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MacBook Neo : la bidouille à 10 € qui libère l’A18 Pro… au risque de faire chauffer vos genoux

Christophe Laporte

mardi 17 mars à 08:41

Mac

Les expérimentations concernant le MacBook Neo ne manquent pas. Maintenant que certains l’ont doté d’un téraoctet de stockage, d'autres se demandent comment le rendre encore plus rapide. À notre connaissance, personne n’a encore cherché à troquer une puce A18 Pro par une puce A19 Pro, mais avec la communauté des bidouilleurs, on peut s'attendre à tout.

Image : MacGeneration
MacBook Neo : comment doubler le stockage (au prix d’une opération à cœur ouvert)

MacBook Neo : comment doubler le stockage (au prix d’une opération à cœur ouvert)

Plus sages, certains utilisateurs ont entrepris d'améliorer les performances du nouvel ordinateur d’Apple en s’attaquant à son système de refroidissement. Tout comme le MacBook Air, le MacBook Neo ne dispose pas de ventilateur. Un mal pour un bien, diront les amateurs de silence absolu, mais un frein réel pour les calculs au long cours.

Transformer le châssis en radiateur géant

L’A18 Pro est une bête de course capable de grimper jusqu’à 3,3 GHz. Cependant, dès lors que la chaleur se fait trop intense, la fréquence du processeur redescend sagement à 2,3 GHz pour éviter la surchauffe. Comparaison n’est pas raison, encore moins dans ce cas, mais quand on se souvient que le MacBook 12" Retina restait au mieux quelques instants à 1,3 GHz, le chemin parcouru est immense. Pourtant, un utilisateur sur Reddit a trouvé la parade pour que les cœurs hautes performances de son MacBook Neo cessent de jeter l'éponge après seulement 60 secondes d'effort intense.

Image : iFixit

L'expérience est d'une simplicité désarmante : elle consiste à placer deux tampons thermiques de 1 mm d'épaisseur directement sur la zone du processeur (le prix de ces petits pads est désarmant). Une fois le capot refermé, ces pads viennent presser contre la coque inférieure en aluminium. La magie opère alors : la chaleur dégagée par la puce ne stagne plus à l'intérieur, mais migre à travers les pads pour se dissiper sur toute la surface métallique inférieure de l'ordinateur. En transformant le châssis en un immense dissipateur thermique passif, le processeur peut maintenir ses fréquences de pointe bien plus longtemps avant que les capteurs ne tirent la sonnette d'alarme.

Le bridage thermique, ce mal nécessaire

Pour bien comprendre l'intérêt de la manœuvre, il faut rappeler que le système de surveillance d'Apple réduit la vitesse d'horloge et la tension dès que les limites de sécurité thermique sont approchées. C’est ce qu’on appelle le bridage thermique (ou encore le thermal throttling). Si cette bride électronique protège les composants, elle frustre ceux qui sollicitent leur machine sur de longues sessions de montage vidéo ou de compilation.

Les performances du MacBook Air M2 peuvent être améliorées avec une bidouille simple, mais qui n

Les performances du MacBook Air M2 peuvent être améliorées avec une bidouille simple, mais qui n'est pas sans risques

Cette astuce ne date pas d'hier. Les passionnés de bidouille l'utilisaient déjà sur les MacBook équipés de processeurs Intel, et plus récemment sur les modèles Apple Silicon. En 2022, l'ajout de tampons thermiques sur le MacBook Air M2 avait permis d'améliorer les scores en performance soutenue de près de 10 %. Sur un outil de mesure court comme Geekbench, la différence est imperceptible car le test s'arrête avant que la puce ne chauffe. En revanche, sur un marathon comme Cinebench, un MacBook Air ainsi modifié affichait environ 930 points de plus que le modèle d'origine.

Attention aux genoux (et à la garantie)

Si la modification semble miraculeuse, Apple n'a pas fait l'impasse sur cette solution par simple distraction. Transférer la chaleur directement sur la coque présente un inconvénient majeur : le dessous de l'ordinateur devient nettement plus chaud, pour ne pas dire brûlant, lors de travaux intensifs. On s'éloigne ici du confort d'utilisation « sur les genoux » cher à la marque. De plus, les produits électroniques grand public doivent respecter des normes réglementaires strictes concernant la température des surfaces exposées afin d'éviter tout risque de brûlure. En gardant la chaleur confinée à l'intérieur, Apple s'assure que sa machine reste certifiée et confortable au toucher.

Image : Apple

Enfin, il convient de manipuler son tournevis avec prudence. AppleInsider, qui a relayé cette trouvaille, rappelle fort justement qu'une telle modification peut mettre en péril votre garantie. Si votre MacBook Neo doit faire un tour en SAV, il faudra impérativement retirer les tampons thermiques et restaurer la configuration d'origine. Apple se réserve le droit de refuser toute réparation si elle détermine qu'un dommage a été causé par une modification non autorisée. Le silence et la finesse ont un prix : celui d'une performance qui sait rester sage pour ne pas se brûler les ailes.

Silicon Valley : pourquoi le Mac mini est devenu la coqueluche de l’IA

Christophe Laporte

mardi 17 mars à 07:25

Intelligence artificielle

C’est un coup de maître, autant sur le plan industriel que symbolique : en relocalisant une partie de la production du Mac mini aux États-Unis, Apple a parfaitement capté l'air du temps. Car loin de n'être qu'un simple ordinateur d’entrée de gamme, le petit pavé d’aluminium s’offre une seconde jeunesse inattendue sous l'impulsion du boom de l’IA. En Californie, il est devenu l'outil de prédilection pour faire tourner OpenClaw, cet agent autonome qui captive actuellement toute la Silicon Valley. Un phénomène tel que le le San Francisco Standard a décidé de passer au crible cet engouement massif pour la plus compacte des machines de Cupertino.

Image : Dmitry Mashkin -Unsplash
Mac mini M4 : la petite bête qui monte (et qui booste l’IA)

Mac mini M4 : la petite bête qui monte (et qui booste l’IA)

Un "bac à sable" sécurisé pour agents autonomes

Pour les ingénieurs de la Valley, l'adoption du Mac mini répond d'abord à un impératif de sécurité. Aaron Ng, ingénieur en IA résidant à San Francisco, a investi dans la machine en janvier avec un objectif précis : tester OpenClaw sans exposer ses données personnelles. « Je ne voulais pas lui donner accès à mon ordinateur principal », explique-t-il. « C’était trop risqué de le laisser agir sans surveillance. »

Cette prudence est loin d'être infondée. Récemment, une directrice du Meta Superintelligence Labs a vu son agent IA supprimer la moitié de sa boîte de réception Gmail après avoir pris un peu trop de libertés. Sur son Mac mini, Aaron Ng a donc configuré un environnement cloisonné. Aujourd'hui, son agent gère ses tâches administratives, surveille les comptes-rendus de santé de son nouveau-né et pilote ses lumières connectées Philips Hue, remplaçant avantageusement des systèmes domotiques souvent instables.

OpenClaw : quand les skills deviennent une porte d’entrée pour les malwares

OpenClaw : quand les skills deviennent une porte d’entrée pour les malwares

Plus qu’un Mac, un nouveau marqueur social

Au-delà de l'aspect technique, le Mac mini est devenu un véritable marqueur social. Dans certains cercles, il est le nouvel accessoire de bureau indispensable, au même titre que les bureaux debout ou les boissons Soylent. Si le prix de départ est attractif, la plupart des acheteurs n'hésitent pas à débourser jusqu'à 2 000 $ pour doper la mémoire vive et la puissance de calcul, indispensables pour faire tourner ces modèles 24h/24 grâce à l'efficacité des puces Apple Silicon.

Le créateur du phénomène OpenClaw, Peter Steinberger, a rejoint récemment OpenAI

Depuis le lancement d'OpenClaw en novembre, la demande a explosé, rendant l'appareil difficile à dénicher. Sur le site d'Apple, certaines configurations affichent des délais de livraison jusqu'à fin avril. Le marché de l'occasion est en ébullition, forçant certains utilisateurs à faire le tour des enseignes comme Costco pour mettre la main sur le modèle de leur choix. Linara Bozieva, fondatrice de l'agence Ravenopus, a dû batailler pour trouver sa machine, et elle envisage déjà d'en acquérir une seconde.

Un archétype social et culturel

Le "Mac mini AI guy" est officiellement devenu un archétype culturel dans la tech. Sur les réseaux sociaux, les déballages et les mèmes se multiplient. Le journaliste Alex Konrad racontait récemment avoir vu un groupe d'hommes exulter à Santa Monica en croisant un client sortant d'un Apple Store avec deux Mac mini neufs.

Le mouvement est profond : des "hacker houses" organisent désormais des ateliers pour apprendre aux non-techniciens à dompter OpenClaw sur leur propre matériel. Mathieu Metral, fondateur de Fontaine Founders, a ainsi réuni une cinquantaine de curieux un dimanche de février pour une session de formation pratique.

Les expérimentations vont toujours plus loin. TiniCorp a réussi à connecter une carte Nvidia sur un Mac mini pour être utilisé en tant qu’eGPU

Pourtant, le Mac mini n'est pas techniquement indispensable. Aaron Ng admet que pour 90 % des usages, des alternatives moins coûteuses comme un Raspberry Pi pourraient suffire. D'autres préfèrent recycler de vieux MacBook pour profiter de l'écran intégré à moindre coût.

Mais rien n'y fait : le Mac mini continue de convertir les foules par sa simplicité et son intégration. Geoffrey Woo, capital-risqueur chez Anti Fund, résumait cette boulimie dans un tweet montrant sa pile de machines : « Il y a deux semaines : 1 Mac mini. Aujourd'hui : 2 Mac mini. » Une tendance qui ne semble pas faiblir, comme en témoigne cette étiquette vue chez Costco cette semaine sur le dernier exemplaire en rayon, portant la mention manuscrite : « Le tout dernier ».

50 ans d’Apple : notre livre est (enfin) arrivé à la rédaction

Christophe Laporte

lundi 16 mars à 23:55

MacGeneration

La semaine ne pouvait pas mieux commencer avec cette livraison qu’on attendait depuis des jours. Et pour une fois, point de MacBook Pro, de MacBook Neo, d’iPhone 17e ou encore de Studio Display. Non, cette fois, le livreur nous a laissé de jolies palettes.

Du papier et beaucoup d’histoire

Point de produits électroniques cette fois-ci, mais un certain nombre d’exemplaires de notre livre consacré aux 50 ans d’Apple. L'ouvrage est là, il est beau, et il n’attend plus que vous (ou presque).

Le livre n'arrivera pas seul pour ceux qui ont craqué pour les packs complets. Nous réglons actuellement les derniers détails logistiques pour les accessoires : les mugs ont été commandés et les pin’s sont attendus entre la fin mars et le début du mois d’avril.

La genèse de notre livre des 50 ans d’Apple

La genèse de notre livre des 50 ans d’Apple

Bref, nous serons fin prêts pour lancer les expéditions dès le début du mois d’avril. Notez que c’est également à cette date que nous activerons les abonnements pour les contributeurs ayant opté pour une contrepartie incluant le Club iGen. On a hâte que vous ayez tout cela entre les mains !

Alors, si vous n’avez pas encore commandé votre exemplaire de notre livre sur les 50 ans d’Apple, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

👉 Je précommande le livre des 50 ans d’Apple

Un pilote open source en développement ramène le FireWire dans macOS Tahoe

Pierre Dandumont

lundi 16 mars à 23:25

macOS

Avec macOS Tahoe, sorti fin 2025, Apple a abandonné une technologie qui a fait sa renommée et qui a même eu un Emmy Awards : le FireWire. La norme IEEE 1394 (i.Link chez Sony) a en effet fait les beaux jours des iMac et autres PowerBook des années 2000, pour monter des vidéos en SD issues d'une caméra DV ou montrer aux amateurs de PC que l'USB était vraiment en retard (et accessoirement synchroniser les premiers iPod).

Avec macOS Tahoe, Apple a entièrement supprimé les extensions (pilotes) pour les cartes et périphériques FireWire, ce qui a bloqué quelques personnes : de nombreuses cartes audio haut de gamme reposaient (et reposent encore) sur la norme. Aleksandr Shabelnikov a donc décidé de régler le problème, avec un pilote open source, en développement sur GitHub.

Contrairement aux anciens pilotes, ce n'est pas une extension du noyau (kext) mais bien un pilote qui travaille en espace utilisateur, avec DriverKit (dext). C'est une solution qui évite de donner un accès bas-niveau au pilote et simplifie l'installation et le déploiement, tout en améliorant la sécurité.

Apple abandonne le FireWire

Apple abandonne le FireWire

Encore en développement, avec des limites matérielles

Le pilote est encore en développement et n'est pas prêt à être distribué, mais une vidéo montre un petit exemple. En l'état, il est capable de fonctionner avec une carte son FireWire (Apogee Duet 2) mais ne prend pas encore en charge le stockage en FireWire, par exemple. Ce n'est pas un énorme problème dans l'absolu : les personnes qui utilisent encore le FireWire en 2026 en ont généralement besoin pour une carte son FireWire, qui ne peut pas nécessairement être remplacée. Dans le cas des périphériques de stockage, les deux normes FireWire classiques (FireWire 400 et 800) ont largement été dépassées par l'USB et le Thunderbolt depuis une bonne quinzaine d'années.

Au niveau matériel, le pilote ne prend en charge pour le moment que le setup classique qui était encore utilisable avec macOS Sequoia : un adaptateur Thunderbolt 3 vers Thunderbolt 2 Apple suivi d'un adaptateur Thunderbolt vers FireWire 800 et éventuellement d'un troisième adaptateur ou d'un câble pour passer du FireWire 800 au FireWire 400. Sur le papier, il devrait aussi être possible d'accepter l'écran Thunderbolt Display d'Apple (qui intégrait un contrôleur FireWire 800) ou une carte d'extension FireWire dans un boîtier Thunderbolt.

Avec un dongle, ce vieil adaptateur doit fonctionner sur un Mac Apple Silicon.

Source :

Merci Jean !

De faux CPU AMD circulent dans des PC portables d'entrée de gamme chinois

Pierre Dandumont

lundi 16 mars à 21:46

Matériel

Imaginez Apple vendre un Mac avec une puce A18 Pro alors que c'est en fait une puce A17. Impossible ? Pas dans le monde PC. Le fabricant Chuwi, spécialiste des PC portables d'entrée de gamme et autres mini PC, a en effet vendu des PC portables avec de faux processeurs. Ou, plus exactement, des processeurs contrefaits.

Ce sticker ment. Image Notebookcheck.

La technique n'est pas nouvelle : dans les années 90, des fabricants mettaient de fausses puces de mémoire cache sur les cartes mères (avec un BIOS qui indiquait évidemment la présence de cette mémoire). Dans le cas de Chuwi, le CoreBook X et le CoreBook Plus intègrent officiellement un Ryzen 5 7430U, alors que c'est en réalité un Ryzen 5 5500U. Si vous n'êtes pas familier avec la nomenclature d'AMD, le 5500U est un modèle Zen 2 (la cuvée 2019) avec six cœurs à 4 GHz (au mieux), 8 Mo de cache de niveau 3 et un GPU doté de sept cœurs1 à 1,8 GHz. Le second est un Zen 3 (2020) avec six cœurs à 4,3 GHz, 16 Mo de mémoire cache et le même GPU. Le 7430U est normalement nettement plus rapide (environ 20 %) et c'est ce qui avait mis la puce à l'oreille des testeurs : les performances étaient un peu faibles.

La case codename (Lucienne ici) et la capacité de la mémoire cache de niveau 3 (2x 4 Mo) permettent de reconnaître un Ryzen 5 5500U. Image Notebookcheck.

Le BIOS, Windows ou les outils de tests indiquent bien qu'il s'agit d'un Ryzen 5 7430U… mais ce n'est pas le cas. Le numéro de série du processeur a permis de vérifier que la puce employée est bien un Ryzen 5 5500U. Par ailleurs, un œil affûté peut le voir dans certains outils, comme CPU-Z : si le nom affiché est bien Ryzen 5 7430U, les caractéristiques (nom de code, mémoire cache, etc.) sont celles d'un Ryzen 5 5500U. Mais en 2026, personne n'imagine ce genre de fraudes.

La marque nie et menace

Notebookcheck, qui a découvert la fraude, a contacté la marque qui n'a pas nié et a expliqué de façon sérieuse que c'était pour vider de vieux stocks de Ryzen 5 5500U, sans réellement nier la fraude. Elle a aussi indiqué au départ que le « problème » était circonscrit à de vieux stocks, datant de 2025. Mais en testant un modèle acheté en 2026, nos confrères ont trouvé exactement la même fraude, et la marque n'a pas apprécié : elle a demandé à plusieurs sites de retirer les actualités sur le sujet, car mettre en avant une fraude nuirait à l'image de la société.

Le marquage du CPU (recouvert de beaucoup trop de pâte thermique) ne ment pas. Image Notebookcheck.

Et ce n'est pas fini : un lecteur de Notebookcheck a eu le même problème avec un PC portable Ninkear, une autre marque qui vend des PC portables d'entrée de gamme. Selon nos confrères, qui avaient testé le PC, leur exemplaire de test était bien équipé du bon processeur. Mais ils notent tout de même que les cartes mères des modèles Ninkear et Chuwi sont identiques et intègrent un processeur soudé, ce qui renvoie vers l'ODM (original design manufacturer), Emdoor Digital. Les deux marques, comme de nombreux fabricants, achètent des cartes mères à un fabricant spécialisé et ne font que de l'intégration.

Reste que même si la question de la source de la fraude est importante… il y a tout de même une fraude. Les modifications nécessaires pour renvoyer une fausse chaîne de caractères pour le nom du processeur nécessitent des changements au niveau du BIOS, et c'est bien évidemment intentionnel, pour tromper les utilisateurs.


  1. 7 CU, en réalité, soit 448 unités.  ↩︎