Patrick Drahi pas échaudé par le « non » de Bouygues

Stéphane Moussie |

« Pour moi les télécoms, c’est comme un flipper : tant qu’il y a des boules, je joue encore. » Le non catégorique de Bouygues Telecom à l'offre d'acquisition de 10 milliards d'euros déposée par Altice, maison-mère de Numericable-SFR, n'a absolument pas refroidi les ardeurs de son patron.

Frédéric Bisson CC BY

« Plus on vous dit que ce n’est pas possible, plus cela veut dire que votre idée est bonne et qu’il va falloir aller de l’avant », a déclaré Patrick Drahi à la suite du refus de Bouygues, rapporte Les Échos.

Plus déterminé que jamais, le magnat des médias et des télécoms badine même : « quant aux 10 milliards que je n’ai pas dépensés, ne vous inquiétez pas, mes équipes sont déjà reparties sur le terrain pour trouver des cibles. »

Alors que Martin Bouygues a qualifié l'offre d'Altice de « pas sérieuse », le groupe a répondu hier soir par un communiqué de presse aux principales critiques émises à son encontre.

Altice « regrette » déjà que le conseil d'administration de Bouygues « n’ait cherché à obtenir la moindre précision ou explication sur son Offre avant la présentation à son Conseil d’Administration. »

Sur le montant de l'offre, 10 milliards d'euros, l'entreprise de Patrick Drahi souligne qu'elle est généreuse : « environ 15 fois l’Ebitda estimé pour 2015 selon la guidance de Bouygues [...] soit des primes de l’ordre respectivement de 2x a 3x par rapport aux valeurs moyennes de ce type d’actifs sur le marché européen ».

Altice balaye aussi le risque réglementaire en mettant en avant son entente avec Free et ses engagements en matière de garantie d'emploi et d'investissements. Malgré les déclarations fracassantes de son patron, Altice ne fait toutefois pas de nouvelle offre... pour le moment.

avatar marcpafr | 

Ben oui, mais c'est la conséquence dont vous parlez..
Il empreinte à des taux bas et les investisseurs sont nombreux pour les raison que j'évoque...
Parce que, quel que soit la visibilité du secteur, seul compte la visibilité de l'entreprise.

avatar Un Type Vrai | 

Non, pas toujours.
Cela dépend de l'aquisition et de la stratégie.

L'achat d'un concurrent direct par exemple n'augmente pas le ratio dette sur excédent brut d’exploitation sans un plan de licenciement pour supprimer les doublons (sauf création d'un monopole)...

Et encore, c'est bien plus compliqué que ça.

avatar 0MiguelAnge0 | 

C'est bien de pouvoir jouer avec des billes qui ne vous appartiennent pas! Il l'a mauvaise ce clown.
On a touché à sa fierté pas vrai?! Bien joué Martin!!!

avatar 0MiguelAnge0 | 

C'est bien de pouvoir jouer avec des billes qui ne vous appartiennent pas! Il l'a mauvaise ce clown.
On a touché à sa fierté pas vrai?! Bien joué Martin!!!

avatar ibins | 

de comparer ces actions avec un jeu de flipper et de d'affirmer que "je joue encore " montre bien l'esprit et le non-sérieux de M. Drahi. Il est malheureux de voir des irresponsables de ce genre peuvent continuer leurs 'jeux' et ça sur le dos des employés et des utilisateurs... Et à chaque coup de ce genre je me demande quelle éducation ont ils reçu ? Et quelle sont leurs valeurs ?

avatar Orus | 

« Pour moi les télécoms, c’est comme un flipper : tant qu’il y a des boules, je joue encore. »
Cette simple phrase est l'image parfaite du personnage. J'ai soudain envie de vomir.
Ces des types comme lui qui conduisent ce monde directement dans le mur et le réchauffement climatique. Puant.

avatar YARK | 

"Ces des types comme lui qui conduisent ce monde directement dans le mur et le réchauffement climatique"

Le raccourci est très brutal, mais j'adhère totalement :
on a affaire à un GROS CON. J'ai rajouté GROS parce qu'il est dangereux.
Ce sale con.

avatar Michaeel | 

Drahi a pris Bouygues pour un lapin de 6 semaines.
On imagine aisément que "l'accord" entre Niel et Drahi aurait éclaté une fois que Bouygues aurait accepté la vente, dégradant fortement la valeur de sa boîte, qu'il aurait dû revendre (réellement) et moins chère quelques mois plus tard. Drahi + Niel, c'est bien pire que Bouygues.

avatar macinoe | 

J'adore la métaphore du flipper.
C'est exactement ça.
Un jeu de survie où l'on finit fatalement par perdre.

Sont-ils complètement abrutis ceux qui suivent Drahi dans ses délires ?

On sait déjà comment ça va finir. C'est lui même qui l'avoue.

avatar yanakagva | 

Je pense qu'il parle globalement de la vie, et il a raison. On meurt tous un jour.

avatar baritono | 

« quant aux 10 milliards que je n’ai pas dépensés, ne vous inquiétez pas, mes équipes sont déjà reparties sur le terrain pour trouver des cibles. »

Tout est dit ici : il s'agit uniquement de tuer ("cible") pour être le plus gros… jusqu'à ce qu'il trouve plus dur que lui. Voilà le capitalisme… L'intérêt général ? Qu'est-ce que ce gros mot inutile ?

avatar will42 | 

Il doute de rien celui la. J'espère qu'il va bouffer ses billes

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