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Mac OS X Server : 27 ans après, le serveur est-il l’avenir d’Apple ?

Christophe Laporte

lundi 16 mars à 12:03

macOS

Aujourd’hui, Mac OS X Server fête ses 27 ans. Ou plutôt, il aurait dû les fêter. Sa dernière émanation a en effet été retirée définitivement du téléchargement il y a un peu moins d’un mois, tournant une page entamée à la fin des années 90.

Image : mattjfuller

Alors, pourquoi parler d’un logiciel officiellement enterré ? Parce qu’un autre anniversaire, bien plus symbolique, approche à grands pas : dans huit jours, le 24 mars, Mac OS X soufflera ses 25 bougies. Un quart de siècle pour le système qui a sauvé Apple, mais dont la déclinaison « Server » a connu un destin radicalement opposé.

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C'est réellement la fin pour Mac OS X Server : Apple a supprimé la dernière version du Mac App Store

Un laboratoire avant la révolution

Au début du siècle, Mac OS X Server portait une ambition dévorante : percer le marché de l’entreprise, un bastion dont les portes ne cessaient de se refermer devant Cupertino. Mais lors de sa genèse, c’était aussi et peut-être surtout un outil de communication.

L’interface de Mac OS X Server à ses débuts

Le message d'Apple était alors simple : notre nouveau système d’exploitation grand public n’est pas encore prêt, mais regardez, notre logiciel serveur fonctionne parfaitement et il est déjà en vente. Sorti deux ans avant la version "Client", Mac OS X Server a permis d’occuper le terrain médiatique et d’habituer les utilisateurs à la nouvelle donne : un cœur Unix robuste, une interface d'administration simplifiée, des briques open-source, et une poignée de logiciels sur lesquelles Apple misait énormément à commencer par QuickTime Streaming Server et WebObjects.

Il y a 25 ans, Apple lançait Mac OS X Server

Il y a 25 ans, Apple lançait Mac OS X Server

L’épopée Xserve : quand Steve Jobs siffla la fin de la récré

Le vrai tournant a lieu en 2002. Apple comprend qu’un logiciel serveur ne vaut rien sans un matériel dédié. C’est la naissance du Xserve. Pendant dix ans, Apple a tenté de jouer dans la cour des grands, aux côtés de Dell et HP, avec des machines rackables magnifiques mais de niche.

Une ferme de Xserve utilisée par Virginia Tech

La légende veut que Steve Jobs n’ait jamais porté un grand intérêt à cette activité, la considérant comme un « hobby » entretenu par quelques uns de ses lieutenants. En 2010, le couperet tombe. Furieux de l’arrêt des Xserve, un lecteur de MacGeneration s’était plaint par e-mail de cette décision et avait reçu en retour cette réponse lapidaire de Steve Jobs : « Pour ainsi dire, personne ne les achetait ».

Des galères au rendez-vous manqué

Si les serveurs d’Apple ne manquaient pas de qualités, tout était loin d’être parfait. Je me souviens des innombrables galères rencontrées à l’époque pour faire tourner MacGeneration et nos différents services sur ces machines. Avec le recul, on peut se demander si Apple n’aurait pas gagné à insister plus longtemps ou à lancer son offre un peu plus tard, une fois que Mac OS X aurait réellement trouvé sa place…

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Dès l’abandon du Xserve, le destin du logiciel s’est assombri. De système d'exploitation complet, il a fini par devenir une simple application sur le Mac App Store, vidée de ses fonctionnalités les plus puissantes au fil des mises à jour. Un lent déclin qui laissait un goût amer aux administrateurs système.

Le paradoxe de l'IA et de la vie privée

Le plus ironique dans cette histoire, c’est qu'en 2026, Apple se remet à fabriquer des serveurs. Pour les besoins de son infrastructure IA (le fameux Private Cloud Compute), la Pomme déploie des serveurs équipés de puces Apple Silicon ultra-puissantes. Parallèlement, le Mac mini connait plus qu’un succès d’estime dans le domaine de l’IA.

Alors que la vie privée et la souveraineté des données n’ont jamais été des sujets aussi cruciaux, le monde n'a jamais eu autant besoin de solutions serveurs simples et sécurisées. Apple possède l'architecture (M4, M5), le système et l'argumentaire sécuritaire, mais manque désespérément à l'appel sur le plan logiciel pour le grand public ou les PME. Quelque part, le rendez-vous reste manqué. Dommage…

Le futur modèle d’IA de Meta serait en retard sur Google et OpenAI

Félix Cattafesta

lundi 16 mars à 11:58

Intelligence artificielle

Meta a visiblement du mal à accoucher de sa nouvelle génération de modèles d’IA. En juillet dernier, Mark Zuckerberg annonçait en fanfare une nouvelle génération de LLM promettant de franchir un nouveau cap dans les 12 prochains mois. Selon des proches du dossier interrogés par le New York Times, il semble peu probable que Meta tienne ses objectifs.

Image Pixabay

Meta a fait passer des tests internes portant sur le raisonnement, le codage et la rédaction à ses nouveaux modèles de fondation sur lesquels elle planche depuis plusieurs mois. Les résultats seraient en retard par rapport à la concurrence comme Google ou OpenAI. Si les performances sont meilleures que celles du Gemini 2.5 datant de mars dernier, le modèle n’atteint pas le niveau de la version 3.0 sortie en novembre. La nouvelle tombe alors que le modèle précédent Llama 4 a déçu par rapport aux attentes.

L’entreprise aurait donc décidé de repousser la sortie de son prochain gros modèle « Avocado ». S’il devait initialement être présenté dans le courant du mois, il faudra plutôt attendre mai prochain. Plus dur encore : Meta envisagerait de faire temporairement appel à Google pour ses services d’IA, bien que rien n’ait été tranché pour le moment.

En interne, les ingénieurs plancheraient sur un second modèle permettant de générer images et vidéos. La direction hésiterait à garder ces futurs produits sous clef là où les précédents étaient open source. Si les rumeurs ne sont pas particulièrement encourageantes, un porte-parole a tenu à rassurer :

Comme nous l’avons déjà annoncé publiquement, notre prochain modèle sera performant, mais surtout, il illustrera la progression fulgurante que nous connaissons actuellement. Nous repousserons ensuite sans relâche les limites tout au long de l’année, à mesure que nous lancerons de nouveaux modèles. Nous avons hâte que le public découvre très bientôt ce que nous avons préparé.

Meta mise tout sur l’intelligence artificielle et a recruté une équipe de haute volée pour mettre sur pied son « Superintelligence Labs » en charge de nouveaux modèles d’intelligence artificielle. L’objectif est de créer une « superintelligence personnelle », soit une IA surpassant l'intelligence humaine. Mark Zuckerberg a sorti le chéquier pour recruter de grands noms de la tech, récupérant le chef des modèles d’IA d’Apple Ruoming Pang ainsi que de nombreux ingénieurs. La stratégie n’est pas forcément payante, et certains ont déjà quitté le navire.

Firefox : Mozilla prépare une toute nouvelle interface nommée Nova

Stéphane Moussie

lundi 16 mars à 10:39

Logiciels

Firefox devrait changer de peau dans les mois à venir. Mozilla travaille en ce moment même sur une toute nouvelle interface nommée Nova. Le projet n’a pas encore été annoncé officiellement, mais des préparatifs et des maquettes ont été repérés par le blogueur Sören Hentzschel.

Il faut garder à l’esprit qu’il ne s’agit pour l’instant que d’ébauches et qu’il peut donc y avoir des évolutions d’ici la version définitive, néanmoins une tendance se dégage clairement : tout est plus rond. Les coins des onglets et de la barre d’adresse sont plus arrondis, tout comme les icônes et d’autres éléments d’interface.

Maquette de Firefox avec la nouvelle interface Nova. Image dénichée par Sören Hentzschel.

On remarque aussi que la barre supérieure (qui comprend les onglets, la barre d’adresse et la barre d’outils) est détachée du reste. Le panneau latéral et la zone d’affichage des pages web sont eux aussi séparés et ont des coins arrondis. Peut-être une inspiration trouvée chez Arc, un navigateur innovant qui a depuis été remplacé par Dia, mais dont l’esprit perdure notamment avec Zen Browser, un fork basé sur… Firefox.

Les premières maquettes montrent aussi une interface plus colorée, avec une teinte appliquée à l’arrière-plan, aux boutons et à d’autres éléments. Le violet domine sur ces images, mais la couleur sera certainement personnalisable.

Maquette de Firefox Nova

Comme cette interface Nova n’a pas encore été officialisée, il ne faut probablement pas l’attendre avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Le dernier changement de design majeur de Firefox remonte à 2021 : la fondation avait alors surtout allégé l’interface, en arrondissant déjà certains coins et en supprimant les icônes du menu principal.

MacBook Neo : premiers jours de vente et stocks en dents de scie

Christophe Laporte

lundi 16 mars à 09:04

Mac

 Disponible depuis seulement quelques jours, le MacBook Neo commence à prendre ses marques dans les rayons. Si nous sommes encore loin des scènes de cohue ou des ruptures de stock massives qui accompagnent traditionnellement le lancement d’un iPhone Pro Max, les premières remontées de terrain témoignent d’un succès commercial certain. Comme à son habitude, Apple se gardera bien de communiquer le moindre chiffre précis, mais l’état des stocks chez les revendeurs parle de lui-même.**

Image : MacGeneration

Sur Amazon, le MacBook Neo s'est déjà hissé au rang d'ordinateur le plus vendu de la plateforme. Toutefois, le choix reste limité : seul le modèle d’entrée de gamme, proposé à 699 €, est actuellement disponible en stock. La déclinaison équipée de Touch ID semble être en rupture de stock.

C’est ici que s’exprime toute la force marketing de Cupertino : en lançant une machine étiquetée « low-cost », la marque semble avoir réussi à orienter une partie de la demande vers la configuration supérieure. À moins qu’Apple n'ait tout simplement mal calibré ses prévisions de vente en sous-estimant l’attrait pour le modèle le plus complet.

Le MacBook Neo en tête des ventes d’ordinateurs portables chez Amazon

Le MacBook Neo en tête des ventes d’ordinateurs portables chez Amazon

Une disponibilité aléatoire selon les enseignes Le constat est radicalement différent dès que l’on quitte Amazon. À la Fnac, c’est le modèle à 699 € qui manque à l’appel, avec un réassort attendu dans le courant de la semaine. En revanche, l'agitateur dispose de plusieurs configurations avec Touch ID prêtes à être expédiées. Même constat chez Darty au moment de rédiger ces lignes.

Boulanger a déjà une offre de financement à 0 %

Pour ceux qui privilégient Boulanger, la prudence est de mise. L’enseigne ne dispose plus que d’une seule référence en entrée de gamme. Pour les configurations plus musclées, les délais s’allongent sérieusement, avec des livraisons qui ne sont pas annoncées avant le 10 avril pour certains modèles.

Pour booster ce lancement, Boulanger dégaine également une offre de financement à 0 % assez agressive. Elle permet de s’équiper du nouveau portable en 10, 15 ou même 20 fois sans frais. Un argument de poids pour une machine qui vise précisément un public soucieux de son budget, et qui pourrait aider Apple à transformer l'essai sur la durée.

Offres de printemps : offrez un look de Macintosh Plus à votre Mac mini M4 pour 127 €

Christophe Laporte

lundi 16 mars à 08:05

Matériel

C’est l’un des accessoires les plus originaux sortis ces derniers mois pour accompagner le nouveau Mac mini M4, et il profite aujourd'hui des offres de printemps d'Amazon. 

Le Wokyis Retro Dock, ce châssis qui donne à votre minuscule ordinateur des airs de Macintosh Plus miniature, voit son prix baisser sur le modèle d'entrée de gamme. Habituellement proposé à 149,99 €, le dock s'affiche actuellement à 127,50 €.

Le charme du vintage, le confort de l'USB-C

Pour rappel, ce dock n'est pas qu'une simple coque en plastique beige. C'est un véritable hub 13-en-1 qui intègre une petite dalle IPS de 5 pouces (1280 x 720 pixels). Certes, on est loin des 9 pouces du Mac Plus original, mais le gain en définition est appréciable. Côté connectique, l'accessoiriste a été généreux pour compenser la compacité du Mac mini :

  • 4 ports USB-A et 2 ports USB-C (10 Gb/s) ;
  • Un lecteur de cartes SD et microSD 4.0 (UHS-II) ;
  • Une sortie HDMI ;
  • Un emplacement NVMe capable d'accueillir jusqu'à 8 To de stockage supplémentaire.

L'ironie de l'objet reste la même : si le design rend hommage au passé, il fait aussi l'impasse sur un standard bien actuel, le port Ethernet. Pour le réseau filaire, il faudra donc monopoliser l'un des ports USB du dock ou du Mac.

Une offre sur le modèle 10 Gb/s

La promotion concerne uniquement la version « standard » (10 Gb/s). Si vous n'avez pas besoin des débits stratosphériques du modèle Pro (80 Gb/s) vendu plus de 290 €, cette version est largement suffisante pour étendre votre stockage et brancher vos périphériques habituels, tout en offrant une petite touche old school à votre bureau.

Notez que si le Wokyis Retro Dock est taillé pour le Mac mini M4, rien ne vous empêche d'y relier un MacBook ou même un iPad via le câble USB-C fourni pour profiter de l'écran d'appoint et des ports.