L'Arcep propose régulièrement des rapports sur l'usage des télécoms en France, et le dernier en date donne des informations intéressantes sur les accès à Internet fixes. Le premier point à noter, assez logique en 2026, c'est que la fibre optique anime 84 % des connexions fixes (+7 points en un an) et 94 % des abonnements très haut débit (plus de 30 Mb/s en réception).

Dans les abonnements dits « haut débit » (sous les 30 Mb/s, donc), les technologies xDSL perdent du terrain, là encore assez logique : le réseau ADSL va être fermé à moyen terme et il est désormais impossible de prendre un abonnement de ce type dans de nombreuses communes. Mécaniquement, le nombre de lignes va donc diminuer peu à peu. En l'état, il reste 2,945 millions de lignes xDSL à moins de 30 Mb/s (-36 % en un an) sur les 33,08 millions de connexions.
Dans les abonnements à plus de 100 Mb/s, la fibre optique se taille la part du lion et les connexions câblées issues du réseau de Numericable disparaissent peu à peu : -42 % en un an, avec seulement 263 000 lignes environ. Dans l'entre-deux, c'est-à-dire les connexions entre 30 et 100 Mb/s, on trouve pêle-mêle des connexions VDSL2 avec des lignes courtes, des connexions câblées restées sur d'anciens réseaux, les connexions satellites et les quelques technologies alternatives à base d'ondes radio. L'Arcep place aussi les connexions 4G et 5G fixes dans cette zone, même si elles peuvent offrir des débits plus élevés.

Dans la pratique, les connexions 4G ou 5G fixes (ce qui ne comprend pas les personnes qui utilisent un abonnement 4G ou 5G mobile en partage de connexion) restent minoritaires, avec 656 000 connexions en France, soit moins de 2 % des connexions. L'Arcep indique que les clients de ces offres consomment environ 267 Go de données par mois, soit pas loin de quinze fois plus que la moyenne des utilisateurs de forfaits mobiles.
Les forfaits offrent de plus en plus de données, mais la consommation moyenne reste sous 20 Go par mois et les envois de SMS chutent
L'accès à la télévision reste populaire et le RTC résiste
Si les audiences de la TNT sont en berne et que la télévision linéaire est en perte de vitesse, les Français veulent visiblement tout de même garder un accès à la TV. Même si les offres sans TV sont de plus en plus nombreuses, plus de trois quarts des abonnements à Internet (76,8 %) disposent d'un accès à la télévision. Bien évidemment, il faut prendre en compte certains points : les abonnements xDSL sont majoritairement liés à une offre de télévision, et les offres sans TV ont longtemps été minoritaires et peu mises en avant.

On apprend aussi qu'il reste environ 2,5 millions de lignes téléphoniques en RTC (qui ne peuvent servir qu'aux appels en 2026), sur les 36 millions de lignes téléphoniques fixes. Ces dernières sont majoritairement peu utilisées, avec 40 minutes par mois en moyenne pour les lignes liées à des abonnements à Internet (47 minutes pour les lignes RTC), contre 3 h 36 pour les abonnements mobiles en moyenne. La diminution de l'usage est constante depuis 2013, avec entre -15 et -20 % par an, avec uniquement un rebond pendant la crise du Covid. Les appels sont majoritairement effectués entre lignes fixes (56 % du total).

Enfin, le coût des lignes RTC reste assez élevé, avec 29 € (24,2 € H.T.) en moyenne, contre 44,4 € en moyenne (37 € H.T.) pour un accès à Internet. Une des raisons est le coût de l'abonnement mais aussi le fait que les communications sont facturées, contrairement aux offres en VoIP.
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