Ouvrir le menu principal

MacGeneration

Recherche

Actualités

Matériel au top, logiciel en chute libre : le grand écart d’Apple en 2025

Félix Cattafesta

mercredi 25 février à 15:29

AAPL

Comme chaque année, Six Colors a interrogé une grosse cinquantaine d’utilisateurs Apple influents pour connaitre leur ressenti sur l'année écoulée. Les interrogés vont du rédacteur en chef de 9to5Mac à John Gruber en passant par des podcasteurs ou des développeurs actifs. Le bilan est intéressant et montre une forte différence entre la perception du matériel et des logiciels de la Pomme.

La moyenne des différentes catégories. Image Six Colors.

L’idée du sondage est d’obtenir une impression globale concernant l'année 2025. Chaque participant a dû attribuer un score allant de 1 à 5 pour tout un tas d’aspects de l’écosystème Apple, allant du matériel au logiciel en passant par des produits particuliers. Les relations avec les développeurs ou les services sont également sur la liste.

Pour le Mac, la partie matérielle est globalement saluée avec un score de 4,5/5 pour la fiabilité. À l’inverse, la qualité du système est décriée avec un petit score de 2,7 points sur 5, soit 0,7 point de moins que l’année précédente. « Le matériel ? Super, ça marche du tonnerre. Les logiciels ? Horribles, une vraie catastrophe », résume le journaliste Charles Arthur.

L’évolution des notes sur le matériel. Image Six Colors.

Les critiques sur macOS Tahoe sont nombreuses. « Tahoe est la pire mise à jour de l'interface utilisateur dans l'histoire du Mac. Chaque modification est soit malavisée, soit mal exécutée, soit les deux », déclare John Siracusa de ArsTechnica. « Je suis obligé d'utiliser macOS Tahoe pour le travail, sinon je ne l'aurais jamais installé sur aucun de mes ordinateurs », ajoute Christina Warren de Mashable.

macOS 26.3 répare deux maladresses ergonomiques de Tahoe

macOS 26.3 répare deux maladresses ergonomiques de Tahoe

macOS Tahoe : les nouvelles icônes dans les menus sont-elles de trop ?

macOS Tahoe : les nouvelles icônes dans les menus sont-elles de trop ?

Les critiques tournent principalement autour de Liquid Glass, cette nouvelle interface qui n’a pas convaincu tout le monde de par ses problèmes de lisibilité. Son intégration est particulièrement critiquée sur macOS, les sondés relevant également de nombreux bugs ou petites régressions. Plusieurs estiment qu’Apple devrait profiter de son prochain cycle pour serrer quelques boulons et faire une Snow Leopard. Les rumeurs voudraient qu’Apple envisage sérieusement cette éventualité.

L’évolution des notes sur le logiciel. Image Six Colors.

Nous vous avions demandé votre avis sur Tahoe mi-décembre. 58 % accordaient une note de 7 ou plus, 29 % une note de 6 ou moins tandis que 7 % ne se prononcent pas. À la rédaction, les avis sont partagés sans être complètement négatifs : il y a de quoi râler sur les bugs ou les soucis de fenêtre, mais rien de totalement disqualifiant.

Le matériel Mac est globalement salué dans le sondage, mais quelques critiques perdurent, et notamment sur le Mac Pro. Il faut dire que la machine tourne toujours sur une puce M2 Ultra, ce qui peut sembler daté pour du très haut de gamme. L’absence de nouvel écran depuis le Studio Display de 2022 est également critiquée.

L’iPhone obtient une moyenne de 3,9/5 en hausse par rapport à l’an dernier, signe d’une cuvée 2025 plutôt bien perçue même si certains pointent des choix de prix discutables sur des modèles comme l’iPhone 16e. Côté iPad, la catégorie obtient 3,7/5 : les contributeurs saluent surtout iPadOS 26 et son nouveau système de fenêtrage, mais ils restent critiques sur une gamme jugée confuse et sur des tarifs parfois élevés, notamment pour des configurations de base.

50 ans d’Apple : la journée MacGeneration aura bien lieu

Christophe Laporte

mercredi 25 février à 14:55

MacGeneration

On ne va pas vous mentir : l’accueil enthousiaste que vous avez réservé à notre projet de livre sur les 50 ans d’Apple nous a sincèrement surpris. Le deuxième pallier a été récemment franchi, ce qui veut dire qu’après le livre, c’est la journée avec vous qui aura bel et bien lieu. Et votre soutien nous donne du baume au coeur.

Le bon à tirer est signé pour imprimer le livre

Si nos journées sont particulièrement chargées depuis quelques semaines pour finaliser l’ouvrage, les choses avancent à grands pas. Étape cruciale s’il en est : nous avons signé le bon à tirer (BAT) hier, ce qui signifie que l’impression va pouvoir débuter. Comme nous l’avions souligné lors du lancement, nous avons à cœur d’être particulièrement pointilleux sur le respect des délais. L’objectif reste inchangé : faire en sorte que l’immense majorité d’entre vous reçoive son exemplaire dans le courant du mois d’avril.

Le succès de la campagne dépassant nos espérances initiales, nous en avons profité pour muscler la fabrication de l'objet. Pour offrir une meilleure tenue en main, nous avons opté pour une couverture plus épaisse que celle de notre magazine habituel, afin de marquer le coup pour cet anniversaire exceptionnel.

Réservez votre 18 avril pour la première journée MacGeneration

Comme vous l’aviez peut-être remarqué, la barre des 40 000 € a été franchie. Cela signifie que vous pouvez réserver votre samedi 18 avril 2026 pour la première journée organisée par MacGeneration. Si vous pouvez venir à Lyon, alors vous pouvez réserver votre ticket d’entrée, si ce n’est pas déjà fait, sachant que les places sont limitées. Nous vous communiquerons le programme complet prochainement.

La journée aura lieu à l’école Émile Cohl dans le troisième arrondissement lyonnais. Image MacGeneration/école Émile Cohl.

Nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. Le prochain palier est fixé à 50 000 €, et comme un anniversaire peut en cacher un autre, nous avons une pensée pour un certain Mac OS X.

Dans un mois tout pile, le système d'exploitation fêtera son quart de siècle. Il était impensable pour nous de laisser passer cet acte fondateur, qui a posé les bases du succès actuel d'Apple. Si ce nouveau cap est atteint, la série d’articles rétrospective inédits que vous proposera Greg durant la semaine d'anniversaire du système sera alors accessible à tous gratuitement.

On compte sur vous !

👉 Je précommande le livre des 50 ans d’Apple

Et si l'arrivée de Mac mini fabriqués aux États-Unis préfigurait l'abandon du Mac Pro ?

Pierre Dandumont

mercredi 25 février à 12:25

Mac

Le Mac Pro est un peu le mal-aimé de la gamme Apple. La version de 2013 a été vendue pendant six ans sans mises à jour majeures, la version de 2019 n'a pas été touchée pendant trois ans… et le Mac Pro actuel est toujours basé sur une puce de la génération M2, alors que le Mac Studio ou même le Vision Pro ont abandonné cette puce. Et selon des rumeurs, Apple envisagerait d'abandonner sa tour.

le Mac Pro. Image Apple.

L'opération de communication liée à la production du Mac mini aux États-Unis, à Houston, l'explique à demi-mot : Apple a choisi de produire son ordinateur dans une nouvelle usine (le Mac Pro est produit à Austin pour le marché américain). Et Sabih Khan le sous-entend aussi à The Wall Stree Journal : il indique que la demande sur le Mac Pro est faible et que celle sur le Mac mini — qui reste un produit mineur dans la gamme Apple — est bien plus élevée. Une façon polie de dire que les ventes sont extrêmement faibles, ce qui n'étonnera personne.

Apple va fabriquer des Mac mini aux États-Unis dès cette année

Apple va fabriquer des Mac mini aux États-Unis dès cette année

Ce n'est pas la première fois que des rumeurs sur l'abandon du Mac Pro circulent, et c'est logique : le prix d'entrée est élevé (8 300 €) et les avantages par rapport à un Mac Studio sont finalement assez minces. Le principal avantage du Mac Pro est en pratique la possibilité de recevoir des cartes d'extension PCI-Express, mais c'est quelque chose qui tend à devenir de moins en moins important. Dans un Mac Pro Intel, c'était une solution intéressante pour améliorer les performances graphiques en installant une (ou plusieurs) carte graphique un peu plus moderne.

Le seul réel avantage du Mac Pro : ses emplacements PCI-Express. Image Apple.

Mais dans le Mac Pro de 2022, équipé de puces Apple Silicon, il est impossible d'installer une carte graphique standard. Les emplacements servent essentiellement pour les (rares) cartes qui ont des extensions pour les Mac Apple Silicon et le Thunderbolt 5 du Mac Studio offre des performances suffisantes pour une bonne partie des cartes du marché, même s'il reste quelques exceptions dans le monde de la vidéo.

Apple semble avoir tourné la page du Mac Pro

Apple semble avoir tourné la page du Mac Pro

Toute la question est donc de savoir si Apple va décider de se débarrasser de la tour pour mettre en avant le Mac Studio, ou si finalement un des pontes va décider que garder une tour qui est essentiellement une démonstration technologique pour un marché de niche a encore de l'intérêt pendant quelques années. Mais la mise en place d'une usine séparée pour produire des Mac mini et des serveurs ne laisse pas trop de doutes sur l'avenir du Mac Pro…

Source :

Les rumeurs sur des PC portables Windows ARM avec une puce Nvidia reprennent

Pierre Dandumont

mercredi 25 février à 11:30

Ailleurs

Dans le monde des PC sous Windows, les ordinateurs équipés d'une puce ARM sont rares. Qualcomm a longtemps été le seul fabricant adoubé par Microsoft, avec des résultats mitigés dans l'ensemble : les premiers modèles (dès 2017) souffraient de gros problèmes de performances et les Snapdragon X n'ont pas été aussi efficaces que prévu, que ce soit sur le plan des performances techniques… ou des performances commerciales. Après un faux départ en 2025, Nvidia pourrait enfin venir faire bouger ce marché, avec les puces N1 et N1x. Conçues en partenariat avec Mediatek, elles devraient arriver dans des PC portables Dell et Lenovo.

La puce GB10 de Nvidia devrait servir de base aux versions mobiles. Image Nvidia.
Project Digits : Nvidia annonce un ordinateur dédié à l’IA de la taille d’un Mac mini

Project Digits : Nvidia annonce un ordinateur dédié à l’IA de la taille d’un Mac mini

Le « devraient » est important : rien n'a été officialisé et ce n'est pas la première rumeur sur les puces en question. Ce qui est certain, c'est que les N1 et N1x dérivent de la puce GB10 que Nvidia a intégrée dans un mini PC, notamment chez Dell avec un mini PC Pro Max. Ne vous attendez évidemment pas à une puce complète : le système sur puce GB10 intègre 20 cœurs pour le processeur (10 Cortex A725, 10 Cortex X925) et 6 144 cœurs pour le GPU (l'équivalent d'une GeForce RTX 5070)… mais avec une consommation annoncée (TDP) de 140 W. Les tests montrent aussi que la version de bureau nécessite 35 W au repos, ce qui est totalement inadapté pour un ordinateur portable. Qui plus est, les modèles actuels sont couplés à 128 Go de RAM et valent a minima 3 000 à 4 000 $.

Actuellement, les rumeurs indiquent des ordinateurs portables chez Dell et Lenovo, pour un lancement au premier semestre 2026 (soit assez rapidement). Les spécifications des deux systèmes sur puce attendus ne sont pas connues, mais Nvidia devra probablement réduire très sérieusement les caractéristiques techniques pour arriver à obtenir un produit utilisable dans un ordinateur portable.

Reste que l'arrivée de Nvidia (et Mediatek) dans ce domaine pourrait peut-être relancer l'intérêt pour Windows 11 ARM et éventuellement régler une partie de ses défauts. Une offre plus large que les quelques PC équipés de puces Qualcomm pourrait en effet inciter les développeurs et autres constructeurs à proposer des pilotes pour Windows ARM (notamment dans le monde des imprimantes), des logiciels compilés pour le jeu d'instructions et même — on peut rêver — des jeux.

La Surface RT de Microsoft était équipée d'un système sur puce Nvidia. Image Canard PC.

Actuellement, Qualcomm propose une solution assez efficace pour les applications natives — plutôt rares — qui est plombée par l'émulation x86 de Microsoft, omniprésente. Dans le cas des jeux vidéo, et malgré les efforts de Qualcomm, la donne est beaucoup plus compliquée : il n'y a virtuellement aucun jeu nativement ARM sous Windows et les performances médiocres des GPU Adreno n'incitent pas les développeurs à se pencher sur le sujet. L'arrivée de Nvidia, qui a aussi tendance à travailler avec les développeurs, pourrait améliorer ce point.

Test de l

Test de l'Asus Zenbook A14 : un PC portable ARM qui peine à convaincre

Terminons par rappeler que Nvidia est une société pionnière dans ce domaine : les premiers PC Windows équipés de puce ARM (sous Windows RT à l'époque, une version limitée de Windows 8, sans émulation x86) étaient équipés de puces Tegra 3.

Firefox 148 permet de couper les fonctions d’IA en un clic

Félix Cattafesta

mercredi 25 février à 10:51

Logiciels

Chose promise, chose due : Mozilla a ajouté un bouton permettant de couper les fonctions d’IA de Firefox. La fondation avait confirmé l’arrivée d’un tel système au début du mois face à la gronde sur ses ambitions de mettre le paquet sur l’IA. Il faudra mettre à jour le navigateur sur la version 148 pour en profiter, celle-ci étant désormais accessible sur le canal public.

Image MacGeneration

Une fois cela fait, rendez-vous dans les paramètres du navigateur, puis dans la nouvelle rubrique « Contrôles de l’IA ». L’onglet permet de désactiver différents aspects comme la traduction par IA sur les appareils ou le chatbot dans la barre latérale. Un gros bouton permet de tout bloquer immédiatement et pour les versions à venir, en plus de ne pas être prévenu des nouveautés dans les popups du navigateur.

Firefox ne propose actuellement qu’une poignée de fonctions liées aux IA génératives, mais Mozilla envisage de mettre les bouchées doubles à l’avenir. Elle a annoncé vouloir « réorganiser Mozilla afin de faire pour l'IA ce qu’elle a fait pour le Web ». D'autres fonctions pourraient être gérées via ce panneau par la suite, selon leur disponibilité et leur déploiement. Mozilla avait mentionné l'ajout de texte alternatif dans la visionneuse PDF ou des outils autour des onglets. 

Firefox critiqué pour sa fonction de tri d’onglets par IA jugée trop gourmande

Firefox critiqué pour sa fonction de tri d’onglets par IA jugée trop gourmande

Notons que ce panneau ne concerne que les technologies liées à l’IA générative, et pas à l’apprentissage automatique présent dans Firefox depuis des années. Attention, car bloquer les fonctionnalités IA affecte également les extensions qui utilisent l’IA fournie par Firefox. De plus, les extensions peuvent toujours faire appel à des services d’IA tiers de manière indépendante.

Image MacGeneration

Il est aussi possible de voir quels modèles d’IA ont été téléchargés par Firefox. Pour cela, entrez l’URL about:addons et rendez-vous dans « IA sur l’appareil ». Vous y trouverez les différents modèles installés, leur taille ainsi qu’un bouton pour les supprimer si besoin. La liste des changements apportés par la version 148 est disponible à ce lien. On y trouve surtout l’arrivée du chinois traditionnel et du vietnamien pour la traduction, ainsi que la prise en charge de Firefox Backup pour les utilisateurs de Windows 10.