, lui, nie évidemment être Satoshi Nakamoto et indique que ce sont des coïncidences, notamment parce que (selon lui), il partage des centres d'intérêt avec Satoshi Nakamoto (ce qu'il est difficile de nier).
Mais dans les faits, le résultat de l'enquête — assez convaincant — importe peu dans les faits, pour une raison très simple : l'argent. Une des sociétés d'Adam Back, Blockstream, est spécialisée dans les cryptomonnaies et est valorisée plus de 3,2 milliards de dollars. Et le fondateur d'une société comme celle-là ne peut tout simplement pas annoncer publiquement qu'il dispose d'environ 1,1 million de bitcoins (environ 80 milliards de dollars), ne serait-ce qu'à cause des risques de crash.
À date, c'est probablement l'enquête la plus convaincante et la plus fouillée sur l'identité de Satoshi Nakamoto, mais elle n'apporte aucune preuve directe. Et il y a peu de chances qu'une preuve de ce type arrive un jour.
Incidental (4 €) est un nouveau lecteur musical pour le Mac. On ne manque pas d’options dans la catégorie, bien sûr, mais cette app se distingue par des choix assez radicaux. Il n’est pas question de concurrencer Musique d’Apple ou Spotify, ni même un lecteur multimédia complet comme QuickTime ou VLC. Son concepteur a cherché à créer une interface aussi compacte et minimale que possible, pour lire des listes de lecture composées à partir de vos fichiers locaux. Et c’est tout, ou presque : la présentation est aussi très modulaire, avec de nombreux thèmes par défaut et la possibilité de créer les siens.
Trois présentations différentes pour Incidental à gauche, l’interface de gestion des listes de lecture à droite. Image MacGeneration.
Par bien des aspects, on retrouve l’esprit de Winamp, le célèbre lecteur musical qui a connu son heure de gloire autour de l’année 2000. Même si ce logiciel était bien plus complexe et complet que cette nouvelle app, c’est un petit peu la même philosophie, en tout cas pour les thèmes personnalisables1. Par défaut, Incidental intègre quatre formats, déclinés en plusieurs couleurs et tous assez compacts. La fenêtre reste au premier plan, en permanence au dessus des autres apps, ce qui colle bien à l’esprit d’un mini-lecteur de musique que l’on garde dans un coin. Le style est résolument rétro, entre enceinte plastique des années 1990 et pixel art.
Si on trouve que l’app occupe toujours trop de place, on peut même cliquer sur l’icône avec deux traits horizontaux dans le coin de la fenêtre et ne garder qu’un trait coloré. Incidental est volontairement minimaliste du côté des fonctionnalités, tout en proposant une interface très soignée, avec de petites animations et même des sons qui se font entendre quand on clique sur des boutons. La position au sein d’une liste de lecture est mémorisée automatiquement et il y a quelques options pour lire les titres en boucle ou activer la lecture aléatoire. Le tour est rapidement fait, c’est voulu et son développeur préfère rediriger vers d’autres apps pour des besoins qui ne sont pas couverts.
Incidental peut être testée gratuitement avec la version « LE » distribuée sur cette page, qui propose toutes les fonctionnalités, mais seulement quatre skins. Pour obtenir toutes les présentations, il faut payer 4,99 $ (environ 4,3 € HT) pour la version « XL ». L’interface n’est pas traduite en français et macOS 15 est nécessaire au minimum.
Le processus est volontairement assez manuel, dans l’esprit de l’informatique facile à bricoler, là encore un hommage aux années 1990 et en particulier au ResEdit d’avant l’ère Mac OS X. Les thèmes de base sont tous regroupés dans un sous-dossier de ~/Documents, on peut en dupliquer un et le modifier. Chaque présentation est composée d’une série d’images et d’un fichier JSON qui gère le tout. ↩︎