Qui fera 70% du chiffre d'affaires d'Apple dans 10 ans ?

Florian Innocente |

40 ans quasiment après sa naissance, Apple est devenu avant tout un fabricant de téléphones. Pour filer l'analogie de ce changement de statut, imaginons que des voitures Boeing roulent dans toutes les rues du monde ou que des avions Renault décollent quotidiennement des aéroports. Ce téléphone est devenu d'une telle importance que l'économie d'Apple repose désormais presque toute entière sur lui.

Janvier 2007, le teasing pour Macworld Expo où sera montré l'iPhone

Pendant ses trois premières décennies, Apple et son logo ont été uniquement associés à des ordinateurs. Cela continue mais ce n'est plus représentatif d'une réalité économique. Le Mac se porte mieux que les PC, cependant il a pesé moins de 10% dans le CA au dernier trimestre, c'est sept fois moins que l'iPhone.

Apple a donné un premier coup de volant en abordant le virage de la musique numérique avec l'iPod, sous la pression du MP3 dont elle avait mal évalué la popularité. Essai plus que transformé et défi renouvelé en ce moment avec Apple Music. Puis un second coup de volant, plus franc encore, a été donné avec l'iPhone quand il est devenu clair que l'iPod n'était pas une fin en soi. Il y a bien eu d'autres tentatives similaires et antérieures — le Newton par exemple ou les appareils photo QuickTake. Mais aucune n'a rencontré le succès escompté ni remodelé l'entreprise et, par ricochet, des pans industriels entiers.

Une route faite de virages

Il est rare qu'un groupe de taille mondiale, engagé sur le marché compliqué — car très mouvant — des produits grands public, réussisse à faire non pas un, mais plusieurs gros coups. Et qu'à l'issue de ces remises en question successives (et potentiellement autodestructrices), il soit encore au sommet de sa forme.

Il n'y a pas eu qu'Apple, on peut citer le baladeur et la console de jeux chez Sony. Mais la Pomme y est parvenu à six reprises au moins : le Mac, l'iPod, l'iTunes Music Store, l'iPhone, l'App Store et l'iPad. L'Apple Watch et Apple Music ? Il est encore trop tôt pour le savoir.

Mardi prochain, la Pomme va annoncer les résultats de son troisième trimestre fiscal 2015. Une période de l'année habituellement molle. Les ventes de Noël sont loin derrière et les nouveaux produits de la rentrée encore sur les chaînes d'assemblage. Pour autant, les estimations données par le directeur financier il y a trois mois pointaient à nouveau vers un record comparé à l'année précédente.

Comme à chaque fois depuis plusieurs années, les résultats des ventes de l'iPhone seront scrutées à la loupe. On pourrait y être habitué mais il est stupéfiant de voir à quel point l'iPhone n'est plus seulement un produit d'Apple mais qu'il est devenu un synonyme de la marque.

L'iPhone plus fort que Microsoft

Les résultats trimestriels d'avril ont montré que les smartphones avaient représenté 69,4% du chiffre d'affaires sur cette période (40,28 milliards de dollars sur un total de 58 milliards). C'était 68,6% au trimestre précédent (qui comprenait les ventes de Noël) et 69% sur toute l'année fiscale 2014. Cette bascule vers un téléphone qui réalise plus de la moitié du CA s'est produite à partir des exercices 2011 (42,5% du CA total) et 2012 (50,2%) au moment des modèles 4s et 5.

Résultats du deuxième trimestre calendaire.

Si 70% du chiffre d'affaires d'Apple provient d'une petite poignée de téléphones, une étude lui accordait récemment 92% des bénéfices dans le secteur global du smartphone, contre 65% l'an dernier. Une domination financière écrasante pour une part de marché de seulement 20%.

Une autre comparaison aide à se représenter l'énormité de la chose. Lorsqu'en avril Apple a annoncé 40,28 milliards de dollars de CA pour sa branche téléphones, Microsoft annonçait 21,7 milliards pour la somme de toutes les activités du groupe : de Windows en passant par Office et la Xbox jusqu'aux claviers et souris…

Cette dépendance à l'iPhone explique peut-être aussi que l'entrée d'Apple dans le secteur des montres n'a pas été dictée seulement par une marotte de Jonathan Ive et son équipe. Ce n'est pas demain que les gens vont arrêter d'acheter des smartphones mais il faut toujours avoir un coup d'avance, préparer le long terme et ne pas se reposer trop, ni trop longtemps, sur une seule famille de produits, fut-elle excellente.

L'iPhone attend toujours son "killer"

Janvier prochain marquera le neuvième anniversaire de la sortie publique de l'iPhone. Sa première présentation avait été entourée de critiques bien senties. De la presse jusqu'aux analystes tout le monde avait promis le pire pour ce produit inattendu, mais il y avait eu quelques appréciations devenues goûteuses avec le recul.

« L'iPhone ne modifiera pas de manière substantielle la structure fondamentale de l'industrie du mobile ni ne lui posera de challenge » estimait Charles Golvin chez Forrester Research. Matthew Lynn, chez Bloomberg, citait le commentaire précédent pour appuyer son point de vue : « L'iPhone n'est rien de plus qu'une babiole de luxe qui plaira à une poignée de cinglés de gadgets. En ce qui concerne son impact sur l'industrie, l'iPhone est bien moins pertinent ». On pourrait ici remplacer "iPhone" par "Apple Watch"…

Un analyste, Michael Eisenberg de Benchmark VC, le mois d'avant la commercialisation, mettait en doute la capacité d'Apple à tenir un prix élevé face à Motorola et Nokia capables de brader les prix de leurs nouveaux modèles. Depuis on peut avoir un iPhone pour moins cher mais aussi pour beaucoup plus !

Chez les concurrents il y eut moult railleries, comme celle restée culte de Steve Ballmer. Olli-Pekka Kallasvuo, patron de Nokia, déclarait crânement en avril 2008, à la veille de l'arrivée de l'iPhone 3G, que ce téléphone d'Apple était un « produit de niche ». Par conséquent il n'y avait pas lieu de se précipiter pour y répondre en lançant un modèle tout tactile comme l'enjoignaient des analystes inquiets pour le finlandais.

Michael Kanellos chez ZDNet, un mois avant la présentation de Steve Jobs, jugeait que le marché était déjà rempli de très bons téléphones, au design soigné et il citait Samsung, BlackBerry et Motorola comme champions des téléphones joliment dessinés. En revanche, son collègue Lance Ulanoff faisait le pari inverse six mois plus tard alors que le téléphone arrivait sur les étals. L'iPhone toucherait d'abord peu de monde puis « en très peu de temps, [il] va devenir le symbole ultime des téléphones portables, écartant le RAZR et le Sidekick. La demande va monter en flèche » (lire Rions un peu : l'iPhone va mourir ! & Il y a 4 ans, l'iPhone changeait tout).

Parier sur l'échec de ce produit quelques semaines avant sa démonstration et alors qu'il n'y avait que des rumeurs bancales pour le décrire (comme celle d'un clavier physique rétractable) était excusable. Personne (et l'auteur de ces lignes se compte volontiers dans le lot) n'imaginait quel concentré d'innovations allait être cet appareil.

Les fabricants à cette époque lançaient à tour de bras des modèles de formats, couleurs et design tous différents, parfois baroques. Hormis quelques modèles très haut de gamme, ils proposaient tous peu ou prou la même philosophie d'utilisation. Bonne pour l'époque mais, rétrospectivement, absolument exécrable. Peu d'utilisateurs imaginaient que l'on puisse faire diamétralement mieux. Après tout, les Nokia, Sony Ericsson, Motorola, Palm, Samsung connaissaient leur sujet. En réalité Apple s'y était attelée depuis deux ans.

La Pomme a rebattu les cartes avec un seul modèle dans lequel toute la valeur ajoutée a été placée dans l'écran, le logiciel… et le plaisir de l'utilisation : multitouch, animations vives et fluides, effets visuels, interface, ergonomie des applications. Un smartphone dessiné depuis une feuille blanche sans les contraintes d'un héritage chargé d'habitudes et de technologies dépassées. Lorsque Steve Jobs déclara « Aujourd'hui nous allons réinventer le téléphone » ce n'était pas qu'un slogan ou une promesse marketing, c'était simplement un fait.

Aujourd'hui, le terme "iPhone killer" renvoie 38,2 millions de résultats sur Google. Certaines occurrences sont toute fraîches, comme ce test du Guardian titré : "Samsung Galaxy S6 review: the iPhone killer".

Rendez-vous dans 10 ans

Les progrès apportés par l'iPhone se sont relativement banalisés, démocratisés, diffusés et un utilisateur lambda trouvera assez vaines les querelles de chapelles entre les pro-iOS et les pro-Android. Quant au carnaval de designs qui prévalait il y a dix ans sur les étagères des boutiques des opérateurs, tout cela s'est bien assagi avec une majorité de formes rectangulaires remplies d'un écran et sans clavier.

On verra la semaine prochaine dans quelles proportions l'iPhone demeure la clef de voute d'Apple. Il ne faut pas s'attendre à des changements brusques, ce cycle de prédominance dans le CA devrait être encore long. Mais long à quel point ?

Il était difficile d'imaginer il y a 10 ans la révolution que porterait ce téléphone. Ce qui rend d'autant plus compliqué d'imaginer quelle sera la prochaine grande étape pour Apple et pour l'industrie. L'Apple Watch est parfois vue comme un successeur dans ce rôle — Tim Cook a fait grand cas de son lancement — mais ce n'est pour l'heure qu'un satellite de l'iPhone. Au mieux, dans un premier temps, elle fera vendre plus de téléphones.

Contrairement aux iPod, iPhone et iPad elle ne peut encore s'émanciper pleinement et prétendre à devenir catégorie spécifique. La question dès lors est ouverte : quel sera dans 10 ans le produit d'Apple qui pèsera 70% de son chiffre d'affaires ?


avatar bonnepoire | 

Je trouve que l'Apple watch est de loin la montre connectée la plus prometteuse. Même si je ne suis pas encore convaincu je sais qu'il deviendra un élément important de l'écosystème.

En général j'attend la V3 minimum pour craquer.

En ce qui concerne le macbook, beaucoup se suffiront d'un USB-C. La taille de la machine se suffit à elle-même. Ce qui m'amuse c'est que concernant les portables google, certains disent qu'il n'y a pas besoin de disque dur ni de périphérique et les mêmes viennent critiquer le Macbook. Si j'étais commercial ou que je devais beaucoup me déplacer pour mon job, j'achèterais cette machine sans broncher. Je n'ai pas ce besoin donc je me "contente" d'un macbook pro retina.

avatar 2DSP | 

@bonnepoire :
Tu parles du MacBook Rétina (12") pas du MacBook Air. ;)

avatar bonnepoire | 

Lapsus. Ca fait bizarre de rien écrire derrière Macbook. Merci d'avoir relevé, je ne traitais effectivement pas du macbook air.

avatar NAVY7GAS | 

Si la montre se substitue à l'iPhone d'ici 3 ans, (un iPad pro prenant le relai et en détail une fois arrivé chez soi, au bureau, (dans la voiture?)), et qu'accessoirement une paire de lunettes fonctionne de concert avec la montre comme une sorte d'afficheur tête haute, là je dirai oui, ils sont dans le futur, dans le vrai, mais aujourd'hui pour ce tout premier modèle d'entrée en matière, les gens comme moi voient cela juste comme une opportunité à pomper du fric. Je pense que le marketing tout autour et les gammes trop espacées en terme de prix ont faussé la compréhension de l'objectif du produit, compris comme "bijou" lié à un autre produit déjà cher donc : foutage de tête de vaches à lait.
Peut-être que leur propre montre sera Cell autorisée à killer l'iPhone quand elle se sera affranchie des barrières technologiques.

Bref il est encore utile d'attendre la version 3GS ou 4 de cet objet connectable et portatif, et voir de quoi il en ressortira de plus utile à l'avenir

avatar umrk | 

Le chiffre d'affaires sera moins concentré sur un produit, et surtout les services, les contenus vont prendre une importance croissante.

Le gigantesque parc d'iBidules dans le monde donnera à Apple une force de frappe irrésistible.

avatar bonnepoire | 

Les services n'ont jamais été la force d'Apple si on exclut la musique.

avatar patrick86 | 

"40 ans quasiment après sa naissance, Apple est devenu avant tout un fabricant de téléphones."

Fondamentalement, non.
Résumer l'iPhone à un téléphone est une simplification linguistique. Mais, structurellement et fonctionnellement parlant, l'iPhone est un ordinateur. Apple est très exactement dans son cœur de métier et ce qui a été son point de départ il y a 40 ans : concevoir, fabriquer et vendre des ordinateurs personnels.

Donc, qu'est-ce qui fera 70% du chiffre d'affaires d'Apple dans 10 ans ? Un ordinateur. Probablement un ordinateur mobile.

avatar FollowThisCar | 

On pourrait aussi dire qu'il n'y a plus de fabricants de téléphones puisqu'ils font tous des smartphones, donc qu'ils sont tous fabricants d'ordinateurs personnels avec téléphonie comme fonction principale.

OK, donc peu importe le label ou la catégorie, ce qui compte c'est le contenu de la démarche.

On peut par exemple mettre le focus sur les 90% de profits réalisés par Apple. On peut alors imaginer que, si demain Apple s'aperçoit qu'elle peut faire des marges énormes en vendant des burritos ou des colliers en plaqué or en Chine, elle sera la première à se ruer sur le marché ... et ce, que les burritos ou les bijoux en question soient connectés ou non.

Puisque la marge est désormais l'objectif principal, rien n'oblige la Pomme à rester dans l'électronique tant que les "produits sont formidables" et le profit gigantesque.

avatar patrick86 | 

@FollowThisCar :

Le fait est que, parler de "vendeur de téléphone" suggère l'idée qu'Apple a changé de métier, ce qui n'est pas le cas : elle est toujours dans l'informatique.

avatar FollowThisCar | 

@patrick86

Le fait d'avoir recours à l'informatique ne constitue pas une preuve de métier en soi, et pratiquement toutes les industries modernes y ont recours.

Il n'est donc pas interdit de penser qu'Apple modifie elle-même progressivement la définition de son métier et de ses objectifs stratégiques : de constructeur informatique, elle est en train de devenir une multinationale financière multipolaire multi-activités, avec pour principal objectif la maximisation des profits et l'accumulation capitalistique, indépendamment des secteurs d'activité dans lesquels elle est amenée à s'engager.

Cette constatation n'est encore pas évidente pour tout le monde j'en conviens, mais la logique est enclenchée. Chaque nouveau rapport financier trimestriel démontre encore plus le glissement philosophique. On est partis :
* de la devise sacro-sainte du marketing, à savoir la satisfaction du client avant tout,
à
* l'identification tous azimuts des cibles les plus rentables et juteuses, où qu'elles soient, quelles qu'elles soient, et la satisfaction de leurs souhaits.

Il n'est pas indispensable d'avoir fait Harvard pour comprendre qu'il ne s'agit plus de la même boîte. L'ancrage dans l'informatique devient alors accessoire et même provisoire.

avatar RoboisDesBins (non vérifié) | 

@FollowThisCar
"Il n'est pas indispensable d'avoir fait Harvard pour comprendre qu'il ne s'agit plus de la même boîte. L'ancrage dans l'informatique devient alors accessoire et même provisoire."
Magnifique de concision percutante :-)
C'est exactement cela.

avatar patrick86 | 

"Le fait d'avoir recours à l'informatique ne constitue pas une preuve de métier en soi, et pratiquement toutes les industries modernes y ont recours."

Il y a un écart entre, avoir recours à l'informatique et, faire de l'informatique.

"On est partis :
* de la devise sacro-sainte du marketing, à savoir la satisfaction du client avant tout,
à
* l'identification tous azimuts des cibles les plus rentables et juteuses, où qu'elles soient, quelles qu'elles soient, et la satisfaction de leurs souhaits."

Hum… Alors, si Apple est dans le deuxième cas, ses concurrents qui inondent le marché à coup de gammes pléthoriques à tous les prix fond quoi, eux ? De la satisfaction client avant-tout ?

Pourquoi essayez-vous à tout pris de dissocier "recherche de satisfaction client" et "rentabilité". C'est insensé.

La satisfaction client est ESSENTIELLE. C'est le premier facteur de pérennité d'un commerce, ce qui permet de revendre aux mêmes clients et d'en gagner de nouveaux par le bouche à oreille.

Ce n'est aucunement incompatible avec un objectif de rentabilité.

Les enquêtes montrent que la satisfaction client est très bonne.

--

Le fond de tout ça, me semble être la peur des anciens Mac fans d'être "abandonnés" par Apple, qu'ils prennent lorsqu'ils la voient se diversifier. Les discours sont fondamentalement les mêmes que pendant les heures de gloire de l'iPod. Aujourd'hui c'est l'iPhone, l'iPad pour les plus aigris qui ne l'aiment pas et l'Apple Watch bien que son succès ne soit pas garantit.

avatar FollowThisCar | 

@patrick86

Pensez ce que vous voulez, je m'en fous et basta.

avatar feefee | 

@FollowThisCar :

"Pensez ce que vous voulez, je m'en fous et basta."

Ben qu'est ce que tu viens faire ici ? T'écouter parler ?

avatar FollowThisCar | 

@feefee

"Ben qu'est ce que tu viens faire ici ? T'écouter parler ?"

Non coco, pour çà, je n'ai pas besoin de venir ici. Pour avoir des nouvelles sur Apple non plus d'ailleurs.
Je me réserve le droit de choisir avec qui je parle et échange des idées.
Toi par exemple, tu viens de démontrer que tu n'en fais pas partie.

avatar RoboisDesBins (non vérifié) | 

@FollowThisCar
Merci c'est l'idée que j'ai en tête mais que je n'exprime pas avec autant de précision.

avatar ackim07 | 

Excellent article, que j'ai pris un grand plaisir à lire.

avatar Joe-Meldousa | 

Troll "on"
Un avion Renault ? °-° je prends plus jamais l'avion ... je préfère allé à la nage, j'ai plus de chance d'arrivé en vie ... LOL
Troll "Off"

un peux d'humour hein :-)

aussi non article plutôt intéressant :-)

avatar enzo0511 | 

Les gens reprochent à Apple de ne plus innover
Sauf que la stratégie est gagnante: innover suffisamment pour ensuite rentabiliser cette innovation pendant plusieurs années
Non seulement chaque produit est rentable mais en plus les caisses sont pleines

A l'inverse d'autres donnent l'impression d'innover sur des technologies peu matures ou pour lesquelles les consommateurs n'expriment aucun besoin, quitte à trop se disperser, dépenser inutilement...

Il suffit à Apple de sortir une grosse révolution tous les 5 ans et ensuite de capitaliser dessus pendant au moins 5 ans en attendant la prochaine vache à lait et l'entreprise peut continuer à s'engraisser des décennies

L'iPod puis l'iPhone puis l'iPad

Apple aura toujours de nouveaux relais de croissance

avatar Crkm | 

"Personne (et l'auteur de ces lignes se compte volontiers dans le lot) n'imaginait quel concentré d'innovations allait être cet appareil."

Et c'est bien pour ça que la comparaison avec l'Apple Watch ne tient pas: cette montre n'innove rien par rapport à la concurrence,les performances sont médiocre,l'interface est peu intuitive,l'autonomie est vraiment pas terrible…le seul atout qu'a cette montre,c'est le fait qu'elle ait été conçue par Apple,et bénéficie de l'aura de la marque.

avatar feefee | 

@Crkm :

"c'est le fait qu'elle ait été conçue par Apple,et bénéficie de l'aura de la marque."

Et tu as oublié les rayons gammas émis qui hypnotisent le client et le force à dire qu'il est satisfait du produit .

avatar Pobla Picossa | 

Ce qui est un peu inquiétant, c'est justement qu'Apple ne semble plus avoir un coup d'avance sur la concurrence.

il y a quelques années, on aurait dit que tous les esprits les plus intelligents et créatifs se trouvaient chez Apple : coup sur coup, iPod, iPhone, iPad on assommé la concurrence qui n'avait rien vu venir. C'étaient des produits révolutionnaires au sens premier du terme.

Mais depuis quelques temps, on a l'impression que les intelligences fleurissent un peu partout, et pas forcément chez les grosses multinationales.

L'ère du numérique apporte chaque jours de nouvelles possibilités, et les esprits vifs - et également les industriels bien équipés, coréens ou chinois - passent leur temps à tester, innover, lancer de nouveaux produits qui marcheront ou pas, mais qui portent tous en eux le germe du futur. Par exemple, la cigarette électronique a été inventée en Chine et bouleverse l'industrie du tabac et de la santé.

Concernant Apple, que constate-t-on ?
Ils sont passés du stade "un coup d'avance" au stade "attendons de voir ce que les autres sortent et faisons mieux". L'iPhone à grand écran fait un tabac, mais n'a pas été popularisé par Apple, pas plus que la montre connectée, pas plus que la musique en streaming, par exemple.

Quand on voit par exemple que Spotify reste mieux fichu qu'Apple Music, et que l'Apple Watch n'est pas capable de montrer l'heure en permanence, alors que sa concurrente Lg Watch R le fait, et avec une autonomie deux fois supérieure, on se dit que les deux grosses forces d'Apple sont le design et le marketing. D'ailleurs, le lancement de l'Apple Watch a été un modèle du genre, calculé dans ses moindres détails. Ca fonctionne, visiblement.

Mais cela suffira-t-il à tenir sur la durée ? Effectivement, on peut se poser la question et nourrir quelques inquiétudes. Et si Steve Jobs était toujours là, je ne pense pas que cela aurait changé grand-chose. Arrivé au sommet, en général, on redescend.

avatar XiliX | 

@Pobla Picossa

Tu as raison, mais c'est inévitable.
Or arrive à une technologie qui commence à atteindre une "certaine" maturité.
Avec le premier iPhone, tout le monde était pris de court, pour rattraper les technos proposées par iPhone original prenait plus de temps et pour cause, l'élément essentiel, un OS mobile moderne comme celui d'iPhone n'existait pas. Or il est 10 fois plus complèxe de créer un OS que de créer un matériel utilisant les puces/composants...etc récents.

Sinon, super article... ça faisait longtemps ;p

avatar larkhon | 

Pas sûr d'être d'accord avec vous. Le premier iPhone n'intéressait pas les foules, malgré son iOS intéressant, mais qui ne tranchait pas non plus avec les meilleurs smartphones de l'époque, ce n'est qu'en proposant un app store avec des milliers d'applications et en rattrapant la concurrence sur l'ensemble des caractéristiques (3G, MMS, APN...) qu'ils ont pu se frayer un passage. Je ne pourrais pas dire que tout le monde a été pris de cours avec l'iPhone, c'est plutôt qu'ils ont été pris de court par la faculté d'adaptation rapide d'Apple.

avatar RoboisDesBins (non vérifié) | 

@larkhon
Je ne suis bien sûr qu'un cas isolé, mais à l'époque de la sortie de l'iPhone j'avais un HTC avec écran tactile. Le problème était que sur ce produit HTC, le tactile était très imprécis et surtout il fallait appuyer comme un dingue pour obtenir une réaction du bazar. Et puis j'ai rencontré un ancien collègue qui avait acquis un iPhone et qui m'en a fait la démonstration. Quand j'ai vu que ses doigts effleuraient à peine l'écran et que l'iPhone répondait instantanément (je l'ai moi même manipulé, c'était un enchantement), je me suis dit que vraiment mon HTC ne valait rien et j'ai acheté un iPhone. Je n'ai plus quitté Apple depuis, même si je ne suis pas forcément Apple dans son rythme effréné et que j'achète en gros un iPhone toutes les trois générations.
J'ai également acheté depuis deux MBP, une Apple TV, et un iPad (là, mon opinion première était que cela ne servait à rien (pour moi) et j'avais raison, il dort sur la table de mon salon la plupart du temps).

avatar larkhon | 

Je ne nie pas que certains auront trouvé leur compte avec le premier iPhone, c'est juste qu'il représentait de sérieux handicaps par rapport à la concurrence.

Pour ma part j'avais attendu le 3GS pour passer à l'iPhone. Ce qui m'avait plu par rapport aux autres smartphones que j'avais eu c'était la lisibilité et la simplicité, enfin un téléphone qui rend la navigation internet utilisable...

avatar feefee | 

@RoboisDesBins :

"et un iPad (là, mon opinion première était que cela ne servait à rien (pour moi) et j'avais raison, il dort sur la table de mon salon la plupart du temps)."

C'est c'est juste parce que tu restes prisonnier des tes vieilles habitudes .
Un réflexe purement Microsoftien sans doute :-)

avatar feefee | 

@Pobla Picossa :

"Quand on voit par exemple que Spotify reste mieux fichu qu'Apple Music, et que l'Apple Watch n'est pas capable de montrer l'heure en permanence, alors que sa concurrente Lg Watch R le fait, et avec une autonomie deux fois supérieure"

J'ai un LG Watch R et je n'active pas l'heure en permanence , ça ne sert à rien sauf pour ressembler a une vraie montre qui elle ne peut pas masquer l'heure donc ...
Et oui elle peut avoir plus d'autonomie , mais justement si on active pas l'heure en permanence , tu de désinformes , et sans en avoir une en plus ...

avatar Hideyasu | 

Superbe article, ça fait drôle de revoir les réactions de l'époque ... ^^
L'AW est dans le même cas que l'iPhone au début. l'iPhone Edge ne s'était pas très bien vendu, on verra quand on aura la 5ème version de présentée :)

avatar Doctomac | 

"40 ans quasiment après sa naissance, Apple est devenu avant tout un fabricant de téléphones."

Cette phrase est complètement fausse, c'est même incroyable de lire ça sous la plume d'un rédacteur de MacG ou la formule est extrêmement mal pensée.

Apple n'est pas devenu un Nokia Bis. Qui utilise un iPhone pour uniquement sa fonction téléphone ?

40 ans après sa naissance, Apple continue en fait de faire ce qu'Apple sait faire, c'est à dire de l'informatique. En effet, la plupart du temps, sur un iPhone on ne téléphone pas mais on consulte ses email, va sur internet, on utilise des applications qui permettent de reproduire ce qui est habituellement fait sur un Mac. Un iPhone c'est un système d'exploitation embarquée, on lui associe le même vocabulaire que pour un ordinateur à savoir performance graphique et processeurs, multitâche, application native, Cloud, etc.

Donc Apple n'est pas devenu un fabricant de téléphone. Apple est ce qu'Apple a toujours été, un fabricant de solution informatique qui s'est judicieusement diversifiée , et en ce moment la solution qui marche le mieux dans son catalogue est un téléphone.

avatar poulpe63 | 

70% du chiffre d'affaire vient de l'iphone, donc Apple fait surtout son affaire avec un "téléphone" (un mobile, en fait), donc la phrase "...Apple est devenu avant tout un fabricant de téléphones..." n'est pas dénué de sens.
D'un côté, [par trimestre] Apple vend dans les 5 millions de MAC, et face à ça, elle vend 10 fois plus d'iphone.
Donc, il n'y a pas photo...

Quant à la Watch : qu'elle devienne indépendant de l'iphone, et il s'en vendra peut-être plus.
Ce qui n'est pas forcémment gagné : donc, autant faire la promo de la Watch, et pour celui qui est intéressé, il sera obligé de s'acheter un iphone compatible...

avatar xx-os | 

Tu as utilisé une Watch ? au moins... A l'usage on comprends pourquoi la Watch est dépendante du téléphone...
1) On ne peut utiliser la watch plus de 10s... c'est con, mais c'est comme ça...c'est physiologique...
2) Avoir une 2e puce juste pour téléphoner est grotesque à plein de points de vue... la Watch ne remplacera jamais un iPhone... ce n'est pas possible... il est aberrant d'aller sur Internet avec... même de ne téléphoner qu'avec... En revanche pouvoir téléphoner avec est une killer feature, mais que dans certaines circonstances... pareil pour répondre à des sms.... chez soi, tranquille, tout seul...
Bref, l'AppleWatch telle qu'elle est... est vachement bien réfléchie et tient compte de tous ces états de fait qui, à mon avis, sont loin de changer, ne serait-ce parce que c'est physiologique...
Maintenant, que dans quelques temps elles soient indépendantes pour le gps, je ne dis pas... Et encore, pour des cas très précis !!! qui en plus ne semblent pas rhédibitoires... Hormis juste le fait de connaître la géographie de son déplacement lors d'un footing... mais sera-ce suffisant vu sa précision hors connection avec le smartPhone !!!
Eventuellement pour passer quelques coup de fil aussi... mais les contraintes sont telles (2e abonnement, n° différent enfin j'imagine...) que je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, en tout cas en l'état !!! A voir si Apple arrive à imposer un iPhone sans carte à puce...

avatar poulpe63 | 

c'est pour ça que j'avais mis "peut-être" : et tes arguments montrent, donc, que la Watch (désolé je ne dis pas Apple Watch) est très lié à l'iphone, et par conséquent nécessite l'achat de celui-ci.

Donc, comme il semble impossible de la détacher de l'iphone, peut-être (!!) qu'elle se vendrait mieux si elle était compatible avec les Androphones.

avatar feefee | 

@xx-os :

"Tu as utilisé une Watch ? au moins... A l'usage on comprends pourquoi la Watch est dépendante du téléphone... "

Voilà !
Toute montre connectée sera vouée à dépendre du smartphone pour une bonne partie des ses fonctions et avantages , comme les notifications entre autres , sans devoir sortir son smartphone qui est devenu de plus en plus grand soit dit en passant .
Donc oui la montre est justifiée quand on voit la taille de nos smartphones !
Et comme par hasard elle sort après les iPhone 6 et 6 plus :-)
Elle fait partie de l'écosystème pensé par Apple .

Après, elle risque dans le futur d'être plus autonome pour CERTAINES fonctions , mais PAS TOUTES !
Ce sont quand même pas ce qui attendaient les grands ecrans de l'iPhone qui attendent un AW autonome ???? Ha non faut pas pousser la ! :-))

avatar Doctomac | 

Compte du succès des iPhone, des iPad mais aussi des portables Mac, la phrase :

" Apple est devenu avant tout un fabricant de mobiles"

me paraîtrait plus juste.

avatar becfin | 

Est-ce que ceux qui ne croient pas en L'Awatch sont des pessimistes sans imagination?

avatar poulpe63 | 

pessimiste, peut-être, mais sans imagination, nope.
Exemple, on peut imaginer la situation : panne de batterie sur l'iphone => Watch quasi inutilisable.
Bon, on peut imaginer un nouveau modèle qui possèderait un sorte de mode "off-line/light" en conservant certaines des ses qualités (cardio, podomètre, etc) et pas d'autres (iMessage, etc...)
Polar y arrive, donc pas de raison qu'Apple n'y arrive pas, surtout avec leur moyen...

avatar larkhon | 

je vais lancer un pavé dans la mare mais est-ce qu'une partie du succès, et du danger par conséquent, ne serait pas d'avoir réussi à fidéliser une clientèle cible qui est prête à payer cher pour renouveler son portable et/ou ajouter de nouveaux produits à son écosystème? bon on voit bien que quelqu'un qui rachète un iPhone va le vendre et éventuellement créer un nouveau client mais d'où viennent les profits? est-ce qu'Apple veut vraiment gagner plus de parts de marché ou faire plus d'argent sur sa base existante? à un moment donné cette dernière tactique rencontrera une limite...

avatar Elmediterraneo | 

Le CA d'Apple en 2025 ?

1 - iPhone
2 - Watch
3 - iPad
4 - Mac

Par contre ne sais pas si l'iPod touch existera toujours en 2025

avatar debione | 

Un peu optimiste je trouve... Il faudra en reparler dans quelques années, parceque là on voit bien le problème se profiler, à savoir qu'est ce qui poussera un acheteur a changer de smartphone?
Le problème arrive très clairement avec les ordinateurs, si dans les années 90 il y avait un bon technologique d'années en années, aujourd'hui avoir un ordinateur de 3-4ans d'âge n'est absolument pas pénalisant. Il arrivera un moment ou les avancées ne seront plus assez grandes pour donner l'envie de changer... Déjà que la majorité des gens n'arrive pas à mettre à genoux leurs smartphones, cela risque d'arriver bien plus vite que prévu. Et c'est la qu'apple avec son énorme dépendance à l'iPhone risque de se retrouver sur les talons... Ça coulera évidement pas, mais ce mur est pour dans quelques années tout au plus.

avatar NAVY7GAS | 

J'ai jamais compris comment on pouvait tolérer des marges financières aussi indécentes sous prétexte d'un pseudo statut social condescendant ; c'est d'ailleurs pour ça que j'ai arrêté d'acheter "neuf" à la source préférant le "comme neuf" sur les sites spécialisés à peine déballé, garanti.
Que ça soit Apple, Hermès ou bm, j'ai l'impression de payer une contravention.

Dans 10 ans.. Le système monétaire tel qu'on le connaît sera aboli pour un autre plus juste et équitable, un capitalisme modéré mais toujours au service de l'innovation. Mais avant que cet équilibre naisse, une révolution devra éclater la bulle qui nous emprisonne et nous empoisonne.

avatar marenostrum | 

la seule solution est le retour aux frontières. taxer à fond tous les produits d'imports, pour monter leur prix et par conséquent vendre les produits locaux qui seront moins chers. y aura du boulot pour tous.

avatar Switcher | 

@ RoboisDesBins

" une perte massive de confiance du consommateur, une déchéance progressive" genre RAM soudée ? Défaut de la couche antireflet des Mac Retina ? OS X hyoer bugué ? iPhones qui se plient ? une Apple Watch qui ne prend pas ? etc...

Ca peut être graduel, mais ces exemples ne (me) paraissent pas suffisants pour ébranler la confiance du consommateur. Tu aurais pu rajouter l'antennagate, le dustgate des écrans iMac, etc. c'est pas ce qui manque, les médias en sont friands (loupe déformante oblige).

Or, on a pas encore trouvé l'équivalent de la grippe aviaire pour Apple, au grand malheur des haters. Ca viendra peut-être (je ne leur souhaite pas) mais je comprends l'inquiétude de certains ici - à la recherche du "for the rest of us".

avatar Hiqosa | 

Petit à petit l'iPhone s'effrite. Le dernier modèle s'est vendu parce que ceux qui étaient sous Android sont venu en masse ou revenus en masse (80% d'après les chiffres)

Ce qui veut dire que les 20% restant sont ceux qui étaient déjà sous IOS.

Année après année, l'iPhone perd des PDM malgré des ventes plus qu'honorables. Pas loin de 20% en 2012 et maintenant 14,8% ...

Il faudra du temps, mais les gens ont compris que ce qu'offrait Apple en 2007 n'est plus la même chose en 2015. Quoi qu'on dise les autres constructeurs offrent bien plus pour n-bien moins cher. A part Samsung.

Apple va enfermer les gens dans iCloud qui sera le noyau du système ... mais la gratuité ne va plus exister.

Comme on le sait, les photos et les mails sont maintenant décompter du quota offert par Apple soit 5Go. Et c'est là l'astuce d'Apple : attendre que les gens aient tout mis sur iCloud et fermé le tout : on aura plus le choix comme maintenant de choisir une synchro ou pas. On av devoir synchroniser et donc payer parce que nos 5Go seront vite "bouffés" ...

Et là, les gens vont se barrer en masse. Pourquoi en achetant un téléphone je dois payer pour prendre des photos et mettre des données dedans?

De ce fait, je vois mal Apple rester avec ses 14,8% de PDM à l'avenir. Ils ont de la marge, mais la descente est bien réelle : je les vois tomber vers 5/7% de PDM dans quelques années et y rester.

Rassurer-vous, Apple gagnera encore bien sa vie ...

avatar patrick86 | 

"Petit à petit l'iPhone s'effrite. Le dernier modèle s'est vendu parce que ceux qui étaient sous Android sont venu en masse ou revenus en masse (80% d'après les chiffres)

Ce qui veut dire que les 20% restant sont ceux qui étaient déjà sous IOS."

20% de part de marché, mais 90% des bénéfices totaux de ce marché.

"Apple va enfermer les gens dans iCloud qui sera le noyau du système"

L'aspect "enfermant" d'iCloud n'est pas une fin, mais un MOYEN. Moyen de vendre plus de MATÉRIEL.

Le trôle d'iCloud est d'être une valeur ajoutée au matériel que vend Apple. Il relie les appareils de l'utilisateur, formant un "écosystème", mais n'est pas le centre du business d'Apple.

" ... mais la gratuité ne va plus exister"

Il faut croire bêtement au discours marketing pour être persuadé que iCloud puisse être gratuit.
L'offre de base "gratuite" d'iCloud est financée par la vente de matériel.

"Comme on le sait, les photos et les mails sont maintenant décompter du quota offert par Apple soit 5Go"

Les mails n'ont jamais été stockés en dehors de ces 5 Go. Ça n'était pas non plus le cas à l'époque de .mac ou MobileMe.

Photo Stream est pour le moment encore utilisable.

"Et c'est là l'astuce d'Apple : attendre que les gens aient tout mis sur iCloud et fermé le tout "

Apple n'a jamais prétendu qu'iCloud était ouvert. Pas de surprise.

"on aura plus le choix comme maintenant de choisir une synchro ou pas."

D'où sortent de telles prédictions ?

"Et là, les gens vont se barrer en masse."

Voilà très précisément la raison pour laquelle vos prédiction sont insensées : Apple n'a aucune raison de faire reposer son business sur le Cloud, alors qu'elle gagne très bien des milliards de dollars en vendant du matériel.

avatar Manu | 

Le vrai génie d'Apple c'est surtout d'avoir su lancer au bon moment des appareils qui inauguraient non seulement le meilleur usage qu'on devait en faire mais également leur facilité d'adoption.

Ce fut avec le mac avec l'interface graphique qui a permis l'adoption en masse de l'ordinateur personnel, ce fut avec l'iPod avec sa facilité d'utilisation et la possibilité d'avoir dans une poche toute sa musique.
C'est également le cas avec l'iPhone qui apporta au téléphone l'élégance du tactile, les applis.

Ce sera avec l'Apple watch si Apple trouve un usage propre à cet objet plus prêt de la personne qui la porte.

Je parie sur les applications en liaison direct avec notre corps, notre vie de tous les jours. Bref pour moi, la Watch devrait être l'objet qui nous connaitrait le mieux, et qui sera capable de nous guider dans nos choix. Bref un conseiller très proche.

Les logiciels de santé, nos gouts musicaux, cinématographiques, etc seront autant d'éléments qui lui permettront de peaufiner notre connaissance. Bref l'intelligence artificielle sur laquelle on pourra s'appuyer pour faire des choix.

Pendant des années les systèmes ont emmagasiné pas mal de données sur nous (réseaux sociaux, mails, achats internet, etc) . C'est devenu aujourd'hui une mine d'or. Je parie que la Watch est bien placée pour être l'objet permettant d'exploiter au mieux toutes ces données et ce, à notre profit.

avatar feefee | 

Concernant l'article je suis d'accord sur tout sauf , comme quelques autres , trop peu à mon goût , que l'iPhone n'est PAS JUSTE un téléphone !

Je m'explique :
Il y a quelques années , au début de l'ère numérique (MP3, photo numérique , internet ) , que faisaient les gens pour profiter de tout ça ?
Il achetaient un ...... ORDINATEUR !
On est tous d'accord j'espère sur le terme employé , c'était une grosse boîte avec des câbles partout (PC) moins de câbles et plus d'intégration pour les macs (je résume).
Donc les gens se servaient d'un ORDINATEUR pour écouter leur MP3, pour visualiser leur PHOTOS , pour consulter internet via le navigateur .

Ces mêmes personnes ou leur doubles ? Que font ils avec leur iPhone ?
Ils écoutent de la musique directement téléchargée avec .
Il visualisent leur photos directement prises avec
Ils consultent internet via des applications ou le navigateur .

Et tout ça juste avec un TÉLÉPHONE ? :-))

Donc en plus de faire tout ce qu'ils faisaient avec un ORDINATEUR , leur iPhone inclu un appareil photo et un GPS ! Donc oui c'est plus qu'un simple ORDINATEUR .

Certains associent ordinateur à production ou à boulot , c'est bien évidemment faux !

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