iTunes : 10 ans !

Anthony Nelzin-Santos |
Ce 9 janvier, iTunes fête ses 10 ans. 10 ans d’une petite histoire qui suit celle du renouveau d’Apple, de Mac OS 9 à iOS, de l’iPod à l’iPad en passant par l’iPhone. 10 ans d’évolution et de révolutions, celle du marché de la musique, celle du podcasting, celle des applications. Alors que tout semble indiquer que le prochain terrain de jeu sera le nuage, iTunes explosera-t-il bientôt, pour le bonheur de ceux qui pensent qu’il n’est plus qu’une usine à gaz ?

D’Audion à iTunes
La première version d'iTunes est donc sortie le 9 janvier 2001, mais ses origines sont bien plus anciennes. La fin des années 1990 correspond à une explosion des usages de l'Internet, parmi lesquels on trouve l'échange de fichiers musicaux au très populaire format MP3. Sur Mac, on peut lire ces fichiers avec plusieurs programmes, mais deux sortent du lot : SoundJam MP, lancé mi-1998 par Casady & Green, et Audion, lancé un an plus tard par Panic. Les deux logiciels avaient leurs fans invétérés (tout le monde sait qu'Audion était de toute façon le meilleur), chaque équipe de développement répondant à l'autre.

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Audion 3 (la toute dernière version d'Audion) sous Mac OS 9


Quelques jours après la sortie d'Audion, Cabel Sasser, le co-fondateur de Panic, envoie un courriel à Steve Jobs pour lui présenter son logiciel. Quelques semaines plus tard, c'est Charles Wiltgen qui lui répond : celui-ci est alors en charge des relations avec les développeurs pour les technologies QuickTime. « J'aimerais parler avec vous du futur d'Audion » annonce-t-il : en plein développement de Mac OS X, Apple est à la recherche d’un lecteur musical.

Mais le géant de l’Internet AOL aussi s’intéresse à ce segment : il vient de s’offrir Nullsoft pour 86 millions de dollars. Nullsoft, la société de Justin Frankel, qui édite Winamp, le logiciel musical par excellence, un des plus anciens, et celui qui a lancé la révolution MP3. AOL, qui prend le virage musical en multipliant les annonces et les acquisitions, cherche un lecteur pour Mac.

C’est Panic qui reçoit un coup de fil, mais Sasser a une exigence : pour battre SoundJam, Audion doit rester Audion, et Panic doit rester Panic. Les discussions prennent du temps ; Apple a entre-temps présenté Mac OS X et son spartiate Music Player. La firme de Cupertino programme un nouveau rendez-vous avec Sasser pour juin 2000, mais elle prend vent des tractations entre Panic et AOL. Le mal est fait : Apple se tourne alors vers SoundJam.

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SoundJam, l'ancêtre d'iTunes


Deux de ses développeurs, Bill Kincaid et Dave Heller sont embauchés par Apple, qui avait déjà engagé Jeff Robbin, un autre développeur de SoundJam. La firme de Cupertino achète les droits sur SoundJam à Casady & Greene, avec une clause de confidentialité de deux ans. Le 9 janvier 2001, à la Macworld Expo San Francisco, Steve Jobs présente iTunes.

Très vite, les utilisateurs découvrent le pot aux roses : les ressources d’iTunes montrent qu’il est en grande partie basé sur SoundJam. Apple ne l’a pas particulièrement caché, SoundJam transpirant des boîtes de dialogue à certains comportements en passant par les effets visuels. Heller et Robbin auraient fourni le plus gros effort de développement, mais le fait est là : encore aujourd’hui, iTunes contient du code dont les premières lignes ont été écrites en 1998.

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iTunes 1.1 et son icône à trois croches


iTunes a plusieurs avantages sur la concurrence, à commencer par son interface. L’aluminium brossé commence à s’imposer sur Mac OS 9 grâce à QuickTime ou Sherlock, et la combinaison de la barre latérale, du champ de recherche et des trois colonnes (genre, artiste, album) pour naviguer dans une fenêtre est saluée par les premiers testeurs.

Il est le premier à combiner importation et gravure d’un CD de manière intégrée, avec support du MP3, à l’heure où l’iMac est doté d’un graveur DVD et où la publicité « Rip, mix, burn », tant appréciée des labels musicaux, passe en boucle à la télévision. Enfin, il est gratuit, alors que ses concurrents valent une trentaine de dollars.



En mai 2001, Casady & Greene annonce l’arrêt la distribution de SoundJam. La société ferme ses portes en juillet 2003 : iTunes est alors devenu un phénomène mondial.

2001-2003 : de l’iPod à l’iTunes Store
2001 a été une grosse année pour Apple, qui a patiemment posé ses pions : iTunes en janvier, Mac OS X en mars, l’iPod le 23 octobre. Le trio forme la machine qui a sorti Apple de l’impasse et l’a remis sur le devant de la scène.

iTunes n’est pas intégré à Mac OS 9, mais il l'est à Mac OS X 10.0 (24 mars 2001), dans sa version 1.1, que vous pouvez toujours télécharger. Il faut attendre deux mois pour qu’elle soit disponible dans une autre langue que l’anglais, en l’occurrence le français, l’allemand, l’italien, le néerlandais, l’espagnol et le japonais.

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iTunes 1.1


iTunes devient vite assez populaire parmi les Mac-users. Lorsque Steve Jobs dévoile l’iPod le 23 octobre 2001, il présente avec lui iTunes 2.0, qui devient son logiciel compagnon. On peut alors stocker un maximum de 32.000 morceaux dans iTunes, alors que l’iPod peut contenir jusqu’à 1.000 morceaux. Le transfert s’effectue par le biais d’un port FireWire en une dizaine de minutes. iTunes n’étant disponible que sur Mac OS, l’iPod n’est pas compatible avec Windows.

À l’époque, la presse accueille donc l’iPod assez tièdement, la possibilité de graver des CD MP3 retenant beaucoup plus l’attention par les questions qu’elle soulève chez les majors. iTunes 2.0 accueille aussi un égaliseur et la lecture en fondu.

Malgré le discours que développera Apple pour éviter les autorités de la concurrence, le lien entre succès d'iTunes et succès de de l'iPod est évident


iTunes va connaître quatre mises à jour mineures. La 2.0.3 supporte le Rio One MP3 : on l’a depuis oublié, mais les premières versions d’iTunes supportaient aussi bien l’iPod que d’autres baladeurs, les intégrant dans la barre latérale et permettant leur synchronisation.

iTunes permet de suivre les évolutions d’Apple. La 2.0.4 étant la dernière disponible pour Mac OS 9, c’est une page qui se tourne avec iTunes 3, qui requiert, à l’été 2002, Mac OS X 10.1.4. Il intègre les livres audio d’Audible, les listes de lecture intelligentes et un correcteur de son.

Mais la première franche évolution d’iTunes remonte au 28 avril 2003 avec l’arrivée de l’iTunes Music Store. La légende veut que lors des tractations avec les maisons de disque, Steve Jobs ait argué qu’iTunes ne représentait qu’un risque minime, puisqu’il n’était disponible que sur Mac OS X, avec une part de marché minuscule (il compte alors 13 millions d’utilisateurs). Nous sommes alors aux heures dorées de Kazaa.

L’objectif est pourtant clair : certes, réduire le piratage, mais comme l’avouait alors Phil Schiller, vendre plus d’iPod, et donc vendre plus de Mac. L’utilisation de DRMs a toujours été ambivalente : elle permet certes de freiner le piratage en limitant l’utilisation du fichier (à trois ordinateurs dans le cas d’Apple, limite qui sera ensuite portée à cinq), mais elle verrouille aussi une boutique à un appareil. La DRM d’Apple n’était donc pas forcément Fairplay.

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L'iTunes Store dans iTunes 4


Mieux encore : six mois après sa sortie, iTunes 4 est mis à jour en 4.1 et débarque sur Windows. L’iPod 3G, sorti en même temps qu’iTunes 4 avec sa molette tactile et son connecteur dock 30 broches qui vient remplacer le port FireWire s’ouvre donc à un public bien plus grand, comme le fait l’iTunes Music Store. Port propriétaire, magasin propriétaire, logiciel propriétaire : Apple est désormais à la tête d’un écosystème entièrement intégré — et iTunes en est le fer de lance.

2003-2010 : un empilement de fonctions ?
De 350.000 morceaux vendus le premier jour, l’iTunes Music Store atteint les 100 millions à l’été 2004. La boutique d’Apple, qui vend 50 millions de morceaux par mois, atteint le demi-milliard le 18 juillet 2005. 1.033 jours après son lancement, le 23 février 2006, la barre du milliard est franchie : pour avoir acheté Speed of Sound de Coldplay, Alex Ostrovsky (16 ans) reçoit un coup de fil de Steve Jobs, qui lui offre alors dix iPod, un iMac, 10.000 $ de bon d’achat sur l’iTMS, et une bourse d’études à son nom à la prestigieuse Juilliard School.

Le calendrier des mises à jour d’iTunes s’aligne désormais avec la sortie des iPod et la disponibilité de nouveaux contenus. iTunes 5 (septembre 2005, iPod nano 1G) abandonne l’aluminium brossé pour un look un peu plus Aqua. iTunes 1.0 avait abandonné les skins d’interface de SoundJam, et ce sont pourtant les évolutions de l’interface du lecteur musical d’Apple, une nouvelle à chaque mise à jour, qui seront désormais scrutées. Cette version améliore le moteur de recherche d’iTunes et la fonction Shuffle : les bibliothèques, qui peuvent désormais être de taille illimitée, grossissent en même temps que l’iTunes Music Store, qui compte désormais 2 millions de morceaux, et s’enrichit chaque mardi.

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ITunes 5 n’a pourtant été qu’une version de transition : à peine deux mois plus tard, c’est une évolution du contenu du Store qui a dicté l’apparition d’iTunes 6. L’iTunes Music Store accueillait en effet séries TV et courts métrages, tous issus du catalogue Disney (Pixar et ABC) : le lecteur musical devenait lecteur multimédia en permettant de lire les films, éclipsant ainsi un QuickTime vieillissant.

Cet alignement entre évolution du contenu, évolution de la gamme iPod et évolution du logiciel va perdurer : iTunes 7 (septembre 2006) correspond à l’arrivée des films sur ce qui s’appelle désormais l’iTunes Store, et peut désormais gérer les jeux pour iPod. Son interface est à nouveau revue et intègre Cover Flow, affichage conçu par Andrew Coulter Enright qui sera aussi inclus dans l’iPhone (janvier 2007) puis Mac OS X Leopard (juin 2007).

Alors que c’est iSync qui a toujours été utilisé pour la synchronisation des téléphones sous Mac OS X, c’est iTunes 7.3 qui se charge de l’activation et de la synchronisation de l’iPhone (juin 2007). Deux nouvelles catégories apparaissent dans la barre latérale, suivant les évolutions du Store : iTunes U (podcasts éducatifs) et sonneries.

L’App Store n’a pas donné lieu à une nouvelle version majeure : iTunes 7 a fait de la résistance en tenant deux saisons. iTunes 8 a apporté Genius, la vue en grille, une nouvelle interface de gestion des podcasts, une meilleure gestion des applications iPhone, les séries en HD.

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L'App Store dans iTunes 7… sous Windows


iTunes 9 ? Une nouvelle interface, mais surtout un tout nouvel iTunes Store dans lequel on navigue désormais avec WebKit (et sans panier d’achat), le moteur de Safari, sans même parler des iTunes LPs des iTunes Extras et du partage à domicile. iTunes 10, en plus d’à nouveau apporter des modifications d’interface, a intégré Ping, le réseau social d’Apple. Sa nouvelle icône signe la mort du CD : Apple est désormais le plus grand vendeur de musique dans le monde, tous supports confondus. Mais elle avoue aussi qu’iTunes n’est plus tout à fait ce qu’il était, au point qu’on a même évoqué un changement de nom.

Au fil des années donc, Apple a ajouté des fonctions à ce qu’il convient d’appeler le véritable hub numérique de la firme. Pierre angulaire de sa stratégie multimédia, iTunes est devenu un petit OS à lui tout seul, gérant iPod, iPhone, iPad et autres Apple TV, morceaux de musique, podcasts, films, séries TV, applications et radios.

iTunes
iTunes 10


Trop lourd ? Peut-être : il doit porter l’héritage de dix ans d’évolutions, mais est en ce sens un véritable témoin de la renaissance d’Apple, dont le nom est désormais sur toutes les lèvres. En devenant une interface aux contenus et aux contenants, il a déplacé le centre du hub numérique : il est le serveur d’un écosystème intégré, verrouillé autrefois par la musique, aujourd’hui par les applications.

Alors qu’iPhone, iPod touch et iPad peuvent aujourd’hui être autonomes, Apple refuse de tout à fait couper le cordon avec la version Mac et Windows d’iTunes. Pourtant, les appareils iOS disposent de leur propre accès à l’iTunes Store et à l’App Store — mais la consultation des médias est cloisonnée par type (musique, vidéos). Le passage par iTunes a également ses avantages (activation, sauvegarde forcée, mises à jour).

La transition imparable d’Apple vers le nuage pourrait peut-être signifier la décentralisation d’iTunes, qui pourrait assumer son rôle de serveur en sortant de nos ordinateurs et en assurant streaming musical, de vidéos, sauvegarde et mise à jour over-the-air. iTunes serait dissous pour mieux triompher : il deviendrait l’essence même des appareils Apple.
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avatar Etienne000 | 
Anthony , bravo pour cet article , continue ainsi !
avatar Mr Bob | 
Il y a des p'tites erreurs concernant les chiffres des ventes de morceaux sur l'ITMS. Mais j'suis sur le cul pour le millionième morceau acheté. La classe, quel cadeau !! 10 iPods, un iMac, 10 000$ sur l'iTS, le mec doit toujours avoir un crédit sur son compte iTunes aujourd'hui ! Et surtout le financement de ses études … C'est énorme ! Essayons d'imaginer ce qu'iTunes sera dans 10 ans ! Vu les présentes évolutions, et vu que l'évolution est exponentielle, ça risque d'être quelque chose d'ici 10 ans, j'aimerais bien y jeter un coup d'oeil :)
avatar xonotor | 
Article intéressant pour la jeune génération actuelle qui était trop jeune pour vraiment faire attention à tout cela et dont je fais partie. En un mot : merci ! ;)
avatar Ralph_ | 
Excellent article! HB iTunes, tu es peut être une machine à gaz pour certains, moi je t'adore car tu me permets de ranger ma musique comme jamais et d'en profiter un maximum (sur PC avec WMP à l'époque, toutes mes musique était sur disque externe, dans des dossiers par artistes...)iTunes m'a permis de voir le jour, je veux une musique je l'ai en 2 secondes!! Par contre cette volonté de tous de passer sur un système de Cloud me fait un peu peur Il existe encore de nombreux pays dans le monde qui disposent de connexion Internet obsoletes et j'ai pu le voir cette année ayant pas mal voyagé pour mes études. Le stream fait exploser les limites de 3Go par mois...(quand ce n'est pas moins pour moins cher...). Alors certes, en France, ou tout autre pays occidental/développé ce système est viable, mais la coupure risque d'être rude avec le reste du monde
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Panic a une (longue) page sympa à lire qui retrace l'histoire d'Audion http://www.panic.com/extras/audionstory/
avatar Ralph_ | 
Grr j'arrive pas à éditer! PS : la première vidéo est excellente!
avatar mightymini | 
Merci pour ce flashback, au passage je viens de réaliser que si iTunes ne supportait pas les autres baladeurs numériques en 2003 sur PC, jamais je ne n aurai pu apprécier toutes les fonctionnalités pratique et innovante d' iTunes et ainsi m' intéresser au Mac....
avatar MaximeG. | 
Très bon article , grand bravo , et merci de nous avoir raconté cette histoire ;)
avatar Nesus | 
Un peu d'histoire cela fait toujours du bien ^^
avatar MrLunnes | 
Trés bon article ;)
avatar Hari-seldon | 
Moi j ai toujours rêve d' un iTunes intègre au finder avec bien sur une mise a jour profonde du code et passage au 64bits.
avatar DrFatalis | 
"iTunes est devenu un petit OS à lui tout seul" Pour avoir prévu cela dans un post il y a quelques années, je m'étais fait incendier... Ceci dit, on s'éloigne a grand pas de la philosophie du mac: cela me gonfle profondément, aujourd'hui, de cliquer sur une video et de voir itune qui s'ouvre pour la lire (en changeant inutilement musiques, acces store et autres) et de devoir "forcer" quicktime en déplacer l'icone du film dessus pour que le simple lecteur Quicktime se charge du travail...
avatar F_P | 
Pour tous les nostalgiques d'Audion, il fonctionne encore sous OS X 10.6, est téléchargeable gratuitement avec le numéro de série offert par son éditeur à l'adresse suivante : https://www.panic.com/audion/buy.html Nostalgie…
avatar MachX | 
J'espère qu'Apple ne coupera pas le cordon entre Itunes et l'App Store. Ce qui fait la force de l'App Store, c'est qu'on peut consulter tranquillement son contenu de son ordinateur sur grand écran des heures durant si on le souhaite. Avec Android, on ne peut accéder à la boutique que via son mobile me semble t'il. Ce doit être un véritable calvaire que de parcourir la boutique sur un écran aussi petit si la recherche doit durer longtemps. Alors espérons que ce cordon ne soit jamais coupé. Pour le Ipad, le problème serait moins gênant.
avatar oomu | 
@DrFatalis [09/01/2011 15:52] ? itunes est le lecteur par défaut de fichier mpeg4 ou quicktime ?! vous pouvez changer définitivement le programme qui ouvre vos vidéos, en faisant comamnd+i sur un fichier vidéo de votre choix, en changeant le programme associé et en cliquant "tout modifier.."
avatar labernee | 
Oui Itunes, un indispensable. Je l'utilise seulement pour mes fichiers .FLAC, sinon au quotidien c'est spotify qui le remplace avec mon abonnement unlimited.
avatar Coulonval | 
Comme d'habitude excellent ! Félicitation pour cet article
avatar Rigat0n | 
Ah, je comprend mieux pourquoi c'est pas si facile de revoir entièrement le code d'iTunes et de sortir une belle version fluide et agréable. C'est parce que des bouts de celui-ci datent de 10 ans... Facile, ou pas, une refonte est nécessaire. Allez Apple !
avatar hartgers | 
@DrFatalis : idem que oomu, les informations de fichier permettent de contourner ce "problème". Personnellement, c'est QT qui se charge des mp4 et vlc des mkv, et aucun problème !
avatar lukasmars | 
Très bon article. Mais Anthony, tu va te faire traiter de hater, on l'a dit et redit, les DRM etaient imposées par les Majors, Apple est contre enfin !!!
avatar nayals | 
Excellent article ! Bravo ! Pas sur qu'itunes existe encore dans dix ans, même si il est le symbole de la renaissance d'Apple, et l'on sait ô combien Apple est attaché aux symboles...
avatar atariX_ | 
Pareil, excellent article :)
avatar ovea | 
Pour l'histoire, merci pour cet article. SoundJam avait un truc vraiment différent et innovant. Pour faire la différence avec un vidéo-projecteur branché sur le mac dans les soirées : des images psychédéliques ! À l'époque, où l'analyse harmonique et autres algo de transformée de Fourier étaient confiés à des coprocesseurs mathématiques, SoudJam l'utilisait déjà pour mettre des images sur des sons. SoundSpectrum quelques années après iTunes est apparu et les fichiers de configuration étaient les mêmes. Magnétosphère arrive à la fin d'une fuite en avant sur l'approche visuelle. On est dans l'espace 3D. Maintenant il manque a iTunes l'approche DJ et un concept plus neuf et fun. Un sens de l'interaction qui remet en avant le Apple. Par exemple, l'utilisation conjointe de Remote sur iPhone et de AirPlay pour balancer à iTunes un mix perso dans la soirée. Avec un plus — un concept visuel sur l'écran en interaction avec le gyroscope…
avatar jbmg | 
Ah Audion ! au début d'iTunes, il était supérieur. Pendant longtemps j'ai continué à l'utiliser jusqu'à ce que je me sois offert un iPod. Dommage qu'iTunes ne doit pas sa construction à Panic, il aurait été 10 fois meilleur. Ps : c'est agréable de lire des articles bien écrits... :-)
avatar Sakapuce | 
Une remarque sur la conclusion : "iTunes serait dissolu pour mieux triompher" -> vous voulez dire "dissous" j'imagine. "Dissolu" a le sens de débauché ;) Bel article en tout cas.

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