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Apple rachète MotionVFX, le spécialiste des plugins pour Final Cut Pro

Félix Cattafesta

lundi 16 mars à 16:57

AAPL

Après Q.ai, Invrs.io ou Kuzu, Apple continue son petit marché et vient d’annoncer le rachat de MotionVFX. Cette entreprise est spécialisée dans les plugins pour Final Cut Pro. La nouvelle a été annoncée via un communiqué sur la page d’accueil de MotionVFX : les quelque 70 employés de l’entreprise ont donc rejoint Apple, qui était déjà un partenaire de longue date.

Fondée en 2009 par Szymon Masiak et basée à Varsovie, MotionVFX s’est imposée au fil des années comme l’un des noms les plus connus de l’écosystème Final Cut Pro. La société développe des effets, transitions, titres, modèles et outils de motion design destinés avant tout aux utilisateurs de Final Cut Pro et Apple Motion, avec une ouverture récente vers DaVinci Resolve. Son succès repose sur ses modules visuellement léchés, faciles à prendre en main et pensés pour accélérer le travail sans sacrifier le rendu final.

Parmi ses outils les plus connus, MotionVFX propose notamment mFilmLook, dédié à l’étalonnage cinématographique et aux effets d’émulation pellicule, ainsi que mO2, un plugin qui permet d’intégrer directement des modèles 3D dans Final Cut Pro et Apple Motion. L’entreprise développe aussi Design Studio, une extension qui facilite la recherche, l’installation et l’utilisation d’effets et de modèles sans quitter Final Cut Pro. Un savoir-faire qui pourrait intéresser Apple pour enrichir directement l’arsenal natif de Final Cut Pro.

Le communiqué reste, sans surprise, très convenu. L’entreprise y célèbre « sa plus grande étape à ce jour » et explique rejoindre Apple pour « continuer à donner aux créateurs et aux monteurs les moyens de faire leur meilleur travail ». Le texte insiste sur une proximité de valeurs entre les deux sociétés, autour de la qualité, de la simplicité d’usage et du design, tout en remerciant la communauté de clients qui a accompagné MotionVFX depuis ses débuts. Comme souvent dans ce genre d’annonce, aucun détail n’est donné sur le montant du rachat ni sur le devenir à court terme du catalogue de plugins.

Ce rachat s’inscrit dans une série d’acquisitions récentes menées par Apple, avec Q.ai en janvier, puis Kuzu et Invrs.io en février. Avec MotionVFX, Apple met la main sur un acteur bien identifié par les monteurs vidéo, ce qui donne à cette acquisition une portée plus visible pour les utilisateurs de Final Cut Pro.

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Un tel rachat pourrait servir à alimenter la base de modèles de Final Cut. L’annonce est faite alors que Cupertino vient de lancer son Creator Studio, un abonnement lancé par Apple visant à fournir des modèles « Premium » dans certaines apps. Si rien n’est proposé pour le moment dans Final Cut, on peut imaginer que la Pomme pourrait prochainement greffer à son logiciel des titres ou des transitions Premium créés par les petites mains de MotionVFX.

Le géant chinois JD lance Joybuy, son alternative à Amazon qui casse les prix sur les produits Apple

Félix Cattafesta

lundi 16 mars à 15:38

Services

Amazon a un nouveau concurrent en France : le chinois JD.com. Celui-ci vient d’officiellement lancer son portail français Joybuy en France, en Allemagne, en Belgique, au Luxembourg et au Royaume-Uni après une période de bêta. On y trouve des produits Apple à des prix intéressants avec de solides remises sur les AirPods Pro 3 (199 €) ou l’iPhone 17 Pro (1 239 €).

L’iPhone 17 Pro Max est par exemple vendu 1 299 € dans sa version 256 Go, soit une remise de 12 % par rapport au tarif de l’Apple Store. L’iPhone 17 est de son côté facturé 929,99 €, soit 39 € de moins que son tarif officiel. Même chose pour l’iPhone Air, vendu 999 € en 256 Go, soit 229 € d’économisés.

On trouve aussi quelques bonnes affaires sur les tablettes. L’iPad Air M3 13" tombe à 799 €, contre 969 € quand il était encore en vente officiellement. Du côté des Mac, les remises vont de 11 à 18 % sur les MacBook M4 Pro, et de 20 % sur le MacBook Air M4. On trouve par exemple un MacBook Pro M4 Pro avec 24/512 Go pour 1 999,99 €, ce qui est intéressant.

Au niveau des Apple Watch, la Series 10 42 mm est à 369,99 € tandis que la Ultra 3 perd 29 €. Les AirPods Pro 3 reviennent à 199 € (-20 %), et les AirPods 4 à réduction de bruit active à 169 € (-15 %). Certains accessoires comme les batteries, ou les stations d’accueil Belkin sont également à des tarifs qui valent le coup, d’autant plus des coupons sont présents sur la fiche produit en plus d’offres de lancements.

Plusieurs autres produits tech sont en vente à des prix cassés. La Switch 2 est affichée à 399,99 €, ce qui est bien moins cher que son tarif recommandé à 70 € de plus. Des accessoires comme les chaises de bureau Flexispot ou des hubs USB-C Ugreen sont également à des tarifs intéressants. Notons que la plateforme propose 10 € offerts dès 99 € d’achats avec le code JOY10.

L'app iOS de la platforme. Image iGeneration

À la manière d’Amazon, Joybuy propose également un abonnement JoyPlus permettant d’avoir une livraison rapide et de cumuler des points pour obtenir des ristournes. L’abonnement est facturé 4 € par mois ou 20 € par an, sachant qu’il est possible de l’essayer pendant 30 jours.

L’entreprise chinoise frappe fort pour le lancement. La livraison est gratuite au-dessus de 29 € d’achat, et la plateforme promet une livraison le jour même pour toute commande passée avant 11h en Île-de-France, sans frais supplémentaires. Les clients peuvent également choisir de retirer leurs colis via le service Joybuy Pick-up dans plus de 17 000 points de retrait à travers la France. L’entreprise dispose de plus de 60 entrepôts en Europe et de son propre service de livraison.

Mac OS X Server : 27 ans après, le serveur est-il l’avenir d’Apple ?

Christophe Laporte

lundi 16 mars à 12:03

macOS

Aujourd’hui, Mac OS X Server fête ses 27 ans. Ou plutôt, il aurait dû les fêter. Sa dernière émanation a en effet été retirée définitivement du téléchargement il y a un peu moins d’un mois, tournant une page entamée à la fin des années 90.

Image : mattjfuller

Alors, pourquoi parler d’un logiciel officiellement enterré ? Parce qu’un autre anniversaire, bien plus symbolique, approche à grands pas : dans huit jours, le 24 mars, Mac OS X soufflera ses 25 bougies. Un quart de siècle pour le système qui a sauvé Apple, mais dont la déclinaison « Server » a connu un destin radicalement opposé.

C

C'est réellement la fin pour Mac OS X Server : Apple a supprimé la dernière version du Mac App Store

Un laboratoire avant la révolution

Au début du siècle, Mac OS X Server portait une ambition dévorante : percer le marché de l’entreprise, un bastion dont les portes ne cessaient de se refermer devant Cupertino. Mais lors de sa genèse, c’était aussi et peut-être surtout un outil de communication.

L’interface de Mac OS X Server à ses débuts

Le message d'Apple était alors simple : notre nouveau système d’exploitation grand public n’est pas encore prêt, mais regardez, notre logiciel serveur fonctionne parfaitement et il est déjà en vente. Sorti deux ans avant la version "Client", Mac OS X Server a permis d’occuper le terrain médiatique et d’habituer les utilisateurs à la nouvelle donne : un cœur Unix robuste, une interface d'administration simplifiée, des briques open-source, et une poignée de logiciels sur lesquelles Apple misait énormément à commencer par QuickTime Streaming Server et WebObjects.

Il y a 25 ans, Apple lançait Mac OS X Server

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L’épopée Xserve : quand Steve Jobs siffla la fin de la récré

Le vrai tournant a lieu en 2002. Apple comprend qu’un logiciel serveur ne vaut rien sans un matériel dédié. C’est la naissance du Xserve. Pendant dix ans, Apple a tenté de jouer dans la cour des grands, aux côtés de Dell et HP, avec des machines rackables magnifiques mais de niche.

Une ferme de Xserve utilisée par Virginia Tech

La légende veut que Steve Jobs n’ait jamais porté un grand intérêt à cette activité, la considérant comme un « hobby » entretenu par quelques uns de ses lieutenants. En 2010, le couperet tombe. Furieux de l’arrêt des Xserve, un lecteur de MacGeneration s’était plaint par e-mail de cette décision et avait reçu en retour cette réponse lapidaire de Steve Jobs : « Pour ainsi dire, personne ne les achetait ».

Des galères au rendez-vous manqué

Si les serveurs d’Apple ne manquaient pas de qualités, tout était loin d’être parfait. Je me souviens des innombrables galères rencontrées à l’époque pour faire tourner MacGeneration et nos différents services sur ces machines. Avec le recul, on peut se demander si Apple n’aurait pas gagné à insister plus longtemps ou à lancer son offre un peu plus tard, une fois que Mac OS X aurait réellement trouvé sa place…

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Dès l’abandon du Xserve, le destin du logiciel s’est assombri. De système d'exploitation complet, il a fini par devenir une simple application sur le Mac App Store, vidée de ses fonctionnalités les plus puissantes au fil des mises à jour. Un lent déclin qui laissait un goût amer aux administrateurs système.

Le paradoxe de l'IA et de la vie privée

Le plus ironique dans cette histoire, c’est qu'en 2026, Apple se remet à fabriquer des serveurs. Pour les besoins de son infrastructure IA (le fameux Private Cloud Compute), la Pomme déploie des serveurs équipés de puces Apple Silicon ultra-puissantes. Parallèlement, le Mac mini connait plus qu’un succès d’estime dans le domaine de l’IA.

Alors que la vie privée et la souveraineté des données n’ont jamais été des sujets aussi cruciaux, le monde n'a jamais eu autant besoin de solutions serveurs simples et sécurisées. Apple possède l'architecture (M4, M5), le système et l'argumentaire sécuritaire, mais manque désespérément à l'appel sur le plan logiciel pour le grand public ou les PME. Quelque part, le rendez-vous reste manqué. Dommage…

Le futur modèle d’IA de Meta serait en retard sur Google et OpenAI

Félix Cattafesta

lundi 16 mars à 11:58

Intelligence artificielle

Meta a visiblement du mal à accoucher de sa nouvelle génération de modèles d’IA. En juillet dernier, Mark Zuckerberg annonçait en fanfare une nouvelle génération de LLM promettant de franchir un nouveau cap dans les 12 prochains mois. Selon des proches du dossier interrogés par le New York Times, il semble peu probable que Meta tienne ses objectifs.

Image Pixabay

Meta a fait passer des tests internes portant sur le raisonnement, le codage et la rédaction à ses nouveaux modèles de fondation sur lesquels elle planche depuis plusieurs mois. Les résultats seraient en retard par rapport à la concurrence comme Google ou OpenAI. Si les performances sont meilleures que celles du Gemini 2.5 datant de mars dernier, le modèle n’atteint pas le niveau de la version 3.0 sortie en novembre. La nouvelle tombe alors que le modèle précédent Llama 4 a déçu par rapport aux attentes.

L’entreprise aurait donc décidé de repousser la sortie de son prochain gros modèle « Avocado ». S’il devait initialement être présenté dans le courant du mois, il faudra plutôt attendre mai prochain. Plus dur encore : Meta envisagerait de faire temporairement appel à Google pour ses services d’IA, bien que rien n’ait été tranché pour le moment.

En interne, les ingénieurs plancheraient sur un second modèle permettant de générer images et vidéos. La direction hésiterait à garder ces futurs produits sous clef là où les précédents étaient open source. Si les rumeurs ne sont pas particulièrement encourageantes, un porte-parole a tenu à rassurer :

Comme nous l’avons déjà annoncé publiquement, notre prochain modèle sera performant, mais surtout, il illustrera la progression fulgurante que nous connaissons actuellement. Nous repousserons ensuite sans relâche les limites tout au long de l’année, à mesure que nous lancerons de nouveaux modèles. Nous avons hâte que le public découvre très bientôt ce que nous avons préparé.

Meta mise tout sur l’intelligence artificielle et a recruté une équipe de haute volée pour mettre sur pied son « Superintelligence Labs » en charge de nouveaux modèles d’intelligence artificielle. L’objectif est de créer une « superintelligence personnelle », soit une IA surpassant l'intelligence humaine. Mark Zuckerberg a sorti le chéquier pour recruter de grands noms de la tech, récupérant le chef des modèles d’IA d’Apple Ruoming Pang ainsi que de nombreux ingénieurs. La stratégie n’est pas forcément payante, et certains ont déjà quitté le navire.

Firefox : Mozilla prépare une toute nouvelle interface nommée Nova

Stéphane Moussie

lundi 16 mars à 10:39

Logiciels

Firefox devrait changer de peau dans les mois à venir. Mozilla travaille en ce moment même sur une toute nouvelle interface nommée Nova. Le projet n’a pas encore été annoncé officiellement, mais des préparatifs et des maquettes ont été repérés par le blogueur Sören Hentzschel.

Il faut garder à l’esprit qu’il ne s’agit pour l’instant que d’ébauches et qu’il peut donc y avoir des évolutions d’ici la version définitive, néanmoins une tendance se dégage clairement : tout est plus rond. Les coins des onglets et de la barre d’adresse sont plus arrondis, tout comme les icônes et d’autres éléments d’interface.

Maquette de Firefox avec la nouvelle interface Nova. Image dénichée par Sören Hentzschel.

On remarque aussi que la barre supérieure (qui comprend les onglets, la barre d’adresse et la barre d’outils) est détachée du reste. Le panneau latéral et la zone d’affichage des pages web sont eux aussi séparés et ont des coins arrondis. Peut-être une inspiration trouvée chez Arc, un navigateur innovant qui a depuis été remplacé par Dia, mais dont l’esprit perdure notamment avec Zen Browser, un fork basé sur… Firefox.

Les premières maquettes montrent aussi une interface plus colorée, avec une teinte appliquée à l’arrière-plan, aux boutons et à d’autres éléments. Le violet domine sur ces images, mais la couleur sera certainement personnalisable.

Maquette de Firefox Nova

Comme cette interface Nova n’a pas encore été officialisée, il ne faut probablement pas l’attendre avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Le dernier changement de design majeur de Firefox remonte à 2021 : la fondation avait alors surtout allégé l’interface, en arrondissant déjà certains coins et en supprimant les icônes du menu principal.