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Liquid Glass restera-t-il, le HomePad arrivera-t-il : la semaine Apple

Greg Onizuka

dimanche 15 mars à 19:00

AAPL

C’est dimanche, et c’est le moment de se réchauffer... vu les températures qui retombent. Ça tombe bien, il paraît que les isoloirs sont chaleureusement doux ! Loin de tout ça, nous avons Mark Gurman, qui vient nous donner les dernières rumeurs de la sphère Apple... non, il n’est pas encore maire de Cupertino, mais qui sait ?

Profitez-en, ces couleurs à part en IA ça va être difficile ! Image créée par IA.

L’imposture

S’il y a bien une chose sur laquelle Apple est bonne, c’est pour attirer l’attention sur une nouveauté pendant qu’elle planque sous le tapis ses retards sur d’autres domaines... et c’est toute cette science du keynote qu’elle a déployé durant la WWDC 2025 avec la présentation de Liquid Glass. En effet, l’idée principale était simple : l’intelligence artificielle est (encore) en retard... et tout le monde nous attend dessus. Alors qu’est-ce qu’on fait ? Un changement d’interface bien sûr !

Tout ce langage n'a pas été créé pour être mis à la corbeille au bout d'une génération... Image Apple.

Non pas que donner toute la lumière nécessaire à Liquid Glass n’était pas justifié : après tout, cela faisait des années qu’Apple n’avait pas proposé un changement de design logiciel aussi radical... en fait depuis le passage du skeuomorphisme au flat design. Qui plus est, cette nouvelle interface fait enfin le lien entre tous les systèmes de la marque, en unifiant le design entre macOS, iOS, iPadOS, visionOS, et même watchOS ou tvOS, pour la première fois de l’histoire d’Apple.

Liquid Glass : ne vous attendez pas à une révolution !

Liquid Glass : ne vous attendez pas à une révolution !

Reste un petit détail : non seulement cette nouveauté, comme souvent, est loin de faire l’unanimité, mais en plus, le principal instigateur est parti peu de temps après sa mise en place. Alan Dye était vu comme le grand timonier de Liquid Glass, et les détracteurs de ce nouveau langage visuel ont été rapides à dégainer sur le sortant, en soumettant une question simple : maintenant qu’il est parti, et si on dégageait ça ?

Il faut dire que non seulement Alan Dye est parti juste après l’arrivée de Liquid Glass, mais en plus pour aller quasiment « à l’ennemi » : tout droit chez Meta, qui non seulement s’implique de plus en plus dans des produits bien physiques avec les Ray-Ban Meta, mais en plus souhaite directement entrer en concurrence avec Apple. Comble de l’outrecuidance, Alan Dye est parti en emportant avec lui plusieurs designers de Cupertino dont son second, Billy Sorrentino, très impliqué lui aussi dans Liquid Glass !

Toute cette histoire

Alors, au final, on en fait quoi de ce nouveau design ? Au pilori, juste après le départ de son instigateur ? Pas si vite : non seulement ce serait croire qu’Alan Dye a été le seul à valider toute la création de cette nouvelle interface, ce qui serait bien mal connaître Apple sur des décisions aussi cruciales (impossible qu’un tel virage n’ait pas été validé par Tim Cook, mais aussi les autres membres du board de direction), mais en plus elle ne s’est pas créée en quelques semaines, mais plutôt en plusieurs mois et années ! En fait, on peut imaginer sa genèse débuter en même temps que la réflexion sur l’interface de visionOS, dont Liquid Glass est directement inspiré.

La boucle est bouclée : visionOS a inspiré Liquid Glass, qui a à son tour fait évoluer visionOS. Image Apple.

Qui plus est, les designers restants chez Apple ne sont pas opposés à Liquid Glass : d’après Mark Gurman, Steve Lemay, l’actuel remplaçant d’Alan Dye, mais aussi Chan Karunamuni, autre designer phare de l’actuelle équipe, ont eux aussi poussé pour la création de cette nouvelle interface. En appui, toute la direction d’Apple fait front commun : Craig Federighi rappelait durant la WWDC que « Liquid Glass a un intérêt pratique quand on en vient aux interfaces utilisateur », quand Greg Joswiak trouve le nouveau langage « super cool », et rappelle que dans l’ensemble les utilisateurs « adorent » Liquid Glass.

L’intranquilité

Cependant, tout ne s’est pas déroulé comme sur des roulettes, et certains détails montrent qu’Apple n’avait pas forcément prévu cette nouvelle interface comme nouveauté majeure de la WWDC 2025, voire qu’elle était prévue tout court pour cette présentation : non seulement de nombreux détails ont été affinés dans les dernières étapes des betas successives, et se sont même encore réglés avec les versions 26.1 et 26.2, mais les autres logiciels d’Apple paraissaient n’être même pas au courant de ce changement. Il aura fallu plusieurs mois d’attente avant de voir la suite iWork et les logiciels professionnels adopter le nouveau langage, ce qui fait un peu tâche pour le souci du design légendaire d’Apple !

Il aura fallu quelques itérations pour avoir réellement le produit final... et encore, ce n’est pas encore parfait. Captures MacGeneration.

Reste qu’il faudra s’y faire, Liquid Glass est là pour durer : non seulement les équipes de design logiciel d’Apple sont plutôt réduites en ce moment du fait des départs récents, mais en plus elles sont occupées à la refonte totale de Siri, qui n’est pas une petite étape pour Cupertino. L’autre priorité étant de stabiliser les fondations des systèmes, là aussi on est loin de penser à repartir à la table à dessin pour encore refaire l’interface. Au final, Liquid Glass devrait encore évoluer par petites touches, comme ce fut le cas pour les itérations suivant iOS 7 : entre autres, l’une des idées serait d’implémenter sur tout le système la personnalisation de l’effet « verre » de l’horloge sur les écrans de veille. De quoi faire changer d’avis les récalcitrants ?

Liquid Glass : pourquoi les apps ne suivent pas ?

Liquid Glass : pourquoi les apps ne suivent pas ?

Un peu de patience

D’ailleurs en parlant de Siri, c’est toujours pas gagné, et ça commence à se sentir sur d’autres produits. La version boostée aux LLM de l’assistant n’est toujours pas finalisée, et les espoirs de la voir arrivée au moins en beta avec iOS 26.4 ont été douchés jusqu’à présent. Il est maintenant plus probable de le voir sortir avec iOS 27... et encore.

Vous l’attendez le HomePad ? Patientez donc encore...

Et ce n’est pas qu’Apple prend son temps : en effet, la « non-sortie » de ce nouveau Siri bloque au portillon de nombreux produits. Déjà, toutes les nouveautés dédiées à la domotique, dont les nouveaux HomePod avec écran ont été repoussées et le seront encore tant que le Siri LLM ne sortira pas. Mais d’autres produits peuvent aussi se retrouver coincer, dont la fameuse Apple TV dont nombre d’entre vous attendent le renouvellement... et Mark Gurman ne semble même pas serein pour une sortie en septembre pour le Siri du renouveau.

Le HomePad pourrait finalement attendre la fin de l’année

Le HomePad pourrait finalement attendre la fin de l’année

Si l’on marchait jusqu’à demain

Au rang des nouveautés, reste le fameux iPhone Fold, prévu pour cet automne selon les fuites. Pour qu’il soit fonctionnel, Apple va devoir revoir une partie de son interface, qui serait bien trop étrange sur un écran de la taille d’un iPad mini.

Vue d’artiste bien entendu...

Au final, iOS 27 devrait apporter pour cette première proposition d’iPhone pliable un dock qui ressemble fortement à celui de l’iPad, et les apps en split screen, une première pour l’iPhone. Ouvert, l’iPhone Fold devrait donc se rapprocher d’un iPad mini, auquel on aurait quand même enlevé quelques fonctions, comme Stage Manager, le multifenêtres, ou d’autres éléments qui resteront la chasse gardée de l’iPad.

iPhone Fold : une interface d’iPad sans en être un

iPhone Fold : une interface d’iPad sans en être un

Comme on a dit

Apple suit donc son petit bonhomme de chemin, sans se soucier de l’extérieur, et pour l’instant ça lui réussit plutôt bien : entre l’IA qui rame à sortir de sa bulle de peur qu’elle éclate, et le tour de force de sortir une machine d’entrée de gamme avec le MacBook Neo, au nez et à la barbe de ses concurrents qui préfèreraient la voir rester sur ses machines haut de gamme, contre vents et marées, Cupertino envoie comme toujours valser tous les à priori. Pour combien de temps ?

  • Dis Siri, mets-moi du Louise Attaque.
  • Allez viens, je t’emmène au vent.
  • Mais c’est qu’il prend ses aises le bougre ! On va se calmer hein ?

MacBook Neo : comment doubler le stockage (au prix d’une opération à cœur ouvert)

Christophe Laporte

dimanche 15 mars à 10:55

Video

Si vous trouvez que les 256 Go ou 512 Go de base de votre MacBook Neo sont un peu étriqués, sachez qu’il est tout à fait possible de doubler la mise. Avec une bonne dose de patience et un équipement de pointe, porter le nouveau portable d’Apple à 1 To de stockage est à la portée du bricoleur averti. Mais attention, le ticket d'entrée demande de sérieuses compétences en micro-soudure.

Image : MacGeneration
MacBook Neo : combien d’espace vraiment disponible sur le modèle 256 Go ?

MacBook Neo : combien d’espace vraiment disponible sur le modèle 256 Go ?

Si Apple a fait en sorte d’améliorer la réparabilité globale du MacBook Neo, l'accès au stockage n'a rien d'une sinécure. Le nouveau portable d’Apple utilise des puces NAND soudées directement à la carte mère en lieu et place d'un SSD amovible. Pour augmenter la capacité, il n'y a donc pas de secret : il faut passer par une véritable intervention chirurgicale sur la carte logique.

MacBook Neo : Apple ne chute plus dans la colle

MacBook Neo : Apple ne chute plus dans la colle

De la micro-soudure de haute précision

La procédure, illustrée en vidéo par des bidouilleurs chevronnés, demande un doigté certain. Pour libérer de l'espace, il faut d'abord chauffer la puce NAND d'origine avec une station à air chaud pour la retirer délicatement, avant de nettoyer méticuleusement les points de soudure sur la carte mère. L'installation de la nouvelle puce de haute capacité nécessite ensuite un équipement spécialisé, incluant un microscope et des outils de micro-soudure de précision. Autant dire que ce n'est pas une opération que l'on réalise sur un coin de table avec un fer à souder premier prix.

Une fois la machine remontée, macOS semble reconnaître sans sourciller le nouvel espace de stockage. On notera toutefois que la vidéo reste discrète sur les tests de stabilité à long terme ou sur d'éventuelles manipulations nécessaires au niveau du firmware pour valider la modification sur la durée. Apple pourrait très bien bloquer ce genre d'initiative lors d'une future mise à jour logicielle.

Il va sans dire qu’une fois ces manipulations effectuées, la garantie saute immédiatement.

La genèse de notre livre des 50 ans d’Apple

Jean-Baptiste Leheup

dimanche 15 mars à 09:30

MacGeneration

Vous n’avez pas pu passer à côté de l’information : pour fêter dignement les cinquante ans d’Apple, MacGeneration met les petits plats dans les grands. Tout d’abord, il sera possible de se rencontrer pour de vrai à Lyon, durant toute une journée, le samedi 18 avril. Une occasion à ne pas rater ! Mais pour tous ceux qui ne pourront pas se déplacer, ou qui détestent les vrais gens, ou qui détestent Lyon, nous avons aussi eu une idée saugrenue : un livre, un vrai, à précommander sur Ulule où le financement participatif bat son plein.

Un livre ? Mais pourquoi ?

L’expérience du magazine des vingt-cinq ans de MacGeneration qui a occupé toute l’équipe pendant une bonne partie de l’année dernière l’a prouvé : il y a, dans la communauté du club iGen et au-delà, des amis du papier, des amateurs du livre en tant qu’objet. Un support durable, un souvenir concret, un ouvrage dont on a plaisir à tourner les pages.

Et quelle meilleure occasion qu’un nouvel anniversaire pour se lancer une deuxième fois dans cette aventure de l’édition, à la fois si proche et si éloignée de l’activité quotidienne de publication en ligne ? MacG avait fêté comme il se doit (bien qu’avec un peu de retard) son quart de siècle, il était déjà temps d’enchaîner avec le demi-siècle de l’entreprise qui nous rassemble.

L’idée de réunir des souvenirs comme ceux éparpillés dans les mille articles de mon site Les trésors de l’aventure Apple me trottait dans la tête depuis un long moment, et Christophe, le directeur de la publication, n’a pas hésité longtemps avant de m’assurer du soutien de MacG dans cette entreprise. Nous n’avions encore ni maquette, ni brouillon, mais déjà bien assez de motivation.

Encore un livre sur Apple…

Des bouquins publiés à l’occasion des cinquante ans d’une marque aussi iconique qu’Apple, forcément, il y en aura des tas. Anciens de l’entreprise, journalistes accrédités, spécialistes de la technologie ou de l’histoire de la Silicon Valley, ils sont nombreux à avoir de la matière première à triturer, des anecdotes et des secrets à raconter. Face à ceux-là, notre légitimité, forcément, laissait à désirer.

Mais justement ! Dès le départ, le projet s’est orienté dans une direction précise, à l’opposé de ce qui pouvait se tramer dans les grandes maisons d’édition. Nous ne voulions pas parler d’Apple en tant qu’entreprise ou raconter à nouveau ce qui a déjà été dit cinquante fois. Nous avons voulu, dès le départ, orienter les projecteurs dans l’autre sens et nous tourner vers vous, vers nous, vers les utilisateurs et les clients.

L’histoire d’Apple, tout le monde en parle, même le manuel de MacWrite rédigé en 1983

Parce qu’Apple est une entreprise passionnante, bien sûr, mais c’est l’impact dans nos vies réelles qui nous intéressait pour fêter cet anniversaire, plus que ce qui se passe dans les couloirs de Cupertino. Ce que nous voulions compiler en mots et en images sur du papier brillant, c’étaient nos souvenirs et les vôtres. Quant à ce qui s’est passé en avril 1976 dans un garage familial de Los Altos, d’autres le raconteront bien mieux que nous.

Vos témoignages au centre de notre travail

Vous avez été nombreux à réagir à notre appel à témoins sur le site, dans les forums et même par e-mail. Vos témoignages, vos histoires personnelles, nous les avons lus, décortiqués, analysés et soupesés, et nous en sommes sortis avec une confirmation : aucune autre entreprise ne peut se targuer d’avoir, de manière aussi régulière et depuis aussi longtemps, marqué notre vie quotidienne par ses produits et ses innovations.

Il y a ces héritages toujours vivants, ce logo presque aussi vieux que l’entreprise, ces réflexes acquis depuis le premier Macintosh, toutes ces premières fois que l’on répète encore dix, vingt ou quarante ans plus tard, jusqu’au raccourci-clavier des captures d’écran dont Pierre nous rappelait il y a quelques jours qu’il provient tout droit des premières versions du Mac de 1984. Et tant de souvenirs éteints, des débuts sur Apple II aux Performas et périphériques improbables des années 90, en passant par la découverte de l’iPod ou l’émerveillement devant le premier iPhone.

Mais tout cela ne serait-il pas de la nostalgie dégoulinante, une mélancolie de fort mauvais aloi ? Certains le penseront, sans doute. Mais ce n’est pas le ton que nous avons voulu donner à notre livre. Nous avons les pieds parfaitement ancrés dans le présent, nous sommes conscients du chemin parcouru vers plus de fluidité, de connexion et de puissance. Nous n’idéalisons rien. Nous nous souvenons, juste. ClarisWorks 4 sur un LC III, ce n’était pas grand-chose, et pourtant, certains y ont rédigé des thèses, des exposés de collège ou leurs premiers articles.

Nanou découvre l'informatique avec son papa… à moins qu'elle ne soit en train de lui montrer comment ça marche !

On se souvient tous de sa première voiture. Si on la croise par hasard, on la suit des yeux, on la désigne du doigt à un ami, un fils, une petite-fille : « Tu vois, ce machin pétaradant qui passe là ? Eh bien c’était ma première voiture ». On a plaisir à retrouver la notice d’un Lego qu’on adorait, un vinyle qu’on avait reçu à Noël, un vieux Discman, une GameBoy dans un tiroir ou sur la table d’un vide-greniers. Notre livre, c’est tout ça à la fois : des logiciels, des jeux de toutes les époques, des marques, des gestes, des normes, des machines, des écrans, des réglages, des périphériques…

C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs livres

On lit parfois (et même dans les colonnes de MacG) qu’un ordinateur, passé quelques années, n’est plus bon à grand-chose. Il paraît qu’un Mac M1, comparé aux derniers M5 Pro, pédale dans la semoule. Et pourtant, c’est sur un vaillant iMac i7 de 2015 que ce livre et ses illustrations ont été conçus. Des photos de 36 mégapixels digérées sans broncher par Pixelmator Pro et un fichier de 258 pages qui n’a même pas suffi à faire apparaître l’infâme ballon de plage dans la dernière version d’InDesign.

InDesign 2026 et iMac 2015, même pas peur !

Le secret ? 32 Go de mémoire vive, pour commencer. On a beau dire, l’ennemi de la fluidité dans ce type de flux de production, c’est le manque de mémoire. Alors quand on a la chance de pouvoir glisser quelques barrettes de RAM dans son Mac, il faut en profiter. L’autre avantage de ce bon vieil iMac, c’est qu’il a utilement chauffé la pièce où je travaillais durant l’hiver au prix d’un gros effort pour faire abstraction de son ventilateur qui, pour le coup, ne se faisait plus oublier du tout.

À propos des images, justement, vous lirez en deuxième de couverture du livre la mention suivante : « Des outils de retouche et d’IA ont été utilisés pour restaurer certaines images anciennes ». Rien ne nous obligeait à le préciser, car, contrairement aux mannequins pour maillots de bain ou aux plats tout prêts du supermarché, les mentions « Photographie retouchée » ou « Suggestion de présentation » ne s’appliquent pas aux ordinateurs de trente ou quarante ans. Mais il nous a semblé utile de vous le dire, tant il a fallu user des outils les plus modernes pour vous offrir des visuels de la meilleure qualité.

Dans la vraie vie, un iPod de 2002 ne peut pas être aussi propre, même après dix minutes de dépoussiérage au pinceau et à la brosse à dents

Ce livre contient plus de sept cents illustrations, des icônes les plus simples jusqu’aux photographies pleine page les plus somptueuses (n’ayons pas peur des mots). Il y a des captures d’écran qui ne vieillissent pas, sur de vieux Macs sortis de la cave ou par le truchement de l’émulation, et des photographies récentes de machines anciennes, qu’il a fallu patiemment retoucher pour éliminer salissures, rayures et décolorations. Mais il y a aussi des images extraites de publicités ou de brochures de la marque à la pomme, qui permettent de restituer les machines dans leur contexte d’origine, comme si le temps n’avait pas eu de prise sur elles. Pour ces images, il a fallu ruser, et c’est là que l’IA est entrée en jeu.

Le document original numérisé, la version améliorée par l’outil de détramage, et la version finale après correction des détails hallucinés

Car depuis une paire d’années, les outils de détramage et de démoirage biberonnés à l’apprentissage automatique font des miracles. Nous avons jeté notre dévolu sur un outil en ligne qui s’appuie sur Nano Banana Pro et qui nous a donné toute satisfaction. Le genre de machin qui vous prend un petit Apple II tout moche au coin d’un vieux prospectus et en fait une machine rutilante, sur laquelle il ne reste plus qu’à corriger les défauts dus aux hallucinations de l’IA qui imagine des boutons ronds là où ils étaient carrés, ou des claviers QWERTY quand on les voulait AZERTY. Là, ce sont les outils manuels qui reprennent… la main. Récupérer une pomme sur une photographie personnelle, réécrire le nom du modèle dans la police d’origine ou retravailler les moindres détails, nous n’avons pas lésiné sur les moyens pour vous livrer des images aussi fidèles et belles que possible.

Un livre à feuilleter, des souvenirs à picorer

Le résultat de tout ça ? Pas du tout ce qu’on avait prévu à l’origine. Je pensais m’inspirer largement du contenu de l’Aventure Apple, piocher dans cette « banque d’organe » patiemment assemblée depuis vingt-cinq ans pour proposer une sorte de blog sur papier. Puis j’ai pensé organiser ce vaste bazar autour de plusieurs thèmes, comme « 50 objets inoubliables », « 50 logiciels indispensables », « 50 flops et catastrophes », ou encore « 50 premières fois », et j’ai commencé à lister tous les sujets, mais les idées débordaient, se recoupaient, ne rentraient plus dans les cases.

À un moment, notre tableau de suivi des sujets ne ressemblait plus à rien. Et ce n’est là qu’un petit extrait !

Là-dessus, nous avons eu l’idée de faire intervenir des « grands témoins », des utilisateurs d’Apple venus de tous les horizons, pour qu’ils partagent avec nous un souvenir particulier. Bonne pioche : malgré les difficultés à entrer en contact avec toutes nos cibles, nous avons pu sélectionner cinquante témoignages très personnels, qui montrent à quel point l’informatique en général, et Apple en particulier, sont intrinsèquement liées à nos vies personnelles et professionnelles, mais aussi familiales.

Même si ça manque lourdement de parité, il y en a pour toutes les générations : vous y croiserez Philippe Bonnaure, Audrey Couleau, Guillaume Gete, Daniel Ichbiah, Victor Jachimowicz, Franck Perthuis, Bruno Rives, Wil Shipley, François Sorel, des développeurs, des YouTubeurs, des journalistes et nos amis de Mac4ever, MacBidouille, iCreate et Avosmac, parmi bien d’autres et même une très grande dame à qui nous avons réservé la troisième de couverture. Si certains ont des regrets et veulent prendre la parole dans le tome 2, notre adresse mail 50ans@macg.co reste ouverte.

Une version alpha du livre, ouverte sur un rarissime prototype de version bêta à couverture rigide

Autour de ces témoignages, les sujets se sont éparpillés naturellement, entre des Face-à-face où se rencontrent des objets d’hier et d’aujourd’hui, des Coups d’œil pour mettre en lumière des souvenirs particuliers, des Coupures pub pour nous remémorer les meilleures réclames de la Pomme, des pages App Store où nos bons vieux logiciels reprennent vie et des galeries, des Time Machine et des Time Capsule sous forme de galeries de souvenirs… et même des pages Game Center pour mettre vos connaissances à l’épreuve ! Ça se lit dans l’ordre, dans le désordre, ça s’oublie, ça se relit, à votre convenance !

Quant à la mise en page, elle se veut sobre et aérée, faisant la part belle aux images. Nos amis David Benamou et Nicolas Gozlan, le duo qui était à l’œuvre derrière la revue iCreate, nous ont prêté main forte pour peaufiner la maquette, contrôler le gris typographique, et s’assurer de la bonne mise sous presse par l’imprimeur qui avait donné toute satisfaction pour le magazine des vingt-cinq ans.

Est-ce qu’on a fait le tour de la question ? Honnêtement, non. On a eu quelques idées plutôt sympathiques pour évoquer un maximum de sujets, certains abordés en profondeur, d’autres à peine effleurés par une ligne, une fenêtre sur une capture d’écran, un mot dans un témoignage… Juste assez pour réveiller des centaines, peut-être même des milliers de madeleines de Proust au fil de la lecture. Mais on ne résume pas cinquante années en 250 pages. Nous rêvons à un tome 2, bien sûr, mais on pourrait sans doute en remplir des dizaines. Alors plutôt que de vous lasser, on préfère vous laisser profiter de ce premier livre où nous avons couché sur le papier tant de souvenirs, en souhaitant que vous ayez autant de plaisir à vous y replonger que nous en avons eu à les réunir !

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Sabih Khan, l’homme qui déplace les usines d’Apple

Christophe Laporte

dimanche 15 mars à 08:30

AAPL

Si les Français sont fiers de leurs compatriotes bien représentés dans le domaine de l’IA chez les Big Tech, que dire de la diaspora indienne qui occupe désormais les sommets des géants américains ? On pense à Satya Nadella chez Microsoft ou Sundar Pichai chez Alphabet. Chez Apple, c'est Sabih Khan qui a repris le flambeau opérationnel. Portrait de l'homme qui déplace les usines de la Pomme.

Image : Apple

Depuis quelques mois, Sabih Khan occupe le poste de directeur des opérations, ce rôle de COO hautement stratégique quand on connaît l’importance des chaînes de production et les enjeux géopolitiques actuels pour Apple. Il a succédé à Jeff Williams, qui avait lui-même hérité du poste de Tim Cook.

Apple va fabriquer des Mac mini aux États-Unis dès cette année

Apple va fabriquer des Mac mini aux États-Unis dès cette année

Méconnu du grand public, Sabih Khan s’est pourtant fait un nom il y a quelques semaines seulement : c’est lui qui a annoncé qu’Apple allait prochainement produire des Mac mini sur le sol américain. Un message fort, porté par celui qui traite avec les sous-traitants asiatiques depuis des décennies.

D’Uttar Pradesh aux bancs du Massachusetts

Le parcours de Sabih Khan est celui d'une ascension méthodique. Né en 1966 à Moradabad, dans l’État indien de l’Uttar Pradesh, il quitte sa terre natale à l'âge de dix ans pour Singapour avant de s'installer aux États-Unis pour ses études supérieures.

Utiliser un MacBook Neo avec plusieurs écrans externes, c'est possible !

Christophe Laporte

dimanche 15 mars à 07:55

Mac

Comme toute nouvelle machine Apple qui sort un peu de l’ordinaire, le MacBook Neo fait l’objet de nombreuses expérimentations. En théorie, l’ordinateur portable d’Apple ne peut gérer qu’un seul écran externe 4K, ce qui est un moindre mal pour une machine dotée de 8 Go de RAM. Précisons que c’était aussi le cas du MacBook Air jusqu’à la sortie du modèle M4. Toutefois, les solutions existent pour ceux qui refusent de se contenter de ce service minimum.

Un MacBook Air M4 avec 2 écrans externes - image : Apple

Le salut passe par le DisplayLink

D’après les premiers essais réalisés par nos confrères d’AAPL.ch, la solution miracle réside une nouvelle fois dans la technologie DisplayLink. En utilisant un adaptateur graphique USB idoine, il est tout à fait possible de passer outre les limitations natives de la puce A18 Pro. La manipulation a d'ailleurs été confirmée avec succès sur ce nouveau modèle : une fois l'utilitaire DisplayLink Manager installé sur macOS, la machine parvient à piloter deux, voire trois moniteurs externes sans broncher.

Test d

Test d'adaptateurs DisplayLink : une bonne solution pour brancher plusieurs écrans à un Mac M1/M2 ?

Une fois ces étapes franchies, macOS « voit » les écrans supplémentaires non pas comme des flux vidéo natifs du GPU, mais comme des flux de données compressés envoyés via l'USB. Pour de la bureautique, de la navigation web ou du code, la latence est imperceptible. Pour parvenir à ce résultat, il suffit de se tourner vers des accessoires tiers, comme ceux proposés par Plugable, Anker ou encore Sonnet. Ces adaptateurs permettent au système de contourner le contrôleur d’affichage interne d’Apple qui, lui, reste officiellement bridé à une seule dalle supplémentaire.

Un jonglage nécessaire avec la connectique

Il faudra toutefois composer avec l’équipement réduit du MacBook Neo pour bâtir sa station de travail. Nos confrères soulignent un point important concernant la gestion des ports : si vous utilisez le port USB-C 3.0 pour votre affichage multiple et le second port (limité à l'USB 2.0) pour la recharge, la place vient vite à manquer.

Pour ceux que cela intéresse, l’adaptateur USBC-6950M recommandé par nos confrères, permettant de brancher deux écrans externes supplémentaires, coûte 107,30 € sur Amazon. C'est le prix à payer pour transformer ce petit portable en une véritable machine de bureau