En route vers Mac OS XI ?

La redaction |
Steve Jobs a précautionneusement choisi ses termes : en signifiant que le devenir de l'informatique était mobile et que le rôle de l'ordinateur, s'il ne devait pas disparaître, allait tout du moins s'amoindrir, l'inventeur de « l'informatique pour le reste d'entre nous » a tracé un sillon limpide. Mac OS ne dispose plus de sa complète attention. La société californienne, toujours précise dans l'allocation de ses ressources, va-t-elle poursuivre les efforts de développements entrepris voilà près de 25 ans, à la fondation de NeXT, la seconde société de Jobs ? Rien n'est moins sûr, mais on peut imaginer quelques scénarios pour l'avenir de Mac OS.

Quatre freins à la redéfinition de Mac OS
skitchedLes arguments en défaveur de Mac OS sont multiples. Le premier est stratégique : Jobs et son équipe ont compris quels étaient les ingrédients d'une recette réussie depuis l'iPod et le raz-de-marée de son succès. Ils sont divers, et chacun d'entre eux nécessite une concentration sans relâche : les problèmes de réception du dernier iPhone montrent combien cette attention doit être prenante. Dans la culture d'entreprise d'Apple, cela signifie donc que l'ensemble des troupes se doit d'être en ordre de bataille. Et si Jobs envisage une transformation rapide du secteur de l'informatique vers un monde numérique nomade et des fonctions informatiques « masquées », il devra redéployer ses troupes, ne laissant que quelques employés continuer à vanter les mérites des Mac. Après tout, l'iPod touch, l'iPhone et l'iPad représentent déjà plus des deux tiers du chiffre d'affaires d'Apple, et la croissance de la part de marché des Mac pourrait ne pas y changer grand-chose. Jobs préférera brûler ses vaisseaux, plutôt que de laisser un seul risque le faire dévier de son objectif : atteindre sa vision de l'avenir de l'informatique, conjuguant mobilité et connectivité. C'est la raison pour laquelle iPhone OS est devenu iOS et que Mac OS est désormais considéré par les observateurs comme une « iOS Development Platform », même si ce n'est pas le point de vue d'Apple. Ringardisé, le système d'exploitation de feu Apple Computer ?


Le deuxième argument provient du marché, et du grand public d'abord, qui se rue sur les solutions nomades d'Apple depuis l'iPod et la disponibilité de contenus au travers d'iTunes. L'App Store n'a fait qu'amplifier la tendance. Au-delà, les marchés institutionnels s'intéressent de plus en plus aux solutions d'Apple : depuis maintenant quelques années, des grands clients d'Apple, comme certaines entreprises ou des administrations demandent des outils plus légers. Empêtrés dans un véritable mille-feuille de technologies, ces grands comptes se sont rapprochées des commerciaux de la firme, à l'affût d'une solution, surtout depuis la présentation de l'iPhone, et plus encore depuis l'arrivée de l'iPad. La théorie selon laquelle les entreprises et les institutions viennent peu à peu à Apple sous la pression de leurs propres employés se vérifie un peu plus chaque jour. C'est déjà le cas avec l'iPhone, qui a fait son trou dans l'entreprise, et c'est là qu'il faudra attendre les effets de l'iPad, qui peut parfois remplacer un ordinateur. Face à cette demande, le Mac est chaque jour un peu plus obsolète.

Le troisième argument est logiciel, et a trait à la programmation de Mac OS, qui se fait dans des langages informatiques dérivés du langage C, et auxquels il manque une composante de programmation moderne : la gestion automatique de la mémoire. Apple a bien intégré une « astuce » qui joue le rôle de gestionnaire automatique, la fonction de ramasse-miettes ou « garbage collection ». Disponible depuis Mac OS X 10.5, l'implémentation de cette fonction a deux effets pervers. D'abord, elle coupe le parc de Mac en deux, car les machines fonctionnant sur une version antérieure de Mac OS X ne peuvent faire tourner les programmes utilisant la fonction. Mais ce n'est pas le plus grave : cette fonction a surtout tendance à utiliser plus de mémoire qu'un programme à gestion de mémoire manuelle. Elle est donc adaptée à Mac OS, qui n'a besoin que d'une réactivité « faible » (tout est relatif), et facilite le travail des développeurs. Mais elle n'est pas adaptée à iOS, d'abord parce qu'il a besoin d'une réactivité « forte », que seule une gestion manuelle de la mémoire permet, mais aussi et surtout parce que la mémoire vive est rare sur les iPhone, iPad et autres iPod touch (256 à 512 Mo), et on ne peut donc s'encombrer d'un ramasse-miettes moins économe en mémoire.

L'augmentation de la mémoire dans de futures versions d'iPhone ne changera pas le problème : en ajoutant un ramasse-miettes à iOS, Apple prendra le risque de faire de l'iPhone un appareil moins rapide et moins réactif. Il s'agit donc bien d'un problème structurel : changer de langage de programmation ou ajouter à Objective-C un API destiné à la gestion automatique de la mémoire. Relevée par John Siracusa d'Ars Technica, l'absence de cette fonction pose la question d'une mise à niveau du langage Objective-C et donc de Mac OS. Mais elle implique aussi de séparer technologiquement iOS de Mac OS, et de diluer la capacité de travail apportée par les développeurs aux systèmes d'exploitation d'Apple. Pour disposer d'un point de vue plus technique sur la question, lisez également le blog de Robert Love, et l'analyse de David Quintana.

Enfin, le quatrième argument est commercial : si l'iPhone, l'iPad et iOS sont amenés à servir de fer de lance à la conquête d'un avenir nomade, Apple doit leur laisser le champ libre, et séparer plus drastiquement appareils iOS et Mac. L'augmentation du prix du Mac mini n'est peut-être pas autre chose, et il y a fort à parier qu'Apple appliquera une augmentation similaire à ses autres Mac dans les mois à venir, pour laisser plus de place aux différents modèles d'iPad. L'iMac pourrait être le prochain sur la liste.

La croisée des chemins
skitchedAu lancement de Mac OS X en février 2001, Steve Jobs avait insisté sur le fait que Mac OS X représentait les fondations d'Apple pour les 10 ans à venir. Ces dix ans sont désormais écoulés, et Apple se trouve face à plusieurs scénarios antagonistes. La question principale qui se pose dérange : faut-il vraiment poursuivre le développement de Mac OS ? Si la part de l'ordinateur doit peu à peu se réduire à peau de chagrin, la réponse est évidente. Mais si les ventes de Mac continuent de progresser, ne faut-il pas qu'Apple continue d'en profiter et soutienne ce nouvel engouement ? Le choix, forcément cornélien, trouve sans doute sa réponse dans une solution intermédiaire, à l'instar de ce que la société avait su faire au lancement du premier Mac, continuant en parallèle la commercialisation des différentes versions de l'Apple II.

Première voie : la firme poursuit sur sa lancée sans mettre à jour ou sans remplacer le langage Objective-C de programmation de Mac OS… car « le Mac est mort ». La croissance de l'iPad semble accréditer cette thèse : dans 2 ans, les ventes d'iPad pourraient avoir cannibalisé celles des ordinateurs conventionnels, à condition qu'Apple maintienne voire augmente la cadence de production. Selon les analystes, les netbooks pourraient bien être les premières victimes (lire : L'iPad et les tablettes : plus fort que les netbooks ? et : Les tablettes font vraiment mal aux netbooks).

Deuxième voie, la firme met à jour Mac OS et divise ses ressources en termes de développements. Apple entraînerait alors ses développeurs à faire un choix : soit sa plate-forme mobile iOS, soit une nouvelle plate-forme Mac OS. De quoi perdre les synergies patiemment construites qui permettent à Apple depuis 2008 d'attirer de plus en plus de développeurs, de bénéficier du lancement ou du portage de plus en plus d'applications (même sur Mac) et de l'attention de plus en plus de clients.

La firme de Cupertino peut-elle s'engager sur une troisième voie ? Les rumeurs d'une nouvelle dénomination de Mac OS qui deviendrait iOS Desktop et iOS Server peuvent le faire croire (lire : Mac OS renommé iOS Desktop ?). Elles parient sur une transition du système d'exploitation de bureau vers une interface tactile introduite sur le système d'exploitation mobile. Il s'agirait d'une solution intermédiaire, qui aboutirait au « recyclage » de Mac OS par la révision de son interface graphique, le transformant en un système de nouvelle génération se débarrassant des traditionnels périphériques d'entrée et des dispositifs de pointage en les remplaçant par d'autres technologies.

Vers un iOS Desktop en guise de Mac OS XI ?
Écartons les deux premiers scénarios pour retenir le troisième, celui d'un hypothétique iOS. Quel paradigme celui-ci est-il susceptible de représenter, s'il ne fait pas évoluer Mac OS dans les profondeurs de son langage de programmation ?

On pense immédiatement à l'interface homme-machine. Trois innovations pourraient alors intervenir : la première concernant le Finder, métaphore du bureau qui n'a pas réellement changé depuis le premier Macintosh en 1984. S'il s'agit de modifier les périphériques d'entrée et de pointage, une transformation de l'interface de Mac OS impose un nouveau Finder, adapté à ces nouvelles méthodes d’entrées.

La deuxième innovation concerne donc l'entrée d'informations et le pointage : le passage à l'écran tactile paraît alors évident. Il a l'avantage de régler le problème de l'ergonomie des claviers, une difficulté récurrente qui avait été à l'origine du rachat par Apple de la société Fingerworks, et qui a permis l'introduction des écrans tactiles multipoints dans les produits d'Apple. Sur un Mac, l'utilisation d'un écran tactile conjointement avec un Finder et une interface revisitée est susceptible d'être adoptée facilement par un public plus large : la courbe d'apprentissage de l'utilisation des Mac en serait raccourcie.

La troisième innovation pourrait aller chercher du côté de la commande vocale et de l'utilisation de l'intelligence artificielle. Face à un ordinateur sans clavier ni souris, l'utilisation de la voix pour demander à la machine d'accélérer certaines tâches semble évidente. Cela tombe bien, Apple a justement racheté Siri, une start-up spécialisée dans l'intelligence artificielle il y a quelques mois (Apple rachète l'application de recherche Siri). Il y a fort à parier que cette acquisition n'est pas uniquement destinée à fournir de l'intelligence au seul iOS mobile. Les avancées de Siri trouveraient parfaitement leur place dans un iOS Desktop.

La quasi-absence de sessions Mac OS à la WWDC indique qu'Apple travaille d'arrache-pied sur son nouveau système, et n'a rien à montrer pour le moment. Les rumeurs du lancement d'un iMac tactile dès cet été semblent trop précoces : Apple n'a certainement pas eu le temps d'intégrer autant d'innovations, et d'aussi profondes, dans un Mac OS revisité. Il faudra vraisemblablement patienter encore de longs mois avant de voir un hypothétique iOS Desktop. Mais face à l'iPhone et surtout l'iPad, qui passera à l'iOS 4 cet automne, cela en vaudra-t-il encore vraiment la peine ?
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avatar Hindifarai | 
Il y a quelques mois on nous servait la vieille soupe de la décentralisation totale des données et applications. Vieilles idées recyclées...quelques mainframes à vendre? Des actions à faire remonter? Aujourd'hui c'est la vieille soupe de la rencontre des monde nomades et sédentaires, embarqué et hardware traditionnel...il faut simplement ne jamais avoir travaillé dans l'embarqué pour y croire. Si l'auteur était un réel journaliste il aurait interviewé un ingé de NXP par exemple, qui aurait allégrement rigolé aux thèses avancées. Mais pour ça il faut être journaliste et osé confronter ses joûlies idées avec le monde réel. Allez bon aprem :D
avatar rom54 | 
L'avenir de MacOS en peril... drole d'idee! Souvenez-vous, il y a pas si longtemps,Mr.Dell conseillait a Mr.Jobs de vendre sa société et de prendre des vacances. La toute puissante Microsoft s'est cassée les dents sur internet, la tablette et le smartphone! La toute puissante Adobe, apres avoir acheté et liquidé Macromedia pour etablir son monopole est en train de se faire peur parce que Mr Jobs vire Flash de ces machines... Aujourd'hui les 2 plus riches et influentes sociétés du secteur sont Google et Apple. Pour une raison simple, ils font des produits qui répondent (bien) aux besoins de la majorité. Ces deux sociétés font de l'argent en transformant leurs clients-utilisateurs en produits qu'ils vendent aux industriels et commerçants a travers le marché de la publicité (un des derniers en croissance). Dans un monde ou l'on pense moins rationnellement que l'on agit compulsivement (telecommandés par les emotions preprogrammées par des marketeux) c'est bien la voie de la reussite. La force de Google et d'Apple c'est d'avoir mis en place un écosystème complet et qu'ils maîtrisent, tout en satisfaisant une majorité... Aujourd'hui n'importe qui peut faire des machines (le mac, l'ipod,l'iphone, etc sont produits dans les memes usines chinoises avec les memes composants que leurs concurrents). Il y a des pc beaucoup plus puissants que les macs et des smartphones bien plus avancés tehnologiquement, c'est une evidence. Mais ce qui va faire la difference, c'est ce qui est le coeur d'Apple: la facilité d'utilisation et la capacité de repondre a 80% des besoins! Et ca c'est Mac OS et maintenant iOS. Les iBidules peuvent fonctionner en partie sans Mac. Mais leurs possibilités sont limités et inevitablement, l'utilisateur de ces produits aura une tendance a passer sur les autres produits de la gamme pour satisfaire un besoin plus specifique. Et comme la consommation devient plus rentable que le travail, Apple investit aujourd'hui la ou l'argent se trouve...
avatar GStepper | 
Très bon article. [quote]La société californienne, toujours précise dans l'allocation de ses ressources, va-t-elle poursuivre les efforts de développements entrepris voilà près de 25 ans, à la fondation de NeXT, la seconde société de Jobs ?[/quote] Ah bon ? Apple veut abandonner iOS ? ;)
avatar infonico | 
Analyse super intéressante. Beau boulot !
avatar DrFatalis | 
@ kubernan: non que je donne à nos propos de la valeur, mais je suis curieux, dans 5 ans, de comparer ces utiles exercices de prospective à la réalité d'alors. @ laurange: "mais attention le mode tactile ne convient pas pour la pure production" : parce que lorsque tu écris sur une feuille, que tu travaille sur un livre, tu le tiens debout devant toi? Les futurs écrans ne seront plus verticaux, mais horizontaux.
avatar pfx | 
Oh non, pas de commandes entièrement vocales pour mon iMac !! Comment ferai-je pour l'utiliser le soir sans réveiller mon entourage ?
avatar Rankmaster | 
Lol, Apple pense à OSXI ou IOs Desktop depuis 5 ans au mois. Vous croyez sincèrement que IOS Desktop sera tactile et qu'ils vont arrêter les Mac, les souris, les claviers. Non sans dec vous y croyez ? Le prochain Os s'appelera OS XI ou IOS Descktop mais il sera fait pour un Mac fixe avec un clavier et la dernière souris d'Appel. Il aura peut-être une interface un peu différente de l'actuelle (bien que je n'y crois pas trop) mais 90% d'OSX sera repris. Faut pas rêver les gars. Ça me fait rire.
avatar Schwarzer Stern | 
Pour les claviers, ça m'étonnerait qu'on puisse atteindre un niveau de confort aussi élevé qu'avec les claviers physiques avec les claviers virtuels. Pour les souris en revanche, le trackpad de mon MacBook (août 2007, pas de multitouch) me convient tout à fait pour le quotidien (je ne suis pas graphiste) et je branche une souris pour jouer, c'est tout. Que dire du futur marché de l'informatique personnelle ? Pour ma part, un iPad comme station de travail, en l'état actuel, c'est non, je pense réellement avoir besoin d'un "vrai" ordi. Mais peut-être que l'essayer, c'est l'adopter. Il faut voir le succès que c'est... -- [url=http://www.vanylla.info]Annuaire sans lien retour[/url]
avatar USB09 | 
Le monde avance, les choses changent mais le fond reste le même. Mac os existera toujours au même titre des ces stations de travail : scitex, avid. Mais ios est bien l'avenir. Il en est qu a ses débuts. Il fait amplement tout et même plus. En attendant nous sommes habitué à un système social, ergonomique, économique, et qu'il est très difficile d'en changer. Mais n'ayez crainte ça viendra et vous en rigolerez dans un dizaine d' année.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Surtout pas de panique. Un jour c'est par la pensée que vous piloterez vos PC... Mac et Autres
avatar Layonel9900 | 
Alors comme ça le bon vieux mac disparaitrait !!!!! Alors place aux écrans tactile sans souris et clavier... Et c’est comme ça que vous voyez l’avenir de l’informatique... Eh bien dites donc sa philosophe drôlement ici!!!! Sa me rappelle bien le passage de l’an 2000 ou tout le monde voyait le futur avec des voitures volantes, des skates board volants, des robots qui remplace l’homme!!!! Je précise que retour vers le futur 2 est un film de science fiction et non pas un documentaire. Non sans rire revenez sur terre, le mac existera encore longtemps très longtemps... c’est le fleuron d’Apple!!!! Les ordinateurs les plus fiables du marché!!!! En plus Apple n’a jamais autant vendu de Mac en ce moment!!! Ils ont le vent en poupe, et ils arrêteraient pour ne proposer que du matériel tactile ????? Mais non c’est pas possible, il y a des choses qui ne peuvent pas disparaitre comme: Les roues et le volant d’une voiture Le stylo, le papier Une simple table avec une chaise Et bien sur un clavier et une souris Ce sont des choses qui sont pas remplaçable, demandez à une secrétaire de taper toute la journée sur un clavier virtuel ? je ne crois pas qu’elle vas vraiment «kiffer» Un clavier virtuel ne serait qu’une émulation d’un clavier réel, donc ne peut pas faire mieux et n’apporterait strictement aucun intérêt a la vie quotidienne et idem pour la souris!!! Pour le coup j’ai déjà tester un ordinateur Sony entièrement tactile, et bien je me vois pas travailler avec ça!!! c’est nul, imprécis, et sa coute chère et surtout sa sert à rien a part pour Mme qui veut chercher des recettes de cuisine... dans sa cuisine et en cuisinant! Donc arrêtez de rêver, le Macintosh et là... et pour longtemps!
avatar françois bayrou | 
Excusez mon ignorance mais vous reprochez a Mac os de ne pas avoir une vraie gestion automatique de la mémoire et de se contenter d'un garbage collector, dans le meilleur des cas. Mais le gc n'est il pas la seule gestion automatique de la mémoire possible ? Et qui est forcément source de saccades, d'interruptions, de gaspillage de mémoire, comme dans tout langage ou il est implementé ?
avatar DarkMoineau | 
Bien sur que ça en vaut la peine. Pour un ordi de bureau, genre imac ou HP Touchsmart, le tout tactile n'est pas convaincant, car incofortable, il faudrait en passer par un Trackpad qui remplaçerait/completerait la Magic Mouse. Pour écrire on prendrait donc un clavier. Clavier virtuel? Pourquoi pas mais il restera séparé de l'écran. De plus pour une utilisation Pro, l'iPad n'a pas la puissance nécessaire. Mac OS, même sous une version XI devra donc continuer sa route, même si une disparition des MacBook Air & MacBook voir Mac Mini est possible. Mais l'iMac et les Mac dénomés Pro ne devraient pas disparaitre.
avatar fcb | 
Excellent article.
avatar empereur_kuzco | 
Jean-Marc, tu sembles oublier un point crucial: Tous les ibidules ne peuvent marcher sans un Mac et ne sont donc absolument pas autonomes (mise a jour...). Ça parait fantaisiste de parler de ce idesktop...m'enfin, l'avenir nous le dira...
avatar gibet_b | 
De toute façon, il faudra bien toujours une station de développement pour l'iOS donc je ne comprends pas : si de toute façon il faut qu'ils supportent cette plateforme pour les développeurs, pourquoi pas le proposer au grand public qui sont demandeurs, même si ce n'est plus la majorité du chiffre d'affaire d'Apple ? C'est toujours de l'argent de rentrer qui peut être utiliser en R&D, ça représente toujours plusieurs millions de Dollars le mac, non ? Je ne pense vraiment pas qu'Apple reparte de zéro pour son iOS Desktop, qui est plutôt la voie que j'imagine, car ils ne seraient pas embêté sur Snow Leopard, sans cela. Car ils ont également présenté Snow Leopard et ses nouveautés "intérieures" comme la base de départ pour le futur de Mac OS. Il me semble qu'ils avaient dit qu'ils bossaient à l'amélioration interne de l'OS pour pouvoir repartir sur quelque chose de presque parfait à ce niveau pour le futur. Franchement, c'est peut-être parce que je l'espère aussi, mais je ne pense que le Mac soit mort... Pour une chose tout bête : pourquoi ne pas avoir fait de l'iPad un système complètement autonome ? Rien ne l'empêchait...
avatar ce78 | 
Apple pourrait tout aussi bien considérer que les Mac coutent beaucoup moins cher que ce qu'ils rapportent. Pourquoi abandonner un produit qui rapporte, même s'il rapporte désormais un peu moins que les autres ?
avatar SadChief | 
Je me vois mal travailler la nuit, quand tout le monde dort chez moi, en commandant mon ordinateur à l'aide de ma voix ! Ou bien imaginer un grand espace où les gens placés devant leurs écrans parlent tous en même temps pour les besoins du service (comme à la Bourse). Ou bien des gens qui sont physiologiquement muets ou qui bégayent en étant exclus. A force de trop spéculer on tombe dans l'irrationnel. Ou carrément dans la connerie. Ca va faire "pschiitttt".
avatar sgm | 
Apple laisse tomber MaxOs? Impensable. Principe Numéro de gestion : Ne pas changer ce qui marche! Si Apple laisse mourir avant le temps les ordis, cela sonnera le glas pour Apple. Toutefois, il serait peut-être temps de scinder la compagnie en deux ou trois. Division Ordi: perso-bureau-serveur-entreprise; Division Divertissement et Mobile: Ipod, Iphone, IPad Apple TV; Division Internet: Iad, Itunes, Icloud, MobileMe. Je suis prêt à relever le défi de l'une ou l'autre des divisions
avatar antibo | 
Soyons réalistes un moment. Certes l'iPhone et l'iPad ont apporté une nouvelle façon de consommer du contenu culturel grâce à une prise en main intuitive, tactile et ludique, mais il ne faut pas confondre consommation et production. Aujourd'hui, l'interface proposée par ces nouveaux périphériques est sans commune mesure (en terme de productivité) avec le bon vieux couple clavier/souris, que ce soit en terme de précision (faire un élagage précis sur une vidéo prend un temps fou sur iPhone par rapport à Final Cut sur Mac), de rapidité d'exécution (écrire du texte, faire des calculs, renommer des fichiers, etc.) ou encore de puissance (à quand un équivalent d'After effects ou de cinema 4D sur iPhone/iPad). Alors on peut faire de la prospective sur les interfaces Homme/Machine, sur la puissance toujours exponentielle des périphériques nomades, sur l'évolution des contrôles vocaux ou tactiles, mais de là à concurrencer un vrai ordinateur dans le domaine de la production, il y a de la marge. D'ailleurs je suis assez d'accord avec l'idée que ces périphériques tactiles soient dévolus à la consommation (et éventuellement la production d'appoint) mais que les macs restent les outils de production, de création et de développement de ces applications de consommation. Donc, à mon humble avis, Mac OS est loin d'être enterré, même si son usage va changer, effectivement. La question méritera certainement d'être réellement posée pour le passage à Mac OS XII :)
avatar Nesus | 
Il est clair que l'on va changer d'OS mais pour aller vers une fusion des deux. Il n'y aura plus que les paramètres d'affichage qui différerons d'une machine à l'autre. Mais abandonner le mac me semble complètement impossible, en tout cas pas tant que l'iP(a)(o)d restent tant débiteur d'un ordinateur pilote. Je vois mal steeve dire : "bon maintenant on laisse ça aux autres on ne fait plus que de l'IOS", ce n'est pas vraiment crédible, lui qui ne veut même pas être débiteur de Flash.
avatar Oliviou | 
Mac OS continuera (sous n'importe quel nom, on s'en fout), et les ordinateurs Mac de bureau et laptop continueront aussi pour une simple raison: Steve Jobs n'utilisera jamais un PC pour travailler. Probablement que l'interface changera, peut être le langage de code aussi, probablement que les périphériques de pointage changeront ( tablette tactile multitouch), mais il restera toujours un clavier, un écran, et des gens assis à des bureaux pour s'en servir. . Pour une utilisation de travail, on n'est pas près de trouver mieux, ni plus simple, ni plus rapide, ni plus polyvalent, ni plus ergonomique (imaginez la commande vocale dans un open space, ou le soir quand les enfants dorment) (et imaginez la fatigue d'une journée à tendre le bras pour toucher son écran). Et le pourcentage de chiffre d'affaire n'a rien à voir : il s'agit de dollars sonnants et trébuchants, et de fidélisation de la clientèle. Imaginez la chute de l'action en bourse si Jobs annonçait qu'il ferme sa branche ordinateurs personnels. Imaginez le déficit d'image, la désertion de la clientèle, l'adoption de nouveaux formats par les fidèles... Vous imaginez bien? Ça s'appelle de la fiction.
avatar kubernan | 
Pour le ramasse miettes, je me demande combien de développeurs l'ont réellement adopté. Pas certain qu'il ait rencontré un franc succès à ce que j'ai pu lire ici et là. Non pas en raison de problèmes de performance mais plutôt par goût ; la gestion mémoire "manuelle" n'est vraiment pas compliquée et les développeurs ont le sentiment de mieux maitriser le comportement de leur code. Ceci dit, il est vrai qu'aujourd'hui on ne devrait plus se préoccuper de ce genre de chose.
avatar Eurylaime | 
Dans cette analyse ce que je ne comprend pas, c'est d'admettre que les ressources d'Apple sont limités de fait. Apple a largement les moyens d'embaucher ou de former. Mac OS X a été conçu pour 10 à 15 ans sans pour autant dire que c'était une date de péremption. Il ne faudrait pas non plus oublier que le volume des iBidules vendus est encore très loin des centaines de millions de PC super pas beaux vendus chaque année. Apple a devant elle encore plus de 95% de la micro a croquer et ce marché ne disparaitra pas avant un bout de temps même avec la sorti des tablettes (iPad en tête). Cela revient exactement à dire que les téléphones de bases diparaitrons tous à cause des smartphones. La réalité économique est tout autre. Il suffit de voir le nombres de simples téléphones vendus avec une mobi-carte (même si ça ne fait pas la une des journeaux). Enfin, ne pas oublier non plus que 85% du CoreOS est commun à Mac OS X et à iOS !
avatar NicolasO | 
Beaucoup de smartphones ont un GC. Le GC a un coup quasi-nul de nos jours et permet d'utiliser MOINS de memoire qu'une gestion manuelle, sauf par un expert y passant beaucoup de temps. L'allocation est plus rapide avec un GC qu'avec un malloc. (Un bon GC alloue un bloc en 12 cycles de nos jours: on augmente un pointeur et on compare a un bumper pointeur, un malloc es beaucoup plus long). La memoire ne se fragmente pas non plus. Seul le probleme de latence est reel, et bloque une utilisation ou 30ms est long. Principalement les jeux. Avec la gestion de la memoire, il faut separer le throughput (les perfs) et la latency (la reactivite). Les seuls problemes restent dans la reactivite, et ils sont tres faibles par rapport a ce qu'ils etaient. Les GCs sur telephone, c'est partout aujourd'hui sauf pour les jeux. La solution Objective-C sur iphone du reference counting est plus lente de beaucoup mais plus reactive. De plus, elle reagit tres mal a la concurrence, ajoutant une memory-barrier en write sur les reads. Dernier point, la gestion manuelle de la memoire empeche certains algos parallleles. A l'heure de la multiplication des cores, c'est un vrai probleme. C'est un non-choix pour le futur: le GC va s'imposer (peut-etre pour les jeux seulement dans un deuxieme temps). Et Apple le sait aussi bien que n'importe qui qui connait la question.

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