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Google Chrome : le navigateur le plus rapide au monde (jusqu’à lundi ?)

Christophe Laporte

samedi 06 juin à 09:30

Logiciels

Google s’est fendu d’un petit billet pour affirmer — bancs d’essai à l’appui — que son navigateur web est actuellement le plus rapide du marché. Même si ces tests ont été réalisés sur Mac, rien ne garantit que ces excellents résultats suffisent à faire taire les détracteurs historiques de Chrome.

Des performances optimisées pour les Mac M5

Pour asseoir sa domination, la firme de Mountain View explique que ses équipes d'ingénierie ont passé l'année écoulée à multiplier les chantiers d'envergure afin de faire grimper les scores obtenus sur JetStream 3 et Speedometer 3.1. Sur le premier outil de mesure, Google revendique une progression de 10 % depuis le début de l'année, hissant Chrome à un score record de 469. Du côté de Speedometer, l'amélioration de 5 % permet d'atteindre un score absolu de 61.

Précisons au passage que ces deux outils de référence sont parrainés et développés conjointement par Apple, Google, Microsoft et Mozilla. Ces progrès, mesurés spécifiquement sur un MacBook Pro équipé d'une puce M5 tournant sous macOS 26.0.1, se traduisent d'après Google par une expérience de navigation nettement plus fluide au quotidien. Le message adressé est clair : le navigateur a progressé à tous les étages, qu'il s'agisse de l'exécution du JavaScript, de WebAssembly ou de son moteur de rendu.

Concernant ce dernier, l'éditeur souligne d'ailleurs avoir mis en place des optimisations spécifiques à l'écosystème d'Apple. Ses développeurs ont notamment amélioré le rendu de la typographie avancée (AAT) et corrigé plusieurs problèmes liés aux polices de substitution, tout en allégeant considérablement les processus d'allocation de mémoire lors du calcul de la largeur des caractères.

Un timing qui ne doit rien au hasard

Si l’on peut se féliciter de la bonne santé technologique des navigateurs en général, Google a décidément un sacré sens du timing. Publier de telles déclarations la semaine précédant la WWDC ressemble fort à une manœuvre d'anticipation. On ne peut s’empêcher de penser qu’Apple va profiter de son grand raout annuel pour dévoiler une nouvelle version de Safari, laquelle sera immanquablement présentée comme toujours plus véloce et pourrait très bien récupérer sa couronne à la rentrée lors qu’il sera finalisé.

Image : Growtika - Unsplash

Il est d'ailleurs notable que Safari brille par son absence dans le flot de rumeurs entourant la WWDC 26. Il faut espérer qu’Apple retrouve un peu d’ambition concernant son propre navigateur et que les nouveautés ne se cantonneront pas à des optimisations sous le capot.

Le fardeau de Keystone

Pour en revenir à Google Chrome, ses performances brutes ne parviennent toujours pas à faire l’unanimité, en grande partie à cause des méthodes de son concepteur. Récemment, John Gruber s’est fendu d'une énième diatribe contre le navigateur.

Ce qui irrite particulièrement le célèbre blogueur américain, c’est cette fâcheuse manie qu'a Google d’installer des agents au cœur du système, officiellement pour s’assurer que l’utilisateur dispose toujours de la dernière version du logiciel. Si l'intention est louable, la méthode l'est beaucoup moins. Gruber n’a toujours pas digéré le fameux bogue de 2020 lié à Keystone (l’agent en question), qui provoquait de manière totalement inexpliquée une saturation massive du processeur par WindowServer, le gestionnaire de fenêtres de macOS.

Google Chrome est-il « mauvais » ?

Google Chrome est-il « mauvais » ?

D’autres concurrents, à commencer par Firefox, parviennent d'ailleurs très bien à se maintenir à jour sans avoir à s'immiscer aussi profondément dans les rouages du système. Pour Gruber, ce sont précisément ces comportements intrusifs - vieux comme le monde - qui ont poussé Apple à serrer la vis de manière aussi draconienne sur mobile :

« Il n'y a pas d'éléments d'ouverture de session tiers sur iOS qui s'exécutent en arrière-plan — sans parler de ceux qu'il est impossible de désactiver. Aucune application tierce ne peut faire quoi que ce soit qui amène le gestionnaire de fenêtres d'iOS à consommer 80 % du processeur alors qu'il est ostensiblement inactif. Il y a évidemment des compromis ici. Je compte sur le Mac comme station de travail parce qu'il me donne le pouvoir de potentiellement me tirer une balle dans le pied. Mais l'une des raisons principales pour lesquelles iOS est infiniment plus populaire que macOS, c'est parce qu'il est impossible de s'y tirer une balle dans le pied, même si cela signifie ne pas pouvoir l'utiliser pour accomplir des tâches nécessitant une telle puissance. »

Google Chrome n’est donc toujours pas un citoyen modèle sur Mac, mais il est difficile de ne pas reconnaître que Google y a apporté de nombreuses optimisations pour le rendre plus performant et économe. L’autre avantage, c’est qu’avec un tel rival dans les pattes, Apple sait qu'elle n'a pas le droit de se reposer sur ses lauriers…

Sortie de veille : nouveau Siri, iOS 27… Que faut-il attendre de la WWDC 2026 ?

Stéphane Moussie

samedi 06 juin à 08:00

Podcast

Toutes les semaines, écoutez Sortie de veille, le podcast hebdomadaire de MacGeneration ! On débat de l'actualité Apple et tech des derniers jours en une quinzaine de minutes.

J-2 avant la WWDC 2026, le plus grand événement Apple de l’année ! Lundi, à 19 h, Tim Cook dévoilera iOS 27, macOS 27 et toutes leurs déclinaisons. Cette année plus que jamais, Apple est attendue au tournant dans un domaine bien particulier, l’intelligence artificielle. Quelles sont les dernières rumeurs et quels sont nos espoirs ? On en discute dans cette émission.

Au programme également, Nvidia veut reproduire le succès des puces Apple Silicon dans les PC, la plateforme de partage d’abonnements Spliiit est lourdement condamnée et Apple est rattrapée par le fisc.

Pour écouter Sortie de veille, c'est simple :

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  • Vous n'êtes pas membre du Club iGen ? C'est dommage, mais vous pouvez écouter Sortie de veille en vous y abonnant sur Apple Podcasts ou Spotify. Ou alors écoutez l’émission directement dans ce lecteur :

Bonne écoute !

WWDC 2026 : comment suivre le keynote d'Apple en direct lundi

Stéphane Moussie

vendredi 05 juin à 23:25

AAPL

Si vous ne l’aviez pas encore noté dans votre calendrier, c’est le moment de le faire : Tim Cook donnera le coup d’envoi de la WWDC 2026 lundi prochain, le 8 juin, à 19 h (heure de Paris).

Comme chaque année, vous pourrez suivre la conférence en direct sur notre site spécial LeKeynote.fr, où nous assurerons une transcription en français tout en partageant nos commentaires à chaud. Ce suivi sera également accessible depuis notre application iGeneration, dans l’onglet « Le Keynote » qui apparaîtra comme par magie lundi.

La vidéo officielle sera quant à elle diffusée sur le site d’Apple, sur l'app Apple TV et sur YouTube. Le flux est d'ailleurs déjà programmé sur la plateforme de Google.

On attend bien sûr iOS 27, macOS 27, iPadOS 27, watchOS 27, tvOS 27, visionOS 27 et « HomePodOS » 27 (ouf !). Mais c'est sur le terrain de l'intelligence artificielle qu'Apple sera le plus scruté : il va bien falloir concrétiser un jour ou l'autre ce Siri plus intelligent promis il y a déjà deux ans !

Plusieurs événements physiques sont organisés pour suivre cet événement entre passionnés et célébrer l’annonce du nouveau Siri comme un but de Mbappé.

À Lille, plusieurs figures de la communauté des développeurs vous attendent pour une retransmission collective dans les locaux d'EuraTechnologies. Retrouvez toutes les informations pratiques sur le site de l’événement. Le collectif CocoaHeads se mobilise aussi avec une soirée à Nantes et une autre à Paris. Les places sont limitées et l’inscription est obligatoire, alors vérifiez bien les détails sur les pages dédiées.

Si vous avez connaissance d’autres événements de ce type, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires.

Une avalanche de nouveautés à venir sur le Club iGen

De notre côté, dès la fin de la conférence, nous installerons les bêtas pour décortiquer toutes les nouveautés d’iOS 27, de macOS 27 et des autres systèmes. Nous nous retrousserons les manches pour vous proposer des analyses complètes et des prises en main détaillées tout au long des semaines à venir.

Pour accéder à l'intégralité de notre couverture, rejoignez le Club iGen. S'il y a bien un mois dans l’année où l’abonnement prend tout son sens, c’est celui-ci. En plus de notre formule annuelle avantageuse à 45 €/an, nous proposons une offre mensuelle sans engagement à 4,99 €/mois. Elle vous ouvrira les portes de l'ensemble de nos contenus premium, soit des milliers d'articles de fond déjà publiés.

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Anthropic demande un moratoire sur l’IA auto-entretenue, tout en maintenant le pied sur l’accélérateur

Greg Onizuka

vendredi 05 juin à 22:10

Intelligence artificielle

Anthropic a souvent eu des prises de position paradoxales entre ce qu’elle fait, et ce qu’elle propose. Si Dario Amodei, son patron, semble conscient du danger posé par les intelligences artificielles non contrôlées, cela ne l’empêche pas pour autant de continuer à développer l’entreprise sans limite. Et la proposition de régulation faite par le CEO est dans la droite ligne de ce double discours, comme le rapporte Le Monde.

Devra-t-on attendre que VIKI interprète trop bien une demande des humains pour se rendre compte de sa puissance ? Image I, robot.

Anthropic, c’est depuis quelque temps l’un des plus gros, si ce n’est le plus gros acteur de l’intelligence artificielle : l’entreprise se bat à armes égales avec OpenAI, pourtant pionnier du secteur de l’IA générative, et ses levées de fond lui ont permis récemment de dépasser le créateur de ChatGPT pour la première fois, faisant d’elle la plus grosse valorisation boursière du secteur.

Mais Anthropic, c’est aussi l’entreprise qui a osé dire « non » au Pentagone. Une telle réponse n’est pas anodine, tant elle a fermé des portes à l’entreprise depuis : fin des contrats avec le Pentagone, non renouvellement de ceux passés avec l’administration américaine en général, dissuasion des partenaires habituels de l’État américain d’utiliser Claude, et menace à peine voilée de la part de Donald Trump ou Pete Hegseth de tout faire pour bloquer l’utilisation de Claude dans le pays.

Anthropic, réticent à ouvrir les vannes au Pentagone, sommée de sortir des administrations US 🆕x2

Anthropic, réticent à ouvrir les vannes au Pentagone, sommée de sortir des administrations US 🆕x2

Avec un tel background, voir Dario Amodei faire une lettre ouverte proposant à ses concurrents de poser des règles strictes sur l’évolution de l’IA est à la fois surprenant et logique. Et le CEO d’Anthropic indique clairement ses intentions :

Nous pensons qu’il serait bon pour le monde d’avoir la possibilité de ralentir ou de suspendre temporairement le développement de l’IA de pointe, afin de permettre aux structures sociétales et à la recherche sur l’alignement de suivre le rythme des progrès de la technologie. [L’IA] est bien plus facile à dissimuler que des silos de missiles. En l’absence d’un mécanisme de coordination mondiale, les entreprises et les gouvernements devront prendre des décisions de sécurité difficiles, sous la pression de la concurrence et des enjeux géopolitiques.

Anthropic officiellement sur liste noire du Pentagone... mais toujours utilisée

Anthropic officiellement sur liste noire du Pentagone... mais toujours utilisée

L’inquiétude du patron d’Anthropic part d’une peur qui peut paraître lointaine, mais qui semble se rapprocher de plus en plus vite quand on regarde les capacités de systèmes comme Mythos :

Si les systèmes deviennent capables de bâtir leurs propres successeurs, les méthodes pour les sécuriser, les surveiller et contrôler leur comportement deviennent prépondérantes. Une pause permettrait à la société de prendre la mesure de ces immenses implications.

Reste qu’il semble que le gouvernement américain, où se trouvent la plupart des entreprises dédiées à l’intelligence artificielle, ne semble pas de cet avis : plutôt que de créer une entité impliquant à la fois les entreprises entre elles et les gouvernements, la Maison Blanche a récemment demandé aux entreprises du secteur de fournir leurs modèles les plus avancés afin qu’ils soient audités par le gouvernement. Celui-ci indiquera ensuite ce qu’il convient de faire avec les plus efficaces, que ce soit l’interdire, le laisser libre ou… le garder comme atout stratégique.

Surveillance, armes autonomes : OpenAI signe avec le Pentagone et promet des garde-fous

Surveillance, armes autonomes : OpenAI signe avec le Pentagone et promet des garde-fous

Si l’inquiétude est avérée, Anthropic reste cependant réaliste : il sera très difficile d’obtenir une coopération de tous, et imaginer qu’une entreprise seule se rendant compte qu’elle est allée trop loin stoppe la machine est illusoire. Le créateur de Claude, à travers sa branche de recherche Anthropic Institute, va étudier les étapes nécessaires à un ralentissement des recherches fondamentales sur l’IA, et contactera dans les prochains mois les législateurs, les chercheurs, les sociétés civiles ainsi que les rivaux de Claude afin de discuter des dangers d’une IA auto-entretenue, et de la façon la plus sûre de la contrôler.

OpenAI, xAI, Alphabet, Meta ou encore Mistral n’ont pour le moment émis aucun commentaire sur cette proposition d’Anthropic, et encore moins indiqué s’ils se joindront à cet appel.

Luminar Neo 1.27.0 enrichit la retouche de portrait et inaugure ses soldes d'été 📍

Article sponsorisé

vendredi 05 juin à 22:00

Services

Skylum publie Luminar Neo 1.27.0, une mise à jour entièrement consacrée au portrait. L'éditeur y concentre des algorithmes d'intelligence artificielle affinés, des réglages manuels plus nombreux et une compatibilité élargie à de nouveaux appareils photo.

Disponible sur macOS comme sur Windows, en application autonome ou en module externe pour Lightroom Classic et Photoshop, le logiciel propose plusieurs outils pensés pour gagner en précision et en souplesse lors des séances de retouche. Cette livraison coïncide avec la Summer Sale de Skylum, ouverte le 5 juin, avec des remises pouvant atteindre 70 % sur les licences perpétuelles.

Bokeh AI : un flou d'arrière-plan calculé

La fonction Bokeh AI sépare le sujet de son environnement, puis simule une profondeur de champ réaliste quelles que soient la lumière et la configuration de prise de vue. Elle permet d'obtenir un arrière-plan adouci sans recourir à une optique à grande ouverture, souvent coûteuse. L'effet vise un rendu proche de celui produit par un objectif de portrait, applicable à n'importe quel cliché.

Concrètement, un visage saisi devant un décor encombré peut ainsi se détacher sur un fond velouté, avec une séparation travaillée entre le premier plan et l'arrière-plan, y compris dans des conditions d'éclairage difficiles.

Skin AI : trois commandes supplémentaires

Le module Skin AI reçoit trois réglages inédits. Blemish Removal efface les imperfections ponctuelles, Shine Removal atténue les brillances sur le front ou le nez, et Skin Smoothing lisse le grain de peau.

L'outil conserve les détails fins comme les cheveux et les cils, et laisse le photographe ajuster l'intensité de chaque correction. Cette granularité ouvre la voie à un travail mesuré : on peut traiter une brillance localisée sans uniformiser toute la peau, ou réduire une rougeur en préservant la texture environnante, pour un résultat équilibré et réaliste.

Face AI : la suppression des cernes

Aux réglages déjà disponibles, à savoir les proportions du visage, l'éclairage et les expressions, Face AI ajoute la suppression des cernes. La fonction éclaircit les zones sombres situées sous les yeux, celles qui donnent une mine fatiguée aux sujets, et limite le recours aux retouches manuelles, plus longues à mettre en œuvre. Elle s'adresse autant aux portraitistes qu'aux photographes de mariage ou de studio, qui composent souvent avec des modèles aux traits tirés par une longue journée de prise de vue.

Mask Feather : des transitions adoucies

La commande Mask Feather agit sur les masques de fusion. Elle estompe leur contour afin que chaque ajustement local se fonde dans les zones intactes, sans démarcation trop visible. Le réglage accompagne les retouches sélectives en assurant une transition progressive entre les parties travaillées et le reste de l'image. Associé aux modules précédents, il permet par exemple de lisser une peau ou de corriger un cerne tout en gardant des bords de masque imperceptibles.

La version 1.27.0 étend également la prise en charge à davantage de boîtiers, afin de suivre les sorties des constructeurs et d'assurer la lecture des fichiers RAW les plus récents.

La Summer Sale, à partir du 5 juin

L'offre estivale démarre le 5 juin avec des réductions pouvant atteindre 70 %. Skylum la décline en trois licences perpétuelles, chacune accompagnée d'un cours vidéo Neo offert. La Desktop Perpetual revient à 99 €. La Cross-device Perpetual, qui ajoute la synchronisation entre l'ordinateur et le mobile, passe à 129 €. La MAX Perpetual atteint 134,99 € et réunit l'ensemble des fonctionnalités, la formation vidéo ainsi qu'un cadeau supplémentaire. Chaque formule s'achète une fois et donne droit à l'usage du logiciel dans la durée.

L'offre est accessible depuis le site de Skylum. Les lectrices et lecteurs de MacGeneration bénéficient d'une remise supplémentaire de 10 % grâce au code MACNEO, à saisir au moment du paiement.