En route vers Mac OS XI ?

La redaction |
Steve Jobs a précautionneusement choisi ses termes : en signifiant que le devenir de l'informatique était mobile et que le rôle de l'ordinateur, s'il ne devait pas disparaître, allait tout du moins s'amoindrir, l'inventeur de « l'informatique pour le reste d'entre nous » a tracé un sillon limpide. Mac OS ne dispose plus de sa complète attention. La société californienne, toujours précise dans l'allocation de ses ressources, va-t-elle poursuivre les efforts de développements entrepris voilà près de 25 ans, à la fondation de NeXT, la seconde société de Jobs ? Rien n'est moins sûr, mais on peut imaginer quelques scénarios pour l'avenir de Mac OS.

Quatre freins à la redéfinition de Mac OS
skitchedLes arguments en défaveur de Mac OS sont multiples. Le premier est stratégique : Jobs et son équipe ont compris quels étaient les ingrédients d'une recette réussie depuis l'iPod et le raz-de-marée de son succès. Ils sont divers, et chacun d'entre eux nécessite une concentration sans relâche : les problèmes de réception du dernier iPhone montrent combien cette attention doit être prenante. Dans la culture d'entreprise d'Apple, cela signifie donc que l'ensemble des troupes se doit d'être en ordre de bataille. Et si Jobs envisage une transformation rapide du secteur de l'informatique vers un monde numérique nomade et des fonctions informatiques « masquées », il devra redéployer ses troupes, ne laissant que quelques employés continuer à vanter les mérites des Mac. Après tout, l'iPod touch, l'iPhone et l'iPad représentent déjà plus des deux tiers du chiffre d'affaires d'Apple, et la croissance de la part de marché des Mac pourrait ne pas y changer grand-chose. Jobs préférera brûler ses vaisseaux, plutôt que de laisser un seul risque le faire dévier de son objectif : atteindre sa vision de l'avenir de l'informatique, conjuguant mobilité et connectivité. C'est la raison pour laquelle iPhone OS est devenu iOS et que Mac OS est désormais considéré par les observateurs comme une « iOS Development Platform », même si ce n'est pas le point de vue d'Apple. Ringardisé, le système d'exploitation de feu Apple Computer ?


Le deuxième argument provient du marché, et du grand public d'abord, qui se rue sur les solutions nomades d'Apple depuis l'iPod et la disponibilité de contenus au travers d'iTunes. L'App Store n'a fait qu'amplifier la tendance. Au-delà, les marchés institutionnels s'intéressent de plus en plus aux solutions d'Apple : depuis maintenant quelques années, des grands clients d'Apple, comme certaines entreprises ou des administrations demandent des outils plus légers. Empêtrés dans un véritable mille-feuille de technologies, ces grands comptes se sont rapprochées des commerciaux de la firme, à l'affût d'une solution, surtout depuis la présentation de l'iPhone, et plus encore depuis l'arrivée de l'iPad. La théorie selon laquelle les entreprises et les institutions viennent peu à peu à Apple sous la pression de leurs propres employés se vérifie un peu plus chaque jour. C'est déjà le cas avec l'iPhone, qui a fait son trou dans l'entreprise, et c'est là qu'il faudra attendre les effets de l'iPad, qui peut parfois remplacer un ordinateur. Face à cette demande, le Mac est chaque jour un peu plus obsolète.

Le troisième argument est logiciel, et a trait à la programmation de Mac OS, qui se fait dans des langages informatiques dérivés du langage C, et auxquels il manque une composante de programmation moderne : la gestion automatique de la mémoire. Apple a bien intégré une « astuce » qui joue le rôle de gestionnaire automatique, la fonction de ramasse-miettes ou « garbage collection ». Disponible depuis Mac OS X 10.5, l'implémentation de cette fonction a deux effets pervers. D'abord, elle coupe le parc de Mac en deux, car les machines fonctionnant sur une version antérieure de Mac OS X ne peuvent faire tourner les programmes utilisant la fonction. Mais ce n'est pas le plus grave : cette fonction a surtout tendance à utiliser plus de mémoire qu'un programme à gestion de mémoire manuelle. Elle est donc adaptée à Mac OS, qui n'a besoin que d'une réactivité « faible » (tout est relatif), et facilite le travail des développeurs. Mais elle n'est pas adaptée à iOS, d'abord parce qu'il a besoin d'une réactivité « forte », que seule une gestion manuelle de la mémoire permet, mais aussi et surtout parce que la mémoire vive est rare sur les iPhone, iPad et autres iPod touch (256 à 512 Mo), et on ne peut donc s'encombrer d'un ramasse-miettes moins économe en mémoire.

L'augmentation de la mémoire dans de futures versions d'iPhone ne changera pas le problème : en ajoutant un ramasse-miettes à iOS, Apple prendra le risque de faire de l'iPhone un appareil moins rapide et moins réactif. Il s'agit donc bien d'un problème structurel : changer de langage de programmation ou ajouter à Objective-C un API destiné à la gestion automatique de la mémoire. Relevée par John Siracusa d'Ars Technica, l'absence de cette fonction pose la question d'une mise à niveau du langage Objective-C et donc de Mac OS. Mais elle implique aussi de séparer technologiquement iOS de Mac OS, et de diluer la capacité de travail apportée par les développeurs aux systèmes d'exploitation d'Apple. Pour disposer d'un point de vue plus technique sur la question, lisez également le blog de Robert Love, et l'analyse de David Quintana.

Enfin, le quatrième argument est commercial : si l'iPhone, l'iPad et iOS sont amenés à servir de fer de lance à la conquête d'un avenir nomade, Apple doit leur laisser le champ libre, et séparer plus drastiquement appareils iOS et Mac. L'augmentation du prix du Mac mini n'est peut-être pas autre chose, et il y a fort à parier qu'Apple appliquera une augmentation similaire à ses autres Mac dans les mois à venir, pour laisser plus de place aux différents modèles d'iPad. L'iMac pourrait être le prochain sur la liste.

La croisée des chemins
skitchedAu lancement de Mac OS X en février 2001, Steve Jobs avait insisté sur le fait que Mac OS X représentait les fondations d'Apple pour les 10 ans à venir. Ces dix ans sont désormais écoulés, et Apple se trouve face à plusieurs scénarios antagonistes. La question principale qui se pose dérange : faut-il vraiment poursuivre le développement de Mac OS ? Si la part de l'ordinateur doit peu à peu se réduire à peau de chagrin, la réponse est évidente. Mais si les ventes de Mac continuent de progresser, ne faut-il pas qu'Apple continue d'en profiter et soutienne ce nouvel engouement ? Le choix, forcément cornélien, trouve sans doute sa réponse dans une solution intermédiaire, à l'instar de ce que la société avait su faire au lancement du premier Mac, continuant en parallèle la commercialisation des différentes versions de l'Apple II.

Première voie : la firme poursuit sur sa lancée sans mettre à jour ou sans remplacer le langage Objective-C de programmation de Mac OS… car « le Mac est mort ». La croissance de l'iPad semble accréditer cette thèse : dans 2 ans, les ventes d'iPad pourraient avoir cannibalisé celles des ordinateurs conventionnels, à condition qu'Apple maintienne voire augmente la cadence de production. Selon les analystes, les netbooks pourraient bien être les premières victimes (lire : L'iPad et les tablettes : plus fort que les netbooks ? et : Les tablettes font vraiment mal aux netbooks).

Deuxième voie, la firme met à jour Mac OS et divise ses ressources en termes de développements. Apple entraînerait alors ses développeurs à faire un choix : soit sa plate-forme mobile iOS, soit une nouvelle plate-forme Mac OS. De quoi perdre les synergies patiemment construites qui permettent à Apple depuis 2008 d'attirer de plus en plus de développeurs, de bénéficier du lancement ou du portage de plus en plus d'applications (même sur Mac) et de l'attention de plus en plus de clients.

La firme de Cupertino peut-elle s'engager sur une troisième voie ? Les rumeurs d'une nouvelle dénomination de Mac OS qui deviendrait iOS Desktop et iOS Server peuvent le faire croire (lire : Mac OS renommé iOS Desktop ?). Elles parient sur une transition du système d'exploitation de bureau vers une interface tactile introduite sur le système d'exploitation mobile. Il s'agirait d'une solution intermédiaire, qui aboutirait au « recyclage » de Mac OS par la révision de son interface graphique, le transformant en un système de nouvelle génération se débarrassant des traditionnels périphériques d'entrée et des dispositifs de pointage en les remplaçant par d'autres technologies.

Vers un iOS Desktop en guise de Mac OS XI ?
Écartons les deux premiers scénarios pour retenir le troisième, celui d'un hypothétique iOS. Quel paradigme celui-ci est-il susceptible de représenter, s'il ne fait pas évoluer Mac OS dans les profondeurs de son langage de programmation ?

On pense immédiatement à l'interface homme-machine. Trois innovations pourraient alors intervenir : la première concernant le Finder, métaphore du bureau qui n'a pas réellement changé depuis le premier Macintosh en 1984. S'il s'agit de modifier les périphériques d'entrée et de pointage, une transformation de l'interface de Mac OS impose un nouveau Finder, adapté à ces nouvelles méthodes d’entrées.

La deuxième innovation concerne donc l'entrée d'informations et le pointage : le passage à l'écran tactile paraît alors évident. Il a l'avantage de régler le problème de l'ergonomie des claviers, une difficulté récurrente qui avait été à l'origine du rachat par Apple de la société Fingerworks, et qui a permis l'introduction des écrans tactiles multipoints dans les produits d'Apple. Sur un Mac, l'utilisation d'un écran tactile conjointement avec un Finder et une interface revisitée est susceptible d'être adoptée facilement par un public plus large : la courbe d'apprentissage de l'utilisation des Mac en serait raccourcie.

La troisième innovation pourrait aller chercher du côté de la commande vocale et de l'utilisation de l'intelligence artificielle. Face à un ordinateur sans clavier ni souris, l'utilisation de la voix pour demander à la machine d'accélérer certaines tâches semble évidente. Cela tombe bien, Apple a justement racheté Siri, une start-up spécialisée dans l'intelligence artificielle il y a quelques mois (Apple rachète l'application de recherche Siri). Il y a fort à parier que cette acquisition n'est pas uniquement destinée à fournir de l'intelligence au seul iOS mobile. Les avancées de Siri trouveraient parfaitement leur place dans un iOS Desktop.

La quasi-absence de sessions Mac OS à la WWDC indique qu'Apple travaille d'arrache-pied sur son nouveau système, et n'a rien à montrer pour le moment. Les rumeurs du lancement d'un iMac tactile dès cet été semblent trop précoces : Apple n'a certainement pas eu le temps d'intégrer autant d'innovations, et d'aussi profondes, dans un Mac OS revisité. Il faudra vraisemblablement patienter encore de longs mois avant de voir un hypothétique iOS Desktop. Mais face à l'iPhone et surtout l'iPad, qui passera à l'iOS 4 cet automne, cela en vaudra-t-il encore vraiment la peine ?
Tags
avatar sabearts | 
Merci pour cet article très intéressant et l'analyse précise. C'est pour ça que j'aime MacGe.
avatar Geoteck | 
A mon avis, le marché des téléphones mobiles et plus précisément celui des smartphones n'est pas stable, donc il ne faut pas tout miser dessus. Par contre les ordinateurs de bureau tout le monde aura et donc les Mac ne devaient pas êtres abandonnés. Et un iPad c'est bien pour surfer, mais pas pour travailler ! Et les écrans tactiles c'est pas vraiment bien pour l'instant : je ne tient pas plus de 15 min les bras en l'air... (j'ai 13 ans et un iPod touch....)
avatar LeLaid | 
Et ils vont développer les "mobile apps" comment les développeurs? Sur des iPhones ou des iPads? Et si Mac OS n'évolue plus, vous pensez que les développeurs (de vrais geeks) vont êtres attirés par ce type de développement? Ou alors vous pensez qu'ils vont utiliser d'autres plateformes? Du genre Androide ou Windows (voir Linux)? Mais alors tous le beau microcosme d'Apple s'effondre et Apple perd le contrôle... Moi je pense que Apple n'a pas le choix. Mac OS (ou quelque soit son futur nom) va devoir évoluer. Les futur macs seront peut-être essentiellement destinés aux développeurs et autre geeks, mais ils continueront avec une interface hybride (tactile et pointeur).
avatar mistik | 
Les ordis fixes et portables = PC La téléphonie, les tablettes, les baladeurs numériques = Apple Ne serait-ce pas un peu risqué ?
avatar Anonyme (non vérifié) | 
Article très intéressant :-)
avatar Osborne | 
enfer et damnation ! Je viens de passer au Mac il y a 4 mois et on m'annonce la fin du Mac !!! C'est comme si j'apprenais que le Père Noël n'existait pas ;-) (Humour)
avatar Le Gognol | 
Je pense qu'il ne faut pas s'inquiéter, les besoins couverts par les Macs sous OS X existeront toujours, et devront toujours être comblés. Ce sera forcément sous une forme différente d'aujourd'hui, mais c'est plutôt excitant d'imaginer tout cela réinventé... J'imagine assez bien le retour de la spécialisation matérielle des machines : aujourd'hui tout le monde travaille sur une machine plus ou moins dérivée du même PC de bureau, demain selon l'usage que l'on vise on aura affaire à un périphérique / interface / iDevice différent... L'iPad, bien que couvrant des usages multiples, est un pas vers cette spécialisation...
avatar jub | 
très bon article
avatar aeito | 
Ça fesait longtemps que je n’avais pas lu un si bon article sir MacG. Félicitations!
avatar clem95 | 
Je crois que vous allez un peu trop vite pour moi dans la reflexion macG ... En tout cas j'espère de tout coeur que le mac n'est pas mort. Il evouluera c'est sur. Comme Steve l'a dit le PC (ou Mac) est un camion, mais ça ne veut pas dire qu'on n'en aura pas besoin. Au contraire ils sont essentiels. Pour transporter tout ce qu'on ne peut transporte dans une twingo. Franchement croyez vous qu'on peut réduire toute l'informatique à des ipads et des iphones? Certes l'ipad peut remplacer le Mac dans une utilisation quotidienne sur son canapé, mais pour tout le reste? Vous vous voyez utiliser Logic studio, photoshop ou autre logiciel de création (pro ou amateur) sur un écran tactile? En tout cas ça me ferait bien ch..r de devoir acheter un PC pour travailler. Concernant la commande vocale ça ne marchera que quand on sera seul devant son ordinateur... Perso je préfère travailler au calme derrière mon écran! Je laisse ça aux petits jeunes des années 2030...
avatar gazobu | 
pour une simple raison d'image de marque, je vois mal Apple se séparer de "Mac" tant en appellation hard que soft, la migration Macintosh > Mac a pu se faire la racine restant commune mais l'abandon pur et simple je n'y crois pas. au même titre je conçois difficilement Apple quitter le monde de l'informatique "classique" pour ne plus fournir qu'une gamme "iP*d" mobile, il me semble que sans les Macs et MacOS ces produits perdraient de leur crédibilité. que SJ n'utilise plus que son iPad je veux bien, mais que ses adjoints un jour ne puissent utiliser que Windows ou Linux pour le lui remplir … j'en doute. maintenant il reste que MacOs à besoin d'un sérieux re-looking, depuis Finder 1.01 on tourne en rond même si NS a apporté un peu de sang neuf à OSX.
avatar iLazoW | 
mistik : Les ordis fixes et portables = PC (comprendre Windows + Linux) La téléphonie, les tablettes, les baladeurs numériques = Apple Ne serait-ce pas un peu risqué ? Tout ce joue là. Comme tu le signales, Apple se trouve maintenant leader sur le domaine de l'informatique mobile hormis PC portables et Netbooks. Mais doit elle pour autant arrêter de produire ce pour quoi elle a été conçue ? 1984 - 2007 : Mac Ça fait une paye quand même ! Ils ne s'arrêteraient pas ainsi, même si le Mac rapporte maintenant beaucoup moins que l'iPhone. Mais on peut aussi considérer autre chose : le Mac seul rapporte plus d'argent maintenant qu'avant 2007. Les ventes d'iPod et d'iPhone ont boosté les ventes de Mac ces dernières années. Plutôt que de s'arrêter de produire un OS d'ordinateur, Apple pourrait (comme le dit bien l'article) faire glisser iOS sur ses ordinateurs en fusionnant les deux systèmes et en créant enfin quelque chose de nouveau pour les ordinateurs, mais soyons sérieux, le clavier et la souris resteront encore un bon moment. Mac OS XI ou iOS Desktop ou quelque soit son nom ne verra pas le jour cette année et n'apparaîtra pas d'un coup. C'est une lente transition que veut Apple. Suffisamment lente pour se fabriquer une clientèle fidèle et pour pouvoir réinventer l'informatique en douceur pour que tous puissent l'accepter. S'ils réussissent leur coup, Steve pourra enfin prendre sa retraite, serein.
avatar xatigrou | 
Si je disais ce que je pense réellement de cet article je serais certainement modéré. On aurait plutôt dû appeler ça "roman d'anticipation d'un rédacteur à l'imagination débordante" ou quelque chose dans le genre. Je suis en désaccord avec à peu près tout ce qui est dit. Le développement des i-bidules est un gisement de croissance pour Apple et c'est tant mieux. Moi même j'adore mon ipod, c'est cette merveilleuse interface "itune+ipod" qui m'a appris à utiliser le MP3 il y a quelques années. Mon iphone est génial, il me permet d'avoir un ipod, un téléphone, ainsi qu'un dépannage internet toujours avec moi(je dis dépannage car ça ne vaut quand même pas l'agrément d'une souris et d'un grand écran). Mais n'en tirons pas d'analyses péremptoires. A mes yeux l'ipad est un grand ipod touch. Certes dans certains métiers on peut en faire un instrument de travail, pour faire de la saisie manuelle en situation de mobilité. Dont on peut ensuite importer les données dans un progiciel. Notons que ce type d'utilisation existe depuis plus de 10 ans avec des appareils plus ou moins proches. Perso, j'ai utilisé mon palm pour saisir des commandes, faire un suivi de machines en effectuant de la saisie sur un logiciel spécifique, qui était synchronisé sur ordi par la suite. Ce palm me servait aussi à accéder à internet en wifi, écrire des notes, etc... Mais les palm n'ont pas remplacé mon ordinateurs, il n'en étaient qu'un satellite... dont je me suis débarrassé aussitôt que mes impératifs professionnels m'en ont dispensé. Quand au tactile, il est (à mes yeux) dépassé depuis l'invention de la souris : ben oui, ça économise les mouvements, une souris ! Alors le tactile a un intérêt sur les smartphones, ou certaines tablettes (le stylet remplace dans ce cas aisément la souris). Mais il n'a strictement AUCUN intérêt sur un ordinateur de bureau (à moins d'un trackpad géant...) Quand aux commandes vocales ou autres billevesées... no comment !
avatar dark juju | 
Excellent article qui donne a réfléchir. L'informatique tel que nous le connaissons va évoluer et ils existent de nombreuses perspectives d'avenir. Mais seule Apple sait réellement ce qu'elle veut en faire. Nous ne pouvons qu'essayer d'imaginer, ce que fait très bien macgeneration ici.
avatar pmphilipps | 
@gazobu! Mon problème existentiel est que je bosse depuis 20 ans sur Mac! Alors toi si ta gentille branlette c'est de synchroniser ton iPhone et d'être sur que ta petite sauvegarde Time machine s'est bien déroulée c'est parfait! de mon cote, je fais partie des pauvres cons qui ont raqué des machines très chères depuis le début pour pouvoir bosser et qui désormais exigent de pouvoir continuer! Je ne tiens pas a subir un nouveau 1993 Apple...
avatar Leehalt | 
Quelques erreurs dans cet article: * Tout d'abord (et ce que ne dénie pas l'article d'Ars et contrairement à ce qur dit cet article-ci), Objective-C implémente bien depuis toujours une gestion manuelle de la mémoire, via les méthodes retain/release. [i]Ensuite[/i] est venu l'autorelease pool ou (garbage collector). Donc ce langage possède déjà tout ce qu'il faut pour gérer la mémoire de façon manuelle ou autoatique, selon le type d'appli. * Ensuite l'autorelease pool date de bien avant OS X 10.5. Peut-être que Apple en a fait la promo à partir de cet instant pour pousser les développeurs à utiliser uniquement cette méthode de gestion de la mémoire, qui génère moins de bugs (c'est pas simple évident d'éviter le si dangereux buffer overflow quand on gère tout à la main) * Dans l'article de Robert Love, il y a une contradiction qui me gêne : l'auteur (développeur Android) dit que sans disque dur embarqué dans les devices mobiles, il n'est pas posible de faire du multitâche car il n'y a pas la possibilité de créer un fichier de swap comme. déjà on peut faire du swap de a RAM avec la mémoire flash. De plus plus loin il dit qu'Android se sort de ce problème en sauvegardant l'état des applis à retirer de la mémoire pour permettre à une autre de s'y installer. Or c'est la même chose que d'utiliser un swap => Pas crédble. * Enfin 256 à 512 Mo de mémoire vive sur un téléphone, je ne considère pas ça comme "rare", au contraire, c'est Byzance. On en a largement assez pour trouver l'utilité d'un garbage collector. Et puis je rappelle qu'il y a quelques années en arrière, c'est la quantité de mémoire qu'embarquaient les Macs et que Photoshop tournait déjà dessus. Il n'y a pas besoin d'autant de de RAM dans un téléphone pour y programmer de très bonnes applications. Toutes ces imprécisions rendent un peu bancales les hypothèses avancées dans cet article quant à la mort prochaine de Mac OS X. J'ai connu les rédacteurs de MacGé plus inspirés ;)
avatar Aureyl | 
Et que dire des applications professionnelles pour l'architecture ou la 3D ? Comment imaginer qu'Apple puisse tout simplement les abandonner ? Elles seraient juste inconcevables sur un iPad.
avatar Hindifarai | 
Pour information des garbages collectors tournent à merveille sur des vm embarquées pour processeurs 8bits, je vous laisse imaginer la taille du heap. Bref si les specs du garbage collectors de la vm java tant critiquée ici est d'un niveau inatteignable pour les ingés de Cupertino il va falloir commencer à les former au développement sur plateforme embarquée non? Ou avouer qu'objectiveC n'est en rien compatible avec l'embarqué. NB : je ne parle pas de vm fournie par sun bien entendu.
avatar parafsuo54000 | 
Et pourquoi pas un mix des 2 philosophies? un mac tactile multipoint sur lequel on peut toujours piloter certaines appli aux clavier/souris... ce genre de machine est dejà dispo au grand public (HP etc...) mais la mayo ne prend pas car derriere (logiciel) ça manque de cohérence.
avatar USB09 | 
J'adore le Mac mais aujourd'hui je le trouve dépassé, ringuard, et c'est pire pour windows. Bien que graphiste. Je pense qu a long terme Adobe fera des station graphiques par exemple, et de ce fait le Mac n'existera plus tel que l'on connait. Apple a compris depuis longtemps qu'il ne remplacera pas la place qu'a pris Windows. Donc il s'y est pris autrement. Voilà comment je vous cela : Apple tv devient notre iTune , téléchargement, mise a jour, musique, films etc...tout ça connecter sur notre tv, iPhone, iPad. Et tout cela accessible depuis le net. L'ipad posée sur un pied devient un iMac ( avec le temps il sera aussi puissant qu un MBA) et fait office de poste de travail. Tout peux et passe par le nuage. Time capsule fait toujours la sauvegarde. Au final l'ipad va se "plugger" sur Windows et tirer tout ses avantages. Si les services évoluent et pas ms, c'est foutu pour eux.
avatar MadCluster | 
Je suis tellement pressé de voir un monteur monter un long métrage sur un iPad (ou même sur un iMac tactile, avec toutes les retouches au doigt...). Déjà iMovie sur l'iPhone4, ça le fait? (je demande...)
avatar NicolasO | 
@Hindifarai +1 si ce n'est que les vms de sun sont excellentes pour les serveurs ou grosses applis Desktop.... Mais pas pour l'embarque evidemment. Il parait que la VM de Froyo est incroyable.
avatar pmphilipps | 
@Usb09 +1
avatar Lemmings | 
Houla n'importe quoi cet article... Déjà, l'analyse des ventes de netbook est totalement faussée, le graphique de VOTRE article montrait que les tablettes "devaient" prendre des PDM sur les ordinateurs et non les netbooks... Enfin, si Apple fait ce que vous décrivez, ça sera un joyeux bordel pour développer les applications. Gérer les différentes résolutions des différents écrans serait limite impossible ! C'est là ou un OS "desktop" classique avec un mode fenêtre est adapté.
avatar Macleone | 
@ Leehalt: Apparemment tu n'es pas développeur Cocoa, sinon tu saurais que le reference counting (avec ou sans autorelease pool) n'est pas du garbage collector. Le garbage collector a été introduit sous 10.5, quoi que tu en penses.

Pages

CONNEXION UTILISATEUR