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La Chine va bien forcer l’industrie automobile à abandonner les poignées électriques et affleurantes

Nicolas Furno

mardi 03 février à 12:51

Mobilités

Comme pressenti depuis l’automne, la Chine a adopté une série de mesures pour réguler les poignées des voitures. On pourrait croire que ce domaine n’a plus besoin de régulation depuis bien longtemps, mais le passage à l’électrique a poussé de nombreux constructeurs à favoriser l’aérodynamisme (et les coûts), parfois au détriment de la sécurité. Tesla en est le parfait représentant, avec des poignées affleurantes qui nécessitent une alimentation électrique pour fonctionner, une caractéristique que la nouvelle réglementation chinoise vise justement à interdire.

Les poignées de la Model 3 ne respectent pas les nouvelles règles de la Chine et Tesla devra revoir sa copie s’il veut rester dans le pays. Image MacGeneration.

Le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’Information a mis au point la norme joliment nommée GB 48001-2026 qui doit entrer en vigueur dès le 1er janvier 2027 pour les nouveaux modèles. Elle prévoit un cadre étonnamment strict pour imposer aux constructeurs automobiles des règles communes sur le fonctionnement et même l’aspect des poignées à l’intérieur comme à l’extérieur. L’objectif mis en avant est la sécurité en particulier après un accident, puisque de nombreux véhicules actuellement sur le marché ont des portes inopérantes quand l’alimentation électrique est coupée.

La norme veut au contraire faire en sorte que les portes d’un véhicule puissent toujours être ouvertes, quelles que soient les circonstances. Les poignées uniquement électriques sont visées en particulier, comme celles de Tesla, même si le constructeur américain est loin d’être le seul fautif. Qu’elles ne soient pas physiquement accessibles sans électricité comme sur feu les Model S et X ou qu’elles soient inactives sans alimentation comme sur les Model 3 et Y, ces poignées seront interdites avec cette norme.

Plus précisément, une voiture pourra toujours utiliser des poignées électriques, à condition qu’un mode mécanique existe aussi pour pallier toute panne de courant. C’est vrai à l’extérieur comme à l’intérieur d’ailleurs, cette fois à destination des passagers qui devront pouvoir sortir en toutes circonstances après un accident. Là encore, Tesla est visé directement parmi d’autres constructeurs, car s’il y a une option simple à l’avant, la sortie d’urgence n’est jamais facile d’accès à l’arrière de sa gamme actuelle. Cela devra systématiquement être le cas à compter de l’année prochaine pour le marché chinois.

La portière conducteur de la Model 3 comporte en réalité deux moyens d’ouvrir la porte : le bouton du haut active le moteur électrique et doit être utilisé au quotidien. Le levier placé devant les boutons des lève-vitres est mécanique et doit servir en cas d’urgence. Image MacGeneration.

La norme prévoit des conditions strictes sur le placement des poignées et même la force nécessaire pour ouvrir la porte. Ainsi, les poignées affleurantes restent possibles à l’extérieur tant qu’elles peuvent être actionnées mécaniquement et tant qu’elles intègrent un espace suffisant pour passer la main. Tesla devra ainsi revoir le design de ses poignées, tandis que BMW ou Volkswagen devraient pouvoir maintenir les leur, la cavité prévue par ces constructeurs étant suffisante pour la Chine. Dans l’habitacle, le ministère a aussi prévu une zone précise où la poignée mécanique doit se trouver, afin de simplifier les réflexes en situation d’urgence.

Autant de règles qui vont contraindre bon nombre d’acteurs à revoir leurs copies. Les nouvelles voitures vendues sur le sol chinois à partir de 2027 devront adopter cette norme, tandis que les modèles actuels ont jusqu’à 2029 pour s’adapter. Parmi les acteurs locaux, on peut évoquer l’exemple de Xiaomi, qui utilise des poignées affleurantes et uniquement électriques sur ses deux voitures, la berline SU7 et le SUV YU7. Même si la norme ne concerne que la Chine, tous les constructeurs qui espèrent maintenir leur présence sur le plus gros marché automobile au monde vont devoir s’aligner.

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Tesla a déjà réagi par le biais de son responsable du design, qui déclarait en septembre dernier qu’une solution avait été mise au point en interne. C’était d’ailleurs en réaction à une enquête menée aux États-Unis suite à plusieurs accidents mortels causés par un dysfonctionnement de poignées électriques. De fait, la Chine est peut-être pionnière dans le domaine, mais on imagine que d’autres législations suivront et que l’ère des poignées qui nécessitent un mode d’emploi va (enfin) être révolue.

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Enquête pour manipulation d’algorithmes : X visé par une perquisition de ses locaux français

Nicolas Furno

mardi 03 février à 11:32

Ailleurs

Les bureaux parisiens de X sont actuellement perquisitionnés, a annoncé le parquet de Paris… également sur X. Le message précise que la perquisition est effectuée « par la section de lutte contre la cybercriminalité du parquet de Paris avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie et Europol, dans le cadre de l’enquête ouverte en janvier 2025 », avant d’ajouter que ses futures communications se feront sur d’autres réseaux sociaux.

C’est la dernière étape d’une affaire judiciaire française ouverte il y a un an, quasiment jour pour jour. Suite à une plainte déposée par le député Éric Bothorel, le Parquet de Paris avait commencé une enquête sur des suspicions de manipulation de l’algorithme de X, ce qui pourrait lui valoir des sanctions importantes si l’entreprise d’Elon Musk était reconnue responsable.

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Dans le courant de l’été, X avait reçu une demande formelle de la part de la justice française pour accéder à ses algorithmes et ainsi évaluer si la manipulation était confirmée. Le réseau social n’avait pas répondu à ses demandes, ce qui a finalement mené à l’action plus musclée du jour.

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La France soupçonne une manipulation d'algorithmes sur X, le réseau refuse de le dévoiler

C’est un paradoxe étonnant quand on se rappelle que le milliardaire avait promis davantage de transparence lors de son acquisition de Twitter, avec en particulier la publication du code source derrière l’algorithme de suggestions. Comme souvent avec Elon Musk, la promesse initiale a été vite oubliée et l’algorithme n’a jamais été rendu réellement public. Surtout, il a évolué ces trois dernières années de manière totalement opaque, si bien que l’on ne peut plus vérifier pourquoi il met en avant un contenu au lieu d’un autre.

Que contient l

Que contient l'algorithme de Twitter révélé au grand jour ?

La perquisition permettra-t-elle vraiment d’en savoir plus à ce sujet ? C’est peu probable, car on imagine bien que les informations importantes sont stockées de l’autre côté de l’Atlantique et qu’il n’y a rien sur le plan technique dans les bureaux français de X. Malgré tout, la justice française est très sérieuse et vise aussi directement Elon Musk ainsi que Linda Yaccarino, qui était CEO de l’entreprise lors des faits.

Image MacGeneration, photo de base Tribunal de Paris.

Dans un communiqué transmis à nos confrères, le parquet de Paris indique ainsi que « des convocations aux fins d’auditions libres le 20 avril 2026 à Paris ont été envoyées à Monsieur Elon Musk et à Madame Linda Yaccarino, en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits ». Surtout, le périmètre de l’enquête n’est plus le même, puisque les dérives liées à Grok, le chatbot de xAI à qui appartient X, sont désormais incluses dans la plainte : « l’enquête a été élargie à la suite d’autres signalements dénonçant le fonctionnement de Grok sur la plateforme X, ayant conduit à la diffusion de contenus négationnistes et de deepfakes à caractère sexuel ».

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Face à cette mesure, le parquet de Paris abandonne enfin X pour sa communication officielle au profit d’Instagram et de LinkedIn. Deux réseaux sociaux contrôlés par d’autres entreprises américaines et dont les algorithmes ne sont pourtant pas du tout transparents…

Port DFU des Mac : un élément clé pour les opérations sensibles, mais source de confusion

Stéphane Moussie

mardi 03 février à 11:10

Mac

Certaines opérations spécifiques sur macOS passant par un appareil externe nécessitent d’utiliser le port DFU (Device Firmware Update) des Mac. Comme ce port n’est pas identifiable visuellement, il faut se référer à la documentation d’Apple pour savoir lequel utiliser. Problème : cette documentation serait erronée dans un cas.

Image MacGeneration.

C’est ce que rapporte le développeur Jeff Johnson sur son blog. Celui-ci cherchait à mettre à jour une version de macOS installée sur un SSD externe, qu’il utilise pour réaliser des captures d’écran de ses applications. Cette manipulation impose de connecter le support de stockage au port DFU du Mac. Équipé d’un MacBook Pro M4 Pro, il s’est donc appuyé sur la documentation d’Apple, qui indique que le port DFU correspond au « port USB-C tout à droite lorsque vous faites face au côté gauche du Mac ».

Or, toutes ses tentatives ont échoué jusqu’à ce qu’il essaie un autre port. « J’ai un MacBook Pro 16 pouces avec une puce M4, plus précisément une puce M4 Pro, et le port DFU semble être le port USB-C situé sur le côté droit du Mac, et non sur le côté gauche », résume-t-il. Depuis, cet épisode a donné lieu à des échanges sur Hacker News, où le rôle exact du port DFU dans cette opération fait débat. Quoi qu’il en soit, cette petite mésaventure a le mérite de rappeler l’importance de ce port particulier.

Image MacGeneration.

Si vous rencontrez des échecs lors d’opérations bas niveau, pensez à vérifier si celles-ci nécessitent l’usage du port DFU et, le cas échéant, si vous utilisez le bon port. Le mode DFU est notamment requis pour relancer ou restaurer le firmware interne d’un Mac, par exemple lorsque la machine affiche un point d’exclamation dans un cercle ou démarre sur un écran noir.

Apple indique que « à quelques exceptions près, le port DFU est le port USB-C le plus à gauche (tout à gauche) ou le plus à droite (tout à droite) lorsque vous faites face aux ports. » Pour connaitre justement ces exceptions et le détail modèle par modèle, il faut consulter la fiche d’assistance dédiée. Et si, malgré tout, l’opération échoue encore, comme dans le cas de Jeff Johnson, essayez un autre port.

Firefox : Mozilla mise à fond sur l’IA, mais annonce un bouton pour la désactiver

Félix Cattafesta

mardi 03 février à 10:05

Intelligence artificielle

Il va y avoir du changement chez Mozilla. La semaine dernière, la fondation en charge du navigateur a mis les bouchées doubles sur l’IA, annonçant vouloir « réorganiser Mozilla afin de faire pour l'IA ce qu’elle a fait pour le Web ». Firefox va donc continuer de s’enrichir de fonctions d’IA, mais bonne nouvelle : tout cela sera désactivable en un clic.

Image Mozilla

Mozilla a déjà commencé à intégrer des fonctions d’IA dans son navigateur. Sur iOS 26, Firefox peut résumer des pages web grâce à Apple Intelligence. Sur Mac, le navigateur peut trier des onglets par IA et propose d’accéder rapidement à un chatbot. Les choses devraient accélérer, Mozilla ayant promis de transformer Firefox en « navigateur IA » sur le long terme.

Firefox critiqué pour sa fonction de tri d’onglets par IA jugée trop gourmande

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Il va être possible de faire du tri à partir de Firefox 148, qui arrivera le 24 février. Cette version va apporter une section dédiée à l’IA dans les réglages, avec la possibilité de désactiver différents éléments indépendamment. Il sera possible de couper cinq fonctions au lancement : la traduction des pages, le tri des onglets, l’aperçu des liens, le chatbot dans la barre latérale et la description des images sur les PDF.

D’autres arriveront dans cette section au fil du déploiement. Les plus allergiques pourront choisir de tout couper grâce à un bouton dédié désactivant toutes les fonctions liées à l’IA générative. Il empêche également de recevoir des pop-up ou des rappels si des nouveautés liées à ce sujet arrivent. Mozilla explique ainsi vouloir continuer à développer des options d'IA pour ceux qui le souhaitent, tout en offrant aux autres la possibilité de les désactiver.

Les contrôles dans Firefox. Image Mozilla

La volonté de Mozilla de mettre l’IA au premier plan a fait plus d’un déçu. Le thread Reddit relayant une annonce du mois de décembre a suscité des milliers de commentaires sur r/technology, avec bien peu de retours positifs. Plusieurs articles ont relayé ce mécontentement. L’entreprise se place en opposition à Vivaldi, le navigateur européen rejettant en bloc l’intégration d’outils liés à l’intelligence artificielle générative.

Une app macOS pour Codex : OpenAI avance sur l’informatique pilotée par agents

Nicolas Furno

mardi 03 février à 09:02

Intelligence artificielle

OpenAI s’active à son tour sur les intelligences artificielles « agentiques », celles qui ne se contentent pas de générer du texte ou des images et qui peuvent en plus réaliser des tâches variées. Après Anthropic avec Cowork le mois dernier, le créateur de ChatGPT reprend l’idée de généraliser Codex, un agent pensé à l’origine pour écrire du code et assister les développeurs. Comme chez son concurrent, cela passe par une nouvelle app réservée aux Mac pour le lancement et également nommée Codex. Tout le monde peut la tester pendant une durée limitée, y compris les utilisateurs qui ne paient pas pour ChatGPT.

L’app Codex, avec ses suggestions de tâches qui tournent toutes beaucoup autour du développement. Image MacGeneration.

Codex est censé pouvoir mener des tâches dans de multiples domaines, mais au lancement en tout cas, l’accent est clairement mis sur le développement. Les exemples fournis tournent tous autour de la gestion de projets informatiques, que ce soit la création d’un nouveau, la modification d’un existant ou alors l’analyse des bugs remontés (issues) ou des corrections suggérées (pull-requests), autant de sujets qui n’intéresseront pas vraiment le grand public. Malgré tout, les « Skills » sont censés donner à l’app des capacités plus diverses, notamment en bureautique. L’un permet ainsi de lire et même d’écrire des documents PDF, l’autre de gérer des tableurs. Une capacité active aussi la génération d’images, réalisée également par ChatGPT, de quoi en théorie sortir du cadre du développement.

La nouvelle app pose aussi les premières bases d’une informatique contrôlée par des agents IA, avec des automatisations qui peuvent être configurées pour réaliser des actions régulières sur son Mac. OpenAI avance doucement dans ce domaine, il n’est pas encore question de toucher à macOS ou de manipuler tous vos fichiers, même si c’est certainement possible. Loin du contrôle illimité d’un système comme OpenClaw qui fait sensation depuis quelques jours, l’entreprise de Sam Altman joue la carte de la prudence pour éviter les catastrophes à base de données perdues ou de systèmes rendus inutilisables. Par défaut, Codex ne tournera que sur les emplacements de votre choix et ne peut pas accéder au reste des données sans votre autorisation explicite, même s’il est possible de débrider l’ensemble par des fichiers de configuration, si on le souhaite.

Codex repose sur ChatGPT-Codex, un modèle dédié à l’écriture de code informatique sorti en avril 2025 et que l’on pouvait utiliser jusque-là depuis un terminal. C’est une variante exclusivement payante en temps normal, mais pour le lancement de l’app, son accès est élargi à tous les utilisateurs du chatbot, y compris ceux qui ne paient pas. Sam Altman a précisé que cette générosité est prévue pendant deux mois, qu’elle concerne aussi les abonnés ChatGPT Go et que les clients des formules plus chères pourront exploiter le modèle deux fois plus qu’en temps normal. De quoi tester Codex sur ses plus gros projets et peut-être trouver qu’un abonnement sera justifié par la suite, c’est en tout cas le plan.

Dans sa présentation, OpenAI relève que l’utilisation de Codex a fortement augmenté depuis la sortie de la version 5.2 du modèle sous-jacent en décembre dernier. Dans le mois qui a suivi, l’utilisation du modèle a doublé et il y a désormais plus d’un million de développeurs qui lui font confiance. Reste maintenant à convaincre le grand public, c’est tout l’enjeu de cette nouvelle app plus simple d’accès qu’un terminal. Rappelons que l’entreprise a aussi acheté la start-up Sky, spécialisée dans l’automatisation au cœur de macOS basée sur des IA, mais on ne sait pas encore si c’est un projet différent de Codex.

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Pour finir, on peut noter que Codex n’est pas une app native contrairement à ChatGPT : elle repose sur Electron sous le capot. Voilà qui devrait simplifier son passage sous Windows, qui est en cours de préparation d’après des développeurs d’OpenAI cités par Simon Willison. Sur le Mac, elle nécessite en tout cas macOS 12 et son interface n’est pas traduite en français.