La poésie des conditions d'utilisation d'iCloud

Mickaël Bazoge |

Qui lit les conditions d'utilisation d'Apple ? Indéchiffrables, excessivement longues, incroyablement complexes, tout est fait (y compris en termes de design) pour qu'on les accepte sans se poser de questions. L'artiste Florence Meunier a voulu trouver un peu de poésie dans la logorrhée de l'EULA (la licence) d'iCloud. Elle propose sa découverte sous la forme d'un livret en papier qui alterne feuilles et calques.

Cliquer pour agrandir
Cliquer pour agrandir

Car l'idée est là : en déposant le calque sur la page, on masque la plupart des mots, ne conservant que ceux qui racontent « l'histoire »… Un moyen habile de pousser à la lecture des conditions d'utilisation ! D'après l'artiste, ces conditions d'utilisation d'iCloud sont parmi les plus ambiguës jamais rédigées. « En cliquant sur "J'accepte", nous acceptons d'assez étranges conditions dont nous ne savons rien, car c'est le but de ce document, il a été conçu avec l'intention de ne pas être lu ». La fable, la voilà :

This is the story of a man,

who one day was too busy

or maybe too lazy

that he, too quickly,

clicked on I agree.

What the latter did not foresee,

is that he could never again disagree.

The lesson of this story is

that one shall not concede,

to something one does not read.

Ce qui peut se traduire par l'histoire d'un homme, trop occupé ou trop fatigué, qui clique sur « J'accepte » trop rapidement. Le hic, c'est qu'il ne pourra plus jamais ne plus être d'accord… La morale de cette histoire est que personne ne devrait concéder à un tiers quelque chose qu'il n'a pas lu. Pour obtenir ce livret, il en coûtera tout de même 170$ (pour 20 exemplaires).


Tags
avatar Willie Lamothe | 

170$... Pour un exercice de style!

avatar simnico971 | 

C'est de l'art ^^

avatar Kubusiu | 

"naque"...

avatar flatlance | 

"...did not forsee..."
"foresee", pas "forsee"

avatar pierrot99 | 

Moi pour ma part j'ai un jour lu les "conditions de respect de la vie de privée de Google" (me rappelle plus du nom exact), ça donne vraiment pas envie de cliquer sur "j'accepte".

Si j'avais les moyens (si j'étais multi-millionnaire) je crois qu'un de mes hobby serait de faire des procès. Là je vois un superbe sujet: attaquer Apple ou Google sur leurs conditions d'utilisation ou de vente sur le fait qu'elles ne sont pas lisibles par le commun des mortels qui achète leurs produits... on pourrait d'ailleurs faire de même pour le code du travail en France, autre bon sujet: tellement complexe et abscons et contradictoire que si l'on pose une même questions à 10 inspecteurs de l'URSSAF on est à peu près sûr d'avoir 10 réponses différentes (et donc 10 redressements différents).

Comme quoi Google et Apple, chantres de la libre entreprise et de l'ultra libéralisme ne font pas finalement mieux que les états eux-mêmes, ils deviennent de grosses administrations avec des lois incompréhensibles pour leurs clients ou administrés.

avatar le ratiocineur masqué | 

Sinon pour la modique somme de 0 euro vous pouvez lire la même chose sur votre appareil Apple en allant sur l'onglet "iCloud" dans les réglages.

Ce commentaire est de l'art. Je suis un artiste. Pour la modique somme de 299 euros vous pouvez vous le procurer en papier.

avatar iDanny | 

Bof... en révélant seulement des lettres de son choix et pas des mots déjà formés, c'est facile de faire les phrases qu'elle veut !
Donc c'est de la triche... c'est nul :)

avatar Domsware | 

Les conditions d'utilisation sont en effet difficiles à lire par le commun des mortels. Je ne sais pourtant pas comment faire autrement car ils concernent des services nombreux et complexes.

avatar mac-wine | 

Ça me rappel un épisode de South Park (S15E01)
http://fr.wikipedia.org/wiki/HumancentiPad

avatar iwizzz | 

C'est mignon tout plein !

CONNEXION UTILISATEUR