Le week-end a été mouvementé du côté d’OpenAI. Sam Altman a annoncé avoir conclu un accord avec le ministère de la Défense américaine seulement quelques jours après que le Pentagone ait cessé sa collaboration avec Anthropic. L’entreprise avait tracé quelques lignes rouges à ne pas dépasser et s’est retrouvée bannie par l’administration Trump. La nouvelle a forcément déplu à de nombreux clients de ChatGPT, ayant annoncé vouloir abandonner le service pour passer sur Claude.

Anthropic a pendant longtemps été dans les bonnes grâces du gouvernement américain et était d’ailleurs une des rares IA utilisées par le Pentagone sur des documents classifiés. Les choses ont pris une autre tournure vendredi dernier : l’entreprise a refusé de céder à un ultimatum de l’administration Trump exigeant un accès sans restriction au LLM. Anthropic refuse catégoriquement que son système soit utilisé pour la surveillance de masse de citoyens US, la création d’armes autonomes ou la prise directe de décision létale.
Anthropic, réticent à ouvrir les vannes au Pentagone, sommée de sortir des administrations US 🆕x2
Face à ce refus, le contrat entre Anthropic et l’administration Trump a donc été rompu… laissant le champ libre à OpenAI. Sam Altman a rapidement annoncé avoir signé un accord avec le Pentagone, ce qui pose question : la startup serait-elle moins regardante sur les valeurs éthiques ? Le patron a tenu à clarifier la situation sur X. Il annonce avoir refusé toute utilisation à des fins de surveillance des personnes et des ressortissants américains. Cet accord implique la responsabilité humaine dans l'usage de la force, y compris pour les systèmes d'armes autonomes.
Autrement dit, Sam Altman avance les mêmes lignes rouges qu’Anthropic. « Le département [de la Guerre] a également affirmé que nos services ne seraient pas utilisés par les agences de renseignement du département de la Guerre (par exemple, la NSA). Tout service fourni à ces agences nécessiterait une modification ultérieure de notre contrat », ajoute Altman.
Ces arguments n’ont pas empêché l’émergence d’un large mouvement de boycott baptisé QuitGPT, qui a pris racine au début du mois. Sur les réseaux, de nombreux internautes se sont montrés mécontents du fait que le président d’OpenAI Greg Brockman ait fait un don de 25 millions de dollars à un comité d’action politique américain pro-MAGA. Le partenariat d’OpenAI avec le Pentagone a remis de l’huile sur le feu.
















