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Il y a 25 ans, Steve Jobs présentait la GeForce 3 en avant première sur la scène du Macworld

Félix Cattafesta

vendredi 27 février à 16:59

AAPL

Souvenez-vous : en 2001, Steve Jobs présentait la GeForce 3 sur la scène du Macworld de Tokyo. 25 ans plus tard, NVIDIA s’apprête à fêter l’anniversaire de sa carte, qui fut le premier GPU grand public à prendre en charge les shaders programmables et dont un dérivé a été utilisé dans la première Xbox.

Cette présentation avait fait du bruit. David Kirk, alors vice-président en charge de l’architecture chez NVIDIA, était monté sur scène pour faire une présentation du monteur nFinite FX. Il a ensuite présenté une démo affichant la célèbre lampe de Pixar et sa version miniature.

Plus surprenant encore, le cofondateur d’id Software John Carmack est ensuite arrivé pour donner un premier aperçu de Doom 3. Le jeu sortira sur Mac OS X en mars 2005, soit plus de 6 mois après la version Windows et dans un portage signé Aspyr. On peut imaginer que Carmack a fait le déplacement par admiration pour ce que Jobs avait fait avec NeXT : le premier Doom a été développé sur des ordinateurs NeXT sous NeXTSTEP.

Image NVIDIA

Apple et NVIDIA ont été partenaires au début des années 2000. Dès 2001, le Power Mac G4 Digital Audio a marqué l’arrivée des puces graphiques NVIDIA sur Mac avec la GeForce2 MX, tandis qu’Apple proposait aussi une option GeForce 3. Plusieurs cartes ont été proposées en option, mais la relation s’est ternie en 2008. Les GeForce 8600M GT des MacBook Pro se sont révélées gravement défaillantes, et Apple a alors décidé de changer de fournisseur.

Entre Apple et Nvidia, une vieille relation houleuse

Entre Apple et Nvidia, une vieille relation houleuse

Si les relations se sont quelque peu réchauffées depuis via quelques collaborations autour de l’IA, Apple cherche toujours à se tenir éloignée de la firme de Jensen Huang. La Pomme a utilisé des puces signées Google pour former les modèles Apple Intelligence, là où NVIDIA a pignon sur rue. Cupertino développerait une puce spécialisée dans l’IA pour ses serveurs en partenariat avec… Broadcom.

Steve Jobs in Exile : un livre promet des coulisses inédites de la période NeXT

Félix Cattafesta

vendredi 27 février à 13:07

AAPL

Avis aux lecteurs : un nouveau livre centré sur Apple (ou presque) va bientôt sortir. Appelé Steve Jobs in Exile, il s’agit d’un bouquin revenant sur les années qui ont précédé le retour historique de Jobs chez Apple. Il a été écrit par le journaliste américain Geoffrey Cain et sortira le 19 mai 2026. Vous pouvez dès à présent le précommander sur Amazon.

Sous-titré « The Untold Story of NeXT and the Remaking of an American Visionary », le livre promet de remettre au centre la période NeXT, souvent résumée à une parenthèse entre deux actes chez Apple. L’occasion d’en savoir plus sur ces années où Jobs, poussé vers la sortie en 1985, tente de se réinventer et pose quelques briques qui compteront par la suite chez Apple.

Plutôt que de rejouer une biographie déjà connue, Cain veut montrer comment cette période a affûté la méthode Jobs et préparé le terrain pour la suite. L'auteur promet de nombreux passages inédits : des images non diffusées de réunions internes chez NeXT, des documents privés et de nouvelles interviews de proches collaborateurs.

La préface a été écrite par Dan'l Lewin, cofondateur de NeXT qui a récemment pris sa retraite après avoir occupé pendant presque huit ans le poste de PDG du Computer History Museum. La postface a été rédigée par Ed Catmull, qui a cofondé Pixar en 1986.

Ce livre en anglais devrait compter 400 pages selon la fiche de l’éditeur. Il sera vendu pour 29,47 € en version papier ou pour 11 € sur Livres. La sortie tombe l’année des 50 ans d’Apple et une telle lecture pourra être intéressante aux côtés d’une biographie plus classique.

Mac OS X : le pari le plus risqué de l’histoire moderne d’Apple ?

Christophe Laporte

vendredi 27 février à 13:05

macOS

C’est entendu : Apple s’apprête à franchir un cap historique d’ici quelques semaines. Le 1er avril prochain, la firme de Cupertino soufflera sa cinquantième bougie dans une forme étincelante. Mais un anniversaire peut en cacher un autre : quelques jours plus tôt, Mac OS X fêtera, lui, son quart de siècle.

Image : r/Appelboxes

À cette occasion, nous vous préparons une série complète pour la fin mars. Elle sera accessible à tous gratuitement, car notre campagne de financement pour le livre des 50 ans d’Apple a récemment dépassé les 50 000 €. Merci encore pour votre soutien indéfectible !

On ne voudrait pas que les 25 ans de Mac OS X passent au second plan, tant l’arrivée de ce "nouveau" logiciel système a joué un rôle primordial dans le second quart de siècle d’Apple. Sans Mac OS X, Apple ne serait probablement plus là. Pas de Mac OS X, pas d’iOS, et encore moins d’iPhone…

25 ans vraiment ?

Le 24 mars, le successeur de Mac OS 9 fêtera-t-il officiellement ses 25 ans ? Il y a un petit débat sur la question. Quelques mois auparavant, le 13 septembre 2000, Apple avait déjà lancé une bêta payante de Mac OS X : 29,95 $ pour s'offrir un avant-goût du futur.

Mais si l’on joue à ce petit jeu, on peut même remonter au 16 mars 1999, date à laquelle Apple a lancé Mac OS X Server 1.0. C'était alors un véritable chantier à ciel ouvert, avec une interface hybride, à mi-chemin entre l’austérité de NeXTSTEP et l’élégance vieillissante de Mac OS 9.

On pourrait également invoquer Rhapsody, cette démonstration technique avec laquelle Apple cherchait à la fois à se rassurer et à convaincre son écosystème que le virage technologique était possible.

Image : MacOS X Server 1.0

Le choc des cultures : l'ombre de NeXT

L’annonce de l’acquisition de NeXT par Apple (à moins que ce ne soit l’inverse) a eu lieu le 20 décembre 1996, juste avant les fêtes. Durant cette période où le monde de la tech tourne au ralenti, je me souviens des échanges passionnés sur les BBS (les ancêtres des forums), les listes de discussion et les newsgroups comme fr.comp.sys.mac.

Les avis étaient tranchés. Certains, déçus, auraient préféré qu’Apple jette son dévolu sur BeOS. Beaucoup étaient soulagés de voir Cupertino rester à l’écart des technologies de Microsoft. D’autres, enfin, étaient incroyablement optimistes, portés par les technologies de NeXT et le retour du "fils prodigue". Dans l’ivresse des fêtes, certains rêvaient déjà de voir cette fusion porter ses fruits en quelques mois seulement. C’était oublier l’ampleur de la tâche.

Jean-Louis Gassée : « Dieu merci, Apple n

Jean-Louis Gassée : « Dieu merci, Apple n'a pas acheté BeOS »

Le jour où Apple annonça l

Le jour où Apple annonça l'acquisition de NeXT

Pour illustrer la puissance de l'héritage NeXT, on évoquait souvent WebObjects. Cette technologie, qui propulsait alors la boutique en ligne de Dell, avait été développée en un temps record. À l'époque, personne n’avait trouvé la parade pour l'égaler.

Le fantasme du Mac sur PC

L’autre spécificité des technologies NeXT tenait à leur portabilité : elles pouvaient fonctionner sur PC. Apple allait-elle en profiter pour devenir un éditeur multiplateforme ? Quelle stratégie allait adopter Cupertino ? Les réflexions de David Pogue, qui officiait alors pour Macworld, résumaient parfaitement le sentiment général de l'époque :

« Ce qui est intrigant avec le futur système Rhapsody d’Apple, c’est qu’il sera disponible à la fois pour les Mac et pour les ordinateurs Intel. Et si c’était un immense succès ? Et s’il était moins cher et moins pénible à utiliser que Windows NT ? […] Rhapsody apporterait l’élégance d’Apple à n’importe quel ordinateur personnel. Tous les PC du monde deviendraient, en quelque sorte, des Mac. Mais à l’inverse, un triomphe de Rhapsody signifierait que plus personne n’aurait besoin d’acheter des ordinateurs Apple. Apple a-t-elle vraiment réfléchi à tout cela ? »

Si la première Developer Release de Rhapsody sortit assez rapidement en octobre 1997, elle prouva surtout que le chantier d’unification entre Mac OS et NeXTSTEP était colossal. Le développement de Mac OS X allait ressembler à une longue traversée du désert. Mais Apple allait-elle seulement en sortir vivante ?

Aqua" ou le futur à bout de souffle

À ce jour, Mac OS X reste l’un des paris les plus fous d’Apple. Mais les utilisateurs attachés à la Pomme voulaient y croire : l’idée de devoir migrer un jour vers Windows était tout simplement insupportable. C’est d'ailleurs ce pari un peu fou qui nous a poussés, à l'époque, à créer MacGeneration.

Il faut pourtant le reconnaître : la version 1.0 de Mac OS X était un chantier permanent, une bêta avancée tout au plus. Apple avait beau avoir conçu une interface révolutionnaire, un nouveau moteur graphique et rapatrié des technologies clés comme QuickTime, l’expérience utilisateur était frustrante.

Le PowerMac devait être la seule machine capable de faire tourner décemment la première version de MacOS X

L’interface Aqua et son look "Playmobil" fascinaient autant qu’ils agaçaient. Surtout, le logiciel était en avance sur le matériel. Hormis sur les machines très haut de gamme, le système ramait. Les Mac de l’époque peinaient d'autant plus qu'ils devaient faire tourner en permanence la "Blue Box". Cet environnement Classic émulait un Système 9 complet pour faire fonctionner les applications non encore réécrites. C'est-à-dire presque toutes. Les rares applications natives provenaient du monde NeXT, mais elles étaient souvent immatures.

De la survie à la maturité

Le lancement de Mac OS X est intervenu au pire moment, juste après l’explosion de la bulle internet. Les éditeurs, entrés en cure d’austérité, ont mis des années à livrer des versions natives. Certains ont même quitté le navire en cours de route, persuadés qu'Apple finirait par disparaitre. Plusieurs logiciels phares d'Adobe, par exemple, n'ont jamais vu le jour sur Mac OS X.

Les progrès furent lents, mais réguliers. Pour beaucoup, la première version réellement exploitable se situa entre Jaguar (2002) et Panther (2003). Si certains s'agacent aujourd'hui du rythme annuel des mises à jour, c’était à l’époque une question de vie ou de mort pour le Mac.

Matériel au top, logiciel en chute libre : le grand écart d’Apple en 2025

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La suite, tout le monde la connaît. Il y aurait sans doute un livre entier à écrire sur l’épopée Mac OS X. Toutes les versions ne se valent pas, certes, mais les griefs que l'on peut porter aujourd'hui à un macOS 26 "Tahoe" (souvent à juste titre) semblent bien dérisoires quand on se remémore la roue multicolore — le fameux spinning wait cursor — qui hantait nos écrans à chaque clic sur les premières versions du système.

Rendez-vous à partir de la mi-mars pour notre série consacrée à Mac OS X. En attendant, n’hésitez pas à faire un tour sur notre page Ulule pour découvrir notre livre sur les 50 ans d’Apple, ainsi que les différents goodies créés pour l’occasion

Piratage du fichier national des comptes bancaires : la DGFiP commence à contacter les personnes concernées

Félix Cattafesta

vendredi 27 février à 12:21

Ailleurs

Un peu plus tôt ce mois-ci, le Fichier national des comptes bancaires et assimilés (Ficoba) a été piraté. Il s’agit d’une grosse fuite : ce dossier recense l’ensemble des comptes bancaires ouverts en France. La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a commencé à contacter directement les personnes concernées via un courriel officiel.

Image MacGeneration

La DGFiP avait expliqué qu’un acteur malveillant s’était fait passer pour un fonctionnaire afin de consulter une partie de ce fichier contenant des informations très personnelles : coordonnées bancaires (RIB/IBAN), identité du titulaire des comptes ou adresse postale font partie du lot. De telles informations en font une arme parfaite pour des campagnes d’hameçonnage.

Le fichier national des comptes bancaires piraté : 1,2 million de comptes seraient compromis

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Dans son courriel, la DGFiP confirme que des consultations « ont été effectuées illégalement entre le 28 janvier et le 13 février sur le fichier national des comptes bancaires (FICOBA) ». Elle explique que l’état civil, l’adresse postale et les coordonnées bancaires sont susceptibles d’avoir été compromis. L’administration affirme cependant que l’identifiant fiscal et le mot de passe du site des impôts n’ont pas été syphonnés.

Une foire aux questions a été mise en ligne. La DGFiP assure que cette consultation illégitime concerne moins de 1 % des coordonnées bancaires contenues dans le fichier. Elle ajoute qu’il n’est pas nécessaire de changer de coordonnées bancaires et que l’incident n’aura pas d’impact sur les consultations et prélèvements sur l’espace Finances publiques.

« Les données divulguées issues du fichier FICOBA ne permettent pas d’accéder aux soldes des comptes et ne suffisent pas à la réalisation d’opérations bancaires », explique l’administration. Elle met en garde sur l’utilisation qui pourrait être faite de ces données, à savoir des campagnes d’hameçonnage. Elle recommande donc de rester prudent face aux appels ou autres messages d’organismes prétendant vous connaître afin d’obtenir des informations confidentielles.

Anthropic, réticent à ouvrir les vannes au Pentagone, pourrait se voir blacklister par l’administration US 🆕

Greg Onizuka

vendredi 27 février à 11:00

Intelligence artificielle

Mise à jour le 27 février — Dans un communiqué, Dario Amodei a confirmé son opposition à l’utilisation des technologies d’Anthropic pour la surveillance intérieure de masse et pour des armes entièrement autonomes. Il rappelle que ces deux usages « n’ont jamais été inclus dans [ses] contrats avec le département de la Guerre » et estime qu’ils ne devraient pas davantage l’être aujourd’hui.

« Nous soutenons l’utilisation de l’IA pour des missions légitimes de renseignement et de contre-espionnage à l’étranger », écrit Dario Amodei, en référence indirecte à l’arrestation de Nicolas Maduro, une opération durant laquelle le Pentagone a utilisé Claude via les outils de Palantir, selon le Wall Street Journal. « Mais l’emploi de ces systèmes pour une surveillance intérieure de masse est incompatible avec les valeurs démocratiques », ajoute-t-il.

Concernant les armes autonomes, il juge que, « sans contrôle adéquat », elles ne peuvent pas faire preuve du même discernement que des humains. « Leur déploiement doit être assorti de garde-fous appropriés, qui n’existent pas à ce stade », précise-t-il.

Le Pentagone pourrait donc considérer Anthropic comme un partenaire peu fiable de sa chaîne d’approvisionnement, ce qui pourrait conduire à l’annulation d’un contrat de 200 millions de dollars signé en juillet 2025.


Article original publié le 26 février — Anthropic, avec son intelligence artificielle Claude, est plutôt bien vue des militaires américains jusqu’à présent : c’est même la seule IA utilisée par le Pentagone sur des documents classifiés. Or, il semble que cette histoire d’amour tourne au vinaigre, l’entreprise ayant demandé des garde-fous stricts et ne souhaitant pas revenir dessus, comme l’indique Axios.

Pete Hegseth, ici prêtant serment, aimerait bien utiliser Claude sans restrictions. Image domaine public.

Il va sans dire que les militaires de tous pays s’intéressent de près à l’intelligence artificielle, tant celle-ci peut permettre d’accélérer le fonctionnement des services de renseignements, et même à terme celui des systèmes d’armes. Cependant, les armées restent frileuses en ce qui concerne le partage de documents classifiés sur des logiciels créés par des entreprises extérieures. Alors quand celui-ci est tellement vaste qu’il est impossible à auditer en temps raisonnable...

C’est pourtant ce qu’a réussi à faire Anthropic, dont les services sont utilisés dans de nombreux domaines par le Pentagone, en partenariat avec Palantir :

  • analyse de masse de données hétérogènes, pour créer des résumés à partir de multiples sources et médias.
  • soutien à la décision opérationnelle, où l’IA permet à l’humain de prendre des décisions plus rapides grâce à des synthèses et check-lists établies par Claude.
  • revue et préparation de documents, automatisant la rédaction de notes, de résumés de briefings.
  • interrogation en langage naturel d’un pool de data classifié, permettant la recherche d’éléments dans une vaste base de données classifiée par un simple chat.
  • scénarios d’exercices et de simulation, permettant la préparation de « wargames » grâce à l’IA.

Seule ombre dans cette idylle, Anthropic a annoncé clairement les limites qu’il souhaitait ne pas dépasser dans ce partenariat : pour l’entreprise d’IA, il est hors de question que Claude soit utilisée pour la surveillance de masse de citoyens US, la création d’armes autonomes, la prise directe de décision létale, et refuse de signer un accord blanc avec l’administration américaine où Anthropic autoriserait « tout usage légal » selon les textes US. Si un tel accord était signé, le Pentagone pourrait faire tout usage estimé nécessaire des technologies d'Anthropic, sans que l'entreprise ait son mot à dire, ni même que celle-ci soit tenue au courant, chose que refuse le créateur de Claude.

Or, le Department of War de Pete Hegseth aimerait voir sauter ces limitations. Celles-ci sont rapportées comme étant irréalistes par le Pentagone, indiquant ne pas vouloir demander l’autorisation pour chaque usage à Anthropic, que ce soit pour des raisons de rapidité d’exécution ou de confidentialité des opérations. Ainsi, l’une des dernières frictions en date porte sur l’opération ayant amené à la capture de Nicolas Maduro, où Anthropic a explicitement demandé au Pentagone si ses solutions avaient été utilisées, braquant ces derniers imaginant que l’entreprise était en désaccord avec une participation à l’opération.

Et Pete Hegseth compte bien faire plier Anthropic, quelle que soit la méthode utilisée pour parvenir à ce but. Dans un premier temps, une analyse va être effectuée sur l’utilisation de Claude dans les différents secteurs de l’Armée, afin d’amener ensuite à faire un choix entre deux possibilités : soit interdire totalement l’usage des solutions d’Anthropic pour l’Armée et ses partenaires, soit utiliser le Defense Production Act afin de faire plier Anthropic aux demandes.

En effet, cette loi permet au Pentagone de forcer une entreprise à produire des solutions sur-mesure à l’Armée américaine, sous peine sinon de se retrouver blacklistée. Si elle devait être mise en action, ce serait la première fois qu'elle serait utilisée afin de faire plier une entreprise technologique américaine de cette taille. Il semble en tout cas que les militaires US aient jeté leur dévolu sur Anthropic, alors que d’autres solutions existent : si OpenAI et Google avouent à demi-mot chercher un partenariat plus profond avec le Pentagone, y compris sur la manipulation de documents classifiés, du fait des mêmes réticences qu’Anthropic, xAI de son côté ne fait aucun mystère de sa volonté de signer un contrat autorisant tout usage à l’armée américaine, et aurait déjà entamé les démarches en ce sens.

Quoi qu’il en soit, la suite des décisions ne devrait pas traîner : le patron d’Anthropic a jusqu’au 27 février 17h01 précises pour faire part de sa réponse.