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En changeant la licence de CUPS, Apple poursuit sa purge anti-GPL

Anthony Nelzin-... | | 12:30 |  30

Le code source de CUPS, le système d’impression utilisé par macOS et la plupart des distributions GNU/Linux, est désormais distribué selon les termes de la licence Apache version 2.0. Ce que cela changera dans votre quotidien ? Absolument rien. Mais cela change tout pour Apple, qui cherche à se débarrasser de la licence GNU GPL.

Après deux ans de développement, Michael Sweet a publié la première version de CUPS en 1999. À l’époque, il avait choisi de distribuer son code source selon les termes d’une licence GNU GPL v2 agrémentée de quelques clauses supplémentaires. Cette possibilité de « double licence » est explicitement permise par la licence GNU GPL v2, à condition que les clauses additionnelles prennent la forme de permissions plutôt que de restrictions.

Immédiatement adopté par de nombreuses distributions GNU/Linux, CUPS est devenu le serveur d’impression de macOS en 2002. Apple a embauché Michael Sweet en 2007 : il continue à travailler sur CUPS, mais essentiellement seul, et parfois à rebours des besoins du monde GNU/Linux. Pour autant, le code source de CUPS est toujours distribué selon les termes de la licence GNU GPL v2 « augmentée ». Or depuis plusieurs années, Apple abandonne tous les projets sous licence GNU GPL, même s’il s’agit de composants aussi importants que le serveur Samba ou le compilateur GCC.

La firme de Cupertino tient d’abord à éviter les mises à jour vers la licence GNU GPL v3, qui oblige la distribution de « toutes les informations et toutes les données nécessaires » à la modification du code sur les appareils (y compris les clefs et signatures protégeant les fondations de macOS), et impose la concession des « licences de brevets nécessaires à l’exercice des droits » que confère la licence (et empêche donc la commercialisation de licences FRAND). Apple tient aussi à lever toute incertitude juridique autour des doubles licences (dont l’étendue n’est pas toujours clairement définie) et des licences copyleft comme la licence GNU GPL (qui interdit le mélange de licences « incompatibles » dans un même projet).

Du point de vue d’Apple, la licence Apache est plus flexible : sans remettre en cause les quatre libertés du logiciel libre, elle prend en compte les marques déposées et les brevets, et permet de mélanger différentes licences dans un même projet. Le changement de licence de CUPS pourrait toutefois entraîner quelques instabilités dans le monde GNU/Linux : du code distribué selon les termes de la licence Apache v2 peut être combiné avec du code distribué selon les termes de la licence GNU GPL v3, mais pas avec du code distribué selon les termes de la licence GNU GPL v1 ou v2.

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30 Commentaires Signaler un abus dans les commentaires

avatar Moonwalker 14/11/2017 - 13:06 (edité)

Voilà une bonne chose.

avatar debione 14/11/2017 - 13:37

Cela me fait plus penser à une restriction qu'à une ouverture... Du coup, j'ai rien compris, ou c'est une bonne chose ( s'entend en quoi?)

avatar Moonwalker 14/11/2017 - 14:18

La licence Apache est plus libre que la GPL. Elle ne pose aucune restriction à l’utilisation du code.

C’est dans la logique générale d’Apple d’éjecter la GPL de macOS.

La GPL est une licence a but politique. Je ne dis pas cela dans un sens péjoratif. Les objectifs de Stallman sont clairement politiques – et ils sont justes pour une bonne part. Il a inventé la propriété collective du code pour faire face à la privation du code qu’il a vu se mettre en place progressivement au MIT.

Mais tout le monde ne veut pas faire de politique et tout le monde n’est pas satisfait de se faire embrigader de force.

La licence Apache, petite sœurs de la licence BSD, ne fait pas de politique. Tu peux modifier le logiciel et le publier le code ajouté/modifié sous une autre licence, ou ne rien publier du tout.

Dans le monde de l’informatique, le pragmatisme fait que le code issu d'Apache ou BSD est quand même publié, sous licence Apache ou BSD. Parce que ce qui fait avancer le schmilblick, ce n’est pas la politique mais le partage.

Lire : http://www.informit.com/articles/article.aspx?p=1390172



avatar RyDroid 14/11/2017 - 23:02 (edité)

> Mais tout le monde ne veut pas faire de politique et tout le monde n’est pas satisfait de se faire embrigader de force.

Vouloir avoir la possibilité de mettre fin à un bien commun, c'est politique, même ça ne change rien dans ce cas (puisqu'Apple qui a le droit d'auteur sur le code pouvait directement mettre les futures versions sous une licence privatrice). Ne plus forcer légalement à accorder les 4 libertés, c'est politique. Vouloir faire du pognon, c'est politique. Une action n'a pas besoin d'être revendiqué comme politique pour l'être.

> La licence Apache, petite sœurs de la licence BSD, ne fait pas de politique. Tu peux modifier le logiciel et le publier le code ajouté/modifié sous une autre licence, ou ne rien publier du tout.

La GPL n'oblige légalement à distribuer le code source que s'il y a un usage non privé. La licence Apache 2.0 oblige légalement à l'attribution, il est donc illégal de passer de la licence Apache 2.0 à la Creative Commons 0, à moins d'avoir les droits d'auteur. De plus, comme dit dans l'article, pour au moins une autre raison, la licence Apache 2.0 est incompatible avec la GPLv2.

> Parce que ce qui fait avancer le schmilblick, ce n’est pas la politique mais le partage.

Partager ou pas quelque chose est politique. Souhaiter l'efficience économique selon les critères du système économique actuel est politique. Le statu-quo est politique, les gens qui adoptent ce point de vue sont conservateurs.

avatar Moonwalker 15/11/2017 - 00:43 (edité)

La licence Apache ne met en aucun cas fin à vos sacro-saintes « 4 libertés ». Par contre, elle n’oblige à rien concernant le code ajouté.

« Forcer » et « liberté » ça ne va pas ensemble et c’est cela qui coince le plus avec les thuriféraires de la GPL.

Non. Ce n’est pas politique, c’est éthique. À l’origine les logiciels étaient libres et copyfree. C’est devenu une affaire politique à partir du moment où sont apparus les logiciels privatifs. Le jour où un fabriquant d’imprimante a empêché Richard Stallman de modifier le pilote foireux de son imprimante au MIT. Là, c’est devenu politique.

Et bien il y en a qui veulent rester en dehors de la politique. Ils disent « voilà le code et faites-en ce que vous voulez ». Et ça marche. Et c’est bien ça qui vous emmerde et c’est pour cela que vous voulez en faire une question politique.

Ce sont les gens comme vous qui desservent le plus la cause du logiciel libre. On dirait une bande maoïstes.

Voire même du George W. Bush : vous n’êtes pas pour la GPL alors vous êtes contre la GPL.

avatar RyDroid 15/11/2017 - 03:34

> La licence Apache ne met en aucun cas fin à vos sacro-saintes « 4 libertés ».

Oui, mais elle ne force pas à les accorder.

> « Forcer » et « liberté » ça ne va pas ensemble et c’est cela qui coince le plus avec les thuriféraires de la GPL.

La GPL force à ne pas restreindre la liberté de tierces parties. La liberté s'arrête là où commence celle des autres. La liberté d'oppresser, c'est la liberté de restreindre celle des autres. Je suis pour la liberté pour tous et toutes, sans la laisser sous l'épée de Damoclès des dominants et dominantes.

> Non. Ce n’est pas politique

Ça a avoir avec l'organisation sociale, c'est donc pour moi politique.

> C’est devenu une affaire politique à partir du moment où sont apparus les logiciels privatifs.

Je ne pense pas. À ce moment, je pense qu'il y a eu plus d'un camp par la pratique, ce qui a poussé à penser la chose.

> Et bien il y en a qui veulent rester en dehors de la politique. Ils disent « voilà le code et faites-en ce que vous voulez ».

Ils ont de vouloir rester en dehors de "la politique". Mais je pense qu'ils en font, non expressément et inconsciemment.

> ça qui vous emmerde et c’est pour cela que vous voulez en faire une question politique.

Tant que c'est du logiciel libre, ça ne m'emmerde pas. En fait, ça le pourrait mais pour d'autres raisons (sexisme, xénophobie, racisme, spécisme, etc).

> Ce sont les gens comme vous qui desservent le plus la cause du logiciel libre.

C'est bien souvent les militants et militantes les plus engagé·e·s qui déversent leurs causes (les "fémi-nazies", les "vegan extrémistes", etc), d'après bon nombre de leurs détracteurs et détractrices en tout cas.

avatar totoguile 14/11/2017 - 13:15

petite question: pour changer de licence il faut que tous les développeurs soient d'accord ?
Il n'y a plus que du code Apple dans CUPS ? comment on-t-ils procédé au changement ? vote au sein de la communauté ?

avatar Moonwalker 14/11/2017 - 14:27

Il n’y a que du code Apple dans CUPS et Apple possède le copyright. Elle en fait ce qu’elle veut.

C’était déjà le cas à l’époque de Easy Software Products.

https://github.com/apple/cups/blob/master/CONTRIBUTING.md

avatar C1rc3@0rc 15/11/2017 - 08:22 (edité)

@totoguile

Il faut etre honnete sur le sujet: peu de gens comprennent, voire meme savent, ce que sont les notions de libre, d'opensource et encore moins les implications des differentes licences.

Pour commencer par repondre directement a l'objet de ta question: un logiciel sous licence GPL n'est pas un logiciel communautaire. Il y a un auteur (personne physique ou morale) qui detient la propriete.
Une licence opensource ne rend pas le soft gratuit, modifiable, redistribuable, libre de droits... c'est une licence, donc c'est restrictif et cela assure les droits de l'auteurs et la notion de propriete.

Pour aller un peu plus loin, sans faire trop compliqué, il faut comprendre d'ou vient l'opensource et les licences "libres".

L'histoire est indisociable de Microsoft, et meme si MS n'est pas l'origine du Mal, la societe a donné une dimension imperieuse au developpement des licences et a ete la source de l'extraordinaire complication actuelle...

Historiquement, la vente de logiciels a ete la vente du texte dans le langage de programmation qui devait s'executer sur une machine. Donc si on achetait un logiciel, on achetait son code source, mais avec le droit d'execution et de modification, pas celui de le redistribuer...

Microsoft a construit son activité en vendant le soft sous la forme excecutable (compilé pour une machine specifique), mais sans le code source. Cela n'a pas changé grand chose dans le principe de licence hormis le fait qu'il est devenu illegal d'analyser le programme et de le modifier.

Cette façon de faire pose beaucoup de problemes et le premier d'entre eux c'est le fait que l'information devienne irrecuperable hors du soft: c'est l'incompatibilité avec les notions d'interoperabilité et de survie de l'information.

Il faut comprendre que l'informatique c'est la science et la technologie qui s'occupe de la gestion de l'information. L'information c'est la connaissance, et la connaissance c'est un facteur de survie et de developpement principal chez l'humain.
L'approche de Microsoft menace directement la survie et le developpement humain en rendant l'information ephemere et irrecuperable.

Comme Microsoft est apparu comme l'avenir de l'informatique commerciale, des chercheurs, philosophe et juristes ont compris qu'il fallait "sauver" l'humanité de ce desastre en premettant un developpement economique autour du logiciel. C'est la qu'arrivent l'opensource et les licences autour.

L'idee de fond c'est de sauver l'interoperabilité et la perenité des données. Pour cela il n'y a qu'une possibilité c'est de rendre obligatoire la publication du code source des logiciels. Mais il faut le faire en garantissant que l'auteur conserve la proprieté et les droits sur le logiciel. Opensource oui, mais pas perte de proprieté et ce n'est donc pas de la mise en domaine public!

Tout un tas de gens tres intelligents ont alors elaboré des licences permettant de concilier les interets de l'humanité et ceux de l'industrie.
Ça aurait pu etre simple s'il n'y avait eu la question de l'obsolescence programmée et les fonctions cachees.
Le modele de Microsoft repose sur le principe de croissance continue et la dimension monopolistique. Le moyen de tenir le client c'est donc de rendre l'information perissable et irrecuperable si on ne paye pas regulierement...

Donc ont a deux interets divergents et un modele de licence qui doit concilier l'inconciliable...
Dans les faits, la GPL est la meilleure licence, d'un point de vue de l'interoperabilité. Mais du point de vue du modele de Microsoft (qui est celui d'Apple aujourd'hui) elle est inacceptable.

Donc pour eviter que l'industrie ne rejete totalement la publication du code, il y a des licences qui permettent de publier une partie du code source tout en gardant fermées d'autres parties. C'est la politique du "moins pire". La licence Apache permet cela.

avatar Moonwalker 15/11/2017 - 10:33

Non. Tout cela commence bien avant Microsoft, dans les années 70 et dans les facultés américaines. « ils » n’ont pas attendus Bill Gates pour fermer le code.

Microsoft n’est que le grand bénéficiaire du système des logiciels privateurs dans les années 90. Il n’en est pas l’initiateur.

J’ai évité d’aborder dans mes commentaires la notion d’Open Source parce qu’ici on ne parle que de logiciels libres. Un logiciel sous licence Apache est un logiciel libre au sens de la FSF.

La question n’est pas l’interopérabilité, elle peut très bien être assurée par un logiciel non libre. La question est celle des libertés. Et là je rejoins parfaitement Oomu et RyDroid. Pas de la liberté du logiciel mais bien de celle des hommes.

La question du logiciel libre est une affaire politique, voire même de civilisation.

Je vous conseille de lire la biographie de Richard Stallman, bien plus instructive que celle de Steve Jobs.

avatar C1rc3@0rc 16/11/2017 - 15:27 (edité)

@Moonwalker

«Non. Tout cela commence bien avant Microsoft, dans les années 70 et dans les facultés américaines. « ils » n’ont pas attendus Bill Gates pour fermer le code.»

C'est bien ce que j'ai ecrit: l'Origine du Mal n'est pas Microsoft... mais c'est bien MS qui a ete le catalyseur du probleme. Et MS a bien commencé ces exactions avant les annees 90... meme avant DOS... donc au debut des annees 70!!!

On peut aussi tenter de remonter aux Bell's lab et la fermeture d'Unix pour l'histoire si on veut etre un pur, mais il n'etait question que de magouilles entre firmes en relations avec l'armee... le probleme se posait certes, mais pas dans la meme empleur qu'a la fin de l'ere de la mini et l'emergence de la micro-informatique...

«La question n’est pas l’interopérabilité, elle peut très bien être assurée par un logiciel non libre. »

Oh que si c'est bien l'interoperabilité et la perenité de l'information.

Si un soft proprietaire et ferme peut divulguer son format de données, c'est une possibilité, ce n'est pas une garantie. Et le format de donnees publié peut etre une version d'un format, le soft pouvant utiliser plusieurs formats - dont des temporaires, suivez mon regard - et l'utilisateur peut etre motivé a ne jamais utiliser le format publié - suivez mon regard - ...
La seule garantie de pouvoir relire une donnee c'est de connaitre le source du programme et comment la données y est structurée!!!

Apres, avoir le source pour comprendre le fonctionnement d'un programme on s'en fout globalement! Comment une base de données fait pour retrouver une information dans une masse c'est une technique... ça n'a pas d'importance. Dans 10 ans on aura probablement des algorithmes plus performants que ceux actuels... tournant sur des processeurs differents de ceux d'aujourd'hui...

Par contre, si on ne sait pas sous quel format est empaqueté l'information, la ça devient problematique, parque meme si on a des super algo pour acceder a des masses de données, si on ignore la forme de la donnée, ils serviront a rien.
Le probleme est le meme aujourd'hui avec l'abonnement: si l'utilisateur paye pas il perd l'acces a ses données, et c'est ça la base du racket qu'est l'abonnement.

On peut retorquer, que le soft libre permet d'avoir acces aux algo, savoir si le soft planque pas des fonctions d'espionnage,... etc...

Et la je dis, non.
Les algo sont publiés dans les brevets et les theses.
La securité, on l'a vu avec les saletes planquées dans les protocoles libres type Heartbleed, opensource ou pas ça change rien, seul l'audit du soft(executable) permet d'en garantir sa securite.
Plus pervers encore, un soft libre verra son code audité et passer, alors que l'executable lui peut etre caviarde a mort... donc c'est bien le soft qu'il faut auditer, pas son source dans ce cas la.

«La question du logiciel libre est une affaire politique, voire même de civilisation.»

oui et quand j'ecris :Il faut comprendre que l'informatique c'est la science et la technologie qui s'occupe de la gestion de l'information. L'information c'est la connaissance, et la connaissance c'est un facteur de survie et de developpement principal chez l'humain.

En quoi cela s'oppose a ce que tu dis?

avatar zoubi2 14/11/2017 - 13:34 (edité)

Pour un povmec comme moi, c'est clair comme un tas de boue... :-)

avatar Moonwalker 14/11/2017 - 13:54

Licence GPL : utiliser le code entraine des obligations sur le nouveau code créé dans le cadre d’utilisation du logiciel.

Licence Apache : utiliser le code n’entraine pas d’obligations sur le nouveau code créé en lien avec le logiciel.

Apple a libéré CUPS du logiciel « Libre ».

Avantage : utilisation plus simple de CUPS avec des logiciels propriétaires gérant des appareils.

avatar zoubi2 14/11/2017 - 15:19

Merci M'sieur :-)

avatar byte_order 14/11/2017 - 16:41 (edité)

C'est une utilisation assez libre du verbe "libérer" que vous faites là.

La licence LGPLv2 donnait déjà cette liberté d'utiliser CUPS depuis des logiciels propriétaires, les premières preuves étant macOS et iOS.

avatar Moonwalker 14/11/2017 - 18:22

C’est que du côté de la GPL on a une définition assez particulière de la liberté.

Et la question ne s’est jamais posée à partir du système (qui est un Unix), même avant qu’Apple n’acquiert CUPS, mais bien des matériels que le système d'impression doit gérer.

Rappel : Darwin est sous licence libre (APSL).

Juridiquement, la licence Apache offre plus d’assurances qu’une GPL procédurière.

L’opposition entre les deux licences est sur la notion de copyleft (GPL) et copyfree (Apache, BSD).

Apple préfère mettre ses projets en copyfree. Elle a fait ainsi lorsqu’elle a libéré l’alac ou publié Swift, et c’est maintenant au tour de CUPS.

Dans la pratique, ça ne change rien. Apache 2.0 est compatible avec la GPLv3, elle est même préférable à la LGPLv2 selon la FSF.

avatar RyDroid 14/11/2017 - 23:09

> Apache 2.0 est compatible avec la GPLv3, elle est même préférable à la LGPLv2 selon la FSF.

Source(s) ?

https://www.gnu.org/licenses/license-list.fr.html#apache2

> La clause de fin de brevet est une bonne chose, c'est pourquoi nous recommandons la licence Apache 2.0 pour les programmes de taille importante, de préférence aux autre licences permissives (laxistes).

La FSF a écrit que la licence Apache 2.0 avait une bonne clause que la GPLv2 n'a pas et qu'elle préférait la licence Apache 2.0 par rapport aux licences permissives (que certains appellent "copyfree"). La FSF publie tous les logiciels qu'elle a produit sous des licences avec copyleft et elle n'a produite que des licences avec copyleft. Il me parait donc loin d'être évident qu'elle préfère la licence Apache 2.0 à la LGPLv2, même si l'hypothèse ne peut être totalement écartée.

avatar Moonwalker 15/11/2017 - 00:20

J’ai écris « préférable » pas « elle préfère ».

La nuance peut vous paraître subtile. Elle ne l’est pas en bon français.

avatar DarthThauron 17/11/2017 - 20:36 via iGeneration pour iOS

@Moonwalker

Libérer du libre... bref vive la dictature commerciale. Qu'est ce qu'il ne faut pas lire de stupide ici...

avatar NerdForever 14/11/2017 - 21:49 via iGeneration pour iOS

Ça sent surtout le beau merdier ... l'avenir s'obscurcit de plus en plus pour les utilisateurs apple... mais on va leur colorer un beau ciel bleu ... sous licence...

avatar Moonwalker 15/11/2017 - 00:22

Ben non. Ça ne change rien sur macOS ou CUPS bénéficiait d’une exception à la licence LGPLv2.

avatar C1rc3@0rc 15/11/2017 - 08:46 (edité)

@NerdForever

Apple adopte de plus en plus les travers de Microsoft.
Et le probleme n'est pas que de la responsabilité d'Apple, derriere il y a les problemes des brevets a l'americaine qui favorisent le travail des patent trolls.

avatar Moonwalker 15/11/2017 - 10:46

N’importe quoi.

Apple publie une grande partie de ses travaux sous une des licences les plus permissives qui soit.

Que ça ne plaise pas aux hérauts de la GPL, on peut l'admettre, mais qu’on compare cela à la politique de Microsoft, c’est ne rien comprendre au sujet.

Le but d’Apple est de faire adopter ses technologies par le plus grand nombre, même avec le logiciel « privateur ».

Le code de Darwin est sous licence APSL. Cette licence a été rédigée par Apple avec l’aide de la FSF.
http://www.gnu.org/philosophy/apsl.fr.html

Il faut arrêter avec ce tropisme anti-Microsoft.

avatar C1rc3@0rc 16/11/2017 - 15:46

Microsoft aussi publie et contribue beaucoup (plus qu'Apple) a l'Opensource... Tout comme Oracle!!!

Pour autant sont ils respectueux du principe du libre... bon y en a qui sont deja en train de se rouler par terre en lisant cela...

Le fait est que l'Opensource est devenu incontournable, toutes les entreprises commerciales ont fini par y ceder, mais en partie seulement... Et c'est comme laisser la voiture ouverte, mais en enlevant le moteur!!!
Faut pas se leurrer, pourquoi des boites aussi arqué sur le monopole que MS ou Oracle font de l'Opensource et pourquoi Apple, la Grande Muette, Parano Firm, La boite de la Silicon Valley qui ne parle pas aux autres et interdit systematiquement a ses employés d'aller discuter avec ceux des autres boites du coin, alors que c'est justement le fondement de la silicon valley (faut ecouter L.Julia sur le sujet...)... pourquoi ces modeles de fonctionnement occultes font de l'Opensource: pour une question de pognon. C'est tout.
Quand il veulent fermer, ils ferment, tout est prevu!

Le code de Darwin est en licence libre... normal, la quasi totalité de Darwin repose sur du code libre.
Pourquoi Apple n'a pas adopté la GPL pour Darwin... parce que ça l'aurait empeche de pouvoir planquer ce qui devait etre planqué.
Faut pas aller chercher plus loin.

«Le but d’Apple est de faire adopter ses technologies par le plus grand nombre, même avec le logiciel « privateur ».»

MDR!
Ça a peut etre ete le cas a une epoque, mais depuis des annees le but d'Apple c'est pas de diffuser ses techno au plus grand nombre, c'est de faire les meilleures marges en faisant payer le tarif le plus elevé a la population la plus riche.
Apple a toujours vecu avec 5% - 10% de PDM, le modele est au point !

Si Apple avait voulu faire adopter ses techno, par exemple le protocole et le format de Facetime aurait ete publié en Opensource... comme c'etait annoncé a l'origine. C'est un exemple parmi une foule d'autre.

Apple aujourd'hui c'est MS des annees 90. Et tu peux me croire, ça me fait mal de devoir constater cela.

avatar DarthThauron 17/11/2017 - 21:33 via iGeneration pour iOS

@C1rc3@0rc

Oui je suis d'accord... Comme ancien utilisateur Apple mac depuis 1992, Apple a remplacé Microsoft dans le côté nuisible de l'informatique... en fermant de plus en plus sa plateforme mac au sens propre comme figuré, en faisant surfacturer un hardware qui est dépassé en se réfugiant dans un design qui s'est banalisé et un OS qui a perdu son âme en se gadgétisant... Apple est devenu une pompe à fric bling bling...

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