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Apple Music : la cour d’appel confirme des clauses abusives dans les conditions générales

Stéphane Moussie

mardi 17 mars à 11:25

Services

Après une dizaine d’années de procédure, la cour d’appel de Paris a confirmé la présence de plusieurs clauses abusives dans les conditions générales d’Apple Music. L’affaire est portée par l’UFC-Que Choisir, qui avait déjà obtenu la condamnation de Google et Facebook pour des irrégularités similaires.

Image Apple/MacGeneration

Retour en arrière : l’association de consommateurs avait attaqué Apple en justice en 2016, l’accusant d’insérer de nombreuses clauses abusives dans les conditions générales d’iTunes, devenu depuis Apple Music. Elle reprochait notamment à Apple de ne pas respecter le RGPD, en informant insuffisamment les utilisateurs sur leur traçage et en considérant que certaines données (adresse IP, métier, code postal…) n’étaient pas des données personnelles.

En 2020, le tribunal judiciaire de Paris avait condamné Apple, reconnaissant la présence de multiples clauses contraires au droit de la consommation et au droit des données personnelles. Contrairement à d’autres géants de la tech également épinglés, Apple avait décidé de faire appel.

La cour d’appel de Paris a finalement rendu sa décision le 27 février. Dans un long arrêt, elle confirme une grande partie des irrégularités déjà identifiées. Les juges pointent notamment un manque de transparence lié à des clauses standardisées laissant à Apple une marge d’interprétation « arbitraire ». Ils évoquent aussi une présentation trompeuse des traitements de données, certaines informations personnelles étant qualifiées de manière à en minimiser la portée, ainsi que des manquements aux exigences légales en matière de consentement et de droits des utilisateurs.

Plusieurs clauses contestées n’ont toutefois pas été retenues. Certaines dispositions contractuelles avaient en effet déjà été modifiées par Apple au fil des années, ce qui a limité l’étendue du nouveau jugement. La cour d’appel n’a par ailleurs pas ordonné la suppression immédiate des clauses abusives, estimant que cette demande ne figurait pas clairement dans la procédure de l’UFC-Que Choisir. Le jugement se concentre donc sur la reconnaissance des irrégularités et sur la sanction financière prononcée contre Apple.

Apple devra ainsi verser 50 000 euros de dommages et intérêts à l’UFC-Que Choisir, soit 20 000 euros de plus qu’en première instance. Pas de quoi donner des sueurs froides à Eddy Cue, mais l’association de consommateurs se félicite d’une décision qui rappelle, selon elle, que « les acteurs majeurs du numérique ne sont pas au-dessus des règles ».

Apple devra en outre afficher un lien vers la décision à tous les utilisateurs d’Apple Music pendant trois mois. L’entreprise peut encore se pourvoir en cassation si elle veut faire trainer l’affaire encore plus. Contactée, elle n’a pas répondu à nos sollicitations à l’heure actuelle.

Face à Anthropic, OpenAI veut se recentrer sur le code et les entreprises

Félix Cattafesta

mardi 17 mars à 09:49

Intelligence artificielle

Après avoir longtemps misé sur un ChatGPT « à tout faire », OpenAI veut changer de stratégie. La direction serait en train de finaliser ses plans pour se concentrer sur les développeurs et les utilisateurs en entreprise, avec un accent particulier sur les outils de code et de productivité, selon le Wall Street Journal. Le CEO Sam Altman et le chef de la recherche Mark Chen réfléchiraient encore au secteur à mettre en priorité.

Sam Altman en 2019 (photo TechCrunch (CC BY 2.0)).

« Nous ne pouvons pas laisser passer cette occasion parce que nous nous laissons distraire par des activités secondaires », a déclaré la CEO des applications d’OpenAI Fidji Simo à son équipe la semaine dernière. « Nous devons vraiment mettre l’accent sur la productivité en général, et plus particulièrement sur le plan du business ».

Il faut dire qu’OpenAI s’est bien diversifiée ces dernières années. Elle propose le générateur de vidéo/réseau social Sora, le navigateur Atlas, planche sur un gadget matériel avec Jony Ive et a aussi ajouté des fonctions d’e-commerce à ChatGPT. Des employés ont décrit une certaine indécision quant à l’aspect à mettre en priorité, un problème pour une entreprise qui doit partager une capacité de calcul limitée entre les différents projets.

J’ai passé une semaine avec ChatGPT Atlas en guise de navigateur principal

J’ai passé une semaine avec ChatGPT Atlas en guise de navigateur principal

Si elle a pendant longtemps eu une longueur d’avance, elle se fait rattraper par la concurrence depuis quelques mois. Claude Code, chez Anthropic, a notamment beaucoup fait parler de lui ces derniers temps. La direction d’OpenAI aurait déclaré à son personnel que ce succès devait servir de « signal d'alarme » pour l'entreprise, et qu'elle devait reprendre la tête du marché auprès des développeurs de logiciels et des entreprises. OpenAI chercherait ainsi à accélérer sur ses propres outils de code comme Codex.

« Nous agissons vraiment comme s’il s’agissait d’une alerte rouge », a déclaré Fidji Simo aux équipes lors d’une réunion, ajoutant cependant penser que « déclarer systématiquement des alertes pour tout [n’est pas] forcément très judicieux ». Les projets vont donc se resserrer. OpenAI cherche à intégrer les capacités de génération vidéo de Sora à son app ChatGPT, et des annonces plus formelles en interne seraient attendues dans les prochaines semaines.

50 ans d’Apple : notre livre est (enfin) arrivé à la rédaction

Christophe Laporte

mardi 17 mars à 08:55

MacGeneration

La semaine ne pouvait pas mieux commencer avec cette livraison qu’on attendait depuis des jours. Et pour une fois, point de MacBook Pro, de MacBook Neo, d’iPhone 17e ou encore de Studio Display. Non, cette fois, le livreur nous a laissé de jolies palettes.

Du papier et beaucoup d’histoire

Point de produits électroniques cette fois-ci, mais un certain nombre d’exemplaires de notre livre consacré aux 50 ans d’Apple. L'ouvrage est là, il est beau, et il n’attend plus que vous (ou presque).

Le livre n'arrivera pas seul pour ceux qui ont craqué pour les packs complets. Nous réglons actuellement les derniers détails logistiques pour les accessoires : les mugs ont été commandés et les pin’s sont attendus entre la fin mars et le début du mois d’avril.

La genèse de notre livre des 50 ans d’Apple

La genèse de notre livre des 50 ans d’Apple

Bref, nous serons fin prêts pour lancer les expéditions dès le début du mois d’avril. Notez que c’est également à cette date que nous activerons les abonnements pour les contributeurs ayant opté pour une contrepartie incluant le Club iGen. On a hâte que vous ayez tout cela entre les mains !

Alors, si vous n’avez pas encore commandé votre exemplaire de notre livre sur les 50 ans d’Apple, vous savez ce qu’il vous reste à faire !

👉 Je précommande le livre des 50 ans d’Apple

MacBook Neo : la bidouille à 10 € qui libère l’A18 Pro… au risque de faire chauffer vos genoux

Christophe Laporte

mardi 17 mars à 08:41

Mac

Les expérimentations concernant le MacBook Neo ne manquent pas. Maintenant que certains l’ont doté d’un téraoctet de stockage, d'autres se demandent comment le rendre encore plus rapide. À notre connaissance, personne n’a encore cherché à troquer une puce A18 Pro par une puce A19 Pro, mais avec la communauté des bidouilleurs, on peut s'attendre à tout.

Image : MacGeneration
MacBook Neo : comment doubler le stockage (au prix d’une opération à cœur ouvert)

MacBook Neo : comment doubler le stockage (au prix d’une opération à cœur ouvert)

Plus sages, certains utilisateurs ont entrepris d'améliorer les performances du nouvel ordinateur d’Apple en s’attaquant à son système de refroidissement. Tout comme le MacBook Air, le MacBook Neo ne dispose pas de ventilateur. Un mal pour un bien, diront les amateurs de silence absolu, mais un frein réel pour les calculs au long cours.

Transformer le châssis en radiateur géant

L’A18 Pro est une bête de course capable de grimper jusqu’à 3,3 GHz. Cependant, dès lors que la chaleur se fait trop intense, la fréquence du processeur redescend sagement à 2,3 GHz pour éviter la surchauffe. Comparaison n’est pas raison, encore moins dans ce cas, mais quand on se souvient que le MacBook 12" Retina restait au mieux quelques instants à 1,3 GHz, le chemin parcouru est immense. Pourtant, un utilisateur sur Reddit a trouvé la parade pour que les cœurs hautes performances de son MacBook Neo cessent de jeter l'éponge après seulement 60 secondes d'effort intense.

Image : iFixit

L'expérience est d'une simplicité désarmante : elle consiste à placer deux tampons thermiques de 1 mm d'épaisseur directement sur la zone du processeur (le prix de ces petits pads est désarmant). Une fois le capot refermé, ces pads viennent presser contre la coque inférieure en aluminium. La magie opère alors : la chaleur dégagée par la puce ne stagne plus à l'intérieur, mais migre à travers les pads pour se dissiper sur toute la surface métallique inférieure de l'ordinateur. En transformant le châssis en un immense dissipateur thermique passif, le processeur peut maintenir ses fréquences de pointe bien plus longtemps avant que les capteurs ne tirent la sonnette d'alarme.

Le bridage thermique, ce mal nécessaire

Pour bien comprendre l'intérêt de la manœuvre, il faut rappeler que le système de surveillance d'Apple réduit la vitesse d'horloge et la tension dès que les limites de sécurité thermique sont approchées. C’est ce qu’on appelle le bridage thermique (ou encore le thermal throttling). Si cette bride électronique protège les composants, elle frustre ceux qui sollicitent leur machine sur de longues sessions de montage vidéo ou de compilation.

Les performances du MacBook Air M2 peuvent être améliorées avec une bidouille simple, mais qui n

Les performances du MacBook Air M2 peuvent être améliorées avec une bidouille simple, mais qui n'est pas sans risques

Cette astuce ne date pas d'hier. Les passionnés de bidouille l'utilisaient déjà sur les MacBook équipés de processeurs Intel, et plus récemment sur les modèles Apple Silicon. En 2022, l'ajout de tampons thermiques sur le MacBook Air M2 avait permis d'améliorer les scores en performance soutenue de près de 10 %. Sur un outil de mesure court comme Geekbench, la différence est imperceptible car le test s'arrête avant que la puce ne chauffe. En revanche, sur un marathon comme Cinebench, un MacBook Air ainsi modifié affichait environ 930 points de plus que le modèle d'origine.

Attention aux genoux (et à la garantie)

Si la modification semble miraculeuse, Apple n'a pas fait l'impasse sur cette solution par simple distraction. Transférer la chaleur directement sur la coque présente un inconvénient majeur : le dessous de l'ordinateur devient nettement plus chaud, pour ne pas dire brûlant, lors de travaux intensifs. On s'éloigne ici du confort d'utilisation « sur les genoux » cher à la marque. De plus, les produits électroniques grand public doivent respecter des normes réglementaires strictes concernant la température des surfaces exposées afin d'éviter tout risque de brûlure. En gardant la chaleur confinée à l'intérieur, Apple s'assure que sa machine reste certifiée et confortable au toucher.

Image : Apple

Enfin, il convient de manipuler son tournevis avec prudence. AppleInsider, qui a relayé cette trouvaille, rappelle fort justement qu'une telle modification peut mettre en péril votre garantie. Si votre MacBook Neo doit faire un tour en SAV, il faudra impérativement retirer les tampons thermiques et restaurer la configuration d'origine. Apple se réserve le droit de refuser toute réparation si elle détermine qu'un dommage a été causé par une modification non autorisée. Le silence et la finesse ont un prix : celui d'une performance qui sait rester sage pour ne pas se brûler les ailes.

Silicon Valley : pourquoi le Mac mini est devenu la coqueluche de l’IA

Christophe Laporte

mardi 17 mars à 07:25

Intelligence artificielle

C’est un coup de maître, autant sur le plan industriel que symbolique : en relocalisant une partie de la production du Mac mini aux États-Unis, Apple a parfaitement capté l'air du temps. Car loin de n'être qu'un simple ordinateur d’entrée de gamme, le petit pavé d’aluminium s’offre une seconde jeunesse inattendue sous l'impulsion du boom de l’IA. En Californie, il est devenu l'outil de prédilection pour faire tourner OpenClaw, cet agent autonome qui captive actuellement toute la Silicon Valley. Un phénomène tel que le le San Francisco Standard a décidé de passer au crible cet engouement massif pour la plus compacte des machines de Cupertino.

Image : Dmitry Mashkin -Unsplash
Mac mini M4 : la petite bête qui monte (et qui booste l’IA)

Mac mini M4 : la petite bête qui monte (et qui booste l’IA)

Un "bac à sable" sécurisé pour agents autonomes

Pour les ingénieurs de la Valley, l'adoption du Mac mini répond d'abord à un impératif de sécurité. Aaron Ng, ingénieur en IA résidant à San Francisco, a investi dans la machine en janvier avec un objectif précis : tester OpenClaw sans exposer ses données personnelles. « Je ne voulais pas lui donner accès à mon ordinateur principal », explique-t-il. « C’était trop risqué de le laisser agir sans surveillance. »

Cette prudence est loin d'être infondée. Récemment, une directrice du Meta Superintelligence Labs a vu son agent IA supprimer la moitié de sa boîte de réception Gmail après avoir pris un peu trop de libertés. Sur son Mac mini, Aaron Ng a donc configuré un environnement cloisonné. Aujourd'hui, son agent gère ses tâches administratives, surveille les comptes-rendus de santé de son nouveau-né et pilote ses lumières connectées Philips Hue, remplaçant avantageusement des systèmes domotiques souvent instables.

OpenClaw : quand les skills deviennent une porte d’entrée pour les malwares

OpenClaw : quand les skills deviennent une porte d’entrée pour les malwares

Plus qu’un Mac, un nouveau marqueur social

Au-delà de l'aspect technique, le Mac mini est devenu un véritable marqueur social. Dans certains cercles, il est le nouvel accessoire de bureau indispensable, au même titre que les bureaux debout ou les boissons Soylent. Si le prix de départ est attractif, la plupart des acheteurs n'hésitent pas à débourser jusqu'à 2 000 $ pour doper la mémoire vive et la puissance de calcul, indispensables pour faire tourner ces modèles 24h/24 grâce à l'efficacité des puces Apple Silicon.

Le créateur du phénomène OpenClaw, Peter Steinberger, a rejoint récemment OpenAI

Depuis le lancement d'OpenClaw en novembre, la demande a explosé, rendant l'appareil difficile à dénicher. Sur le site d'Apple, certaines configurations affichent des délais de livraison jusqu'à fin avril. Le marché de l'occasion est en ébullition, forçant certains utilisateurs à faire le tour des enseignes comme Costco pour mettre la main sur le modèle de leur choix. Linara Bozieva, fondatrice de l'agence Ravenopus, a dû batailler pour trouver sa machine, et elle envisage déjà d'en acquérir une seconde.

Un archétype social et culturel

Le "Mac mini AI guy" est officiellement devenu un archétype culturel dans la tech. Sur les réseaux sociaux, les déballages et les mèmes se multiplient. Le journaliste Alex Konrad racontait récemment avoir vu un groupe d'hommes exulter à Santa Monica en croisant un client sortant d'un Apple Store avec deux Mac mini neufs.

Le mouvement est profond : des "hacker houses" organisent désormais des ateliers pour apprendre aux non-techniciens à dompter OpenClaw sur leur propre matériel. Mathieu Metral, fondateur de Fontaine Founders, a ainsi réuni une cinquantaine de curieux un dimanche de février pour une session de formation pratique.

Les expérimentations vont toujours plus loin. TiniCorp a réussi à connecter une carte Nvidia sur un Mac mini pour être utilisé en tant qu’eGPU

Pourtant, le Mac mini n'est pas techniquement indispensable. Aaron Ng admet que pour 90 % des usages, des alternatives moins coûteuses comme un Raspberry Pi pourraient suffire. D'autres préfèrent recycler de vieux MacBook pour profiter de l'écran intégré à moindre coût.

Mais rien n'y fait : le Mac mini continue de convertir les foules par sa simplicité et son intégration. Geoffrey Woo, capital-risqueur chez Anti Fund, résumait cette boulimie dans un tweet montrant sa pile de machines : « Il y a deux semaines : 1 Mac mini. Aujourd'hui : 2 Mac mini. » Une tendance qui ne semble pas faiblir, comme en témoigne cette étiquette vue chez Costco cette semaine sur le dernier exemplaire en rayon, portant la mention manuscrite : « Le tout dernier ».