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Anthropic, réticent à ouvrir les vannes au Pentagone, pourrait se voir blacklister par l’administration US

Greg Onizuka

jeudi 26 février à 21:35

Intelligence artificielle

Anthropic, avec son intelligence artificielle Claude, est plutôt bien vue des militaires américains jusqu’à présent : c’est même la seule IA utilisée par le Pentagone sur des documents classifiés. Or, il semble que cette histoire d’amour tourne au vinaigre, l’entreprise ayant demandé des garde-fous stricts et ne souhaitant pas revenir dessus, comme l’indique Axios.

Pete Hegseth, ici prêtant serment, aimerait bien utiliser Claude sans restrictions. Image domaine public.

Il va sans dire que les militaires de tous pays s’intéressent de près à l’intelligence artificielle, tant celle-ci peut permettre d’accélérer le fonctionnement des services de renseignements, et même à terme celui des systèmes d’armes. Cependant, les armées restent frileuses en ce qui concerne le partage de documents classifiés sur des logiciels créés par des entreprises extérieures. Alors quand celui-ci est tellement vaste qu’il est impossible à auditer en temps raisonnable...

C’est pourtant ce qu’a réussi à faire Anthropic, dont les services sont utilisés dans de nombreux domaines par le Pentagone, en partenariat avec Palantir :

  • analyse de masse de données hétérogènes, pour créer des résumés à partir de multiples sources et médias.
  • soutien à la décision opérationnelle, où l’IA permet à l’humain de prendre des décisions plus rapides grâce à des synthèses et check-lists établies par Claude.
  • revue et préparation de documents, automatisant la rédaction de notes, de résumés de briefings.
  • interrogation en langage naturel d’un pool de data classifié, permettant la recherche d’éléments dans une vaste base de données classifiée par un simple chat.
  • scénarios d’exercices et de simulation, permettant la préparation de « wargames » grâce à l’IA.

Seule ombre dans cette idylle, Anthropic a annoncé clairement les limites qu’il souhaitait ne pas dépasser dans ce partenariat : pour l’entreprise d’IA, il est hors de question que Claude soit utilisée pour la surveillance de masse de citoyens US, la création d’armes autonomes, la prise directe de décision létale, et refuse de signer un accord blanc avec l’administration américaine où Anthropic autoriserait « tout usage légal » selon les textes US. Si un tel accord était signé, le Pentagone pourrait faire tout usage estimé nécessaire des technologies d'Anthropic, sans que l'entreprise ait son mot à dire, ni même que celle-ci soit tenue au courant, chose que refuse le créateur de Claude.

Or, le Department of War de Pete Hegseth aimerait voir sauter ces limitations. Celles-ci sont rapportées comme étant irréalistes par le Pentagone, indiquant ne pas vouloir demander l’autorisation pour chaque usage à Anthropic, que ce soit pour des raisons de rapidité d’exécution ou de confidentialité des opérations. Ainsi, l’une des dernières frictions en date porte sur l’opération ayant amené à la capture de Nicolas Maduro, où Anthropic a explicitement demandé au Pentagone si ses solutions avaient été utilisées, braquant ces derniers imaginant que l’entreprise était en désaccord avec une participation à l’opération.

Et Pete Hegseth compte bien faire plier Anthropic, quelle que soit la méthode utilisée pour parvenir à ce but. Dans un premier temps, une analyse va être effectuée sur l’utilisation de Claude dans les différents secteurs de l’Armée, afin d’amener ensuite à faire un choix entre deux possibilités : soit interdire totalement l’usage des solutions d’Anthropic pour l’Armée et ses partenaires, soit utiliser le Defense Production Act afin de faire plier Anthropic aux demandes.

En effet, cette loi permet au Pentagone de forcer une entreprise à produire des solutions sur-mesure à l’Armée américaine, sous peine sinon de se retrouver blacklistée. Si elle devait être mise en action, ce serait la première fois qu'elle serait utilisée afin de faire plier une entreprise technologique américaine de cette taille. Il semble en tout cas que les militaires US aient jeté leur dévolu sur Anthropic, alors que d’autres solutions existent : si OpenAI et Google avouent à demi-mot chercher un partenariat plus profond avec le Pentagone, y compris sur la manipulation de documents classifiés, du fait des mêmes réticences qu’Anthropic, xAI de son côté ne fait aucun mystère de sa volonté de signer un contrat autorisant tout usage à l’armée américaine, et aurait déjà entamé les démarches en ce sens.

Quoi qu’il en soit, la suite des décisions ne devrait pas traîner : le patron d’Anthropic a jusqu’au 27 février 17h01 précises pour faire part de sa réponse.

Amazon modifie ses listes de souhaits… et indique que votre adresse sera peut être visible à partir du 25 mars

Pierre Dandumont

jeudi 26 février à 19:36

Ailleurs

Dans un message envoyé à ses clients, Amazon vient d'annoncer un changement dans ses listes de souhaits. Il s'agit d'une fonction qui permet à une personne de créer une liste publique avec des objets qu'elle voudrait acheter ou se faire offrir, qui peut être transmise à la famille, des amis… ou même de parfaits inconnus. Elle est employée par certains influenceurs (notamment) pour permettre aux fans de leur envoyer un cadeau.

Le message envoyé par Amazon.

Et jusqu'à maintenant, Amazon avait mis en place une protection pour éviter qu'un inconnu puisse voir votre adresse. Une option permettait (et permet encore jusqu'au 25 mars 2026) de limiter les envois aux produits vendus et livrés par Amazon directement. Dans ce cas de figure, l'acheteur ne peut pas tenir l'adresse de livraison et obtient uniquement au mieux la ville.

Un changement important

À partir du 25 mars 2026, l'option disparaît et il sera donc possible de commander des produits qui sont vendus par des vendeurs tiers. Et assez logiquement, ces derniers auront accès à votre adresse complète. Un problème qui n'en est pas un pour tous les utilisateurs, mais qui peut le devenir pour certains. Si vous êtes une personne célèbre, vous n'avez pas nécessairement envie qu'un vendeur tiers obtienne votre adresse personnelle.

Des cartons Amazon. Image Amazon.

Il y a surtout deux cas précis qui peuvent poser des soucis. Le premier est simple : si Amazon contrôle à peu près l'affichage des informations personnelles à travers ses livreurs, ce n'est pas le cas pour tous les vendeurs tiers. Il est possible, en passant par un vendeur tiers, que l'acheteur reçoive directement le suivi de l'envoi et puisse donc obtenir l'adresse de la personne qui va recevoir le colis. La solution d'Amazon est presque risible pour éviter ce souci : utiliser une boîte postale (un service payant) ou une adresse non résidentielle (par exemple des bureaux).

L'autre défaut, plus insidieux, est la possibilité pour un malandrin de se déclarer comme vendeur tiers sur Amazon pour tenter de trouver l'adresse d'une personne. En proposant un objet présent dans une liste de souhait publique à un prix défiant toute concurrence, il pourrait inciter une personne lambda à l'offrir à son influenceuse (ou influenceur) préférée… ce qui dévoilerait au passage son adresse.

Pour un client standard, ce changement à peu d'importance : même si vous avez une liste de souhaits, vos amis ou votre famille connaissent probablement votre adresse. Et bien évidemment, si vous avez envie de m'offrir un petit cadeau sur ma liste de souhaits, voici le lien1.


  1. 😇  ↩︎

Google lance Nano Banana 2, qui se place entre Nano Banana (1) et Nano Banana Pro pour générer des images rapidement

Pierre Dandumont

jeudi 26 février à 18:55

Intelligence artificielle

Google vient de dévoiler Nano Banana 2, aussi connu sous le nom de Gemini 3.1 Flash Image. Ce nouveau modèle de génération d'image est une évolution du premier Nano Banana (sorti en août 2025) qui se place en dessous de Nano Banana Pro, une option payante qui reste accessible gratuitement pour quelques essais. Nano Banana 2 amène surtout une très grande vitesse pour la génération, un avantage concurrentiel évident.

Nano Banana 2 génère différents formats. Image Google.
Avec Nano Banana Pro, Google améliore grandement la génération d’images de Gemini

Avec Nano Banana Pro, Google améliore grandement la génération d’images de Gemini

Il reprend selon Google une partie des nouveautés de Nano Banana Pro.

  • La connaissance du monde réel : comme Nano Banana Pro, il est alimenté par la base de données de Google Image.
  • Un rendu des textes amélioré : c'était longtemps le point faible des générateurs d'images, mais Google annonce avoir corrigé le problème. Nano Banana 2 peut générer du texte qui a du sens, lisible et précis. Il peut même traduire du texte si vous fournissez des images, par exemple pour adapter un contenu existant.
  • Une cohérence dans les images : Nano Banana 2 permet de garder une cohérence sur des personnages (jusqu'à cinq) et des objets (jusqu'à quatorze) dans un flux d'images. Une solution pratique pour générer des suites d'images sur le même sujet (BD, storyboard, etc.)
  • Respect des instructions : un autre défaut récurrent est corrigé selon Google, le respect des instructions. Nano Banana 2 est censé faire ce que vous demandez. De même, il est capable de fournir dans la bonne définition si vous le demandez (format vertical, 4K, largeur précise en pixels, etc.)
  • Des améliorations sur le rendu : un changement qui nécessite peu d'explications : le rendu est meilleur.
Il peut garder de la cohérence entre les images.. Image Google.

Accessible dès aujourd'hui

Nano Banana 2 est en cours déploiement dans les apps Gemini. Il va remplacer Nano Banana Pro sur les modèles Fast, Thinking et Pro. Nano Banana Pro restera accessible pour les abonnés Pro et Ultra. Le moteur de recherche de Google va aussi proposer le nouveau modèle, mais pas en France. Google va aussi l'utiliser dans Flow, dans son générateur de contenus pour les campagnes de publicité, dans Google Cloud (en option, via les API Gemini) ou dans AI Studio, à travers les API, etc.

La génération de texte devient fiable. Image Google

Dans l'ensemble, si le modèle tient ses promesses, Google a encore largement amélioré une solution qui était déjà très bien placée face à la concurrence (comme Image Playground chez Apple…).

50 ans d'Apple : présentation de nos goodies

Christophe Laporte

jeudi 26 février à 17:05

MacGeneration

Chose promise, chose due : alors que notre campagne de financement pour notre livre sur les 50 ans d’Apple bat son plein, il est temps de s’attarder sur les « plus ». Car une célébration historique ne serait pas tout à fait complète sans quelques objets de collection pour accompagner l'ouvrage. Voici le détail des réjouissances.

50 ans d

50 ans d'Apple : MacGeneration lance un livre et organise une journée spéciale le 18 avril

Le Pin’s : la petite nouveauté

Plutôt que l’éternel t-shirt, nous avons opté pour un objet plus discret, mais ô combien symbolique : le pin’s. C'est le clin d’œil idéal à accrocher sur une sacoche d’ordinateur ou au revers d’une veste. Un petit morceau de métal pour afficher sa passion en toutes circonstances.

Le Mug : votre nouveau compagnon de lecture

Le choix du visuel pour ce mug a animé de longues discussions au sein de la rédaction. Fallait-il une création originale ou rester fidèle à l'identité de notre ouvrage ? Finalement, le pragmatisme l'a emporté : le mug reprendra le design de la couverture du livre. Un compagnon de route idéal pour vos sessions de lecture ou vos matinées de veille technologique.

Le magazine des 25 ans de MacGeneration : un morceau d’histoire

Pour ceux qui auraient manqué le coche lors de sa sortie, voici une séance de rattrapage. Il nous reste un stock très limité (une centaine d'exemplaires seulement) de notre magazine hors-série. Véritable complément à notre livre sur les 50 ans d'Apple, ce numéro retrace le quart de siècle d'existence de MacGeneration. C'est sans doute votre dernière chance de mettre la main sur cet objet physique qui a été particulièrement apprécié.

L’affiche Apple Park : vue sur Cupertino depuis votre bureau

Réalisée en 2018 pour le lancement du Club iGen, cette affiche au format 40x50 cm est une pièce à part. Dessinée sur iPad par l'artiste lyonnaise Émilie Ettori, elle immortalise l'architecture iconique du "vaisseau spatial" de Cupertino. Nous avions conservé précieusement quelques exemplaires en réserve : les 50 ans d'Apple nous ont semblé être le moment parfait pour les ressortir du coffre et vous les proposer. Un bel hommage à l'héritage de Steve Jobs pour décorer votre bureau.

Enfin, comme lors de la précédente opération, il est possible d'opter pour une formule qui comprend à la fois le livre et un abonnement au Club iGen. Ces offres sont valables aussi bien pour les personnes déjà abonnées que pour les non-abonnés. Pour la mise en place, nous vous contacterons peu après le 1er avril pour activer ou prolonger votre abonnement. C’est la formule idéale pour plonger dans l’histoire d’Apple tout en suivant son actualité au jour le jour.

👉 Je soutiens MacGeneration et je précommande le livre des 50 ans d’Apple

RAMpocalypse : Apple aurait accepté de payer le double pour sa RAM à Samsung

Félix Cattafesta

jeudi 26 février à 17:00

AAPL

Apple doit faire des concessions pour continuer de se fournir en mémoire vive. Selon le site coréen DealSite, Cupertino aurait accepté de payer le double du tarif habituel pour de la RAM LPDDR5X. Un tel composant est nécessaire pour la production de l’actuel iPhone 17, et le sera dans de nombreux futurs appareils Apple.

Image Samsung

Apple aurait récemment organisé des rencontres en urgence avec les cadres de Samsung face à la RAMPocalypse. Pour rappel, les prix de la mémoire et du stockage ont fortement augmenté ces six derniers mois à cause d’une pénurie de composants en partie liée à l’explosion de l’intelligence artificielle. Selon une source citée par DealSite, Samsung aurait initialement prévu une augmentation de 60 % pour les modules fournis à Apple avant de finalement avancer une augmentation de 100 %. Apple a apparemment accepté cette proposition immédiatement.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel scénario est avancé. Selon un fuiteur, Apple aurait accepté les mêmes conditions auprès de son fournisseur Kioxia pour du stockage flash (NAND). Un bel aveu de faiblesse qui montre bien que, malgré son poids sur le marché, Apple n’est pas en position de force dans les négociations.

RAMPocalypse : Apple aurait accepté de payer deux fois plus cher une partie de son stockage Flash

RAMPocalypse : Apple aurait accepté de payer deux fois plus cher une partie de son stockage Flash

Difficile de prédire comment Cupertino va répercuter ces changements. Il semblerait logique qu’elle augmente ses prix, mais Ming-Chi Kuo estime que la Pomme pourrait absorber la hausse afin de rester « abordable » pendant que la concurrence, moins chère, serait contrainte de faire grimper ses prix. En attendant, il semble peu probable que le stockage ou la dotation en RAM des appareils d'entrée de gamme augmente sans frais sur les prochaines machines.

Même la division mobile de Samsung se retrouverait embêtée par cette RAMPocalypse. Selon DealSite, la première fournée de Galaxy S26 est équipée à parts égales par la division puces de Samsung et par Micron. Les deux fournisseurs auraient prévu des hausses de prix importantes après le premier lot, ce qui signifie que Samsung va vendre plus cher ses puces à… Samsung. Les prix de différents modèles de la gamme S26 présentée hier ont été revus à la hausse, et Apple va présenter du nouveau matériel la semaine prochaine : on devrait y voir plus clair dans sa stratégie à ce moment-là.