macOS Ventura gère nativement de nouvelles langues pour les claviers

Stéphane Moussie |

macOS Ventura étend sa prise en charge des langues pour les dispositions de clavier. L'apache (une langue amérindienne), le dzongkha (la langue officielle du Bhoutan), le samoan (parlé aux îles Samoa) et le yiddish (parlée par les Juifs ashkénazes) sont gérés nativement par le nouveau système.

Clavier yiddish dans macOS Ventura

Bizarrement, Apple présente également la prise en charge du Dvorak comme une nouveauté de Ventura, mais cette disposition est intégrée à macOS depuis plusieurs versions. Le Dvorak n'est pas une langue, mais une disposition censée permettre de taper plus rapidement en regroupant les lettres les plus utilisées de l'alphabet sur la ligne centrale du clavier, minimisant ainsi les déplacements. Seules les versions anglaises du Dvorak sont gérées nativement par macOS, il n'y pas ses dérivés français ni le Bépo qui peut être considéré comme son équivalent pensé dès le départ pour le français.

En parlant des dispositions de claviers français, elles n'ont pas changé dans Ventura, elles sont toujours au nombre de sept, mais certaines de leurs icônes ont été revues.

macOS Ventura
macOS Monterey

L'icône du clavier « Français — PC » comprend maintenant le sigle « FRPC » au lieu de « FR » et celle du clavier « Français — Numérique » compresse le sigle « FR123 » sur la même ligne. Ces deux nouvelles icônes sont moins lisibles que celles de macOS Monterey.

De manière générale, la prise en charge des langues est plus complète dans macOS Ventura et iOS 16 : la correction automatique s'applique à trois langues supplémentaires (anglais Nouvelle-Zélande, anglais Afrique du Sud et kazakh), la recherche dans les emojis est disponible avec 19 langues supplémentaires, etc.


avatar didloan92 | 

Ce qui signifie que toutes ces langues vont prendre encore plus de place ´nativement’ dans le système ? Ou bien c’est lors de la mise à jour que le système va restreindre à notre langue ? Merci par avance pour vos avis 👍

avatar mat16963 | 

Par contre les accents en maintenant une touche enfoncée (par exemple e ou c pour la cédille) ne sont plus dans l’ordre logique comme dans macOS Monterey. Par exemple é et ç étaient en position 1 sous Monterey, elles sont maintenant en dernière position sous Ventura…
Suis-je le seul à utiliser cette fonction ?! Puisque je n’ai pas vu de remarque concernant ce changement, qui j’espère est un bug…

avatar oomu | 

@mat16963

Je m’en sers tout le temps. Et oui c’est une étrange régression

avatar mat16963 | 

@oomu

L’as tu signalé à Apple ? Si non c’est le moment ou jamais de le faire, voici mon FB Id au cas où tu veux le mentionner aussi: FB10597101

avatar occam | 

Une explication concernant le clavier yiddish, une clarification au regard du kazakh.

— Yiddish : si la disponibilité de ce clavier sur macOS (longtemps après Google) peut faciliter la saisie de textes en cette langue, elle ne lui était nullement indispensable. En effet, le clavier hébreu avec son complément de nikkudot — les petits signes diacritiques servant à vocaliser — suffisait, comme l’alphabet hébreu a suffi depuis au moins le 11e siècle à transcrire le yiddish.
À le transcrire, puisque à l’origine, cette langue n’était qu’un sociolecte localisé [1] de l’allemand de l’époque, le moyen haut allemand (« Mitelhochdeutsch »). Les plus anciens textes en yiddish ne se distinguent en rien du moyen haut allemand, si ce n’est par l’ajout de quelques vocables en araméen ou en hébreu liturgique, et de l’emploi, quelque peu malcommode, de l’alphabet hébreu pour la notation, à grand renfort de nikkudot.

L’association insécable des diacritiques de vocalisation à des lettres dénotant des consonnes ou des semi-consonnes constitue la particularité de la typographie yiddish moderne. Une commodité de composition pour le lettré, mais point une nécessité indispensable.

[1] Sociolecte localisé : le nom biblique « Ashkenaz » est venu signifier au Moyen Âge, par une généalogie assez acrobatique, la Lotharingie (« Loter » en vernaculaire araméen et hébreu), notamment les régions de Worms, Spire et Mayence, où résidaient les communautés hébraïques les plus importantes. Puis l’Allemagne tout court, par métonymie. « Ashkénaze » signifie donc, à l’origine et tout simplement, « juif allemand ».

— Kazakh : il est impératif d’identifier les attributs tok et mansh afin de distinguer ses variants. Ainsi, le kazakh roozh, tok zhawn, mansh kler, se différencie absolument du kazakh zhawn, tok kler, mansh roozh. Ce distinguo sera précieux afin d’établir la chronologie à l’arrivée. (Pour référence, consulter le corpus des travaux linguistiques de L. Zitrone.)

avatar Fennec72 | 

« il n'y pas ses dérivés français ni le Bépo »

Où en est le nouveau standard du clavier officiel français annoncé il y a moins de cinq ans et sa disponibilité sur les claviers du commerce?

Concernant le Bépo, j’ai eu un collègue qui était développeur et qui a son embauche dans le service de communication d’une grosse ONG avait exigé deux choses concernant le PC portable fourni par la DSI, remplacer Windows par la distribution Linux de son choix et utiliser un clavier Bépo.

avatar hendack | 

Au moins 2 claviers dispo : LDLC (pas cher) et Bleujour (cher). Mais toujours pas de supports officiels et direct dans les OS à moins d'installer un pilote ou une disposition personnalisée.
https://www.ldlc.com/n4968/

avatar SimR69 | 

Pas de bépo ? C’est regrettable.
Il fait maintenant partie du standard AFNOR.
J’espère que la version finale corrigera ce manque.

avatar Eyquem | 

@SimR69

Je ne sais pas quoi en penser de ce clavier bepo… Je ne l’ai jamais utilisé, mais la disposition des touches a l’air tellement bizarre et peu intuitive ! Surtout qu’on s’est habitué à l’azerty qui fonctionne très bien 🧐

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