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Des projets open source saturés par des (mauvaises) contributions générées par IA

Stéphane Moussie

lundi 23 février à 18:20

Intelligence artificielle

L’enfer est pavé de bots, attention ! Depuis l’an dernier, de nombreux projets open source croulent sous une avalanche de contributions générées par IA. Des apports le plus souvent médiocres, qui font perdre un temps précieux aux contributeurs historiques.

Image Godot

Daniel Stenberg, le créateur de cURL, un composant logiciel aussi discret qu’omniprésent, a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme. L’été dernier, il expliquait que seuls 5 % des vulnérabilités signalées dans cURL étaient réellement fondées, un taux en chute libre par rapport aux années précédentes en raison de signalements inexacts générés par IA. Or, chaque rapport mobilise l’équipe de sécurité, contrainte d’analyser des alertes inutiles. Incapable d’endiguer cet afflux, Daniel Stenberg a fini par mettre un terme au programme de bug bounty de cURL le 31 janvier.

Les IA génératives ont en effet fait émerger un nouveau profil de contributeurs, qui n’avaient jusqu’ici pas les compétences techniques nécessaires pour participer à des projets open source. Désormais, n’importe qui peut solliciter ChatGPT, Claude ou Gemini pour tenter d’identifier une faille de sécurité, proposer un correctif ou demander un changement.

cURL a fêté son 25e anniversaire et vous l’utilisez tous les jours sans le savoir

cURL a fêté son 25e anniversaire et vous l’utilisez tous les jours sans le savoir

Selon Daniel Stenberg, les nouveaux contributeurs du programme de sécurité de cURL n’étaient pas vraiment animés par de bonnes intentions, mais essentiellement par l’appât du gain, les découvertes étant rémunérées :

Ces « contributeurs » s'efforcent trop de présenter leurs découvertes comme des problèmes catastrophiques et des vulnérabilités critiques, mais ils participent rarement activement à l'amélioration de cURL.

Depuis, d’autres responsables de projets open source font le même constat, même lorsque de l’argent n’est pas en jeu. Rémi Verschelde, qui supervise le moteur de jeu open source Godot, déplore ainsi sur Bluesky la multiplication des pull requests (proposition de modification de code) générées par IA, qu’il juge « épuisantes et démoralisantes pour les mainteneurs ». Chaque proposition de nouveaux contributeurs doit être examinée avec suspicion : l’auteur comprend-il le code qu’il soumet, a-t-il seulement été testé ?

Rémi Verschelde est embarrassé : il ne souhaite pas fermer la porte aux nouveaux contributeurs, mais cette situation fait perdre un temps considérable à l’équipe. Le logiciel de 3D Blender est confronté au même problème. Pour y faire face, ses responsables envisagent un durcissement des règles de contribution, imposant notamment que les contributeurs comprennent le code soumis et déclarent explicitement la part prise par l’IA.

Dans ce contexte, le développeur Mitchell Hashimoto propose un système d’invitation pour filtrer les nouveaux contributeurs nommé Vouch. Les utilisateurs non « parrainés » ne pourraient pas proposer de contributions, tandis que les comportements malveillants pourraient être signalés et bloqués. Les approbations seraient accordées ou retirées via les commentaires GitHub ou une interface en ligne de commande. Une tentative de remettre un peu de confiance et d’humain dans l’écosystème open source à l’heure de l’IA.

50 ans d'Apple : présentation de nos goodies

Christophe Laporte

lundi 23 février à 17:05

MacGeneration

Chose promise, chose due : alors que notre campagne de financement pour notre livre sur les 50 ans d’Apple bat son plein, il est temps de s’attarder sur les « plus ». Car une célébration historique ne serait pas tout à fait complète sans quelques objets de collection pour accompagner l'ouvrage. Voici le détail des réjouissances.

50 ans d

50 ans d'Apple : MacGeneration lance un livre et organise une journée spéciale le 18 avril

Le Pin’s : la petite nouveauté

Plutôt que l’éternel t-shirt, nous avons opté pour un objet plus discret, mais ô combien symbolique : le pin’s. C'est le clin d’œil idéal à accrocher sur une sacoche d’ordinateur ou au revers d’une veste. Un petit morceau de métal pour afficher sa passion en toutes circonstances.

Le Mug : votre nouveau compagnon de lecture

Le choix du visuel pour ce mug a animé de longues discussions au sein de la rédaction. Fallait-il une création originale ou rester fidèle à l'identité de notre ouvrage ? Finalement, le pragmatisme l'a emporté : le mug reprendra le design de la couverture du livre. Un compagnon de route idéal pour vos sessions de lecture ou vos matinées de veille technologique.

Le magazine des 25 ans de MacGeneration : un morceau d’histoire

Pour ceux qui auraient manqué le coche lors de sa sortie, voici une séance de rattrapage. Il nous reste un stock très limité (une centaine d'exemplaires seulement) de notre magazine hors-série. Véritable complément à notre livre sur les 50 ans d'Apple, ce numéro retrace le quart de siècle d'existence de MacGeneration. C'est sans doute votre dernière chance de mettre la main sur cet objet physique qui a été particulièrement apprécié.

L’affiche Apple Park : vue sur Cupertino depuis votre bureau

Réalisée en 2018 pour le lancement du Club iGen, cette affiche au format 40x50 cm est une pièce à part. Dessinée sur iPad par l'artiste lyonnaise Émilie Ettori, elle immortalise l'architecture iconique du "vaisseau spatial" de Cupertino. Nous avions conservé précieusement quelques exemplaires en réserve : les 50 ans d'Apple nous ont semblé être le moment parfait pour les ressortir du coffre et vous les proposer. Un bel hommage à l'héritage de Steve Jobs pour décorer votre bureau.

Enfin, comme lors de la précédente opération, il est possible d'opter pour une formule qui comprend à la fois le livre et un abonnement au Club iGen. Ces offres sont valables aussi bien pour les personnes déjà abonnées que pour les non-abonnés. Pour la mise en place, nous vous contacterons peu après le 1er avril pour activer ou prolonger votre abonnement. C’est la formule idéale pour plonger dans l’histoire d’Apple tout en suivant son actualité au jour le jour.

👉 Je soutiens MacGeneration et je précommande le livre des 50 ans d’Apple

C'est réellement la fin pour Mac OS X Server : Apple a supprimé la dernière version du Mac App Store

Pierre Dandumont

lundi 23 février à 15:25

macOS

En 2022, Apple annonçait la fin du développement de macOS Server, mais avait gardé en ligne quelques versions. Les versions 4.x et 5.x avaient été débranchées en 2023, la version 2.x en 2025 et la dernière encore en ligne, la 3.2.2, ne peut plus être achetée sur le Mac App Store depuis quelques jours. Le seul moyen d'obtenir macOS Server est donc de l'avoir acheté avant la date limite : il est toujours possible de récupérer les installeurs dans ce cas.

Le fond d'écran bleuté de Mac OS X Server (Snow Leopard).
Apple annonce l

Apple annonce l'abandon de macOS Server

On l'oublie souvent, mais la version actuelle de macOS a commencé sa vie sous le nom Mac OS X Server, avant même la sortie du Mac OS X que nous connaissons. Mac OS X Server 1.x était un système basé sur Rhapsody (descendant de NeXTSTEP) avec l'interface Platinum de Mac OS 8.5. Quand Apple a proposé une version client de Mac OS X, la société a aussi décliné Mac OS X dans une variante Server, vendue nettement plus cher. C'est aussi, pour l'anecdote, la seule variante de Mac OS X qui demandait un numéro de série.

Le dernier serveur d'Apple, dans un sens. Image Apple.

À partir de Mac OS X Lion, Apple a abandonné l'idée de proposer deux variantes du même système d'exploitation : une fois Mac OS X acheté sur le Mac App Store (ou en version physique pour Mac OS X Lion), il était possible de se procurer l'app Server sur le Mac App Store (24 € pour Lion, 40 € pour l'app Server). Apple avait ensuite proposé chaque année une version mise à jour de l'app, avec la 2.0 en 2012 (Mountain Lion), 3.0 (Mavericks, 2013), 4.0 (2014, Yosemite), 5.0.3 (El Capitan, 2015). À partir de là, c'est la version qui va être mise à jour : 5.2 pour Sierra (2016), 5.4 pour High Sierra (2017), 5.7.1 pour Mojave (2018), 5.9 pour Catalina (2019), 5.11 pour Big Sur (2020) et 5.12 pour Monterey (2021).

Lors de l'annonce de la fin de macOS Server, Apple avait laissé la possibilité d'acheter certaines anciennes versions pour un prix réduit (23 € en France) mais c'est donc terminé. Même si c'est évidemment dans un sens la fin d'une époque, il faut tout de même bien se rendre compte que macOS Server n'avait plus été mis à jour depuis avril 2022 (une éternité) et que toutes les personnes qui avaient besoin d'un serveur ont probablement abandonné macOS Server depuis des années.

Source :

Jean-Baptiste Kempf menace de quitter la France sur fond de différend personnel avec la Justice 🆕

Stéphane Moussie

lundi 23 février à 15:05

Ailleurs

Jean-Baptiste Kempf, l’une des figures les plus connues de l’industrie tech en France, est très remonté contre le ministère de la Justice, au point d’évoquer la possibilité de quitter la France. En cause : une affaire personnelle, mais qu’il relie à VLC, qu’il chapeaute depuis des années.

Dans un long billet publié sur LinkedIn aujourd’hui, Jean-Baptiste Kempf raconte que son épouse, Audrey Prévost Kempf, a souhaité se présenter au concours de l’École nationale de la magistrature afin de devenir juge. Après avoir passé les épreuves écrites puis les oraux, elle a reçu un courrier du ministère l’informant qu’elle n’était finalement pas autorisée à concourir, en raison d’une supposée insuffisance d’activité juridique qualifiante.

Jean-Baptiste Kempf en 2018. Image FOSSASIA Summit (CC BY).

Un argument que Jean-Baptiste Kempf conteste vigoureusement, en soulignant que VLC est régulièrement confronté à des contentieux et doit composer avec une grande diversité de problématiques juridiques. « Le légal dans VideoLAN est plus compliqué et complexe que dans la plupart des sociétés que je connais, et avec un champ d’application bien plus large. Et devinez qui m’a aidé dans tout ce travail pendant dix ans ? Audrey, évidemment », déclare celui qui a été fait chevalier de l'ordre national du Mérite en 2018. C’est sur cette expérience qu’il fonde la légitimité juridique de son épouse, jugée « insuffisante » par l’administration.

Selon lui, le ministère de la Justice écarte cet argument au motif qu’il s’agissait d’une activité bénévole. Il précise que son épouse a déposé plusieurs recours et référés, restés sans effet. Toujours d’après lui, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice, aurait même estimé par écrit que « le numérique […] et le droit du numérique ne sont pas utiles au magistrat de l’ordre judiciaire. »

Très en colère, l’entrepreneur annonce qu’il n’apportera plus son aide bénévole à l’État français, laissant entrevoir un possible désengagement de VLC. Et de conclure que, après avoir longtemps décliné des « salaires faramineux » à l’étranger, l’idée de quitter la France n’est plus taboue.

Mise à jour à 16 h — Mis en cause, le ministre de la Justice a répondu à Jean-Baptiste Kempf sur LinkedIn en indiquant qu’il n’avait pas été directement saisi à sa connaissance. « Vous avez eu un échange avec la direction des affaires judiciaires qui a décidé, en effet, de refuser son entrée », déclare Gérald Darmanin, tout en regrettant le ton « légèrement agressif » employé par l’entrepreneur. Et d’ajouter : « Si vous m’écrivez directement ou formez un recours gracieux (ce qu’ont fait d’autres personnes dans vôtre cas à qui j’ai donné raison), j’y répondrai volontiers en prenant en compte vos arguments que je comprends très bien. »

Kernel Panic : on discute avec Jean-Baptiste Kempf, créateur de VLC

Kernel Panic : on discute avec Jean-Baptiste Kempf, créateur de VLC

Après les photos, Ente s’ouvre au stockage de documents, toujours avec du chiffrement de bout en bout

Stéphane Moussie

lundi 23 février à 13:12

Logiciels

Ente élargit son périmètre. Jusqu’ici centré sur la synchronisation et le stockage de photos, le service lance une nouvelle application qui accepte tous types de fichiers. Disponible sur iOS et Android, Ente Locker permet de conserver des documents, ainsi que des notes et des mots de passe.

L’application est très basique pour le moment. Elle permet de consulter les fichiers stockés en ligne, de les organiser par collection, de les partager avec un lien et il ne faut pas lui en demander beaucoup plus. Il n’y a ni intégration à l’app Fichiers de l’iPhone, ni remplissage automatique des mots de passe… Bref, l’app ne rivalise pas avec d’autres solutions bien établies comme Dropbox ou OneDrive, sans compter qu’il manque aussi une version web.

Ente Locker. Image iGeneration.

Comme pour Ente Photos, Locker peut tout de même se prévaloir de deux caractéristiques importantes : les fichiers sont chiffrés de bout en bout, ce qui empêche même à l’éditeur de les consulter, et l’application est open source. Ce sont des avantages que l’on retrouve chez Proton également. Là où Proton a commencé par le stockage général avant de renforcer sa gestion des photos, Ente a choisi le chemin inverse.

Le quota d’utilisation mis en place par Ente Locker est peu courant : la limite ne porte pas sur le poids total des fichiers, mais sur leur nombre. L’offre gratuite autorise jusqu’à 100 éléments, qu’il s’agisse d’une simple note ou d’une vidéo de plusieurs Go, tous comptant de la même manière. Les abonnés à Ente Photos (à partir de 2,49 €/mois pour 50 Go) bénéficient, eux, d’un plafond porté à 1 000 éléments.

À ce stade, Locker fait surtout figure de bonus pour les utilisateurs d’Ente Photos vu ses limites. Mais nul doute que la proposition est amenée à s’étoffer au fil du temps.

Face à iCloud et Google Photos, Ente poursuit sa montée en puissance

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