Apple confie à Deloitte le soin de vendre iOS dans les entreprises

Florian Innocente |

Par la signature aujourd’hui d’un partenariat avec Deloitte, Apple continue de s’entourer de spécialistes pour assoir la présence de ses appareils iOS.

Tim Cook et Punit Renjen, patron de Deloitte

Les termes de cette annonce prévoient que cet important prestataire en services (audit, consulting, fiscalité, etc) va aider les entreprises à mieux utiliser leurs flottes d’iPhone et d’iPad.

Deloitte met en place un cabinet de conseil Apple sans précédent, avec plus de 5 000 consultants en stratégie ayant pour unique mission d’aider les entreprises à transformer leur façon de travailler à l’échelle de toute leur organisation, allant des opérations orientées client (vente, service après-vente, recrutement) jusqu’à la R&D, en passant par la gestion des stocks et les systèmes de back-office.

Une plateforme baptisée EnterpriseNext va être ouverte pour renseigner les clients en produits Apple sur les possibilités offertes, dans leur domaine d’activité, par ces matériels et leurs logiciels. Un volet de cette plateforme consistera à aider au développement rapide de prototypes d’applications spécialisées.

En tant que leader en matière de stratégie de transformation numérique, Deloitte est un partenaire idéal qui met ses consultants en stratégie spécialisés dans les solutions Apple à disposition des clients pour les aider à révolutionner leurs processus grâce à iOS, l’iPhone et l’iPad" [a déclaré Tim Cook dans le communiqué de presse] l’iPhone et l’iPad transforment la façon dont les gens travaillent partout dans le monde. Et grâce à ce partenariat, nous allons pouvoir aider plus d’entreprises à bénéficier des formidables capacités que seul l’écosystème Apple peut offrir.

Deloitte est ici en terrain connu, le groupe déclare utiliser pas moins de 100 000 appareils iOS et un catalogue de 75 applications métiers.

Avant Deloitte, Apple a signé des accords du même calibre avec Cisco, SAP et IBM. D’une certaine manière, l’heure pour Apple n’est plus tellement à trouver comment faire entrer ses appareils mobiles dans les moyennes et (très) grandes entreprises, mais à s’assurer qu’ils sont utilisés du mieux possible et qu’il sont ancrés dans le quotidien de l’activité.

Apple n’ayant jamais montré une grande appétence pour s’adresser directement à de tels clients, elle s’affranchit de cet effort en confiant le suivi et le développement de l’utilisation de ses produits à des partenaires dont c’est le (gagne-)pain quotidien.

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avatar Louis XVI | 

très intéressant !

avatar bonnepoire | 

J'attends la suite avec IBM surtout. Je suis convaincu qu'il y a des choses importantes à venir.

avatar C1rc3@0rc | 

C'est assez paradoxal mais tellement vrai: Apple et IBM etait on ne peut plus antagonistes et concurrent (enfin sur le secteur de la micro) et aujourd'hui ils sont partenaire. A l'inverse Microsft et IBM qui etait partenaire (enfin c'etait plus du parasitisme) sont aujourd'hui a couteau tirés sur plus d'un secteurs.
Ce qui est surtout tres interressant c'est de voir qu'IBM a complemetent echoué dans la micro, et que sa reusssite vient de cet echec...

Ce qui est interressant ici c'est que l'on voit que le pragmatisme et la reconnaissance de ses incompetences fait partie de la realité d'Apple d'aujourd'hui.
Et vu le tournant financier de l'entreprise, on voit que la reconnaisance du marché et de sa prise en charge passe par un transfert de responsabilité sur des specialistes qui s'inscrit dans une dimension plus serieuse et durable que les precedentes "tentatives" B2B.

«Apple n’ayant jamais montré une grande appétence pour s’adresser directement à de tels clients, elle s’affranchit de cet effort en confiant le suivi et le développement de l’utilisation de ses produits à des partenaires dont c’est le (gagne-)pain quotidien.»

Ce n'est pas une question d'appetence, mais de competences et d'incompatibilité avec le modede economique. Apple a toujours conçu des machines pour le grand public et a destination de l'individu et ne sait pas faire autre chose.
Les objectifs et contraintes de conception sont totalement differentes de celles qui repondent a l'entreprise. Le decisionnaire d'equipement dans une entreprise c'est le couple comptable/directeur financier, ce n'est ni l'utilisateur final, ni le PDG. La machine et le soft doivent repondre a un besoin... de l'entreprise!

avatar awk | 

@C1rc3@0rc

On ne peut qu'être en très grande partie en accord avec tes propos.

Ce qui est amusant c'est qu'ils valident des stratégies tout en ayant la forme habituel du réquisitoire sans appel de bien de tes propos :-)

Une vocation de Fouquier-Tinville contrariée ?

Je ne suis pas certain d'avoir jamais lu un propos positif émanent de toi, même quand le fond pourrait l'être la forme ne suit pas ;-)

avatar bonnepoire | 

Bien vu :)

avatar awk | 

@bonnepoire

Un autre de ces commentaire sur la news consacrée à Apple au UK m'a ouvert les yeux.

Notre camarade est une incarnation des valeurs du calvinisme helvétique. ;-)

avatar kornichon | 

"...avec plus de 5 000 consultants en stratégie..." Ha ha ha. Les consultants en stratégie ça sait juste faire des slides Powerpoint imbitables. Ce partenariat est complètement débile.

Consultant Deloitte en stratégie = tu sais utiliser powerpoint.
Consultant Deloitte en organisation = tu sais utiliser excel.
Consultant Deloitte en IT = tu sais changer la résolution de ton écran tout seul.

avatar bonnepoire | 

Evidemment, avec ton niveau on ne comprend pas grand chose.

Le marketing, ce n'est pas que des slides. Sauf peut-être chez m$.

avatar r e m y | 

Ben maintenant ils vont faire des slides Keynotes...

avatar bonnepoire | 

Ils auront au moins cette qualité d'êtres jolis.

avatar awk | 

@bonnepoire

Complètement hasbeen les rois du slide se font un point d'honneur de ne surtout utiliser ni PowerPoint ni Keynote histoire d'impressionner leur audience :-)

Blague à part ces deux outils sont en grand perte de vitesse chez les générations contentes qui les considère d'un autre âge.

avatar DouceProp' | 

Kr kr krrr !

avatar awk | 

@kornichon

Essais donc de te faire embauche par un des Fat Four puisque tu es si malin, tu seras sa paye très bien

Deloitte c'est juste 40b$ de CA et 250k collaborateurs issues souvent des meilleurs écoles.

Tu m'as l'air de bien porter ton pseudo

avatar macfredx | 

"Tu m'as l'air de bien porter ton pseudo"
J'ai pensé la même chose...

avatar awk | 

Après l'accord avec IBM, Apple se constitue un jolie réseau de relais en entreprise qui suppléait à son manque de savoir faire commercial sur certains type de grands comptes.

avatar bonnepoire | 

Tu oublies celui avec Cisco.

avatar awk | 

@bonnepoire

Yep et il semblerait que d'autres annonces soient dans les tuyaux ;-)

avatar lll | 

Quoi qu'on en dise, le gros frein à l'utilisation d'iOS en entreprise, c'est son manque d'ouverture, entre autres. Et je parle de choses élémentaires comme la gestion de fichiers au sein de l'OS. En l'état actuel, difficile de déplacer un fichier d'une application à une autre, par exemple.

À moins que des solutions pour les entreprises permettent une utilisation des iPad et iPhone plus libre ?

avatar iPop | 

@lll :
Dans iOS, on peut tout à fait mixer des fichiers d'application différente. Eussent elles utiliser les fonctions inhérentes au système.

avatar awk | 

@III

Désolé mais tu as une vision très étriqué de la problématique

"Adapting old programs to fit new machines usually means adapting new machines to behave like old ones." Alan J. Perlis."

Les solutions aux problématiques qu'adresse ce type de partenariat ne passent pas par la transposition servile de l'existant à iOS

Comme l'approche Multitouch a offert la capacité d'offrir une IHM permettant le réel d'écolage des terminaux mobile là où la transposition travail du modèle WIMP de Windows avait échoué, les solutions en entreprises passe par le fait d'embrasser réellement ce qu'est iOS.

Le soucis dans ce que tu avances est avant tous tes limites à imaginer que l'on peut faire autrement qu'avec tes habitudes.

Aucun intérêt à prendre des tablettes ou des smartphone pour faire comme avec un Laptop ou un Notebook.

Travailler sur ce type de terminaux, c'est travailler autrement avec une autre XP

avatar lll | 

Je suis prêt à m'adapter aux nouvelles propositions mais iOS me pose des problèmes lors de tâches élémentaires comme le fait d'ouvrir un pdf associé à une application (par exemple iBooks) dans une autre application (par exemple Kindle). C'est pourtant quelque chose dont j'ai besoin au travail et que je ne peux pas faire autrement qu'en envoyant ce fichier pdf sur un cloud quelconque, c'est-à-dire en accédant à internet.

avatar awk | 

@lll

Je ne sais pas ce qu'il en est avec Kindle que je n'utilise pas, mais il y a ce qu'il faut dans iOS pour assurer les échangent inter-app que tu évoques.

avatar bonnepoire | 

Justement, l'absence de gestionnaire de fichiers sur iOS est un de ses avantages pour les pros. Quand je vois le nombre d'utilisateurs qui ne savent pas où ils copient leurs fichiers, c'est effarant!
L'ipad est la tablette la plus réactive et iOS est l'os le plus abouti pour les pros.

avatar awk | 

@bonnepoire

C'est effectivement une des forces de la démarche de s'affranchir su sous-jacent technique.

Les commentaires de certains me font revenir quelques décennie en arrière et me rappel les cris d'orfraie qui accompagnèrent la transition aux GUI WIMP qui pouvaient se résumer ainsi : "C'est nul et ce n'est pas pro"

avatar umrk | 

Les services informatiques, totalement sous la coupe de MicroMou, torpilleront toute initiative en ce sens .....

Seules les politiques BYOD (Bring Your Own Device) pourront renverser la tendance, déloger les dinosaures PC, et secouer la routine des services informatiques, enkystés sur des solutions obsolètes, maraboutés par MicroMou .....

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