Quand Adobe et Apple se disputent le web

Arnaud de la Grandière |
Rien ne va plus entre Adobe et Apple. Alors que jusqu'ici les passes d'armes étaient laissées aux seconds couteaux (d'Adobe), ce sont cette fois les plus hautes instances des deux sociétés qui prennent position envers leur adversaire respectif. Après le coup d'éclat de Jobs, dans un "off" savamment orchestré qui fait à la fois passer un message fort tout en préservant une certaine forme de diplomatie (voir notre article Steve Jobs descend en flammes Adobe et Google), c'est au tour du responsable technique d'Adobe, Kevin Lynch, de donner publiquement sa position sur cette bisbille de plus en plus embarrassante, par le biais d'un article sur le blog de la société.

De la mauvaise foi d'Apple

Jusqu'ici, selon Apple, la raison officielle de l'absence de Flash sur l'iPhone tenait à ce que le plugin était trop gourmand pour les capacités limitées de son smartphone. Or donc, en dépit de son processeur nettement supérieur à celui de l'iPhone (voir notre article Quelle place pour l'iPad dans la gamme d'Apple ?), l'iPad ne bénéficiera pas plus du plugin pour autant. La nouvelle raison avancée par Steve Jobs, du moins en privé devant ses troupes, c'est que Flash est tout simplement trop "plantogène" sur Mac pour envisager de propager cette peste bubonique sur l'iPad. Les utilisateurs de Mac qui souffrent des lacunes manifestes de Flash sur leur plateforme ne peuvent que se sentir au diapason d'une telle décision. Mais ne nous leurrons pas, la multiplication des justifications ne fait que souligner que la raison profonde est toute autre. Si l'argument de Jobs n'est pas totalement irrecevable, il ne s'agit là pourtant que d'un pieux prétexte : quand bien même Flash tournerait comme une horloge sur Mac, voire mieux que sur toute autre plateforme, Apple n'aurait pas plus de velléités de laisser entrer le loup dans la bergerie.

Car c'est bien de ça qu'il s'agit : pourquoi diable laisser Flash, un standard fermé, qui échappe totalement au contrôle d'Apple, remplir des fonctions que la firme de Cupertino entend bien maîtriser de bout en bout ? Avec iPhone OS, Apple a mis sur pied un écosystème qu'elle maîtrise encore plus que le Macintosh : non seulement elle contrôle tout l'aspect matériel, jusqu'au processeur dorénavant, mais en outre elle tient dans sa main tout le côté logiciel, y compris ceux réalisés par d'autres sociétés qu'elles. Aux yeux d'Apple, Flash n'aurait d'autre finalité que de lui laisser filer entre les doigts son nouveau cheval de bataille. Sans compter qu'il y a nombre d'applications sur l'App Store qui ne dépareilleraient pas dans une page web à l'aide de Flash, introduire sciemment cette concurrence qui ne pourrait qu'affaiblir l'App Store serait une bourde monumentale (voir également Apple, Adobe et Flash). Avec Flash sur iPhone OS, les utilisateurs pourraient bénéficier des mêmes applications sans passer par l'App Store, et les développeurs pourraient proposer des contenus aussi riches tout en faisant l'impasse sur la validation d'Apple, voilà qui s'appellerait scier la branche sur laquelle on est assis.

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Adobe en situation délicate

Voilà où nous en sommes du côté d'Apple, qui ourle son argumentaire d'une promesse de lendemains qui chantent grâce à l'avènement de HTML 5, qui, c'est promis, rendra tout ce débat caduque d'ici peu. C'est dans ce contexte houleux que Kevin Lynch prend la parole, et se voit contraint de faire feu de tout bois : sa plateforme Flash reçoit des coups de boutoir conséquents et il lui faut endiguer la voie d'eau. La situation est d'autant plus épineuse que, sur un plan strictement diplomatique, Adobe n'a pas les moyens de rendre les coups qui lui sont portés : elle reste et demeure demandeuse auprès d'Apple et ne peut se résoudre à abandonner ses espoirs de voir Flash arriver sur iPhone OS, ne serait-ce que publiquement. Il lui faut donc répondre avec toute la retenue dont elle est capable : les remarques perfides resteront l'exclusivité d'Apple.

La plaidoirie de Lynch est, elle aussi, lourde de messages délivrés à demi-mots. Naturellement, le CTO d'Adobe ne manque pas de dresser un bilan outrageusement positif des avancées permises par Flash depuis son avènement sur le web. Il souligne que 85 % des "plus grands sites web" (où s'arrête le curseur ?) utilisent Flash. Cette assertion fait écho à un montage d'un salarié d'Adobe qui montrait nombre de sites n'affichant que les fameux Legos bleus sur iPad (voir notre article Le web sur l'iPad selon Adobe (suite)). Mais c'est oublier bien commodément que la grande majorité des sites concernés, s'ils ne proposent pas tout bêtement une version dédiée à l'iPhone, vont jusqu'à proposer une application dédiée sur l'App Store pour consulter leurs contenus. Et quoi de plus naturel qu'Adobe fasse cette omission : c'est bien là la brèche dans la forteresse Flash.

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Lynch souligne lui-même ce qui a poussé tant de concepteurs de sites web à embrasser la technologie Flash : elle équipe plus de 98 % du parc installé de navigateurs, pour ne pas dire toute la toile. Toute ? Non ! L'impressionnante statistique ne prend en compte, bien commodément, que les navigateurs capables de faire fonctionner Flash. Et donc aucune des machines mobiles d'Apple, entre autres. Et c'est là le problème crucial qu'Apple pose à Adobe : la firme de Cupertino met à mal l'adage qui veut que Flash fonctionne partout, et donc qu'il est la solution universelle aux besoins en matière d'applications web.

Songez-y : il n'y a pas si longtemps encore, peu importait la machine, le système d'exploitation, ou le navigateur de l'internaute, les contenus réalisés avec Flash fonctionnaient partout de la même manière. Quel confort et quel luxe comparativement au HTML, qui s'affiche différemment d'un navigateur à l'autre ! Quelle avancée par rapport à JavaScript, dont les fonctions sont différemment supportées et exécutées selon que vous serez sur l'une des différentes itérations d'Internet Explorer, Firefox, Chrome ou Safari ! Telle la tour de Babel, le web avait introduit une "confusion" des langues, et Flash était son espéranto : il était la réponse toute trouvée à un véritable casse-tête.

Flash, champion contesté de l'universalisme

Mais avec la multiplication des appareils communicants, cet adage a été quelque peu mis à mal. On l'oublie peut-être, mais l'iPhone n'est que la partie émergée de l'iceberg : la Nintendo DS, vendue à 125 millions d'unités dans le monde, fait tout autant abstraction de Flash, de même que nombre de set-top boxes pourtant capables de naviguer sur le web. Quand Kevin Lynch souligne que la majorité des utilisateurs finaux passent à la dernière mise à jour de Flash en moins d'un an, il omet que la Sony PSP n'est capable d'afficher qu'une version limitée de Flash 6, sans compter que le "Flash light" qui équipe quantité d'appareils mobiles est incapable de gérer nombre de fonctionnalités de la version pour ordinateurs. Bref, le standard universel que Flash serait censé représenter est loin d'être aussi universel qu'Adobe voudrait le faire croire. Dans cette affaire, l'iPhone n'est guère que l'aspect le plus douloureusement visible de cet état de fait.

Après tout, il fut un temps où Internet Explorer, tout comme Flash, était le standard de facto. Les webmasters ne s'encombraient pas de s'assurer que leurs sites fonctionnaient correctement sur Firefox ou Safari. Mais avec la montée en puissance des navigateurs concurrents, la donne a depuis bien changé.

Les concepteurs de sites se voient donc obligés de créer des versions alternatives, expurgées de toute présence de Flash, s'ils tiennent à ce que les utilisateurs de ces appareils puissent consulter leurs sites. En l'espèce, comme le souligne John Gruber dans un de ses articles, les webmasters n'ont qu'un seul parti dans cette querelle de clochers : le leur. Ils n'iront pas soutenir Flash contre vents et marées par pure loyauté. Leur intérêt premier c'est que leurs sites soient accessibles sur le plus grand nombre possible de points d'accès au web. Si certains peuvent se satisfaire des 98 % d'ordinateurs capables d'afficher du Flash, d'autres en revanche ne veulent pas faire l'impasse sur le nouvel eldorado que représente l'internet mobile.

Or à ce jour, environ 75 % des navigateurs installés sur les ordinateurs sont capables de gérer certaines fonctions du HTML 5. Sachant qu'en outre la majorité des navigateurs mobiles utilise Webkit, lui-même un chantre de HTML 5 sous l'impulsion d'Apple, et que la proportion de navigateurs "HTML 5 ready" n'ira qu'en augmentant, jusqu'où les concepteurs de sites accepteront d'effectuer ce double travail ? Google elle-même vient de porter deux coups sévères contre Flash, avec d'une part l'arrivée d'une version HTML 5 de YouTube (voir YouTube se lance dans le HTML 5), et de l'autre l'arrêt du support d'Internet Explorer 6 pour les Google Apps (voir Google veut se débarrasser d'Internet Explorer 6), qui ne fera qu'inciter les derniers utilisateurs récalcitrants à se mettre à jour.

Comme un poisson sans bicyclette

Mais l'un des dangers que représente iPhone OS pour la plateforme Flash, c'est précisément que les utilisateurs finaux, tout comme les créateurs de sites, finissent par se rendre compte qu'il y a une vie en dehors de Flash, et qu'on peut très bien s'en satisfaire. De la même manière que Microsoft a longtemps régné en agitant le spectre de l'incompatibilité avec Windows, le verrou psychologique est en passe de sauter également pour Flash. Cependant, il ne faudrait pas se leurrer : ce qui se joue actuellement n'est certainement pas la survie de Flash, qui continuera à être utilisé de nombreuses années. Le véritable enjeu est ailleurs, car ce dont il s'agit, c'est du caractère indispensable de Flash, et de son statut de standard universel. Adobe y perdrait de l'influence, et un enjeu stratégique. En cela, la plateforme iPhone OS se pose comme un concurrent direct de la plateforme Flash. Dans cette guerre d'influence, il n'y a donc pas la moindre raison qu'Apple cède un seul pouce de terrain.

Bref, en quelques jours, Adobe se retrouve acculée de toute part. Il lui faut réaffirmer la supériorité de Flash, ce à quoi s'emploie Kevin Lynch de son mieux. Parmi les atouts de Flash, il souligne que la technologie d'Adobe gère 75 % des vidéos sur le net, et rappelle que le HTML 5 n'aura pas permis de décider d'un codec standard pour la vidéo. Il indique également que Flash permet, entre autres, la communication bidirectionnelle avec la vidéo et le son, une fonction qui n'a pour l'heure pas de contrepartie en HTML 5. Lynch rappelle également que Flash est en passe de permettre à tout un chacun de créer des applications pour l'App Store, en guise de piètre consolation, et de confirmation qu'aucune limitation technique n'empêche Flash de fonctionner sur les machines d'Apple. Adobe vient d'ailleurs, histoire d'enfoncer le clou, de mettre en ligne une nouvelle démonstration de cette fonctionnalité (voir Flash sur iPhone : comment ça marche).

Dans un retournement de situation assez ironique, Kevin Lynch va même jusqu'à se poser en chantre des standards "ouverts", en soulignant qu'Apple pratique une politique de contrôle des contenus (en utilisant pourtant le standard ouvert qu'est le HTML), alors qu'Adobe, elle, se placerait d'un point de vue plus permissif (alors qu'elle seule contrôle le plugin Flash).

Une seule issue : l'arbitrage des internautes

Quoi qu'il en soit, à moins de véritablement libéraliser Flash, et compte tenu de l'immuabilité d'Apple sur cette question, Adobe n'a guère de latitude pour influer sur le cours des choses. Au final, tout dépendra de l'attitude des consommateurs. Si dans les faits, l'iPad finit par s'avérer être un succès commercial retentissant, les utilisateurs finaux auront départagé les belligérants avec une réponse simple : "Pas de Flash ? Pas de problème". L'iPad transformerait alors l'essai marqué par l'iPhone, qui a déjà bien secoué l'ordre établi. Adobe aura beau protester et trépigner, dans ce cas de figure, rien ne pourra y faire, et Flash aura résolument perdu sa couronne et son trône.
avatar oxof | 
Bon je suis développeur Flash et c'est décidé, je me mets à Xcode pour faire des appli iPad. Je me mettrai à HTML et tout le bordel quand il y aura un outil d'authoring correct. Faut savoir évoluer dans la vie. Vous pouvez me souhaiter bonne chance !
avatar inick06 | 
Bonne chance oxof... Tu regrettera surement pas l'imbuvabilité de Flash....
avatar Frodon | 
@oxof Bonne chance. Je te recommande particulièrement pour commencer de lires les documentations de démarrage et tutoriels d'Apple. Elles sont très clair et permettent de rapidement être opérationnel. En particulier, si tu n'as jamais fait d'Objective C: [URL=http://developer.apple.com/iphone/library/referencelibrary/GettingStarted/Learning_Objective-C_A_Primer/index.html#//apple_ref/doc/uid/TP40007594]Learning Objective-C: A Primer[/URL] Evidement, mieux vaut avoir un background en programmation orienté objet, mais ActionScript 3.0 étant pleinement orienté objet, tu devrais retrouver tes marques. Ensuite, [URL=http://developer.apple.com/iphone/library/documentation/iPhone/Conceptual/iPhoneOSProgrammingGuide/Introduction/Introduction.html]L'iPhone Application Programming Guide[/URL]
avatar saint_shaka | 
@inick06: T' énerve pas mon coco. Je dis simplement que si je veux acheter un truc ou juste surfer sur un site (contenant du flash player), je suis obligé de télécharger son App sur l' Appstore alors qu' un site optimisé iPhone via Safari mobile aurait été judicieux et donc plus pratique. "Le succes de l'App Store contredis tes affirmations" arrêtes cela j' ai rien affirmé à propos de l' Appstore et je trouve qu' il n' est pas indispensable pour cette pratique (soit le surf). La multiplication d' App sur le springboard pour juste du surf c' est de l' abus. Tiens je vais regardé un truc sur ebay et voilà Appstore et bah non je regrette site ebay ou site optimisé via safari.
avatar pseudo714 | 
@inick06 : flash est encore indispensable sur beaucoup de sites de streaming comme megavideo, wat consultés par les djeuns. ça constitue quand même un gros manque pour l'ipad.
avatar mediapress | 
flash 5 permet de faire des applis iphone... donc ipad... la politique d'apple est imbuvable, j'espère vraiment qu'ils vont bien se planter sur ce coup là... de toute façon iphone/ipad, c'est une goute d'eau dans le web, quand ils vont voir des sites en html 5 qui vont aller dans tous les sens avec internet explorer, ils vont peut-être revenir à la raison...
avatar Frodon | 
@mediapress Tant que l'iPhone est un succès (et si l'iPad en est un aussi, ca sera encore plus valable), peu de chance. Concernant IE, s'il confirme sa perte de vitesse de ses dernières années, ca ne va peut être pas être plus aider Flash que ca, déjà qu'il est en passe de devenir minoritaire (passer en dessous des 50% du marché)... Et maintenant qu'il y a en plus Google sur le marché des navigateurs, et qu'ils ont largement de quoi mettre d'énorme moyens de changer la donne sur ce point... Déjà qu'ils ont annoncés qu'ils vont peu à peu arrêter le support d'IE 6 dans leurs divers services (Google Docs, GMail...etc.)...
avatar inick06 | 
pseudo714 100% des utilisateurs d'internet ne seront pas acquéreurs de l'ipad... C'est une évidence... Le succés ou non de l'ipad ne dépendra pas de ce qu'il ne pourra pas faire, mais de ce qu'il pourra faire, en mieux qu'un ordinateur... Me ballader tout le temps avec mon iMac 27" me serait difficile, et l'avoir dans ma poche encore plus... L'iPad a d'énormes atouts, et le succés de l'iphone, malgré le non support de Flash le prouve et surtout chez les D'jeuns, beaucoup plus friand d'avoir les jeux, un vrai iPod et toute les applis qu'ils veulent, plutot que de ne pas pouvoir acceder a des site de streaming qui de toute facon sont des sites a population trés ciblé et qui ne sont pas représentatif de la majorité des personne qui seront interessé par liPad... Juste pour rappel, malgré le faite que l'iPhone ne pouvais pas, pendant 2 ans envoyé un simple MMS, qu'ils n'avais aucune fonction video, pas de flash alors que tous les autres mobiles de l'époque avaient, prouve que le succés de l'ipad ne dépendra pas comme j'ai dis de ce qu'il ne pourra pas faire, mais de ce qu'il pourra faire de plus.... Voila... l'ipad sera une nouvelle facon de faire de l'informatique, mais pas un remplacement de ce qu'il se fait déja.... Si je devait etre assis devant mon iMac en permanence pour écouter de la musique, lire un livre, consulter des articles de journaux, regarder une video et faire tous ce qui est commun sur internet, comme il y a 15 ans, serait trés fastidieux... L'utilisateur de l'iPad y verra son avantage dans la faconde l' utiliser, plus que dans ce qu'il pourra faire ou non.... Si parceque l'iPad ne peu pas lire du Flash devait en faire un Flop me parrait largement passer a coté de ce que l'appareil est déstiné a faire.... Un geek d'internet qui veu faire du streaming a tout va, du P2P etc... n'est p[as la clientéle ciblé par l'iPad...
avatar Le docteur | 
Plus le nombre d'utilisateurs de machines ne supportant pas le Flash augmentera, plus on pourra espérer être débarassés de cette horreur bouffe ressources et utilisée pour faire des "choses" la plupart du temps ignobles (dont les auteurs prétendent que ce sont des sites Web). Donc va pour le bras de fer. Et j'espère qu'Apple va tenir. Moi je les suis.
avatar Le docteur | 
Accessoirement, pour ce qui est de moi-même personnellement, je me tamponne aussi du HTML5, mais ça c'est une autre histoire.
avatar inick06 | 
Chaque apareil a son utilisation donc, son utilisateur... L'iphone n'a jamais été destiné a remplacer l'ordinateur de la maison, tout comme l'iPad n'est pas d´stiner a remplacer l'iPhone ni l'ordinateur de la maison... Si l'iPhone est un terminal portable, l'iPad sera un terminal "nomade" a utilisation "pratique", alors que le Notebook est un terminal de "bureau" portable.... Chaque apareil a son utilisation, donc sont but.... Le but de l'iPad est de faire du Multimédia a travers internet, mais pas exclusivement de la consultation d'internet... De toute facon, rien n'est dis non plus qu'Apple et d'autre ne propose pas un jour proche une alternative viable et fonctionel a Flash.... ue ce soit HTML 5, Sroutcore a travers HTML5, une évolution de Java etc.. Tout est possible et penser que Flash va dominer le monde jusqu'a la fin des temps me parait bien peu probable
avatar Frodon | 
@inick06 Non en effet, ni Flash, ni Windows, ni l'iPhone, ni l'iPod...etc ne domineront leur marché jusqu'à la fin des temps. Ca n'a jamais existé et ca n'existera jamais. Et heureusement!
avatar inick06 | 
saint_shaka Tu as tous les mobiles et les futurs tablettes avec Windows 7 qui te seront disponnible... Il faut bien qu'il reste des gens pour acheter les autres produits..... Les 3 milliards de téléchargements sur l'AppStore et moi, on n' a pas besoin de Flash.... L'avantage de la conccurence. c'est qu'il y a le choix pour tout le monde.... Personne n'est obligé de rien.... Ce qu' Adobe fait en permanence, OBLIGE d'utiliser leur truc... Finalement iPhone/iPad sont des alternative a l'anti concurrence d'Adobe....
avatar inick06 | 
Pour finir car j'ai envie d'aller me ballader un peu... Si j'ai besoin de faire de l'internet "a la geek" telecharger, faire des recherches, de la saisie de compte, du P2P du streaming a gog j'utilise mon ordi et j'utiliserai pas mon iPad ni mon iPhone... Mais a contratio, pour écouter de la musique en me balladant [comme je vais le faire tout a l'heure], ecouter mes podcasts dans la voiture, me guider avec le GPS, telephponer, Poker sur facebook, repondre a un mail urgent d;un client et accessoirement passer un coup de file en deplacement, je vais plus utiliser mon iPhone que mon imac 27 car, il n'y a pas de socle encore de dipo :-) Telephoner avec un iMac c'est possible avec Skype etc... ca n'empeche que l'iMac tout puissant qu'il est avec la gestion de Flash et tutti quanti ne pourrait pas remplacer un iPhone Logique non??? Si je veux faire du net tranquile sur les sites de tout le monde, lire un livre tout en écoutant un concerto brandebourgeois, repondre a un mail, ecrire a ma Mere rester en europe, discuter sur Yahoo, regarder mes podcast ou rigoler sur la derniere video a la mode sur Youtube, ecouter la radio, regarder un film tranquille avec mes écouteur pour pas reveiller ma moitié le tout allonger sur mon canapé ou le soir dans mon lit apres avoir fait crac-crac... J'utiliserai plus mon iPad que mon iMac 27" car sur le lit c'est "moyen" ou mon iPhone, qui meme si c'est ce que j'utilise aujourd'hui, je me verrai bien avec l'ipad moi.... Voila.... Pour faire le montage du dernier film du déplacement du Weekend dernier avec les ptit neveu qui on joué a découp´r des masque dnas du carton, on utilise iMovie qui fera parfaitement l'affaire, puis un super DVD avec iDVD.... Je vais pas utiliser Final Cut Pro!!!! Ou demander a George Lucas de faire le montage!!!! C'est pareil... chaque chose a son utilisation pour un but précis!
avatar Augustin Caron | 
Flash n'est pas un standard mais une technologie très répandue. À l'inverse du html/css/javascript elle bloque les sites aux moteurs de recherche et aux handicapés. Pour moi l'abandon de Flash par Apple est un signal semblable à celui qu'a représenté l'abandon de la disquette ou du passage à l'USB. Un grand nombre ont critiqué mais au final ce sont les standards et l'universalité qui ont gagné. Flash [i]universel[/i], c'est du pipeau.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
J'espère que Apple va vendre des MILLIONS d'iPad et je me réjouis de voir ce que toutes ces personnes vont dire après 3 semaines de surf cette machine avec ce superbe écran qui invite au mouvement et à l'image, on verra ce qu'ils diront de tomber les 3/4 du temps sur des jolis carrés bleu. On en reparlera.....d'ici là pas d'iPad pour moi.
avatar Silverscreen | 
Adobe vent des outils de création et les plug-ins gratuits pour lire ces contenus ne sont là QUE pour assurer les ventes de leurs logiciels de design. Si demain, Flash perd trop de terrain, que la combinaison HTML5/CSS3/AJAX/MPEG devient une alternative sérieuse à Flash, vous pouvez être sûrs qu'Adobe n'attendra pas que Flash se casse la gueule pour convertir Flash (le logiciel auteur) en outil de Design orienté Web 2.0, que ce soit en pondant du SVG, du HTML 5 etc. Il y a déjà eu le glissement de Director vers Flash, Adobe aura les compétences pour adapter son offre logicielle à temps. Or, Google, Apple et Microsoft ont tous intérêt à se passer de Flash : c'est une technologie dont ils pourraient être trop dépendants pour leurs stores, c'est une techno chiante pour le référencement, c'est une techno qui fait office de standards pour les pubs etc. L'histoire est ne marche et la réaction d'Apple prévisible… comme le fut celle de MS (qui a déjà pondu Silverlight). Le fait que Flash soit en plus une bouse sur Mac n'est que la cerise sur le gateau. Après, si l'HTML 5 manquait de traction et que Flash faisait vraiment du tord à Apple, il serait toujours aisé de rajouter le plug-in sur iPhone/iPad
avatar inick06 | 
Et pour finir ce que l'iPad pourra faire de mieux qu'un Macbook ou Notebook c'est de pouvoir visionner du contenu multimédia aussi bien horizontalement que verticalement, car si voir une video sur un notebook est "confortable" surfer sur le net, ecrire un email ou lire un livre etc... sera beaucoup plus confortable verticalement... Idem pour les photos etc...
avatar spleen | 
Plutôt que de s'exciter sur Adobe (ce qui fait marrer tout le monde...) le gourou ferait mieux de demander à ses équipes de bras cassés s'il est normal que Safari bouffe 270 Mo de RAM avec 5 onglets ouverts !!! Quand il parle d'optimisation, il ferait mieux de balayer devant sa porte....
avatar filss | 
Peu importe, pour l'instant Flash est indispensable pour une navigation optimum. Or Jobs a dit que l'ipad est le meilleur moyen de surfer, qu'il devait le faire mieux qu'un ordi. C'est faux.
avatar Macmmouth | 
[quote=Augustin Caron] Flash n'est pas un standard mais une technologie très répandue. À l'inverse du html/css/javascript elle bloque les sites aux moteurs de recherche et aux handicapés.[/quote] Un site ne devient pas accessible aux malvoyants tout seul. Il faut le concevoir dans ce sens. Il vaut mieux un site contenant du flash mais pensé pour les malvoyants avec des alternative textuelles, qu'un site html mal structuré et pas du tout pensé pour l'accessibilité. Les malvoyants sont les premier à être navré d'être pris en otage comme argument anti-flash. C'est complètement hypocrite parce que flash n'a pas vocation à être utilisé pour de l'affichage textuel et parce que les possibilités sonores qu'il apporte sont au contraire une avancée pour eux. L'argument du référencement ne vaut pas mieux. Il est de l'intérêt du concepteur du site que celui ci soit référencé efficacement. C'est parfaitement possible en procédant de la même manière par une alternative textuelle, L'accessibilité et le référencement allant de pair.
avatar Frodon | 
@spleen Je ne vois pas en quoi c'est anormal. Sous Windows, Linux ou Mac, Firefox ou Chrome consomme au moins autant, sinon plus avec 5 onglets donc... 270Mo pour un navigateur avec 5 onglet ouvert, c'est même plutôt faible comparé à ce que je constates habituellement en tant que développeur Web (sous Linux principalement et parfois sous Windows)... Etant donné l'évolution des OS ces dernières années, qui va vers plus de complexité dans les interfaces graphiques notamment, ça n'est que on ne peut plus logique. Les miracles ça n'existe pas, plus tu as d'informations, plus ça consomme de la RAM. Donc plus les OS se complexifies, notamment niveau interface graphique, plus ça consomme de la RAM. C'est fini les OS des années 90 avec des interfaces unies et grisâtres (pour la plupart). On est au 21 ème siècle avec des machines très puissantes et ayant beaucoup de RAM, c'est pourquoi les OS en tire partie pour rendre l'expérience utilisateur plus jolie et donc agréable, évidemment, cela demande plus de RAM et de ressources en général, on a rien sans rien. Si cela te dérange, installes Haiku OS, il est ultra léger, mais ressemble encore à un OS des années 90, normal, il a repris presque trait pour trait l'aspect d'un OS des années 90, BeOS, donc c'est logique...
avatar arsinoe | 
5 onglets testés à l'instant sous ie8. Entre 8 et 15 Mo par onglet (processus 64 bits séparés )
avatar Caramel10 | 
@MACMMOUTH : Évitez d'utiliser, comme tous les journalistes et les hommes politiques qui veulent donner dans la surenchère des expressions, celle "pris en otage" C'est un peu trop facile et n'a rien à voir avec une prise d'otage. Je ne connais aucun webmaster qui menace ou détienne contre leur volonté des malvoyants. Quant à en espérer une rançon, n'y compter même pas. Désolé, l'usage de cette expression m'irrite au plus haut point, même si je suis d'accord sur le fond de votre réaction.
avatar Anonyme (non vérifié) | 
on s'en fout de la mémoire. vous ne pouvez pas vraiment savoir comment elle est gérée : ça ne sert à rien de libérer de la mémoire si le système n'en a pas besoin par exemple. Il vaut mieux garder des objets en mémoire, d'ailleurs il y avait un article dans ce sens sur surfin'safari, le blog de webkit. en tout cas : 1. oomu : tltr 2. le monsieur d'Adobe est bien gentil avec son "html5 n'a pas décidé d'un format" mais comme Safari peut lire H264 c'est un mauvais argument dans la guerre apple adobe. il suffit de choisir h264 pour l'encodage (qui n'est pas le pire, hein). Après pour l'iPhone il suffit de mettre une image avec un bouton play qui est un lien vers le fichier, et Quicktime s'occupe du reste. Ca prend 10mn à tout casser, autant dire que c'est pas l'investissement qui va freiner la création d'une version "iPhone friendly". Pour l'iPad c'est autre chose... il ne va pas lancer quicktime mais plutôt lire directement dans la page, à priori. 3. à force de lire les liens de l'article... http://twitpic.com/10fjic/full ah ah ah !

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