Si certains ont peur du GPS caché dans l'alimentation de l'iMac G3, d'autres craignent que le microphone de leur Mac écoute en permanence (ce qui n'arrive pas forcément avec un Mac mini). Apple a ajouté des permissions au fil du temps, il y a des fonctions qui affichent une icône quand le microphone est actif et les puces de sécurité coupent physiquement le microphone quand le Mac est fermé… mais certains continuent à douter. À raison, dans un sens : si Siri écoute, vous ne verrez pas d'icône dans la barre de menus. Quel que soit votre avis sur la question, il y a une petite app codée en Swift qui va peut-être vous rassurer : NoSpy.
Le statut de NoSpy.
L'idée est simple et basique : NoSpy permet de désactiver le microphone des Mac en mettant le volume d'entrée à zéro, en vous prévenant si Siri est actif. Attention, il se limite à vérifier si Siri est activé dans les options, mais ne vérifie pas si la fonction de détection (qui peut réagir à « Siri » ou « Dis Siri ») est bien active. Il faut tout de même rappeler que si le microphone est actif en permanence dans ce cas précis, c'est uniquement pour un traitement en local : macOS vérifie si vous prononcez les mots qui activent Siri, et ne communique pas avec les serveurs d'Apple tant qu'une demande n'a pas été formulée.
Un petit logiciel à compiler
NoSpy est un très petit programme, et les développeurs pourront facilement vérifier ce qu'il fait exactement : il est open source et ne compte que 156 lignes de code. Les explications pour le compiler sont disponibles sur la page dédiée, et il peut être ensuite employé dans un raccourci, par exemple. Par défaut, il fonctionne dans un mode binaire : il désactive le microphone au premier lancement et le réactive au second. Quelques commandes permettent aussi de vérifier le statut du (ou des) microphone et l'état de Siri.
Si Siri est activé mais n'écoute (a priori) pas, le programme réagit.
« Créativité illimitée. Possibilités infinies. » Enfin, pas trop non plus. Le slogan d’Apple pour le Creator Studio ne doit pas être pris au mot : certaines fonctionnalités premium de la suite iWork sont soumises à des quotas d’usage. Sont concernées les fonctions reposant sur les technologies d’OpenAI.
Vous ne pouvez ainsi pas générer un nombre illimité d’images avec la nouvelle fonction présente dans Pages, Keynote et Numbers. La génération de notes et de diapositives dans Keynote est elle aussi encadrée par des limites.
Génération d’images intégrée à Pages (version Creator Studio) avec OpenAI. Image MacGeneration.
Dans une fiche d’assistance (pas encore mise à jour en français), Apple indique vaguement à quoi il faut s’attendre. « Le nombre exact d'images, de diapositives et de notes de présentateur que vous pouvez générer varie en fonction de la complexité des requêtes, de la disponibilité du serveur et du réseau », est-il écrit. Apple indique toutefois un minimum mensuel garanti :
50 images
50 présentations (comprenant chacune 8 à 10 diapositives)
des notes pour 700 diapositives
Notez bien qu’il s’agit d’un minimum et que chaque mois les compteurs sont remis à zéro. En théorie, vous pouvez générer davantage de contenus, mais dans quelle proportion ? Impossible de le savoir. En fait, il existe un compteur d’usage, mais il ne fonctionne pas pour le moment.
Sur Mac, il est accessible ici : Nom de l’app > Fonctionnalités d’intelligence > Afficher l’état d’utilisation. Alors que l’on attend une jauge d’utilisation, la fenêtre affiche pour l’instant un message d’erreur — nous avons testé sur plusieurs appareils et avec plusieurs comptes. Apple se couvre un petit peu en indiquant que ce compteur est en bêta, mais ça n’en reste pas moins gênant.
Le compteur d’usage ne fonctionne pas actuellement. Image MacGeneration.
Pour en revenir au nombre de générations permises, les seuils minimums sont sans doute suffisants pour les usages occasionnels. En revanche, pour quelqu’un qui voudrait illustrer plusieurs rapports ou présentations avec de nombreuses images, les 50 générations mensuelles risquent d’être bloquantes. Peut-être est-il possible d’en produire beaucoup plus, mais faute d’indicateur, impossible de le vérifier. À défaut, sur un appareil compatible avec Apple Intelligence, Image Playground reste disponible, mais la qualité n’est pas aussi élevée qu’avec les modèles d’OpenAI.
À noter également que l’utilisation d’un compte ChatGPT payant ne change rien aux quotas des nouvelles fonctions intelligentes d’iWork. Même si vous avez lié votre abonnement ChatGPT à votre iPhone ou à votre Mac pour lever certaines restrictions de l'assistant intégré au système, ce forfait n’est pas pris en compte par le Creator Studio. L’intégration de ChatGPT dans Apple Intelligence (via Siri) et celle des technologies d’OpenAI dans iWork sont deux choses totalement distinctes.
Des notes générées avec OpenAI dans Keynote (version Creator Studio). Image MacGeneration.
Un appareil compatible Apple Intelligence requis… pour des fonctions qui n’en dépendent pas
Au-delà des quotas, d’autres contraintes sont à connaitre. La génération d’images dans la suite bureautique ainsi que les fonctions pour générer des notes et des présentations dans Keynote nécessitent un des appareils suivants :
iPhone 15 Pro ou ultérieur
iPad A17 Pro ou M1 ou ultérieur
Mac M1 ou ultérieur
Autrement dit, il faut disposer d’un appareil compatible avec Apple Intelligence, alors même que ces fonctionnalités n’ont rien à voir avec Apple Intelligence. Elles sont exécutées à distance, sur les serveurs d’OpenAI, et à ce titre elles pourraient a priori être proposées sur des terminaux plus anciens.
À ce sujet, Apple précise aussi que ces fonctions peuvent être limitées ou bloquées dans certains cas, par exemple dans des pays dans lequel OpenAI n’opère pas ou bien dans des entreprises qui brident l’accès à certains services.
Si Apple vend de (nombreux) produits, la marque développe aussi des accessoires qui sont destinés à un usage interne, dans les Apple Store notamment. Le site AppleUnsold vous permet d'en profiter sans devoir écumer eBay et autres sites de petites annonces.
Quelques exemples de produits.
Bon, avant de commencer, un bémol : le site est récent et il est donc assez difficile de vérifier sa fiabilité. Ses créateurs disposent d'une boutique eBay avec de bons retours, mais si le passage par le site dédié permet de réduire les frais (et donc les prix), les garanties pour les acheteurs ne sont pas les mêmes. Donc, si vous décidez d'acheter, c'est à vos risques et périls. Et par ailleurs, l'origine des produits est toujours assez floue : Apple ne le vend pas, donc ils proviennent habituellement d'Apple Store ou de revendeurs.
Quinze ans d'expertise, dix millions de foyers équipés, une présence dans plus de cent pays : Sihoo s'est taillé une solide réputation dans l'ergonomie de bureau. La Sihoo Doro S100 incarne cette expérience avec un pari audacieux : corriger les défauts persistants des chaises conventionnelles tout en restant accessible. Support lombaire dual dynamique, dossier partitionné, appui-tête généreux... autant d'innovations pour tenir la promesse d'une journée de travail sans fatigue dorsale.
Nous avons reçu la Sihoo Doro S100 à 279,99 €. Le carton arrive massif, compact, étonnamment dense. À l'intérieur, la chaise se dévoile en pièces détachées, accompagnée de gants blancs et d'un outillage complet. Ce n'est pas du Herman Miller, mais cette approche manufacturière explique pourquoi cette ergonomique se positionne à ce tarif là où la concurrence occidentale flirte avec les quatre chiffres.
Le montage s'avère remarquablement fluide grâce aux instructions vidéo détaillées. Trente minutes suffisent pour dresser la Sihoo Doro S100 sur ses cinq roulettes silencieuses.
Soutien lombaire dynamique double
Le premier contact visuel surprend. Là où la plupart des chaises arborent un dossier uniforme, la Sihoo Doro S100 exhibe un soutien lombaire dynamique double monté sur quatre ressorts imposants. Cette configuration en papillon n'est pas qu'esthétique : chaque moitié du support évolue indépendamment, épousant les fluctuations posturales sans intervention manuelle. Les ressorts, visibles de l'arrière, confèrent à l'ensemble une allure mécanique qui tranche avec le minimalisme du tissu mesh noir.
Ce système dynamique change la donne. Contrairement aux supports lombaires statiques qui exercent une pression constante, parfois inconfortable après plusieurs heures, ou aux mécanismes ajustables qui nécessitent une intervention active, Sihoo mise sur l'adaptation passive.
Le soutien lombaire dynamique double enveloppe la région lombaire comme une main bienveillante, ajustant sa pression selon la posture adoptée. Cette flottaison adaptative soulage efficacement les vertèbres lombaires, particulièrement pour qui alterne les positions tout au long de la journée. Sur ses sessions de six à huit heures sans douleur dorsale, cela reste franchement rare dans cette gamme de prix.
Un dossier qui s'adapte à toutes les morphologies : dossier réglable indépendamment
Beaucoup de sièges négligent la coordination anatomique globale. Résultat : ajuster le dossier pour les épaules désaligne souvent le support lombaire. La Sihoo Doro S100 contourne cet écueil grâce à sa structure à partition indépendante.
La partie supérieure du dossier propose cinq niveaux d'ajustement en hauteur, accommodant les statures de 150 à 190 centimètres. Cette modularité permet au dossier de soutenir efficacement les épaules pendant que le soutien lombaire dynamique double maintient précisément la taille, quelle que soit la corpulence.
Fini les compromis où l'on sacrifie le confort des épaules pour obtenir un bon appui lombaire, ou inversement. La conception partitionnée garantit que chaque zone du dos reçoive le soutien approprié, indépendamment de la morphologie. Pour les personnes de grande taille qui peinent habituellement à trouver des chaises adaptées, cette caractéristique change véritablement l'expérience.
Appui-tête intégré ultra-large conçu pour les pauses déjeuner
L'appui-tête adopte une conception intégrée en cascade, épousant naturellement la courbe de la nuque et du crâne. Mais sa véritable singularité réside dans sa surface de contact généreuse. Contrairement aux appuis-tête compacts qui obligent à maintenir la tête parfaitement centrée, celui de la Sihoo Doro S100 offre suffisamment d'espace pour reposer la tête latéralement sans perdre en soutien. Cette amplitude se révèle précieuse lors des pauses, permettant une détente cervicale complète.
Couplé à l'inclinaison maximale de 135 degrés, cet appui-tête transforme la chaise en véritable fauteuil de relaxation. Les moments de répit deviennent réellement reposants, la nuque libérée de toute tension. Le tissu mesh qui recouvre l'ensemble maintient par ailleurs une fraîcheur constante, évitant l'accumulation de chaleur des appuis-tête rembourrés traditionnels.
Accoudoirs 4D synchronisés avec l'inclinaison du dossier
Les accoudoirs de la Sihoo Doro S100 proposent des ajustements multidimensionnels : hauteur, profondeur, angle. Cette versatilité permet d'adapter le support des bras selon les différents scénarios d'usage, qu'il s'agisse de taper au clavier, de manipuler une souris ou simplement de se reposer. Les bras trouvent une position naturelle, soulageant les tensions dans les épaules et les trapèzes.
L'innovation réside dans leur coordination avec le dossier. Lorsqu'on incline le siège pour se détendre, les accoudoirs suivent automatiquement le mouvement, maintenant un support constant quelle que soit la position adoptée. Cette synchronisation évite le décrochage brutal entre bras et accoudoirs qui caractérise les systèmes conventionnels, préservant la cohérence ergonomique même en position relâchée.
Le mesh respirant, allié des longues journées
La maille élastique qui habille assise et dossier constitue un choix judicieux. Contrairement aux mousses à mémoire de forme qui emprisonnent la chaleur, ou aux cuirs synthétiques qui favorisent la transpiration, ce tissu technique maintient une circulation d'air constante. L'agrément thermique s'en trouve nettement amélioré lors des journées estivales ou dans les espaces surchauffés.
Cette fermeté respirante ne procure pas la sensation d'enveloppement moelleux des assises premium garnies de matériaux nobles. L'expérience tactile demeure fonctionnelle, professionnelle, mais dépourvue du luxe sensoriel qui caractérise les produits trois fois plus onéreux. Question de hiérarchie tarifaire.
Notre verdict après plusieurs semaines
À 279,99 €, la Sihoo Doro S100 tient ses promesses. Après des journées entières passées dessus, le constat s'impose : ce soutien lombaire dynamique double fonctionne remarquablement bien. L'absence de douleur dorsale en fin de journée n'est pas un argument marketing creux, c'est une réalité tangible.
Le dossier partitionné s'adapte effectivement à différentes morphologies sans compromis, l'appui-tête large autorise de vraies pauses relaxantes, et les accoudoirs synchronisés apportent un confort qu'on trouve rarement à ce niveau de prix.
Bon à savoir : Sihoo propose la livraison gratuite et express dans la plupart des régions, des retours gratuits sous 30 jours et une garantie de 3 ans. Les lecteurs de MacGeneration bénéficient d'une réduction exclusive avec le code SihooMG6.
Certes, les finitions plastiques trahissent l'origine budgétaire du produit. Quelques imperfections çà et là rappellent qu'on n'évolue pas dans la cour des Steelcase ou des Herman Miller. Mais franchement, pour un tiers du tarif de ces références, la Sihoo Doro S100 fait bien mieux que tenir la route. Elle convainc par son pragmatisme : chaque euro investi se traduit par un gain ergonomique mesurable, sans fioriture inutile, d'autant plus qu'elle se trouve très régulièrement en promotion.
Pour les télétravailleurs, créatifs, gamers ou simplement ceux qui refusent de sacrifier leur dos sur l'autel du budget, Sihoo livre ici une proposition honnête et efficace. On apprécie particulièrement cette approche sans esbroufe qui privilégie l'essentiel : permettre de travailler des heures durant sans fatigue. Mission accomplie !
Si vous connaissez une personne (des amis, de la famille, etc.) qui ne maîtrise pas totalement son Mac, vous avez peut-être déjà utilisé la prise en main à distance ou le partage d'écran intégré par Apple dans Message. C'est une fonction très pratique qui permet de voir l'écran d'une personne (ou montrer son propre écran), pour pouvoir l'aider. Mais elle a un défaut : elle ne fonctionne pas sur un Mac mini sans un petit accessoire, un microphone.
La prise en main dans Message.
La raison est simple : le partage d'écran est bien accessible dans Message (en cliquant en haut à droite sur l'icône de caméra et en choisissant Partager mon écran ou Demander à partager l'écran) mais elle repose sur FaceTime. Et sans microphone, FaceTime ne permet pas d'effectuer un appel. Le problème, c'est que le Mac mini (que ce soit les anciens modèles ou le modèle M4) n'en possède pas. macOS ne va pas afficher un message d'erreur explicite ou indiquer réellement le problème : vous aurez simplement un échec de l'appel.
Sans micro, vous aurez une erreur.
Une webcam, un micro, un casque, etc.
La solution est heureusement assez triviale : il suffit d'ajouter un microphone. La majorité des webcams1 en possède un (même un modèle de base comme la C270, vendue moins de 20 €) mais il existe aussi des microphones de bureau d'entrée de gamme efficaces. Il est aussi possible de relier un casque Bluetooth — ils intègrent généralement un microphone, même si ce n'est pas généralisé — ou tout simplement un kit mains libres. Les EarPods USB-C sont compatibles avec le Mac mini, tout comme les anciens modèles avec une prise jack, que vous avez peut-être encore dans un tiroir. Ils ont l'avantage d'avoir un microphone plus efficace que la majorité des casques Bluetooth et la prise jack des Mac mini prend en charge directement le micro.
Les EarPods, une bonne solution.
Quelques modèles haut de gamme font l'impasse sur le microphone, attention. ↩︎