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AMD montre un système avec un firmware open source, et Apple ferait bien de s'en inspirer

Pierre Dandumont

vendredi 13 février à 15:45

Matériel

Dans les ordinateurs (ou les smartphones), le firmware est généralement un logiciel fermé, ce qui pose parfois de nombreux problèmes. Que ce soit dans les vieux appareils (le BIOS des PC, la ROM des Macintosh) ou dans les plus récents — Open Firmware, UEFI ou iBoot chez Apple —, le côté fermé a de nombreuses contraintes. Mais AMD a une solution avec openSIL, et a montré une version open sourcce pour ses futurs processeurs Zen 6.

Le problème principal, en 2026, vient de la mise à jour du microcode, spécialement dans le cas des processeurs x86. Dans un système classique, le firmware est un UEFI, qui dépend généralement du fabricant de la carte mère. Il est parfois possible d'ajouter ou supprimer certains composants logiciels (par exemple pour ajouter la prise en charge du NVMe dans de vieux systèmes) mais les différentes variantes d'UEFI sont propriétaires. Et c'est un défaut : quand un fabricant de processeurs comme AMD ou Intel déploie une mise à jour de microcode pour ses processeurs, il faut que le fabricant de la carte mère l'intègre dans son UEFI et propose une mise à jour, ce qui n'est pas systématique sur les cartes mères un peu anciennes (ou chez des marques disparues).

Cette carte peut fonctionner avec un firmware open source. Image MSI.

Le microcode, en simplifiant, est un firmware pour le CPU. Il peut régler des bugs ou modifier l'implémentation de certaines fonctions. Chez AMD, le microcode est nommé AGESA et permet notamment l'initialisation du processeur. Typiquement, si AMD sort un nouveau processeur, il est préférable d'avoir une version de l'UEFI qui contient la dernière version en date de l'AGESA. Si ce n'est pas le cas, il est possible que le processeur fonctionne mal ou même pas du tout.

Un firmware open source

C'est ici que la nouveauté d'AMD est intéressante. Premièrement, la société propose une version repensée (et open source) de l'AGESA, nommée openSIL. Elle devrait permettre d'intégrer beaucoup plus facilement les modifications dans le firmware des cartes mères, ce qui est un gage d'évolutivité. Et deuxièmement, une démonstration a été faite sur une carte mère du commerce, une MSI B850-P Pro. Elle combine openSIL avec coreboot, un firmware open source qui peut remplacer dans certains cas un UEFI propriétaire.

Le logo de coreboot.

Disposer d'un firmware open source n'est pas anodin : c'est dans certains cas un gage de sécurité1 et c'est un point important pour certains chantres de l'open source, qui ne veulent absolument pas travailler avec des logiciels fermés2. Et pour l'évolutivité de nos appareils, c'est aussi un point important : de nombreux ordinateurs et smartphones sont bloqués sur des versions obsolètes et abandonnées de systèmes d'exploitation sans possibilités de passer sur des systèmes libres ou à jour car le firmware fermé ne permet pas l'installation d'un système alternatif (oui nous pensons aux iPhone).


  1. Le code peut a minima être contrôlé.  ↩︎

  2. Nos amitiés à Richard Stallman.  ↩︎

Source :

Chrome : des extensions “IA” malveillantes ont piégé plus de 260 000 utilisateurs

Félix Cattafesta

vendredi 13 février à 15:32

Logiciels

On ne le dira jamais assez, faites attention aux extensions que vous installez dans votre navigateur. Une trentaine d’extensions Chrome malveillantes a été repérée par les chercheurs en sécurité de l’entreprise LayerX. Elles ont été installées par au moins 260 000 utilisateurs en se faisant passer pour des services d’IA.

Image LayerX

LayerX a remarqué que ces 30 extensions partagent toutes la même structure interne, la même logique JavaScript, les mêmes autorisations et la même infrastructure. Elles communiquent toutes avec un domaine unique. Promettant des fonctions d’IA, elles fournissent en effet quelques fonctions en affichant une balise HTML (iframe) avec un document web pour charger le contenu à partir d’un serveur distant.

En arrière-plan, elles extraient le contenu des pages des sites web visités par l'utilisateur. Celles-ci peuvent contenir des données sensibles, notamment les pages d'authentification sur des sites. Selon LayerX, 15 d’entre elles visaient spécifiquement les données Gmail à l’aide d’un script dédié pouvant lire les mails et les extraire.

Ces extensions disposent également d'un mécanisme de reconnaissance vocale et de génération de transcriptions pouvant être déclenché à distance à l'aide d’une API. En fonction des autorisations accordées, les extensions peuvent donc même siphonner les conversations provenant de l'environnement de la victime.

Prenez garde si vous utilisez Chrome, car certaines sont encore présentes à l’heure actuelle sur la boutique d’extensions du navigateur selon BleepingComputer, qui a relayé l’information. Le site a listé celles encore présentes et donne également leurs identifiants d’extension, les noms peuvent être modifiés par les pirates :

  • AI Sidebar (gghdfkafnhfpaooiolhncejnlgglhkhe) – 70 000 utilisateurs
  • AI Assistant (nlhpidbjmmffhoogcennoiopekbiglbp) – 60 000 utilisateurs
  • ChatGPT Translate (acaeafediijmccnjlokgcdiojiljfpbe) – 30 000 utilisateurs
  • AI GPT (kblengdlefjpjkekanpoidgoghdngdgl) – 20 000 utilisateurs
  • ChatGPT (llojfncgbabajmdglnkbhmiebiinohek) – 20 000 utilisateurs
  • AI Sidebar (djhjckkfgancelbmgcamjimgphaphjdl) – 10 000 utilisateurs
  • Google Gemini (fdlagfnfaheppaigholhoojabfaapnhb) – 10 000 utilisateurs

Un kit permet d'installer un Mac mini dans un lecteur de disquettes Apple Disk II

Pierre Dandumont

vendredi 13 février à 12:55

Image

Vous aimez les objets Apple vintage ? Bonne nouvelle, il est possible d'installer un Mac mini dans un lecteur de disquettes 5,25 pouces issu d'un vénérable Apple II. Le vendeur italien précise d'ailleurs dans son annonce qu'il préfère que son bricolage soit effectué avec un lecteur de disquettes (l'Apple Disk II) défectueux, pour préserver les modèles fonctionnels.

L'avant du Disk II, qui cache le lecteur optique du Mac mini.
Le bouton, relié à la carte mère.

Le kit, vendu 25 €, comprend le nécessaire pour remplacer l'intérieur du lecteur de disquettes par un Mac mini. Ce dernier est par ailleurs un modèle techniquement vintage, au moins sur les photos : c'est un Mac mini G4, sorti en 2005. Compte tenu du format du Mac mini, il doit probablement être possible d'adapter tous les modèles qui emploient le boîtier d'origine. Apple a employé ce boîtier jusqu'en 2009, avec des modèles à base de Core 2 Duo. Avec ces derniers, la découpe des éléments imprimés en 3D risque tout de même d'empêcher l'accès aux prises jack.

Un Mac mini G4.
La découpe est adaptée au Mac mini G4, mais doit s'adapter aux modèles Intel. Il faudra au pire faire deux trous pour les prises jack.

SpaceX annonce que Starlink a plus de 9 millions de clients et plus de 9 000 satellites

Pierre Dandumont

vendredi 13 février à 12:00

Services

Dans un rapport forcément laudatif, SpaceX (qui a racheté xAI récemment) donne quelques informations sur l'état de son réseau Starlink. On apprend notamment que l'offre de connexion à Internet par satellites a plus de 9 millions de clients et qu'il y a eu 4,6 millions de nouveaux clients actifs en 2025.

Le premier nombre est impressionnant et un peu ridicule à la fois. Plus de neuf millions de clients dans le monde est une prouesse pour un service de ce type, qui cible essentiellement les zones où un accès à Internet classique n'est pas nécessairement accessible, mais il est aussi à mettre à l'aune du nombre de satellites. SpaceX revendique plus de 9 000 satellites actifs (environ 9 700 selon des sources externes), soit un ratio assez faible entre le nombre de clients et celui de satellites. La répartition n'est évidemment pas linéaire sur l'ensemble du globe, mais le nombre de clients par satellites est bas, ce qui explique le nombre de lancements, en hausse, 120 en 2025 (selon la même source, SpaceX a déployé 11 138 satellites depuis le lancement de l'offre).

Starlink dans les endroits isolés. Image SPaceX.
IA dans l’espace, protection de xAI et risques d’amende européenne : SpaceX a racheté xAI pour 250 milliards de dollars

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La société met en avant l'utilité de Starlink dans les zones reculées mais aussi en cas de catastrophe : le déploiement d'antennes permet de garder une connectivité dans des zones touchées par des ouragans ou des tremblements de terre, ce qui permet de mieux organiser les secours et offre aux personnes touchées la possibilité de contacter leurs familles ou les secours. Le monde de l'aviation est aussi mis en avant : les compagnies aériennes s'équipent de plus en plus avec des antennes Starlink, car c'est la solution la plus efficace actuellement pour offrir une connexion à Internet en vol. Le secteur maritime est aussi évoqué, avec plus de 150 000 bateaux équipés selon la société, que ce soit dans le domaine du fret ou dans le secteur des loisirs, avec les croisières.

Image SpaceX.
Air France confirme Starlink sur toute sa flotte fin 2026 : critiquable, mais quel autre choix ?

Air France confirme Starlink sur toute sa flotte fin 2026 : critiquable, mais quel autre choix ?

La couverture cellulaire augmente

Après un lancement limité aux États-Unis, Starlink a étendu son offre Direct to Cell, qui permet à certains smartphones 4G de se connecter directement aux satellites pour offrir une connexion basique d'appoint. SpaceX annonce des partenariats avec 27 opérateurs dans 22 pays, avec 400 millions de personnes disposant d'un accès. La couverture est plus faible que pour l'offre classique, car tous les satellites ne sont pas adaptés, ils sont 650 selon SpaceX.

Image SpaceX.

Le rapport évite évidemment opportunément les problèmes liés à l'encombrement de l'espace, avec des risques de collisions qui sont en augmentation et qui nécessitent une maintenance importante. De même, l'usage des antennes Starlink dans les conflits en cours n'est pas évoqué. Starlink est en effet employé dans le conflit ukrainien, et tant la Russie — jusqu'il y a peu — que l'Ukraine profitent des antennes et de la connexion. SpaceX, après plusieurs années, a finalement décidé de couper l'accès aux forces russes, ce qui a visiblement provoqué une désorganisation des communications, mais nous ne sommes pas à l'abri d'un mouvement d'humeur d'Elon Musk dans ce domaine.

Starlink joue à Tetris en déplaçant 4 400 satellites d’ici 2026, pour réduire le risque de collisions

Starlink joue à Tetris en déplaçant 4 400 satellites d’ici 2026, pour réduire le risque de collisions

Source :

Finalement, macOS 26.3 n’a pas vraiment réglé les problèmes d’ergonomie de Tahoe

Nicolas Furno

vendredi 13 février à 09:58

macOS

Les bêtas de macOS 26.3 laissaient espérer que deux problèmes ergonomiques introduits avec Liquid Glass avaient été réglés par Apple. D’une part, les coins bien plus arrondis depuis le passage au design Liquid Glass ne correspondaient plus à la zone qui pouvait servir à redimensionner les fenêtres. De l’autre, la barre de défilement horizontale masquait les poignées sur vue colonne du Finder. On pensait les deux maladresses corrigées, mais la sortie de la version finale a pourtant annulé le premier correctif et révélé que le deuxième était incomplet.

macOS 26.3 répare deux maladresses ergonomiques de Tahoe

macOS 26.3 répare deux maladresses ergonomiques de Tahoe

Retour en arrière sur le redimensionnement des fenêtres

macOS Tahoe a davantage arrondi les bords des fenêtres, mais sans toucher à la zone accessible pour cliquer avec la souris quand on veut les redimensionner. Cette différence pouvait causer des difficultés pour changer leur taille et on pensait que macOS 26.3 allait enfin corriger ce bug.

Vous avez du mal à redimensionner les fenêtres de macOS Tahoe ? Vous n’êtes pas seul

Vous avez du mal à redimensionner les fenêtres de macOS Tahoe ? Vous n’êtes pas seul

C’était bien le cas dans les bêtas et jusqu’à la release candidate (RC), la dernière bêta avant la finale. Bizarrement, la version publique de macOS 26.3 est revenue en arrière sur ce point. C’est ce que les notes de version fournies aux développeurs indiquent, en listant le problème dans les bugs connus alors que ce n’était pas le cas durant le cycle de bêta. Norbert Heger, le développeur qui avait repéré le problème à l’origine, a même créé une petite app pour déterminer la zone utile pour le curseur sur le bord des fenêtres et il peut ainsi confirmer que la RC de 26.3 avait corrigé le problème, alors que la finale est revenue à la situation précédente.

La zone utile pour redimensionner une fenêtre a été correctement corrigée sous macOS 26.3 RC, avant un retour à la situation sous macOS 26.2 avec la finale. Vidéo Norbert Heger.

Pourquoi ce revirement à la dernière minute ? Seule Apple le sait, mais on peut imaginer que le changement a introduit d’autres bugs qui n’avaient pas été repérés et qui ont contraint à un retour à la configuration originale de macOS 26 pour le moment. On peut espérer qu’une future mise à jour de Tahoe corrigera enfin pour de bon ce défaut et en attendant, il faudra être assez précis pour redimensionner les fenêtres, sous peine de cliquer à côté de la zone dédiée.

Redimensionnement des colonnes du Finder

macOS 26.3 a bien corrigé l’impossibilité de redimensionner les colonnes du Finder quand la barre de défilement était affichée en bas. En revanche, il reste un bug visuel repéré par Jeff Johnson. Si on masque la barre de statut du Finder, le défilement vertical ne descend plus jusqu’en bas, la zone semble flotter dans la fenêtre… et de fait, l’icône pour redimensionner la colonne n’est plus calée en bas comme elle devrait.

Le bug visuel de macOS 26.3 : les poignées pour redimensionner les colonnes du Finder peuvent flotter dans la fenêtre. Image Jeff Johnson/MacGeneration.

Ce n’est pas gênant pour utiliser la fonctionnalité, mais cela trahit un manque d’attention qui a pourtant fait la réputation d’Apple. Cela donne à Liquid Glass un côté mal fini, ce qui est tout de même gênant quand on en est à la troisième mise à jour depuis la sortie des premières versions finalisées en septembre dernier.