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Apple envisagerait de faire tourner le nouveau Siri sur les serveurs de Google

Félix Cattafesta

lundi 02 mars à 21:12

AAPL

Apple s’apprête à muscler Siri avec Gemini, mais l’IA a un coût immédiat : il faut des serveurs avec beaucoup de puissance. Selon The Information, Apple aurait demandé à la firme de Mountain View d’étudier l’installation de serveurs dédiés dans ses data centers afin de faire tourner une future version de Siri basée sur Gemini. Une option hybride qui donnerait de l’air à l’infrastructure de Cupertino, tout en renforçant mécaniquement sa dépendance à Google.

Image Apple/MacGeneration.

Apple reste moins bien armée que les autres géants de la Silicon Valley sur la partie cloud. The Information explique qu’Apple n’a jamais eu le réflexe d’investir massivement et durablement dans des data centers. Cette approche colle à sa culture centrée sur le matériel et ses marges, là où le cloud a souvent été vu comme une dépense lourde plutôt que comme un atout. L’entreprise a préféré louer de la puissance et perdu quelques experts du domaine au fil des ans.

Les choses ont changé, et à l’heure de l’IA, Apple a besoin de puissance dans le cloud. L’entreprise a une carte à jouer avec son Private Cloud Compute, présenté comme une extension sécurisée de l‘iPhone et du Mac pour les requêtes les plus lourdes. Sa capacité serait loin d’être pleinement exploitée en interne : seules 10 % des ressources seraient utilisées pour le moment, et du matériel serait même resté dans sa boîte en attendant d‘être réellement déployé.

Private Cloud Compute : comment Apple veut faire rimer « intelligence » et « confidentialité »

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Mais alors, pourquoi ne pas miser là-dessus au lieu de solliciter Google ? Apple craindrait d’être prise au dépourvu avec une infrastructure trop petite. De plus, le Private Cloud Compute a ses défauts. La mise à jour prendrait plus de temps qu’ailleurs, et les puces actuellement utilisées ont été conçues pour les appareils grand public. Elles ne sont pas optimisées pour les flux de travail d'IA, et ne sont donc pas du tout pensées pour exécuter des modèles volumineux comme Gemini.

Un serveur Apple dédié à l’IA en cours d’assemblage. Image Apple.

La Pomme aurait réalisé un peu tard qu’elle allait avoir besoin de serveurs pour adopter l’IA, si bien que son infrastructure dédiée « commençait à se détériorer » quand elle a tiré la sonnette d’alarme. En interne, cette tension se traduirait par une organisation fragmentée avec des équipes qui construisent leurs propres briques et des tentatives de mutualisation compliquées. Elle n’a donc eu d’autre choix que de se tourner de plus en plus vers des fournisseurs tiers comme Amazon.

Face à des besoins de plus en plus lourds, Apple aurait donc multiplié les options. Elle se serait appuyée sur AWS pour certains besoins liés à l‘IA, tout en gardant Google dans le viseur pour son rapport coût/capacité et la maturité de son infrastructure.

Entre Apple et Nvidia, une vieille relation houleuse

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C’est un gros changement, car Apple a banni Google Cloud pour ses besoins de calculs d’IA pendant des années pour des raisons de confidentialité. Les choses ont changé en 2023, Google ayant apporté des modifications à ses systèmes de sécurité qui ont répondu aux préoccupations de la Pomme. Apple a alors commencé à adopter l'infrastructure cloud de Google pour l'intelligence artificielle et s‘appuie déjà sur Google Cloud pour certains usages, notamment du stockage en ligne et l‘entraînement de modèles internes.

Selon les personnes interrogés, l’opération respecterait les standards de confidentialité d’Apple. L’entreprise profiterait de la puissance de Gemini pour muscler Siri, tout en cherchant à imposer ses exigences. Une manœuvre délicate pour son image, elle qui axe une grande partie de son marketing sur la vie privée. Le nouveau Siri est attendu pour cette année, et les premiers éléments devraient arriver sur iOS 26.5 selon Bloomberg.

Taxe de 2 € sur les petits colis venus de Chine : ce que ça change pour vos commandes

Pierre Dandumont

lundi 02 mars à 20:30

Ailleurs

Depuis le 1er mars 2026, la France a mis en place une nouvelle taxe d'importation temporaire, qui ajoute 2 € au prix de chaque article dans les commandes de moins de 150 € qui proviennent d'un vendeur en dehors de l'Union européenne. Elle vise principalement les produits importés de Chine, mais touche ceux venus des États-Unis ou du Royaume-Uni, par exemple. Il y a de nombreuses interrogations sur cette taxe et nous avons donc décidé de faire le point.

Des conteneurs. Image Raimond Spekking. CC BY-SA 4.0

La mise en place est un peu compliquée et elle nécessite quelques explications. Premièrement, elle touche uniquement les commandes d'une valeur inférieure à 150 € au total. Il ne s'agit ni de frais de douanes ni de la récupération de la TVA, et donc vous risquez dans certains cas de payer d'autres frais quand vous recevrez un colis. Ce n'est pas systématique : de nombreux produits ne sont pas touchés par des frais de douane, et la TVA est généralement ajoutée en amont par de nombreux vendeurs. Si vous passez par Aliexpress, Temu ou eBay, par exemple, l'ajout de la TVA est habituellement automatisé.

Directive TVA : pourquoi vous ne pouvez plus commander de produits chinois à plus de 150 €

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Deuxièmement, la taxe s'applique à chaque article dans une commande, mais la définition d'un article est un peu particulière. La FAQ des douanes l'explique bien : un article dans le jargon est en réalité l'équivalent d'une ligne dans la déclaration de douanes. Si vous commandez cinq t-shirts, vous ne payerez qu'une seule fois les 2 € : la taxe s'applique à un type d'article qui utilise un code douanier précis (SH6), indépendamment du nombre d'articles. Ici, les cinq t-shirts (même s'ils ne portent pas le même motif) sont référencés avec le même code, donc il n'y a qu'un seul article en pratique. Mais si dans le même colis vous avez un pantalon et un t-shirt, vous payerez deux fois 2 €, car le code est différent. Il est possible de vérifier les codes sur ce site, si le cœur vous en dit.

Résumons donc cette première partie : si votre colis vient d'un pays qui ne fait pas partie de l'Union européenne et qu'il vaut moins de 150 €, vous allez devoir payer 2 € par type d'article. Mais à qui ?

Qui va payer ?

C'est ici que c'est un peu compliqué et surtout peu clair. Il existe en théorie plusieurs cas. Les premiers sont simples : si le vendeur déclare ses ventes en passant par le guichet unique qui permet aussi de payer la TVA (IOSS), c'est lui qui va prélever la taxe. Certains vendeurs s'en occupent directement, d'autres passent par des plateformes (comme les places de marchés d'Amazon, de la Fnac, etc.) qui s'en occupent, mais le résultat est le même : la taxe sera prélevée par le vendeur et donc payée au moment de l'achat. Vous aurez simplement une majoration du prix de vos articles parce que vous habitez en France. Dans le cas du dropshipping, l'idée est la même : le vendeur qui va effectuer la commande à votre place — généralement en prenant une très grosse marge — va s'occuper de payer cette nouvelle taxe. C'est dans le dernier cas, qui est en fait celui qui ne rentre pas dans les cases, que le problème risque de se poser.

Apple ferme ses Apple Store aux Émirats arabes unis

Pierre Dandumont

lundi 02 mars à 19:25

AAPL

Apple vient de fermer cinq de ses Apple Store, aux Émirats arabes unis. C'est bien évidemment temporaire, à cause de la guerre au Moyen-Orient en cours actuellement. Les Émirats arabes unis, alliés des États-Unis, sont une cible des frappes défensives de l'Iran, et Apple a donc choisi de fermer ses cinq magasins.

Apple Mall of the Emirates. Image Apple.

La société a deux Apple Store à Dubai1, deux à Abu Dhabi et un à Al Ain. La fermeture est un choix d'Apple, mais elle est fortement recommandée par les autorités du pays.

Pour le moment, la réouverture est prévue pour le mercredi 4 mars, mais sans certitude. C'est évidemment un problème pour Apple, dans une semaine qui devrait voir beaucoup de nouvelles annonces, mais la sécurité des employés est bien plus importante que le fait de pouvoir mettre en avant de nouveaux iPad, iPhone et autres Mac dans un magasin.


  1. Les influenceurs ne pourront donc peut-être pas aller acheter l'iPhone 17e directement.  ↩︎

Panne en cours pour Claude : la plupart des services d’Anthropic touchés 🆕

Stéphane Moussie

lundi 02 mars à 16:57

Intelligence artificielle

Mise à jour à 16 h 55 — Anthropic indique que la situation est désormais rentrée dans l'ordre. L'accès à Claude ne semble en effet plus poser de problème. Vous pouvez reprendre votre vibe coding en toute quiétude.


Article original publié à 13 h 39 — Les adeptes du vibe coding sont désemparés : la plupart des services d’Anthropic font actuellement l’objet d’une panne. Claude.ai, Claude Code et platform.claude.com sont touchés par une « panne partielle ». D’après nos constatations, il est impossible d’accéder à l’IA générative depuis l’app Mac en ce moment.

Image MacGeneration

« Les problèmes rencontrés sont liés à Claude.ai et aux procédures de connexion/déconnexion », indique l’entreprise sur sa page de statut, qui précise à 13 h 21 que l’API Claude fonctionne normalement. La panne a débuté autour de 13 h.

État des services d'Anthropic à 13 h 39. Image MacGeneration.

Sur les trois derniers mois, Anthropic annonce un taux de disponibilité (uptime) de 99,36 % pour Claude.ai, son service grand public, et 99,68 % pour Claude Code, la version destinée aux développeurs. C’est mieux que ChatGPT, qui est crédité d’un uptime de 98,86 % sur la même période.

Livre 50 ans Apple : après les 1 000 précommandes, cap sur l’objectif 65 020 € avec un lot collector

Christophe Laporte

lundi 02 mars à 13:55

MacGeneration

C’est le calme avant la tempête… Les jours qui viennent risquent d’être chargés avec les différentes annonces Apple. Alors, si ce n’est pas déjà fait, pensez à précommander votre exemplaire de notre livre : L’aventure Apple : 50 ans de souvenirs.

En fin de semaine, nous avons franchi un nouveau cap symbolique : celui des 1 000 exemplaires précommandés. Nous sommes impatients que ce livre vous parvienne afin d’avoir vos réactions. J’espère qu’il vous plaira autant qu’il nous plaît. Mille mercis pour votre soutien !

Si tout se passe bien, nous devrions recevoir les premiers exemplaires pendant la seconde quinzaine de mars. Il ne restera plus alors qu’à organiser les expéditions.

Objectif 6502

Le prochain objectif, plus très loin, est fixé à 65 020 €. Alors pourquoi 65 020 ? En référence au processeur 6502 que l’on retrouvait au cœur de l’Apple I et de l’Apple II. Il est toujours fascinant d’évoquer les caractéristiques techniques des puces d’antan. Pensez donc : cette puce 8 bits était cadencée à 1 MHz et pouvait adresser 8 Ko de mémoire vive. Nos complaintes sur l’évolution du prix de la RAM ou le retour d’un Mac avec 8 Go de mémoire paraissent soudainement un brin dérisoires. Lors de la journée de MacGeneration, le 18 avril, nous prévoyons de faire une démo d’un Apple I. Le souci, c’est que si nous avions voulu faire l’acquisition d’un original, il aurait fallu trouver quelques centaines de milliers de dollars. Ce n’est sans doute pas très raisonnable.

Une carte mère restaurée et signée par Steve Wozniak a été vendue 485 000 $ en 2022

À la place, nous allons faire l’acquisition d’une carte mère qui est une réplique fidèle de l’Apple-1. Le prix est nettement plus raisonnable.

La réplique de la carte mère

Si nous franchissons la barre des 65 020 €, nous offrirons à l’un des participants cette réplique pour qu’il puisse se replonger dans le passé à ses heures perdues. Franz Achatz, à qui l’on doit ce petit bijou, a reçu de Steve Wozniak l'autorisation écrite personnelle d'utiliser le code ROM original de l'Apple I. Cela fait de l'A-ONE non seulement une réplique matérielle, mais également un véritable héritier fonctionnel de l'Apple I.

Alors, pour participer à ce petit concours, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

👉 Je précommande mon exemplaire du livre de MacGeneration sur les 50 ans d’Apple