Avec macOS 27, Apple abandonne les puces Intel. La transition vers les processeurs x86 avait été annoncée à la WWDC en 2005 (il y a vingt et un ans1) et les premiers Mac compatibles sont arrivés au début de l'année 2006. Dès la révélation du passage sur les puces Apple Silicon (ARM) en 2020, la messe était dite : la prise en charge des processeurs Intel allait disparaître, la seule inconnue était le moment où le couperet allait tomber. Apple l'avait dévoilé en même temps que macOS 26, c'est donc avec macOS 27 que la marque abandonne le x86 pour son système d'exploitation.

macOS 26 est officiellement le dernier système compatible avec les Mac Intel
Commençons par les deux répercussions les plus évidentes : la fin des Mac Intel et celle des hackintosh. Pour les Mac Intel, c'était déjà en réalité une transition bien entamée : macOS 26 ne prend en charge que deux modèles de MacBook Pro Intel (le 16 pouces de 2019 et le dernier des 13 pouces, sorti en 2020), aucun MacBook Air, aucun Mac mini, le Mac Pro 2019 et le dernier des iMac 27 pouces (2020). La majorité des Mac Intel n'a donc plus accès à la version actuelle de macOS et les modèles compatibles restent assez rares, étant donné que la transition vers les puces Apple Silicon était attendue.

Pour les hackintosh (et la prise en charge de macOS sur les Mac abandonnés par Apple), c'est un peu la même chose. Le développement s'était ralenti, la compatibilité était de plus en plus réduite et plus le temps avançait, plus le travail était compliqué pour adapter macOS au matériel moderne. Parce que dans les faits, Intel a proposé plusieurs générations de puces depuis 2020 (de la 11e à la 14e, puis trois variantes de Core Ultra) alors qu'Apple s'est arrêté à la 10e génération. Le constat est le même pour les cartes graphiques et d'autres composants : sans la prise en charge par Apple au départ, il est beaucoup plus complexe de créer un hackintosh. Il est envisageable d'installer macOS Tahoe avec un peu de motivation (et le bon matériel), mais c'est une tâche parfois ardue et il sera évidemment impossible de le faire avec macOS Golden Gate.
macOS 27 : c’est aussi la fin des hackintosh
Dans les deux cas, l'absence d'une nouvelle version de macOS n'est pas une catastrophe à court terme. D'abord parce qu'à part si vous adorez Liquid Glass, vous n'auriez de toute façon pas profité des innovations. Même si macOS 26 fonctionne sur quelques Mac Intel, une bonne partie des changements est réservée aux Mac Apple Silicon. Ensuite parce qu'Apple a annoncé que les mises à jour de sécurité seront proposées pendant trois ans pour les Mac Intel, probablement avec des mises à jour de macOS 26 et sans doute macOS 15 (Sequoia).
Le problème des applications
À plus long terme, le problème principal va être celui des applications, qui n'est pas aussi simple qu'il semble l'être. Pour éviter de se couper d'une partie des clients potentiels, les développeurs doivent en permanence jouer entre la prise en charge de systèmes d'exploitation anciens, tout en tentant de profiter des nouvelles API proposées par Apple. C'est un équilibre parfois compliqué à trouver, surtout dans le monde macOS où dans les faits l'adoption des nouvelles versions du système est assez large. Si nous examinons deux navigateurs majeurs, Chrome et Firefox, le premier nécessite macOS Monterey (sorti en 2021), le second macOS Catalina (2019). Dans les deux cas, la prise en charge est assez longue : des ordinateurs lancés en 2012 ou 2013 sont encore acceptés.

Pour les autres applications et de nombreux services, c'est moins évident. Prenons l'exemple de la bureautique, un domaine important. Microsoft tend à réduire assez vite la liste des OS pris en charge et à parfois empêcher le fonctionnement des vieilles apps, par exemple. Microsoft Word demande macOS 14, quand Pages impose macOS 15 et que LibreOffice, lui, se contente de macOS 11. De façon plus générale, les applications qui réclament une version récente de macOS (15 ou 26) sont assez rares, mais elles vont se multiplier avec le temps.

Il y a par ailleurs un domaine où l'abandon des puces x86 est déjà assez important : celui des jeux. Pour diverses raisons, la majorité des titres récents exige une puce Apple et fait l'impasse sur les processeurs Intel. Mais il s'agit d'un secteur particulier où les Mac Intel n'ont jamais totalement brillé. Les rares jeux qui sont encore universels fonctionnent assez mal sur les puces x86 et nécessitent souvent une configuration haut de gamme, ce qui exclut donc directement une bonne partie des Mac, ceux équipés d'un GPU Intel.













