Le keynote de la rédemption ?

Christophe Laporte |

Pour l’équipe d’Apple, ce keynote devait avoir un caractère assez particulier. L’iPad et le Mac ont au moins un point commun : tous deux vivent dans l’ombre de l’iPhone. Les derniers résultats trimestriels ont eu le mérite de rappeler à quel point l’iPhone est la vache à lait d’Apple, pour le meilleur et pour le pire.

Un keynote de seconde zone, mais à haute valeur symbolique

Le keynote de cette semaine était plus symbolique qu’autre chose. En forçant le trait, la firme de Cupertino aurait pu se contenter d’un communiqué de presse ou d’inviter quelques journalistes et autres personnes influentes à une petite sauterie privée pour partager ses dernières nouveautés.

Mais l’ambition derrière ce keynote était sans doute de se rapprocher d’une partie de sa clientèle, les professionnels et les créatifs notamment, qui traînent un vague à l’âme depuis quelques années. C’est plus symbolique qu’autre chose, mais Apple a fait l’effort de se déplacer à New York pour organiser cet évènement plutôt que d’inviter tout le monde dans son nouveau campus. Preuve aussi que ce keynote était un évènement d’importance moindre pour le Californien, son animation a été confiée à des seconds couteaux.

Ce keynote s’inscrit dans une opération de reconquête entamée en avril 2017. C’est à ce moment-là que Phil Schiller a reconnu qu’Apple avait fait fausse route concernant le Mac Pro (lire : Phil Schiller : « Nous allons complètement repenser le Mac Pro ») . Non seulement, Apple avait fait son mea-culpa, mais avait promis par la même occasion un tout nouveau Mac Pro pour 2019 (a priori).

Depuis, Apple tente plus ou moins régulièrement de maintenir le contact avec sa « clientèle historique ». Elle a commencé son opération de reconquête avec l’iMac Pro, sorti il y a quasiment un an. En attendant la présentation de sa nouvelle station de travail, Apple a voulu poursuivre son offensive avec deux machines « historiques » de la gamme Mac : le Mac mini et le MacBook Air.

L’instant warholien du Mac mini

Les mauvaises langues insisteront sur le fait que peut-être, jamais depuis sa première présentation en 2005, le Mac mini n’avait eu droit à une telle mise en avant lors d’un keynote. En attendant, avec cette nouvelle génération, Apple a tout juste, ou presque : des processeurs puissants, l’arrivée du Thunderbolt 3, une connectique toujours riche, le processeur T2…

Apple a tout mis en oeuvre pour séduire la clientèle historique du Mac mini. Mieux encore, elle a cédé sur la mémoire en offrant à nouveau à l’utilisateur la possibilité de la changer lui-même. Tout y est et la hausse de prix est au final assez limitée, surtout vu la nouvelle orientation de cette machine qui se tourne un peu plus vers les pros. Le seul reproche qu’on pourra faire à Apple, c’est surtout de ne pas avoir présenté cette machine plus tôt.

MacBook Air : la plus grosse révision depuis 2010

La renaissance du MacBook Air est peut-être plus inattendue. Les premières rumeurs il y a plus d’un an, annonçant sa modernisation, avaient laissé perplexe. On espérait alors que les ingénieurs d’Apple tirent les leçons du MacBook.

À bien des égards, ils l’ont fait. L’ordinateur de voyage d’Apple dispose de deux ports qui ont la bonne idée d’être Thunderbolt 3, équipés de la fameuse puce T2 et il est extensible (à condition de payer le prix fort) en RAM ainsi qu'en capacité de stockage. La véritable interrogation relative à cette machine, reste le processeur. Quel est son niveau de puissance exact ? Vivement le test pour se faire une idée précise. Pour l’instant, cela semble honorable si l’on en croit les premiers benchs (lire : MacBook Air 2018 : des performances entre le MacBook 12" et le MacBook Pro 13 »).

Le vrai faux débat sur les prix

Beaucoup ont pointé la politique tarifaire d’Apple, parfois à tort, parfois à raison. Quoi qu’on en dise, le Mac mini et le MacBook Air ont tous deux été revus en profondeur. Lorsqu’Apple inclut de gros changements sur un produit, elle a toujours tendance — et c’est logique —  à augmenter les prix avant de les baisser au fil des mises à jour.

1199 $ pour un MacBook Air (ou 1349 €) est un prix relativement raisonnable dans l’histoire du portable léger de Steve Jobs. On rappellera que lorsqu'il a présenté en 2010 le MacBook Air, débarrassé de tous ces défauts de jeunesse, celui-ci était proposé alors à 1 299 $ !

Le constat n’est pas si différent pour le Mac mini. À première vue, le modèle 2018 apparaît comme plus cher que ses prédécesseurs. Mais Apple a eu cette fois-ci le courage de se débarrasser des configurations indignes de son petit ordinateur.

Effectivement, Apple affichait auparavant un ordinateur à 499 $ dans son catalogue. Encore faut-il voir ce qu’il y avait dedans : 4 Go de RAM, un disque dur de 500 Go et un processeur anémique. Avec l’ancienne gamme, si l’on cherchait à acquérir un modèle à 8 Go de RAM avec un SSD, il fallait débourser 1 039 €. Rappelons que le modèle 2018 démarre à 899 €. Toutefois, celui-ci est doté d’un SSD de 128 Go, tandis que la précédente configuration avait deux fois plus d’espace de stockage. Mais cela donne à réfléchir et permet sans doute d’éviter des conclusions un peu trop hâtives.

De plus, si on adopte une approche comptable : le prix des Mac baisse même peut-être. Pourquoi ? La durée de vie des ordinateurs Apple augmente fortement. Pour preuve, de nombreuses personnes utilisent encore le fameux MacBook Air présenté par Steve Jobs en 2010. Entre temps, ça leur a coûté le prix d’un changement de batterie en Apple Store. Si on rapporte le prix du MacBook Air, d’un contrat AppleCare et du changement de batterie sur cette période, le coût du Mac n’a rien d’extraordinaire. Et cela n’a rien d’extravagant de penser que les machines présentées cette semaine seront toujours fonctionnelles en 2025.

Le vrai scandale sur les prix

Apple ne s’est jamais cachée qu’elle faisait son beurre (et bien plus) sur la vente d’accessoires. D’ailleurs, à ce sujet, on s’étonne que le Californien n’ait pas commercialisé d’étuis maison pour l’iPhone XR. À se demander si la Pomme n’a pas quelque chose à se reprocher face aux accessoiristes et a décidé, une fois n’est pas coutume, de leur faire une fleur.

Quoi qu’il en soit, le prix des accessoires Apple devient délirant. Bien évidemment, on peut très bien se passer de la housse en cuir du MacBook Air vendue 200 €. Il est plus difficile de faire sans le Pencil d’Apple. Le nouveau modèle coûte 35 € de plus que son prédécesseur. Le prix du Smart Keyboard est encore plus délirant. Alors certes, il permet de protéger l’arrière de la tablette, mais on frise les 200 € en 11” et 220 € en 12,9”.

Si à première vue, l’iPad Pro ne donne pas l’impression d’être excessivement cher, la photographie est très différente lorsqu'on prend en compte les accessoires adaptés. Et ce ne sont pas de « simples » accessoires, ils jouent un rôle important dans la dimension « Pro » de la tablette d’Apple.

La gamme Apple plus complexe à aborder que les forfaits SFR

Les détracteurs de Tim Cook comparent la gamme actuelle à celle des Performa, celle que l'on trouvait notamment en grande distribution, juste avant le retour de Steve Jobs. Difficile de les contredire tant la gamme actuelle est devenue incompréhensible.

Performa 5200, 1995

Lors de cette fameuse réunion d’avril 2017 évoquée plus haut, Phil Schiller faisait part de sa volonté de simplifier la gamme. C’est tout le contraire qui s’est produit cette semaine. À quoi sert le MacBook ? Certes, il est plus léger, mais c’est bien là son seul avantage par rapport au MacBook Air. Il aurait été mis à jour avec un port Thunderbolt 3 et une puce T2, son maintien dans la gamme aurait pu s’entendre… Et que dire des MacBook Pro 13” sans Touch Bar qui n’ont pas été revus de l’année ?

Apple a raté l’occasion de simplifier sa gamme : le MacBook Air pour le grand public et le MacBook Pro 13” avec Touch Bar pour les utilisateurs professionnels.

Bordélique la gamme de Mac ? Celle de l’iPad l’est sans doute un peu moins, mais plus que jamais, la gamme de tablettes fait le grand écart sur le plan tarifaire : 358,40 € pour le premier modèle à 2 119 € pour l’iPad Pro 12,9” avec 1 To d’espace de stockage.

C’est d’ailleurs l’autre constatation des modèles présentés cette semaine. La fourchette des tarifs n'a jamais été aussi large. Le prix d’appel du Mac mini reste raisonnable à 899 €, mais si on a des envies de Core i7, de 64 Go de RAM et de 2 To de SSD, la facture dépasse celle d’un iMac Pro. On arrive à plus de 5 000 €, si on associe à cette configuration un contrat AppleCare. De son côté, le MacBook Air peut dépasser les 3 000 €.

L’ancien monde contre le nouveau

Les débats houleux en informatique ont toujours existé. Mac/PC, Nintendo/Sega, iOS/Android… Maintenant, il y a les modernes (les tablettes) et la vieille école (l’ordinateur). Il y a cette obsession de beaucoup de vouloir fusionner ces deux appareils ou de voir l’iPad supplanter une bonne fois pour toute le Mac.

Les personnes qui n’ont pas laissé leur raison au vestiaire, vous diront que ce sont deux outils complémentaires. Avoir un marteau c’est bien, avoir un tournevis, c’est bien également, alors pourquoi ne pas avoir les deux ?

Quoi qu’il en soit, il est fascinant de voir à quel point MacBook Air et iPad Pro sont à la fois proches et différents. Il ne fait pas de doute que la tablette d’Apple est autrement plus puissante que le MacBook Air, plus créative avec son stylet… En matière de stockage, avec une option à 1 To, elle n’a plus rien à envier à un vrai portable.

Mieux encore, elle embarque un port USB-C comme les vrais ordinateurs. On peut aussi le connecter à un écran externe comme un PC. Mais dans ces deux cas de figure, on est encore bien loin de la polyvalence d’un ordinateur classique.

Et c’est là où l’on voit que l’iPad reste toujours dans l’ombre de l’iPhone. Pour ce dernier, Apple est capable dans iOS de faire du sur-mesure dès le jour J. Pour l’iPad, il faudra faire un pari : celui de croire qu’iOS 13 sera capable de le transfigurer. Mais dans ce domaine, Apple nous a habitués à faire des petits pas, là où il faudrait en faire des grands.

Le Mac : toujours un train de retard

Il y a quand même deux ou trois choses qui fâchent lorsqu'on compare les nouveaux MacBook Air à l’iPad, notamment les performances processeurs. Le gouffre est de plus en plus grand.

L’iPad Pro et son processeur A12x sont plus rapides que « 92 % des portables en vente sur le marché » dixit le marketing d’Apple. Dans le lot, on peut sans doute inclure le MacBook et le MacBook Air…

Le potentiel du processeur A12x laisse plus que jamais à penser que la transition vers les Mac ARM est inévitable. D’ailleurs, au début, beaucoup pensaient que le meilleur candidat pour initier une telle transition serait le Mac mini ou le MacBook. Mais au train où vont les choses, certains se demandent si Apple ne pourrait pas commencer par ses stations de travail. Tout est possible après tout, mais il ne faut pas perdre de vue que ce sont les applications pro qui tirent peut-être le mieux profit de l’architecture Intel, rendant la transition plus difficile dans un premier temps.

Mais à plus court terme, le but d’Apple est sans doute de placer un co-processeur ARM dans chacun de ses ordinateurs. On ignorait si Apple allait réserver le T2 à ses machines haut de gamme. Elle vient de donner une réponse nette, claire et précise cette semaine. On ne serait guère étonné que la plupart des modèles de la gamme embarquent une puce Tx d’ici la fin de l’année prochaine.

Enfin, il est curieux de noter à quel point le Mac est déconnecté du reste. Alors qu’il a fallu un an à l’iPad pour adopter les avancées de l’iPhone X, le Mac continue petit à petit d’adopter Touch ID. L’ancien monde, on vous dit !

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avatar Gilles Le Jannou | 

J’ai adoré cette Keynote, le MacBook Air est pour moi enfin le digne remplaçant de mon Air de 2013. Le Mac mini me paraît génial et les iPad Pro tout autant même si le prix me paraît quand même élevé pour ceux là.

avatar nemrod | 

@Gilles2811

J’ai failli le prendre mais pas avec ce processeur anémique.

avatar Gilles Le Jannou | 

@nemrod

Moi j’attend de voir les tests, je pense que le faite que le processeur soit ventilé va permettre au mac de tenir bien plus longtemps son turbo boost contrairement au MacBook

avatar nemrod | 

@Gilles2811

Tu as raison mais au prix, sans possibilité de prendre une fréquence plus importance ça en fait une très bonne machine bureautique, rien de plus

avatar gabou009 | 

C'est en fait ce qu'a toujours été le MacBook Air, tout comme le MacBook plastique avant lui. Ces machines ont toujours été pensé pour être de luxueuses machines à écrire/gros navigateurs web. N'allez pas faire du montage de films 4K dans Premiere avec un MacBook Air, il n'est pas pensé pour ça, et ce depuis le début. On se souviendra du premier MacBook Air à tiroir pour l'unique prise USB et la prise jack!

Son rôle: être l'ordinateur des nomades. On le trimbale à gauche et à droite entre l'appartement et l'université dans son sac à dos en transport en commun, on s'installe en classe pour prendre des notes, on passe une journée sans chargeur, on regarde Netflix, on écrit un rapport ou un article web ou de journal (c'est l'ordinateur préféré des journalistes, d'ailleurs), etc. On peut faire quelques retouches dans Pixelmator ou Photoshop, mais on ne se lancera pas dans un projet hyper élaboré.

Apple connait le public cible du MacBook Air et ce nouveau modèle répond toujours aux mêmes besoins.

avatar Malouin | 

@gabou009

Tout est dit !

avatar pocketalex | 

@nemrod

ce qu'il faut pas lire....

Une machine "bureautique" avec un core-i5 certes pas au top mais pas non plus un CPU de "bureautique" (comme le pentium, le Celeron ou dans le haut du bas de gamme, le core i3)

Ce Macbook Air sera tout à fait à l'aise dans des taches de retouche photo, Photoshop, Lightroom, Affinity, de montage vidéo, FCP X, Premiere Pro, etc ou autres sujets un peu plus poussés que de la "bureautique"

J'en ai autant pour le Macbook 12" par ailleurs, juste que son CPU fanless n'est pas à l'aise sur des taches nécessitant de l'endurance, on est tous d'accord la dessus, mais pour des usages poussés "ponctuels", il fait le taf, et comme c'est une machine ultra-mobile, c'est tout ce qu'on lui demande

Je le rappelle si besoin, pour les usages lourds "récurrents" et non ponctuels, il existe dans la gamme des machines adaptées : les Macbook Pro.

Inutile de demander au Macbook Air ou au Macbook 12" d'être au même niveau

Bref pour un usage mainstream, ce Macbook Air sera parfait, faut arrêter de se la raconter. J'aimerais aussi rappeler que les composants autour du CPU ont, dans les machines modernes, tout autant d'importance que le CPU en lui même. La RAM, et avec l'option 16Go il y a de quoi être franchement à l'aise, le SSD, sur ce point le MBA rejoint les autres modèles avec du très haut débit permettant de gagner tout autant de précieuses secondes qu'un bon CPU, les E/S avec le TB3, car exporter des paquets de RAW, si on a un i9 mais qu'on bosse sur un disque dur en USB, on perdra plus de temps qu'un i5 sur du TB3 bien véloce, bref le CPU est important, mais le CPU ne fait pas tout, et avec ce nouveau Macbook Air, il y a d'excellents compromis pour avoir une machine qui coche les cases de la mobilité tout en offrant des performances et du confort pour de nombreuses taches, et bien plus que de la simple "bureautique"

avatar nemrod | 

@pocketalex

Eh bien ne le lis pas ?

avatar Dimemas | 

le bullshit à l'état pur
merci pour cette tranche de rire !

J'ai un MBPR de 2015 et je peux pas faire tout ce qui a été cité dans ton post.

tu es vraiment un mythomane mon pauvre...

avatar Alberto8 | 

@Gilles2811

Je crois qu’il n’a pas de turbo Boost !

avatar Gilles Le Jannou | 

@Alberto8

Le MacBook et le Air ont des turbo boost mais le problème c’est la capacité à maintenir une fréquence élevée avec la chauffe du produit sans ventilateur donc les performances de ce Air seront forcément meilleures que le MacBook

avatar pocketalex | 

@Gilles Le Jannou

"le problème c’est la capacité à maintenir une fréquence élevée avec la chauffe du produit sans ventilateur"

J'ai un iMac Pro, et mon CPU n'est à 100% sur de longues durées QUE lors des rendus (After, Première, compression vidéos, traitement de photos par lots)

Bref, l'endurance d'un CPU n'est un problème QUE pour des usages de stations de travail, et encore, c'est très ponctuels, rares sont les usages et les métiers ou le CPU est à 100% 8h par jour

Donc nous expliquer que c'est "moins performant", c'est ... de la connerie. Pure et simple. Ou de la désinformation.

Il y a des gammes, des prix, et qui correspondent à des usages. Un usage "mainstream", il est très rare de demander de l'endurance, et encore plus rare de la demander régulièrement.
Si on a besoin d'un CPU à fond de ballon 4 ou 8h par jour et qu'on est sur un Macbook 12" ou un Macbook Air, c'est qu'on est un peu un imbécile, et qu'on s'est trompé de config. Je n'ai jamais vu de monteur ayant un Macbook 12" comme machine principale. Généralement, ils ont un iMac, ou un iMac Pro, au pire un Macbook Pro si ils doivent se déplacer régulièrement.
Par contre, des photographes "pro" qui bossent sur MacPro ou iMac Pro, et qui possèdent un Macbook 12" en complément, j'en connais, et ils sont heureux de leur petite machine qui fait le taf, et parfois tout aussi rapidement (bon, ça dépend de ce qu'ils demandent à la machine hein), mais sinon largement assez confortable, tout en prenant la place d'un magazine A4 dans leur sacoche.

Pour l'immense majorité des utilisateurs ciblés par le Macbook Air, ou le Macbook 12", la machine est parfaitement dimensionnée pour offrir de la puissance et du confort

avatar iPop | 

@Gilles2811

Je ne vois pas trop ce qu’il a de génial ce Air, hormis son nom et que c’est un MacBook insérer dans un Air ou un MacBook qui fait des passe passe de magie.

avatar Gilles Le Jannou | 

@iPop

Un MacBook avec un écran 13p, 2 USB c, un ventilateur et 12/13h d’autonomie et non 9h

avatar nemrod | 

@Gilles2811

Un écran Retina.

avatar Gilles Le Jannou | 

@nemrod

Oui le plus important

avatar iPop | 

@Gilles2811

Dans 4 mois un nouveau MacBook sortira encore plus puissant.

avatar fte | 

@iPop

4 ans, pas 4 mois, voyons !

avatar Gilles Le Jannou | 

@iPop

Oui avec un processeur qui ne tiendra pas 20 secondes son turbo boost G E N I A L
Ce MacBook Air est pour moi un excellent cru, maintenant libre à toi de penser l’inverse 😉

avatar iPop | 

@Gilles2811

C’est plutôt comme les amuse-gueule avant le repas.

avatar Gilles Le Jannou | 

@iPop

J’en ferai mon plat principal 🙋🏾‍♀️

avatar pocketalex | 

@Gilles Le Jannou

Ce n'est pas parceque tu as besoin d'un Macbook Pro 13 ou 15" en quad core ou 6C avec un bon ventilo qui turbine que tout le monde a tes besoins

Tu racontes que de la merde ici, comme beaucoup avant toi (tu n'es pas seul, si ça peut te rassurer), en nous expliquant qu'un bon ordinateur est un ordinateur qui pousse son CPU à fond sur de longues durées. Problème, ce n'est pas un usage très fréquent, si ce n'est pas "rare"

Tu vas monter ton film de famille ou un court métrage amateur, ou une vidéo pour ton Youtube ... ton ordinateur va demander des pics de puissance et les CPU type core-M ou série Y vont se booster pour offrir cette puissance, et c'est comme ça qu'un Macbook 12" ou le nouveau Macbook Air est capable de rivaliser avec un Macbook Pro 13" en usage lourd.
Et ensuite, tu vas lancer l'export, et ton Macbook Air mettra 10 minutes là ou un Macbook Pro ou un iMac en mettra 2, OK
Sauf que ce temps supplémentaire arrive une fois de temps en temps, en usage mainstream on ne passe pas ses journées à faire des exports vidéo, donc ce "temps" perdu ponctuellement est au final insignifiant.
Le manque d'endurance va surtout pénaliser les utilisateurs ayant de gros besoins d'endurance, sauf que ici encore, c'est un non-problème car ces utilisateurs se tournent naturellement vers des stations de travail (MBP, iMac, iMac Pro) et non vers des solutions ultra-mobile

Sinon, en usage "normal", les applications vont demander de la puissance par petits pics, Photoshop est un excellent exemple, et les CPU ultra-mobile sont capables de se booster pour y répondre, et ainsi offrir un confort d'utilisation proche d'un laptop puissant tout en restant dans un format ultra fin, ultra léger.

Et je parle pas en l'air, j'ai un Macbook 12", et pas le dernier modèle (il arrive sur ses 3 ans), et je fais tourner Photoshop, Lightroom, After Effect et Première Pro dessus, et ça marche très bien. Je reprends mes projets pro (synchronisation via le cloud, ça aussi c'est génial) initiés sur mon iMac Pro, et je peux les avancer, finaliser, retoucher, quand je suis pas au bureau.

Donc les discours sur les machines justes bonnes pour de la "bureautique"... excuse moi..

avatar Dark Phantom | 

@pocketalex

A quoi ça sert d’avoir un iMac pro ultra puissant si tu fais la même chose sur un MacBook m3 ?

avatar pocketalex | 

@Dark Phantom

Je fais la même chose, oui et non, et, surtout, pas dans les mêmes conditions

Il me semble avoir souvent expliqué ici et là que le Macbook 12" avait la capacité de sortir un taf, voir un taf très lourd, en déplacement, en dépannage

A aucun moment je n'ai écrit que iMac Pro, Macbook 12", c'est kif kif, c'est tout pareil. Non c'est pas pareil, et l'iMac Pro offre un confort de travail, une puissance et une endurance qui laisse le Macbook 12" loin derrière.

L'iMac Pro c'est une machine principale. Le Macbook 12", c'est une machine secondaire, il est là pour dépanner, pas pour faire, ou alors faut vraiment aimer bosser sur 12" avec des logiciels prévus pour 27"....

Bref il me semble avoir été clair sur le rôle de chaque machine

avatar fte | 

@pocketalex

"Donc les discours sur les machines justes bonnes pour de la "bureautique"... excuse moi.."

D'autant que bureautique ne veut rien dire quant aux besoins.

Je connais des gens qui ne bossent qu'avec Office. Plus que des gens, c'est une profession.

Ils utilisent plusieurs stations de travail Xeon qu'ils mettent à genoux.

Avec Office.

Même pas tout Office d'ailleurs. Juste Excel et Access.

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