Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Apple qui s’est fait voler un ingénieur, c’est une responsable Google qui a décidé de venir voir si l’herbe est plus verte à Cupertino : 9to5Mac annonce l’arrivée de Lilian Rincon au poste de VP Product Marketing for AI.
La nouvelle VP Product Marketing for AI. Image Lilian Rincon.
Alors qu’elle était chez Google, Rincon occupait le poste de VP produit, étant entrée à Mountain View 9 ans auparavant. Elle a notamment supervisé le lancement de Google Shopping et de Google Assistant. Encore plus tôt, elle a trainé ses guêtres chez Microsoft et Skype.
Chez Apple, elle formera un duo avec Amar Subramanya, arrivé en décembre comme VP Artificial Intelligence, et les deux rendront des comptes directement à Craig Federighi.
Lilian Rincon ne devrait pas être déboussolée avec son nouveau compère, Amar Subramanya venant lui aussi de Google, où il a fini au poste de VP concernant Gemini avant de bifurquer chez Apple. Il semble donc qu’en plus du moteur de Gemini, Cupertino ait décidé de faire ses emplettes chez Google pour faire avancer plus vite son intelligence artificielle.
Il y a quelques jours, nous avions parlé d’un usage détourné du capteur de vibrations intégré dans les MacBook Pro et MacBook Air, qui permettait d’interpréter les tapes (évitez les grandes claques, tout de même, sinon c’est votre compte qui va hurler) données à votre Mac en le faisant répondre par un cri de douleur. Internet étant ce qu’il est, bien entendu, l’idée ne s’est pas arrêtée là…
SlapMac… à ne pas confondre avec SlapMyMac, qui est déjà un copycat (quand une bonne idée est à prendre, internet est sur le coup). Capture MacGeneration.
Un développeur canadien est passé par le GitHub du projet et en a fait une petite démo sur Instagram, qui a rencontré un succès au-delà de ses espérances. Cependant, qu’est-ce qui peut bien attirer encore plus qu’un Mac qui se plaint quand on le tape ? Certains au fond l’auront deviné… mais oui, c’est bien sûr : que les complaintes ne soient plus de douleur, mais coquines. Et voilà donc SlapMac (7 dollars), pour que votre Mac ne fasse plus tache dans les soirées cuir et latex.
Ni une ni deux, ce développeur a décidé de venir en aide à toutes ces personnes en manque de contacts secs, et a transformé le code un peu abscons du dépôt original en app très simple à installer, permettant ainsi à tout à chacun de pouvoir exprimer ses désirs les plus tabous sans avoir à en parler à son ou sa partenaire (n’oubliez tout de même pas de demander le consentement du Mac… un sudo ne suffira pas comme preuve).
Et il faut croire que de nombreux utilisateurs de Mac ont des désirs cachés mêlant fouets, cordes et MacBook Air : en à peine trois jours, le développeur a encaissé pas moins de 5 000 dollars !
Surfant sur cette vague de mains si moites que la carte de crédit en glisse, il semble qu’il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin, et prévoit déjà de nouveaux sons pour son app, mais aussi dans le plus bel esprit du teasing a laissé une image qui parle d’elle-même :
Reste le souci principal : une fois arrivé au bureau, certains doivent déjà vérifier qu’ils n’ont pas laissé une page internet ouverte par mégarde… devront-ils maintenant aussi vérifier qu’ils n’ont pas laissé une app tourner en tâche de fond ? On imagine la surprise du patron énervé qui tape du poing sur le bureau, et trouve pour toute réponse le Mac de son employé qui couine de plaisir.
Mise à jour : étant entièrement dévoué à son travail d'éducation journalistique, votre serviteur n'a pas hésité une seconde à se sacrifier pour vous. Et bonne nouvelle (ou pas), la fonction « USB Moaner » est d'ores et déjà intégrée à l'app d'origine :
Maintenant reste à expliquer ça à ma femme... Vidéo MacGeneration.
Il y a quelques semaines, en marge de l'annonce de la fabrication des Mac mini aux États-Unis, des images des serveurs d'Apple, dédiés à Apple Intelligence, apparaissaient. Les serveurs « Private Cloud Compute » utilisent a priori des puces assez récentes (probablement des puces M3 Ultra ou d'une génération plus récente). Mais sur X, des images d'un serveur Apple un peu plus ancien sont apparues.
Une photo volée du serveur. Image X.
Elles montrent un serveur qui n'est donc pas un Mac Pro en rack (il a été abandonné aujourd'hui, d'ailleurs). On peut remarquer deux prises RJ45 (8P8C) mais aussi deux emplacements qui sont probablement des emplacements QSFP au vu de la largeur. C'est une norme employée dans les serveurs pour les connexions rapides (40 à 200 Gb/s), un peu plus large que le SFP+ classique. Les serveurs Apple plus récents proposent d'ailleurs les mêmes connecteurs, au vu des photos.
La seconde image donne quelques détails sur la machine. Le serveur a la référence A3174 chez Apple, pèse 25 kg et est équipé de quatre systèmes sur puce M2 Ultra. On retrouve bien 4x 24 cœurs (16+8), 4x 76 cœurs GPU (c'est donc la version haut de gamme) et 4x 192 Go de RAM sur un bus 512 bits (820 Go/s de bande passante). Chaque puce est aussi couplée à un SSD de 4 To.
La configuration. Image X.
En plus des quatre puces M2 Ultra, il y a un BMC, une interface de contrôle pour le serveur. Au vu des caractéristiques listées — 8 cœurs CPU, 8 cœurs GPU, 16 Go de RAM et 1 To de stockage —, c'est a priori une puce M1 ou éventuellement une puce M2 bridée au niveau du GPU. Enfin, la consommation du serveur est annoncée à 1,5 kW, une valeur élevée dans l'absolu… mais assez faible compte tenu de la puissance de calcul. Et c’est surtout probablement le maximum du serveur lui-même, pour évaluer le nécessaire au moment de l'insertion dans une armoire.
Amazon et Joybuy n'ont pas le monopole de la baisse des prix. Ce week-end, la Fnac réplique avec une opération « bons d'achat » musclée pour ses adhérents. Si l’offre ne débutera officiellement sur le web que ce samedi à 9 heures, les plus pressés peuvent déjà en profiter : l’opération a déjà commencé sur l'application mobile de l'enseigne.
Le principe est simple : tous les 100 € d’achat, vous recevez 15 € de crédit sur votre compte fidélité en utilisant le code « JOURSFNAC » au moment de valider le panier.
Quelques nuances selon les rayons
L’offre est généreuse mais comporte quelques subtilités. Pour la majorité des produits Apple (Mac, iPad, Apple Watch), vous bénéficiez bien des 15 € par tranche de 100 €. En revanche, pour trois catégories spécifiques — les smartphones (dont l'iPhone), les accessoires et la PS5 — la cagnotte tombe à 10 € tous les 100 € d’achat.
Concrètement, voici ce que cela donne sur les dernières nouveautés :
L’achat d’un MacBook Neo à 699 € permet de récupérer 90 € sur sa cagnotte.
L’acquistion d’un MacBook Air M5 à 1199 € vous permet de cagnotter 165 € !
Un MacBook Pro 14” M5 Pro 1 To à 2499 € vous fera gagner 375 € ! De quoi s’acheter un iPad !
Les conditions à connaître
Inutile d'aller chercher les petits caractères sur les sites de bons plans, voici l'essentiel des conditions de cette opération :
Carte Fnac+ obligatoire : L'offre est réservée aux porteurs d'une carte Fnac+ en cours de validité. Si vous ne l'avez pas, elle est actuellement proposée à 14,99 € pour trois ans.
Produits éligibles : L'offre s'applique uniquement sur les produits vendus et expédiés par la Fnac (hors Marketplace). Sont exclus les livres, les coffrets cadeaux, les tirages photo, les cartes cadeaux ainsi que les abonnements téléphoniques.
Utilisation des euros : Les euros cumulés sont valables pendant une période de 30 jours à compter de leur inscription sur votre compte (qui intervient généralement après la réception ou le retrait de votre commande). Passé ce délai, ils seront définitivement perdus.
Cumul : Bonne nouvelle, l'opération est cumulable avec les promotions en cours, à l'exception d'éventuels autres codes promotionnels.
L'opération se terminera lundi matin à l'heure du café. C'est donc le moment de vérifier si l'accessoire ou le Mac qui vous fait de l'œil ne devient pas, par ricochet, beaucoup plus abordable.
Maintenant que Mac OS X est mûr, que le PowerPC est de l’histoire ancienne, quel nouveau chapitre Apple va bien pouvoir ouvrir pour son système d’exploitation ? Un petit appareil commence à bien se faire connaître : l’iPhone, bientôt suivi par l’iPad. Et Apple ne va pas y aller à moitié durant tout un arc commençant avec Mac OS X 10.7, en 2011. Retour sur ce rapprochement entre le petit et le grand appareil.
Mac OS X 10.7, premier du rapprochement vers iOS. Capture MacGeneration.
Mac OS X 10.7 Lion : Mac OS X commence son rapprochement avec iOS
Après avoir fiabilisé Mac OS X, Apple s’attaque donc à le rapprocher de sa nouvelle marotte : l’iPhone. Pour ça, la firme de Cupertino va avancer sur plusieurs fronts à la fois, en amenant une gestion du multitouch avancée, mais aussi plusieurs idées directement empruntées à l’iPad sorti un an plus tôt, comme le carnet d’adresses ou le calendrier, typiquement dans l’époque du skeuomorphisme amené par Scott Forstall. L’idée va même jusqu’à importer l’écran d’accueil de l’iPad, sous la forme du Launchpad.
Si ce rapprochement a fait grincer des dents, comme le « défilement naturel » qui ne l’était pas forcément au départ, il n’a pas apporté que des simplifications malvenues : ce cousinage ramène aussi Versions et Auto Save, qui facilitent la sauvegarde et le retour sur une précédente itération d’un fichier. C’est aussi l’arrivée d’une fonction qui paraît totalement naturelle aujourd’hui : AirDrop. On l’oublie facilement, mais c’est 10.7 qui a amené au Mac cette facilité de transfert entre appareils Apple.
C’est aussi la dernière fois que le système est disponible à l’achat sous forme physique : si Mac OS X 10.6 fut le dernier sur DVD, Mac OS X 10.7 Lion à sa sortie en juillet 2011 fut (hormis la clé de restauration des premiers MacBook Air) proposé sous forme de clé USB. Ainsi, l’utilisateur avait le choix entre un téléchargement sur le Mac App Store pour 23,99 € ou une clé USB physique à 59 €. La disparition du format physique en amènera une autre : 10.7 est le dernier à s’appeler « Mac OS X », son successeur abandonnant le « Mac » pour résumer son nom à « 0S X ».
OS X 10.8 Mountain Lion : iCloud et synchronisation entre les appareils
Si 10.7 Lion amenait une partie de l’interface d’iOS sur Mac, 10.8 Mountain Lion synchronise carrément le Mac avec l’iPhone. En effet, c’est avec ce système que l’intégration avec iCloud devient de plus en plus poussée, permettant une unification des données de Notes, Rappels, Safari, mais aussi les contacts et les calendriers entre tous les appareils. Le calendrier y perd d’ailleurs son petit nom de « iCal » qu’il avait préservé jusque-là, et toutes les apps intégrées au système paraissent de plus en plus calquées sur celles présentes sur l’iPhone et l’iPad.
10.8 marque l’arrivée de Notes et Rappels, ainsi que la barre de recherche unifiée sur Safari. Capture MacGeneration.
10.8 améliore encore la prise en charge des applications en plein écran apparues avec 10.7 et Safari y gagne une barre unique pour les URL et les recherches. Messages remplace définitivement iChat et permet la synchronisation complète avec l’iPhone de l’utilisateur, chose que l’on prend pour acquise maintenant !
En interne, c’est l’apparition de Gatekeeper, qui permet de restreindre l’exécution des applications aux seules versions téléchargées sur le Mac App Store ou au minimum signées par Apple, et les mises à jour système passent cette fois uniquement par le Mac App Store.
Après le dernier système sur support physique avec 10.7 Lion, OS X 10.8 Mountain Lion est le dernier à être payant : à sa sortie le 25 juillet 2012, uniquement sur le Mac App Store, il est vendu 21,99 €. Depuis, toutes les mises à jour sont gratuites.
OS X 10.9 Mavericks : une interface allégée
OS X 10.9 Mavericks, le 22 octobre 2013, est le premier système sorti après le départ de Scott Forstall, et ça se sent : on allège les lourdeurs du skeuomorphisme. Non pas que tout soit modifié radicalement, le Finder restant par exemple tel qu’on l’a connu dans les précédentes versions, mais les applications les plus inspirées d’objets physiques se voient radicalement épurées. Fini le cuir, les feuilles déchirées et les rouleaux : place aux interfaces simples.
Adieu cuir et feuilles déchirées. OS X 10.9 fait table rase. Capture MacGeneration.
Pour le Finder, même si visuellement il évolue peu, c’est le retour des tags, permettant de mettre en valeur certains fichiers, et l’apparition des onglets, permettant la navigation dans une fenêtre unique plutôt que de multiplier les éléments.
À côté, c’est la première apparition d’iCloud Keychain, permettant de synchroniser les mots de passe entre les appareils, et un Safari revu pour intégrer cette nouvelle fonction bien pratique. 10.9 apporte aussi Plans et iBooks, provenant directement de son cousin iOS. Sous le capot, c’est aussi un gros travail d’optimisation permettant au nouveau système d’être proposé sur les mêmes machines que 10.8, sans laisser de Mac sur le bord de la route.
OS X 10.10 Yosemite : la mise au placard des derniers bouts de skeuomorphisme
Si 10.9 commençait déjà à éliminer certains éléments trop voyants du skeuomorphisme cher à Scott Forstall, que dire de 10.10 ? Jony Ive a pris tous les éléments rappelant cet univers et les a dirigé tout droit vers la corbeille ! Le Dock est aplati, la barre de menus est aplatie, les icônes sont aplaties… même la pomme au démarrage et l’interface de connexion vous accueillent par des éléments entièrement plats !
Jony Ive a pris le pouvoir, et ça se sent. Capture MacGeneration.
Les interfaces sont totalement revues et ce n’est pas la seule nouveauté au programme. iCloud Drive vient entièrement remplacer l’ancienne version, se synchronisant comme un disque réseau, et les SMS peuvent maintenant être envoyés et reçus sur le Mac, qui peut aussi se connecter au partage de connexion de l’iPhone d’un seul clic.
C’est aussi l’apparition de Handoff, qui permet de reprendre une activité commencée sur iPad ou iPhone sur son Mac d’un seul clic sur l’icône correspondant dans le Dock.
Même la fenêtre de connexion est aplatie. Capture MacGeneration.
Au final, OS X 10.10 sera surtout une grande remise à plat de l’interface, permettant d’unifier un peu plus le design sous l’hégémonie de Jony Ive.
OS X 10.11 El Capitan : le Snow Leopard de Yosemite
Après avoir radicalement transformé l’interface d’OS X dans 10.10, l’équipe s’attelle surtout à retoucher les éléments qui coincent. Ainsi, à sa sortie le 30 septembre 2015, El Capitan semble permettre au système de souffler un peu, pour consolider ses bases.
OS X 10.11 El Capitan apporte peu de changements en apparence. Capture MacGeneration.
En interne, le système apporte quelques améliorations bienvenues : Spotlight comprend maintenant les recherches en langage naturel (vous pouvez par exemple lui demander « les mails de mars » pour rechercher un mois précis dans votre correspondance) et Safari gagne les onglets épinglés. Dans Mail, c’est l’apparition des gestes d’iOS, en faisant un glissement pour révéler les commandes comme archiver ou supprimer un message.
Les fondations ont elles aussi droit à une sacrée rénovation, avec l’apparition de Metal qui remplace en partie OpenGL, modernisant le moteur graphique des Mac pour les jeux plus récents et les apps professionnelles. Dans l’ensemble, le système est plus rapide sur la même machine par rapport à son prédécesseur, et pour ne rien gâcher, il en profite pour renforcer sa sécurité avec l’arrivée du SIP (System Integrity Protection) qui verrouille l’accès aux parties les plus sensibles, même contre l’utilisateur « root ».
Comme souvent chez Apple, cette respiration permet de repartir de plus belle avec le prochain arc, qui abandonne encore un bout de son nom d’origine : après Mac OS X 10.7 Lion qui était le dernier à voir apparaître « Mac » dans son nom, c’est maintenant « OS X » qui fait ses adieux, pour laisser place à « macOS », Apple rendant ainsi ses gammes cohérentes avec iOS, iPadOS, watchOS, tvOS et donc macOS. Mais ça, ce sera pour le chapitre suivant !
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