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MacBook « low-cost » : la liste (un peu longue) des concessions d’Apple pour faire baisser la facture

Christophe Laporte

jeudi 26 février à 06:49

Mac

La semaine prochaine devrait marquer une étape importante dans l’histoire du Mac. Juste avant son événement « spécial », Apple pourrait annoncer le portable le plus abordable de son histoire. Si les grandes lignes techniques commencent à se dessiner, il reste une inconnue de taille : son prix. Les paris sont ouverts : les plus optimistes misent sur un ticket d'entrée à 599 $, tandis que les analystes les plus prudents tablent plutôt sur 799 $.

MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

Une équation économique complexe

Apple cherche à lancer ce Mac abordable au pire moment. Entre l'envolée des prix des composants clés, comme la mémoire vive, et la hausse du coût des matières premières, le timing est loin d'être idéal. Pour maintenir ses marges habituelles tout en compressant le prix de vente, la firme de Cupertino a dû faire des choix drastiques.

MacBook low-cost : le pire moment pour un Mac « pas cher » ?

MacBook low-cost : le pire moment pour un Mac « pas cher » ?

On sait déjà qu'Apple aurait mis au point un nouveau procédé de forgeage de l'aluminium, plus rapide et plus rentable que celui utilisé pour les MacBook Air et Pro actuels. L’utilisation d’une puce initialement destinée aux iPhone permettrait également de réduire les coûts tout en offrant une autonomie record. Mais ces ajustements industriels ne suffiraient pas à atteindre la fourchette de prix visée.

D’après des éléments dénichés dans une version interne du Kernel Debug Kit de macOS Tahoe, Apple aurait activé plusieurs autres leviers pour abaisser la facture. Si la source de ces fuites doit encore faire ses preuves, les compromis évoqués semblent cohérents avec une stratégie « low-cost ».

L’écran et le stockage en ligne de mire

Le premier poste d'économie concernerait l'affichage. La luminosité maximale de la dalle pourrait tomber sous la barre des 500 nits du MacBook Air actuel. Plus surprenant encore, Apple ferait l'impasse sur True Tone, cette technologie qui adapte la colorimétrie de l'écran à la lumière ambiante. Un retrait qui marquerait un net retour en arrière pour le confort visuel.

Côté stockage, la modularité serait réduite au strict minimum. Ce nouveau MacBook se limiterait à des capacités de 256 Go et 512 Go (avec une option 128 Go réservée au monde de l'éducation). Exit les configurations à 1 To ou 2 To disponibles sur le reste de la gamme. Plus gênant peut-être pour les performances au quotidien : les vitesses de lecture et d'écriture du SSD seraient en retrait, Apple privilégiant probablement l'utilisation d'une puce NAND unique, moins onéreuse mais moins véloce.

Des concessions sur le confort et la connectivité

Pour grappiller encore quelques dollars sur le coût de revient, Apple s'attaquerait à des fonctions pourtant devenues standards sur Mac :

  • le clavier : Il pourrait perdre son rétroéclairage, une absence difficile à avaler en 2026, même sur l'entrée de gamme.
  • la recharge : La charge rapide ne serait pas de la partie, imposant des temps de récupération plus longs.
  • l’audio : La prise jack ferait l'impasse sur le support des casques à haute impédance, une fonction introduite sur les Mac depuis 2021.

Enfin, la connectivité sans fil subirait une cure d'austérité. Alors que les iPhone 17 et le futur iPhone Air doivent embarquer la puce maison « N1 » (gérant le Wi-Fi 7, le Bluetooth 6 et le protocole Thread), ce MacBook ferait bande à part. Pour réduire les coûts, Apple se tournerait vers une puce tierce entrée de gamme fournie par MediaTek.

A cette liste, il faut également ajouter le fait que cette machine sera très certainement dotée de seulement 8 Go de RAM. Lors de l’achat, il ne serait même pas possible de choisir une configuration mieux dotée. Enfin, le Thunderbolt ne sera très certainement pas de la partie.

Prudence de rigueur

Bien que les fichiers extraits de macOS Tahoe soient authentiques, l'interprétation qui en est faite invite à la prudence. Le leaker à l'origine de ces informations n'a pas encore de passif solide en matière de révélations. Il est donc possible qu'Apple teste plusieurs configurations ou que certains de ces compromis soient finalement écartés avant le lancement officiel. Une chose est sûre : pour voir un MacBook sous la barre des 600 $, il faudra accepter de vivre avec un Mac moins « confortable » qu’à l’accoutumé. Mais cela ne devrait pas l’empêcher de très bien se vendre, si l’on en croit les premières études des analystes.

MacBook low-cost : le pire moment pour un Mac « pas cher » ?

Greg Onizuka

mercredi 25 février à 21:30

Mac

Le fameux MacBook « low cost » devrait être présenté dans les jours à venir, mais arrive à ce qui semble être le pire moment pour ce type de machine : la hausse des prix des composants est vertigineuse, et touche quasiment tous les éléments qui le composent. Apple va-t-elle réussir à tenir le prix bas imaginé au départ, ou le contexte va-t-il doucher les espoirs de Mac « vraiment » abordable ?

Multi-colore, mais toujours abordable ?

Le constat d’origine de Cupertino est pertinent : les smartphones sont devenus quasiment aussi puissants que des ordinateurs portables de base, et la liste de leurs composants montre un écart de prix conséquent entre un SoC d’iPhone, et le même pris pour un MacBook Air/Pro. Alors au final, en continuant de rogner sur quelques éléments (comme le clavier rétro-éclairé ?), il devient possible de faire une machine à prix serré sans pour autant rogner de trop sur la sacro-sainte marge de la pomme, ni donner l’impression d’une machine « cheap ».

MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

MacBook « low-cost » : le point sur les couleurs, le prix et le nom

Reste que... cette idée ne pouvait pas arriver à un pire moment : que ce soit la RAM, les SSD, la gravure de SoC, ou même la chimie des batteries, tout, absolument tout a grimpé en tarif. Et pas qu’un peu : la RAM, grand exemple de la tendance, a quadruplé voire quintuplé de tarif en quelques mois. Pour elle, Apple pensait pouvoir se rattraper sur les fournisseurs chinois. Or, ceux-ci sont déjà au maximum de leurs capacités, et privilégient logiquement le marché local. Les fournisseurs « historiques » sont déjà à fond, et au vu de la demande ont gonflé autant que possible leurs prix.

Pour les SSD, c’est la même histoire : les fournisseurs sont déjà au taquet, et vendent leur production au plus offrant. Concernant les SoC, le fournisseur principal étant TSMC, celui-ci a clairement donné ses priorités à venir : Apple n’est plus en tête, dépassée par Nvidia qui a décroché la place de n°1 des commandes. De quoi réduire la marge de négociation, même si Cupertino n’est pas non plus relégué au rang des autres anonymes.

Et même la chimie des batteries s’y met : selon DigiTimes, le cobalt a vu son cours monter de 21 500 dollars la tonne à plus de 56 000 dollars suite à un embargo imposé sur les exportations provenant de la République démocratique du Congo, faisant grimper le prix des produits finis de 10 à 15 % par batterie.

MacBook « low-cost » : la future locomotive d

MacBook « low-cost » : la future locomotive d'Apple ?

Tout mis bout à bout, une question s’impose : Apple pourra-t-elle maintenir les tarifs qu’elle avait prévu pour ces machines ? Les rumeurs d’origine pointaient un prix pouvant tomber aussi bas que 599 dollars, prix jamais vu pour une machine portable Apple hormis le contre-exemple du MacBook Air M1 série « Walmart », cas unique s’il en est. Maintenant, les estimations pointent plus vers un tarif s’établissant à 699, voire 749 dollars. Celui-ci se rapproche donc dangereusement du prix du MacBook Air de base... à moins que celui-ci ne remonte aussi bientôt, à la fois pour ne pas empiéter sur le MacBook et pour garder sa marge.

Reste que toute hausse de tarif est à pondérer de manière très précise, tant celui-ci peut transformer une réussite commerciale en échec industriel. La réponse ne devrait maintenant plus tarder.

50 ans d’Apple : la journée MacGeneration aura bien lieu

Christophe Laporte

mercredi 25 février à 18:55

MacGeneration

On ne va pas vous mentir : l’accueil enthousiaste que vous avez réservé à notre projet de livre sur les 50 ans d’Apple nous a sincèrement surpris. Le deuxième pallier a été récemment franchi, ce qui veut dire qu’après le livre, c’est la journée avec vous qui aura bel et bien lieu. Et votre soutien nous donne du baume au coeur.

Le bon à tirer est signé pour imprimer le livre

Si nos journées sont particulièrement chargées depuis quelques semaines pour finaliser l’ouvrage, les choses avancent à grands pas. Étape cruciale s’il en est : nous avons signé le bon à tirer (BAT) hier, ce qui signifie que l’impression va pouvoir débuter. Comme nous l’avions souligné lors du lancement, nous avons à cœur d’être particulièrement pointilleux sur le respect des délais. L’objectif reste inchangé : faire en sorte que l’immense majorité d’entre vous reçoive son exemplaire dans le courant du mois d’avril.

Le succès de la campagne dépassant nos espérances initiales, nous en avons profité pour muscler la fabrication de l'objet. Pour offrir une meilleure tenue en main, nous avons opté pour une couverture plus épaisse que celle de notre magazine habituel, afin de marquer le coup pour cet anniversaire exceptionnel.

Réservez votre 18 avril pour la première journée MacGeneration

Comme vous l’aviez peut-être remarqué, la barre des 40 000 € a été franchie. Cela signifie que vous pouvez réserver votre samedi 18 avril 2026 pour la première journée organisée par MacGeneration. Si vous pouvez venir à Lyon, alors vous pouvez réserver votre ticket d’entrée, si ce n’est pas déjà fait, sachant que les places sont limitées. Nous vous communiquerons le programme complet prochainement.

La journée aura lieu à l’école Émile Cohl dans le troisième arrondissement lyonnais. Image MacGeneration/école Émile Cohl.

Nous ne comptons pas nous arrêter en si bon chemin. Le prochain palier est fixé à 50 000 €, et comme un anniversaire peut en cacher un autre, nous avons une pensée pour un certain Mac OS X.

Dans un mois tout pile, le système d'exploitation fêtera son quart de siècle. Il était impensable pour nous de laisser passer cet acte fondateur, qui a posé les bases du succès actuel d'Apple. Si ce nouveau cap est atteint, la série d’articles rétrospective inédits que vous proposera Greg durant la semaine d'anniversaire du système sera alors accessible à tous gratuitement.

On compte sur vous !

👉 Je précommande le livre des 50 ans d’Apple

Hello : un joli tapis de souris XXL à seulement 17 € (-32 %)

Félix Cattafesta

mercredi 25 février à 17:00

Ailleurs

Amazon regorge de tapis de souris, mais en voici un qui nous a tapé dans l’œil : un modèle avec le célèbre « hello » que l’on a découvert sur l’écran du premier Macintosh. L’accessoire est vendu pour 17,10 €, soit 7,89 € de moins que son prix de lancement. Cela représente 32 % d’économies. Attention, car cette promotion est limitée dans le temps.

Image Fisura

Avec son grand format XXL de 80 x 35 cm, ce tapis va autant protéger votre bureau que rendre votre utilisation du Mac plus confortable. Son bleu clair change des grands rectangles noirs habituels, tandis que le « hello » façon Macintosh apporte une note nostalgique sans en faire trop.

La fiche produit indique qu’il est étanche avec des bords cousus pour mieux encaisser le quotidien, et une base antidérapante qui le maintient bien en place. Les retours des clients sont globalement positifs : vous ne devriez pas regretter votre achat.

Image Fisura

Dans un style plus sobre, Logitech propose une ristourne de 41 % sur son Desk Mat. Il s’agit ici d’un tapis de 70 x 30 cm au coloris gris. Il est facturé 12,99 € au lieu de 21,99 € en temps normal. Les modèles violet et rose sont respectivement vendus 16,74 € et 17,06 €, ce qui reste intéressant.

Le tapis de Logitech. Image Logitech

L’accessoiriste affirme que le Desk Mat est résistant aux éclaboussures et facile à nettoyer. Il vante un tapis en tissu lisse et confortable avec un tissage fin offrant un glissement silencieux. Nous en avons plusieurs chez MacG qui sont restés en excellent état après plusieurs années. C’est donc un achat que nous pouvons vous recommander les yeux fermés.

Discord fait machine arrière sur la vérification de l'âge

Félix Cattafesta

mercredi 25 février à 16:38

Services

Finalement, Discord ne va pas mettre tout de suite en place sa vérification de l’âge. L’entreprise avait surpris son monde en annonçant qu’elle allait prochainement limiter l’accès aux serveurs 18+, imposant aux utilisateurs de prouver leur majorité. Face à la gronde, la mesure a été repoussée à la seconde moitié de 2026. Attention, Discord précise que ce report ne s’applique pas partout : dans certains pays où une vérification d’âge est déjà imposée par la loi, la plateforme continuera à la demander.

Dans un billet de blog, le co-fondateur de Discord Stanislav Vishnevskiy regrette une communication maladroite en ayant mené certains à penser que la vérification allait être obligatoire simplement pour utiliser Discord. Il explique avoir lu de nombreuses critiques accusant la plateforme de chercher à récupérer un maximum de données personnelles. « Nous savions que ce lancement allait susciter la controverse », déclare-t-il.

« Plus de 90 % des utilisateurs n'auront jamais besoin de vérifier leur âge pour continuer à utiliser Discord exactement comme ils le font aujourd'hui », affirme Stanislav Vishnevskiy. Discord explique pouvoir déjà déterminer l’âge de nombreux utilisateurs via ses systèmes de sécurité et différents signaux liés au compte, sans analyser le contenu des messages.

Pour ceux devant tout de même passer par cette vérification, Discord promet d’ajouter de nouvelles options n’imposant pas d’envoyer ses documents d’identité. Une vérification par carte de crédit est à l’étude. Les prestataires seront clairement indiqués sur le site de Discord, tout comme un billet de blog donnant des détails techniques. Enfin, la plateforme travaille sur des canaux « spoilers » qui pourront remplacer certains canaux +18 pour des thématiques variées (politique, sujets lourds…).

Discord insiste sur un point : il ne s’agit pas d’une vérification généralisée pour utiliser Discord, mais d’un contrôle déclenché dans des cas précis, notamment pour accéder à du contenu soumis à une restriction d’âge ou ajuster certains réglages de sécurité. Les utilisateurs refusant de valider leur âge conserveront leur compte, leur serveur, leur liste d’amis, leurs messages privés et l’accès au chat vocal. « La seule chose qui change, c'est que vous ne pourrez plus accéder au contenu soumis à une restriction d'âge ni modifier certains paramètres de sécurité par défaut conçus pour protéger les adolescents », explique Discord.

L’annonce de la mesure a été controversée, Discord n’ayant pas un très bon historique pour la gestion de données sensibles. Un de ses prestataires a subi une importante fuite de données en octobre 2025, faisant circuler des photos de pièces d’identité, de passeports et de permis de conduire. Un chercheur en sécurité évaluait le volume de la base exposée à environ 1,5 To. À l’avenir, la plateforme fixe une nouvelle exigence pour tout partenaire proposant une estimation d’âge par analyse faciale : le traitement devra se faire entièrement sur l’appareil de l’utilisateur.