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L’Instrument Anti-Coercition de l’Union européenne, quels risques pour les prix en France ?

Greg Onizuka

dimanche 18 janvier à 20:00

AAPL

Il n’aura échappé à personne que la volonté persistante du président des États-Unis d’Amérique d’acquérir le Groenland, de gré ou de force, est restée une idée fixe qui ne va pas en s’arrangeant. Depuis quelques jours, la pression exercée par Donald Trump n’est plus seulement diplomatique, mais aussi économique : de nouveaux « droits de douane » vont être imposés à huit pays européens qui mettent de « la mauvaise volonté » à vendre l’île arctique, dont la France. En retour, l’Union européenne pourrait activer l’ACI, ou « Instrument Anti-Coercition ». Quel est cet outil, et quelles conséquences pourrait-il avoir sur les tarifs de l’informatique et des produits Apple ?

Image générée par IA.

Résumé des derniers mouvements

Le 17 janvier, dans un post sur son réseau Truth Social, le président américain a annoncé prendre des mesures financières contre huit pays européens (Danemark, Norvège, Suède, France, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas et Finlande) mettant de la « mauvaise volonté » : dès le 1er février 2026, 10 % de droits de douane supplémentaires seront appliqués sur les produits venant de ces pays, et à partir du 1er juin 2026, ces droits seront portés à 25 %, et ce tant qu’un accord concernant la vente complète du Groenland aux USA ne sera pas acté.

Bien entendu, la France et l’Union européenne ont immédiatement réagi à cette menace, dans un premier temps en faisant état de leur indignation : le Danemark a indiqué que « l’Europe ne se laissera pas faire chanter », et les huit pays ont fait une déclaration conjointe, indiquant que ces menaces « sapent les relations transatlantiques », et que ces pays resteront « unis et coordonnés » dans la réponse à apporter à ces menaces.

Emmanuel Macron, lui, a appelé à une réaction concrète à ces mesures : l’activation de l’ACI. Ainsi, le président français compte demander, « au nom de la France », l’utilisation de cet outil à l’Union européenne, afin de dissuader Washington de mettre en place les menaces du président US. Si l’Union européenne n’a pas directement avalisé la demande française, elle a cependant rappelé que l’UE est prête à prendre « toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts économiques et sa souveraineté ». L’ACI est donc une possibilité parmi d’autres, d’autant que l’Allemagne semble du même avis que le président français.

L’ACI, c’est quoi ?

À la demande d’un État membre (ce qui est donc le cas avec la demande de la France), la Commission européenne peut ouvrir une enquête sur les pratiques d’un pays étranger, afin de déterminer s’il y a coercition économique contre les intérêts de l’Union européenne. Si la coercition est avérée, alors elle propose au Conseil d’activer l’ACI. Un vote des États membres est donc lancé, et l’ACI est activé si celui-ci atteint la majorité qualifiée des voix.

Une fois lancé, l’ACI permet de prendre des mesures diverses contre le pays cible : hausse ciblée des droits de douane, hausse des licences d’import/export, restrictions sur les services, sur les investissements ou sur l’accès aux marchés publics. Les mesures ont pour but de rester proportionnées et réversibles autant que possible, pour éviter une guerre commerciale durable.

Contrairement à de nombreux outils habituels de l’UE, l’ACI est encadré par des délais stricts. Ces derniers permettent d’éviter que les décisions se perdent dans d’interminables discussions entre pays, qui ont la fâcheuse habitude d’annihiler tout intérêt à l’application d’une mesure, tant le temps de réaction de l’UE paraît extrêmement long en temps normal.

Quelles conséquences sur l’informatique en général en France, et sur Apple en particulier ?

Dans un premier temps, il faut garder à l’esprit que la volonté d’utilisation de l’ACI est surtout une mise en garde à l’encontre des USA, leur rappelant que s’ils venaient à mettre en application leurs tarifs contre les huit pays visés, l’UE pourrait répondre de manière toute aussi massive et radicale que Trump. La menace européenne est là pour forcer le pays adverse à entrer en discussion plutôt que de tirer sans sommations.

S’il venait à être activé, l’ACI pourrait avoir des conséquences à la fois ciblées et vastes sur le paysage informatique européen : en effet, l’outil permettant d’aller à de « simples » hausses jusqu’au bannissement d’un service complet, l’éventail est large.

De plus, l’outil pourrait être déclenché « par étages », de la même manière que le président américain a indiqué deux hausses successives des droits de douane : dans un premier temps, seuls certains secteurs pourraient voir une hausse légère des droits de douane en UE, avant de monter ces droits petit à petit. Si rien ne vient arrêter l’escalade, l’UE pourrait aussi décider de bannir certains services, comme des réseaux sociaux.

Concernant Apple, il ne faut pas s’attendre à une hausse des prix directe des appareils si l’ACI venait à être activé : il y a une telle inertie avec les stocks déjà sur place et les flux financiers gigantesques de la marque qu’elle prendra sûrement le temps de réfléchir à sa stratégie avant de décider d’une hausse.

Image Donald J. Trump/Truth Social.

Cependant, le cas des services comme iCloud, Apple TV ou encore Apple Music est différent : si l’UE venait à instaurer des taxes supplémentaires sur ces services, en raison de leur appartenance à une entreprise américaine, Apple pourrait ne mettre que quelques semaines ou mois avant de répercuter la hausse, et aurait tout loisir de reporter la faute sur l’Union européenne. Si ces services étaient ciblés par l’UE, il est fort probable qu’Apple ne soit pas la seule visée, et que le budget mensuel concernant la SVOD, les abonnements à des chatbots ou d’autres services en ligne s’alourdisse pour l’utilisateur, tous ces services étant en grande majorité fournis par des entreprises américaines.

Nous n’en sommes heureusement pas encore là, mais les semaines à venir seront décisives sur la suite des événements : s’il est à espérer que les menaces laissent place à la discussion et que l’UE n’en vienne pas à sortir ce « bazooka commercial », les choses paraissent bien mal parties, tant la volonté du président américain semble inébranlable.

E-sport : l’incroyable ascension des virtuoses du tableur

Christophe Laporte

dimanche 18 janvier à 11:15

Ailleurs

Naïvement, on aurait pu penser que les compétitions d’e-sport se résumeraient à une partie de FIFA, de Fortnite ou de n’importe quel blockbuster du moment. On se trompait. En septembre dernier, on pensait avoir atteint un sommet d'insolite avec cette compétition rassemblant les meilleurs réparateurs d’iPhone au monde. Mais non…

Quel est le record du monde de remplacement du processeur d’un iPhone ?

Quel est le record du monde de remplacement du processeur d’un iPhone ?

Repérée par le journal L’Équipe, une discipline improbable a semble-t-il le vent en poupe : le championnat du monde d’Excel. La saison 2026 débutera dans quelques jours, et le monde de la bureautique retient son souffle : qui succédera à Diarmuid Early ? Dans le milieu, l’Irlandais est une légende, au point d'être surnommé le « LeBron James des tableurs ».

Diarmuid Early - image : Excel Esports

La revanche des "nerds" de la compta

Ne vous y trompez pas : il s'agit d'une véritable ligue professionnelle qui s’étale sur toute l’année, avec neuf manches de qualification éprouvantes. Les meilleurs s'affrontent ensuite lors d'une phase finale dans une ambiance électrique, presque surréaliste pour qui a déjà lutté avec une simple macro.

Pour son titre, Diarmuid Early a empoché 5 000 dollars. Une coquette somme qu'il commente avec une humilité toute geek : « Je ne pense pas que mon principal argument de vente soit ma rapidité sur un tableur, mais cela reste une expérience pertinente. » Pertinente, et lucrative. En 2014, après son premier trophée, son patron, craignant sans doute de voir son prodige débauché par la concurrence, n’a pas hésité à lui verser la plus grosse prime de sa carrière. Comme quoi, maîtriser les tableaux croisés dynamiques peut mener à tout, même à la fortune.

Malgré l'enjeu, l'ambiance n'est pas à la guerre froide entre deux cellules. Sur sa chaîne YouTube, Early partage ses astuces et ses "tips" avec une générosité qui détonne dans le monde de la compétition. C'est là toute la particularité de cette discipline : une communauté solidaire et engagée.

« Ce sont les personnes les plus accueillantes que vous puissiez espérer rencontrer », confie le champion. Ici, on s'entraide entre deux matchs. Les meilleurs compétiteurs coachent les novices, et l'altruisme semble être la règle d'or, bien loin des ego surdimensionnés de certains circuits de l'e-sport traditionnel.

Le point d'orgue de la saison se déroule à Las Vegas. La finale y prend des airs de show télévisé, avec une série d’épreuves de 30 à 60 minutes exigeant une vivacité d’esprit hors norme et une connaissance encyclopédique des fonctions Microsoft.

La tension grimpe à mesure que les questions se corsent, pour finir sur un format "Battle Royale" impitoyable : lors du dernier tour, le dernier du classement est éliminé toutes les cinq minutes. À ce petit jeu, il ne faut pas seulement savoir compter, il faut savoir tenir la pression. Qui a dit qu'Excel était ennuyeux ?

Allez-vous vous abonner à l’Apple Creator Studio ?

Stéphane Moussie

dimanche 18 janvier à 10:00

Sondage

Final Cut Pro, Logic Pro, Pixelmator Pro, Motion, Compressor et MainStage. Mais aussi du contenu et des fonctionnalités en plus pour Keynote, Pages et Numbers. À partir du 28 janvier, vous pourrez avoir tout cela pour 12,99 €/mois ou 129 €/an. Apple présente bien sûr son nouvel abonnement unique comme très avantageux, mais allez-vous franchir le pas ? C’est l’objet de notre nouveau sondage.

Apple Creator Studio. Image Apple.

Apple n’abandonnant pas les achats uniques pour Final Cut Pro, Logic Pro et Pixelmator Pro sur Mac, l’offre Creative Studio sera optionnelle sur cette plateforme. En revanche, elle deviendra incontournable sur iPad pour utiliser ces logiciels. De son côté, la suite iWork restera majoritairement gratuite, l’abonnement servant uniquement à débloquer du contenu et des fonctions additionnels.

La décision de souscrire ou non à l’Apple Creator Studio revient donc à faire un calcul à plusieurs variables : vos besoins, les applications que vous possédez déjà, la compatibilité logicielle, les plateformes sur lesquelles vous travaillez, votre tolérance au modèle par abonnement et l’intérêt que vous portez aux nouvelles fonctions d’iWork.

Alors, allez-vous vous abonner à l’Apple Creator Studio ?

Netgear brade son Orbi Wi-Fi 7 : le pack routeur + satellite à 210 €

Christophe Laporte

samedi 17 janvier à 11:17

Matériel

Petit à petit, le Wi-Fi 7 commence à se démocratiser. Netgear propose une réduction intéressante sur son système Orbi série 370, lancé à la fin de l'année dernière.

Le système mesh, comprenant le routeur et un satellite, est actuellement disponible pour un peu moins de 210 €. Pour les habitations plus vastes, la déclinaison accompagnée de deux satellites passe sous la barre des 300 €, à 299,99 €. Ces tarifs représentent une baisse respective de 40 € et 50 € sur le prix public, une opportunité bienvenue pour qui souhaite moderniser son réseau domestique à moindres frais.

Pour parvenir à ce tarif contenu, Netgear a dû faire des choix techniques. L’Orbi série 370 fait ainsi l’impasse sur la bande des 6 GHz, qui permet d'habitude d'atteindre des sommets en termes de débits à courte portée.

Pour autant, cette borne ne renie pas son héritage Wi-Fi 7. Elle s’appuie sur les bandes de fréquences classiques (2,4 GHz et 5 GHz) et exploite surtout la fonction Multi-Link Operation (MLO). Cette technologie, pilier de la nouvelle norme, permet de combiner ces bandes pour améliorer la stabilité et les performances globales du réseau. L'ensemble affiche une vitesse théorique maximale de 3,6 Gb/s.

Côté filaire, Netgear n'a pas oublié les utilisateurs équipés de connexions fibre musclées. Le routeur principal dispose d’un port Ethernet WAN à 2,5 Gb/s pour la liaison avec la box, complété par un port Ethernet LAN également à 2,5 Gb/s.

C'est un point crucial : cette connectique permet de profiter pleinement des offres fibre "Multi-Gig" de plus en plus courantes chez les opérateurs, sans créer de goulot d'étranglement dès la sortie du routeur. Si vous cherchez un système simple, performant et évolutif sans pour autant investir dans les modèles ultra-haut de gamme de la marque, cet Orbi série 370 constitue un excellent compromis.

OLED : la fin du tunnel (et du LCD) pour 2028 ?

Christophe Laporte

samedi 17 janvier à 08:31

Mac

Connaissez-vous le point commun à toutes les rumeurs ayant trait à un produit Apple adoptant un écran OLED ? Le retard, bien sûr ! La sortie de certains produits est souvent évoquée, mais toujours repoussée.

Cette transition vers l’OLED est, quoi qu’il en soit, un processus de longue haleine. Sur les petits formats, l’affaire semble entendue : cette technologie fait les beaux jours de l’Apple Watch depuis ses débuts et de l’iPhone depuis le lancement de l'iPhone X en 2017.

L’iPhone X - image : MacGeneration

L’iPad Pro comme point de bascule

Dès que la diagonale s'étire, c’est une autre paire de manches. Les dalles OLED ont fini par faire leur apparition sur l’iPad Pro en 2024, marquant le début d'une nouvelle ère pour les tablettes de Cupertino. Cette transition devrait s’accélérer dans les mois et années à venir. Pour Apple, l'enjeu est de taille : faire de cette technologie un argument commercial massue pour inciter les utilisateurs à renouveler des équipements dont le cycle de vie a tendance à s'allonger.

Image : Apple

Si l’on en croit DigiTimes, la quasi-totalité du catalogue Apple devrait avoir effectué sa mue à l’horizon 2028. Voici à quoi devrait ressembler le calendrier des réjouissances :

  • iPad mini (2026) : Le petit poucet de la gamme devrait enfin abandonner le LCD, mettant sans doute fin aux critiques sur le « jelly scrolling ».
  • MacBook Pro (fin 2026 ou 2027) : le grand saut est attendu avec le fameux MacBook Pro M6.
  • iPad Air (2027) : Après les modèles Pro, le milieu de gamme bénéficiera de la technologie avec quasiment trois ans de décalage, segmentation oblige.
  • iMac (2027 ou 2028) : Le tout-en-un iconique attendrait encore deux ou trois ans avant de voir ses contrastes s'envoler.
  • MacBook Air (2028) : Le best-seller d'Apple fermerait la marche, une fois que les coûts de production des dalles de grande taille auront suffisamment baissé.

Au passage, notez qu’une nouvelle référence d’écran externe Apple a récemment fait son apparition dans une base de données appartenant au régulateur chinois. Ce nouveau modèle resterait fidèle au LCD.

Un nouvel écran apparaît chez le régulateur chinois : Studio Display ou Pro Display XDR ?

Un nouvel écran apparaît chez le régulateur chinois : Studio Display ou Pro Display XDR ?

L’une des questions que l’on peut se poser, c’est l’impact de l’arrivée de cette technologie sur le prix des appareils. Quoi qu’il en soit, le passage à l'OLED apporte un bond qualitatif immédiat que les utilisateurs sauront apprécier : une qualité d'image globalement supérieure au LCD grâce à des couleurs plus riches et, surtout, un taux de contraste quasi infini.

Contrairement au rétroéclairage classique, chaque pixel OLED produit sa propre lumière. Résultat : quand c'est noir, c'est vraiment noir. Cette gestion fine permet non seulement une image plus profonde, mais aussi une meilleure efficacité énergétique, un point crucial pour l'autonomie de nos machines nomades. Reste maintenant à espérer que cette transition ne connaisse plus de nouveaux couacs.