Intéressant sur le papier, CarPlay Ultra suscite pour l'heure le rejet de la plupart des constructeurs automobiles. Résultat : la technologie d’Apple se cantonne toujours à quelques luxueuses Aston Martin. Mais les lignes pourraient enfin bouger si l’on en croit les dernières indiscrétions de Mark Gurman.
En mai 2025, Apple promettait que de nombreuses marques, dont Hyundai, Kia et Genesis, prévoyaient d'adopter cette nouvelle interface. À l'époque, la firme de Cupertino assurait que le déploiement mondial débuterait « dans les 12 prochains mois ». Une échéance qui approche à grands pas.
CarPlay Ultra dans une Aston Martin. Image Apple.
Une arrivée imminente chez les Coréens ?
Dans sa newsletter dominicale Power On, le très bien informé Mark Gurman de Bloomberg affirme que le CarPlay nouvelle génération débarquera dans au moins un nouveau véhicule majeur de Hyundai ou Kia « au cours du second semestre de cette année ».
Reste une inconnue de taille : s'agit-il de la future IONIQ 3 de Hyundai, comme le suggéraient de précédentes rumeurs, ou d'un tout autre modèle ? Le mystère reste entier, mais l'arrivée de cette technologie sur des véhicules de grande série serait un joli coup pour Apple, qui peine à imposer sa vision au-delà du marché de niche du luxe.
Une fusion totale avec l'habitacle
Pour rappel, CarPlay Ultra ne se contente pas d'afficher des applications sur l'écran central. Elle promet une intégration poussée avec le véhicule et ses systèmes vitaux. Au menu : des applications natives pour la radio et la climatisation, ou encore la prise en charge du flux de la caméra de recul.
Image Aston Martin
La philosophie est simple : l'iPhone connecté fournit les données applicatives, tandis que le véhicule remonte ses propres informations (vitesse, niveau de carburant, pression des pneus, température moteur, etc.). L'interface, quant à elle, est taillée sur mesure pour respecter l'identité visuelle de chaque constructeur, tout en laissant au conducteur le choix parmi plusieurs options de design préétablies.
La résistance s'organise
Malgré ces promesses, la pilule a du mal à passer chez les poids lourds de l'industrie. BMW, Ford et Rivian font partie des marques ayant publiquement minimisé l'intérêt de cette technologie, préférant garder la mainmise sur leurs propres écosystèmes logiciels.
La position la plus radicale reste celle de General Motors, qui a pris la décision controversée de supprimer purement et simplement la version classique de CarPlay de ses nouveaux véhicules électriques. Il est donc quasi certain que le groupe américain fera l'impasse sur cette version Ultra. En clair, les propriétaires de Chevrolet, Cadillac et autres GMC devront sans doute se faire une raison.
Bienvenue en février. Le mois commence, et ça démarre fort : entre les résultats trimestriels qui ont (encore une fois) explosé les compteurs, l’arrivée de plus en plus imminente des premiers résultats de la collaboration entre Apple et Google sur l’IA, et les nouveaux modèles à venir, le mois devrait être intéressant à suivre... suivons le guide Mark Gurman dans ce dédale !
Les Grammy Awards arrivent. Image générée par IA.
Superheroes (Super héros)
L’iPhone 17 Pro a réussi un carton, on ne va pas se mentir : les résultats trimestriels d’Apple sont la preuve écrasante que même bousculée sur l’intelligence artificielle, ce n’est pas pour autant qu’il faut enterrer Apple et croire qu’elle va se faire mettre en pièces par la concurrence, pourtant bien armée par les différentes intégrations à Android ou dans les surcouches. Bien que l’IA d’Apple soit en retard, la case iPhone à elle toute seule a rapporté la bagatelle de 85 milliards de dollars !
Il faut dire que les planètes se sont particulièrement bien alignées pour faire de l’iPhone 17 Pro un hit : entre les utilisateurs renouvelaient leur appareil acheté en 2020 pour la 5G pour passer à plus moderne, le fait que le design ait été grandement modifié par rapport aux générations précédentes (Unibody, changement de l’arrière du téléphone, passage à l’aluminium), et communication qui ne s’est pas axée maladroitement sur une IA qui n’est pour l’instant qu’une promesse, Apple a réussi à faire de son flagship un carton plein.
En fait, la demande est si exceptionnelle que même encore quatre mois après la production a du mal à suivre la cadence. Apple prévoit ainsi une augmentation des revenus allant jusqu’à 16 % pour la branche iPhone ce trimestre !
Short Circuit (court-circuit)
Le plus gros souci, c’est qu’Apple reste une machine dirigée par des humains, avec leurs travers : l’iPhone cartonne tellement qu’il pourrait inciter Cupertino à se reposer un peu trop, en imaginant que finalement, pas besoin de l’IA pour rester dans la course et mettre une gentille amende à tous les concurrents.
Le héros du moment pour Apple, c’est lui. Image MacGeneration.
Mais la performance pourrait n’être que de courte durée si Apple décidait de se reposer sur ses lauriers, tant les attentes des consommateurs sont de plus en plus élevées dans le domaine : en quelques mois, les consommateurs se sont habitués à avoir des interactions de plus en plus fréquentes avec les chatbots. Dans un premier temps à travers une app dédiée, et de plus en plus sur leur téléphone Android grâce à une intégration toujours plus poussée dans le système.
Et c’est ironiquement sur ce point qu’Apple est attendue au tournant, de par son historique d’interfaces utilisateur léchées : depuis 25 ans, Apple a habitué le monde entier à présenter une intégration la plus parfaite possible (ou en tout cas largement supérieure à ses concurrents, quitte à redéfinir un marché comme pour l’iPad en son temps) entre matériel, logiciel et maintenant services. Au moment où le changement de paradigme est de plus en plus proche, ce moment de bascule où les utilisateurs délaisseront les moteurs de recherche et les sites traditionnels pour poser directement la question à une IA qui apportera la réponse dans sa propre interface, Cupertino n’a pas le temps de se reposer.
De la même manière, l’un des plus gros pôles de revenus d’Apple dans le service, l’App Store, pourrait très bien devenir has been très rapidement : les utilisateurs s’attendent de plus en plus à recevoir les réponses à leurs questions à partir de la même interface de leur chatbot préféré, et de moins en moins à avoir à installer une app séparée pour chaque tâche qu’ils souhaitent effectuer. Et OpenAI pousse en ce sens, en intégrant d’autres apps dans son propre chatbot, même si l’idée n’en est encore qu’à ses débuts.
La concurrence ne se repose pas, et elle fourbit ses armes : si Google est devenu (ou est resté au final) un partenaire, d’autres montrent les dents. Meta est très avancée dans le domaine de l’intégration matérielle, avec ses lunettes intelligentes qui, après un début difficile, trouvent un public de plus en plus large. Elles ont défriché le chemin avec un nouvel objet, amenant une nouvelle façon d’interagir avec l’IA, exactement le type de mouvement qu’on aurait pu attendre d’Apple.
Il ne croyait pas à l’IA, et ne croyait pas aux chatbots... pourra-t-il mener Apple vers ces deux destinations ? Image Apple.
Mais le plus dangereux des concurrents pourrait être celui qui n’a pas encore de produits en rayon : OpenAI. La société qui a amené le chatbot dans la vie quotidienne ne s’en cache plus, sa cible n’est pas la concurrence dans le domaine de l’intelligence artificielle : elle vise Apple, ni plus, ni moins. Beaucoup ont eu la même gourmandise, et chaque concurrent s’y est pour le moment cassé les dents. Mais la société de Sam Altman a non seulement les reins solides tant les financements sont nombreux pour l’aider, mais en plus s’attache les services d’anciennes légendes d’Apple comme Jony Ive. Si leur premier produit ne risque pas de faire trop de mal à Apple, tant les écouteurs à chatbot intégré peuvent rapidement être égalés par une évolution des AirPods Pro, le suivant se veut être un iPhone-like, ou un iPhone-killer.
Pour éviter la catastrophe, Apple n’a pas d’autre choix que de continuer à mettre les bouchées doubles sur la création de sa propre IA. Au départ avec la béquille Google, mais par la suite seule, pour ne pas se retrouver limitée par un partenaire. Et pour ça, elle doit embaucher des ingénieurs de génie dans le domaine, et avoir un vrai leadership dans le domaine, ce qui semble encore lui manquer pour le moment.
Harder, Better, Faster, Stronger (Plus dur, meilleur, plus rapide, plus fort)
macOS 26.3 se rapproche, et avec lui l’arrivée tant attendue des nouveaux MacBook Pro M5 Pro. Non seulement des sources internes à Apple ont confirmé l’arrivée de ces machines à Mark Gurman, mais tous les indices extérieurs vont dans le sens d’une sortie courant février (et bien plus proche de début février que de la fin) : les stocks des versions M4 Max sont au plus bas, et les délais s’allongent sur l’Apple Store en ligne, passant à mi février voire début mars pour certaines références.
Le MacBook Pro M5 devrait voir arriver ses grands-frères sous peu. Image MacGeneration.
Autre point de validation, certaines références ne sont plus en stock dans les Apple Store physiques, sur un produit qui normalement n’est pas en tension. Les chuchotements entendus à Cupertino indiquent que les nouvelles versions ont déjà commencé à envahir les entrepôts principaux, prêts à être livrés.
Le MacBook Pro n’est pas la seule référence à voir ses stocks se réduire comme peau de chagrin : le Studio Display lui aussi voit ses délais s’allonger pour atteindre mi février voire début mars. Un lancement prévu en même temps que le MacBook Pro M5 Pro ? La réponse très rapidement maintenant.
One more thing... (vous vous attendiez à time non ?)
Si l’arrivée prochaine d’un iPhone Fold n’est quasiment plus un mystère mais presque une certitude, Apple ne s’intéresserait pas qu’à ce form-factor pour autant : une version proche du Galaxy Flip serait aussi en projet dans les bureaux de Cupertino.
Un concurrent Apple au Galaxy Flip à venir ? Image Samsung.
Son arrivée en production est encore loin d’être garantie, mais pourrait être validée si la demande pour l’iPhone Fold est telle que l’a imaginée Apple. Cupertino s’attend en effet que le premier iPhone pliant génère un nouvel engouement du public sur les téléphones pliants, permettant de proposer de nouvelles formes et de nouvelles tailles. D’autres possibilités sont aussi étudiées par les designers maison. Apple saura-t-elle surprendre dans le domaine ?
Veridis Quo
Apple s’en est encore particulièrement bien sortie récemment, faisant encore mentir tous les détracteurs de la marque. Les projets sont nombreux, proches ou lointains, et on ne devrait pas s’ennuyer dans les mois à venir... mais il faut tout de même faire attention aux concurrents, et aux changements qui ont amené certains géants à chuter en quelques années.
La sortie des nouveaux MacBook Pro M5 semble intimement liée à celle de macOS 26.3, selon Mark Gurman. Autrement dit, ce n’est plus qu’une question de jours ou de semaines avant que la gamme des portables professionnels d’Apple ne parachève sa transition vers l’architecture M5.
Image : Apple
Selon le journaliste de Bloomberg, l'arrivée de ces nouvelles machines — connues en interne sous les noms de code J714 et J716 — dépend directement du calendrier de macOS 26.3. Cette mise à jour logicielle devrait d'ailleurs atteindre le stade de Release Candidate très prochainement. Une étape cruciale qui précède de peu la version finale et, par extension, le lancement du matériel.
Autre indice qui ne trompe pas : ce matin, nous remarquions que les délais de livraison des MacBook Pro M4 Max s'étaient considérablement allongés sur l’Apple Store. Pour certaines configurations, la boutique en ligne promet désormais une livraison repoussée au mois de mars. De là à y voir un signe de renouvellement imminent, il n’y a qu’un pas…
Par ailleurs, les portables ne sont pas les seuls à se faire désirer. Gurman note que le Studio Display d'entrée de gamme est lui aussi en rupture de stock, tant en ligne qu'en magasin. Les prochaines livraisons ne sont pas attendues avant fin février ou début mars, ce qui laisse planer le doute : simple ajustement de la chaîne logistique ou indice d'une mise à jour plus globale de l'écosystème Mac ?
Vers une meilleure gestion thermique ?
À défaut de connaître la date exacte de commercialisation, une rumeur intéressante venue de Chine laisse entendre que les puces M5 Pro et M5 Max pourraient corriger le principal défaut de la version standard. L'adoption du packaging SoIC (System on Integrated Chips) permettrait en effet à Apple de contourner les problèmes de chauffe rencontrés sur le M5.
Force est de constater que lors de notre test du MacBook Pro M5, nous avions été surpris par la propension du processeur à flirter avec les 100 degrés lors de fortes charges. Conséquence immédiate : la machine se montre bien plus bruyante que ses prédécesseurs, les ventilateurs s'activant plus souvent pour dissiper cette chaleur.
En charge, le ventilateur du MacBook Pro M5 monte rapidement. Image MacGeneration
Architecture modulaire et coûts maîtrisés
Au-delà de la température, cette nouvelle méthode d'assemblage pourrait avoir un impact favorable sur la facture de production. Bien que le procédé SoIC ait connu quelques ratés au démarrage, certaines sources, dont Fixed-focus digital cameras, avancent que les coûts de fabrication des M5 Pro et M5 Max pourraient être revus à la baisse. Dans une période marquée par l'inflation, c'est une marge de manœuvre qu'Apple ne négligera probablement pas.
Mais le véritable atout du SoIC pourrait être architectural. Cette technologie offrirait à Cupertino la possibilité de séparer physiquement les blocs CPU et GPU sur le die. Une telle modularité permettrait de créer des configurations uniques, taillées sur mesure selon la charge de travail de l’utilisateur.
Un mois déjà d’écoulé dans cette nouvelle année. Un mois durant lequel Apple a montré deux visages opposés : une offre Creator Studio dans laquelle il est facile de perdre le fil, et un AirTag 2 qui s’impose comme le meilleur produit pour ne rien égarer. En plus de tous nos articles en accès libre publiés sur MacGeneration, iGeneration et WatchGeneration, les abonnés au Club iGen ont pu approfondir ces deux sujets, parmi bien d’autres.
Image MacGeneration
À peine les AirTags 2 reçus, nous les avons mis à l’épreuve. Nicolas a pris soin de vérifier si les améliorations annoncées par Apple étaient bien au rendez-vous, qu’il s’agisse de la portée de la Localisation précise, du Bluetooth ou encore de la puissance du haut-parleur. Il a également passé en revue d’autres aspects, comme la compatibilité avec les appareils qui ne tournent pas sous iOS 26. Toutes les informations sont à retrouver dans notre test :
Nous avons aussi testé d’autres nouveaux produits ces dernières semaines, dont des webcams très sophistiquées, tandis que Greg revenait avec du recul sur l’iPhone Air :
Avant d’accrocher des AirTags 2 à ses clés, Nicolas s’était également penché sur plusieurs produits de sa spécialité, à savoir des appareils domotiques pour contrôler et automatiser son domicile :
Les membres du Club iGen n’ont pas eu droit qu’à des tests. Nous avons également pris le temps d’analyser des sujets très variés. Pierre s’est ainsi livré à un exercice de docu-fiction pour expliquer ce qui se joue en dehors de l’univers Apple Silicon. Christophe a, de son côté, décrypté plusieurs grands thèmes de l’actualité tech. Quant à moi, j’ai regardé un match de NBA dans le Vision Pro. Il y a des articles plus sympas à faire que d’autres.
Nous nous sommes aussi penchés sur le cas particulier de l’offre Creator Studio. Présentée comme une formule unique simple, donnant accès aux apps professionnelles d’Apple et à de nouvelles fonctions « intelligentes », elle cache en réalité des conditions et restrictions pas négligeables.
Enfin, nous avons publié plusieurs articles plus pratiques réservés aux abonnés. Félix vous explique notamment comment tirer parti de l’export en tâche de fond sur iPadOS 26, mais aussi quelles applications open source peuvent se révéler utiles sur Mac.
Apple vient de changer profondément la manière dont on achète un Mac sur l’Apple Store. Le processus est désormais calqué sur celui de l’iPhone ou de l’iPad. Fini les configurations standard bien identifiées : Apple veut que vous composiez la machine dont vous avez besoin, tout en espérant « secrètement » que vous multiplierez les options pour faire grimper la note finale.
Mais quelle machine se cache sur la droite ?
Un configurateur à la carte
C’est sans doute sur la page consacrée au MacBook Pro que le parcours d’achat est le plus long. Le parcours commence par le choix de la diagonale (14 ou 16 pouces), de la finition (argent ou noir sidéral) et du type de dalle (standard ou nano-texturée), avant d'entrer dans le vif du sujet : le choix du processeur entre les puces M5, M4 Pro ou M4 Max.
On passe ensuite au volet des caractéristiques techniques. Par défaut, Apple présélectionne les valeurs de base à savoir 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage pour le MacBook Pro M5.
Pour personnaliser ces paramètres, il faut désormais cliquer sur un bouton « Modifier » afin de faire apparaître le menu des options. Un exercice parfois casse-tête, certains paliers de mémoire ou de stockage imposant parfois de basculer sur une puce plus puissante, alourdissant mécaniquement la facture.
Une fois la configuration figée, Apple tente une dernière offensive logicielle en proposant la préinstallation de Final Cut Pro ou de Logic Pro. C’est à ce moment-là que la prise d’un contrat Apple Care est conseillée.
Quid d’Apple Creator Studio ?
Le parcours se termine classiquement par la case Apple Trade In pour la reprise d'un ancien appareil, et l'indispensable AppleCare+ pour assurer un investissement qui, à ce stade du configurateur, a souvent pris un sérieux embonpoint. Une fois validée, Apple continue de proposer la traditionnelle page des accessoires.
Puisque l’on parle de MacBook Pro, on a noté de gros délais (3 à 5 semaines) si l’on cherche à faire l’acquisition d’un MacBook Pro M4 Max. Les MacBook Pro M5 Pro et Max sont toujours plus proches…