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Jony Ive imprime la patte Apple dans la Ferrari Luce

Stéphane Moussie

lundi 09 février à 16:13

Mobilités

Les années que Jony Ive a passées sur le projet Titan n’auront pas été totalement vaines. Si Apple a fini par abandonner son projet de voiture électrique, l’ancien designer star a pu mettre à profit cette expérience chez une autre marque tout aussi prestigieuse : Ferrari. Le constructeur italien vient en effet de dévoiler l’habitacle de la Ferrari Luce, un intérieur conçu par Jony Ive et ses collègues de LoveFrom.

Habitacle de la Ferrari Luce. Image Ferrari.

Le lien esthétique avec Apple est évident. L’ambiance à l’intérieur de cette voiture électrique est assez épurée, avec un habitacle dominé par l’aluminium et le verre. La liste des fournisseurs est d’ailleurs commune à celle du créateur de l’iPhone : Corning pour le verre, Samsung pour les dalles OLED. Le volant en métal de la Ferrari Luce pèse 400 grammes de moins qu’un volant standard, rapporte Le Figaro. Il forme un bloc unique avec le combiné d’instrumentation et coulisse à la fois en hauteur et en profondeur.

Ce combiné d’instrumentation se compose de trois cadrans circulaires. À gauche, un cadran de puissance indique la puissance disponible ainsi que le niveau de freinage régénératif. Au centre, un cadran mêle aiguille mécanique et affichage numérique pour la vitesse et le niveau de batterie. À droite, un cadran dédié au conducteur regroupe sept informations fonctionnelles, comme le compteur de G, l’état du véhicule ou encore la batterie.

Image Ferrari

Au centre de la planche de bord en aluminium prend place l’écran multimédia. Ce panneau de commandes de 10,12 pouces est articulé, permettant de l’orienter davantage vers le conducteur ou le passager. Alors que Jony Ive s’était attaché à faire disparaitre toutes les aspérités possibles sur les appareils Apple, LoveFrom a ici fait un autre choix : des interrupteurs physiques sont disposés sous l’écran central. Pour faciliter l’usage, l’écran repose en outre sur un guide en aluminium servant d’appui pour le poignet.

Avant même de dessiner la première ligne, LoveFrom a consacré six mois à un important travail de recherche. Le collectif, qui comprend au total une soixantaine de personnes, a présenté à Ferrari quatre ouvrages abordant la philosophie du projet, l’histoire du design, la place culturelle de Ferrari en Italie et la relation entre l’attention humaine et l’interaction physique, souligne PRNDL. Entre la proposition initiale et le design final, il n’y aurait aucune différence majeure.

Vidéo Ferrari

L’approche de LoveFrom a consisté à concevoir chaque élément comme un objet autonome, « comme s’il s’agissait d’un appareil photo ou d’une montre », explique Jony Ive. Son comparse Marc Newson parle d’un projet aux mille produits : volant, combiné d’instruments, tableau de bord, console centrale, levier de vitesses, clé… Chaque élément a été pensé pour être cohérent et esthétique en soi, avant d’être intégré dans un ensemble harmonieux.

Cette logique se retrouve aussi dans le développement de l’interface. Matériel et logiciel ont d’ailleurs été conçus au sein d’une seule et même équipe. « Nous avons des designers industriels et des designers d’interface utilisateur qui travaillent ensemble comme une seule entité », indique Jérémy Bataillou, ancien designer industriel chez Apple qui a rejoint LoveFrom en 2022. À la clé, une intégration étroite du matériel et du logiciel qui serait digne de ce que la firme de Cupertino revendique.

En parlant d’interface, il ne s’agit pas de CarPlay Ultra. C’est une interface entièrement propriétaire, même si la voiture sera compatible avec CarPlay et Android Auto sans fil.

L’extérieur de la Ferrari Luce sera dévoilé en mai, en Italie. Son prix reste inconnu pour l’heure, mais quelque chose nous dit qu’il sera salé.

Calendrier : Lineár Calendar affiche toute votre année dans une vue unique

Félix Cattafesta

lundi 09 février à 16:10

Logiciels

L’app Calendrier d’Apple est puissante, mais ne propose pas de véritable vue sur l’année. On peut bien voir les 12 mois sur une seule vue, mais l’app cache les événements et autres entrées qui sont dessus. Le développeur Marc Mennigmann a décidé de corriger le tir avec Lineár Calendar, qui permet de tout afficher dans une vue classique ou rangée sur des lignes horizontales.

Image du développeur

L’interface de Lineár Calendar est assez simple avec deux choix de vue sur l’année et rien de plus. Il n’est pas possible de modifier les évènements ou d’en ajouter. En revanche, vous pouvez faire du tri dans ce qui est affiché en cachant certains calendriers ou en ajustant les couleurs. Il est possible de changer la taille des polices et même leur style, mais aussi de choisir si l’on veut une infobulle en survolant un évènement.

L’utilisation peut sembler assez niche, mais est pratique. On peut facilement voir la période la plus chargée de l’année ou repérer une période avec un creux. Une telle vue s’avère pratique pour surveiller certains évènements mensuels ou des créneaux libres réguliers. Le développeur a misé sur cet aspect avec la possibilité de rapidement imprimer le calendrier ou de le partager au format PDF. Il indique ne collecter aucune donnée et précise que des fonctions d’édition pourraient arriver plus tard, si l’app reçoit suffisamment d’avis.

L’application a l’avantage d’être complètement gratuite et d’être compatible avec un grand nombre de comptes de calendrier (Apple mais aussi Google Calendar, Exchange…). Elle est également disponible sur iPad et iPhone dans une version identique. Elle est loin d’être parfaite à cause de certains petits bugs de boutons qui ne répondent pas ou un aspect parfois un peu confus, mais fait l’essentiel de ce qu’on lui demande. Lineár Calendar nécessite macOS 14 ou iOS 17. L’app est disponible sur l’App Store.

ChatGPT, Gemini : près d’un français sur deux utilise les IA génératives

Félix Cattafesta

lundi 09 février à 15:25

Intelligence artificielle

L’intelligence artificielle s’impose dans le quotidien des français. L’Arcep a récemment publié son baromètre du numérique pour 2026, dans lequel le thème de l’IA est longuement décortiqué. On peut y voir que près de la moitié des Français utilisent l’IA générative, seulement 3 ans après l’apparition de ChatGPT.

Image Arcep

Les plus jeunes restent de loin les plus gros utilisateurs : 85 % des 18–24 ans déclarent recourir à l’IA générative. À l’autre extrémité, chez les plus de 60 ans, l’usage quotidien ne concerne que 17 % d’entre eux. Globalement, parmi les utilisateurs, 34 % s’en servent tous les jours et 51 % disent utiliser plusieurs IA génératives. Les principaux bénéfices mis en avant sont le gain de temps (41 %) et la facilité d’usage (33 %).

ChatGPT est cité comme outil principal par 63 % des interrogés, contre 13 % pour Gemini. Grok, Le Chat et Copilot se disputent les 24 % restants. Cependant, la méfiance domine : 52 % des interrogés affirment ne pas faire confiance à l’IA. 64 % vérifient souvent, voire toujours, les informations fournies par l'IA. L’enquête a été réalisée sur un échantillon de 4 145 personnes âgées de 12 ans et plus, considérées comme représentatives de la population française.

Image Arcep

La recherche d’informations arrive en tête des usages (73 %), devant la traduction ou l’amélioration de texte (58 %), puis les discussions et interactions avec l’IA (41 %). Et ceux qui ne s’en servent pas ? Une partie évoque des craintes liées aux données personnelles ou un manque de confiance dans les réponses. Enfin, sur le volet environnemental, les Français sont partagés : 46 % estiment que l’IA générative a un impact plus important qu’une recherche internet classique.

Keyhole évite le comportement imprévisible des touches multimédias sur macOS

Stéphane Moussie

lundi 09 février à 15:00

Logiciels

Cela vous est sans doute déjà arrivé : vous appuyez sur la touche pause de votre clavier pour arrêter la musique sur votre Mac, et au lieu de cela, une vidéo se lance dans votre navigateur. Pour éviter ce genre de comportement inattendu, le développeur Daniel Kennett a créé Keyhole.

Keyhole se résume à ce petit menu. Image MacGeneration.

Cet utilitaire gratuit et open source permet d’associer les touches multimédias du clavier à une seule application de lecture audio. Résultat : fini les actions imprévues, les commandes de lecture contrôlent uniquement l’app choisie. Keyhole prend actuellement en charge Spotify, Musique, Doppler et Cog.

Après avoir accordé les autorisations nécessaires (accessibilité et contrôle de l’application ciblée), l’utilitaire fonctionne comme prévu. Même si une vidéo YouTube est ouverte dans un onglet du navigateur, les touches multimédias continueront par exemple à piloter Spotify ou Musique. Des options permettent de définir le comportement à adopter lorsque le lecteur n’est pas lancé : ne rien faire, laisser le système gérer les commandes ou ouvrir automatiquement l’application choisie.

Keyhole nécessite macOS Sequoia au minimum. Sur les versions plus anciennes de macOS, il est possible d’utiliser MacMediaKeyForwarder, qui remplit une fonction similaire. C’est d’ailleurs parce que celui-ci n’est plus maintenu depuis 2023 et qu’il fonctionne mal sur Tahoe que Daniel Kennett a développé Keyhole. Le développeur se dit ouvert à l’ajout d’autres lecteurs audio, à condition qu’il s’agisse de « vraies » applications Mac capables de recevoir des commandes via les mécanismes d’automatisation du système.

Creator Studio : il n’est pas possible de copier un tableau de l’ancien vers le nouveau Numbers

Félix Cattafesta

lundi 09 février à 12:07

Logiciels

Apple a récemment lancé sa suite Creator Studio, livrée avec de nouvelles versions des applications gratuites Pages, Keynote et Numbers. Quelques bugs se sont invités à la fête, dont un assez gênant : il n’est plus possible de coller un tableau ou un graphique Numbers d’une version à l’autre.

Image MacGeneration

En fait, il n’est pas possible de copier quoi que ce soit entre Numbers 14.5 et 15.1. Ce n’est pas une manipulation que vous allez faire tous les jours, mais un tel pépin peut vous compliquer la vie si vous n’avez pas encore le réflexe de constamment passer par la nouvelle app.

Le bug est d’autant plus étrange qu’il est possible de coller un tableau ou un graphique venant du nouveau Numbers vers l’ancienne version de Keynote… mais pas sur les vieilles moutures de Numbers ou Pages. De plus, on peut coller un tableau venant de n’importe quelle version vers Google Sheets ou Docs sans aucun souci.

Le lancement des apps Creator Studio a été pour le moins compliqué. Apple a désormais deux versions des mêmes apps en parallèle, et si l’entreprise incite fortement à passer sur la dernière, celles-ci ne sont pas particulièrement mises en avant sur le Mac App Store. Cupertino a également revu les noms et fait disparaître les « anciennes versions » des apps Pages, Keynote et Numbers de l’App Store. Cela peut être assez confus pour un utilisateur occasionnel n’ayant pas tout suivi.

Entre les anciennes et les nouvelles apps, Creator Studio complique le téléchargement sur l’App Store

Entre les anciennes et les nouvelles apps, Creator Studio complique le téléchargement sur l’App Store

Pourquoi garder deux apps au lieu de tout fusionner en une seule ? Les nouvelles versions ne peuvent tout simplement pas être installées sur une machine qui n'est pas sous macOS Sequoia, ce qui exclut bon nombre de Mac encore en circulation. Il reste possible de les télécharger depuis le Mac App Store étant donné qu’elles sont liées à votre compte, mais elles n’apparaissent plus dans les résultats de recherche.