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RhinoShield remet ça : –15 % sur les coques et protections iPhone 📍

Article sponsorisé

samedi 03 janvier à 11:00

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Votre smartphone mérite mieux qu'une chute fatale sur le carrelage de la cuisine. Jusqu'au 7 janvier, RhinoShield casse les prix avec 15 % de réduction sur l'intégralité de son catalogue.

L'occasion rêvée d'offrir (ou de s'offrir) une armure digne de ce nom pour son précieux compagnon numérique.

La protection qui ne transige pas

On connaît tous cette seconde d'horreur absolue quand le téléphone glisse des mains. Ce ralenti mental où l'on voit sa vie défiler, ou plutôt les 1200 € investis dans l'iPhone 16 Pro qui s'apprêtent à exploser contre le bitume. RhinoShield s'est précisément construit sur cette angoisse universelle, en développant des coques qui encaissent vraiment les chocs.

Le fabricant ne se contente pas de promesses marketing fumeuses. Leur matériau propriétaire ShockSpread absorbe et disperse l'énergie de l'impact sur toute la surface de la coque. Résultat : votre appareil traverse les années sans cette fêlure disgracieuse qui vous rappelle quotidiennement votre maladresse ce fameux mardi pluvieux.

Une garde-robe complète pour tous les smartphones

Ce qui distingue RhinoShield de la concurrence pléthorique d'accessoires mobiles, c'est d'abord l'étendue vertigineuse de leur catalogue. On parle ici de plus d'une centaine de modèles compatibles. Que vous ayez craqué pour les nouveaux iPhone 17 ou que vous restiez fidèle à votre iPhone X qui refuse obstinément de rendre l'âme, vous trouverez chaussure à votre pied.

Cette approche démocratique de la protection a du sens. Pourquoi réserver la sécurité aux seuls possesseurs des derniers modèles ? Un smartphone de trois ans mérite tout autant d'être préservé, surtout quand on sait que le remplacer représente un coût environnemental considérable. RhinoShield permet justement de donner une seconde jeunesse à ces appareils vieillissants, en leur offrant simultanément un nouveau look et une protection optimale.

Trois philosophies, une excellence

Le catalogue RhinoShield s'organise autour de trois gammes distinctes, chacune répondant à un profil d'utilisateur différent. La SolidSuit incarne le classicisme assumé : sobre, robuste, efficace. Elle séduit ceux qui recherchent avant tout la fiabilité sans fioritures, une protection qui fait le job sans en faire des tonnes.

À l'opposé du spectre, la Clear s'adresse aux puristes qui ont choisi leur iPhone pour son esthétique et refusent de la masquer. Transparente et garantie anti-jaunissement (ce fléau qui transforme les coques translucides en reliques jaunâtres après quelques mois), elle offre le meilleur compromis entre invisibilité et sécurité.

Enfin, pour les aventuriers du quotidien, la AirX représente le summum de la protection, un bouclier intégral pour ceux qui ne veulent prendre aucun risque, car cette nouvelle coque promet non seulement de préserver l’intégrité extérieure des smartphones, mais aussi, une première mondiale, de protéger leurs composants internes lors d’un choc.

Toutes ces gammes intègrent la compatibilité MagSafe, cette technologie magnétique qui a révolutionné l'écosystème d'accessoires Apple. Exit les chargeurs capricieux qui ne se connectent qu'après dix tentatives.

Quand la pop culture rencontre la protection

RhinoShield ne se limite pas à la mécanique pure de la résistance aux chocs. Le fabricant a saisi que nos smartphones reflètent qui nous sommes, qu'ils racontent nos passions autant qu'ils nous servent à téléphoner. De là sont nées ces collaborations avec les licences qui ont marqué la pop culture.

Les fans de One Piece peuvent arborer fièrement le Jolly Roger de leur équipage préféré. Les nostalgiques de Naruto retrouvent leurs ninjas favoris. Les inconditionnels de South Park affichent leur humour décalé, tandis que l'univers tentaculaire de Marvel se déploie sur des dizaines de designs exclusifs. Sans oublier Bleach, Rick et Morty, Dragon Ball Z et bien d'autres univers qui transforment votre coque en véritable statement culturel.

Une protection qui va jusqu'au bout

Protéger uniquement les flancs et le dos d'un smartphone tout en négligeant l'écran et les objectifs photo relève de l'hérésie. RhinoShield l'a bien compris en développant un écosystème complet de protections. Leur Impact Protector Pro pour l'écran et leurs protections d'objectif photo complètent le dispositif défensif.

Cette logique de protection complète couvre tous les points faibles de votre appareil. Les capteurs photo qui dépassent du châssis comme des yeux de grenouille ? Protégés. L'écran qui accumule les micro-rayures au fond de votre poche ? Blindé. Votre smartphone retrouve enfin une existence sereine.

Le moment ou jamais de sauter le pas

RhinoShield prolonge exceptionnellement sa campagne de fin d'année jusqu'au 7 janvier inclus. Une fenêtre généreuse pour ceux qui n'auraient pas encore protégé correctement leur investissement électronique, ou qui souhaiteraient faire plaisir à un proche perpétuellement maladroit avec son téléphone.

La réduction de 15 % s'applique sur l'intégralité du catalogue, sans exception. Que vous visiez une coque simple ou que vous composiez un kit de protection complet avec écran et objectifs, le code "macgen25" vous accompagne jusqu'au bout de votre commande.

🔥 Profitez de -15% sur tout le site RhinoShield avec le code "macgen25" jusqu'au 7 janvier !

Faute de garde-fous, Grok dérive et génère des images sexuellement explicites sans aucune limite

Greg Onizuka

samedi 03 janvier à 10:00

Intelligence artificielle

Après le chatbot Ani qui engage des conversations osées avec l’utilisateur, le générateur vidéo qui déshabille Taylor Swift, voilà que Grok fait encore parler de lui dans le mauvais sens, et risque de voir une nouvelle amende s’ajouter aux 120 millions d’euros demandés à son patron par l’Union européenne (entre autres poursuites) : la dernière fonction intégrée permet en effet de mettre un bikini sur n’importe qui, y compris des mineurs, comme le rapporte The Verge.

Image créée par ChatGPT (désolé Grok).

Grok a en effet inauguré une nouveauté cette semaine, permettant d’éditer n’importe quelle image directement dans l’interface de l’intelligence artificielle. S’il n’est pas le premier à proposer ce type de fonction, le souci vient comme toujours des limites imposées à l’exercice : tout simplement aucune. Ainsi, Grok part de n’importe quelle image de base, sans vérifier les droits à l’image avant de procéder, et permet n’importe quelle modification, y compris les plus sexualisées et dérangeantes.

Des utilisateurs ont ainsi pu affubler d’un bikini Donald Trump et Kim Jung Un posant sur la même photo, et Elon Musk lui-même a joué avec l’interface pour créer une photo de lui le représentant avec le corps de Ben Affleck dans un bikini.

Si l’utilisation de l’IA s’arrêtait à ces transformations « bon enfant », cela pourrait paraître insignifiant. Malheureusement, d’autres sont allés beaucoup plus loin, sans que Grok ne voit le moindre inconvénient à s’exécuter : plusieurs personnalités connues se sont vues présentées en petite tenue, voire en position suggestive grâce à l’éditeur. Pire, Grok n’a vu aucun souci à déshabiller des enfants de moins de 13 ans pour les mettre en bikini et en position très explicite, allant même jusqu’à apposer sans rechigner un bikini sur corps de nourrisson.

Grok Imagine : le chatbot d’Elon Musk gagne un mode -18… qui peut générer des deepfakes de célébrités

Grok Imagine : le chatbot d’Elon Musk gagne un mode -18… qui peut générer des deepfakes de célébrités

Quand il est mis devant ses propres créations, où les utilisateurs lui demandent de décrire ce qu’il voit sur l’image, Grok détecte bien le souci, y voyant « une image par IA de deux jeunes filles (dont l’âge est estimé entre 12 et 16 ans) dans des tenues à connotation sexuelle », et reconnaît « une faille dans les garde-fous » ayant permis la violation des règles de xAI et la loi américaine. Dans un autre échange, il va même jusqu’à proposer de remonter l’image au FBI pour « CSAM » (Child Sexual Abuse Material), et reconnaît qu’il est « urgent de fixer ces trous dans les garde-fous ».

Cependant, la réponse des créateurs et propriétaires de Grok, chez xAI, est bien plus dérangeante que celle de leur création : interrogés par Reuters, leur seule réponse a été « Legacy Media Lies » (mensonges des médias traditionnels). Si la réponse peut paraître aberrante, étant donné le nombre de cas représentés sur le réseau X lui-même, il est dans la droite ligne de la défense habituelle de xAI : nier toute erreur, pour éviter de tendre le dos à des poursuites sur le territoire US. Ainsi, xAI remet la faute sur les utilisateurs ayant détourné l’usage autorisé de Grok, plutôt que d’admettre des failles dans les garde-fous de son produit.

xAI annonce des compagnons virtuels, entre midinette pour otaku et fans de Cinquante nuances de Grey

xAI annonce des compagnons virtuels, entre midinette pour otaku et fans de Cinquante nuances de Grey

Si cette défense fonctionne plutôt bien aux USA, c’est beaucoup moins le cas dans le reste du monde. Ainsi, comme le rapporte Reuters, plusieurs ministères français ont fait remonter les cas litigieux à la justice française, ainsi qu’à l’Arcom. Celle-ci a de son côté fait remonter l’information un cran plus haut, la mettant entre les mains de l’Union européenne afin que le respect (ou non) du DSA par ces images soit vérifié.

En Inde, le ministère des télécommunications a adressé une lettre à X, mettant en demeure la plateforme d’indiquer sous trois jours les mesures qu’elle compte prendre pour interdire les dérives permettant la création de contenus obscènes et sexuellement explicites avec son IA. Très ironiquement, Grok a dans le même temps répondu à un utilisateur sur X qu’il était en parfaite conformité avec les lois indiennes sur la protection des données personnelles, et a mis en garde les utilisateurs contre un contournement des règles établies.

Du côté américain ? Reuters a demandé un retour, à la fois à la FCC (Federal Communications Commission) et à la FTC (Federal Trade Commission). La première n’a pas répondu, la seconde a décliné tout commentaire.

Au delà des règlements bafoués, que ce soit en UE ou ailleurs, le plus dérangeant est au final de voir les dirigeants d’une plateforme mondiale ne pas admettre les failles dans leur intelligence artificielle, ayant permis la création d’images à caractère pédopornographique. Si xAI ne met pas rapidement un terme à ces dérives, elle donnera alors toute latitude aux différents gouvernements de part le monde pour sanctionner la plateforme afin de l’obliger à réagir.

Fin de Windows 10 : une transition vers Windows 11 qui vire au fiasco

Pierre Dandumont

samedi 03 janvier à 09:58

Ailleurs

Vous n'avez pas pu le rater, la prise en charge de Windows 10 par Microsoft est terminée. Et pour cette version du système d’exploitation, c'est un fiasco de la part de Microsoft, qui sera peut-être même étudié comme un cas d'école dans le futur.

Un des fonds d'écran de Windows 10. Image Microsoft.

Pourquoi est-ce un fiasco ? Microsoft propose assez peu de versions majeures de son système : il y a eu Windows XP (sorti en 2001), Windows Vista (2007), Windows 7 (2009), Windows 8 et 8.1 (2012/2013), Windows 10 (2015) et enfin Windows 11 (2021), soit six moutures depuis 2001. En comparaison, Apple a sorti vingt-deux versions majeures de macOS (depuis Mac OS X 10.0) sur la même période. Dans le cas de Windows, il y a surtout une sorte de cycle : certaines éditions sont appréciées du public et d'autres sont plutôt considérées comme de mauvais crus. Windows XP, Windows 7 et Windows 10 sont dans le premier cas, Windows Vista, Windows 8 et Windows 11 dans le second. Cette préférence pour certaines versions amène un problème : une partie significative des utilisateurs tend à ne pas mettre à jour son système, avec tous les soucis de compatibilité, de sécurité et de stagnation dans l'écosystème Windows que ça peut impliquer.

Windows 10 a eu du succès et c'est bien le problème

Le cas de Windows 10 est particulier : c'est une version appréciée, qui est arrivée à un moment spécial dans l'informatique personnelle. Le système a débarqué en 2015, six ans après Windows 7 (qui a eu du succès) et trois ans après un virage raté de la part de Microsoft, avec un changement d'interface qui n'a pas pris avec Windows 8. Windows 10 avait un atout : en 2015, les évolutions technologiques avaient atteint un plateau à l'époque, avec des innovations bien plus lentes qu'auparavant. Un simple Core 2 Duo sorti neuf ans plus tôt était capable de faire tourner le système d'exploitation de façon raisonnable, avec éventuellement l'ajout d'un peu de RAM ou d'un SSD, des composants dont le prix avait chuté.

Certains comparent Windows Vista et macOS Tahoe. Montage MacGeneration.

Si nous prenons en exemple deux systèmes précédents, la comparaison est plus claire : Windows Vista ne fonctionnait pas décemment sur du matériel de la première moitié de la décennie. Un PC correct de 2004 était équipé d'un Athlon 64 monocœur ou d'un Pentium 4, avec 512 Mo de RAM, bien trop peu pour Vista, qui ne devenait agréable qu'avec deux cœurs et 1 Go de RAM — et c'était un minimum. Dans le cas de Windows XP, c'est même plus flagrant : un retour en arrière de neuf ans impliquait au mieux un 486 à 66 MHz avec 16 Mo de RAM, à peine suffisant pour Windows 95.

Si Windows 10 pouvait tourner sur une bonne partie des PC encore en circulation à sa sortie, ce n'est absolument pas le cas de son successeur. Microsoft a fait le choix en 2021 de limiter les CPU compatibles (de façon un peu artificielle) et d'imposer une puce de sécurité TPM, plutôt rare à l'époque. Dans la pratique, Windows 11 nécessite donc un PC datant au moins de 2018, une période assez proche de celle de sa mise en ligne. L'autre point qui a plombé la carrière de Windows 11 vient des changements visuels et ergonomiques : alors que Windows 10 était un bon compromis entre une interface moderne (celle de Windows 8) et un héritage assumé (certaines choses remontent à Windows 95, vingt ans plus tôt), Windows 11 a amené des modifications conséquentes sur le plan esthétique, corrigées ultérieurement pour certaines.

Windows 11 n'est pas très apprécié. Image Microsoft.

Un élément important, partagé avec Windows 11 et macOS (depuis 10.9 Mavericks), est celui du prix. Le passage de Windows 7 à Windows 10 (et celui de Windows 10 à Windows 11) a longtemps été gratuit. Ce qui était une solution temporaire pour faire oublier Windows 8 est devenu la norme de facto et Microsoft n'a serré la vis sur ce point que quand Windows 10 a vraiment pris le dessus sur son prédécesseur.

Ne nous méprenons pas : Windows n'est pas gratuit dans l'absolu. Mais dans la pratique, un PC neuf avec une licence de Windows 7 pouvait passer gracieusement à Windows 10, et il demeure de toute façon assez simple de trouver une licence fonctionnelle pour quelques euros en 2025, ce qui n'était pas le cas il y a une quinzaine d'années. D’ailleurs, cela arrange bien Microsoft : il est plus intéressant d'avoir des clients avec une licence valable (même si acquise dans une zone grise) que des clients avec une mouture crackée dont l'origine est douteuse ou des utilisateurs qui restent sur une ancienne version pour des raisons financières.

Certains se souviennent peut-être de la version Coccinelle de Windows XP, modifiée en profondeur.

Windows change peu, et les utilisateurs du système de Microsoft tendent à ne pas aimer les bouleversements… en partie parce que Windows change peu. Cette inertie face aux modifications, couplée à des contraintes matérielles fortes, a plombé le lancement de Windows 11, qui n'a jamais réellement trouvé son public. Même en 2025, quatre ans après sa sortie, cette version atteint à peine 50 % de parts de marché dans le monde Windows. C'est une valeur assez faible, qui montre que les utilisateurs de Windows 10 n'ont pas migré en masse, et que les ventes de nouveaux PC (équipés de Windows 11 depuis quatre ans) restent assez basses.

Ce dernier point a plusieurs explications possibles : contrecoup après la période faste du Covid-19 (Windows 11 est arrivé trop tard pour en profiter) ; recul des plateformes desktop au profit des smartphones et tablettes ; marasme économique des dernières années qui a pu réduire le renouvellement du parc ; et rejet de Windows 11. Un des atouts de Windows 10 qui a fait son succès, le peu d'évolution matérielle nécessaire, joue aussi : un PC qui a entre dix et quinze ans est encore exploitable en 2025, même s'il est incompatible avec Windows 11 et parfois un peu pataud.

La fin de Windows 10

L'introduction était longue, mais nécessaire, pour comprendre la bronca lors de l'annonce de fin de support de Windows 10. La politique de suivi de Microsoft, sur le papier, est simple : cinq ans de prise en charge classique, puis cinq ans de support étendu. Les cinq premières années, Microsoft propose des mises à jour qui peuvent ajouter des fonctionnalités et qui corrigent évidemment les failles de sécurité. Durant les cinq années suivantes, il s'agit exclusivement de mises à jour de sécurité.

Dans le cas de Windows 10, Microsoft a bousculé ses plans : le système a reçu une grosse dizaine d'années de prise en charge classique (la première version date de juillet 2015), avec un support qui s'est terminé il y a quelques semaines, le 14 octobre 2025. La prise en charge étendue, elle, est assurée jusqu'en octobre 2028 pour les entreprises. En réalité, les règles sont un peu plus subtiles dans le sens où elles dépendent des mises à jour annuelles de Windows, mais le résultat est là : une dizaine d'années de suivi complet et au moins trois ans de prise en charge étendue.

Microsoft prévient depuis un moment. Image Microsoft.

Si nous regardons les versions précédentes de Windows, Microsoft n'a jamais réellement modifié ses plans : Windows Vista a été pris en charge jusqu'en 2012 et 2017 (complet, puis étendu), Windows 7 jusqu'en 2012 et 2020, et Windows 8 jusqu'en 2018 et 2023. Le seul cas particulier a été celui de Windows XP : il a été pris en charge totalement jusqu'en 2009, avec les dernières corrections de sécurité en 2014. C'est en partie dû au fait que le Service Pack 2 de Windows XP aurait pu être une version majeure, mais aussi parce qu'il a continué sa vie après le lancement de Windows Vista, notamment dans les netbooks.

Dans le cas de Windows 11, les règles sont un peu différentes : Microsoft propose pour le moment deux ans de prise en charge pour chaque version intermédiaire du système. Elles sortent chaque année, et la dernière est la récente 25H2 (2025, second semestre). Les corrections sont donc assurées pour les versions grand public de Windows 11 jusqu'en octobre 2027 (celles destinées aux entreprises et à l'éducation ont un an de plus). Mais une future mouture 26H2 devrait décaler la date d'un an, avant la 27H2, etc. Par ailleurs, Microsoft n'a pas encore parlé officiellement d'un Windows 12, ni même d'un arrêt du développement de Windows 11.

Avec Windows 10, c'est ici que les atermoiements de Microsoft sont les plus nombreux. L’éditeur espérait visiblement arriver à forcer les utilisateurs de Windows 10 à passer à Windows 11, soit en mettant à jour (quand c'était possible), soit en les poussant à acheter un nouveau PC. Cette année, Microsoft a tout de même dû faire un constat : le plan ne se déroule pas comme prévu. Windows 11 reste derrière son prédécesseur dans les statistiques et Microsoft a mis (un peu) d'eau dans son vin.

Microsoft a dû réagir, probablement en catastrophe.

La première étape a été de proposer des mises à jour pour les clients grand public au-delà de la date limite. Dans les projets originaux, le support étendu devait être réservé aux entreprises, qui allaient payer en espèces sonnantes et trébuchantes. Dans un premier temps, Microsoft a annoncé qu'il allait être possible de débourser 31,5 € pour un an de corrections supplémentaires, même pour les utilisateurs grand public. Un peu après, Microsoft a ajouté deux options : l'activation de Windows Backup (qui nécessite un compte OneDrive) allait permettre d'obtenir les mises à jour « gratuitement ». L'assertion « Si c'est gratuit, c'est vous le produit » est parfois fausse, mais elle est tout de même valable ici : Microsoft espérait probablement récupérer des données privées. L'autre solution était de payer en points Microsoft, une sorte de monnaie virtuelle qui peut être accumulée en effectuant des recherches sur Bing ou en achetant du matériel Microsoft1.

Microsoft « offre » un an de mise à jour de Windows 10 en plus grâce au cloud ou à des achats de produits Microsoft

Microsoft « offre » un an de mise à jour de Windows 10 en plus grâce au cloud ou à des achats de produits Microsoft

Quelques jours avant la fin de la prise en charge, Microsoft a encore modifié les choses2 : les clients européens (ceux de l'Union européenne, mais aussi d'Islande, de Norvège et du Liechtenstein) ont droit gratuitement aux futurs correctifs de Windows 10 pendant un an. Attention, la mise en place est un peu particulière et n'est pas automatique, nous l’expliquerons par la suite. En l'état, l'accès aux mises à jour de sécurité nécessite une inscription explicite — vous ne les recevrez donc pas automatiquement — et l’usage d'un compte Microsoft. Si vous avez un compte utilisateur local, qui n'est pas lié à un compte Microsoft, vous n'aurez qu'un seul choix : payer.

En Europe, Windows 10 va avoir un an de mise à jour en plus gratuitement

En Europe, Windows 10 va avoir un an de mise à jour en plus gratuitement

Officiellement, Microsoft ne va offrir qu'un an de mises à jour, et le programme pour le grand public se limite à cette durée. Mais il n'est pas exclu que les règles changent : le programme pour les entreprises est prévu pour subsister pendant trois ans et elles peuvent payer pour obtenir les correctifs, avec un montant qui augmente chaque année. Si Windows 10 est encore très présent à l'automne 2026, il est probable que Microsoft annonce que son programme continue pour tous ses clients.

Un statu quo qui n'a rien de bon

Le problème de l'arrêt de la prise en charge n'est pas anodin, car il a un impact direct sur l'industrie. Premièrement, sur la sécurité. Même si Microsoft propose des mises à jour gratuites et pousse vers Windows 11, il est évident qu'une partie plus ou moins importante des utilisateurs va rester sous Windows 10 sans rien faire. Les statistiques sur les parts de marché des différents systèmes d'exploitation le montrent bien : Windows 7, abandonné totalement en 2020 (et sorti en 2009), est encore employé par environ 10 % des utilisateurs de Windows selon plusieurs sources. Un système d'exploitation sans mises à jour de sécurité est vulnérable à de nombreuses attaques, et ce n'est jamais une bonne idée de se reposer dessus : les risques pour les données personnelles sont bien réels.

Pour Statcounter, qui mesure l'usage des systèmes d'exploitation sur internet, Windows 7 (2009) est encore bien présent. Image Statcounter.

L'autre souci, c'est que la prédominance de Windows 10 entretient la résistance au changement dans le monde Windows. Les développeurs de logiciels majeurs doivent garder une compatibilité avec Windows 10 et ne peuvent donc pas profiter des avancées liées au matériel ou aux nouveautés logicielles. Il faut évidemment atteindre un compromis entre obsolescence imposée et fuite en avant technologique, mais le fait qu'une partie significative des utilisateurs emploie un système qui a une dizaine d'années ralentit très clairement la mise en place de certaines innovations, notamment liées à la sécurité. Dans le domaine des jeux vidéo, Windows 10 avait été accueilli fraîchement (ce qui peut sembler paradoxal) et ce point a nettement freiné l'adoption de DirectX 12, par exemple. Quoi que l'on puisse penser de l'obligation d'avoir une puce TPM dans les PC sous Windows 11, la technologie a des avantages intéressants en termes de sécurité qui ne peuvent pas être déployés à grande échelle.

C'est tout le problème de cette fin de prise en charge : la façon dont Microsoft a choisi de pousser Windows 11, en passant en force et en espérant imposer un nouveau système d'exploitation, est un fiasco et donne une image assez mauvaise à cette version. Mais les modifications sur l'interface restent assez mineures et les atouts en termes de sécurité sont bien présents. Il y a par ailleurs un paradoxe assez amusant sur un sujet que nous détaillerons dans un prochain article : deux démarches courantes liées à l'abandon de la prise en charge de Windows 10 impliquent des changements ergonomiques bien plus importants que ceux induits par le passage de Windows 10 à Windows 11. Car nous allons nous intéresser aux nombreuses solutions disponibles pour pallier l'arrêt du support, qui vont d'une installation de Windows 11 hors du cadre prévu (avec les risques associés) à l'abandon de Windows 10 pour une solution libre ou un Mac, en passant par la méthode pour activer les mises à jour, en attendant l'achat d'un nouveau PC.


  1. Ce qui est un peu ridicule : si vous avez accumulé des points en achetant un PC Microsoft, il est probablement sous Windows 11.  ↩︎

  2. Pour aller rapidement dans les coulisses de cet article, c'est ce qui explique qu'il arrive après la fin de la prise en charge : chaque changement nous a imposé une réécriture assez large.  ↩︎

C’est Noël pour tous les lecteurs : ces articles du Club iGen passent en accès libre

Stéphane Moussie

samedi 03 janvier à 09:57

MacGeneration

La magie de Noël opère une fois de plus. Pour occuper ces longues journées d'hiver, MacGeneration vous fait un petit cadeau : en cette fin d’année, plusieurs articles Club iGen passent en accès libre ! Ces articles « libérés » resteront ouverts à tous indéfiniment.

Voici les articles dorénavant accessibles sans abonnement :

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D'autres seront libérés dans les prochains jours.


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Starlink joue à Tetris en déplaçant 4 400 satellites d’ici 2026, pour réduire le risque de collisions

Greg Onizuka

vendredi 02 janvier à 20:30

Services

Alors que nombre de compagnies aériennes commencent à se diriger vers Starlink pour donner un accès internet illimité à leurs clients, la société d’Elon Musk commence à réaliser qu’un souci se pose à elle : l’encombrement de la zone devient de plus en plus complexe à gérer.

Ce n’est pas encore Gravity, mais ça devient compliqué. Image Warner Bros.

Vers les 480-550 km d’altitude, l’embouteillage n’est pas encore là (il y a selon les spécialistes de quoi entreposer plusieurs dizaines voire centaines de milliers de satellites), mais la gestion du trafic commence à devenir complexe : si Starlink compose la majorité des satellites à ces orbites, avec plus de 9000 (soit tout de même 60 à 65 % du nombre total de satellites en orbite !), la cohabitation avec les autres opérateurs devient de plus en plus difficile sans communication précise et réglementée pour chaque mouvement.

Air France confirme Starlink sur toute sa flotte fin 2026 : critiquable, mais quel autre choix ?

Air France confirme Starlink sur toute sa flotte fin 2026 : critiquable, mais quel autre choix ?

C’est ainsi que le 9 décembre, un satellite chinois lancé par CAS Space est passé à 200 mètres de Starlink-6079, ce qui représente à l’échelle spatiale une quasi-collision. Michael Nicolls, le Vice-Président Engineering de SpaceX, s’en était d’ailleurs ému dans un post sur X.

Quand les opérateurs de satellites ne partagent pas les éléments orbitaux (éphémérides) de leurs satellites, des rapprochements dangereusement proches peuvent se produire dans l’espace. Il y a quelques jours, 9 satellites ont été déployés à partir d’un lancement depuis le centre de lancement de satellites de Jiuquan, dans le nord‑ouest de la Chine. À notre connaissance, aucune coordination ni mesure de déconfliction avec les satellites déjà en activité dans l’espace n’a été réalisée, ce qui a conduit à un passage à seulement 200 mètres entre l’un de ces satellites et STARLINK‑6079 (56120) à 560 km d’altitude. La majeure partie du risque lié aux opérations spatiales provient de l’absence de coordination entre opérateurs de satellites – cela doit changer.

Plus que de ralentir sur le nombre de satellites envoyés dans l’espace, le VP Engineering prône une communication stricte et normée entre les agences spatiales et les gestionnaires de flottes, afin d’éviter une catastrophe probable en cas de collision spatiale.

Afin de limiter encore plus les risques, SpaceX a d’ailleurs décidé de modifier l’orbite de près de la moitié de sa constellation, à savoir tout de même 4 400 satellites. Ces quelques milliers d’éléments passeront ainsi de 550 km d’altitude à 480 km. Plusieurs raisons motivent ce choix :

  • à 480 km d’altitude, il y a beaucoup moins de trafic, ce qui permet une gestion plus souple, Starlink se retrouvant quasiment le seul sur cette orbite contrairement aux 550 km qui sont de plus en plus chargés par les différents concurrents (Starlink, Kuiper, OneWeb).
  • la latence diminue encore, même si ça reste anecdotique.
  • un satellite en panne ou les débris générés par une collision ou une panne explosive restent beaucoup moins longtemps en orbite : on passe de 4 ans à quelques mois.

Et en parlant de débris, Starlink a généré son lot en fin d’année : le 17 décembre, le satellite Starlink-35956 a subi une explosion interne, ventilant le contenu de son réservoir de propulsion. Si le satellite en lui-même a subi une perte d’altitude, et devrait donc rapidement rentrer dans l’atmosphère pour s’y consumer, ses débris vont rester en orbite quelques années, et donc gêner d’autant plus le trafic déjà chargé.

Le 17 décembre, Starlink a subi une anomalie sur le satellite 35956, entraînant la perte des communications avec l’engin à 418 km d’altitude. L’anomalie a provoqué une purge du réservoir de propulsion, une diminution rapide d’altitude d’environ 4 km et la libération d’un petit nombre d’objets traçables à faible vitesse relative. SpaceX coordonne le suivi de ces objets avec l’US Space Force et la NASA. Le satellite est en grande partie intact, en rotation, et rentrera dans l’atmosphère terrestre pour se désintégrer complètement d’ici quelques semaines. Sa trajectoire actuelle le place sous la Station spatiale internationale, sans aucun risque pour le laboratoire en orbite ni pour son équipage. En tant que plus grand opérateur de constellation de satellites au monde, nous sommes profondément attachés à la sécurité spatiale et prenons ces événements très au sérieux. Nos ingénieurs travaillent activement à identifier et corriger la cause de l’anomalie et déploient déjà un logiciel sur nos engins visant à renforcer la protection contre ce type d’événement.

Il va sans dire qu’au fil du temps et des lancements toujours plus nombreux de satellites autour de notre planète, les astronomes ne seront plus les seuls gênés : la gestion des constellations va devenir un casse-tête toujours plus complexe. Sans coordination internationale, l’accident ne sera plus une question de possibilité, mais de temporalité. Si pour le moment Starlink reste encore pour quelque temps le plus grand opérateur satellite au monde, ce n’est qu’une question de temps avant qu’il soit rejoint par Amazon ou d’autres entreprises, qui devront partager leurs moindres mouvements dans l’espace.