La France veut bannir les ventes de voitures à essence en 2040

Nicolas Furno |

Les voitures électriques sont aujourd'hui encore handicapées par un prix plus élevé et surtout une autonomie plus faible que les voitures alimentées par des énergies fossiles. Néanmoins, les progrès technologiques n’arrêtent pas et elles s’améliorent un petit peu plus tous les ans. Alors que Volvo annonce vouloir glisser de l’électrique dans tous ses nouveaux modèles dès 2019, le gouvernement français a annoncé hier une mesure plus ambitieuse.

Nicolas Hulot pendant la présentation de son plan climat. Cliquer pour agrandir

Parmi toutes les mesures du « plan climat » présenté par le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, on retrouve notamment la fin de la vente de voitures à essence ou diesel d’ici 2040. Dans 23 ans, toutes les ventes de véhicules neufs se feront en électrique, ce qui ne veut pas dire naturellement que l’énorme parc actuel disparaîtra du jour au lendemain.

Par ailleurs, la France n’est ni pionnière en la matière, ni la plus ambitieuse. L’Inde a déjà fait une promesse similaire, mais dès 2030, dix ans avant le calendrier mis en avant hier. Les Pays-Bas envisagent de le faire encore avant, dès 2025. La date choisie par le gouvernement semble convenir aux constructeurs français, ce qui explique certainement son choix : la date limite est suffisamment lointaine pour suivre l’évolution en cours sur ce marché.

La Renault Zoé, le véhicule électrique le plus vendu en France.Cliquer pour agrandir

Quoi qu’il en soit, c’est un symbole fort et le gouvernement devrait annoncer de nouvelles aides financières en cas d’abandon d’un véhicule ancien et polluant et l’achat d’un véhicule plus propre. Son montant reste à déterminer, mais elle concernerait les véhicules à essence d’avant 1997 et les diesels sortis avant 2001.

Parmi les autres mesures, on peut noter aussi l’abandon total du charbon dès 2022 et le maintien de la baisse de 50 % de l’énergie nucléaire en France pour 2025, sans plus de précision. Un investissement de quatre milliards d’euros sera aussi mis en place pour améliorer l’isolation de bâtiments mal isolés ou sur-consommateurs.


avatar Kenny31i | 

J'ai du mal à croire que les véhicules Essence de 1997 rouleront encore en 2040. Et si tel est le cas c'est qu'il s'agit sans doute de modele de collection. Qui s'en débarrasserait ?

avatar JLG01 | 

Ceux de 1997 actuellement, en 2040, ceux de 2020, probablement.
mais il faut aussi compter sur les changements de règlementation et d'exigence technologique, un moteur actuel est a des années lumières de celui de 1997 (il suffit d'ouvrir le capot).

avatar Marco674 | 

Et on laisse le diesel polluer ? ?

avatar Quentin | 

@Marco674

Il sera interdit aussi pour 2040, mais oui effectivement le titre ne l'indique pas...

avatar C1rc3@0rc | 

@Quentin

L'article est assez complet en effet, mais il faut effectivement le lire. D'un autre coté reagir a un article en n'en lisant que le titre, c'est une definition du troll...

Une chose me surprend dans ces orientations: pourquoi 2040?

La plupart des constructeurs auront la majorité de leurs gammes en électrique/ hybride en 2020, il y a en meme qui l'annoncent pour 2019.

Le faible cout actuel du petrole n'est qu'un effet politique artificiel et temporaire, le retour de baton va etre tres violent et conduire, selon la plupart des analystes, a un nouveau choc petrolier.

Beaucoup d'etats ont une economie tres dependante du petrole, a commencer par les USA qui ne peuvent aujourd'hui survivre sans un tarif du petrole tres bas (sous les $65 semble-t-il). ils sont donc en sursis grace au tarif artificiellement bas actuel

La reglementation pour les vehicules electriques existe depuis un moment.

La reglementation pour les vehiculent autonomes est en cours de finalisation.

Un autre point tres urgent dans l'arret du petrole comme carburant c'est la production de plastiques et derivés du petroles. Car s'il y a des alternatives a certains plastiques, certains n'ont pas d'alternative et les autres ont des couts dissuasifs. On a donc vraiment besoin d'arreter de brûler bêtement du pétrole pour le garder dans la production pétrochimique.

Le dernier point c'est le nucleaire. Si on peut reduire le nucleaire en France de 50% on peut le reduire de 100%! C'est qu'en France la production electrique c'est plus de 70% nucleaire, si on arrive a reduire cette dependance de 50%, ce qui n'est pas difficile, ni couteux, avec un petit effort et une volonté politique forte on peut passer a 0% de nucleaire.
Un des avocats d'Assange disait il y a quelques temps que le sort du nucleaire ete regle. La raison est simple: le cout exhorbitant que l'on ne peut plus cacher. Il y a les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, il y a les couts de demantellement qui domontrent des goufres financiers sans fin, il y a les affaires qui sortent enfin des producteurs, exploitants, ... dont Areva et ses scandales.
Il y a EDF qui revoit tous les 2 jours les couts d'exploitation et de construction et le feuilleton EPR...

Et puis il faut rendre hommage a Apple dans le dossier énergétique. Sa communication sur sa conversion aux énergies renouvelables est un exemple impossible a ignorer et ayant un impact certain sur l'opinion publique. Et ce n'est pas le seul exemple.

Bref, le politique donne l'impression de suivre une tendance imposée par l'industrie hitech...

avatar JLG01 | 

@Marco674

Essence ET diesel.
Il n'est pas dit véhicules électrique exclusivement.
Rien n'est dit des moteurs au gaz et autres GPL (comme si le gaz naturel n'était pas une énergie fossile émettrice de CO2) et encore moins, évidement de l'utilisation de l'hydrogène.
Le pétarade ont encore de l'avenir.

avatar sachouba | 

@JLG01 :
La pile à hydrogène, ou comment obtenir un rendement énergétique encore plus faible qu'avec de l'essence. ?

avatar JLG01 | 

Qu'importe puisque ce sera de l'énergie renouvelable (pas comme actuellement avec du craquage de méthane).
Ensuite, le rendement des piles à combustible est devenu très acceptable et s'améliore sans cesse.

avatar Lapin85 | 

La majeur partie de l'hydrogène produit à l'heure actuelle, l'est à partir des hydrocarbures...
Pas très rentable ! Il vaut mieux des électriques pures !

avatar sachouba | 

@JLG01 :
Bah non, puisque le rendement de la production d'hydrogène par électrolyse est limité théoriquement... Comme le rendement d'un moteur à explosion d'ailleurs.
De plus, cela demanderait des quantités phénoménale de platine pour catalyser la réaction. Il n'y en aurait peut-être pas assez pour produire assez d'hydrogène pour tout le monde.

avatar xDave | 

Il y a plusieurs soucis avec cette histoire.
- Il faut des prises partout pour recharger, tout le monde n'a pas une maison avec un garage
- Sans nucléaire, il faut bien alimenter tout cela
- Les batteries ne sont-elles pas polluantes au possible et difficiles à recycler

Sinon pourquoi pas.

avatar iPop | 

@xDave

L'empreinte sur le climat est le plus important. C'est toute l'économie agricole et autre qui en pâtisse.
Mais il faut que l'effort soit mondial, les vents ne s'arrêtent aux frontière.

avatar Bigdidou | 

@xDave

'Il y a plusieurs soucis avec cette histoire.
- Il faut des prises partout pour recharger, tout le monde n'a pas une maison avec un garage
- Sans nucléaire, il faut bien alimenter tout cela
- Les batteries ne sont-elles pas polluantes au possible et difficiles à recycler"

Il n'y a pas que l'électrique, comme alternative.
Il y a l'hydrogène, l'éthanol...
De toute façon, tôt ou tard, et plutôt tôt que tard, il faudra bien faire face à l'effondrement des ressources disponibles en pétrole.
Rien ne dit par ailleurs que nous continuerons à nous déplacer autant, surtout de façon autonome, avant autant de gaspillage énergétique et en ressources.
Quant au nucléaire, pour le moment, c'est mal parti pour s'en passer.
La fusion sera déjà un progrès.
Et puis les énergies renouvelables sont là, on a la technologie qui ne peut que progresser, c'est surtout un problème de coût et de rentabilité.
Je me demande si ces années 2040 ne seront pas marquées d'un bon spectaculaire du coût de l'énergie, qui deviendra une denrée rare et chère. Le côté positif, c'est que ça nous aidera à y faire plus attention et à moins la gaspiller et moins nous détruire ainsi que notre environnement avec.

avatar sachouba | 

@Bigdidou :
Non, l'énergie ne deviendra jamais rare et chère à mon avis.
Ce sera peut-être le cas de l'eau dans très longtemps, mais l'énergie est une denrée extrêmement courante, facile à produire par de nombreux moyens abordables (barrages hydroélectriques, gaz naturel, Soleil, vent, marées, nucléaire...), et tous les équipements que l'on utilise deviennent de moins en moins consommateurs d'énergie : voitures, ampoules, ordinateurs, etc.

La consommation énergétique globale augmente, mais elle se stabilisera probablement au moment où tous les pays seront suffisamment développés !

avatar Moumou92 (non vérifié) | 

@sachouba

Merci, j'ai beaucoup ri, Ca va me faire la soirée... exemple typique de quelqu'un qui n'y connaît rien mais qui donne son avis...

Le second principe de la thermodynamique, ca ne vous dit rien?

avatar vincedev | 

@Moumou92

Non.
Si vous en avez fini de rire, expliquez-nous donc.
Et au passage, expliquez-nous aussi le premier.

avatar sachouba | 

@Moumou92 :
Bien sûr que si, mais je ne vois absolument pas le lien entre l'entropie et le coût de l'énergie...

avatar Moumou92 (non vérifié) | 

@sachouba

L'énergie, ou sa "qualité", ne peut que se dégrader (résumer très simple du second principe de la thermodynamique). Du coup l'énergie consommée est dégradée... cele-ci se dégradant, elle devient rare et donc plus chère…

Concrètement, considère un système fermé constitué de deux bassines d'eau : une bassine d'eau bouillante, et une bassine d'eau glacée. Considérons le système fermé et adiabatique pour simplifier la démonstration. Cela veux dire qu'il ne peut pas y avoir d'échange d'energie avec l'extérieur.

Avec l'eau bouillante, je peux utiliser l'énergie emmagasinée pour cuire un œuf (par exemple, ou générer de l'électricité ou autre)…

Mélangeons l'eau chaude et l'eau froide… principe de conservation de l'énergie dans mon système adiabatique, j'ai toujours la même quantité énergie DIsponible… cependant je ne peux plus rien faire avec mon eau "tiède"(pas cuire un œuf). Je n'ai pas perdu d'énergie, j'ai dégradé sa qualité (augmenté son entropie)…c'est totalement irréversible, car si je veux revenir en arrière, il me faut chauffer nouveau l'eau et donc consommer de l'énergie supplémentaire… pour la même fonction, il me faut "payer" plus (d'énergie).

L'énergie de ne se perd pas, mais se dégrade… à mesure que nous consommons de l'énergie, nous augmentons son entropie et la rendons de plus en plus difficilement exploitable… et il n'y a rien faire, c'est une fatalité, inévitable…. Notre monde est fait d'irreversibilités…

En cosmologie, on a tendance vous parler du refroidissement de l'univers: au fur et mesure de son expansion, l'univers se dilue, son entropie augmenté, et nous sommes condamnés à vivre dans un univers froid et sans vie…

Je me permet une remarque: une énergie "propre" n'existe pas,tout activité augmente l'entropie du système…à partir de là, nous ne pouvons qu'essayer de réduire notre impact, mais l'énergie "verte" n'existe pas, ce n'est qu'une chimère… les énergies renouvelables que l'on nous vend n'existe pas... il n'y a pas d'énergie renouvelable dans notre univers…

avatar Yohmi | 

@Moumou92

C'est intéressant (et bien expliqué ?) mais je ne comprends pas la conclusion. À te lire, les éoliennes font que demain on aura moins de vent… ah bon ? ?

avatar r e m y | 

@Yohmi

A moins que toutes ces éoliennes finissent par ralentir la rotation de la Terre, allongeant ainsi les jours, donc la journée de travail et donc la productivité.
Les plantes, quant à elles, recevant de la lumière chaque jour pendant une plus longue durée, absorbent plus de co2 contribuant à diminuer sa concentration dans l'atmosphère.

C'est pas beau ça?

avatar ovea | 

@r e m y

?«A moins que toutes ces éoliennes finissent par ralentir la rotation de la Terre, allongeant ainsi les jours, donc la journée de travail et donc la productivité.
Les plantes, quant à elles, recevant de la lumière chaque jour pendant une plus longue durée, absorbent plus de co2 contribuant à diminuer sa concentration dans l'atmosphère.

C'est pas beau ça?»

????????

avatar ovea | 

@Moumou92

Je comprends mieux pourquoi le deuxième principe de la thermodynamique n'est qu'un principe de La «physique» et pas de la nature. Faut être Sadic Arnot, pour pas le comprendre : qu'au départ on parle d'échange thermique, puis de diverses généralisations … à une époque où encore, on a qu'une vision globale et pas du tout mathématiquement plus rationnelle en chimie, qui reste une grosse tambouille.

Menfin, y'a quand même des principes scientifique qui épistémologiquement* qui on du sens.
Mais pour l'histoire des deux bacs d'eaux l'un chaud, on peut récupérer de l'énergie … potentiel pour réchauffer grâce à la pesanteur, ou un concentré de lumière … n'importe quoi ?
Certes , tout ça n'isole pas l'expérience cité**, mais est-ce vraiment le cas, sinon dans une tentative un peu désespérante de ne pas réintroduire de la complexité au prix d'un effort supplémentaire, pour recoller à la réalité ?

* mot absence du dico Français d'Apple (((b****l de p****n de m***e mérovingien)))

**«système fermé et adiabatique» sans explication, ce système n'a pas grand sens ;)P

avatar Moumou92 (non vérifié) | 

@ovea

Récupérer de l'énergie pour réchauffer… oui, sans soucis, mais cela nécessite de re-injecter de l'énergie dans le système… et donc fait grimper l'entropie!

Après l'exemple cité est une simplification à outrance même si on prend souvent l'hypothèse que l'univers est un milieu fermé adiabatique… ce qui jusqu'à preuve du contraire est une hypothèse très probable!

Dans un système non adiabatique, c'est juste pire et plus difficile à expliquer…

avatar ovea | 

@Moumou92

Non mais la critique va plus loin :
Adiabatique = efficace pour des échanges d'énergies à 100%
Ça n'a pas de sens presque tout le temps.

Cela vient du fait qu'on ne considérait pas pendant un temps la chaleur comme entrant dans le processus et qu'on tente encore maintenant de s'en mordre les doigts jusqu'à l'os avec les «principes thermodynamiques»

Après c'est le fait même de parler de force en «mécanique» qui est un non sens puisque cela ne s'appliquerait qu'à une nature faite d'objets indéformables.
À quand une physique du solide deformable ?

Du coup, on balance depuis le début sous le tapis les termes du troisième degré, les dérivés troisièmes, l'à-coup, le choc, la fonction de Dirac … et on va chercher ces pics des maximas qui tendent vers des énergies incommensurables. C'est négliger les forces dues au rayonnement de la lumière sur la matière certes très petite mais fondamentalement mesurable dans l'espace proche de la terre par exemple.

Bref c'est tout le principe de la différence de regard entre le macro et le microcosme qui est à réétudié au travers de la topologie, l'entropie topologique qui ne présuppose pas de mesure et en entropie métrique. Car il est surtout question d'arriver à mesurer la qualité des phénomènes dit chaotiques.

Tout ça pour en arriver à substitué à l'entropie, l'ergodicité* en première approche dans l'étude des ces processus.

* encore un mot inatteignable dans le dico d'Apple pour le français

avatar sachouba | 

@ovea :
Tu es au courant qu'on a inventé l'informatique, pour résoudre des équations différentielles d'ordre élevé, et même non linéaires...

avatar ovea | 

@sachouba

«Tu es au courant qu'on a inventé l'informatique, pour résoudre des équations différentielles d'ordre élevé, et même non linéaires...»

C'est pas pour les résoudre mais pour en calculer une approximation et pas nécessairement avec les bonnes méthodes … d'où l'importance de l'algorithme utilisé et plus encore, de la méthode pour les résoudre justement qui n'est pas calculatoire*

* encore un mot absent du dico français d'Apple … purée la rengaine !!!

avatar françois bayrou | 

C'est toi qui n'y connait rien.

"Le second principe ne s'appliquerait que dans un milieu régi par des lois uniquement galiléennes. Dans une de ses conférences à l'Institut Henri-Poincaré, Cédric Villani rappelle en effet, que ce principe ne s'applique pas nécessairement dans des systèmes où existent des forces coulombiennes (électrostatique) ou newtoniennes (gravitation) importantes, et où l'entropie peut rester constante[3] (plasmas dans le premier cas, ou systèmes de galaxies dans le second ; voir Équation de Vlasov)."

Le stellatator, les eoliennes, l'énergie solaire, ... ca te parle ?

avatar ovea | 

@françois bayrou

Grand Merci pour avoir comblé cette lacune malheureusement fort communément acquise et très énervante :)) à propos du second principe … oufff

avatar Moumou92 (non vérifié) | 

@françois bayrou

Effectivement, dans un univers différents du notre ou dans une zone de singularité tél que proche d'un trou noir, e "principe" (qui n'est d'ailleurs pas un théorème mais un principe), peut ne pas s'appliquer… mais dans notre univers, à notre échelle il se vérifie… donc oui le jour où nous vivrons près d'un trou noir nous pourrons utiliser les forces gravitationnelles pour avoir de l'énergie "propre"… mais sur terre cela n'est pas possible…

avatar Stardustxxx | 

@ Bigdidou
"Et puis les énergies renouvelables sont là, on a la technologie qui ne peut que progresser, c'est surtout un problème de coût et de rentabilité."
Tu parles du nucléaire pour les questions de coût et de rentabilité ?
Les couts dégringoles pour le solaire et l'éolien, ils augmentent pour le nuclaire.

avatar victoireviclaux | 

@xDave

On est en 2017, ça laisse le temps de s'adapter (même si ça commence doucement mais surêment) ?

avatar jerome74 | 

@xDave: "Il faut des prises partout pour recharger, tout le monde n'a pas une maison avec un garage"
D'une part, en 2040, les voitures seront assez intelligentes pour aller se ravitailler toutes seules quand on ne les utilise pas, d'autre part à part les collectionneurs et les professionnels, plus personne ne possédra son véhicule personnel qui est stationné 95% de la journée. La voiture sera un service et plus un bien.

avatar JLG01 | 

Il n'y aura pas que des véhicules à recharger sur le réseau.
Certainement aussi des véhicules à pile à combustible (hydrogène d'origine renouvelable), et peut-être aussi des véhicules à biogaz.
Et la fin de la vente des véhicules à énergie fossile implique leur disparition à partir de 2040, pas en 2040.

avatar r e m y | 

En Norvège c'est 2025, en Allemagne c'est 2030 (pour le diesel seulement).

Maintenant il faut intégrer qu'il y a d'autres alternatives que l'électricité (dont la production dans certains pays est tres émettrice de co2).
Hydrogène (totalement decarbonné) ou biogaz (bilan carbone neutre)

avatar justhouz | 

Le problème de l'hydrogène, c'est qu'il est très facile à produire... à partir du pétrole, moins de manière propre. Ou alors, cela demande plus d'énergie que ce que cela va produire en tant qu'hydrogène.

Pour le biogaz, pourquoi pas mais cela ne représentera que quelques % du besoin en énergie.

Se détacher des hydrocarbure est difficile car c'est très efficace (et donc relativement peu onéreux) en terme énergétique.

Il faut se sevrer de notre dépendance à l'énergie virtuellement gratuite que nous utilisons depuis 150 ans.

avatar ovea | 

@justhouz

«Le problème de l'hydrogène, c'est qu'il est très facile à produire... à partir du pétrole, moins de manière propre. Ou alors, cela demande plus d'énergie que ce que cela va produire en tant qu'hydrogène.»

C'est dur de suivre, n'est-ce pas!? et la désinformation si facile.

«Pour le biogaz, pourquoi pas mais cela ne représentera que quelques % du besoin en énergie.»

On parle pas de besoin quand le prix du bio-gaz est même pas fixé en France par le gouvernement.

«Se détacher des hydrocarbure est difficile car c'est très efficace (et donc relativement peu onéreux) en terme énergétique.»

Argument ne prenant en compte qu'une industrie pétrochimique et oublieux des investissements passés

«Il faut se sevrer de notre dépendance à l'énergie virtuellement gratuite que nous utilisons depuis 150 ans.»

Heuuu … le soleil ☀️ comme énergie virtuelle gratuite depuis des milliards d'années, ça sonne mieux pour la blague de fin ?

avatar sachouba | 

@ovea :
On ne comprend toujours rien à ce que tu écris. :-(
Essaie de mettre plus de verbes conjugués dans tes phrases.

avatar ovea | 

@sachouba
Ok pour les verbes.
Dsl, une espèce d'habitude à écrire … heuuu, dans la veine de roman comme le Dalia Noire

avatar JLG01 | 

Il faut en effet changer d'époque.
L'hydrogène n'étant pas (enfin très peu ou très difficile à capter) disponible naturellement, c'est un vecteur d'énergie au même titre que l'électricité.
L'hydrogène de l'avenir sera issu du surplus de production des énergies renouvelables aléatoires (éolien, solaire), à moins d'en spécifier à cet fin pour les besoins des véhicules.
Il sera donc décarbonaté et amplifiera la capacité de service de ces énergies renouvelable.
L'avenir vous dit-on, pas la situation actuelle.
Quant au pétrole, il n'est pas inépuisable et il faut rappeler l'objectif qui est principalement de décarboner l'énergie utilisée.

avatar Jeckill13 | 

Bah d'ici 2040 ils auront largement de quoi abandonner leurs idées ! On peut faire les promesses et engagements qu'ont veut en politique, surtout avec une échéance aussi lointaine, il n'y aura de toute façon personne pour se rappeler qu'on les avaient faites.

avatar lll | 

Sans compter que dans 23 ans, ça m'étonnerait que les voitures fonctionnent encore à l'essence...

avatar Billytyper2 | 

@lll

On pensait déjà à la raréfaction du pétrole dans les années 90 et on prévoyait la fin dans les années 2020…et pourtant.

avatar occam | 

@Billytyper2

"On pensait déjà à la raréfaction du pétrole dans les années 90 et on prévoyait la fin dans les années 2020…et pourtant."

Détrompez-vous.

Le patron de Shell, Ben van Beurden, est seulement le dernier en date parmi les grands pétroliers à avertir que Peak Oil, le point d'inversion où les nouvelles découvertes ne compensent plus l'épuisement des anciens gisements, est en train d'être atteint.
https://www.energyvoice.com/oilandgas/123291/shell-thinks-demand-oil-peak-five-years/

Le problème est que les coûts d'extraction vont s'accroître de façon exponentielle — lentement d'abord, puis de plus en plus vite — pour extraire des quantités de plus en plus réduites.
Comme les autres pétroliers résponsables, le patron de Shell avertit depuis des années que les prix artificiellement bas actuels du pétroles sont politiques et ne reflètent en rien la véritable raréfaction de la matière première.

Cette courbe hyperbolique est simplement dictée par la distribution géologique de la taille des gisements, c'est une donnée de la géophysique, et elle est connue depuis longtemps. Pendant les années où le prix du pétrole crevait le plafond, on est allé puiser des ressources qu'on n'aurait pas exploité en temps normal. Ce qui a permis de rallonger le délai de quelques années, aux frais des consommateurs comme de l'environnement.

Raison qui fait que les sociétés pétrolières occidentales les plus prévoyantes — à titre d'exemple, à nouveau Shell — ont entamé depuis quelque temps leur reconversion énergétique :
http://peakoil.com/production/shell-to-develop-transition-framework-over-next-two-decades

avatar sachouba | 

@occam :
On trouvera très probablement de nouveaux moyens abordables d'extraire du pétrole pendant encore longtemps, comme toujours depuis des décennies.

Si les prix sont aussi bas aujourd'hui, ce n'est pas uniquement pour des raisons politiques, mais surtout à cause de la découverte de l'exploitation du pétrole et du gaz de schiste, qui n'est pas chère et force les magnats du pétrole à baisser leurs prix pour rester compétitifs et ne pas être largués par les nouveaux acteurs. Les USA sont désormais complètement autonomes en pétrole !

Les quantités de pétrole exploitable estimées ont ainsi augmenté de manière considérable. Et il en va de même pour d'autres enjeux majeurs comme l'exploitation des pétroles très visqueux d'Amérique du Sud, les sables bitumeux du Canada, le pétrole enfoui à très grande profondeur sous l'océan, le pétrole d'Antarctique, etc. qui deviennent de plus en plus faisables et de moins en moins chers.

Si des géants entament une "reconversion énergétique" c'est bien sûr pour des raisons politiques : il est très à la mode d'affirmer vouloir bannir les "énergies carbonées" comme le disent si bien les politiciens, qui n'y connaissent pas grand chose, et certaines grandes entreprises du secteurs pourraient se voir couper les vivres par de telles mesures.

PS : l'exploitation du gaz de schiste, quand elle est réalisée proprement, n'est pas polluante, contrairement à ce qu'affirment certains documentaires porteurs de désinformation comme Gasland.

avatar occam | 

@sachouba

En tant que statisticien qui collectionne et analyse des données énergétiques depuis 30 ans, je demande à voir sur pièce.

Les fondamentaux de la géophysique sont inchangeables. Ce qui est variable, c'est le taux de rentabilité relative des gisements nouvellement exploités. Dont il faut tenir compte par rapport au coût du capital investi au moment où l'exploitation est décidée.

Vous affirmez plus loin :
"l'exploitation du gaz de schiste, quand elle est réalisée proprement, n'est pas polluante"

Permettez-moi de éprouver le plus grand scepticisme à l'égard d'une telle affirmation. Fils et neveu de pétrochimistes, j'ai eu la chance de visiter des sites de production dès mon jeune âge, et d'y garder certaines relations. Malgré mon admiration pour le courage et l'ingéniosité des pétroliers, j'en ai retenu une leçon : si le grand public était vraiment au fait des conséquences environnementales d'une exploitation même dite "propre", il serait sacrément secoué, plus peut-être que par les conséquences climatiques des hydrocarbures.

Nous consommons uniquement parce que nous évitons de regarder et que nous sommes conditionnés à ne pas voir.

avatar sachouba | 

@occam :
Je pense que le conditionnement est dans le sens complètement inverse aujourd'hui : tout le monde se dit contre le pétrole, contre le gaz, contre le nucléaire, et ces personnes ne savent même pas pourquoi ! Juste un effet de mode... Alors par exemple que le gaz naturel permettrait de remplacer le pétrole en produisant 3 fois moins de CO2 dès aujourd'hui, et que le nucléaire produit beaucoup moins de CO2 que le charbon.

Et je veux bien admettre que l'exploitation du gaz de schiste à des effets dévastateurs sur la nature, à la surface, mais elle ne détruit pas les nappes phréatiques et n'entraîne pas de tremblements de terre comme certains l'affirment, si elle est réalisée par des professionnels.

avatar r e m y | 

@sachouba

Le pétrole de schiste est connu depuis l'antiquité... il n'est devenu économiquement exploitable que parce que le pétrole traditionnel était durablement (pensait -on) au delà de 100 dollar / baril.
En dessous de 50 dollar le baril, il serait préférable d'arrêter leur exploitation...

avatar JLG01 | 

Le problème n'est pas la disponibilité des ressource fossiles (ce sera probablement demain les hydrates de méthane pour quelques décennies ou siècle, le sous-sol à stocké et transformé depuis quelques milliards d'années des matières combustible très riche en hydrocarbures en quantité encore intestinale, mais nécessairement finie).
Le vrai sujet est de décarboner d'urgence nos énergies pour que les générations futures ne meurent pas de chaleur de faim de soif, de guerres (cocher les mentions préférées).

avatar r e m y | 

@JLG01

Tu as raison. On ne parle pas assez des "quantités intestinales"....
Et notamment la production de méthane par les vaches ?

avatar bellague | 

@lll

Cela fait quand même plus d'un siècle que les voitures roulent à essence !

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